La rĂ©pression des fraudes inflige 3,9 millions d’euros d’amende Ă  Fnac Darty, le groupe “contestera”

Fnac Darty s’est vu infliger 3,9 millions d’euros d’amende en dĂ©but de semaine par la rĂ©pression des fraudes en raison de “retards dans le paiement des factures de ses fournisseurs”, mais le groupe affirme mercredi Ă  l’AFP qu’il “contestera” ces dĂ©cisions “devant les juridictions compĂ©tentes”.Dans le dĂ©tail, c’est Ă  la fois “Fnac Darty participations et services” et “Darty & Fils” qui ont Ă©tĂ© sanctionnĂ©es par la Direction gĂ©nĂ©rale de la concurrence, de la consommation et de la rĂ©pression des fraudes (DGCCRF), chacune pour le mĂŞme motif et un montant similaire de 1,95 million d’euros.Fnac Darty affirme que les contrĂ´les ayant menĂ© aux sanctions remontent Ă  l’Ă©poque de la pandĂ©mie du Covid-19: “un contexte exceptionnel qui ne semble pas avoir Ă©tĂ© pleinement pris en compte”, dĂ©plore le groupe dans une rĂ©action transmise Ă  l’AFP, en rappelant la “forte dĂ©sorganisation” qui avait marquĂ© cette pĂ©riode.Le groupe s’interroge Ă©galement sur le montant des amendes infligĂ©es par la DGCCRF, citant plusieurs exemples de sanctions rĂ©duites devant les tribunaux administratifs après prise en compte du contexte et des perturbations engendrĂ©es par la pandĂ©mie du Covid-19.Problème rĂ©current, les retards de paiement interentreprises sont passibles d’une amende administrative d’un montant maximum de 2 millions d’euros.En 2024, ces retards se sont dĂ©gradĂ©s “de manière significative en France” et sont repassĂ©s “au-dessus de la moyenne europĂ©enne”, indiquait dĂ©but juillet la Banque de France, avec un retard moyen de 13,6 jours l’an dernier.”Seules 50% des grandes entreprises paient aujourd’hui sans retard. En l’absence de ces retards, les PME auraient bĂ©nĂ©ficiĂ© de 15 milliards d’euros de trĂ©sorerie supplĂ©mentaire en 2024″, affirmait la Banque de France.Face Ă  ce qui constitue parfois des trous consĂ©quents dans la trĂ©sorerie de certaines PME, le montant maximal actuel de l’amende est jugĂ© insuffisamment dissuasif par l’exĂ©cutif.Mi-juillet, le Premier ministre FrançoisBayrou a annoncĂ© qu’il souhaitait durcir les sanctions en imposant aux entreprises qui tardent Ă  rĂ©gler leurs partenaires commerciaux une punition financière pouvant aller “jusqu’Ă  1% du chiffre d’affaires”, afin de  “mettre fin Ă  des pratiques qui fragilisent notre tissu Ă©conomique”.Selon lui, il s’agit de “l’un des problèmes fondamentaux auxquels les entreprises et notamment les PME se trouvent confrontĂ©es”.Les mĂ©diateurs de l’Entreprise et du CrĂ©dit s’Ă©taient Ă©galement prononcĂ©s plus tĂ´t dans l’annĂ©e en faveur d’une telle mesure.

