Assassinat du père Olivier Maire: un accusé silencieux et des questions en suspens

Quelques mots sur une feuille de papier, puis le silence. Emmanuel Abayisenga, incendiaire de la cathédrale de Nantes, est resté impassible lundi face à la cour d’assises de Vendée, devant laquelle il est jugé pour l’assassinat du père Olivier Maire en 2021. Vêtu d’un survêtement gris et d’une parka rouge, l’accusé, ressortissant rwandais de 45 ans, a refusé à l’ouverture de l’audience de décliner oralement son identité, réclamant d’un geste un stylo et du papier. “Merci de respecter mon droit au silence. Je n’ai pas besoin d’une interprète ni d’un avocat”, a-t-il écrit à la présidente, Anne Haye. Ce silence, “on s’y attendait un peu puisque de précédentes fois où il a été convoqué, il a refusé de venir. Cette fois-ci, il a refusé de parler”, a remarqué en marge de l’audience Me Antoine De Guerry De Beauregard, avocat de la congrégation à laquelle appartenait le père Olivier Maire, partie civile au procès. “S’agit-il d’une stratégie ou d’une véritable incapacité pathologique ? On ne le sait pas, on ne le saura sans doute jamais”, a-t-il ajouté. En août 2021, sous contrôle judiciaire après avoir été incarcéré dans le cadre de l’enquête sur l’incendie de la cathédrale, Emmanuel Abayisenga est hébergé par la congrégation des missionnaires montfortains de Saint-Laurent-sur-Sèvre (Vendée). Il vient d’effectuer un séjour de quelques semaines en hôpital psychiatrique. Le 9 août, en début de matinée, il se rend à la gendarmerie et demande, confus, à être envoyé en prison.Le corps d’Olivier Maire, 61 ans, est retrouvé ensanglanté dans le bâtiment où lui et M. Abayisenga logeaient. D’après l’autopsie, la victime est décédée dans la nuit du 8 au 9 août des suites de coups violents portés à la tête. – Discernement -Entre ses déclarations aux gendarmes et sa garde à vue – reprise en juin 2022 après un nouveau séjour en psychiatrie -, les explications du mis en cause ont varié sur les raisons de son passage à l’acte. Il a nié l’avoir prémédité.Les experts psychiatres qui l’ont examiné ont retenu l’altération de son discernement au moment des faits. Le sujet “de l’altération ou de l’abolition du discernement” sera “la principale question de ce dossier”, selon Me De Guerry De Beauregard. Les deux frères d’Olivier Maire, parties civiles, “se posent encore des questions”, notamment sur les raisons du meurtre, et espèrent des réponses”, a déclaré leur avocate Me Céline Party, en amont de l’audience. Lundi, au moment d’évoquer le parcours de vie de l’accusé, la présidente s’est à nouveau tournée vers lui: “Voulez-vous vous présenter?”. Emmanuel Abayisenga, regard fixé devant lui, reste impassible.”Il n’est pas tout mauvais Emmanuel, il n’a pas toujours cherché à s’exprimer par la violence”, a assuré à la barre une religieuse qui l’avait rencontré au sein d’une structure d’aide aux demandeurs d’asile. Elle s’est dite “choquée” par le meurtre du prêtre.- Demandes d’asile -Né au Rwanda et arrivé en France en 2012, l’accusé a été débouté à plusieurs reprises de ses demandes d’asile. Il a fait l’objet de quatre obligations de quitter le territoire français (OQTF) entre 2015 et 2019.En demandant l’asile, il avait notamment affirmé avoir été enfant soldat en 1994 lors du génocide rwandais et que son père avait été fusillé sous ses yeux. Dans un communiqué transmis à la presse après la mort d’Olivier Maire, un oncle d’Emmanuel Abayisenga avait démenti ce récit. Condamné à quatre ans de prison pour l’incendie en juillet 2020 de la cathédrale de Nantes, il avait déclaré lors du procès avoir été profondément marqué par une agression subie au sein de l’édifice fin 2018. Dans un mail adressé à de nombreux contacts le jour de l’incendie, il livrait son amertume face à sa situation administrative et cette agression. Avant le meurtre du père Olivier Maire, il avait confié à plusieurs personnes sa volonté de quitter la congrégation pour retourner en prison. La mort du prêtre avait à l’époque provoqué un vif émoi, y compris au plus haut niveau de l’Eglise catholique: le pape François avait fait part de sa “douleur” lors de son audience publique hebdomadaire. Le verdict est prévu jeudi.

