L’UE suspend des sanctions visant des secteurs économiques clefs en Syrie

L’Union européenne a annoncé lundi la suspension des sanctions contre la Syrie visant des secteurs économiques clefs, une décision saluée par le chef de la diplomatie syrienne dans la foulée.Les ministres des Affaires étrangères des 27 réunis à Bruxelles ont formellement décidé de cette suspension, qui concerne les secteurs bancaire, de l’énergie et des transports.L’Union européenne veut aider à la reconstruction du pays ravagé par la guerre et nouer des relations avec ses nouveaux dirigeants, qui plaident régulièrement pour la levée de ces sanctions.Ces mesures avaient été imposées au gouvernement de Bachar al-Assad et à des pans entiers de l’économie syrienne durant la guerre civile déclenchée en 2011. Elles pourront toutefois être réimposées si les nouveaux dirigeants syriens, issus de mouvements islamistes, ne respectent pas les droits humains ou les valeurs démocratiques, a assuré la cheffe de la diplomatie européenne Kaja Kallas, le mois dernier.”Nous voulons agir rapidement, mais la levée des sanctions pourra être annulée si des mauvaises décisions étaient prises”, avait-elle affirmé fin janvier, lors d’une précédente réunion des chefs de la diplomatie des 27.Les autorités syriennes – qui appellent depuis la chute d’Assad à une levée totale des sanctions – n’ont pas tardé à réagir favorablement via le chef de la diplomatie Assaad al-Chibani, voyant dans la décision “d’alléger les sanctions injustes” une étape “vers l’atténuation des souffrances de notre peuple”.Et dans un communiqué, le ministère des Affaires étrangères a estimé que cette décision était “le début d’un dialogue plus large”. “Nous appelons l’ensemble des partenaires internationaux à prendre davantage de mesures pour lever l’ensemble des sanctions restantes qui continuent d’être un obstacle au redressement”.