Le plus gros incendie de l’Ă©tĂ© fait un mort et neuf blessĂ©s dans l’Aude

Avec ses flammes gigantesques incontrĂ´lables, le plus gros incendie de l’Ă©tĂ© en France a dĂ©jĂ  parcouru plus de 12.000 hectares de vĂ©gĂ©tation sur quinze communes de l’Aude, oĂą il a fait un mort, un blessĂ© grave et un disparu.Surplombant le front de l’incendie, Ă  Fontjoncouse, un photographe de l’AFP a pu voir le feu progresser très rapidement dans une fumĂ©e opaque, alors que de hautes flammes attisĂ©es par le vent rongeaient les crĂŞtes du paysage vallonnĂ© du massif des Corbières, oĂą de nombreux autres foyers continuent de brĂ»ler la pinède et la vĂ©gĂ©tation rase.”L’incendie est toujours très actif et la situation est toujours dĂ©favorable” en raison de la sĂ©cheresse, de la chaleur et du vent fort, a dĂ©clarĂ© Ă  l’AFP la secrĂ©taire gĂ©nĂ©rale de la prĂ©fecture de l’Aude, Lucie Roesch. Le Premier ministre, François Bayrou, a prĂ©vu de se rendre sur place dans l’après-midi, ainsi que le ministre de l’IntĂ©rieur Bruno Retailleau et François-NoĂ«l Buffet, ministre auprès du ministre de l’IntĂ©rieur. Sur X, la ministre de la Transition Ă©cologique Agnès Pannier-Runacher a saluĂ© “la mobilisation totale des soldats du feu et des forces de secours qui Ĺ“uvrent sans relâche”.A Saint-Laurent-de-la-Cabrerisse, oĂą une habitante a Ă©tĂ© retrouvĂ©e morte dans sa maison, une odeur âcre de brĂ»lĂ© se dĂ©gage des hectares carbonisĂ©s Ă  proximitĂ©, tandis qu’un hĂ©licoptère charge de l’eau dans la rivière en contrebas du village et la largue quelques kilomètres plus loin, a constatĂ© un journaliste de l’AFP. David Cerdan, 51 ans, habite Ă  une centaine de mètres de la sexagĂ©naire dĂ©cĂ©dĂ©e qui avait refusĂ© de quitter sa maison mardi soir. L’habitation de la dĂ©funte est dĂ©vastĂ©e, comme plusieurs autres près de chez lui. “Je relativise, je n’ai que des dĂ©gâts matĂ©riels”, dit-il Ă  l’AFP Ă  propos de sa maison miraculeusement Ă©pargnĂ©e, après que les flammes sont passĂ©es au-dessus ne brĂ»lant que le jardin.Dans cette commune situĂ©e Ă  30 km de Narbonne, la famille d’un autre habitant est sans nouvelles de lui, a prĂ©cisĂ© RĂ©mi Recio, sous-prĂ©fet de Narbonne, qui a fait Ă©tat Ă©galement de neuf blessĂ©s, dont un grave : un civil grièvement brĂ»lĂ© se trouve en urgence absolue mais ses jours ne sont plus en danger Ă  l’hĂ´pital de Montpellier et un autre a Ă©tĂ© hospitalisĂ© Ă  Narbonne, tandis que sept sapeurs pompiers ont Ă©tĂ© intoxiquĂ©s par les fumĂ©es.Depuis son dĂ©clenchement, pour une raison encore indĂ©terminĂ©e, peu après 16H00 mardi Ă  Ribaute, le feu a parcouru 12.000 hectares de garrigue et de rĂ©sineux sur quinze communes impactĂ©es, dĂ©truit ou endommagĂ© 25 habitations ainsi que 35 vĂ©hicules, selon un bilan encore provisoire qui ne prĂ©cise pas encore la superficie brĂ»lĂ©e.- Dispositif aĂ©rien -Interrompues pour la nuit, les rotations de quatre Canadair, trois Dash, un avion d’investigation Beechcraft, deux hĂ©licoptères et deux petits appareils Air Tractor ont repris, selon la sĂ©curitĂ© civile. Des moyens aĂ©riens qui doivent ĂŞtre renforcĂ©s dans la matinĂ©e avec la mobilisation de la totalitĂ© du dispositif national de neuf Canadair et cinq Dash, a dĂ©clarĂ© Ă  l’AFP Lucie Roesch. Un dispositif “colossal”, selon le sous-prĂ©fet, de 2.000 pompiers, appuyĂ©s par 500 engins au sol, est mobilisĂ©. Il s’agit Ă  ce stade du plus gros incendie de l’Ă©tĂ© en France. Fin juillet, Ă  la moitiĂ© de la saison estivale, la SĂ©curitĂ© civile avait comptabilisĂ© plus de 15.000 hectares brĂ»lĂ©s sur le territoire national pour 9.000 dĂ©parts de feu, principalement sur le littoral mĂ©diterranĂ©en.Dans les villages de Lagrasse, Fabrezan, Tournissan, Coustouge, Saint-Laurent-de-la-Cabrerisse, la solidaritĂ© s’est organisĂ©e dès mardi soir, des salles communales ont accueilli les personnes Ă©vacuĂ©es ou des sinistrĂ©s. – Autoroute fermĂ©e -L’autoroute A9 qui longe le littoral mĂ©diterranĂ©en entre la France et l’Espagne a Ă©tĂ© fermĂ©e dans les deux sens entre Narbonne et Perpignan ainsi que de nombreuses routes dĂ©partementales encadrant l’ensemble du secteur concernĂ© par l’incendie, devenu extrĂŞmement difficile d’accès.Plus de 2.500 foyers sont toujours privĂ©s d’électricitĂ© et il est trop tĂ´t pour les centaines d’habitants Ă©vacuĂ©s mardi soir pour regagner leurs domiciles, a prĂ©venu la prĂ©fecture.Les efforts des pompiers se concentrent sur le village de Roquefort-des-Corbières que le feu a atteint avant l’aube mercredi, mais ils ont rĂ©ussi Ă  l’empĂŞcher de rejoindre l’autoroute. De l’autre cĂ´tĂ© de l’A9, deux campings avaient Ă©tĂ© Ă©vacuĂ©s par prĂ©caution dans la commune touristique de La Palme. “L’attaque se fait sur ce secteur”, a expliquĂ© la secrĂ©taire gĂ©nĂ©rale de la prĂ©fecture, prĂ©cisant que les soldats du feu allaient encore “traiter toutes les rĂ©activations rĂ©gulières” de l’incendie.Les autoritĂ©s ont rĂ©itĂ©rĂ© leurs consignes de sĂ©curitĂ© Ă  la population, appelant Ă  “rester confinĂ©s sauf ordre d’évacuation donnĂ© par les sapeurs-pompiers” et Ă  ne pas encombrer le rĂ©seau routier pour ne pas gĂŞner les secours.MinĂ© par une sĂ©cheresse persistante qui rend facilement inflammable la vĂ©gĂ©tation, le dĂ©partement a Ă©tĂ© placĂ© en vigilance rouge aux feux de forĂŞt, avec un risque “très Ă©levĂ©” d’incendie. Depuis juin, plusieurs incendies ont eu lieu dans l’Aude mais aussi dans les Bouches-du-RhĂ´ne, aux portes de Marseille, et dans l’HĂ©rault, notamment. En France, quelque 24.000 hectares ont brĂ»lĂ© depuis le dĂ©but de l’annĂ©e, selon les portails EFFIS et GWIS du service europĂ©en Copernicus, dont les donnĂ©es s’arrĂŞtent au 5 aoĂ»t. C’est plus que la moyenne 2006-2024, mais en dessous de la moyenne 2012-2024. En termes de surface brĂ»lĂ©e, 2025 reste pour l’instant encore loin derrière les annĂ©es record 2022 et 2019.

