Pétrole: le Venezuela adopte une loi favorable au secteur privé, les Etats-Unis lèvent des sanctions

Moins d’un mois après la capture par les Etats-Unis du président Nicolas Maduro, Caracas a salué jeudi un “bond historique” pour le pétrole vénézuélien, avec l’adoption, sous pression américaine, d’une réforme ouvrant le secteur au privé, puis l’annonce par Washington d’une suspension partielle des sanctions instaurées en 2019.”Nous effectuons des pas historiques (…) J’ai reçu aujourd’hui un appel du président des Etats-Unis, Donald Trump, et de son secrétaire d’Etat, Marco Rubio”, a lancé la présidente par intérim Delcy Rodriguez lors d’une manifestation pro-pouvoir des employés du secteur pétrolier.Washington a levé les sanctions qui pesaient sur Petroleos de Venezuela (PDVSA), autorisant de facto les entreprises américaines à commercer avec le géant pétrolier public.Les transactions opérées par PDVSA, ainsi que celles des sociétés dont il détient au moins 50% des parts, sont désormais “autorisées”, affirme le ministère américain des Finances. Dans le même temps, Donald Trump a annoncé jeudi avoir demandé la réouverture de l’espace aérien du Venezuela aux vols commerciaux. “Les citoyens américains vont, dans très peu de temps, être en mesure d’aller au Venezuela et ils y seront en sécurité. (Le pays) est sous un contrôle très ferme”, a précisé le président américain, indiquant lui aussi avoir discuté avec son homologue vénézuélienne.Hasard ou conséquence ? L’annonce de la suspension de sanctions est venue quelques minutes à peine après l’adoption par l’Assemblée nationale vénézuélienne de la réforme de la loi sur les hydrocarbures, qui ouvre le secteur pétrolier au privé et bouleverse complètement le modèle hérité de l’ex-président Hugo Chavez (1999-2013), d’inspiration socialiste.De nombreux analystes soulignent qu’il s’agissait d’une exigence de M. Trump.”L’objectif principal de cette loi est que nous cessions de dire que nous avons les réserves les plus importantes (du monde) pour commencer à dire que nous comptons parmi les principaux producteurs de pétrole de toute cette planète”, a lancé le président de l’Assemblée, Jorge Rodriguez, frère de la présidente par intérim.Cette loi permet au pays de réaliser un “véritable bond historique, qualitatif”, a vanté Delcy Rodriguez.L’exploitation pétrolière était jusqu’ici l’apanage de l’Etat ou d’entreprises mixtes dans lesquelles l’Etat détenait la majorité. La réforme de la loi par M. Chavez en 2006 a limité l’activité des acteurs privés, imposant une participation majoritaire du public dans toutes les entreprises, fixant des impôts élevés.  Le nouveau texte autorise la signature de contrats permettant aux entreprises privées d’exploiter, de distribuer et de commercialiser la production sans participation de l’Etat. Il doit aussi dynamiser l’exploration, réservée jusqu’ici à ce dernier.- Flexibilité-Les différents impôts vont être remplacés par une contribution unique maximale de 15% ainsi que des redevances maximales (royalties) de 30% des revenus bruts.L’idée est d’avoir de la flexibilité: l’exécutif déterminera les taux d’imposition selon les projets. L’Etat peut ainsi par exemple baisser les impôts si un projet n’est pas aussi rentable que prévu ou a pris du retard, puis les augmenter quand celui-ci fonctionne bien. Jadis baptisé “Venezuela saoudite”, quand il était un acteur important du marché mondial, le pays produit selon les autorités quelque 1,2 million de barils par jour (bj).Des années de mauvaise gestion et de corruption ont fait passer la production d’un pic de plus de 3 millions de barils par jour au début des années 2000 à un plus bas historique de 350.000 par jour en 2020.La nouvelle loi va permettre des “contrats de service ou de production partagée. Cela démantèle totalement le modèle pétrolier d’Hugo Chavez”, explique à l’AFP l’expert pétrolier Francisco Monaldi, tout en avertissant que les conditions opérationnelles restent liées au bon vouloir de l’Etat.- “Sans débat” -Pour Rafael Ramirez, ex-ministre du pétrole de Chavez accusé de corruption et exilé en Italie, la nouvelle loi constitue un “énorme recul” pour le pays sud-américain, qui a nationalisé son industrie en 1976, sous la présidence du social-démocrate Carlos Andres Perez.La réforme “se fait malheureusement sans débat, de manière accélérée”, a-t-il regretté sur X. Pendant le débat à l’Assemblée, le pouvoir avait organisé une manifestation de travailleurs du secteur dans Caracas. “Cette réforme nous aide à améliorer (nos conditions de vie), nous, le moteur de la production de pétrole du Venezuela”, a estimé auprès de l’AFP Karina del Carmen Rodriguez, une employée de 53 ans. Les travailleurs espèrent que les investissements étrangers vont revitaliser le secteur et permettre des augmentations de leurs revenus extrêmement faibles.Les analystes s’attendent à ce que le flux de devises généré par le secteur pétrolier permette de mettre un coup d’arrêt à la spirale inflationniste.