Le Jihad islamique accuse Israël de vouloir annexer la Cisjordanie occupée

Le Jihad islamique, un important groupe armé palestinien, a accusé lundi Israël de vouloir annexer la Cisjordanie occupée, où l’armée a déployé des chars pour la première fois depuis des années et mène une offensive majeure qui a déplacé des dizaines de milliers d’habitants.Dans les rues boueuses et dévastées bordant le camp de réfugiés de Jénine, dans le nord du territoire, seuls quelques habitants déplacés s’aventuraient lundi au péril de leur vie, venus récupérer des affaires dans leur maison.Trois chars israéliens Merkava étaient stationnés sur des points d’observation en hauteur.”Nous revenons chercher des affaires, tout ce que nous pouvons. Nous prenons ce risque parce qu’il le faut”, a confié Ahmad al-Qahrawi, un homme de 52 ans.”Nous sommes partis sans rien, sans vêtements, rien. Nous revenons chercher des vêtements parce qu’il fait froid”.Israël avait annoncé dimanche que ses soldats resteraient pendant plusieurs mois dans trois camps de réfugiés du nord du territoire, après en avoir expulsé des dizaines de milliers d’habitants avec interdiction de rentrer chez eux, dans le cadre d’une vaste opération contre les groupes armés palestiniens.Cette opération avait commencé le 21 janvier, deux jours après le début d’une trêve fragile dans la bande de Gaza entre Israël et le Hamas.Le Jihad islamique, un groupe islamiste allié du Hamas, a affirmé lundi que le déploiement de chars dans le territoire et les expulsions de masse confirmaient “les plans de l’occupation visant à annexer la Cisjordanie par la force”. – Appels à l’annexion -Des dirigeants israéliens ont à plusieurs reprises exprimé le souhait d’annexer des pans entiers de ce territoire, occupé par Israël depuis 1967, se heurtant à l’opposition des Palestiniens et de l’ensemble de la communauté internationale.Le Jihad islamique, très implanté dans le nord de la Cisjordanie, a qualifié les opérations en cours de “nouvel acte d’agression” visant à “déraciner notre peuple de sa terre”. C’est la première fois depuis la Seconde Intifada, le soulèvement palestinien de 2000-2005, qu’Israël déploie des chars en Cisjordanie.Depuis le début de la guerre à Gaza le 7 octobre 2023, au moins 900 Palestiniens ont été tués dans ce territoire par des soldats ou des colons israéliens, selon le ministère de la Santé palestinien.Au moins 32 Israéliens, dont des soldats, ont été tués dans des attaques palestiniennes ou lors d’opérations militaires israéliennes, selon les données officielles israéliennes.Parallèlement à cette flambée des violences, se sont multipliés les appels à annexer la Cisjordanie, notamment de la part du ministre israélien des Finances d’extrême droite, Bezalel Smotrich. Les partisans de l’annexion espèrent en outre que le retour à la Maison Blanche de Donald Trump ravivera cette idée.Le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, s’est dit “gravement préoccupé” lundi par la “montée de la violence en Cisjordanie occupée par les colons israéliens, ainsi que par les appels à l’annexion”.L’Union européenne “suit de près les développements et ne cache pas son inquiétude”, a affirmé la cheffe de la diplomatie Kaja Kallas.Le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) s’est alarmé des difficultés pour les déplacés “à accéder aux besoins de base comme l’eau potable, la nourriture, des soins médicaux et des abris”, soulignant que beaucoup d’habitants des camps s’étaient réfugiés dans “des mosquées surpeuplées et des écoles”. – Bulldozers et explosifs -Le ministre israélien de la Défense, Israël Katz, avait déclaré dimanche avoir “donné pour instruction aux soldats de se préparer à un séjour prolongé (…) pour l’année à venir”, dans les camps de Jénine, Tulkarem et Nour Chams.Il a affirmé que 40.000 Palestiniens en avaient été expulsés, un chiffre également retenu par les Nations unies. Selon l’ONU, l’opération israélienne en cours a coûté la vie à au moins 51 Palestiniens, dont sept enfants, et à trois soldats israéliens.Le bureau des affaires humanitaires de l’ONU (Ocha) s’est inquiété lundi des conséquences de cette opération, affirmant que “l’utilisation continue de tactiques de guerre meurtrières dans des zones habitées est extrêmement préoccupante”.Vendredi, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu avait rendu visite aux troupes dans le territoire et donné l’ordre à l’armée d’y intensifier ses opérations.  Le porte-parole du gouvernement, David Mencer, a affirmé lundi que des dizaines “de terroristes avaient été éliminés” et des centaines d’autres arrêtés en Cisjordanie.A Tulkarem et à Jénine, l’armée a démoli des dizaines de maisons à l’explosif, ouvrant de nouvelles voies à travers ces camps densément peuplés.Des bulldozers blindés ont retourné le sol, coupant les canalisations. L’armée a affirmé que ces opérations étaient destinées à débarrasser les routes des explosifs.