Le plus gros incendie de l’Ă©tĂ© fait un mort et neuf blessĂ©s dans l’Aude

Avec ses flammes gigantesques incontrĂ´lables, le plus gros incendie de l’Ă©tĂ© en France a dĂ©jĂ  parcouru plus de 12.000 hectares de vĂ©gĂ©tation sur quinze communes de l’Aude, oĂą il a fait un mort, un blessĂ© grave et un disparu.Surplombant le front de l’incendie, Ă  Fontjoncouse, un photographe de l’AFP a pu voir le feu progresser très rapidement dans une fumĂ©e opaque, alors que de hautes flammes attisĂ©es par le vent rongeaient les crĂŞtes du paysage vallonnĂ© du massif des Corbières, oĂą de nombreux autres foyers continuent de brĂ»ler la pinède et la vĂ©gĂ©tation rase.”L’incendie est toujours très actif et la situation est toujours dĂ©favorable” en raison de la sĂ©cheresse, de la chaleur et du vent fort, a dĂ©clarĂ© Ă  l’AFP la secrĂ©taire gĂ©nĂ©rale de la prĂ©fecture de l’Aude, Lucie Roesch. Le Premier ministre, François Bayrou, a prĂ©vu de se rendre sur place dans l’après-midi, ainsi que le ministre de l’IntĂ©rieur Bruno Retailleau et François-NoĂ«l Buffet, ministre auprès du ministre de l’IntĂ©rieur. Sur X, la ministre de la Transition Ă©cologique Agnès Pannier-Runacher a saluĂ© “la mobilisation totale des soldats du feu et des forces de secours qui Ĺ“uvrent sans relâche”.A Saint-Laurent-de-la-Cabrerisse, oĂą une habitante a Ă©tĂ© retrouvĂ©e morte dans sa maison, une odeur âcre de brĂ»lĂ© se dĂ©gage des hectares carbonisĂ©s Ă  proximitĂ©, tandis qu’un hĂ©licoptère charge de l’eau dans la rivière en contrebas du village et la largue quelques kilomètres plus loin, a constatĂ© un journaliste de l’AFP. David Cerdan, 51 ans, habite Ă  une centaine de mètres de la sexagĂ©naire dĂ©cĂ©dĂ©e qui avait refusĂ© de quitter sa maison mardi soir. L’habitation de la dĂ©funte est dĂ©vastĂ©e, comme plusieurs autres près de chez lui. “Je relativise, je n’ai que des dĂ©gâts matĂ©riels”, dit-il Ă  l’AFP Ă  propos de sa maison miraculeusement Ă©pargnĂ©e, après que les flammes sont passĂ©es au-dessus ne brĂ»lant que le jardin.Dans cette commune situĂ©e Ă  30 km de Narbonne, la famille d’un autre habitant est sans nouvelles de lui, a prĂ©cisĂ© RĂ©mi Recio, sous-prĂ©fet de Narbonne, qui a fait Ă©tat Ă©galement de neuf blessĂ©s, dont un grave : un civil grièvement brĂ»lĂ© se trouve en urgence absolue mais ses jours ne sont plus en danger Ă  l’hĂ´pital de Montpellier et un autre a Ă©tĂ© hospitalisĂ© Ă  Narbonne, tandis que sept sapeurs pompiers ont Ă©tĂ© intoxiquĂ©s par les fumĂ©es.Depuis son dĂ©clenchement, pour une raison encore indĂ©terminĂ©e, peu après 16H00 mardi Ă  Ribaute, le feu a parcouru 12.000 hectares de garrigue et de rĂ©sineux sur quinze communes impactĂ©es, dĂ©truit ou endommagĂ© 25 habitations ainsi que 35 vĂ©hicules, selon un bilan encore provisoire qui ne prĂ©cise pas encore la superficie brĂ»lĂ©e.- Dispositif aĂ©rien -Interrompues pour la nuit, les rotations de quatre Canadair, trois Dash, un avion d’investigation Beechcraft, deux hĂ©licoptères et deux petits appareils Air Tractor ont repris, selon la sĂ©curitĂ© civile. Des moyens aĂ©riens qui doivent ĂŞtre renforcĂ©s dans la matinĂ©e avec la mobilisation de la totalitĂ© du dispositif national de neuf Canadair et cinq Dash, a dĂ©clarĂ© Ă  l’AFP Lucie Roesch. Un dispositif “colossal”, selon le sous-prĂ©fet, de 2.000 pompiers, appuyĂ©s par 500 engins au sol, est mobilisĂ©. Il s’agit Ă  ce stade du plus gros incendie de l’Ă©tĂ© en France. Fin juillet, Ă  la moitiĂ© de la saison estivale, la SĂ©curitĂ© civile avait comptabilisĂ© plus de 15.000 hectares brĂ»lĂ©s sur le territoire national pour 9.000 dĂ©parts de feu, principalement sur le littoral mĂ©diterranĂ©en.Dans les villages de Lagrasse, Fabrezan, Tournissan, Coustouge, Saint-Laurent-de-la-Cabrerisse, la solidaritĂ© s’est organisĂ©e dès mardi soir, des salles communales ont accueilli les personnes Ă©vacuĂ©es ou des sinistrĂ©s. – Autoroute fermĂ©e -L’autoroute A9 qui longe le littoral mĂ©diterranĂ©en entre la France et l’Espagne a Ă©tĂ© fermĂ©e dans les deux sens entre Narbonne et Perpignan ainsi que de nombreuses routes dĂ©partementales encadrant l’ensemble du secteur concernĂ© par l’incendie, devenu extrĂŞmement difficile d’accès.Plus de 2.500 foyers sont toujours privĂ©s d’électricitĂ© et il est trop tĂ´t pour les centaines d’habitants Ă©vacuĂ©s mardi soir pour regagner leurs domiciles, a prĂ©venu la prĂ©fecture.Les efforts des pompiers se concentrent sur le village de Roquefort-des-Corbières que le feu a atteint avant l’aube mercredi, mais ils ont rĂ©ussi Ă  l’empĂŞcher de rejoindre l’autoroute. De l’autre cĂ´tĂ© de l’A9, deux campings avaient Ă©tĂ© Ă©vacuĂ©s par prĂ©caution dans la commune touristique de La Palme. “L’attaque se fait sur ce secteur”, a expliquĂ© la secrĂ©taire gĂ©nĂ©rale de la prĂ©fecture, prĂ©cisant que les soldats du feu allaient encore “traiter toutes les rĂ©activations rĂ©gulières” de l’incendie.Les autoritĂ©s ont rĂ©itĂ©rĂ© leurs consignes de sĂ©curitĂ© Ă  la population, appelant Ă  “rester confinĂ©s sauf ordre d’évacuation donnĂ© par les sapeurs-pompiers” et Ă  ne pas encombrer le rĂ©seau routier pour ne pas gĂŞner les secours.MinĂ© par une sĂ©cheresse persistante qui rend facilement inflammable la vĂ©gĂ©tation, le dĂ©partement a Ă©tĂ© placĂ© en vigilance rouge aux feux de forĂŞt, avec un risque “très Ă©levĂ©” d’incendie. Depuis juin, plusieurs incendies ont eu lieu dans l’Aude mais aussi dans les Bouches-du-RhĂ´ne, aux portes de Marseille, et dans l’HĂ©rault, notamment. En France, quelque 24.000 hectares ont brĂ»lĂ© depuis le dĂ©but de l’annĂ©e, selon les portails EFFIS et GWIS du service europĂ©en Copernicus, dont les donnĂ©es s’arrĂŞtent au 5 aoĂ»t. C’est plus que la moyenne 2006-2024, mais en dessous de la moyenne 2012-2024. En termes de surface brĂ»lĂ©e, 2025 reste pour l’instant encore loin derrière les annĂ©es record 2022 et 2019.

