Incendie de Hong Kong: au moins 128 morts, l’angoissante recherche des disparus

Le bilan du feu qui a ravagé un complexe résidentiel de Hong Kong s’est alourdi vendredi avec au moins 128 morts dénombrés, et risque encore de s’aggraver, des dizaines de personnes étant toujours portées disparues deux jours après le pire incendie qu’ait connu la ville depuis des décennies.Les familles des disparus continuent à écumer les hôpitaux avec l’espoir que les leurs ne fassent pas partie des victimes, alors que le combat contre les flammes est achevé depuis vendredi matin.Le chef de la sécurité Chris Tang a fourni devant la presse des chiffres amplifiant encore l’étendue du drame survenu dans le complexe en cours de rénovation mais toujours habité: 128 morts, dont 89 toujours non-identifiés, plus d’une centaine de personnes portées disparues, 79 blessés.L’enquête pour déterminer les causes du plus grave incendie à Hong Kong depuis 1948 est toujours en cours et pourrait prendre 3 ou 4 semaines, a-t-il dit.Chris Tang a confirmé que, selon les constatations préliminaires, la propagation du feu, parti des parties basses des filets du chantier protégeant contre la poussière et les chutes d’objets, aurait été favorisée par l’emploi, commun à Hong Kong, de bambou pour les échafaudages et de matériaux inflammables comme des panneaux de mousse protégeant les fenêtres.A ses côtés, le chef des pompiers de Hong Kong Andy Yeung a confirmé les défaillances des dispositifs de sécurité face à un incendie dont les origines restent à établir.Les pompiers ont dépêché sur place une équipe de spécialistes après de nombreux témoignages selon lesquels les alarmes n’avaient pas sonné. “Nous avons constaté que les systèmes d’alarme dans les huit bâtiments ne fontionnaient pas correctement”, a-t-il dit, corroborant les dires de nombreux témoins interrogés par l’AFP.- Feu fixé -Après plus de quarante heures, les pompiers, mobilisés par centaines, ont fixé le feu après 10h00 (02h00 GMT) dans les immeubles de 31 étages du complexe en cours de rénovation de Wang Fuk Court et pu pénétrer dans les derniers appartements auxquels ils n’avaient pas accédé.Les journalistes de l’AFP ont vu dans la matinée les secours charger à l’arrière de véhicules au moins quatre sacs mortuaires, contenant semble-t-il des dépouilles extraites des décombres. D’autres sacs mortuaires ont été déchargés à la morgue de Sha Tin, à environ 30 minutes de trajet du sinistre, selon les constatations de l’AFP.La tragédie a donné lieu à d’innombrables et douloureux récits de l’épreuve subie dans la fournaise et la panique, ou au moment de l’identification des victimes.Mme Wong, 38 ans, raconte en pleurs faire le tour des hôpitaux à la recherche de sa belle-soeur et de la soeur jumelle de celle-ci.Jeudi, elle s’est rendue en vain avec sa soeur à une opération d’identification à partir de photos des victimes. “J’ai le coeur fragile et je ne pensais pas être capable de regarder les photos” de ses proches si elles étaient décédées, rapporte-t-elle.Elle a repris un peu d’espoir en entendant parler de victimes inconnues admises en soins intensifs à l’hôpital Prince of Wales. Mais “on est toujours sans nouvelles”, se lamente-t-elle.- Interrogations -Le drame a causé un choc dans le territoire à statut spécial de la Chine, et rappelé sa vulnérabilité.Hong Kong, qui compte 7,5 millions d’habitants, affiche une densité moyenne de plus de 7.100 habitants au kilomètre carré. Un chiffre jusqu’à trois fois supérieur dans les zones les plus urbanisées.La tragédie a aussi déclenché de multiples questions sur les causes de l’incendie et la promesse d’une enquête pour corruption.Le département hongkongais du Travail a indiqué dans un communiqué que l’entrepreneur avait été destinaire par le passé de rappels écrits concernant les règles anti-incendie. Le communiqué ne dit pas clairement cependant que l’entrepreneur était en faute sur ce sujet.Les habitants du complexe de près de 2.000 logements inauguré en 1983 dans le quartier de Tai Po, dans le nord de Hong Kong, ont raconté avec effroi la vitesse de l’incendie.”Un des bâtiments s’est embrasé, les flammes se sont propagées à deux autres blocs en moins de 15 minutes”, dit une dame de 77 ans du nom de Mui. “C’est allé très vite. Tout était rouge. Je frissonne rien que d’y penser”.La police a annoncé avoir arrêté trois hommes, soupçonnés de “grossière négligence”, après la découverte de matériaux inflammables abandonnés lors de travaux et qui ont permis au feu de “se propager rapidement”, par vent soutenu. Le niveau exact de leur implication dans le départ du feu n’est pas clair.Le drame a suscité un vaste mouvement d’entraide spontanée. Des bénévoles ont dressé près de Wang Fuk Court des stands pour distribuer des vêtements ou de la nourriture, et apporter un soutien psychologique ou médical. La solidarité est telle que les organisateurs ont fait passer le message sur les réseaux sociaux qu’ils n’avaient plus besoin d’aide.