Le Jihad islamique accuse Israël de vouloir annexer la Cisjordanie occupée

Le Jihad islamique, un important groupe armé palestinien, a accusé lundi Israël de vouloir annexer la Cisjordanie occupée, où l’armée a déployé des chars pour la première fois depuis des années et mène une offensive majeure qui a déplacé des dizaines de milliers d’habitants.Dans les rues boueuses et dévastées bordant le camp de réfugiés de Jénine, dans le nord du territoire, seuls quelques habitants déplacés s’aventuraient lundi au péril de leur vie, venus récupérer des affaires dans leur maison.Trois chars israéliens Merkava étaient stationnés sur des points d’observation en hauteur.”Nous revenons chercher des affaires, tout ce que nous pouvons. Nous prenons ce risque parce qu’il le faut”, a confié Ahmad al-Qahrawi, un homme de 52 ans.”Nous sommes partis sans rien, sans vêtements, rien. Nous revenons chercher des vêtements parce qu’il fait froid”.Israël avait annoncé dimanche que ses soldats resteraient pendant plusieurs mois dans trois camps de réfugiés du nord du territoire, après en avoir expulsé des dizaines de milliers d’habitants avec interdiction de rentrer chez eux, dans le cadre d’une vaste opération contre les groupes armés palestiniens.Cette opération avait commencé le 21 janvier, deux jours après le début d’une trêve fragile dans la bande de Gaza entre Israël et le Hamas.Le Jihad islamique, un groupe islamiste allié du Hamas, a affirmé lundi que le déploiement de chars dans le territoire et les expulsions de masse confirmaient “les plans de l’occupation visant à annexer la Cisjordanie par la force”. – Appels à l’annexion -Des dirigeants israéliens ont à plusieurs reprises exprimé le souhait d’annexer des pans entiers de ce territoire, occupé par Israël depuis 1967, se heurtant à l’opposition des Palestiniens et de l’ensemble de la communauté internationale.Le Jihad islamique, très implanté dans le nord de la Cisjordanie, a qualifié les opérations en cours de “nouvel acte d’agression” visant à “déraciner notre peuple de sa terre”. C’est la première fois depuis la Seconde Intifada, le soulèvement palestinien de 2000-2005, qu’Israël déploie des chars en Cisjordanie.Depuis le début de la guerre à Gaza le 7 octobre 2023, au moins 900 Palestiniens ont été tués dans ce territoire par des soldats ou des colons israéliens, selon le ministère de la Santé palestinien.Au moins 32 Israéliens, dont des soldats, ont été tués dans des attaques palestiniennes ou lors d’opérations militaires israéliennes, selon les données officielles israéliennes.Parallèlement à cette flambée des violences, se sont multipliés les appels à annexer la Cisjordanie, notamment de la part du ministre israélien des Finances d’extrême droite, Bezalel Smotrich. Les partisans de l’annexion espèrent en outre que le retour à la Maison Blanche de Donald Trump ravivera cette idée.Le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, s’est dit “gravement préoccupé” lundi par la “montée de la violence en Cisjordanie occupée par les colons israéliens, ainsi que par les appels à l’annexion”.L’Union européenne “suit de près les développements et ne cache pas son inquiétude”, a affirmé la cheffe de la diplomatie Kaja Kallas.Le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) s’est alarmé des difficultés pour les déplacés “à accéder aux besoins de base comme l’eau potable, la nourriture, des soins médicaux et des abris”, soulignant que beaucoup d’habitants des camps s’étaient réfugiés dans “des mosquées surpeuplées et des écoles”. – Bulldozers et explosifs -Le ministre israélien de la Défense, Israël Katz, avait déclaré dimanche avoir “donné pour instruction aux soldats de se préparer à un séjour prolongé (…) pour l’année à venir”, dans les camps de Jénine, Tulkarem et Nour Chams.Il a affirmé que 40.000 Palestiniens en avaient été expulsés, un chiffre également retenu par les Nations unies. Selon l’ONU, l’opération israélienne en cours a coûté la vie à au moins 51 Palestiniens, dont sept enfants, et à trois soldats israéliens.Le bureau des affaires humanitaires de l’ONU (Ocha) s’est inquiété lundi des conséquences de cette opération, affirmant que “l’utilisation continue de tactiques de guerre meurtrières dans des zones habitées est extrêmement préoccupante”.Vendredi, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu avait rendu visite aux troupes dans le territoire et donné l’ordre à l’armée d’y intensifier ses opérations.  Le porte-parole du gouvernement, David Mencer, a affirmé lundi que des dizaines “de terroristes avaient été éliminés” et des centaines d’autres arrêtés en Cisjordanie.A Tulkarem et à Jénine, l’armée a démoli des dizaines de maisons à l’explosif, ouvrant de nouvelles voies à travers ces camps densément peuplés.Des bulldozers blindés ont retourné le sol, coupant les canalisations. L’armée a affirmé que ces opérations étaient destinées à débarrasser les routes des explosifs.