Gangs ou collectifs de rue ? Le flou autour d’une réalité guadeloupéenne au procès des émeutes de 2021

Artistes, médiateurs, employés municipaux ou policier: les prévenus du procès des émeutes de 2021 en Guadeloupe, jugés depuis lundi à Fort-de-France (Martinique), ont tous en commun d’évoluer dans des quartiers populaires de l’archipel. Mais l’accusation de liens avec des “gangs” soulève débats et contestations à la barre.Deux d’entre eux seraient “leaders” de groupes apparentés à des gangs, selon un procès-verbal de renseignement de la gendarmerie consulté par l’AFP. Le document évoque des “structures hiérarchisées, ancrées sur un territoire avec des têtes de réseau et des lieutenants chargés d’exécuter des instructions liées à leurs activités criminelles”.Deux gangs majeurs seraient à l’œuvre en Guadeloupe, Sektion Kriminel et Chien La Ri, comptant respectivement 300 et 200 membres, selon ce même document. Ces deux groupes, connus dans l’archipel depuis le début des années 2000, étaient rivaux jusqu’en 2016.Sektion Kriminel, basé à Pointe-à-Pitre, réunit des rappeurs, souvent arborant la couleur violette.Les Chien La Ri sont aussi officiellement connus pour être un collectif d’artistes. Originaires de Baie-Mahault (centre de la Guadeloupe), ils s’étaient vus mettre à disposition un studio d’enregistrement par le maire de l’époque, Ary Chalus, actuellement président de la région Guadeloupe.Le procureur général près la cour d’appel de Basse-Terre Éric Maurel fait régulièrement référence à eux, alertant sur la structuration de ces groupes, leur évolution et leur implications dans des affaires de grand banditisme.Les accusés démentent fermement cette vision des choses. “Quand je lis certaines choses, j’ai l’impression qu’on se raconte un film”, réplique à la barre Noël Daufour, surnommé Oneel, présenté comme un membre important de Sektion Kriminel.Il est accusé, avec les 12 autres prévenus de ce procès, d’avoir été un organisateur des émeutes de fin 2021 en Guadeloupe, sur fond de contestation du pass sanitaire pendant l’épidémie de Covid-19. Des bâtiments publics et commerciaux avaient été détruits, des barricades installées: une violence “planifiée et organisée”, selon le procureur de la République de l’époque, Patrick Desjardins.- Clips de rap -Mais c’est sur leur rapport à la violence, à la musique, à la Guadeloupe que les prévenus sont interrogés au prétoire. Tous évoquent des “violences institutionnelles” à laquelle ils ont été confrontés. La musique chez eux est omniprésente.”On relate une réalité avec le souci de décrire et de dénoncer”, défend Noël Daufour, interrogé sur la violence des paroles de ses morceaux et les armes qu’on y voit.Lui se présente comme “pacificateur”, y compris en détention lors d’anciennes condamnations. Après une peine de prison en 2016, il raconte avoir entrepris “d’apaiser les relations” avec d’autres groupes, dont les Chien La Ri, menés selon l’accusation par Frédéric “Bwana” Dumesnil, lui aussi sur le banc des prévenus.”Les gangs, c’est quelque chose qui est structuré, qui a des ramifications à l’étranger, il y a parfois des rituels de passage pour les intégrer: je n’ai jamais vu ça en Guadeloupe”, assure ce dernier, employé comme médiateur pour la commune de Baie-Mahault et connu pour son travail associatif auprès des jeunes.Autre prévenu, Loïc Chenilco est lui aussi médiateur pour la commune des Abymes (centre) et artiste, auteur de morceaux de trap -un courant du rap- aux paroles parfois militantes, et aux clips montrant souvent des armes.”Quand on vient de quartier difficile, on a un sentiment d’appartenance”, explique-t-il, disant avoir grandi à neuf enfants dans un trois-pièces insalubre, “l’équivalent d’une favela”.Adrien Roux, substitut du procureur à Fort-de-France, concède l’aspect “nébuleux” de ce phénomène de gangs aux contours peu connus. Il n’y a pas d’affaire judiciaire en cours en faisant cas et selon une source judiciaire, “aucun indicateur n’existe en Guadeloupe sur des faits liés aux gangs, auxquels les auteurs ne revendiquent jamais leur appartenance”.

