Trump assure que Poutine ne frappera pas Kiev pendant une semaine, face à un hiver “exceptionnel” en Ukraine

Donald Trump a annoncé jeudi avoir demandé “personnellement” à Vladimir Poutine de cesser les frappes sur Kiev et d’autres villes ukrainiennes “pendant une semaine”, et assuré que le président russe “avait accepté de le faire”, alors que l’Ukraine subit une importante vague de froid.La Maison Blanche n’a livré aucun détail sur les contours exacts de …

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A Paris, Rachida Dati veut fermer le Champ-de-Mars et suscite le débat

Bientôt des grilles autour du Champ-de-Mars ? Le projet de Rachida Dati de fermer le site la nuit déplaît fortement aux défenseurs du patrimoine. Mais ils partagent la volonté de la candidate à la mairie de Paris d’une “reconquête esthétique” du parc.Le Champ-de-Mars, comme les bois de Boulogne et de Vincennes, “est devenu un lieu d’insécurité récurrent”, affirme la candidate des LR et du MoDem à l’Hôtel de ville.La ministre de la Culture et maire du 7e arrondissement, où se trouve le parc, martèle que les agressions sexuelles y sont quotidiennes, ce qui n’a pu être confirmé par la préfecture de police.”C’est devenu une zone de non-droit, avec le jour, des vendeurs à la sauvette et arnaqueurs professionnels, et la nuit des bandes rôdant autour des touristes”, développe sa porte-parole de campagne Nelly Garnier. Rachida Dati, qui réclame régulièrement des mesures de sécurisation, propose dans son programme d’installer une brigade équestre dans le parc et de le fermer complètement la nuit par des grilles “patrimoniales” semblables aux clôtures du parc Monceau ou des Tuileries.Une aberration pour les défenseurs du patrimoine, déjà échaudés par le mur de verre entourant la tour Eiffel contre le risque terroriste.”Des grilles viendraient barrer l’une des plus célèbres perspectives de Paris”, cette “échappée vers le lointain” qui va de l’Ecole Militaire au Trocadéro en passant sous les arches de la Dame de fer, redoute Julien Lacaze, président de Sites & Monuments. – “Nous mettre en cage” -Aujourd’hui propriété de la ville, le Champ-de-Mars était au départ un terrain d’exercice militaire qui a accueilli la fête de la Fédération (1790) puis des expositions universelles. “C’est un espace libre”, résume Christine Nedelec, présidente de SOS Paris. Au début du XXe siècle il fut réaménagé en parc d’agrément par l’architecte Jean-Camille Formigé et le paysagiste Jean-Claude-Nicolas Forestier, désireux de créer “une continuité avec l’urbanisme”, raconte Pierre Lamalattie, auteur d’un ouvrage sur le sujet.”L’idée, qui a essaimé dans le monde entier, était d’avoir une interpénétration avec la ville grâce à des rues traversantes sécurisant le jardin”, explique cet historien de l’art. “Il y a un fonctionnement automatique qui fait que l’espace n’a pas besoin d’être clos”, analyse-t-il.”Quand je pense que certaines veulent nous enfermer derrière des barreaux et mettre le Champ-de-Mars en cage !”, s’est étranglée la maire socialiste sortante Anne Hidalgo.Une fermeture nocturne de l’un des plus grands espaces verts de la capitale exclurait ceux qui viennent y pique-niquer le soir, faire un footing, veiller sur la pelouse en regardant scintiller le monument…, énumère, agacé, Jean-François Martins, le patron de la société d’exploitation de la tour Eiffel (Sete). “L’avantage d’un parc ouvert c’est de permettre le passage entre le VIIe et le XVe arrondissements”, relève en outre Gérard Der Agobian, président des Amis du Champ-de-Mars.Ce dernier se dit néanmoins “partagé” sur la sécurisation par des grilles car, “même s’il n’y a pas d’agressions massives, les riverains éprouvent un sentiment d’insécurité”.”En matière de sécurité il y a objectivement des progrès”, souligne le patron de la tour Eiffel. “Ca reste néanmoins un site touristique dense attirant forcément ceux qui veulent profiter de l’insouciance des touristes. Mais des grilles créeraient une concentration encore plus propice à la délinquance”, selon lui.- “Champ de foire” -Au-delà d’assurer la sécurité, le projet de Rachida Dati s’inscrit dans une “reconquête esthétique” du jardin en le préservant de la “surexploitation évènementielle et commerciale”, précise Nelly Garnier.Une nécessité pour les défenseurs du patrimoine aux yeux desquels le site est devenu moins désirable, faute d’entretien.”Il faut arrêter d’en faire un champ de foire ! Il y a des évènements en permanence, ça massacre les pelouses”, s’emporte Didier Rykner, directeur de la rédaction de La Tribune de l’Art.Lors du démontage, au printemps 2025, du Palais Ephémère, “la pelouse a été raclée et les racines des arbres arrachées”, déplore Christine Nedelec.Mais la mairie de Paris a “fini par prendre conscience que c’est un écrin magnifique, qui a accueilli les JO. Et donc qu’il fallait diminuer les évènements et mieux l’entretenir”, selon elle.

