Marine Le Pen à la barre au procès en appel des assistants parlementaires du FN

Une prestation capitale pour son destin politique: Marine Le Pen est appelée mardi à la barre au procès en appel à Paris des assistants parlementaires du Front national, où elle joue sa candidature à la présidentielle de 2027.Sous les grandioses boiseries de la première chambre du palais de justice, la leader d’extrême droite doit être interrogée mardi après-midi ainsi que toute la journée de mercredi par la cour présidée par la magistrate Michèle Agi, puis les représentants du parquet et les avocats des différentes parties prenantes.La justice reproche à Marine Le Pen, au Rassemblement national (alors appelé Front national) et à dix autres cadres d’avoir payé entre 2004 et 2016 des salariés du parti, qui traversait alors des difficultés financières en raison de mauvais résultats électoraux, avec de l’argent du Parlement européen.Sur les 25 condamnés en première instance, seule la moitié a fait appel.En déplacement à Marseille en fin de semaine dernière, Marine Le Pen a martelé être “engagée dans un combat pour (s)on innocence”, tout en soulignant ne pas vouloir plaider “devant la presse”.”Quand on fait appel, par définition, on est optimiste (…). Je veux conserver cet optimisme et cette conviction que la cour entendra les arguments que le tribunal n’a pas entendus”, a-t-elle déclaré lors d’une conférence de presse avec le député RN Franck Allisio, candidat à la mairie de Marseille.Le 31 mars, le tribunal correctionnel de Paris a déclaré Marine Le Pen coupable et l’a notamment condamnée à cinq ans d’inéligibilité avec exécution immédiate, l’empêchant en l’état de se présenter à la prochaine présidentielle. Un coup de tonnerre au moment où la candidate survolait les intentions de vote pour le premier tour.En première instance, les juges ont établi le préjudice économique du Parlement de Strasbourg à 3,2 millions d’euros, une fois déduit 1,1 million d’euros de fonds indûment versés mais déjà remboursés par une partie des prévenus.- Télescopage judiciaire -Au moment où l’extrême droite a le vent en poupe, avec le nombre sans précédent de 120 députés RN à l’Assemblée, Marine Le Pen, rattrapée par les pratiques des années de vaches maigres du parti, pourrait voir sa quatrième candidature à l’élection présidentielle empêchée par la justice et devoir céder la place à son poulain Jordan Bardella.Lors de sa première prise de parole devant les juges d’appel, à l’ouverture du procès il y a une semaine, la députée du Pas-de-Calais de 57 ans a soutenu n’avoir eu “aucun sentiment” de commettre un délit ni “rien dissimulé” dans cette affaire, estimant que le Parlement européen n’a pas “pas joué (son) rôle d’alerte”.Un argument balayé par l’institution européenne lors de la déposition de son représentant jeudi devant la cour d’appel.”Le Parlement est la victime d’un système selon lequel certains assistants de députés européens du FN ont en fait travaillé au profit du parti”, a estimé à la barre son directeur général des finances, Didier Klethi, fustigeant une “organisation bien rodée que seule l’instruction (de la justice) a permis de révéler”.Dans un télescopage du calendrier judiciaire, au moment même où Marine Le Pen montera à la barre sur l’île de la Cité, la 17e chambre correctionnelle du tribunal de Paris aux Batignolles rendra également son délibéré dans une affaire de diffamation dans laquelle elle est aussi mise en cause.Une ancienne étudiante de l’Institut d’études politiques de Bordeaux la poursuit pour injure publique pour l’avoir associée en mars 2019 dans un tweet à l'”islam radical” en commentaire d’une photographie où elle était voilée.