Les Etats-Unis vers une paralysie budgétaire a minima après un accord

Trois mois après le dernier “shutdown”, les Etats-Unis se retrouveront vendredi à minuit de nouveau en situation de paralysie budgétaire, même si un accord conclu jeudi entre la Maison Blanche et les démocrates devrait permettre d’éviter une crise de longue durée.Passée l’heure limite, plusieurs ministères verront leur financement à sec et devront mettre au chômage technique une partie de leurs fonctionnaires.Dans le contexte des opérations de la police de l’immigration (ICE) à Minneapolis, les démocrates refusaient d’adopter un nouveau budget pour le ministère de la Sécurité intérieure, le DHS, et demandaient au gouvernement de Donald Trump d’adopter des réformes pour l’ICE, jugée hors de contrôle.Mais ce “shutdown” pourrait être de courte durée, puisque Donald Trump a annoncé jeudi soir avoir trouvé un compromis avec les démocrates pour que ceux-ci adoptent cinq des six volets du texte budgétaire, tandis que la partie concernant le ministère de la Sécurité intérieure – et donc l’ICE – fera l’objet de nouvelles négociations au cours des deux prochaines semaines.”La seule chose qui puisse ralentir notre pays, c’est un autre +shutdown+ long et néfaste de l’Etat fédéral”, a déclaré le président républicain sur sa plateforme Truth Social, en vantant ses accomplissements en matière économique.Le Sénat devrait à présent voter sur ce nouveau texte dans la journée de vendredi.Mais puisque cette version est différente de celle approuvée auparavant par la Chambre, la proposition de loi va devoir faire la navette retour.Un vote à la chambre basse ne pourra pas avoir lieu avant lundi au plus tôt, et l’Etat fédéral se retrouvera donc bien à minuit vendredi en situation de “shutdown” partiel.- “Brutalité” -Le chef républicain de la Chambre, Mike Johnson, a déclaré que les députés s’attèleraient à la nouvelle version dès leur retour à Washington.”On s’y mettra tout de suite”, a-t-il déclaré à des journalistes à l’avant-première à Washington du film “Melania”, produit par la Première dame.La semaine dernière, le texte semblait se diriger vers une adoption au Sénat avant la date limite du 31 janvier, mais les événements de samedi dernier à Minneapolis ont changé la donne.Les décès de Renee Good et d’Alex Pretti, tous deux tués par balle par des agents fédéraux à quelques semaines d’intervalle dans cette métropole du nord des Etats-Unis, ont provoqué un mouvement d’indignation au sein de la classe politique.De nombreux élus démocrates ont appelé à ce que des garde-fous soient instaurés sur la manière dont l’ICE opère, et ont dit refuser de voter tout budget pour le DHS — son ministère de tutelle — tant que l’administration Trump ne revoit pas sa politique en la matière.Qualifiant l’action des agents fédéraux de “brutalité soutenue par l’Etat”, le chef des démocrates au Sénat a appelé jeudi à des réformes, notamment à la fin des “patrouilles volantes”.”Ce n’est pas ça l’Amérique”, a déclaré Chuck Schumer dans l’hémicycle, qualifiant les agents de l’ICE de “voyous arpentant nos rues”.- 43 jours -En raison des règles en vigueur au Sénat, 60 voix sur 100 sont nécessaires pour adopter un texte budgétaire, et les républicains, même s’ils disposent de la majorité, ont donc besoin de l’appui de plusieurs élus de l’opposition pour adopter leur proposition de budget.Si un “shutdown” semble désormais inévitable vendredi soir, les Etats-Unis ne connaîtront probablement pas une répétition du blocage d’octobre et novembre dernier — le plus long de l’histoire des Etats-Unis — lorsque républicains et démocrates avaient bataillé pendant 43 jours sur la question de subventions d’assurance santé.Des centaines de milliers de fonctionnaires avaient alors été mis au chômage technique, tandis que d’autres aux missions considérées comme essentielles (contrôleurs aériens, policiers, militaires…) avaient dû continuer à travailler. Mais tous avaient dû attendre la fin de la paralysie budgétaire pour recevoir leurs salaires.Le dernier “shutdown” n’avait pris fin qu’avec la décision de quelques sénateurs démocrates de voter pour un texte budgétaire concocté par les républicains, en échange de promesses de concessions sur ces subventions. Leur décision avait été fortement critiquée à l’époque par de nombreux sympathisants démocrates, qui souhaitent voir une opposition plus vigoureuse face à Donald Trump et aux républicains au Congrès.