Le plus gros incendie de l’Ă©tĂ© fait un mort et neuf blessĂ©s dans l’Aude

Avec ses flammes gigantesques incontrĂ´lables, le plus gros incendie de l’Ă©tĂ© en France a dĂ©jĂ  parcouru plus de 12.000 hectares de vĂ©gĂ©tation sur quinze communes de l’Aude, oĂą il a fait un mort, un blessĂ© grave et un disparu.Surplombant le front de l’incendie, Ă  Fontjoncouse, un photographe de l’AFP a pu voir le feu progresser très rapidement dans une fumĂ©e opaque, alors que de hautes flammes attisĂ©es par le vent rongeaient les crĂŞtes du paysage vallonnĂ© du massif des Corbières, oĂą de nombreux autres foyers continuent de brĂ»ler la pinède et la vĂ©gĂ©tation rase.”L’incendie est toujours très actif et la situation est toujours dĂ©favorable” en raison de la sĂ©cheresse, de la chaleur et du vent fort, a dĂ©clarĂ© Ă  l’AFP la secrĂ©taire gĂ©nĂ©rale de la prĂ©fecture de l’Aude, Lucie Roesch. Le Premier ministre, François Bayrou, a prĂ©vu de se rendre sur place dans l’après-midi, ainsi que le ministre de l’IntĂ©rieur Bruno Retailleau et François-NoĂ«l Buffet, ministre auprès du ministre de l’IntĂ©rieur. Sur X, la ministre de la Transition Ă©cologique Agnès Pannier-Runacher a saluĂ© “la mobilisation totale des soldats du feu et des forces de secours qui Ĺ“uvrent sans relâche”.A Saint-Laurent-de-la-Cabrerisse, oĂą une habitante a Ă©tĂ© retrouvĂ©e morte dans sa maison, une odeur âcre de brĂ»lĂ© se dĂ©gage des hectares carbonisĂ©s Ă  proximitĂ©, tandis qu’un hĂ©licoptère charge de l’eau dans la rivière en contrebas du village et la largue quelques kilomètres plus loin, a constatĂ© un journaliste de l’AFP. David Cerdan, 51 ans, habite Ă  une centaine de mètres de la sexagĂ©naire dĂ©cĂ©dĂ©e qui avait refusĂ© de quitter sa maison mardi soir. L’habitation de la dĂ©funte est dĂ©vastĂ©e, comme plusieurs autres près de chez lui. “Je relativise, je n’ai que des dĂ©gâts matĂ©riels”, dit-il Ă  l’AFP Ă  propos de sa maison miraculeusement Ă©pargnĂ©e, après que les flammes sont passĂ©es au-dessus ne brĂ»lant que le jardin.Dans cette commune situĂ©e Ă  30 km de Narbonne, la famille d’un autre habitant est sans nouvelles de lui, a prĂ©cisĂ© RĂ©mi Recio, sous-prĂ©fet de Narbonne, qui a fait Ă©tat Ă©galement de neuf blessĂ©s, dont un grave : un civil grièvement brĂ»lĂ© se trouve en urgence absolue mais ses jours ne sont plus en danger Ă  l’hĂ´pital de Montpellier et un autre a Ă©tĂ© hospitalisĂ© Ă  Narbonne, tandis que sept sapeurs pompiers ont Ă©tĂ© intoxiquĂ©s par les fumĂ©es.Depuis son dĂ©clenchement, pour une raison encore indĂ©terminĂ©e, peu après 16H00 mardi Ă  Ribaute, le feu a parcouru 12.000 hectares de garrigue et de rĂ©sineux sur quinze communes impactĂ©es, dĂ©truit ou endommagĂ© 25 habitations ainsi que 35 vĂ©hicules, selon un bilan encore provisoire qui ne prĂ©cise pas encore la superficie brĂ»lĂ©e.- Dispositif aĂ©rien -Interrompues pour la nuit, les rotations de quatre Canadair, trois Dash, un avion d’investigation Beechcraft, deux hĂ©licoptères et deux petits appareils Air Tractor ont repris, selon la sĂ©curitĂ© civile. Des moyens aĂ©riens qui doivent ĂŞtre renforcĂ©s dans la matinĂ©e avec la mobilisation de la totalitĂ© du dispositif national de neuf Canadair et cinq Dash, a dĂ©clarĂ© Ă  l’AFP Lucie Roesch. Un dispositif “colossal”, selon le sous-prĂ©fet, de 2.000 pompiers, appuyĂ©s par 500 engins au sol, est mobilisĂ©. Il s’agit Ă  ce stade du plus gros incendie de l’Ă©tĂ© en France. Fin juillet, Ă  la moitiĂ© de la saison estivale, la SĂ©curitĂ© civile avait comptabilisĂ© plus de 15.000 hectares brĂ»lĂ©s sur le territoire national pour 9.000 dĂ©parts de feu, principalement sur le littoral mĂ©diterranĂ©en.Dans les villages de Lagrasse, Fabrezan, Tournissan, Coustouge, Saint-Laurent-de-la-Cabrerisse, la solidaritĂ© s’est organisĂ©e dès mardi soir, des salles communales ont accueilli les personnes Ă©vacuĂ©es ou des sinistrĂ©s. – Autoroute fermĂ©e -L’autoroute A9 qui longe le littoral mĂ©diterranĂ©en entre la France et l’Espagne a Ă©tĂ© fermĂ©e dans les deux sens entre Narbonne et Perpignan ainsi que de nombreuses routes dĂ©partementales encadrant l’ensemble du secteur concernĂ© par l’incendie, devenu extrĂŞmement difficile d’accès.Plus de 2.500 foyers sont toujours privĂ©s d’électricitĂ© et il est trop tĂ´t pour les centaines d’habitants Ă©vacuĂ©s mardi soir pour regagner leurs domiciles, a prĂ©venu la prĂ©fecture.Les efforts des pompiers se concentrent sur le village de Roquefort-des-Corbières que le feu a atteint avant l’aube mercredi, mais ils ont rĂ©ussi Ă  l’empĂŞcher de rejoindre l’autoroute. De l’autre cĂ´tĂ© de l’A9, deux campings avaient Ă©tĂ© Ă©vacuĂ©s par prĂ©caution dans la commune touristique de La Palme. “L’attaque se fait sur ce secteur”, a expliquĂ© la secrĂ©taire gĂ©nĂ©rale de la prĂ©fecture, prĂ©cisant que les soldats du feu allaient encore “traiter toutes les rĂ©activations rĂ©gulières” de l’incendie.Les autoritĂ©s ont rĂ©itĂ©rĂ© leurs consignes de sĂ©curitĂ© Ă  la population, appelant Ă  “rester confinĂ©s sauf ordre d’évacuation donnĂ© par les sapeurs-pompiers” et Ă  ne pas encombrer le rĂ©seau routier pour ne pas gĂŞner les secours.MinĂ© par une sĂ©cheresse persistante qui rend facilement inflammable la vĂ©gĂ©tation, le dĂ©partement a Ă©tĂ© placĂ© en vigilance rouge aux feux de forĂŞt, avec un risque “très Ă©levĂ©” d’incendie. Depuis juin, plusieurs incendies ont eu lieu dans l’Aude mais aussi dans les Bouches-du-RhĂ´ne, aux portes de Marseille, et dans l’HĂ©rault, notamment. En France, quelque 24.000 hectares ont brĂ»lĂ© depuis le dĂ©but de l’annĂ©e, selon les portails EFFIS et GWIS du service europĂ©en Copernicus, dont les donnĂ©es s’arrĂŞtent au 5 aoĂ»t. C’est plus que la moyenne 2006-2024, mais en dessous de la moyenne 2012-2024. En termes de surface brĂ»lĂ©e, 2025 reste pour l’instant encore loin derrière les annĂ©es record 2022 et 2019.

