Iran says 3,117 killed during protests, activists fear ‘far higher’ toll

Iranian authorities on Wednesday said 3,117 people were killed during protests that first erupted in late December, but activists said the actual toll risked being many times higher due to a crackdown that suppressed the demonstrations.Demonstrations and strikes initially sparked by economic grievances turned into a mass movement against the clerical leadership that has ruled Iran since the 1979 revolution, with people pouring into the streets in mass protests for several days from January 8.However the protests appear for now to have petered out in the face of what activists describe as a crackdown under the cover of a blanket internet shutdown.The clerical authorities have condemned the protest wave as a “terrorist” incident characterised by violent “riots” fuelled by the United States. Rights groups however say thousands of protesters demanding change were killed by direct fire from the security forces.In the first official toll from the authorities, a statement by Iran’s foundation for veterans and martyrs, cited by state television, said a total of 3,117 people were killed during protests.Of these, 2,427 people in that toll including members of the security forces were considered under Islam to be “martyrs”, with the statement calling them “innocent” victims.But Mahmood Amiry-Moghaddam, director of Norway-based Iran Human Rights (IHR) NGO, said “all available evidence emerging from Iran indicates that the real number of people killed during the protests is far higher.” “The Islamic republic has a well-documented pattern of systematic underreporting of lethal state violence,” he told AFP, warning that if the same pattern of Iran’s underreporting of executions is applied here “the actual number of people killed could be in the range of 25,000”.He said while the authorities attempt to “deflect responsibility… the evidence we have consistently points to state responsibility — protesters were shot by security forces and their proxies, using live ammunition, including heavy machine guns”.- ‘World is watching’ -All organisations monitoring the toll have said that efforts to give a precise figure are being severely impeded by the ongoing Internet blackout imposed by authorities in the Islamic republic, which according to monitor Netblocks has now lasted over 300 hours.”Attempts to obscure the truth will be documented in real time. The world is watching,” said Netblocks on the continued internet shutdown, which it says is aimed at masking the extent of the crackdown.The statement by the foundation for veterans and martyrs, quoted by state television, said “many of the martyrs were bystanders” shot dead during the protests.It also claimed that “some were protesters who were shot by organised terrorist elements in the crowd”, without providing evidence or details.Rights groups, including Amnesty International, have accused security forces of deliberately targeting protesters from rooftops and also seeking to shoot protesters in the eyes.Rights group Hengaw, also based in Norway, said it had verified the killing of eight more women by security forces in the protests and said it could now confirm a total of 42 women had been killed.The veterans and martyrs foundation condemned the “treacherous hand of Iran’s enemies”, accusing the “criminal leaders” of the United States of “supporting, equipping and arming” those who carried out the violence.In a separate statement commenting on the toll, Iran’s National Security Council said a “full-scale heinous crime has been recorded against the Iranian nation” but added “another defeat has been inflicted on those who are against Iran”.- ‘No turning back’ -In a bid to show the damage caused by the protests, Tehran municipality on Wednesday showed journalists on an escorted official tour roughly a dozen charred buses lined up in the parking lot of a bus depot in the capital.  A key protagonist in the protest movement was Reza Pahlavi, the son of the ousted shah. The US-based Pahlavi called for nightly protests and said he was ready to return to Iran.In a rare interview, his mother, the former empress Farah Pahlavi told AFP from her home in Paris in written answers to questions there was “no turning back” after the wave of protests.US President Donald Trump has never ruled out military action over the crackdown, although expectations of a swift American response have now receded.Iranian General Abolfazl Shekarchi, the spokesman of the Iranian armed forces, warned Trump that Tehran would attack him if supreme leader Ayatollah Ali Khamenei was targeted. “Trump knows that if a hand of aggression is extended toward our leader, we will not only sever that hand,” Shekarchi was quoted as telling Iranian state media.In a News Nation interview that aired Tuesday, Trump responded: “I have very firm instructions. Anything happens, they’re going to wipe them off the face of this earth.” 