Marine Le Pen à la barre au procès en appel des assistants parlementaires du FN

Une prestation capitale pour son destin politique: Marine Le Pen est appelée mardi à la barre au procès en appel à Paris des assistants parlementaires du Front national, où elle joue sa candidature à la présidentielle de 2027.Sous les grandioses boiseries de la première chambre du palais de justice, la leader d’extrême droite doit être interrogée mardi après-midi ainsi que toute la journée de mercredi par la cour présidée par la magistrate Michèle Agi, puis les représentants du parquet et les avocats des différentes parties prenantes.La justice reproche à Marine Le Pen, au Rassemblement national (alors appelé Front national) et à dix autres cadres d’avoir payé entre 2004 et 2016 des salariés du parti, qui traversait alors des difficultés financières en raison de mauvais résultats électoraux, avec de l’argent du Parlement européen.Sur les 25 condamnés en première instance, seule la moitié a fait appel.En déplacement à Marseille en fin de semaine dernière, Marine Le Pen a martelé être “engagée dans un combat pour (s)on innocence”, tout en soulignant ne pas vouloir plaider “devant la presse”.”Quand on fait appel, par définition, on est optimiste (…). Je veux conserver cet optimisme et cette conviction que la cour entendra les arguments que le tribunal n’a pas entendus”, a-t-elle déclaré lors d’une conférence de presse avec le député RN Franck Allisio, candidat à la mairie de Marseille.Le 31 mars, le tribunal correctionnel de Paris a déclaré Marine Le Pen coupable et l’a notamment condamnée à cinq ans d’inéligibilité avec exécution immédiate, l’empêchant en l’état de se présenter à la prochaine présidentielle. Un coup de tonnerre au moment où la candidate survolait les intentions de vote pour le premier tour.En première instance, les juges ont établi le préjudice économique du Parlement de Strasbourg à 3,2 millions d’euros, une fois déduit 1,1 million d’euros de fonds indûment versés mais déjà remboursés par une partie des prévenus.- Télescopage judiciaire -Au moment où l’extrême droite a le vent en poupe, avec le nombre sans précédent de 120 députés RN à l’Assemblée, Marine Le Pen, rattrapée par les pratiques des années de vaches maigres du parti, pourrait voir sa quatrième candidature à l’élection présidentielle empêchée par la justice et devoir céder la place à son poulain Jordan Bardella.Lors de sa première prise de parole devant les juges d’appel, à l’ouverture du procès il y a une semaine, la députée du Pas-de-Calais de 57 ans a soutenu n’avoir eu “aucun sentiment” de commettre un délit ni “rien dissimulé” dans cette affaire, estimant que le Parlement européen n’a pas “pas joué (son) rôle d’alerte”.Un argument balayé par l’institution européenne lors de la déposition de son représentant jeudi devant la cour d’appel.”Le Parlement est la victime d’un système selon lequel certains assistants de députés européens du FN ont en fait travaillé au profit du parti”, a estimé à la barre son directeur général des finances, Didier Klethi, fustigeant une “organisation bien rodée que seule l’instruction (de la justice) a permis de révéler”.Dans un télescopage du calendrier judiciaire, au moment même où Marine Le Pen montera à la barre sur l’île de la Cité, la 17e chambre correctionnelle du tribunal de Paris aux Batignolles rendra également son délibéré dans une affaire de diffamation dans laquelle elle est aussi mise en cause.Une ancienne étudiante de l’Institut d’études politiques de Bordeaux la poursuit pour injure publique pour l’avoir associée en mars 2019 dans un tweet à l'”islam radical” en commentaire d’une photographie où elle était voilée.

Patrice Lumumba: Congolese anti-colonial icon who angered Belgian kingTue, 20 Jan 2026 03:03:27 GMT

Congolese independence hero Patrice Emery Lumumba shot to fame on June 30, 1960 with a blistering independence speech against former colonial power Belgium, but ended up being executed by opponents aged just 35.A Belgian court will hold a hearing Tuesday on whether a former senior diplomat should go on trial over Lumumba’s killing in 1961.In …

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Inside China’s buzzing AI scene year after DeepSeek shock

Before DeepSeek shook up the tech world and put Chinese artificial intelligence on the map, Wu Chenglin’s own startup had nearly folded three times — but in the past year it has raised $30 million.The January 2025 release of a low-cost generative AI model from DeepSeek that performed at a similar level to ChatGPT and other top American chatbots upended assumptions of US dominance in the sensitive sector.The breakthrough has galvanised China’s AI scene, despite hurdles posed by rivalry with the United States, and fears of a global market bubble.”It gave a lot of people confidence” that China’s AI community previously lacked, Wu told AFP.His venture DeepWisdom, whose flagship product is a platform for AI-powered software development, had struggled to stay afloat despite its popularity among programmers.But as excitement around DeepSeek fuelled a boom in spending, Wu raised 220 million yuan in two funding rounds.Meanwhile, Shi Yaqiong and her team at Beijing-based Jinqiu Capital have closed deals with more than 50 AI firms over the past 12 months.Shi, the fund’s vice-president, described a “clear surge” in enthusiasm around Chinese AI and competition among investors since the DeepSeek shock.”The kind of projects with an initial valuation in 2024 of $10-20 million were, in 2025, expected to have initial valuations around $20-40 million,” she said.- Engineer dividend -Shares in two leading Chinese AI startups, Zhipu AI and MiniMax, soared on their market debuts in Hong Kong this month.Frenzy over the much-hyped potential of AI to change the world is driving global stocks to record highs, led by chipmakers and tech giants.But the big-spending euphoria has sparked fears of a market crash, with many investors hyper-focused on any sign the AI bubble could burst, and questioning when new companies will become profitable.Access to top-end chips made by US giant Nvidia is also restricted in China under White House policies designed to curb China’s technological development.But that hasn’t dampened the spirits of young developers in the world’s second largest economy.At an AI networking event held on a brisk winter afternoon last week in a stylish Beijing cafe, animated discussion filled the air about the future of the fast-moving industry.Chip export controls mean Chinese AI is more likely to be “open-source and cheap” which could make it more useful to society, said one participant, entrepreneur Li Weijia.China is often said to enjoy an “engineer dividend” that benefits its AI sector, and talent is flocking to the field.Online hiring platform Zhilian Zhaopin reported a 39 percent increase in applications to AI-related jobs in the first three quarters of 2025, after DeepSeek’s breakout.- ‘Cost-efficient’ -“China has a huge application developer ecosystem and people are very good at building apps,” Shen Qiajin, founder of ideaFlow, told AFP.”But for a very long time, we didn’t have a good cost-efficient model,” he said.That is a gap DeepSeek has now filled.The firm began in 2023 as a side project of a data-driven hedge fund co-founded in the tech hub Hangzhou by Liang Wenfeng, which had access to a cache of powerful Nvidia processors.Today, the company — expected to release its next AI model within weeks — holds four percent of global market share for chatbots, according to web traffic analysis company Similarweb.ChatGPT dominates at 68 percent while Google’s Gemini is catching up at 18 percent, Similarweb estimates.DeepSeek’s decision to make its systems’ inner workings public, in contrast to the closed AI models sold by OpenAI and other Western rivals, has boosted adoption of its tools by developers and businesses, Neil Shah at Counterpoint Research said.Its tools have had “strong adoption in cost-sensitive emerging markets”, he said.But in the West users are more cautious, “primarily on account of privacy and national security concerns”.Even so, the domestic market is huge. By June 2025, more than half a billion Chinese internet users reported having used generative AI products, according to the China Internet Network Information Center.Entrepreneur Yang Yiwen said her parents had their first meaningful encounter with AI during last year’s Chinese New Year, when they watched her use DeepSeek to plan a family trip.”They found it quite fun,” she said.