Mort d’une des militaires attaqués à Washington, Trump veut empêcher toute immigration “du tiers-monde”

Une des deux membres de la Garde nationale touchés mercredi à Washington par les tirs d’un suspect afghan est décédée, a annoncé jeudi Donald Trump, qui a déclaré vouloir mettre fin à “l’immigration en provenance de tous les pays du tiers-monde”.La soldate, Sarah Beckstrom, “vient de nous quitter”, a déclaré le président américain lors d’une allocution télévisée, après cette attaque commise selon les autorités par un Afghan de 29 ans, arrivé aux Etats-Unis en 2021 après avoir servi aux côtés de l’armée américaine en Afghanistan.L’autre soldat touché dessus “lutte pour sa vie” et demeure “dans un état très grave”, a-t-il précisé.Dès mercredi soir, le milliardaire républicain avait annoncé un durcissement de sa politique anti-immigration. Le directeur des services d’immigration, Joseph Edlow, a annoncé jeudi le “réexamen complet et rigoureux de chaque carte verte délivrée à tout ressortissant étranger provenant de pays jugés préoccupants”.Ce permis accordant le titre de résident permanent aux Etats-Unis sera réexaminé pour les immigrés originaires d’Afghanistan, mais aussi de 18 autres pays incluant notamment le Venezuela, Haïti et l’Iran.Plus largement, M. Trump a annoncé jeudi vouloir “suspendre définitivement l’immigration en provenance de tous les pays du tiers monde afin de permettre au système américain de se rétablir complètement”, dans une longue diatribe sur ses réseaux sociaux.- “Civilisation occidentale” -Les autorisations d’entrée sur le territoire délivrées à des “millions” de personnes par son prédécesseur Joe Biden pourraient être remise sen cause, a-t-il menacé.Il a également promis que son gouvernement allait “chasser toute personne qui n’est pas un atout pour les Etats-Unis (…), mettre fin aux bénéfices et subventions fédéraux pour les non-citoyens de notre pays, dénaturaliser les migrants qui nuisent à la tranquillité nationale, et expulser tout ressortissant étranger qui constitue un fardeau public, un risque pour la sécurité ou qui n’est pas compatible avec la civilisation occidentale”.Le suspect de l’attaque, Rahmanullah Lakanwal, était toujours hospitalisé jeudi. Selon le directeur de la CIA John Ratcliffe, il avait travaillé avec l’armée américaine en Afghanistan avant d’être exfiltré vers les Etats-Unis en 2021. “Nous enquêtons pleinement sur cet aspect de son passé”, a déclaré le directeur du FBI, Kash Patel.Des médias américains affirmaient vendredi qu’il est né dans la province de Khost (sud-est) et avait rejoint les “unités zéro” des services afghans, en charge de missions commandos contre les Talibans, Al-Qaïda ou le groupe Etat islamique (EI). Des unités opérant hors de la chaîne de commandement habituelle, et qui “étaient en grande partie recrutés, formés, équipés et supervisés par la CIA”, selon l’organisation Human Rights Watch. Un diplomate les avait surnommées les “escadrons de la mort”. Le New York Times cite de son côté un ami d’enfance du suspect, affirmant que Rahmanullah Lakanwal avait été psychologiquement très affecté par ses missions au sein de ces unités.Son mobile restait inconnu vendredi.Il a traversé le pays en voiture depuis l’Etat de Washington, dans le nord-ouest du pays, pour se rendre dans la capitale fédérale, sur la côte est.  Là, il a mené une attaque “ciblée” contre des militaires de la Garde nationale, ouvrant le feu sur deux d’entre eux, âgés d’une vingtaine d’années, avec un revolver Smith & Wesson, “sans provocation, comme dans une embuscade”. Il a ensuite été neutralisé par d’autres gardes nationaux.Ces derniers mois, Donald Trump a fait polémique en envoyant des membres de ce corps de réserve de l’armée dans plusieurs villes démocrates, contre l’avis des autorités locales, arguant de la nécessité de lutter contre la criminalité et l’immigration illégale.- “Acte isolé” -Le suspect était arrivé aux Etats-Unis un mois après le retrait précipité des forces américaines d’Afghanistan pendant la présidence du démocrate Joe Biden, en août 2021, dans le cadre d’une opération d’exfiltration des Afghans ayant collaboré avec les Américains.Des responsables du FBI, de la CIA et du ministère de la Sécurité intérieure ont affirmé qu’il n’avait pas fait l’objet d’un examen minutieux à son arrivée et avait bénéficié de politiques d’accueil jugées laxistes.Les autorités américaines avaient annoncé après l’attaque suspendre pour une durée indéfinie le traitement des demandes d’immigration des ressortissants afghans. AfghanEvac, une organisation chargée d’aider des Afghans à s’établir aux Etats-Unis, a assuré que la communauté était soumise à “des vérifications de sécurité (…) parmi les plus approfondies” en matière d’immigration.”L’acte violent et isolé de cet individu ne doit pas servir d’excuse pour définir ou rabaisser toute une communauté”, a mis en garde son président, Shawn VanDiver.Selon le département d’Etat, plus de 190.000 Afghans sont arrivés aux Etats-Unis depuis la prise de pouvoir des talibans.