Pioneer African Olympic skier returns to Sarajevo slopes for documentaryFri, 30 Jan 2026 05:49:59 GMT

In 1984, Lamine Gueye carved out a piece of Olympic history in Sarajevo by becoming the first Black African to compete in the Winter Games.More than four decades later, he strapped on his skis and returned to the same slopes for a new documentary about the Senegalese sportsman and his legacy.A few weeks before the …

Pioneer African Olympic skier returns to Sarajevo slopes for documentaryFri, 30 Jan 2026 05:49:59 GMT Read More »

Trump threatens tariffs on nations selling oil to Cuba

US President Donald Trump signed an executive order Thursday threatening to impose additional tariffs on countries that sell oil to Cuba, further increasing pressure on the communist-led island.The order did not specify the value of the tariffs or which countries would be targeted, leaving those determinations up to his secretary of commerce.Cuba, which has largely been under a US embargo since 1962, until recently received most of its oil from Venezuela.But the United States has moved to block the flow after removing Havana’s key ally Nicolas Maduro from power and effectively seizing control of Venezuelan oil exports.Following the Venezuela operation, Trump vowed to completely cut off oil and money going to Cuba.”I strongly suggest they make a deal, BEFORE IT IS TOO LATE,” he threatened in a social media post.The United States has been mum on what kind of deal it is seeking with the island’s communist government.Havana’s foreign minister Bruno Rodriguez on Thursday called the latest move in a post on X a “brutal act of aggression against Cuba and its people, who for more than 65 years have been subjected to the longest and cruelest economic blockade ever imposed.”The order signed Thursday threatens added tariffs on any “country that directly or indirectly sells or otherwise provides any oil to Cuba.”The order invokes the International Emergency Economic Powers Act (IEEPA) and calls the Cuban government an “extraordinary threat” to US national security.Other tariffs invoked under the IEEPA are currently being challenged at the Supreme Court.Declaring a “national emergency” related to Cuba, Trump made similar claims to those made against Venezuela, such as providing support nations hostile to the United States.”The regime aligns itself with — and provides support for — numerous hostile countries, transnational terrorist groups, and malign actors adverse to the United States,” including Russia, China, and Iran, as well as the militant groups Hamas and Hezbollah, the order said.The pressure comes as the communist island is in the throes of its worst economic crisis in decades, marked by recurring power outages of up to 20 hours a day and shortages of food and medicine that have created a mass exodus of Cubans.US neighbor Mexico has become a significant provider oil to Cuba, though media reports have suggested that flows could be slowing under pressure from Trump.Speaking at a press conference earlier this week, Mexican President Claudia Sheinbaum would neither confirm or deny the reports, but said Mexico would “continue to show solidarity” with Cuba.