Gaza: un collaborateur de l’AFP et deux autres journalistes tués dans une frappe israélienne

Une frappe israélienne a tué mercredi un collaborateur régulier de l’AFP et deux autres journalistes palestiniens dans le centre de la bande de Gaza, l’armée israélienne indiquant avoir ciblé les opérateurs d’un drone jugé suspect.La frappe a eu lieu dans le secteur d’al-Zahra et trois journalistes ont été tués, indique un communiqué de la Défense civile, organisation de premiers secours opérant sous le contrôle du mouvement islamiste palestinien Hamas.Les trois hommes ont été identifiés comme Anas Ghneim, Mohammed Salah et Abdoul Raouf Shaath (aussi orthographié Shaat). Ce dernier, reporter d’images indépendant âgé de 34 ans, collaborait régulièrement avec l’AFP depuis l’évacuation, début 2024, des journalistes employés par l’agence à Gaza.”C’est avec une immense tristesse que nous avons appris la mort d’Abdoul”, écrit l’Agence France-Presse dans un communiqué, notant que “ses collègues se souviennent d’un homme généreux, doté d’un engagement journalistique profond”.L’AFP “exige une enquête complète et transparente sur les circonstances de sa mort”, notant que “trop de journalistes locaux ont été tués à Gaza au cours des deux dernières années, tandis que l’accès libre pour les journalistes étrangers demeure impossible.”Une trêve précaire est en vigueur depuis le 10 octobre à Gaza entre Israël et le Hamas, que les deux camps s’accusent mutuellement de violer.Selon le ministère de la Santé de Gaza, placé sous l’autorité du Hamas, huit autres Palestiniens y ont été tués mercredi dans des frappes israéliennes.- “Crime de guerre” -Sur la frappe ayant tué le collaborateur de l’AFP, l’armée israélienne a indiqué avoir identifié “plusieurs suspects qui opéraient un drone affilié au Hamas dans le centre de la bande de Gaza”, sans plus de détails sur cette affiliation prétendue.Les forces israéliennes “ont frappé avec précision les suspects qui l’avaient activé”, a ajouté l’armée, précisant que les circonstances faisaient l’objet d’un “examen”.Sur place, un témoin a déclaré à l’AFP que les journalistes utilisaient un drone pour filmer une distribution d’aide humanitaire gérée par le Comité égyptien de secours, lorsqu’un véhicule qui les accompagnait a été visé.”Cette zone est considérée comme sûre et humanitaire”, a noté un autre témoin, Mahmoud Azzam, interrogé par l’AFP près du lieu de la frappe, où des hommes en chasuble siglée du logo du Comité égyptien de secours fouillaient la carcasse d’une voiture calcinée.”Un véhicule appartenant au Comité égyptien a été pris pour cible lors d’une mission humanitaire”, a dit Mohammed Mansour, porte-parole de cette organisation à Gaza-ville. Précisant que “tous les véhicules” du Comité portent son logo, il a dénoncé une frappe israélienne “criminelle”.Abdoul Raouf Shaath n’était pas en mission pour l’AFP au moment de la frappe. Son dernier reportage pour l’agence avait été publié lundi.Dans l’enceinte de l’hôpital Nasser de Khan Younès (sud) où les dépouilles des journalistes ont été amenées, des dizaines de personnes sont venues saluer leur mémoire.Le Syndicat des journalistes palestiniens a condamné “avec la plus grande fermeté” cette attaque, dénonçant une “politique systématique et délibérée” d’Israël pour “cibler intentionnellement les journalistes palestiniens”.”Cette frappe isolée sur des journalistes identifiables par leurs équipements de reportage pourrait indiquer un ciblage et constituer un crime de guerre”, a déclaré dans un communiqué Martin Roux, responsable du desk Crises de l’organisation de défense des journalistes Reporters sans frontières (RSF).- “Dangers immenses” -“Cette attaque rappelle avec force les dangers immenses auxquels les journalistes, comme les autres civils, continuent d’être exposés, même pendant le cessez-le-feu en cours”, a relevé le Comité pour la protection des journalistes (CPJ).Le Hamas, qui a pris le pouvoir à Gaza en 2007, a dénoncé un “crime de guerre”.Le fragile cessez-le-feu à Gaza, première étape du plan de Donald Trump visant à mettre fin à la guerre, est émaillé de tirs quotidiens, tandis que la situation humanitaire reste critique.Près de 470 Palestiniens ont été tués depuis le début de la trêve, selon le ministère de la Santé de Gaza. L’armée israélienne a pour sa part fait état de trois soldats tués, depuis la même date.Selon RSF, “près de 220 journalistes ont été tués à Gaza par l’armée israélienne depuis le début de son offensive il y a plus de deux ans, dont au moins 71 ciblés ou tués dans l’exercice de leur travail.”L’armée israélienne affirme elle que nombre de professionnels de la presse qu’elle reconnaît avoir éliminé étaient des “terroristes” membres de la branche armée du Hamas ou d’autres groupes armés palestiniens.