Plainte contre Thierry Mariani pour “provocation à la discrimination au logement”

Thierry Mariani, candidat RN à la mairie de Paris, est visé par une plainte de l’association La Maison des Potes pour “provocation à la discrimination au logement” en raison de sa promesse de campagne d’instaurer la priorité nationale, a indiqué vendredi le plaignant à l’AFP.L’association estime qu’avec cet argument électoral Thierry Mariani “appelle explicitement tous ceux qui seront candidats sur sa liste” à “l’instauration d’une politique municipale fondée sur un critère de nationalité, lequel est prohibé par la loi”.Cette plainte, transmise au parquet de Paris récemment, mentionne le site internet dédié à la candidature de M. Mariani. On pouvait encore y lire vendredi matin: “instaurer la priorité nationale”, juste au dessus de la phrase, dans la même fenêtre, “garantir aux Parisiens et travailleurs l’accès au logement social”.”Il s’agit d’une violation manifeste de la loi et du principe d’égalité prévu par la Constitution. Ce type de promesse porte atteinte à l’Etat de droit”, a commenté pour l’AFP Me Jérôme Karsenti, qui porte cette plainte.En fin de matinée, la proposition avait été reformulée par la phrase: “Instaurer la priorité nationale dans l’accès au logement social et y favoriser les familles et les travailleurs dès que la loi le permettra en 2027 avec la victoire de nos idées au national”.Interrogé par l’AFP, Thierry Mariani a souligné qu’il ne proposait “que des choses qu’il est possible de faire”.”Aujourd’hui, ce n’est pas possible, mais comme on le met dans notre programme, on espère qu’après la victoire de Jordan Bardella ou de Marine Le Pen, ce sera possible. Et nous, on le revendique”, a-t-il ajouté, rappelant que la première mesure proposée en cas de victoire du RN à la présidentielle de 2027 est un référendum sur l’immigration.Le RN a déjà eu dans le passé des démêlés avec la justice dans ce domaine. En septembre 2024, trois cadres de l’époque ou ex-cadres du Front national (devenu RN), dont le maire d’Hénin-Beaumont Steeve Briois, avaient été relaxés par le tribunal de Nanterre des faits de complicité de provocation à la discrimination par le biais du “guide de l’élu FN”, qui incitait à appliquer la “priorité nationale”.La Maison des Potes était déjà à l’origine de la plainte dans cette affaire. Dans ce dossier, le parquet avait requis six mois d’emprisonnement avec sursis et 10.000 euros d’amende à l’encontre de Steeve Briois et de l’ex-secrétaire nationale du Front national chargée des élus Sophie Montel, qui a quitté la formation en 2017.Une amende de 10.000 euros avait été demandée contre une autre cadre du RN, Marie-Thérèse Costa-Fesenbeck. Le ministère public avait estimé que ce “Petit guide pratique de l’élu municipal Front national” – édité avant les municipales de mars 2014 et dans lequel le FN recommandait à ses candidats “l’application” de “la priorité nationale dans l’accès aux logements sociaux” – comportait “une incitation claire à commettre cette distinction” entre Français et étrangers. Mais le tribunal avait finalement considéré que la “participation personnelle et volontaire” de Steeve Briois et de Sophie Montel dans la publication du guide sur un site internet n’avait pas été démontrée. Marie-Thérèse Costa-Fesenbeck avait été relaxée en raison d’une insuffisance de preuves démontrant sa responsabilité dans la publication.  

