Procès requis contre le plasticien Claude Lévêque pour viols sur mineurs
Le parquet de Bobigny a requis un procès devant la cour criminelle de Seine-Saint-Denis contre l’artiste plasticien Claude Lévêque, suspecté de viols et agressions sexuelles sur trois mineurs, a indiqué jeudi soir le ministère public à l’AFP, confirmant une information du journal Libération.A l’issue de l’instruction, ouverte au printemps 2019, “trois victimes, mineures au moment des faits, sont donc retenues”, annonce le parquet. Il précise que les faits de viols sur mineur de 15 ans, viols sur mineur par personne ayant autorité et agressions sexuelles sur mineur de 15 ans par personne ayant autorité se seraient produits sur une période de près de 20 ans, entre 1989 et 2007.”Pour cinq autres victimes, les faits sont prescrits,” signale le parquet.Âgé aujourd’hui de 72 ans, Claude Lévêque avait été mis en examen et placé sous contrôle judiciaire en 2023.C’est une plainte du sculpteur Laurent Foulon qui provoque l’ouverture d’une enquête.Dans les colonnes du quotidien Le Monde, il a raconté avoir été violé par le plasticien dès l’âge de 10 ans et jusqu’à ses 17 ans, au milieu des années 1980. Il a signalé ces agissements dans une lettre adressée à la procureure de la République de Bobigny en février 2019.Les faits le concernant sont prescrits mais deux frères, originaires de la Nièvre qui connaissent Claude Lévêque depuis leur enfance ont été identifiés comme victimes. L’artiste avait été le témoin de mariage de leurs parents.Les deux frères “attendent beaucoup de ce procès,” a commenté jeudi auprès de l’AFP Me Anastasia Pitchouguina, ajoutant que ses clients “ont besoin d’être reconnus aussi dans leur statut de victime par une décision de justice.”L’avocate de la fratrie a salué le travail d’instruction, “avec beaucoup de monde qui a été entendu, ce qui a permis de dresser un peu le maillage du système Lévêque.” Au cours de leurs auditions, l’un de ses deux clients a évoqué des relations sexuelles entre l’âge de 13 et 16 ans, entre 1997 et 2000. Il dit avoir été “été masturbé” à plusieurs reprises par Claude Lévêque, selon les précisions d’un article du Monde publié en 2023.Son frère aurait subi ses premiers viols par sodomie lorsqu’il était âgé de 10-11 ans.Lors de l’ouverture d’enquête, le plasticien avait pointé des “accusations graves” et dénoncé des “propos diffamatoires et calomnieux soutenus par Laurent Foulon”, estimant que ce dernier faisait preuve d’un “acharnement incessant” envers lui, dans un communiqué transmis à l’AFP par son ancien avocat, Emmanuel Pierrat.Figure à la mode des avant-gardes de la fin des années 1970, l’artiste libertaire est connu pour ses installations, aux thèmes souvent provocateurs.
Trump says no pardon for Sean ‘Diddy’ Combs
Sean “Diddy” Combs, who is serving a four-year prison sentence for prostitution-related crimes, has asked Donald Trump for a pardon, but the US president said he does not plan to grant clemency to the hip-hop star.Trump, in an interview with The New York Times published Thursday, also said he does not plan to issue pardons to several other high-profile individuals, including deposed Venezuelan leader Nicolas Maduro.The 56-year-old Combs was convicted last July of two counts of transporting people across state lines for prostitution. A jury acquitted the music mogul of the most serious charges — sex trafficking and racketeering.Trump told the Times during Wednesday’s interview that Combs had sent him a letter asking for a pardon but he was not inclined to grant it.Asked about pardoning Maduro, who was seized by US forces over the weekend and is facing drug trafficking charges, Trump said: “No, I don’t see that.”In November, Trump pardoned Honduran ex-president Juan Orlando Hernandez, who was serving a 45-year sentence after being convicted of drug trafficking.Trump also said he did not plan to issue pardons to disgraced crypto tycoon Sam Bankman-Fried, who is serving a 25-year prison sentence, and former Democratic senator Robert Menendez, who is serving an 11-year sentence for accepting bribes.The Times said the Republican president was also asked whether he would consider pardoning Derek Chauvin, the white Minneapolis police officer convicted of the 2020 murder of George Floyd, whose death sparked nationwide racial justice protests.”I haven’t been asked about it,” Trump said.On the day of his inauguration Trump pardoned more than 1,500 people who had been convicted or were facing charges for involvement in the January 6, 2021 attack on the US Capitol by his supporters.He has carried out a slew of other pardons since then of other loyalists.