L’Espagne essaie de rassurer après deux accidents ferroviaires majeurs en 48 heures

La catastrophe ferroviaire d’Andalousie dimanche et un nouvel accident de train mardi en Catalogne : en à peine 48 heures, ces deux drames ont bouleversé l’Espagne, où les questions s’accumulent sur la sécurité du système ferroviaire, amenant le syndicat des conducteurs de train à appeler à une grève de trois jours en février.En Andalousie (sud), où au moins 43 personnes sont mortes dans la collision de deux trains à grande vitesse près d’Adamuz, selon un nouveau bilan des autorités, les enquêteurs examinent plusieurs pistes pour découvrir les causes de la tragédie, qui restent encore un mystère.Le gouvernement central et le gouvernement andalou ont annoncé qu’un hommage national aux victimes de la collision d’Adamuz aurait lieu le 31 janvier à Huelva, en Andalousie.En Catalogne, c’est un train de banlieue en direction de Barcelone (nord-est) qui a heurté mardi soir les débris d’un mur de soutènement qui s’était effondré sur la voie près de la petite ville de Gelida en raison de fortes pluies.L’accident a fait un mort et 37 personnes ont été prises en charge par les secours, dont cinq blessés graves.La circulation des trains reste suspendue dans la zone, selon le gestionnaire du réseau ferroviaire national Adif, qui a mis en place des restrictions de vitesse sur un tronçon entre Madrid et Barcelone.Coup sur coup donc, l’Espagne, deuxième destination touristique au monde, a connu deux accidents majeurs, une première depuis un déraillement meurtrier ayant fait 80 morts près de Saint-Jacques-de-Compostelle (nord-ouest) en 2013. De plus, elle ne sait toujours pas ce qui a provoqué le plus grave d’entre eux.- “Un excellent système” -Dans ce contexte tendu, le principal syndicat des conducteurs de train, le Semaf, a appelé mercredi à une grève de trois jours les 9, 10 et 11 février pour réclamer plus de “sécurité ferroviaire”.”Nous ne pouvons ni ne devons remettre en cause notre réseau (ferroviaire), ni les transports publics de notre pays. Il n’est pas parfait, ni infaillible, mais c’est un excellent système de transport”, a répliqué mercredi soir le ministre des Transports Óscar Puente lors d’une conférence de presse.Il a dit vouloir “répondre aux revendications” des conducteurs, mais a souhaité que la grève soit annulée.Le pays pleurait encore ses morts de la catastrophe d’Adamuz mercredi, au deuxième jour d’un deuil national de trois jours. Le bilan – au moins 43 morts et 31 personnes toujours hospitalisées, dont six en soins intensifs – reste provisoire. Au moins deux personnes manquent encore à l’appel, selon les signalements pour disparition émis par les familles des passagers.L’opposition s’en est prise mercredi au gouvernement de gauche du Premier ministre Pedro Sánchez, dénonçant des investissements insuffisants dans le réseau ferroviaire national.Le dirigeant socialiste a promis la “transparence absolue” sur le drame d’Adamuz.- Enquête “très complexe” -Sur place, les engins de chantier continuent de s’affairer autour des deux trains accidentés dimanche.Ce soir-là, les trois dernières voitures d’un train allant vers Madrid de l’opérateur privé Iryo – une société détenue majoritairement par le groupe italien Trenitalia – avaient déraillé et s’étaient déportées sur la voie d’à côté, heurtant violemment un train de la Renfe, la compagnie nationale espagnole, qui arrivait au même moment dans l’autre sens.Les deux trains à grande vitesse, qui roulaient à plus de 200 km/h, transportaient au total plus de 500 passagers.D’après des médias espagnols, l’enquête – qui exclut l’hypothèse d’un acte de sabotage, selon le gouvernement – s’intéresse à une rupture du rail de plus de 30 centimètres de long à l’endroit de l’accident.Mercredi, le New York Times a évoqué également, photo à l’appui, la piste d’un “bogie” (chariot placé dans la partie inférieure du châssis d’un train) retrouvé dans un cours d’eau proche du lieu de la collision.La Garde civile (équivalent en Espagne de la gendarmerie) a confirmé la découverte dans un communiqué, tout en ajoutant que la pièce métallique faisait partie de “centaines d’indices” relevés sur le site.M. Puente a averti que l’enquête serait “longue” et “très complexe”, et que la publication d’un rapport définitif pourrait prendre plusieurs mois.Avec 4.000 kilomètres de voies ferrées, le réseau ferroviaire à grande vitesse espagnol est le deuxième plus important au monde, après celui de la Chine, et l’une des fiertés du pays.