Judge to hear AP suit over White House denial of access

A US judge is to hear arguments on Monday in a lawsuit filed by the Associated Press over the White House’s denial of its access to President Donald Trump’s events.The AP, in the suit filed in Washington against three White House officials, said the move violates the First Amendment of the US Constitution, which guarantees freedom of speech and of the press.The White House began blocking AP journalists from the Oval Office two weeks ago, over the wire service’s decision to keep using “Gulf of Mexico,” despite a Trump executive order renaming the body of water as the “Gulf of America.”The ban on AP reporters was later extended to Air Force One, where the news agency has long had permanent seats.”The Constitution does not allow the government to control speech,” the AP said in its complaint.”The press and all people in the United States have the right to choose their own words and not be retaliated against by the government,” it said.The suit names as defendants White House chief of staff Susan Wiles, deputy chief of staff Taylor Budowich and press secretary Karoline Leavitt.The AP is seeking a temporary restraining order from Judge Trevor McFadden, a Trump appointee, immediately rescinding the denial of access to AP reporters.Lawyers for the White House officials, in a motion filed with the court, said the case is not about prohibiting the AP from attending press briefings or using press facilities at the White House.”Instead, this case is about the Associated Press losing special media access to the President — a quintessentially discretionary presidential choice that infringes no constitutional right,” they said.”Most journalists have no routine access to the Oval Office, Air Force One, or the President’s home at Mar-a-Lago,” they said. “The President has discretion to decide who will have special media access to exclusive events,” they said.”That same discretion extends to whom he allows into the Oval Office (his personal workspace), Air Force One (his personal plane), and Mar-a-Lago (his private residence),” they said.In its style guide, the AP noted that the Gulf of Mexico has “carried that name for more than 400 years” and said it “will refer to it by its original name while acknowledging the new name Trump has chosen.””As a global news agency that disseminates news around the world, the AP must ensure that place names and geography are easily recognizable to all audiences,” it said.The 180-year-old AP has long been a pillar of US journalism and provides news to print, TV and radio outlets across the United States and around the world. 

US sides with Russia, refusing to support Ukraine at UN

The United States voted with Russia Monday against a resolution condemning its invasion of Ukraine, rejecting a text widely adopted by the UN General Assembly.As US President Donald Trump stakes out a new position on the Ukraine war, ending a thaw with Russia, a European-backed text marking the conflict’s third anniversary won93 votes for and 18 votes against, with 65 abstentions.Washington sided with Moscow and Russian allies Belarus, North Korea and Sudan to vote against the text.The resolution — which won far less support compared to previous ones on the war — strongly criticizes Russia, and emphasizes Ukraine’s territorial integrity and inviolability of its