Le pouvoir syrien maître d’Alep après avoir délogé les Kurdes

Le gouvernement syrien s’est assuré dimanche le contrôle d’Alep, grande ville du nord du pays, après des jours de combats meurtriers dans les quartiers kurdes et l’évacuation de centaines de combattants kurdes vers les zones autonomes gérées par cette minorité.Ces affrontements, les plus violents dans la deuxième ville syrienne depuis la chute du président Bachar al-Assad en décembre 2024, viennent fragiliser le précaire processus de transition dans un pays meurtri par près de 14 ans de guerre civile.Ils interviennent alors que les négociations pour mettre en oeuvre un accord conclu en mars 2025, visant à intégrer les institutions civiles et militaires de l’administration autonome kurde au sein de l’Etat syrien, sont dans l’impasse.Après avoir refusé pendant de longues heures de se rendre, les combattants kurdes retranchés dans leur dernier bastion de Cheikh Maqsoud ont finalement quitté Alep dans la nuit, embarquant dans des cars en direction du nord-est.Au total, les forces syriennes ont évacué 419 combattants dont 59 blessés, a indiqué un responsable du ministère de l’Intérieur à l’AFP, sous couvert d’anonymat, ainsi que “des personnes tuées” dont il n’a pas précisé le nombre.- Voeux de vengeance -A six heures de route de là, dans la ville kurde de Qamichli (nord-est), des centaines de personnes ont accueilli les combattants avec colère et des promesses de vengeance, selon une équipe de l’AFP sur place.”Nous vengerons Cheikh Maqsoud, nous vengerons nos martyrs”, a lancé Oum Dalil, une femme de 55 ans. Dans la foule, des slogans contre le président syrien Ahmad al-Chareh et son image barrée d’une grande croix, tout comme celle de l’ennemi juré turc, représenté par son ministre des Affaires étrangères Hakan Fidan.L’émissaire américain Tom Barrack était aussi ciblé après avoir rencontré la veille M. Chareh à Damas et lancé un appel à la “retenue” et à la fin des hostilités.Outre ces hommes évacués, 300 autres Kurdes ont été arrêtés à Alep, selon le responsable du ministère qui n’a pas donné de détail sur leur identité. Samedi, un correspondant de l’AFP avait vu plusieurs dizaines de jeunes gens, en civil, assis par terre, sous la garde des forces syriennes, avant d’être conduits sous escorte dans des cars à la destination inconnue.Les combats qui avaient éclaté le 6 janvier ont fait au moins 24 morts et 129 blessés, et provoqué le déplacement d’environ 155.000 personnes, selon les autorités.L’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH), une ONG disposant d’un vaste réseau de sources dans le pays, a fait état d’un bilan plus élevé de 45 civils tués et de 60 morts parmi les forces armées des deux côtés.Il a aussi dénoncé des “exécutions sur le terrain” et des corps brûlés à Cheikh Maqsoud par les forces gouvernementales, mais l’AFP n’a pas été en mesure de vérifier ces informations.- “Maisons pillées” -Dans le quartier d’Achrafieh, premier des deux bastions kurdes à être tombé aux mains de l’armée, des habitants portant sacs et couvertures ont pu dimanche rentrer chez eux après une fouille des forces de sécurité, a constaté un correspondant de l’AFP.”Nous avons trouvé des trous dans les murs et nos maisons ont été pillées”, déplore Yahya al-Soufi, un vendeur de vêtements de 49 ans. “Maintenant que le calme est revenu, nous allons faire des réparations et rétablir l’eau et l’électricité”, dit-il. L’autre quartier de Cheikh Maqsoud, qui a connu les plus violents combats, reste pour l’heure interdit d’accès. Les combats d’Alep ont rappelé aux habitants les années de la guerre civile, lorsque de violents affrontements avaient opposé la partie est, aux mains des rebelles, au secteur ouest tenu par les forces gouvernementales.L’armée avait pris le contrôle de toute la ville en décembre 2016, forçant les opposants et leurs familles à évacuer vers ce qui était alors le réduit rebelle d’Idleb dans le nord-ouest.Depuis la chute de Bachar al-Assad, le pouvoir islamiste s’est engagé à protéger les minorités. Mais les combats d’Alep sont le troisième épisode de violences avec des minorités, après des massacres d’alaouites sur la côte en mars et des combats avec les druzes dans le sud en juillet.Les Kurdes, qui ont tiré profit du chaos de la guerre civile (2011-2024) pour s’emparer de vastes territoires du nord et nord-est de la Syrie – incluant champs pétroliers et gaziers – réclament notamment un système de gouvernance décentralisé, ce que rejette Damas.