Israel says struck Syria-Lebanon border crossings used by Hezbollah

The Israeli military said it struck four crossings along the Syria-Lebanon border on Wednesday that were used by Hezbollah to smuggle weapons, after earlier launching fresh strikes on the militant group in Lebanon.”A short while ago, the (Israeli military) struck four border crossings on the Syria-Lebanon border used by Hezbollah to smuggle weapons in the area of Hermel,” the military said in a statement, without providing further details.It came after Israel launched new strikes on what it said were Hezbollah targets in south Lebanon after raids earlier Wednesday killed two people, the latest violence despite a year-old ceasefire with the group.The state-run National News Agency said Israeli warplanes launched raids on buildings in several south Lebanon towns including Qanarit and Kfour, after the Israeli army issued evacuation warnings to residents identifying sites it intended to strike there.An AFP photographer was slightly wounded along with two other journalists who were working near the site of a heavy strike in Qanarit.According to Lebanon’s health ministry, 19 people were wounded in the strike in Qanarit, five of whom were taken to hospital.The Israeli army said it was striking Hezbollah targets in response to the group’s “repeated violations of the ceasefire understandings”.Under heavy US pressure and fears of expanded Israeli strikes, Lebanon has committed to disarming Hezbollah.But Israel has criticised the Lebanese army’s progress as insufficient and has kept up regular strikes, usually saying it is targeting members of the Iran-backed group or its infrastructure.Earlier Wednesday, the health ministry said an Israeli strike on a vehicle in the town of Zahrani, in the Sidon district, killed one person.An AFP correspondent saw a charred car on a main road with debris strewn across the area and emergency workers in attendance.Later, the ministry said another strike targeting a vehicle in the town of Bazuriyeh in the Tyre district killed one person.Israel said it struck Hezbollah operatives in both areas.A Lebanese army statement decried the Israeli targeting of “civilian buildings and homes” in a “blatant violation of Lebanon’s sovereignty” and the ceasefire deal.It also said such attacks “hinder the army’s efforts” to complete the disarmament plan.This month, the army said it had completed the first phase of its plan to disarm Hezbollah, covering the area south of the Litani river, around 30 kilometres (20 miles) from the Israeli border.Most of Wednesday’s strikes were north of the river.More than 350 people have been killed by Israeli fire in Lebanon since the ceasefire, according to an AFP tally of health ministry reports.The November 2024 truce sought to end more than a year of hostilities, but Israel accuses Hezbollah of rearming, while the militant group has rejected calls to surrender its weapons.burs-str/lg-acc/jd/jfx