borders.Washington drafted a rival resolution amid an intensifying feud between Trump and Ukrainian President Volodymyr Zelensky.Russian ambassador to the UN Vassily Nebenzia had called the US text “a step in the right direction” amid the sudden rapprochement between Russia and the US under Trump.But Washington’s ally France put forward amendments to the US text and told the General Assembly that Paris, along with other European countries including Britain, would “not be able to support in its current form.”These countries, all backers of Ukraine, pushed to reword the US text to say that the “full-scale invasion of Ukraine” had been carried out by Russia.Hungary, whose prime minister Viktor Orban is seen as the most pro-Putin leader in Europe, voted against the amendments.The changes also reaffirmed a commitment to Ukraine’s territorial integrity — which had been omitted from the US text.The US proposal was so heavily amended that Washington ultimately abstained on its own text as the assembly passed it.”Overall the Europeans’ defensive tactics blunted a pretty crude US diplomatic charge over the last few days,” said International Crisis Group’s Richard Gowan. “I think that the US likely miscalculated how many votes they could swing in a very short space of time.”The inviolability of Ukrainian territorial integrity was a cornerstone of previous resolutions passed by the Assembly, with the United States under former president Joe Biden among its strongest supporters.”Neither these amendments, nor the resolution offered by Ukraine will stop the killing. The UN must stop the killing. We urge all Member States to join us in returning the UN to its core mission of international peace and security,” said Washington’s envoy to the UN, Dorothy Shea, ahead of the vote.Following the vote Mariana Betsa, Ukraine’s deputy foreign minister, insisted that “we have a really good working relationship” with Washington after she was asked whether Washington’s maneuver had led to a rupture in ties.- Security Council in spotlight -Following the General Assembly vote, Washington is expected to bring its text — essentially the original, unamended one — to a vote at the Security Council later Monday. A State Department official warned the US would veto any amendments by Russia or the Europeans. The rules at the UN state that  Washington and other  permanent members of the council cannot veto amendments brought at the General Assembly.To be adopted by the Security Council, a resolution needs the votes of at least nine of the 15 members while not being vetoed by any of the five permanent members — the United States, Britain, France, Russia and China.Even if the EU members of the council — France, Slovenia, Denmark and Greece, along with Britain — were to abstain, the US resolution could still pass.That would raise the question of whether France or Britain would be prepared to wield their first vetoes in more than 30 years.Their respective leaders, Emmanuel Macron and Keir Starmer, are visiting the White House this week for key talks on Ukraine. “I do not see how Paris and London can support a text that is so far from their stated positions on Ukraine, but I also do not see how they can veto it,” said Gowan. UN chief Antonio Guterres on Sunday called for a peace that “fully upholds Ukraine’s territorial integrity” and respects the UN Charter.  