Marion Maréchal, la nièce en quête de l’héritage Le Pen

Dans une famille politique traditionnellement régie par le droit du sang, la petite-fille de Jean-Marie Le Pen revendique sa part d’héritage. Au moment où sa tante joue sa survie devant la justice, et alors que Jordan Bardella se prépare à la remplacer, Marion Maréchal prend date, à quinze mois de la présidentielle.On n’échappe pas à son patronyme. Née Le Pen, lancée dans l’arène sous l’appellation Maréchal-Le Pen, l’ex-plus jeune députée de France avait “laissé de côté” ce “nom de guerre” après son retrait de la vie politique. Revenue dans le jeu, elle l’assume plus fièrement que jamais. Et le fait savoir.Tout est dit dans le titre de son essai, largement autobiographique, paru cette semaine. Cela aurait pu s’intituler “Au nom du grand-père”; elle a choisi “Si tu te sens Le Pen”, formule épistolaire signée de son aïeul, pour la pousser à conquérir la circonscription de Carpentras, en 2012, à seulement 22 ans.La voilà donc, à 36 ans, livrant le récit parfois intime d’une vie dans l’ombre portée du “Menhir”, sulfureux bâtisseur de l’extrême droite française obsédé par l’immigration et les juifs. Une sorte de confession qui rappelle celle de Marine Le Pen (elle aussi née Marion), à peu près au même âge, dans son premier ouvrage baptisé “A contre-flots”.Désormais l’extrême droite a le vent en poupe. Les temps ont changé, l’éditeur aussi: c’est dans l’opulence du Salon Haute Couture du Plaza Athénée (8e arrondissement de Paris) que la maison Fayard a organisé le lancement de sa nouvelle publication mardi soir.L’autrice rejoint ainsi l’écurie politico-littéraire du milliardaire conservateur Vincent Bolloré, au côté des best-sellers Philippe de Villiers, Nicolas Sarkozy, Eric Zemmour et Jordan Bardella. Une union des droites sur étagère, qui peine encore à se concrétiser dans les urnes.Le président du Rassemblement national, flanqué de quelques lieutenants, était tout de même présent sous les lustres du palace parisien, pour saluer cette alliée héréditaire. Ne manquait que Marine Le Pen, “privée de soirée en raison d’un imprévu”, mais qui a souhaité à sa nièce “beaucoup de succès” avec ce manuscrit “sincère et sensible”.- Entretenir la flamme -Réconciliée avec sa tante, Marion Maréchal n’a cependant rien renié de sa ligne plus identitaire et libérale, qui la conduisit à quitter le Front national en 2017, puis à rejoindre l’aventure d’Eric Zemmour en 2022. Avant de revenir au bercail par la petite porte dans le fracas de la dissolution de 2024.Enième “trahison” d’une “opportuniste”, enrage encore le dirigeant de Reconquête, qui n’a toujours pas digéré la volte-face de sa tête de liste aux européennes.Chez les Le Pen en revanche, les offenses sont pardonnées. “On peut être touchée sans être dans un reproche éternel. De toutes façons, dans la famille nous avons le pardon facile”, assurait la tante Marine juste avant la trêve de Noël – alors que sa propre histoire avec son père disait le contraire.La mort du patriarche, début 2025, a sans doute oeuvré à ressouder le clan. La nièce Marion s’était fait remarquer par son hommage appuyé à ce “cher Daddy” dont elle avait juré de “relever la mission”. Tant pis pour la “dédiabolisation” du parti patiemment entreprise depuis que le fondateur, connu pour ses provocations qui lui ont valu plusieurs condamnations en justice, avait passé le relais à sa fille.Peu importe aussi l’ordre de succession acté par la triple candidate présidentielle, dont la quatrième tentative se joue depuis mi-janvier devant la cour d’appel de Paris. Si son inéligibilité était confirmée d’ici l’été, Jordan Bardella devrait “reprendre le flambeau”, a énoncé la patronne.Mais il faudra composer avec une Marion Maréchal déterminée à entretenir la flamme et à “veiller”, comme elle l’écrit, à ce que “cette conquête du pouvoir ne se (fasse) pas au prix des reniements”. Quitte à s’accommoder de ses affinités trumpistes, quand le parti tente de prendre ses distances avec l’imprévisible président américain.Forte d’une cote de popularité flatteuse dans tous les baromètres, la légataire de la marque Le Pen conclut comme on menace: “Ce vieux nom breton (est) une forme de garantie”. Plus littérale, sa tante l’avait déjà traduit en français: “Le Pen, ça veut dire le chef”. 