Trump propose un “Conseil de paix” concurrent de l’ONU et totalement à sa main

Donald Trump veut créer un “Conseil de paix” à sa main, pour œuvrer à la résolution des conflits dans le monde en concurrence avec l’ONU. Un “Conseil” dont la charte fondatrice pourrait être signée en sa présence dès jeudi à Davos, en marge du Forum économique mondial.Selon une source proche du président américain, Donald Trump va mettre en avant ce “Conseil de la paix” à Davos. Environ 35 dirigeants ont déjà accepté de se rallier à sa charte, selon cette source.Celle-ci est censée entrer en vigueur quand au moins “trois Etats” l’auront signée.- De quoi s’agit-il?La Maison Blanche avait annoncé qu’en vertu du plan pour mettre fin à la guerre dans le territoire palestinien de la bande de Gaza soutenu par Washington, un “Conseil de paix” présidé par Donald Trump serait formé.Mais le projet de “charte” révèle une initiative et un mandat bien plus vastes que la seule question de Gaza, et semble en faire un véritable substitut des Nations unies.Le “Conseil de paix” n’est “pas un plan de l’ONU”, a insisté un porte-parole de l’ONU, rappelant qu’il avait été “autorisé par le Conseil de sécurité exclusivement pour ses travaux à Gaza”.- La mission “Le Conseil de paix est une organisation internationale qui vise à promouvoir la stabilité, à rétablir une gouvernance fiable et légitime, et à garantir une paix durable dans les régions touchées ou menacées par des conflits”, peut-on lire dans le préambule de ce texte de huit pages qui critique les “approches et institutions qui ont trop souvent échoué” – une allusion claire à l’ONU. – Trump tout puissantDonald Trump sera le “premier président du Conseil de paix”, dont les pouvoirs prévus sont très étendus : il est seul habilité à “inviter” d’autres chefs d’Etat et de gouvernement à l’intégrer et peut révoquer leur participation, sauf en cas de “veto par une majorité des deux tiers des Etats membres”.Le conseil exécutif, dirigé par M. Trump, comportera sept membres parmi lesquels le secrétaire d’Etat Marco Rubio, l’émissaire spécial Steve Witkoff, le gendre de M. Trump Jared Kushner, et l’ex-Premier ministre britannique Tony Blair.- Ticket d’entrée “Chaque Etat membre exerce un mandat d’une durée maximale de trois ans à compter de l’entrée en vigueur” de la charte, renouvelable par le président, précise le texte.Ce mandat ne s’applique pas aux Etats membres qui versent plus d’un milliard de dollars au “Conseil de paix” au cours de la première année suivant l’entrée en vigueur de la Charte.- Quels pays ont dit oui? En Hongrie, le Premier ministre, Viktor Orban, a accepté dès dimanche l’invitation de son allié Donald Trump d’être “membre fondateur”.Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a donné son accord pour siéger au conseil, comme le président argentin Javier Milei, le Premier ministre arménien Nikol Pachinian et la présidente du Kosovo Vjosa Osmai.La diplomatie saoudienne a annoncé la “décision commune” des ministres des Affaires étrangères saoudien, qatari, égyptien, jordanien, émirati, turc, indonésien et pakistanais, de rejoindre l’instance. Le roi de Bahreïn, Hamad ben Issa al-Khalifa y participera aussi.Le roi du Maroc Mohamed VI le rejoindra comme “membre fondateur”, le président du Kazakhstan, Kassym-Jomart Tokaïev, assistera à la signature de la charte, et le président azerbaïdjanais Ilham Aliyev est prêt à y participer, selon des sources officielles. – Quels pays ont dit non? La Norvège, la France – qui “ne peut donner (une) suite favorable” à ce stade, selon l’entourage présidentiel – et l’Ukraine dont le président Volodymyr Zelensky “n’imagine pas” y participer au côté de la Russie.- Quels pays réservent leur réponse? Moscou a dit vouloir “clarifier toutes les nuances” de l’invitation avec Washington avant de se prononcer, et la Chine n’a pas dit si elle acceptait l’invitation, tout en indiquant “défendre fermement le système international avec les Nations unies en son centre”.Londres veut examiner les “modalités” de l’invitation, Berlin a exprimé la nécessité de se “coordonner” avec ses partenaires, et la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, réserve sa réponse.Le Premier ministre de la Croatie, Andrej Plenkovic, a dit souhaiter plus de temps.La ministre canadienne des Affaires étrangères, Anita Anand, a déclaré: “Nous examinons la situation”.Le pape Léon XIV a reçu une invitation et “nous réfléchissons sur ce qu’on doit faire”, selon Pietro Parolin, numéro 2 du Vatican.- Quels autres pays invités ?L’Italie, la Suède, la Finlande, l’Albanie, la Grèce, la Slovénie, la Pologne, la Bulgarie, le Brésil, le Paraguay, la Jordanie, l’Inde et la Corée du Sud, selon leurs dirigeants.