Au TurkmĂ©nistan, l’heure de refermer les polluantes “portes de l’Enfer”

Au coeur des sables du Karakoum au TurkmĂ©nistan, de timides langues de feu lèchent les parois des “portes de l’Enfer”. Après un demi-siècle de combustion, le cratère de Darvaza qui rejette du mĂ©thane, gaz accĂ©lĂ©rant le rĂ©chauffement climatique, doit enfin ĂŞtre Ă©teint.”Nous avons dĂ©cidĂ© de venir ici avec mon mari après avoir vu des photos impressionnantes des flammes de Darvaza sur Internet”, raconte Ă  l’AFP Irina, touriste originaire d’Achkhabad, capitale de ce pays reclus.Mais après cinq heures de voiture sur une route dĂ©foncĂ©e Ă  travers le dĂ©sert pour arriver au cratère Ă  mi-chemin entre la capitale et la troisième ville turkmène, Dachogouz, le spectacle est tout autre.”Je suis un peu déçue”, reconnaĂ®t la trentenaire.Devant elle, des flammèches ont remplacĂ© le brasier dans ce cratère de 70 mètres de diamètre et 20 de profondeur.D’après de rares rapports scientifiques, la part de Darvaza dans les immenses rejets de mĂ©thane du TurkmĂ©nistan reste marginale, mais ce cratère est le symbole d’une catastrophe environnementale.Si les autoritĂ©s turkmènes verrouillent toute information, des satellites ont rĂ©vĂ©lĂ© que le TurkmĂ©nistan dĂ©tenait en 2024 le record du monde du nombre de super-Ă©missions de mĂ©thane (ou fuites massives), d’après l’Agence internationale de l’Ă©nergie (AIE).Bien plus rĂ©chauffant que le CO2, le mĂ©thane est responsable d’environ 30% du rĂ©chauffement planĂ©taire depuis la rĂ©volution industrielle, selon les chercheurs, tandis que les Etats-Unis et la Chine restent les plus gros Ă©metteurs en volume.- “Longue combustion” -Le TurkmĂ©nistan le promet : ces “portes de l’Enfer”, renommĂ©es en “lueurs du Karakoum”, vont bientĂ´t disparaĂ®tre.En 2022, le tout-puissant dirigeant Gourbangouly Berdymoukhamedov avait ordonnĂ© d’Ă©teindre le cratère, car ces “Ă©normes quantitĂ©s de gaz ont un impact nĂ©gatif sur l’environnement et la santĂ© des populations environnantes”.Dans ce pays Ă  l’Ă©conomie tenue Ă  bout de bras par ses immenses rĂ©serves gazières, cette dĂ©cision est aussi d’ordre budgĂ©taire.”De prĂ©cieuses matières premières sont perdues. Leur exportation pourrait gĂ©nĂ©rer des profits importants et contribuer au bien-ĂŞtre de notre population”, avait dĂ©clarĂ© le chef d’Etat, connu pour son culte de la personnalitĂ©.Au TurkmĂ©nistan, un des pays les plus fermĂ©s au monde oĂą les souhaits de M. Berdymoukhamedov sont des ordres, les scientifiques ont dĂ» trouver la parade.”L’intensitĂ© de la combustion non-organisĂ©e du cratère a Ă©tĂ© divisĂ©e par plus de trois”, s’est fĂ©licitĂ©e en juin Turkmengaz, entreprise Ă©tatique qui assure avoir “rĂ©ussi Ă  contrĂ´ler l’alimentation en gaz, augmenter significativement l’extraction de gaz et diminuer l’intensitĂ©” du brasier.Mais les travaux sont compliquĂ©s par la particularitĂ© gĂ©ologique du dĂ©sert, a indiquĂ© Ă  l’AFP un spĂ©cialiste de Turkmengaz, sous couvert d’anonymat.”Les gisements (d’hydrocarbures) du Karakoum se caractĂ©risent par la prĂ©sence d’un grand nombre de couches minces, intercalĂ©es avec des couches denses contenant de l’eau”, rĂ©sume-t-il.Au lieu d’avoir une grande poche gazière qui s’Ă©puiserait, “la longue combustion du cratère s’explique par l’interaction de ces couches” multiples, dĂ©taille-t-il.”Dès que l’intensitĂ© du flux de gaz dans le cratère diminuera, il sera possible d’isoler la surface du cratère, Ă©liminant ainsi complètement les Ă©missions incontrĂ´lĂ©es de gaz dans l’atmosphère”, estime le collaborateur de Turkmengaz.Impossible cependant de visiter les installations de Turkmengaz sans de multiples autorisations non reçues par l’AFP. Quant aux rares donnĂ©es communiquĂ©es par autoritĂ©s, elles sont gĂ©nĂ©ralement invĂ©rifiables.