L’écrivain Boualem Sansal candidat à l’Académie française
L’écrivain franco-algérien Boualem Sansal est officiellement candidat à l’Académie française, deux mois après sa libération de prison en Algérie, a indiqué jeudi cette institution.Boualem Sansal est ainsi prétendant au fauteuil de Jean-Denis Bredin, décédé en 2021. Sa candidature pour devenir un “immortel”, du nom des membres de l’Académie, a été révélée par le Figaro.L’élection aura lieu le 29 janvier prochain.Parmi les autres candidats figure notamment le poète belge Philippe Leuckx.Un premier vote pour ce fauteuil avait eu lieu le 11 décembre mais aucun candidat n’avait obtenu la majorité.Début décembre, l’Académie française avait honoré Boualem Sansal lors d’une cérémonie pendant laquelle il avait reçu le prix mondial Cino del Duca, qui lui avait été décerné au printemps pour l’ensemble de son œuvre.Incarcéré pendant près d’un an pour certaines prises de position sur son pays natal, Boualem Sansal, 81 ans, a retrouvé la liberté le 12 novembre après avoir été gracié par le président algérien Abdelmadjid Tebboune.Il avait reçu en 2015 le grand prix du roman de l’Académie française pour “2084”, inspiré du chef-d’oeuvre de George Orwell “1984”, ex aequo avec Hédi Kaddour.En novembre, l’Académie avait élu deux nouveaux entrants, les écrivains Florian Zeller et Eric Neuhoff, totalisant ainsi 35 membres sur les 40 fauteuils d'”immortels”. Fondée en 1635 par Richelieu, l’Académie a comme mission de “donner des règles certaines à notre langue et à la rendre pure, éloquente et capable de traiter les arts et les sciences”. Elle rédige un dictionnaire et se prononce sur des règles orthographiques.
Trophée des champions: Paris encore, mais l’OM est passé tout près
Mené 2-1 par l’OM à quelques secondes de la fin, le Paris SG est parvenu à égaliser puis à s’imposer aux tirs au but pour ajouter un nouveau titre à son impressionnante collection, le Trophée des champions disputé jeudi au Koweït.Marseille avait pourtant tout renversé. Menés après l’ouverture du score d’Ousmane Dembélé (1-0, 14e), les hommes de Roberto De Zerbi avaient égalisé sur un penalty obtenu et transformé par Mason Greenwood (76e, 1-1) avant de prendre l’avantage grâce à un but contre son camp de Pacho (2-1, 87e).Courageux et cohérents face aux insatiables champions d’Europe, les Marseillais n’auraient donc vraiment pas volé ce titre après lequel ils courent toujours, désormais depuis près de 14 ans. Mais dans les derniers instants, ils ont craqué et Paris de son côté n’a jamais renoncé, ce n’est pas le genre de la maison. Après quatre des six minutes de temps additionnel, alors que tout le staff et les remplaçants de l’OM étaient prêts à exulter, tout le PSG s’est en effet rué à l’attaque et Gonçalo Ramos a marqué sur une jolie remise de Bradley Barcola de la tête.Ensuite, la séance de tirs au but, nouvelle spécialité parisienne depuis quelques mois (cinq victoires consécutives), avait des airs d’inéluctable. Lucas Chevalier, protagoniste majeur de ce match, a sorti les frappes de Matt O’Riley et Hamed Traoré, alors que Geronimo Rulli n’a pu que toucher celles de Vitinha et Nuno Mendes. – Dembélé frappe le premier -Et c’est finalement Désiré Doué qui a conclu la partie, offrant au PSG un nouveau titre et au capitaine Marquinhos une nouvelle coupe à soulever, prolongeant au passage l’interminable disette du vieux rival.Le club de la capitale avait raflé six titres en 2025, en voilà un premier en 2026. Quant au Trophée des champions, c’est la 14e fois qu’il finit dans la vaste vitrine parisienne, la 12e lors des 13 dernières éditions.Le dernier trophée en date a donc été glané au Koweït, un choix qui n’avait pas fait que des heureux. Mais même sans les ultras des deux camps, le stade Jaber al-Ahmad était finalement bien rempli, avec plus de 50.000 