Trump brands Minneapolis nurse killed by federal agents an ‘agitator’

US President Donald Trump walked back his conciliatory tone on Friday after outrage over the killings of two American citizens in Minneapolis by federal agents, branding one of them, Alex Pretti, an “agitator.”Footage shared online this week reportedly showed intensive care nurse Pretti in a scuffle with federal agents 11 days before he was shot dead on Saturday by officers enforcing an immigration crackdown.The White House has scrambled to stem widespread outrage over Pretti’s killing, which came weeks after Renee Good, another US citizen and mother of three, was fatally shot by agents in the same city.Trump claimed he wanted to “de-escalate a little bit” in the fallout of the killings and appointed a new point man in Minneapolis, border chief Tom Homan, who said on Thursday that some federal agents could be withdrawn from the city after weeks of protests against immigration raids.On Friday, the US president said Pretti, 37, was an “agitator and, perhaps, insurrectionist,” on his Truth Social platform.”Alex Pretti’s stock has gone way down with the just released video of him screaming and spitting in the face of a very calm and under control ICE Officer,” Trump wrote, referring to the Immigration and Customs Enforcement (ICE) agency.The video reportedly shows Pretti kicking the taillight of the federal agents’ car, before they emerge and tackle him to the ground.AFP could not immediately verify the footage.- Government shutdown -Backlash over the deaths of Pretti and Good has landed in Congress, with the Senate edging closer to a vote on Friday on a funding deal to avert a government shutdown over the crisis.Democrats have drawn a red line around funding for the Department of Homeland Security (DHS), demanding it be stripped out and renegotiated to impose new constraints on immigration enforcement agencies.Meanwhile, LinkedIn co-founder Reid Hoffman urged more tech figures to “speak out” on Thursday against the Trump administration’s “excesses” after the killings, which have had a global impact.”We in Silicon Valley can’t bend the knee to Trump. We can’t shrink away and just hope the crisis will fade,” Hoffman wrote in an opinion piece Thursday in The San Francisco Standard.Trump held a cabinet meeting that same day, but the Minnesota unrest did not come up while reporters were in the room, and he did not call on Homeland Security chief Kristi Noem when asking some officials to give remarks.Trump sent Homan to Minnesota to take control of immigration operations with orders to report directly to him, effectively sidelining Noem.- ‘Improvements’ needed -Homan said at his first news conference in the Minnesota city on Thursday that “certain improvements could and should be made,” a marked difference from his predecessor Greg Bovino, who was removed.Homan urged Minnesotans to avoid “hateful rhetoric” against federal immigration officers.He said his staff was “working on a drawdown plan” for some of the more than 3,000 federal agents who have been taking part in “Operation Metro Surge.”One such measure, for example, would be notifying ICE agents about the release dates of incarcerated migrants considered “criminal public safety risks” so they could be detained by the agency, he said.”This is commonsense cooperation that allows us to draw down on the number of people we have here,” Homan said.Steven Gagner, a 41-year-old jewelry designer and “citizen observer” in Minneapolis, was skeptical about the drawdown.”This administration has proven time and time again that they just lie to us and they do not really hold themselves or anyone else accountable,” he told AFP.The two agents involved in Pretti’s shooting have been placed on leave, and Homan said any federal agents who breach standards of conduct “will be dealt with.”