- Tourisme menacĂ© -Les “portes de l’Enfer” se sont ouvertes en 1971, quand des gĂ©ologues soviĂ©tiques Ă©tudiant les riches sous-sols du Karakoum, dĂ©sert aussi grand que l’Allemagne, ont percĂ© accidentellement une poche de gaz.”La plateforme de forage s’est effondrĂ©e sous terre. La libĂ©ration incontrĂ´lĂ©e de gaz menaçait d”intoxiquer la population et les animaux”, explique Ă  l’AFP Anatoly Bouchmakine, scientifique turkmène de 90 ans.”Les gĂ©ologues ont dĂ©cidĂ© d’y mettre le feu, espĂ©rant qu’il s’Ă©teindrait rapidement. Mais le cratère brĂ»le toujours”, poursuit M. Bouchmakine, pour qui cet incident a au moins “permis aux scientifiques d’Ă©valuer très prĂ©cisĂ©ment les perspectives gazières dans cette zone”.Mais fermer Darvaza risque de mettre Ă  mal l’embryonnaire tourisme local.Ce pays recouvert par les sables ne compte presque aucune attraction touristique et souffre de la comparaison avec les pays voisins.Et pour la poignĂ©e d’Ă©trangers ayant rĂ©ussi Ă  obtenir un visa pour visiter ce pays fermĂ© sous Ă©troite surveillance, ce lieu est en tĂŞte de liste.”Ce n’est un secret pour personne que la plupart des touristes Ă©trangers viennent au TurkmĂ©nistan pour admirer ce miracle”, dit Ă  l’AFP Ovez Mouradov, employĂ© d’une agence locale de voyages.”Si Darvaza cesse complètement de brĂ»ler, de nombreuses agences de voyages perdront des revenus”.

Natural disasters caused $135 bn in economic losses in first half of 2025: Swiss Re

Natural disasters caused $135 billion in economic losses globally in the first half of 2025, fuelled by the Los Angeles wildfires, reinsurer Swiss Re said Wednesday.Swiss Re, which serves as an insurer of insurance companies, said first half losses were up from the $123 billion in the first half of 2024.The Zurich-based reinsurance giant estimated that of this year’s first half losses, $80 billion had been insured — almost double the 10-year average, in 2025 prices.The Los Angeles blazes in January constitute the largest-ever insured wildfire loss event by far, reaching an estimated $40 billion, said Swiss Re.It said the “exceptional loss severity” of the fires was down to prolonged winds, a lack of rainfall and “some of the densest concentration of high-value single-family residential property in the US”.Swiss Re said losses from wildfires had risen sharply over the past decade due to rising temperatures, more frequent droughts and changing rainfall patterns — plus greater suburban sprawl and high-value asset concentration.”Most fire losses originate in the US and particularly in California, where expansion in hazardous regions has been high,” it said.Before 2015, wildfire-related insured losses made up around one percent of all natural catastrophe claims, but now account for seven percent.- Hurricane season approaching -Insured losses from severe thunderstorms amounted to $31 billion in the first half of 2025.The second half of the year is usually more costly for insurers due to damage during the North Atlantic hurricane season. If current loss trends continue, global insured losses from natural catastrophes in 2025 could exceed the Swiss Re Institute’s projections of $150 billion. “The strongest lever to increase the resilience and safety of communities is to double down on mitigation and adaptation. It’s here that everyone can help reduce losses before they occur,” said Swiss Re’s group chief economist Jerome Haegeli.”While mitigation and adaptation measures come at a price, our research shows that, for example, flood protection measures such as dykes, dams and flood gates are up to 10 times more cost-effective than rebuilding.”The March earthquake in Myanmar figured among the major natural disasters in the first six months of the year, with the tremors felt in neighbouring Thailand, India, and China.In Thailand alone, insured losses reached $1.5 billion.Overall, while natural disasters caused $135 billion in economic losses in the first half of 2025, man-made disasters — which include industrial accidents — caused another $8 billion in losses, of which $7 billion were insured losses.