Philippines: l’espoir de retrouver des survivants de l’effondrement d’une décharge s’amenuise

L’espoir de retrouver des survivants s’amenuise dimanche aux Philippines après l’effondrement d’une décharge géante qui a fait au moins sept morts, des dizaines de personnes restant ensevelies sous une montagne d’ordures.La découverte d’un corps dimanche a porté le nombre de morts confirmés à sept, avec au moins 29 personnes toujours portées disparues 72 heures après …

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Italie: Maignan veut rester, assure le directeur sportif de l’AC Milan

Mike Maignan veut rester à l’AC Milan, a assuré dimanche le directeur sportif du club lombard, interrogé sur les informations de la presse italienne selon lesquelles le gardien de l’équipe de France serait sur le point de prolonger son contrat jusqu’en 2030.”Notre rapport avec Mike est extraordinaire, le projet Milan lui plaît et il veut rester”, a déclaré Igli Tare avant le match de la 20e journée du Championnat d’Italie contre la Fiorentina.”J’ai confiance, à la fin, le bon sens va prévaloir, Mike est une pièce importante dans notre projet”, a-t-il poursuivi.Selon notamment la Gazzetta dello Sport, Maignan, 30 ans, devrait prolonger bientôt avec l’AC Milan, son club depuis 2021, jusqu’en 2030 en doublant son salaire annuel qui dépassera les 5 millions d’euros.Après une saison 2024-25 difficile conclue à la 8e place du Championnat d’Italie, l’AC Milan est 2e de la Serie A, à trois points de son grand rival, l’Inter.Maignan est l’une des raisons de ce renouveau orchestré par Massimiliano Allegri, avec notamment deux pénaltys arrêtés ces dernières semaines.Formé au Paris SG et passé par Lille, Maignan était l’été dernier en contacts avancés avec Chelsea, mais le club londonien et le Milan n’étaient pas parvenus à se mettre d’accord.Igli Tare a également abordé le cas d’un autre Français de son effectif, Christopher Nkunku, arrivé l’été dernier en provenance de Chelsea pour 37 millions d’euros, qui a inscrit son premier but en Serie A seulement fin décembre.”C’est un joueur du Milan et nous sommes contents qu’il le soit encore”, a insisté le dirigeant.

Benin heads to polls a month after foiled coup attemptSun, 11 Jan 2026 14:09:45 GMT

Benin voted Sunday in parliamentary and local elections, just one month after a failed coup plot shook the west African country and three months ahead of presidential polls.President Patrice Talon’s ruling coalition is expected to strengthen its already powerful hand in the elections, with the main opposition Democrats party barred from the local polls.The elections …

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Plusieurs centaines de médecins libéraux s’exilent symboliquement en Belgique

Plusieurs centaines de médecins libéraux de bloc opératoire (anesthésistes, chirurgiens, obstétrique) sont partis dimanche de Paris pour un exil symbolique de trois jours à Bruxelles afin de protester contre la politique de santé du gouvernement.“On souhaite que le gouvernement arrête de taper sur la médecine libérale”, a déclaré Philippe Cuq président de l’organisation Le Bloc, peu de temps avant qu’une vingtaine de bus ne quitte la porte Dauphine à Paris pour la capitale belge avec les médecins à leur bord.À Bruxelles, “nous allons travailler pour préparer une dizaine de propositions que nous voulons remettre au Premier ministre à notre retour”, a-t-il dit devant la presse.“Nous attendons un rendez-vous” avec Sébastien Lecornu, a-t-il précisé, estimant que le chef du gouvernement “s’occupe des agriculteurs qui nourrissent les Français, mais nous nous soignons les Français”.Selon le Dr. Cuq, “1.936 médecins s’étaient inscrits” pour cet exil symbolique, mais “plusieurs centaines d’entre eux ont été réquisitionnés” par les autorités.Cette opération s’inscrit plus largement dans un contexte de grève des médecins libéraux. La quasi totalité des organisations a appelé à la grève entre le 5 et le 15 janvier.Elles dénoncent des “politiques qui les piétinent”, dont un budget de la Sécurité sociale jugé insuffisant, une limitation des prescriptions d’arrêt de travail, ou des mesures permettant de contourner les négociations conventionnelles entre la profession et l’Assurance maladie.Samedi, plusieurs milliers de médecins – 20.000 personnes, d’après les organisateurs, 5.000 selon la préfecture de police – ont défilé à Paris pour dénoncer une “dérive autoritaire” qui menace selon eux leur “liberté d’exercice”, appelant M. Lecornu à leur “faire des propositions”.