Les Etats-Unis vers une paralysie budgétaire, la police de l’immigration au coeur du débat

Trois mois après le dernier “shutdown”, les Etats-Unis se retrouveront vendredi à minuit de nouveau en situation de paralysie budgétaire, même si un accord conclu jeudi entre la Maison Blanche et les démocrates devrait permettre d’éviter une crise de longue durée.Passée l’heure limite, plusieurs ministères verront leur financement à sec et devront mettre au chômage technique une partie de leurs fonctionnaires.Dans le contexte des opérations de la police de l’immigration (ICE) à Minneapolis, les démocrates refusaient d’adopter un nouveau budget pour le ministère de la Sécurité intérieure, le DHS, et demandaient au gouvernement de Donald Trump d’adopter des réformes pour l’ICE, jugée hors de contrôle.Mais ce “shutdown” pourrait être de courte durée, puisque Donald Trump a annoncé jeudi soir avoir trouvé un compromis avec les démocrates pour que ceux-ci adoptent cinq des six volets du texte budgétaire, tandis que la partie concernant le ministère de la Sécurité intérieure – et donc l’ICE – fera l’objet de nouvelles négociations au cours des deux prochaines semaines.”La seule chose qui puisse ralentir notre pays, c’est un autre +shutdown+ long et néfaste de l’Etat fédéral”, a déclaré le président républicain sur sa plateforme Truth Social, en vantant ses accomplissements en matière économique.Le Sénat devrait à présent voter sur ce nouveau texte dans la journée de vendredi.Mais puisque cette version est différente de celle approuvée auparavant par la Chambre, la proposition de loi va devoir faire la navette retour.Un vote à la chambre basse ne pourra pas avoir lieu avant lundi au plus tôt, et l’Etat fédéral se retrouvera donc bien à minuit vendredi en situation de “shutdown” partiel.- “Brutalité” -Le chef républicain de la Chambre, Mike Johnson, a déclaré que les députés s’attèleraient à la nouvelle version dès leur retour à Washington.”On s’y mettra tout de suite”, a-t-il déclaré à des journalistes à l’avant-première à Washington du film “Melania”, produit par la Première dame.La semaine dernière, le texte semblait se diriger vers une adoption au Sénat avant la date limite du 31 janvier, mais les événements de samedi dernier à Minneapolis ont changé la donne.Les décès de Renee Good et d’Alex Pretti, tous deux tués par balle par des agents fédéraux à quelques semaines d’intervalle dans cette métropole du nord des Etats-Unis, ont provoqué un mouvement d’indignation au sein de la classe politique.De nombreux élus démocrates ont appelé à ce que des garde-fous soient instaurés sur la manière dont l’ICE opère, et ont dit refuser de voter tout budget pour le DHS — son ministère de tutelle — tant que l’administration Trump ne revoit pas sa politique en la matière.Qualifiant l’action des agents fédéraux de “brutalité soutenue par l’Etat”, le chef des démocrates au Sénat a appelé jeudi à des réformes, notamment à la fin des “patrouilles volantes”.”Ce n’est pas ça l’Amérique”, a déclaré Chuck Schumer dans l’hémicycle, qualifiant les agents de l’ICE de “voyous arpentant nos rues”.- 43 jours -En raison des règles en vigueur au Sénat, 60 voix sur 100 sont nécessaires pour adopter un texte budgétaire, et les républicains, même s’ils disposent de la majorité, ont donc besoin de l’appui de plusieurs élus de l’opposition pour adopter leur proposition de budget.Si un “shutdown” semble désormais inévitable vendredi soir, les Etats-Unis ne connaîtront probablement pas une répétition du blocage d’octobre et novembre dernier — le plus long de l’histoire des Etats-Unis — lorsque républicains et démocrates avaient bataillé pendant 43 jours sur la question de subventions d’assurance santé.Des centaines de milliers de fonctionnaires avaient alors été mis au chômage technique, tandis que d’autres aux missions considérées comme essentielles (contrôleurs aériens, policiers, militaires…) avaient dû continuer à travailler. Mais tous avaient dû attendre la fin de la paralysie budgétaire pour recevoir leurs salaires.Le dernier “shutdown” n’avait pris fin qu’avec la décision de quelques sénateurs démocrates de voter pour un texte budgétaire concocté par les républicains, en échange de promesses de concessions sur ces subventions. Leur décision avait été fortement critiquée à l’époque par de nombreux sympathisants démocrates, qui souhaitent voir une opposition plus vigoureuse face à Donald Trump et aux républicains au Congrès.