Ligue des champions: le PSG défie le Sporting, les yeux rivés sur le top 8

Le Paris SG a l’ambition de valider dès mardi, contre le Sporting Portugal à Lisbonne (21h00), sa présence dans le top 8 de la phase de ligue de la Ligue des champions, aidé par le retour en forme d’Ousmane Dembélé.Le PSG a très tôt dessiné un premier tour sans complications cette saison, au contraire de la saison dernière en montagnes russes – mais terminée au sommet de l’Europe. Trois victoires d’emblée contre l’Atalanta (4-0), le FC Barcelone (2-1) et Leverkusen (7-2) ont relativisé l’importance de la défaite contre le Bayern Munich (2-1) et du match nul à Bilbao (0-0), avant qu’une nouvelle victoire face à Tottenham (5-3) ne tranquillise presque définitivement le club. Le PSG est 3e avec 13 points, derrière Arsenal (18) et le Bayern (15).Mais il faut finir le job et le déplacement au Sporting Portugal, ancien club de son flamboyant latéral Nuno Mendes, a une certaine importance. Sur le plan comptable, le PSG sécuriserait très probablement, s’il gagne, une place dans le top 8 synonyme de qualification pour les huitièmes de finale sans barrages de février. Et ce à une journée de la fin de la phase de ligue.En cas de match nul en revanche, il devrait attendre la réception de Newcastle, le 28 janvier. Au vu des deux derniers matches contre l’équipe anglaise (défaite 4-1 et match nul 1-1 au Parc des Princes), les Parisiens seraient bien inspirés de repartir de Lisbonne avec les trois points, mardi soir.D’autant que chaque place a un enjeu augmenté cette saison puisque désormais, mieux une équipe est classée, plus loin dans les tours à élimination directe elle recevra ses adversaires au match retour. Or le PSG est au coude-à-coude avec six clubs à 12 ou 13 points, huit en comptant ceux à 11 points…L’entraîneur Luis Enrique a expliqué être partagé entre la nécessité de “la confiance” que représenterait une victoire mardi, et le fait “de ne pas jouer les barrages, alors qu’il va déjà manquer aussi les quatre matches de la Coupe de France (où le PSG a été éliminé la semaine dernière, NDLR) Mais bien sûr que l’objectif est de se qualifier.”- Intermittents -Car le coach a aussi en tête l’amélioration sur le fond. Le PSG doit enclencher la vitesse supérieure, celle qui lui a permis, au même stade l’an dernier, de postuler au titre suprême. Il souffle le chaud et le froid depuis plusieurs semaines, alors même qu’il a pu compter sur des retours des blessés, dont l’absence a handicapé son début de saison.La semaine dernière est un bon résumé des performances parisiennes: élimination surprise le lundi en Coupe de France contre le Paris FC au Parc des Princes (1-0), après de nombreuses occasions manquées, et une victoire contre Lille le vendredi (3-0) qui a surtout mis en lumière le retour en grande forme du Ballon d’Or Ousmane Dembélé.Rarement le PSG a été souverain tout au long d’un match ces dernières semaines, donc une victoire probante à Lisbonne, dans un stade réputé chaud et contre une équipe solide (14e, 10 points), mettrait les hommes de Luis Enrique sur les bons rails.L’Espagnol sait bien qu’ils peuvent faire mieux, lui qui a pesté contre leur pressing intermittent après le match de vendredi. Même le double buteur Ousmane Dembélé n’a pas été épargné: Luis Enrique a dit attendre de lui qu’il “mène” mieux les mouvements défensifs.Lundi, il l’a encouragé: “C’est beau de voir un joueur avec une qualité individuelle qui a le caractère pour presser et montrer à son équipe qu’il est prêt à presser les défenseurs centraux et le gardien. Si le leader montre ça, je suis content de le revoir à ce niveau.”L’éclat retrouvé de Dembélé est en effet la meilleure des nouvelles pour le PSG. Plus largement, le club a la satisfaction d’une infirmerie quasi vide désormais. Parmi les habituels titulaires, seul le milieu Joao Neves, qui avait déjà manqué Lille pour une “gêne musculaire”, ne fera pas le déplacement de Lisbonne. Le Portugais aurait sans doute aimé briller dans la ville du Benfica, où le PSG est venu le chercher à l’été 2024.Par ailleurs, Paris ne pourra pas compter sur Achraf Hakimi, tout juste défait en finale de la Coupe d’Afrique des nations dimanche avec le Maroc.