Après l’attentat de Mulhouse, le gouvernement français met la pression sur Alger

Deux jours après l’attentat de Mulhouse, François Bayrou a lancé lundi une charge contre l’Algérie, jugeant “inacceptable” son refus de reprendre l’assaillant et mettant en avant la “détermination” de la France, qui pourrait engager des mesures de rétorsion, notamment sur les visas.Les semaines se suivent et les tensions entre Paris et Alger ne cessent de s’aggraver.Lundi, le ton est encore monté d’un cran: le Premier ministre a jugé “inacceptable” le refus d’Alger de reprendre son ressortissant, sous le coup d’une obligation de quitter le territoire français, avant qu’il ne tue un homme et en blesse sept autres samedi à Mulhouse.”Il avait été présenté dix fois aux autorités algériennes pour que son pays d’origine accepte que nous le renvoyions chez lui. Les dix fois, la réponse a été non”, a dénoncé François Bayrou en marge d’une visite au Salon de l’agriculture à Paris.Pourtant le suspect, interpellé en plein passage à l’acte, n’était pas à son premier fait d’arme: “arrivé illégalement” en France en 2014 selon le ministre de l’Intérieur, Bruno Retailleau, cet homme de 37 ans avait récemment purgé une peine d’emprisonnement pour apologie du terrorisme.”Imaginez la situation si elle était inversée (…) Qu’est-ce que diraient les autorités algériennes?”, a insisté le Premier ministre.”Je n’admets pas que la France soit humiliée”, a martelé M. Retailleau lundi soir. “Qui en France peut soutenir que la dureté n’est pas du côté du régime algérien ?”, s’est-il interrogé, pointant du doigt le cas de l’écrivain Boualem Sansal emprisonné en Algérie.François Bayrou a, lui, mis en avant “la détermination de la France” dans ce dossier promettant de prochaines “décisions”.Allusion au conseil interministériel de contrôle de l’immigration prévu mercredi. Une réunion programmée avant l’attentat, où l’Algérie devrait désormais s’imposer comme le sujet central.La porte-parole du gouvernement Sophie Primas a évoqué certaines des mesures de rétorsion envisagées: “On n’est pas obligé d’avoir des visas en quantité aussi importante”, a-t-elle estimé sur RTL, suggérant aussi de “cibler un certain nombre de personnes qui sont importantes dans les relations (franco-algériennes) et ne plus leur donner de visas”.- Couac et surenchère -Abondant dans le même sens, le député macroniste David Amiel a estimé sur franceinfo que “la priorité absolue à court terme” était de “remettre en cause l’accord de 2007 qui prévoit que les dignitaires algériens peuvent se rendre en France sans visa”. Il s’agit de “faire pression sur le régime” en ciblant “la nomenklatura algérienne, pas les citoyens ordinaires”.Mais dans ce domaine, l’exécutif doit aussi composer avec la surenchère du Rassemblement national. Le parti considère qu’on pourrait envisager de ne plus du tout délivrer de visas, comme l’a fait savoir Sébastien Chenu sur BFMTV et RMC.Le vice-président du parti d’extrême droite a évoqué d’autres leviers concernant “les transferts de fonds, le fait de soigner des dirigeants algériens dans notre pays”, ainsi que la révision de l’accord d’association entre l’Union européenne et l’Algérie – réclamée par le président Abdelmadjid Tebboune.Le président du parti, Jordan Bardella, réclame “un bras de fer diplomatique avec Alger”.Dès samedi soir à Mulhouse, Bruno Retailleau s’était prononcé pour “le rapport de force”.Mais des dissonances se font entendre au sein du gouvernement.”La diplomatie, c’est toute une palette d’outils”, a répliqué le ministre des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, dimanche sur CNews et Europe 1. Et le locataire du Quai d’Orsay d’enfoncer le clou: “Ce qui nous intéresse, c’est la sécurité des Français, ce n’est pas le rapport de force pour le rapport de force”.Un couac que François Bayrou s’est empressé de minimiser lundi: “le gouvernement français est un” et “n’a qu’une ligne”. Celle-ci doit normalement être tracée par le chef de l’Etat, mais Emmanuel Macron ne s’est pour l’heure pas exprimé sur le sujet.Les relations entre Paris et Alger se sont détériorées depuis l’été 2024 avec l’annonce de l’appui de la France au plan d’autonomie marocain pour le territoire disputé du Sahara occidental.Et les rapports se sont encore tendus ces dernières semaines avec la détention en Algérie de l’écrivain franco-algérien Boualem Sansal et l’arrestation en France de plusieurs influenceurs algériens pour apologie de la violence.Le déplacement, mardi, du président du Sénat, Gérard Larcher, au Sahara occidental, ne devrait pas apaiser la colère d’Alger.gbh-bur-arz-sde/pab/dsa