Disperser vite les avions de combat, un impératif face aux menaces de drones ou missiles

“Regardez l’Ukraine, si vos forces sont immobiles vous perdez la guerre”. Ainsi éclairée, l’armée de l’Air française s’exerce à disperser très vite ses précieux avions Rafale, vulnérables au sol, pour les redéployer sur plusieurs bases et riposter dans la foulée.”Mardi dernier commençait comme une journée normale, je planchais sur mes mails “, raconte le capitaine Johan, 30 ans, de la 30e escadre de Mont-de-Marsan, dans les Landes. Soudain, “on a été appelés par le commandant, il fallait quitter la base”, menacée d’une attaque dans la journée.Il rassemble quelques affaires sans savoir où il doit conduire son Rafale. Ce sera Cazaux, en Gironde, à environ 80 kilomètres de là.L’exercice Topaze, conduit par l’Armée de l’Air et de l’Espace cette semaine dans le Sud de la France, a consisté à disperser sans préavis “20 avions dans un temps record sur 4 bases aériennes différentes”, explique le commandant de la brigade aérienne de l’aviation de chasse (BAAC), le général Pierre Gaudillière, en dressant le parallèle avec la guerre d’Ukraine.En même temps, “il faut déployer tous les mécaniciens (qui ont quitté la base par la route, ndlr), les lots techniques, le matériel de remise en oeuvre de ces avions et l’armement”, pour équiper de missiles les appareils dans la foulée, détaille-t-il.C’était le deuxième volet de l’exercice: ne pas simplement sauver les avions, mais pouvoir très vite les renvoyer au combat.Chargés de huit répliques de missiles de croisières air-sol Scalp, et de missiles air-air Mica et Meteor, quatre Rafale ont redécollé pour simuler un raid de représailles en territoire ennemi, appuyés par deux chasseurs Mirage venus de Luxeuil (Haute-Saône) et ont simulé un affrontement contre six Rafale figurant des Sukhoi-30 de conception russe.”Le but du raid est d’avoir une supériorité aérienne locale pour aller tirer les missiles” Scalp qui permettent de frapper dans la profondeur ennemie, avec leur portée de 250 à 350 kilomètres.- Opération Spiderweb -Quelque peu remisée après la Guerre Froide, pendant des décennies de guerres expéditionnaires et asymétriques sur des théâtre lointains, l’idée de pouvoir vite disperser ses avions chers et peu nombreux revient en force à la faveur du retour de la guerre de haute intensité entre Etats.C’est le concept baptisé ACE (emploi agile au combat) par l’armée de l’Air américaine, décliné et adapté par ses alliés de l’OTAN dont la France.”L’objectif de l’ACE est de préserver l’arme aérienne dans un environnement de menace élevée à longue portée, que ce soit des missiles de croisière ou balistique ou des drones suicide, comme on peut l’observer en Ukraine”, explique à l’AFP le chercheur Luca Chadwick, auteur de plusieurs articles sur le sujet, notamment pour le centre de réflexion britannique Rusi.Quand il est au sol, l’avion “est une cible inerte. Regardez le succès de l’opération Spiderweb en juin 2025: les Ukrainiens ont exploité cette vulnérabilité pour attaquer les bases aériennes” russes et détruire plusieurs précieux appareils, rappelle-t-il.”Disperser les avions et décentraliser leur régénération complique le travail de l’adversaire”, ajoute-t-il.A cette fin, l’armée de l’Air et de l’Espace peut s’appuyer sur un réseau de 28 bases aériennes en métropole et en Corse, mais aussi sur les multiples pistes civiles du territoire national.Mais elle doit aussi faire évoluer ses outils de maintien en condition opérationnelle (MCO), fluidifier le travail de ses mécanos, positionner les munitions au plus près des avions, etc. “On a changé de modèle”, explique le colonel Richard Désumeur, commandant en second et directeur technique de la BAAC. “Les mécanos ont réintégré les unités de combat, pour être plus autonomes et décider plus rapidement”.