US Senate rejects vote to avert government shutdown

A US government shutdown looked inevitable Thursday after Senate Democrats blocked a key vote to keep departments funded, escalating a standoff with the White House over President Donald Trump’s hardline immigration crackdown following the fatal shooting of two protesters.The failed vote stalled a six-bill spending package that would fund more than three-quarters of the federal government, and a partial shutdown is set to begin after midnight Saturday.Senators were expected to hold a second vote on a revised package, but even a successful outcome would still require approval by the House of Representatives, which is not due back from recess until Monday — more than two days after the Friday night deadline.Under congressional rules, identical bill texts must pass both the House and Senate before they can become law.It will be the second government stoppage since Trump took office a year ago, although hopes were high that it could be limited to the weekend, unlike last summer’s record-breaking 43-day closure.Democrats had been clear that they intended to block the six-bill package unless funding for the Department of Homeland Security (DHS) is separated out and renegotiated to impose new guardrails on Immigration and Customs Enforcement (ICE), the most heavily funded federal law-enforcement agency.”What ICE is doing is state-sanctioned thuggery and it must stop. And Congress has the authority — and the moral obligation — to act,” Senate Democratic Minority Leader Chuck Schumer said.Schumer later announced that the White House had agreed to a temporary framework addressing Democrats’ demands on the DHS bill, though US media reported that a vote on the deal had been delayed until Friday.Trump urged lawmakers from both parties to back the agreement, calling for a “very much needed Bipartisan ‘YES’ Vote” in a social media post endorsing the proposal.A prolonged shutdown would likely place hundreds of thousands of federal employees on leave or force them to work without pay, with economic disruption spreading well beyond Washington.The confrontation has been fueled by outrage over immigration enforcement, a dispute carrying especially high political stakes in a midterm election year in which the entire House and roughly a third of the Senate are up for reelection.- Aggressive immigration crackdown -The immediate flashpoint came Saturday in Minneapolis, where Alex Pretti, an intensive care unit nurse monitoring and recording Trump’s deportation operation, was shot dead by federal border agents. The killing came just weeks after another activist, Renee Good, was fatally shot by immigration officers a few blocks away.The deaths shattered what had appeared to be a fragile bipartisan funding truce, refocusing congressional debate on the conduct of immigration agents operating under Trump’s crackdown.Democrats say they are prepared to pass the remaining five spending bills immediately — covering various departments including defense, health, education, transportation and financial services.But they are asking for a rewrite of the DHS bill to mandate an end to roving ICE patrols, tighter warrant requirements, a universal use-of-force code, a ban on officers wearing masks, mandatory body cameras and visible identification.None of those requirements are addressed in the White House agreement, which instead gives lawmakers two weeks to rewrite the Homeland Security funding bill before the department faces its own shutdown.Lawmakers from both parties have warned that a lapse in DHS funding could have serious consequences for agencies such as the Federal Emergency Management Agency as severe winter weather grips huge swaths of the country.