Natural disasters caused $135 bn in economic losses in first half of 2025: Swiss Re

Natural disasters caused $135 billion in economic losses globally in the first half of 2025, fuelled by the Los Angeles wildfires, reinsurer Swiss Re said Wednesday.Swiss Re, which serves as an insurer of insurance companies, said first half losses were up from the $123 billion in the first half of 2024.The Zurich-based reinsurance giant estimated that of this year’s first half losses, $80 billion had been insured — almost double the 10-year average, in 2025 prices.The Los Angeles blazes in January constitute the largest-ever insured wildfire loss event by far, reaching an estimated $40 billion, said Swiss Re.It said the “exceptional loss severity” of the fires was down to prolonged winds, a lack of rainfall and “some of the densest concentration of high-value single-family residential property in the US”.Swiss Re said losses from wildfires had risen sharply over the past decade due to rising temperatures, more frequent droughts and changing rainfall patterns — plus greater suburban sprawl and high-value asset concentration.”Most fire losses originate in the US and particularly in California, where expansion in hazardous regions has been high,” it said.Before 2015, wildfire-related insured losses made up around one percent of all natural catastrophe claims, but now account for seven percent.- Hurricane season approaching -Insured losses from severe thunderstorms amounted to $31 billion in the first half of 2025.The second half of the year is usually more costly for insurers due to damage during the North Atlantic hurricane season. If current loss trends continue, global insured losses from natural catastrophes in 2025 could exceed the Swiss Re Institute’s projections of $150 billion. “The strongest lever to increase the resilience and safety of communities is to double down on mitigation and adaptation. It’s here that everyone can help reduce losses before they occur,” said Swiss Re’s group chief economist Jerome Haegeli.”While mitigation and adaptation measures come at a price, our research shows that, for example, flood protection measures such as dykes, dams and flood gates are up to 10 times more cost-effective than rebuilding.”The March earthquake in Myanmar figured among the major natural disasters in the first six months of the year, with the tremors felt in neighbouring Thailand, India, and China.In Thailand alone, insured losses reached $1.5 billion.Overall, while natural disasters caused $135 billion in economic losses in the first half of 2025, man-made disasters — which include industrial accidents — caused another $8 billion in losses, of which $7 billion were insured losses.

Putin meets US envoy Witkoff ahead of sanctions deadline

Russian President Vladimir Putin met US envoy Steve Witkoff in Moscow on Wednesday, the Kremlin said, two days ahead of a deadline imposed by US President Donald Trump on Moscow to halt its Ukraine offensive or face fresh sanctions.Trump, who had boasted he could end the conflict within 24 hours of taking office, has given Russia until Friday to make progress towards peace or face new penalties.But three rounds of Russia-Ukraine peace talks in Istanbul have failed to make headway on a ceasefire, with the two sides far apart.Russia has escalated drone and missile attacks against its pro-Western neighbour to a record high and accelerated its advance on the ground.The Kremlin published video of Putin shaking hands with Witkoff in the Kremlin before the talks. But it provided no further details.Ahead of the meeting, Ukrainian President Volodymyr Zelensky urged Washington to up its pressure on Moscow to agree to a ceasefire.- Sanctions threat -The White House has not outlined specific actions it would take against Russia, but Trump has previously threatened to impose “secondary tariffs” targeting Russia’s key trade partners, such as China and India.The move would aim to stifle Russian exports, but would risk significant international disruption.Trump said Tuesday that he would await the outcome of the Moscow talks before moving ordering any economic retaliation. “We’re going to see what happens,” he told reporters. “We’ll make that determination at that time.”Without explicitly naming Trump, the Kremlin on Tuesday slammed “threats” to hike tariffs on Russia’s trading parters as “illegitimate”.Russia’s more than three-year campaign on Ukraine has killed tens of thousands of people, destroyed swathes of the country and forced millions to flee their homes.Moscow has demanded that Ukraine cede more territory and renounce Western support if it wants the fighting to stop.Kyiv is calling for an immediate ceasefire, and Zelensky last week urged his allies to push for “regime change” in Moscow.”It is very important to strengthen all the levers in the arsenal of the United States, Europe, and the G7 so that a ceasefire truly comes into effect immediately. Ukraine sees the political will, appreciates the efforts of our partners, of America, and of everyone who is helping,” Zelensky wrote on social media on Wednesday after Witkoff landed in the Russian capital.- Nuclear rhetoric -Trump has increasingly voiced frustration with Putin in recent weeks over Russia’s unrelenting offensive.Russia fired a record number of long-range drones at Ukraine in July, AFP analysis of data from Kyiv’s air force showed.Its troops have also accelerated their advance on the ground and pushed into parts of Ukraine that Russia has not claimed to have annexed.Ukrainian officials reported Wednesday at least two people were killed and 10 others wounded in Russian night shelling of a holiday camp in the southern Zaporizhzhia region.When reporters asked Trump on Monday what Witkoff’s message would be to Moscow, and if there was anything Russia could do to avoid sanctions, Trump replied: “Yeah, get a deal where people stop getting killed.”Kremlin spokesman Dmitry Peskov said Monday it considered the talks with Witkoff to be “important, substantial and helpful” and valued US efforts to end the conflict.The visit comes with tensions running high between Moscow and Washington.Trump said he had deployed two nuclear submarines following an online row with former Russian president Dmitry Medvedev were now “in the region.”Trump has not said whether he meant nuclear-powered or nuclear-armed submarines. He also did not elaborate on the exact deployment locations, which are kept secret by the US military.Russia, in its first comments on the deployment, urged “caution” Monday.Moscow then said it was ending a self-imposed moratorium on nuclear-capable intermediate-range missiles, suggesting it could deploy such weapons in response to what it alleged were similar US deployments within striking distance of Russia.