Après une croissance française 2025 finalement à 0,9%, Paris optimiste pour 2026

La croissance française a été de 0,9% l’an dernier, a annoncé vendredi l’Insee, comme les économistes s’y attendaient mais meilleure que les espoirs initiaux du gouvernement, qui s’affiche optimiste pour début 2026.”La croissance a été robuste” en 2025, s’est félicité sur TF1 le ministre de l’Economie et des Finances Roland Lescure, “meilleure que les 0,7% que j’attendais” dans le projet de loi de finances initial. “Ca fait un bon départ pour 2026, où j’espère qu’on fera au moins le 1% qu’on attend”, a-t-il estimé.Selon les estimations provisoires de l’Insee publiées vendredi, au dernier trimestre 2025, le produit intérieur brut a progressé de 0,2%. Les voisins de la France ont également publié des chiffres de croissance vendredi. En Allemagne, elle a atteint 0,3% au quatrième trimestre, pour 0,2% sur l’année. En Italie, elle a été de 0,7% sur l’année, et en Espagne, de 2,8%, avec un quatrième trimestre en hausse de 0,8%.Eurostat a annoncé de son côté que la croissance de la zone euro avait atteint 1,5% en 2025, au-delà des attentes, selon une première estimation.En France, la consommation des ménages, traditionnel moteur de la croissance, mais très grippé ces derniers temps, a accéléré en fin d’année, gagnant 0,3% après 0,1% au troisième trimestre. L’investissement a lui ralenti (+0,2% après +0,7%), tandis que le commerce extérieur a de nouveau contribué positivement à la croissance.- Stocker, déstocker -Après l’inattendue et vigoureuse croissance de 0,5% au troisième trimestre, le +0,2% de croissance sur les trois derniers mois de l’année 2025 “marque un ralentissement attendu, un contrecoup”, a commenté auprès de l’AFP Maxime Darmet, économiste chez Allianz Trade.Pour lui, l’accélération de la consommation des ménages est “une bonne nouvelle”. Lucile Bembaron, d’Asterès, observe toutefois que les Français témoignent toujours de “leur volonté d’épargner” dans les enquêtes de l’Insee.La production des entreprises a cependant “marqué le pas” en fin d’année, relève l’Institut national de la statistique, avec une augmentation de 0,1% au quatrième trimestre après 0,8% au troisième.M. Darmet explique que la “production était très allante” au troisième trimestre, et que “des stocks se sont créés”. Au quatrième, “les entreprises ont préféré déstocker, notamment dans le secteur industriel et aéronautique”, et elles ont moins produit.”Trop de dynamisme au troisième trimestre, et au quatrième l’entreprise déstocke: c’est le cycle économique assez naturel”, selon lui, même si la reprise industrielle “reste assez fragile”.Sylvain Bersinger, du site Bersingéco, remarque que la croissance de 1% attendue en 2026 est dans la veine des années précédentes (1,6% en 2023, 1,1% en 2024 et 0,9% en 2025), alors qu’il “y a encore une dizaine d’années on apprenait aux étudiants que la croissance structurelle française était aux alentours de 2%”.- Révision à la baisse? -Selon lui, “la probabilité d’une forte révision de la croissance à la baisse est plus élevée qu’une forte révision à la hausse” cette année, en raison des risques géopolitiques, commerciaux, et du prix très élevés des actions, de l’or et des crypto-monnaies, qui pourraient subir “un retournement brutal”.L’année commence cependant, pour les acteurs économiques, avec une situation politique moins pesante qu’en fin d’année, puisqu’un budget devrait être définitivement adopté la semaine prochaine, grâce à l’utilisation de l’article 49-3 par le Premier ministre Sébastien Lecornu.En revanche, une croissance correcte ne règle que très partiellement le problème massif de finances publiques du pays.Le gouvernement, qui espérait faire adopter un budget basé sur un déficit des administrations publiques de 4,7% du PIB, a dû se résoudre à des compromis, particulièrement avec les socialistes, qui devraient ramener le déficit au mieux à 5%, après 5,4% en 2025, selon les dernières projections du ministère des Finances.Pour la Première présidente par intérim de la Cour des Comptes Carine Camby, il est “urgent d’agir”, et de réduire les dépenses. Car, a-t-elle prévenu jeudi, il est “vain de parler de souveraineté alimentaire, numérique, industrielle ou sanitaire, quand notre souveraineté budgétaire est mise en péril par notre charge de la dette”.