A close-up of a stack of newspapers resting on a desk, symbolizing information and media.

Le nombre de loups en France relativement stable en 2025, estimé à 1.082

Le nombre de loups est resté relativement stable en France en 2025, avec une population estimée à 1.082, soit 69 de plus en un an, selon l’étude annuelle de l’Office français de la biodiversité (OFB) citée vendredi par la préfecture d’Auvergne-Rhône-Alpes.Ce chiffre est particulièrement attendu chaque année sur un sujet incandescent, pour les syndicats d’éleveurs de montagne notamment, qui réclament inlassablement une augmentation du quota d’abattage annuel autorisé par l’Etat, actuellement de 19% de la population estimée, en raison selon eux d’une multiplication des attaques de troupeaux.La population des loups “s’établit désormais, avec un intervalle de confiance à 95%, entre 989 et 1.187 individus, pour un effectif moyen estimé à 1.082 loups”, écrit dans un communiqué la préfecture de la région AuRA, référente pour l’Etat sur le sujet. Cette estimation de l’OFB, “bien que légèrement supérieure à celle de 2024 (1.013 loups), confirme la tendance à la stabilisation des effectifs constatée ces dernières années”, ajoute-t-elle.En 2026, l’Etat va inaugurer un assouplissement de sa politique de régulation de la population lupine en permettant aux éleveurs de tuer ces animaux sans son autorisation préalable, obligatoire jusqu’alors, mais toujours uniquement en cas d’attaque de leurs troupeaux. Mais cette annonce, fin septembre dernier, n’avait pas apaisé la colère des éleveurs qui protestent contre le maintien du quota de 19%. Dénonçant un “renoncement inacceptable”, les syndicats Jeunes agriculteurs et FNSEA ont critiqué dans un communiqué jeudi “un texte creux” du gouvernement qui “ne garantit pas une protection effective des troupeaux”.

Mélenchon sera convoqué devant la commission d’enquête sur les liens entre partis et islamisme