Incendies au Chili : les feux restent hors de contrôle malgré une accalmie

Les incendies dans le sud du Chili, qui ont fait au moins 19 morts, restaient hors de contrôle lundi malgré une relative accalmie, tandis que les températures devaient encore augmenter, ont averti les autorités.”Les incendies les plus importants ne sont pas maîtrisés”, a déclaré la directrice du Service national de prévention et de réponse aux …

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‘My soul is aching,’ says Diaz after AFCON penalty missMon, 19 Jan 2026 17:31:21 GMT

The day after Brahim Diaz’s penalty miss cost Morocco the Africa Cup of Nations final against Senegal, the Real Madrid player promised on Monday to repay his country’s fans.”My soul is aching,” Diaz posted on Instagram. “I dreamt of this title because of all the love you have given me, for every message, for every …

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CAN-2025: les Sénégalais dans l’attente du retour de leurs champions “héroïques”

Après une nuit de liesse, les Sénégalais étaient dans l’attente du retour au pays prévu lundi soir des Lions de la Teranga, sacrés champions d’Afrique des nations grâce à leur victoire sur le Maroc dimanche à Rabat, à l’issue d’une finale électrique.En fin d’après-midi, le centre de la capitale Dakar résonnait à nouveau de vuvuzelas assourdissants, coups de klaxons et chants de supporters brandissant de grands drapeaux du Sénégal.L’équipe du Sénégal doit atterrir à l’aéroport de Dakar vers 20h30 locales (et GMT), où elle sera accueillie par le président Bassirou Diomaye Faye lui-même et son gouvernement, a-t-on appris auprès de la Fédération sénégalaise de football.La “grande parade populaire” dans les rues de Dakar se déroulera mardi à partir de 11h00 locales et devrait durer plusieurs heures, avant que les joueurs ne soient reçus officiellement devant le palais présidentiel en fin d’après-midi.”Héroïques !”, a titré lundi en Une le quotidien Le Soleil. “De l’enfer au paradis, les Lions sont passés par toutes les émotions” au terme d’un “scénario fou” lors de cette finale remportée 1-0 après prolongation, écrit le journal.Ce moment d’immense joie est l’un des rares qu’ait connu ces dernières années le pays, qui a vécu entre 2021 et 2024 de graves troubles politiques ayant fait des dizaines de morts. Le Sénégal est aussi confronté actuellement à une situation économique et sociale éprouvante.”Inoubliable”, “Incroyable sacre”, a titré en Une L’Observateur, qui salue “Sadio, l’homme qui a refusé la défaite de l’Histoire”, avec un portrait du joueur brandissant la coupe.Face à l’hôte marocain, la star sénégalaise Sadio Mané – alors que ses coéquipiers furieux avaient quitté le terrain pour protester contre le penalty discutable accordé à Brahim Diaz dans le temps additionnel, juste après un but refusé au Sénégal – les a enjoints à revenir sur la pelouse pour terminer la rencontre.Les supporters des Lions de la Teranga ont aussi tenté d’envahir le terrain pendant près de 15 minutes, difficilement contenus dans une bagarre générale par les stadiers, secondés par les forces de l’ordre.Pour l’Obs, le sacre du Sénégal est né d’une “finale âpre et hostile, presque confisquée et pourtant transcendée par la hauteur morale d’un homme et la foi tranquille d’un peuple”, qualifiant Sadio Mané de “guide”.