Asian markets sink, silver hits record as Greenland fears mount

Asian markets extended losses Tuesday and silver hit a fresh peak on fears of a US-EU trade war fuelled by Donald Trump’s tariff threat over opposition to his grab for Greenland.After a bright start to the year fuelled by fresh hopes for the artificial intelligence sector, investors have taken fright since the US president ramped up his demands for the Danish autonomous territory, citing national security.With Copenhagen and other European capitals pushing back, Trump on Saturday said he would impose 10 percent levies on eight countries — including Denmark, France, Germany and Britain — from February 1, lifting them to 25 percent on June 1.The move has raised questions about the outlook for last year’s US-EU trade deal, while French President Emmanuel Macron has called for the deployment of a powerful, unused instrument aimed at deterring economic coercion.In response, US Treasury chief Scott Bessent said Monday that any retaliatory EU tariffs would be “unwise”.The prospect of another trade standoff between two of the world’s biggest economic powers has fuelled a rush to safety and dealt a blow to risk assets.After hefty selling in Europe, Asia equities extended losses.Tokyo, Hong Kong, Shanghai, Sydney, Seoul, Singapore, Taipei, Manila and Wellington were all down.Silver hit another record high, touching $94.73 in Asian trade, while gold held just shy of its own peak hit Monday.Meanwhile, Treasury yields rose amid a move out of US assets fuelled by the uncertainty sparked by Trump’s latest volley.Japanese government bonds yields also rise, with that on the 40-year note hitting the highest since it was launched in 2007, after Prime Minister Sanae Takaichi called snap elections Monday and pledged to cut a tax on food for a two-year period.The announcement fuelled fresh worries the government will borrow more cash at a time when questions are already be asked about the country’s finances.Her cabinet approved a record 122.3-trillion-yen ($768 billion) budget for the fiscal year from April 2026, and she has vowed to get parliamentary approval as soon as possible to address rising prices and shore up the world’s fourth-largest economy.Eyes are now on Davos, Switzerland, where the US president is expected to give a speech to the World Economic Forum.”Davos now becomes the theatre that matters. Not for soundbites, but for whether the adults step back into the room,” wrote Stephen Innes of SPI Asset Management.”If this turns sour, volatility will not stay bottled. What would normally be a Ukraine-focused week risks being hijacked by a far more destabilising question, namely, whether the transatlantic alliance is being stress-tested in public. “A NATO fracture, even a rhetorical one, is not something markets are trained to shrug off.”- Key figures at around 0230 GMT -Tokyo – Nikkei 225: DOWN 1.2 percent at 52,931.11 (break)Hong Kong – Hang Seng Index: DOWN 0.6 percent at 26,401.75Shanghai – Composite: DOWN 0.7 percent at 4,087.43Euro/dollar: DOWN at $1.1639 from $1.1641 on MondayPound/dollar: DOWN at $1.3417 from $1.3428Dollar/yen: UP at 158.15 yen from 158.09 yenEuro/pound: UP at 86.76 pence from 86.71 penceWest Texas Intermediate: UP 0.4 percent at $59.69 per barrelBrent North Sea Crude: UP 0.1 percent at $64.01 per barrelNew York – Dow: Closed for a holidayLondon – FTSE 100: DOWN 0.4 percent at 10,195.35 (close)