Germany’s Merz heads to India to bolster trade, security ties

German Chancellor Friedrich Merz left for India on Sunday for a visit to bolster economic and security ties between the top EU economy and the Asian population giant.Both Berlin and New Delhi face a turbulent world order and a set of economic and geopolitical challenges from the world’s two largest economies, the United States and China.Merz’s visit from Monday — his first to an Asian country since he took office last May — comes two weeks ahead of a planned EU-India summit and as India and the bloc are working on a free trade agreement.”This agreement is envisioned not just as a trade deal, but as a comprehensive partnership that addresses modern economic realities,” India’s commerce ministry said on Friday.During Merz’s two-day visit, Prime Minister Narendra Modi will host him in Ahmedabad, in the premier’s western home state of Gujarat, before Merz travels to the southern technology hub of Bengaluru.The two leaders will attend a traditional kite festival and visit the Sabarmati Ashram, the spiritual retreat where Mahatma Gandhi, the leader of the Indian independence struggle, lived for many years.That Merz chose India for his first trip to Asia as chancellor “demonstrates how India, the world’s largest democracy, is an important strategic partner for Germany,” a government spokesman said on Friday in Berlin.European Commission President Ursula von der Leyen and European Council President Antonio Costa will be in New Delhi on January 26 for India’s annual Republic Day parade.- Submarine deal in the works -For India and Germany, security links could also be bolstered by a potential deal for German’s Thyssenkrupp Marine Systems to build six submarines for the Indian Navy in a partnership with Indian state-run Mazagon Dock Shipbuilders.That deal remains under negotiation, but would allow India to replace its ageing fleet of Russian-built submarines and likely include technology transfer provisions that would help build up its domestic defence industry.According to informed sources, the contract is not expected to be signed during the chancellor’s visit, but it should help move the discussions forward.Merz will be accompanied by a large business delegation, including executives from corporate giants such as Siemens and Airbus.”One of the main objectives of this trip is to deepen economic relations with India,” a German government official said.For Germany’s exporters, India and its 1.4 billion inhabitants represent significant opportunities, with a bilateral trade volume of almost 50 billion euros.Sales have slumped in China, and German firms now face fierce global competition from Chinese rivals in many industries.German-Chinese relations have also become strained, with Beijing limiting supplies of semiconductors and some rare earth elements.”German foreign trade is looking for growth markets, and India is precisely that,” said Florian Wenke of the state-run agency Germany Trade & Invest.- Skilled labour and students -In India, high US tariffs are creating uncertainty and the country is also re-evaluating its stance towards China, said economist Samina Sultan from the German Economic Institute.”This is certainly a time when India is striving to expand trade relations, such as with Germany or with Europe as a whole,” Sultan said.India offers potential growth markets for German green energy technology and defence exports, Sultan said, with India interested in broader partnerships “so as not to become so dependent on Russia, China or even the USA”.Jan Noether, head of the Indo-German Chamber of Commerce, said the timing of Merz’s visit is “absolutely ideal” –- especially as an EU-India free trade agreement appears within reach.Discussions will also focus on the recruitment of skilled labour, according to the German government official.With ageing Germany facing a chronic labour shortage, its companies have long relied on skilled Indian personnel, particularly in the IT sector. Germany is also looking to recruit more workers in the healthcare sector from India.German universities are also a popular destination for Indian students, and Merz and Modi are expected to discuss mobility rules for workers and students as well as cooperation on research.

Salah and fellow stars aim to deny Morocco as AFCON reaches semi-final stageSun, 11 Jan 2026 12:41:02 GMT

The Africa Cup of Nations has reached the semi-final stage and a tournament devoid of shocks now offers up two mouthwatering ties with hosts Morocco looking to see off the challenges of their fellow continental heavyweights.Mohamed Salah’s Egypt, Victor Osimhen’s Nigeria and Sadio Mane’s Senegal all remain in contention to win the trophy in Rabat …

Salah and fellow stars aim to deny Morocco as AFCON reaches semi-final stageSun, 11 Jan 2026 12:41:02 GMT Read More »