- “Le sport vecteur d’espoir” -Pas de danse endiablés, cris de joie, klaxon, feux d’artifice: Dakar, sa périphérie et plusieurs villes du pays ont été en ébullition dans la nuit de dimanche à lundi, des centaines de milliers de supporters dont de nombreux jeunes fêtant la victoire dans les rues. Ce titre vient récompenser la deuxième nation africaine au classement Fifa derrière le Maroc, et l’équipe la plus régulière du continent avec trois finales (pour deux titres en 2021 et 2025) de Coupe d’Afrique lors des quatre dernières éditions.La Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao) a félicité l’équipe du Sénégal pour sa “performance exceptionnelle”, qui constitue une “fierté pour toute la région ouest-africaine” et démontre “une fois de plus le rôle fédérateur du sport comme vecteur d’espoir pour la jeunesse africaine”, selon un communiqué.Cette finale s’est cependant déroulée dans un contexte électrique, nourri de tensions survenues plusieurs jours avant le match et de critiques au Sénégal sur l’accueil réservé aux joueurs à Rabat, notamment l’absence alléguée de sécurité lors de leur arrivée à la gare de Rabat, dénoncée par le sélectionneur du Sénégal Pape Thiaw.- “Toute l’Afrique qui gagne” -Lundi, le président de la Fifa, Gianni Infantino, a condamné “des scènes inacceptables” lors de la finale, mettant en cause certains joueurs et une partie du staff du Sénégal qui ont quitté le terrain plusieurs minutes en plein match. Il a appelé “les instances disciplinaires compétentes de la CAF” (Confédération africaine de football) à prendre “les mesures appropriées”.Réagissant à ces déclarations, plusieurs supporters interrogés à Dakar ont confié à l’AFP leur incompréhension face à ces menaces.”Avec tout ce qui s’est passé avant la finale, pendant la finale, c’est à nous d’être sanctionnés, de payer les pots cassés ?”, s’est ainsi interrogé Lucien Pinto.Un autre supporter a estimé que si une sanction devait être prise, elle “devrait être commune, franchement”.”D’accord la CAN s’est déroulée au Maroc, c’est le Sénégal et le Maroc qui étaient en finale, c’est le Sénégal qui a remporté la coupe, mais c’est toute l’Afrique qui gagne aujourd’hui”, a-t-il conclu.De son côté, dans un communiqué publié lundi, le ministère sénégalais des Affaires étrangères a souhaité “féliciter le gouvernement et le peuple marocains pour la parfaite organisation de cette compétition continentale de très haut niveau”. La finale “a mis en scène deux pays frères, unis par des liens forts de tous ordres”, a estimé le ministère.   

CAN-2025: les Sénégalais dans l’attente du retour de leurs champions “héroïques”