Le chef de file de La France insoumise Jean-Luc Mélenchon va être convoqué par la commission d’enquête lancée par Les Républicains à l’Assemblée, sur des liens supposés entre mouvements politiques et des réseaux islamistes, visant implicitement LFI, a-t-on appris vendredi de sources parlementaires.La convocation du fondateur du mouvement de gauche radicale était attendue mais elle a été officiellement annoncée vendredi, et figure sur le site de l’Assemblée. La commission d’enquête, son président Xavier Breton (LR) et son rapporteur Matthieu Bloch (UDR), entendent auditionner M. Mélenchon mardi, même si la date est subordonnée à une réponse de l’intéressé.”Jean-Luc Mélenchon n’a reçu aucune convocation”, a assuré son entourage, interrogé par l’AFP, estimant que cette commission “a été complètement dévoyée en contournant le règlement de l’Assemblée nationale”.En creux, les Insoumis s’insurgent notamment contre le fait que le bureau (président, vices-présidents, secrétaires…) de cette commission ne comprenne pas de député issu de groupes de gauche, alors que le règlement dispose que ces nominations doivent se faire en s'”efforçant de reproduire la configuration politique de l’Assemblée”. Jean-Luc Mélenchon “se rendrait à toute convocation reçue d’une commission d’enquête qui respecte les règles définies par le règlement de l’Assemblée nationale”, poursuit son entourage.Sur le fond, les cadres de LFI critiquent un manque supposé de révélations et une commission fondée sur un présupposé “ridicule et politicien”, selon les mots du coordinateur du mouvement Manuel Bompard.”On n’est pas là pour se faire LFI”, rétorque le rapporteur ciottiste Matthieu Bloch, interrogé par l’AFP le 23 novembre. La commission d’enquête “va permettre de faire un état des lieux précis sur le phénomène d’entrisme dans notre pays”, a-t-il argué, estimant qu’elle permettra de faire des propositions concrètes, notamment pour guider les élus locaux.Mardi la commission d’enquête auditionnera la patronne des Ecologistes Marine Tondelier (16H30) et prévoit d’interroger le ministre de la Justice Gérald Darmanin jeudi, selon une source parlementaire.Lancée après de multiples soubresauts, la commission d’enquête est déjà bientôt contrainte de terminer ses travaux (autour du 10 décembre).Elle a auditionné plusieurs personnalités ou responsables, notamment des auteurs d’ouvrages visant La France insoumise mais aussi des chercheurs universitaires, des sondeurs ou des responsables comme le directeur du renseignement de la Préfecture de police de Paris ou le ministre de l’Intérieur Laurent Nunez.Les pouvoirs d’une commission d’enquête comprennent notamment des convocations avec obligation pour la personne de s’y rendre, des pouvoirs d’investigation et de conduire des auditions sous serment.

Sri Lanka deploys troops as floodwaters rise, death toll hits 56

Sri Lanka deployed the military for relief and rescue operations on Friday as the death toll from floods and landslides across the island rose to 56, with another 21 people missing.Helicopters, navy boats and thousands of troops are being used to evacuate stranded villagers in several parts of the country, the Disaster Management Centre (DMC) said.Rain was falling across the island’s entire 65,000-square-kilometre (25,000-square-mile) area, with some regions receiving 360 millimetres in the past 24 hours, the DMC said.The Kelani River, which flows into the Indian Ocean near the capital Colombo, was expected to breach its banks later on Friday and residents were warned to move to higher ground. Resident V. S. A. Ratnayake, 56, said he had to leave his flooded home in Kaduwela, just outside Colombo.”I think this could be the worst flood in our area for three decades,” Ratnayake told AFP. “I remember a flood in the 1990s when my house was under seven feet of water.”The army has deployed more than 20,000 troops, while the navy was using boats to evacuate villagers and to help clear debris.Of the 56 people confirmed dead, 26 were buried alive in mudslides in the tea-growing Badulla district in the central region, the DMC said. Another 21 are missing, with 14 more in hospital.Nearly 3,000 homes were damaged in mudslides and floods, and almost 15,000 people had been moved to temporary shelters.- Climbed a coconut tree -In Anuradhapura district in the north, an Air Force Bell 212 helicopter airlifted a man who had climbed a coconut tree to escape rising waters.Video footage released by the military showed similar rescues taking place across the country.The DMC said more rain was forecast, with Cyclone Ditwah likely to move away from the north towards the south Indian state of Tamil Nadu by Sunday.Officials from the agency said they expected flood levels to be worse than in 2016, when 71 people were killed nationwide.Another resident, M. A. Madushantha, 38, said floodwaters rose before his eyes and inundated his home on the banks of the Kelani.”I sent my children and wife to her sister’s house last night because we expected this,” Madushantha told AFP.- ‘Nowhere to go’ -The Sirasa TV network broadcast an appeal for help from a stranded woman in the central region of Ruwanwella.The woman, identified only as Akma, said she was upstairs in a two-storey home, with the ground floor completely flooded.”We are six people, including a one-and-a-half-year-old child. If the water rises another five steps up the staircase, we will have nowhere to go,” she said by telephone.Transport Minister Bimal Rathnayake said 60 Indian tourists who were stranded in central Sri Lanka were taken to Colombo on Friday.Sri Lanka is in its northeast monsoon season, but rainfall has intensified because of Cyclone Ditwah, the DMC said.Sri Lanka depends on seasonal monsoon rains for irrigation and hydroelectricity, but experts have warned that the country faces more frequent floods due to climate change.The government has suspended final-year school examinations nationwide for two days because of the weather, while civil servants were given a day off.Parliament also suspended its budget debate so that legislators could return to their constituencies to deal with the damage.This week’s weather-related toll is the highest since June last year, when 26 people were killed following heavy rains. In December, 17 people died in flooding and landslides.The worst flooding this century occurred in June 2003, when 254 people were killed.