L’historien conservateur Karol Nawrocki investi prĂ©sident de la Pologne

L’historien conservateur Karol Nawrocki, 42 ans, a Ă©tĂ© investi mercredi nouveau prĂ©sident de la Pologne, ses premières dĂ©clarations prĂ©sageant une cohabitation difficile avec le gouvernement pro-europĂ©en de Donald Tusk. Dans la matinĂ©e, le nouveau chef de l’Etat a prĂŞtĂ© serment devant les deux chambres du Parlement rĂ©unies en session extraordinaire.Dans son discours d’inauguration, il a promis d’ĂŞtre “la voix du peuple polonais”, de “ceux qui veulent une Pologne souveraine”.Il a critiquĂ© le gouvernement de Donald Tusk estimant que les Ă©lections qu’il a remportĂ©es ont envoyĂ© “un message fort” Ă  toute la classe politique et “indiquĂ© qu’il n’est plus possible de gouverner de cette manière”.M. Nawrocki s’est prononcĂ© pour “la Pologne qui est dans l’Union europĂ©enne, mais qui n’est pas l’Union europĂ©enne et qui est et restera la Pologne”.”Nous devons combattre ceux qui poussent la Nation vers le dĂ©clin et la dĂ©gradation”, a-t-il dĂ©clarĂ©, citant Ignacy Paderewski, un Premier ministre polonais du dĂ©but du XXe siècle.Il a Ă©galement soulignĂ© l’importance de l’alliance de la Pologne avec les Etats-Unis et a promis que son pays jouerait un rĂ´le actif dans l’Otan.Le nouveau prĂ©sident a annoncĂ© une sĂ©rie d’initiatives lĂ©gislatives, notamment dans le domaine Ă©conomique permettant de “rĂ©veiller les aspirations du peuple polonais”. Lors de l’inauguration, quelques milliers de personnes venues de tout le pays se sont rassemblĂ©es devant le Parlement pour exprimer leur soutien au nouveau prĂ©sident. “Il ne rampe pas devant Bruxelles”, a dĂ©clarĂ© Ă  l’AFP Jan Smolinski, 75 ans, un mineur retraitĂ©, ajoutant: “C’est un vrai Polonais, de chair et de sang”. Marietta Borcz, une assistante dentaire de 57 ans, a dĂ©clarĂ© que c’Ă©tait “important” pour elle que Nawrocki “soit catholique et qu’il dĂ©fende les valeurs chrĂ©tiennes”.M. Nawrocki, un historien de formation soutenu par le principal parti d’opposition, Droit et Justice (PiS, nationaliste), a remportĂ© Ă  une courte majoritĂ© le scrutin prĂ©sidentiel du 1er juin.Il a battu le pro-europĂ©en Rafal Trzaskowski, un revers grave pour la coalition pro-UE en place depuis bientĂ´t deux ans, et qui confirme la forte polarisation politique dans ce pays membre de l’Otan et de l’UE, voisin et grand soutien de l’Ukraine face Ă  l’agression russe.- Entre compĂ©tition et confrontation -Elu pour un mandat de cinq ans, le chef de l’Etat exerce en Pologne principalement une influence sur la politique Ă©trangère et de dĂ©fense – il est le chef des forces armĂ©es -, mais dispose aussi du droit Ă  des initiatives lĂ©gislatives et au vĂ©to sur les textes adoptĂ©s au Parlement.M. Nawrocki remplace Ă  la prĂ©sidence le conservateur Andrzej Duda, arrivĂ© au terme de son deuxième mandat, avec qui le gouvernement pro-UE Ă©tait dĂ©jĂ  en dĂ©saccord sur nombre de sujets aussi importants que le respect de l’Etat de droit ou la libĂ©ralisation de l’avortement.La nouvelle cohabitation Ă©voluera entre compĂ©tition et confrontation, estiment les analystes, et les principaux acteurs en sont parfaitement conscients, Ă  deux ans des prochaines Ă©lections lĂ©gislatives.”Je ne doute pas que M. Nawrocki (…) fera tout pour nous taquiner”, a dĂ©clarĂ© rĂ©cemment le Premier ministre Donald Tusk.Et de prĂ©venir qu’il ne le laisserait pas “dĂ©molir politiquement” son gouvernement de coalition quadripartite, parfois turbulente.Mercredi, il a rappelĂ© dans un message sur X qu’il avait dĂ©jĂ  travaillĂ© en tant que Premier ministre avec trois prĂ©sidents et indiquĂ© que “nous allons nous en sortir” avec M. Nawrocki.De son cĂ´tĂ©, Karol Nawrocki a Ă  plusieurs reprises dit considĂ©rer le gouvernement en place comme “le pire de l’histoire” de la Pologne dĂ©mocratique.- “La Pologne et les Polonais d’abord” -Novice en politique et en relations internationales, M. Nawrocki est un admirateur de Donald Trump, qu’il a rencontrĂ© brièvement Ă  la Maison Blanche peu avant le premier tour du scrutin. Pendant sa campagne, il s’est notamment opposĂ© Ă  l’idĂ©e d’une adhĂ©sion de l’Ukraine Ă  l’Otan, et a reprochĂ© Ă  Kiev de ne pas avoir “fait preuve de gratitude pour ce que les Polonais ont fait”.Avec son slogan “La Pologne d’abord, les Polonais d’abord”, il a ciblĂ© le million de rĂ©fugiĂ©s ukrainiens vivant dans le pays.Jeudi dernier, M. Nawrocki s’est pourtant entretenu au tĂ©lĂ©phone avec le prĂ©sident ukrainien Volodymyr Zelensky, qui s’est dĂ©clarĂ© “reconnaissant” d’avoir entendu “l’assurance d’un soutien continu Ă  l’Ukraine”.