spectateurs, très majoritairement en faveur du PSG.Et ils ont vu un très bon match de football, car l’OM, vainqueur de la première manche au mois de septembre en championnat, a vraiment donné du fil à retordre aux champions d’Europe parisiens, régulièrement sauvés par Chevalier.Mais c’est le Ballon d’Or Dembélé, acclamé par le public, qui a frappé le premier. Sur le coup, le gardien marseillais Rulli, qui ne traverse pas une période très faste, a mis Facundo Medina dans la difficulté, qui a lui-même donné un ballon compliqué à Igor Paixao. Vitinha en a profité pour intercepter et, sans contrôle, servir Dembélé, qui a conclu en finesse (1-0, 14e).- cruel pour l’OM -Tout au long de la partie, les Marseillais ont ensuite rivalisé avec Marquinhos et ses partenaires, manquant simplement un peu de justesse par moments, comme quand Chevalier, encore, a dû sortir un double arrêt décisif devant Paixao et Benjamin Pavard (60e).Paris a été dangereux, tout de même, comme sur cette jolie frappe de Doué (62e) qui a touché le poteau et, plus généralement, par sa maîtrise technique et du tempo.Mais c’est justement quand l’OM semblait commencer à avoir du mal à se dépêtrer du pressing adverse qu’il a trouvé la faille. A un quart d’heure de la fin, Greenwood a donc été accroché par Chevalier et a transformé lui-même le penalty (1-1). La pression de Pierre-Emerick Aubameyang sur Pacho a ensuite obligé l’Equatorien à tromper son propre gardien (2-1, 87e). On connaît la suite. L’OM y a cru, très fort, sans doute plus fort que jamais lors des 14 dernières années. Mais le PSG est un ogre, impitoyable et jamais rassasié, et il a gagné. Encore.
Moscou rejette le plan européen de déploiement d’une force multinationale en Ukraine
La Russie a torpillé jeudi le plan européen prévoyant le déploiement d’une force multinationale composée de plusieurs milliers de soldats en Ukraine après la fin de la guerre, avertissant que toute présence militaire occidentale dans ce pays constituerait pour Moscou une “cible légitime”.L’armée russe continue parallèlement de bombarder l’Ukraine, ciblant notamment ses infrastructures énergétiques : …
Moscou rejette le plan européen de déploiement d’une force multinationale en Ukraine Read More »
Lula met un frein aux espoirs de réduction de peine de Bolsonaro
Le président brésilien Lula a censuré jeudi une loi adoptée par le Parlement prévoyant une forte réduction de la durée de l’incarcération de son prédécesseur d’extrême droite Jair Bolsonaro, qui purge une peine de 27 ans de prison pour tentative de coup d’Etat.Les parlementaires pourraient toutefois avoir le dernier mot, ayant la prérogative d’annuler tout …
Lula met un frein aux espoirs de réduction de peine de Bolsonaro Read More »
Retrait des États-Unis: un “colossal but contre son camp”, regrette le chef de l’ONU Climat
Le chef de l’ONU Climat a critiqué jeudi la décision de Donald Trump de retirer les États-Unis d’un traité de référence sur le climat, qualifiant cette décision de “colossal but contre son camp”.Le président américain a lancé une nouvelle charge contre la diplomatie climatique, ordonnant le retrait des États-Unis d’un traité et du comité scientifique …
Iranians step up protests as death toll mounts, internet cut
Iranian protesters on Thursday stepped up their challenge to the clerical leadership with the biggest protests yet of nearly two weeks of rallies, as authorities cut internet access and the death toll from a crackdown mounted.The movement, which originated with a shutdown on the Tehran bazaar on December 28 after the rial currency plunged to record lows, has spread nationwide and is now being marked by larger-scale demonstrations, including in the capital.The protests have troubled the authorities under Ayatollah Ali Khamenei, already battling an economic crisis after years of sanctions and