Après l’attentat de Mulhouse, le gouvernement français met la pression sur Alger

Deux jours après l’attentat de Mulhouse, François Bayrou a lancé lundi une charge contre l’Algérie, jugeant “inacceptable” son refus de reprendre l’assaillant et mettant en avant la “détermination” de la France, qui pourrait engager des mesures de rétorsion, notamment sur les visas.Les semaines se suivent et les tensions entre Paris et Alger ne cessent de s’aggraver.Lundi, le ton est encore monté d’un cran: le Premier ministre a jugé “inacceptable” le refus d’Alger de reprendre son ressortissant, sous le coup d’une obligation de quitter le territoire français, avant qu’il ne tue un homme et en blesse sept autres samedi à Mulhouse.”Il avait été présenté dix fois aux autorités algériennes pour que son pays d’origine accepte que nous le renvoyions chez lui. Les dix fois, la réponse a été non”, a dénoncé François Bayrou en marge d’une visite au Salon de l’agriculture à Paris.Pourtant le suspect, interpellé en plein passage à l’acte, n’était pas à son premier fait d’arme: “arrivé illégalement” en France en 2014 selon le ministre de l’Intérieur, Bruno Retailleau, cet homme de 37 ans avait récemment purgé une peine d’emprisonnement pour apologie du terrorisme.”Imaginez la situation si elle était inversée (…) Qu’est-ce que diraient les autorités algériennes?”, a insisté le Premier ministre.”Je n’admets pas que la France soit humiliée”, a martelé M. Retailleau lundi soir. “Qui en France peut soutenir que la dureté n’est pas du côté du régime algérien ?”, s’est-il interrogé, pointant du doigt le cas de l’écrivain Boualem Sansal emprisonné en Algérie.François Bayrou a, lui, mis en avant “la détermination de la France” dans ce dossier promettant de prochaines “décisions”.Allusion au conseil interministériel de contrôle de l’immigration prévu mercredi. Une réunion programmée avant l’attentat, où l’Algérie devrait désormais s’imposer comme le sujet central.La porte-parole du gouvernement Sophie Primas a évoqué certaines des mesures de rétorsion envisagées: “On n’est pas obligé d’avoir des visas en quantité aussi importante”, a-t-elle estimé sur RTL, suggérant aussi de “cibler un certain nombre de personnes qui sont importantes dans les relations (franco-algériennes) et ne plus leur donner de visas”.- Couac et surenchère -Abondant dans le même sens, le député macroniste David Amiel a estimé sur franceinfo que “la priorité absolue à court terme” était de “remettre en cause l’accord de 2007 qui prévoit que les dignitaires algériens peuvent se rendre en France sans visa”. Il s’agit de “faire pression sur le régime” en ciblant “la nomenklatura algérienne, pas les citoyens ordinaires”.Mais dans ce domaine, l’exécutif doit aussi composer avec la surenchère du Rassemblement national. Le parti considère qu’on pourrait envisager de ne plus du tout délivrer de visas, comme l’a fait savoir Sébastien Chenu sur BFMTV et RMC.Le vice-président du parti d’extrême droite a évoqué d’autres leviers concernant “les transferts de fonds, le fait de soigner des dirigeants algériens dans notre pays”, ainsi que la révision de l’accord d’association entre l’Union européenne et l’Algérie – réclamée par le président Abdelmadjid Tebboune.Le président du parti, Jordan Bardella, réclame “un bras de fer diplomatique avec Alger”.Dès samedi soir à Mulhouse, Bruno Retailleau s’était prononcé pour “le rapport de force”.Mais des dissonances se font entendre au sein du gouvernement.”La diplomatie, c’est toute une palette d’outils”, a répliqué le ministre des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, dimanche sur CNews et Europe 1. Et le locataire du Quai d’Orsay d’enfoncer le clou: “Ce qui nous intéresse, c’est la sécurité des Français, ce n’est pas le rapport de force pour le rapport de force”.Un couac que François Bayrou s’est empressé de minimiser lundi: “le gouvernement français est un” et “n’a qu’une ligne”. Celle-ci doit normalement être tracée par le chef de l’Etat, mais Emmanuel Macron ne s’est pour l’heure pas exprimé sur le sujet.Les relations entre Paris et Alger se sont détériorées depuis l’été 2024 avec l’annonce de l’appui de la France au plan d’autonomie marocain pour le territoire disputé du Sahara occidental.Et les rapports se sont encore tendus ces dernières semaines avec la détention en Algérie de l’écrivain franco-algérien Boualem Sansal et l’arrestation en France de plusieurs influenceurs algériens pour apologie de la violence.Le déplacement, mardi, du président du Sénat, Gérard Larcher, au Sahara occidental, ne devrait pas apaiser la colère d’Alger.gbh-bur-arz-sde/pab/dsa