Washington va transférer de Syrie vers l’Irak jusqu’à 7.000 détenus de l’EI

Washington a annoncé mercredi mener des opérations pour transférer jusqu’à 7.000 prisonniers du groupe Etat islamique (EI) vers l’Irak depuis la Syrie, où des affrontements entre l’armée et les forces kurdes font craindre des failles sécuritaires.Cette annonce survient après que les Etats-Unis ont estimé que “la mission initiale” des FDS (Forces démocratiques syriennes, dominées par les Kurdes), la lutte contre l’EI, “a largement pris fin, car Damas est désormais prêt à prendre le relais en matière de sécurité” et peut contrôler les centres de détention jusque là tenus par les Kurdes. “Les forces américaines ont transporté avec succès 150 combattants de l’EI détenus dans une prison de Hassaké, en Syrie, vers un lieu sûr en Irak. Au total, jusqu’à 7.000 prisonniers du groupe EI pourraient être transférés de Syrie vers des structures contrôlées par l’Irak” voisin, a écrit le commandement militaire américain pour le Moyen-Orient, le Centcom, sur X.”Oeuvrer au transfert ordonné et sécurisé des prisonniers du groupe EI est essentiel pour éviter des évasions qui constitueraient une menace directe pour les Etats-Unis et la sécurité régionale”, a avancé l’amiral Brad Cooper, à la tête du Centcom. – “Calvaire” -Les forces kurdes font face à une avancée de l’armée syrienne dans le nord-est, le président Ahmad al-Chareh étant déterminé à étendre son autorité sur l’ensemble du pays.Les Kurdes avaient instauré une zone autonome qui couvrait le quart du territoire au cours de la guerre civile (2011-2024). Un accord imposé par Damas prévoit que l’Etat syrien devienne “responsable” des prisonniers de l’EI et que l’administration kurde chargée de ce dossier soit “intégrée aux institutions étatiques”, un revers pour cette minorité qui se sent lâchée par les Etats-Unis l’ayant soutenue dans la lutte antijihadiste.Mardi, les FDS ont annoncé avoir été “contraintes de se retirer” d’al-Hol, le plus grand des camps de détention de jihadistes, pour défendre leurs régions menacées par l’armée.Les forces de sécurité syriennes sont entrées mercredi dans cet immense camp où des tentes blanches s’étendent à perte de vue.Le correspondant de l’AFP a vu un grand nombre de soldats ouvrir la barrière métallique et pénétrer à pied, tandis que d’autres en gardaient l’entrée. Al-Hol abrite quelque 24.000 personnes, dont 15.000 Syriens et environ 6.300 femmes et enfants étrangers de 42 nationalités. Parmi eux figurent des Français et d’autres Occidentaux, que leurs pays respectifs refusent de rapatrier. Les Syriens et les Irakiens vivent dans le camp principal, tandis que les étrangers sont détenus dans une “annexe” isolée.”Nous avons vécu un calvaire (…) j’espère que le nouveau gouvernement se montrera plus clément”, affirme à l’AFP Oum Sadek, une Syrienne de 33 ans qui porte le niqab et dément tout lien avec l’EI.”Je suis venu dans le camp à l’âge de 10 ans”, dit Ibrahim Ibrahim, un adolescent de 18 ans originaire d’Alep (nord), qui indique vivre avec sa mère et ses frères et soeurs. “J’espère pouvoir sortir d’ici. Je ne connais rien à part ce camp. J’espère que le gouvernement va nous libérer”. – “Terroristes européens” -Lundi, les forces kurdes ont affirmé qu’une autre prison de jihadistes, Chaddadi, avait été “attaquée” par les troupes gouvernementales. Celles-ci ont en retour accusé les FDS d’avoir libéré des détenus de l’EI.Le ministère de l’Intérieur a annoncé mardi que 120 membres de l’EI s’en étaient évadés et dit avoir réussi à “arrêter 81 fugitifs”.Donald Trump a lui soutenu qu’il avait “arrêté une évasion” de “terroristes européens” de cette prison, “en collaboration” avec les autorités syriennes.Les FDS contrôlent toujours un autre camp, Roj, près de la frontière turque.Dans la province de Raqa, les forces de sécurité de Damas sont déployées mercredi autour de la prison d’Al Aqtan, toujours sous contrôle des forces kurdes, selon un correspondant de l’AFP.Le pouvoir islamiste syrien avait annoncé mardi un nouveau cessez-le-feu avec les forces kurdes, poussées à se replier dans leur bastion de Hassaké. Mercredi, les deux parties se sont mutuellement accusées de l’avoir violé.L’armée a annoncé que sept soldats étaient morts dans une “attaque de drone” imputée aux forces kurdes, qui ont démenti toute implication.Damas a accordé un délai de quatre jours expirant samedi soir aux Kurdes syriens pour présenter un plan sur l’intégration de leur région au sein de l’Etat.