Trump’s new Minneapolis point man vows ‘smarter’ operation

Donald Trump’s “border czar” said Thursday that some federal agents could be withdrawn from Minneapolis, the northern US city that has become the flashpoint for the president’s immigration crackdown.The Trump administration, facing a public backlash over the shooting deaths of two Americans by federal agents in Minneapolis, also eased immigration operations in the northeastern state of Maine.Tom Homan vowed at a press conference in Minneapolis to press on with the immigration crackdown in the city, but said more cooperation could lead to a reduction in the number of federal agents there.”We are not surrendering our mission at all. We’re just doing it smarter,” Homan said. “President Trump wants this fixed. And I’m going to fix it.”Minneapolis has been gripped by weeks of demonstrations against the roundup of immigrants by masked and heavily armed federal agents.Minneapolis Mayor Jacob Frey, speaking to a conference of US mayors in Washington on Thursday, likened it to an “invasion.””People’s constitutional rights have been trampled,” he said. “Discrimination takes place only on the basis of ‘Are you Somali?’ ‘Are you Latino?’ or ‘Are you Southeast Asian?'””It’s not how we operate in America.”Trump held a cabinet meeting Thursday, but the Minnesota unrest did not come up while reporters were in the room, and he did not call on Homeland Security chief Kristi Noem when asking some officials to give remarks.Trump sent Homan to Minnesota to take control of immigration operations there with orders to report directly to him, effectively sidelining Noem.Homan’s appointment showed the administration was “pivoting,” Cass, a 43-year-old freelance medical professional in Minneapolis who did not wish to provide a surname, told AFP.”Just because one’s older and bigger doesn’t mean that it’s not as scary. It’s just now we’ve got somebody with better self-regulation.”The political battle has landed in Congress, with a potential government funding shutdown looming after Senate Democrats rejected a procedural vote to express anger over the killing of the two protesters in Minnesota.Democrats had vowed to block the measure unless funding for the Department of Homeland Security is renegotiated to include guardrails on ICE.- ‘Improvements’ needed -Homan struck a conciliatory tone at his first press conference, saying “certain improvements could and should be made,” a marked difference from the Border Patrol commander who previously headed the mission and has been removed.The border chief urged Minnesotans to avoid “hateful rhetoric” against federal immigration officers.Homan said his staff was “working on a drawdown plan” for some of the more than 3,000 federal agents who have been taking part in “Operation Metro Surge.”One such measure, for example, would be notifying ICE agents about the release dates of incarcerated migrants considered “criminal public safety risks” so they can be detained by the agency, he said.”This is commonsense cooperation that allows us to draw down on the number of people we have here.”Steven Gagner, a 41-year-old jewelry designer and “citizen observer” in Minneapolis, was skeptical about the drawdown.”This administration has proven time and time again that they just lie to us and they do not really hold themselves or anyone else accountable,” he told AFP.- Conduct warning -The two agents involved in Saturday’s shooting have been placed on leave, and Homan said any federal agents who breach standards of conduct “will be dealt with.”Trump has scrambled to stem outrage over the killings of Good and Pretti, saying earlier this week that he wanted to “de-escalate a little bit” in Minneapolis.But the Republican president has not let up on his attacks on Somali-born Minnesota congresswoman Ilhan Omar, even going so far as to suggest she may have staged an attack on Tuesday, when a man sprayed her with a liquid while she gave a speech.The man, Anthony Kazmierczak, faces state and federal assault charges for using a syringe to spray what appeared to be apple cider vinegar on the Democratic representative.