Après une nuit de liesse, les Sénégalais étaient dans l’attente du retour au pays prévu lundi soir des Lions de la Teranga, sacrés champions d’Afrique des nations grâce à leur victoire sur le Maroc dimanche à Rabat, à l’issue d’une finale électrique.En fin d’après-midi, le centre de la capitale Dakar résonnait à nouveau de vuvuzelas assourdissants, coups de klaxons et chants de supporters brandissant de grands drapeaux du Sénégal.L’équipe du Sénégal doit atterrir à l’aéroport de Dakar vers 20h30 locales (et GMT), où elle sera accueillie par le président Bassirou Diomaye Faye lui-même et son gouvernement, a-t-on appris auprès de la Fédération sénégalaise de football.La “grande parade populaire” dans les rues de Dakar se déroulera mardi à partir de 11h00 locales et devrait durer plusieurs heures, avant que les joueurs ne soient reçus officiellement devant le palais présidentiel en fin d’après-midi.”Héroïques !”, a titré lundi en Une le quotidien Le Soleil. “De l’enfer au paradis, les Lions sont passés par toutes les émotions” au terme d’un “scénario fou” lors de cette finale remportée 1-0 après prolongation, écrit le journal.Ce moment d’immense joie est l’un des rares qu’ait connu ces dernières années le pays, qui a vécu entre 2021 et 2024 de graves troubles politiques ayant fait des dizaines de morts. Le Sénégal est aussi confronté actuellement à une situation économique et sociale éprouvante.”Inoubliable”, “Incroyable sacre”, a titré en Une L’Observateur, qui salue “Sadio, l’homme qui a refusé la défaite de l’Histoire”, avec un portrait du joueur brandissant la coupe.Face à l’hôte marocain, la star sénégalaise Sadio Mané – alors que ses coéquipiers furieux avaient quitté le terrain pour protester contre le penalty discutable accordé à Brahim Diaz dans le temps additionnel, juste après un but refusé au Sénégal – les a enjoints à revenir sur la pelouse pour terminer la rencontre.Les supporters des Lions de la Teranga ont aussi tenté d’envahir le terrain pendant près de 15 minutes, difficilement contenus dans une bagarre générale par les stadiers, secondés par les forces de l’ordre.Pour l’Obs, le sacre du Sénégal est né d’une “finale âpre et hostile, presque confisquée et pourtant transcendée par la hauteur morale d’un homme et la foi tranquille d’un peuple”, qualifiant Sadio Mané de “guide”.- “Le sport vecteur d’espoir” -Pas de danse endiablés, cris de joie, klaxon, feux d’artifice: Dakar, sa périphérie et plusieurs villes du pays ont été en ébullition dans la nuit de dimanche à lundi, des centaines de milliers de supporters dont de nombreux jeunes fêtant la victoire dans les rues. Ce titre vient récompenser la deuxième nation africaine au classement Fifa derrière le Maroc, et l’équipe la plus régulière du continent avec trois finales (pour deux titres en 2021 et 2025) de Coupe d’Afrique lors des quatre dernières éditions.La Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao) a félicité l’équipe du Sénégal pour sa “performance exceptionnelle”, qui constitue une “fierté pour toute la région ouest-africaine” et démontre “une fois de plus le rôle fédérateur du sport comme vecteur d’espoir pour la jeunesse africaine”, selon un communiqué.Cette finale s’est cependant déroulée dans un contexte électrique, nourri de tensions survenues plusieurs jours avant le match et de critiques au Sénégal sur l’accueil réservé aux joueurs à Rabat, notamment l’absence alléguée de sécurité lors de leur arrivée à la gare de Rabat, dénoncée par le sélectionneur du Sénégal Pape Thiaw.- “Toute l’Afrique qui gagne” -Lundi, le président de la Fifa, Gianni Infantino, a condamné “des scènes inacceptables” lors de la finale, mettant en cause certains joueurs et une partie du staff du Sénégal qui ont quitté le terrain plusieurs minutes en plein match. Il a appelé “les instances disciplinaires compétentes de la CAF” (Confédération africaine de football) à prendre “les mesures appropriées”.Réagissant à ces déclarations, plusieurs supporters interrogés à Dakar ont confié à l’AFP leur incompréhension face à ces menaces.”Avec tout ce qui s’est passé avant la finale, pendant la finale, c’est à nous d’être sanctionnés, de payer les pots cassés ?”, s’est ainsi interrogé Lucien Pinto.Un autre supporter a estimé que si une sanction devait être prise, elle “devrait être commune, franchement”.”D’accord la CAN s’est déroulée au Maroc, c’est le Sénégal et le Maroc qui étaient en finale, c’est le Sénégal qui a remporté la coupe, mais c’est toute l’Afrique qui gagne aujourd’hui”, a-t-il conclu.De son côté, dans un communiqué publié lundi, le ministère sénégalais des Affaires étrangères a souhaité “féliciter le gouvernement et le peuple marocains pour la parfaite organisation de cette compétition continentale de très haut niveau”. La finale “a mis en scène deux pays frères, unis par des liens forts de tous ordres”, a estimé le ministère.