India vows successful Games but ghosts of 2010 haunt preparations

Organisers are confident they can avoid the calamities of last time when India hosts the Commonwealth Games but there are many challenges for a country that also has Olympic ambitions.Ahmedabad, in Indian Prime Minister Narendra Modi’s home state of Gujarat, was confirmed Wednesday as the venue for the 2030 Commonwealth Games.It is seen in India as a stepping stone towards the goal of hosting the 2036 Olympics and authorities hope it will establish the world’s most populous nation as a sporting destination.A successful Commonwealth Games will also help erase the memories of the 2010 Commonwealth Games in New Delhi, which were marred by accusations of corruption and construction delays.Ahmedabad already boasts the world’s largest cricket stadium, a 130,000-seat arena named after Modi, which most likely will stage the opening and closing ceremonies. But beyond that, massive investment in roads, subway lines and sporting facilities are needed to reshape the city of more than seven million people.Barely five years until the competition is a comparatively short timeframe to get it all done.Ashwani Kumar, a senior Gujarat official who looks after sports, said Ahmedabad’s existing venues were capable of hosting the Games “with some modifications”.New arenas will also be built by “late 2028 or early 2029″.”We are very confident and we have done good homework as a team,” Kumar told reporters, adding that a budget had been worked out already, without giving figures.- Manpower issue -Aside from competition venues, India will need to boost infrastructure for the thousands of athletes, spectators and officials flooding into the city.Hotels are expected to add thousands of new rooms while the local airport will start construction on a new terminal next year.”Five years is enough for building our capacity,” said Narendra Somani, president of the Hotels and Restaurants’ Association of Gujarat.”Also, we expect the government to come up with some industry-friendly policies that would boost the outlook further.”Somani admitted personnel challenges.”We have a shortage of skilled workers in the hotel industry in Gujarat. We will have to hire workers from other states like Assam and Punjab,” he told AFP on Friday.- Bad memories -The spectre of the 2010 Commonwealth Games looms large.At the time the Games were meant to showcase India’s status as an emerging global power but headlines were instead about delays, shoddy construction and budget overruns.English and Australian swimmers blamed Delhi’s swimming pool for contracting a stomach virus while some athletes complained of finding a cobra in the Games village accommodation.India’s national auditor accused the Delhi government of wasteful spending to the tune of at least $29 million during its “ill-conceived and ill-planned” programme to beautify the city in the run-up to the Games.A report by the Comptroller and Auditor General also listed several examples of alleged rigged bidding for lucrative contracts to supply timekeeping equipment, lighting fixtures for the glitzy opening ceremony and catering services.The auditors blamed the organising committee for hyping up projected revenues from the Games to an astronomical 17.8 billion rupees.”In reality the total committed revenues amounted to just 6.8 billion rupees,” the report said.- ‘Well prepared’ -The Gujarat government official Kumar admitted that there were “some challenges” in 2010, but said this time was different.”We all are well prepared. We are very confident that we will deliver the Games which would be remembered in years to come,” said Kumar.But he also added a note of caution: “We don’t want to overcommit on anything, and would rather learn from the past editions of the Games elsewhere in the world.”

A close-up of a stack of newspapers resting on a desk, symbolizing information and media.