Après l’attentat de Mulhouse, le gouvernement français met la pression sur Alger

Deux jours après l’attentat de Mulhouse, François Bayrou a lancé lundi une charge contre l’Algérie, jugeant “inacceptable” son refus de reprendre l’assaillant et mettant en avant la “détermination” de la France, qui pourrait engager des mesures de rétorsion, notamment sur les visas.Les semaines se suivent et les tensions entre Paris et Alger ne cessent de s’aggraver.Lundi, le ton est encore monté d’un cran: le Premier ministre a jugé “inacceptable” le refus d’Alger de reprendre son ressortissant, sous le coup d’une obligation de quitter le territoire français, avant qu’il ne tue un homme et en blesse sept autres samedi à Mulhouse.”Il avait été présenté dix fois aux autorités algériennes pour que son pays d’origine accepte que nous le renvoyions chez lui. Les dix fois, la réponse a été non”, a dénoncé François Bayrou en marge d’une visite au Salon de l’agriculture à Paris.Pourtant le suspect, interpellé en plein passage à l’acte, n’était pas à son premier fait d’arme: “arrivé illégalement” en France en 2014 selon le ministre de l’Intérieur, Bruno Retailleau, cet homme de 37 ans avait récemment purgé une peine d’emprisonnement pour apologie du terrorisme.”Imaginez la situation si elle était inversée (…) Qu’est-ce que diraient les autorités algériennes?”, a insisté le Premier ministre.”Je n’admets pas que la France soit humiliée”, a martelé M. Retailleau lundi soir. “Qui en France peut soutenir que la dureté n’est pas du côté du régime algérien ?”, s’est-il interrogé, pointant du doigt le cas de l’écrivain Boualem Sansal emprisonné en Algérie.François Bayrou a, lui, mis en avant “la détermination de la France” dans ce dossier promettant de prochaines “décisions”.Allusion au conseil interministériel de contrôle de l’immigration prévu mercredi. Une réunion programmée avant l’attentat, où l’Algérie devrait désormais s’imposer comme le sujet central.La porte-parole du gouvernement Sophie Primas a évoqué certaines des mesures de rétorsion envisagées: “On n’est pas obligé d’avoir des visas en quantité aussi importante”, a-t-elle estimé sur RTL, suggérant aussi de “cibler un certain nombre de personnes qui sont importantes dans les relations (franco-algériennes) et ne plus leur donner de visas”.- Couac et surenchère -Abondant dans le même sens, le député macroniste David Amiel a estimé sur franceinfo que “la priorité absolue à court terme” était de “remettre en cause l’accord de 2007 qui prévoit que les dignitaires algériens peuvent se rendre en France sans visa”. Il s’agit de “faire pression sur le régime” en ciblant “la nomenklatura algérienne, pas les citoyens ordinaires”.Mais dans ce domaine, l’exécutif doit aussi composer avec la surenchère du Rassemblement national. Le parti considère qu’on pourrait envisager de ne plus du tout délivrer de visas, comme l’a fait savoir Sébastien Chenu sur BFMTV et RMC.Le vice-président du parti d’extrême droite a évoqué d’autres leviers concernant “les transferts de fonds, le fait de soigner des dirigeants algériens dans notre pays”, ainsi que la révision de l’accord d’association entre l’Union européenne et l’Algérie – réclamée par le président Abdelmadjid Tebboune.Le président du parti, Jordan Bardella, réclame “un bras de fer diplomatique avec Alger”.Dès samedi soir à Mulhouse, Bruno Retailleau s’était prononcé pour “le rapport de force”.Mais des dissonances se font entendre au sein du gouvernement.”La diplomatie, c’est toute une palette d’outils”, a répliqué le ministre des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, dimanche sur CNews et Europe 1. Et le locataire du Quai d’Orsay d’enfoncer le clou: “Ce qui nous intéresse, c’est la sécurité des Français, ce n’est pas le rapport de force pour le rapport de force”.Un couac que François Bayrou s’est empressé de minimiser lundi: “le gouvernement français est un” et “n’a qu’une ligne”. Celle-ci doit normalement être tracée par le chef de l’Etat, mais Emmanuel Macron ne s’est pour l’heure pas exprimé sur le sujet.Les relations entre Paris et Alger se sont détériorées depuis l’été 2024 avec l’annonce de l’appui de la France au plan d’autonomie marocain pour le territoire disputé du Sahara occidental.Et les rapports se sont encore tendus ces dernières semaines avec la détention en Algérie de l’écrivain franco-algérien Boualem Sansal et l’arrestation en France de plusieurs influenceurs algériens pour apologie de la violence.Le déplacement, mardi, du président du Sénat, Gérard Larcher, au Sahara occidental, ne devrait pas apaiser la colère d’Alger.gbh-bur-arz-sde/pab/dsa