Après une croissance française 2025 finalement à 0,9%, Paris optimiste pour 2026

La croissance française a été de 0,9% l’an dernier, a annoncé vendredi l’Insee, comme les économistes s’y attendaient mais meilleure que les espoirs initiaux du gouvernement, qui s’affiche optimiste pour début 2026.”La croissance a été robuste” en 2025, s’est félicité sur TF1 le ministre de l’Economie et des Finances Roland Lescure, “meilleure que les 0,7% que j’attendais” dans le projet de loi de finances initial. “Ca fait un bon départ pour 2026, où j’espère qu’on fera au moins le 1% qu’on attend”, a-t-il estimé.Selon les estimations provisoires de l’Insee publiées vendredi, au dernier trimestre 2025, le produit intérieur brut a progressé de 0,2%. Les voisins de la France ont également publié des chiffres de croissance vendredi. En Allemagne, elle a atteint 0,3% au quatrième trimestre, pour 0,2% sur l’année. En Italie, elle a été de 0,7% sur l’année, et en Espagne, de 2,8%, avec un quatrième trimestre en hausse de 0,8%.Eurostat a annoncé de son côté que la croissance de la zone euro avait atteint 1,5% en 2025, au-delà des attentes, selon une première estimation.En France, la consommation des ménages, traditionnel moteur de la croissance, mais très grippé ces derniers temps, a accéléré en fin d’année, gagnant 0,3% après 0,1% au troisième trimestre. L’investissement a lui ralenti (+0,2% après +0,7%), tandis que le commerce extérieur a de nouveau contribué positivement à la croissance.- Stocker, déstocker -Après l’inattendue et vigoureuse croissance de 0,5% au troisième trimestre, le +0,2% de croissance sur les trois derniers mois de l’année 2025 “marque un ralentissement attendu, un contrecoup”, a commenté auprès de l’AFP Maxime Darmet, économiste chez Allianz Trade.Pour lui, l’accélération de la consommation des ménages est “une bonne nouvelle”. Lucile Bembaron, d’Asterès, observe toutefois que les Français témoignent toujours de “leur volonté d’épargner” dans les enquêtes de l’Insee.La production des entreprises a cependant “marqué le pas” en fin d’année, relève l’Institut national de la statistique, avec une augmentation de 0,1% au quatrième trimestre après 0,8% au troisième.M. Darmet explique que la “production était très allante” au troisième trimestre, et que “des stocks se sont créés”. Au quatrième, “les entreprises ont préféré déstocker, notamment dans le secteur industriel et aéronautique”, et elles ont moins produit.”Trop de dynamisme au troisième trimestre, et au quatrième l’entreprise déstocke: c’est le cycle économique assez naturel”, selon lui, même si la reprise industrielle “reste assez fragile”.Sylvain Bersinger, du site Bersingéco, remarque que la croissance de 1% attendue en 2026 est dans la veine des années précédentes (1,6% en 2023, 1,1% en 2024 et 0,9% en 2025), alors qu’il “y a encore une dizaine d’années on apprenait aux étudiants que la croissance structurelle française était aux alentours de 2%”.- Révision à la baisse? -Selon lui, “la probabilité d’une forte révision de la croissance à la baisse est plus élevée qu’une forte révision à la hausse” cette année, en raison des risques géopolitiques, commerciaux, et du prix très élevés des actions, de l’or et des crypto-monnaies, qui pourraient subir “un retournement brutal”.L’année commence cependant, pour les acteurs économiques, avec une situation politique moins pesante qu’en fin d’année, puisqu’un budget devrait être définitivement adopté la semaine prochaine, grâce à l’utilisation de l’article 49-3 par le Premier ministre Sébastien Lecornu.En revanche, une croissance correcte ne règle que très partiellement le problème massif de finances publiques du pays.Le gouvernement, qui espérait faire adopter un budget basé sur un déficit des administrations publiques de 4,7% du PIB, a dû se résoudre à des compromis, particulièrement avec les socialistes, qui devraient ramener le déficit au mieux à 5%, après 5,4% en 2025, selon les dernières projections du ministère des Finances.Pour la Première présidente par intérim de la Cour des Comptes Carine Camby, il est “urgent d’agir”, et de réduire les dépenses. Car, a-t-elle prévenu jeudi, il est “vain de parler de souveraineté alimentaire, numérique, industrielle ou sanitaire, quand notre souveraineté budgétaire est mise en péril par notre charge de la dette”.