Inondations en Asie du Sud-Est: plus de 250 morts en Thaïlande et en Indonésie

Le bilan des inondations qui frappent l’Asie du Sud-Est s’est considérablement alourdi vendredi, avec au moins 145 morts en Thaïlande et 111 en Indonésie.En Indonésie ainsi qu’en Malaisie voisine et en Thaïlande, les mêmes images de villes inondées, de populations prises au piège des eaux et de glissements de terrain provoqués par le déluge qui s’est abattu depuis plusieurs jours.En Thaïlande, “le nombre total de décès dans les provinces du sud s’élève à 145″, a déclaré vendredi après-midi Siripong Angkasakulkiat, porte-parole du gouvernement, précisant que plus de 100 personnes avaient trouvé la mort dans la seule province de Songkhla. Le bilan des décès en Thaïlande, qui était à 55 morts, a ainsi presque triplé vendredi.Le Sud est le plus touché. Les inondations ont contraint les habitants de Hat Yai à s’agripper aux toits en attendant d’être secourus par bateau.Plus de 100 personnes ont trouvé la mort dans la seule province de Songkhla où la principale morgue recevant les corps des victimes des inondations dans le sud du royaume est saturée, a déclaré vendredi un représentant de l’hôpital local.”La morgue a dépassé sa capacité, nous avons donc besoin de plus”, a déclaré à l’AFP Charn, un responsable de la morgue qui n’a donné que son prénom.Des images filmées par un journaliste de l’AFP montrent des camions frigorifiques blancs garés devant le bâtiment principal de l’hôpital.Jeudi, des habitants ont décrit une montée rapide des eaux. “L’eau est montée jusqu’au plafond du deuxième étage”, a ainsi témoigné Kamban Wongpanya, 67 ans, secourue par bateau.Chayaphol Promkleng, un commerçant, pensait au départ que sa boutique serait épargnée car l’eau ne m’arrivait “qu’aux chevilles”.Mais le lendemain, le niveau était monté “à la taille. Je ne pouvais rien faire. Je me suis enfui du magasin pour avoir la vie sauve”. Le gouvernement a annoncé vendredi la suspension du chef du district de Hat Yai, accusé d’avoir échoué à répondre de façon adéquate aux inondations.- De l’eau à la poitrine -Sur l’île indonésienne de Sumatra (ouest), les inondations et les glissements de terrain ont fait au moins 111 morts et plus d’une centaine de disparus, selon un nouveau bilan.”Notre priorité reste l’évacuation et l’assistance. Nous espérons que le temps va s’améliorer pour pouvoir envoyer un hélicoptère sur place”, a indiqué Ferry Walintukan, porte-parole de la police de Sumatra nord, alors que de nombreux accès routiers sont coupés.À Medan, dans le nord de Sumatra, un photographe de l’AFP a constaté que les eaux de crue, d’un brun trouble, lui arrivaient à hauteur de hanche.A Sumatra ouest, Misniati, âgée de 53 ans et qui comme beaucoup d’Indonésiens ne porte qu’un nom, a raconté une lutte terrifiante contre la montée des eaux pour rejoindre son mari à la maison.”J’ai vu que la rue était inondée. J’ai essayé de revenir jusque chez moi pour prévenir mon mari, mais l’eau m’arrivait déjà à la taille”, a-t-elle confié à l’AFP.Elle a dû lutter contre le courant qui menaçait de l’emporter et est arrivée chez elle alors que l’eau lui arrivait à la poitrine.”Nous n’avons pas fermé l’œil de la nuit, nous avons juste surveillé (le niveau de) l’eau”, a-t-elle ajouté. L’Indonésie et les autres pays d’Asie du Sud-Est sont sujets aux inondations et aux glissements de terrain pendant la saison des pluies, généralement de novembre à avril. Mais les pluies de mousson ont été aggravées par une tempête tropicale qui a balayé la région.Le changement climatique a également accru l’intensité des tempêtes, accompagnées de précipitations plus abondantes, de crues soudaines et de rafales plus violentes.Un climat plus chaud retient davantage d’humidité, engendrant des épisodes de pluie plus intenses, tandis que des océans plus chauds peuvent amplifier la force des systèmes orageux.Pour Uli Arta Siagian, responsable de l’ONG indonésienne de protection de l’environnement WALHI, le surdéveloppement peut être considéré comme responsable des inondations et des glissements de terrain.”Si le couvert forestier continue de diminuer et est remplacé par des plantations de palmiers à huile en monoculture, l’exploitation minière et d’autres activités, notre système écologique perdra sa capacité à réguler les systèmes hydriques”, prévient-elle.En Malaisie, les inondations qui ont submergé de vastes zones du nord de l’État de Perlis ont fait deux morts.Le même système météorologique qui a traversé l’Indonésie, désormais rétrogradé de tempête tropicale à dépression, a touché terre tôt vendredi, déversant de nouvelles pluies sur une région déjà saturée.