Who is Lisa Cook, the Fed governor Trump seeks to fire?

Lisa Cook, the first Black woman to serve on the powerful US Federal Reserve Board of Governors, has come under the spotlight as President Donald Trump steps up pressure on the central bank.Cook was one of former president Joe Biden’s choices to fill open seats on the Fed board — a seven-member body guiding US monetary policy — and she took office as a Fed governor in May 2022.The daughter of a Baptist chaplain and a professor of nursing, Cook bears physical scars from racism after she was attacked as a young child while involved in an effort to integrate racially segregated schools in the state of Georgia.Before joining the Fed, she dedicated much of her research to the effects of discrimination on the productive capacity of the world’s largest economy. Even though she kept a relatively low profile as a Fed governor, she came under scrutiny last summer as Trump sought her immediate removal over claims of mortgage fraud.The Fed makes decisions on interest rates independently from the White House, but Trump has repeatedly criticized the central bank for not lowering borrowing costs more quickly.Its independence could come under question — with consequences for the economy — as the Trump administration intensifies pressure on the bank, including by opening an investigation into Fed Chair Jerome Powell.The outcome of Cook’s case will be crucial in determining how much discretion the president has when it comes to removing key Fed officials.She vowed Wednesday to uphold Fed independence for as long as she serves at the central bank.”This case is about whether the Federal Reserve will set key interest rates guided by evidence and independent judgment or will succumb to political pressure,” she said in a statement after the hearing.She previously rejected Trump’s attempt to oust her, saying he had no authority to do so.The Supreme Court has allowed her to remain in her role for now.- An academic economist -Prior to becoming a Fed governor, Cook was a professor of economics and international relations at Michigan State University. She earned an economics degree from Oxford University and a doctorate from the University of California, Berkeley.In 2023, she was reappointed to the Fed’s board and sworn in for a term ending in 2038.At the central bank, Cook has voted with Powell in policy decisions, like most of her colleagues. These included instances when the bank started cutting interest rates and when it decided to put a pause on rate reductions.She has been described as a “dove” at times, a term referring to someone who tends to support lower rates.But in a June speech, she warned of longer-term risks surrounding inflation and said that the Fed’s cautious approach to rate cuts was well positioned to respond to developments.Cook’s opponents have in the past questioned her qualifications, criticisms that her supporters say are fueled by her race.”I have been the target of anonymous and untrue attacks on my academic record,” Cook told lawmakers in 2022.Other board members, including Powell, are not trained economists. Cook speaks five languages, including Russian. She also specializes in international development economics, having worked on topics such as Rwanda’s recovery following the 1994 genocide.In addition, she has researched inequality in the labor market, a key area of Fed focus.Cook grew up in an area of the United States where public swimming pools were destroyed to avoid opening them up to Black people, and was one of the first Black children to attend a previously segregated school.She has studied lynchings and patents issued to Black entrepreneurs, arguing that discrimination has held back the entire society, not just the direct victims of injustice.