recovering from the June war against Israel.US President Donald Trump meanwhile threatened on Thursday to take severe action against Iran if its authorities “start killing people”, warning Washington would “hit them very hard”.That message came after rights groups accused Iranian security forces of shooting at demonstrators, with the Norway-based NGO Iran Human Rights on Thursday saying security forces had killed at least 45 protesters, including eight minors, since the demonstrations began.The NGO said Wednesday was the bloodiest day of demonstrations, with 13 protesters confirmed to have been killed. “The evidence shows that the scope of the crackdown is becoming more violent and more extensive every day,” said IHR director Mahmood Amiry-Moghaddam, adding that hundreds more have been wounded and more than 2,000 arrested.Iranian media and official statements have reported at least 21 people, including security forces, killed since the unrest began, according to an AFP tally. On Wednesday an Iranian police officer was killed west of Tehran trying “to control unrest”, the Fars news agency said.Despite the crackdown, protests were again taking place into the night Thursday. A large crowd was seen gathering on the vast Ayatollah Kashani Boulevard in the northwest of Tehran, according to social media images verified by AFP, while other images showed a crowd demonstrating in the western city of Abadan.As protests roiled cities across the country, online watchdog Netblocks said Thursday that “live metrics show Iran is now in the midst of a nationwide internet blackout”. – ‘Utmost restraint’ -With the protests now spreading across Iran, the US-based Human Rights Activists News Agency said rallies had taken place in 348 locations in all of Iran’s 31 provinces.Reza Pahlavi, the son of the shah ousted by the 1979 Islamic revolution and a key exiled opposition figure, urged more major protests on Thursday.Iraq-based Iranian Kurdish opposition parties called for a general strike on Thursday in Kurdish-populated areas in western Iran.The Hengaw rights group said the call had been widely followed in some 30 towns and cities, posting footage of shuttered shops in the western provinces of Ilam, Kermanshah and Lorestan.It accused authorities of firing on demonstrators in Kermanshah and the nearby town of Kamyaran to the north, injuring several protesters.IHR said a woman at a protest late Wednesday in Abadan was shot directly in the eye.Iran’s President Masoud Pezeshkian on Thursday called for “utmost restraint” in handling demonstrations, saying that “any violent or coercive behaviour should be avoided”.German Foreign Minister Johann Wadephul, meanwhile, condemned the “excessive use of force” against protesters.In a video verified by AFP, protesters in Kuhchenar in the southern Fars province were seen cheering overnight as they pulled down a statue of the former foreign operations commander of the Revolutionary Guards, Qassem Soleimani, who was killed in a US strike in January 2020.- ‘Unlawful force’ -Demonstrators are repeating slogans against the clerical leadership, including “Pahlavi will return” and “Seyyed Ali will be toppled”, in reference to Khamenei.The movement has also spread to higher education, with final exams Tehran’s major Amir Kabir university postponed for a week, according to ISNA news agency.The protests are the biggest in Iran since the protest wave in 2022-2023 sparked by the custody death of Mahsa Amini, who had been arrested for allegedly violating the strict dress code for women.Rights groups have also accused authorities of resorting to tactics including raiding hospitals to detain wounded protesters.”Iran’s security forces have injured and killed both protesters and bystanders,” said Amnesty International, accusing authorities of using “unlawful force”.








