South Africa declares national disaster as floods batter regionSun, 18 Jan 2026 20:07:55 GMT

South Africa on Sunday declared a national disaster after widespread flooding that destroyed homes and killed dozens, while thousands sought shelter in neighbouring Mozambique.Heavy rains and storms have battered the two southern African countries for weeks, claiming more than 30 lives in South Africa’s northeastern Limpopo and Mpumalanga provinces.Rivers burst their banks and swallowed entire …

South Africa declares national disaster as floods batter regionSun, 18 Jan 2026 20:07:55 GMT Read More »

Iran: accès à internet très limité après un “bref” rétablissement

L’accès à internet était de nouveau très limité dimanche soir en Iran après un “bref” rétablissement, a indiqué une ONG, après une coupure inédite imposée en pleine vague de contestation pour cacher, selon les défenseurs des droits humains, une répression qui a fait des milliers de morts.”Après 240 heures de coupure internet, le trafic a diminué après un bref rétablissement, fortement filtré, de certains services Google et de messagerie en Iran. Pendant cette période, certains Iraniens ont pu fournir des informations détaillées sur la gravité de la crise sur le terrain”, a indiqué l’ONG de surveillance de la cybersécurité Netblocks dans un message de mise à jour sur les réseaux sociaux.L’Iran a coupé le 8 janvier sans préavis et de façon inédite toute communication alors que se multipliaient les appels à des manifestations antigouvernementales initialement déclenchées par le marasme économique. L’accès à l’internet mondial est depuis quasi impossible en Iran même si des restrictions ont commencé à être levées dimanche pour certains sites étrangers à l’image de Google.”Compte tenu de la nécessité de faciliter les activités commerciales en ligne et de réduire les restrictions en matière de communication, j’ai recommandé au secrétaire du Conseil suprême de sécurité nationale que les restrictions sur Internet soient levées dès que possible”, a affirmé le président Masoud Pezeshkian lors de la réunion du cabinet, selon les médias officiels.Le PDG d’Irancell, deuxième opérateur de téléphonie en Iran, a été démis de ses fonctions pour ne pas avoir obéi à la décision du pouvoir de couper internet, a rapporté dimanche l’agence de presse Fars.Les autorités, qui affirment avoir repris le contrôle de la situation, ont aussi rouvert dimanche les écoles, fermées depuis une semaine, et les universités, a indiqué la télévision d’Etat. – Messages WhatsApp -Le mouvement a été déclenché le 28 décembre à Téhéran par des commerçants en colère contre le coût de la vie avant de prendre une ampleur majeure le 8 janvier, défiant ouvertement la République islamique en place depuis 1979.Il a été étouffé par une répression qualifiée de “massacre” par des groupes de défense des droits humains, à la faveur d’un blackout des communications instauré il y a dix jours.  Dimanche matin à Téhéran, des journalistes de l’AFP ont pu accéder à l’internet mondial, bien que la majorité des fournisseurs d’accès restent bloqués, sans que les raisons de cette connexion limitée ne puissent être éclaircies. Certains Iraniens ont aussi commencé à recevoir et à envoyer des messages WhatsApp.Bloqués pendant des jours, les appels téléphoniques vers l’étranger ont été rétablis mardi et les échanges par SMS samedi. Malgré ces restrictions, et celles imposées de longue date aux applications étrangères – dont Instagram et Facebook, pour lesquelles une connexion VPN est nécessaire – des rapports d’exactions de la part des forces de sécurité ont filtré, notamment via Starlink, selon des ONG. Amnesty International a déclaré avoir vérifié des dizaines de vidéos et de témoignages ces derniers jours, montrant “que les forces de sécurité tiraient sans relâche sur les manifestants dans les rues et depuis des positions en hauteur”. Les hôpitaux ont été “submergés de blessés”, selon la chercheuse de l’ONG sur l’Iran, Raha Bahreini, qui a dénoncé un “massacre de manifestants”.- “Tirs sans relâche” -“Toutes les dix minutes, on entendait une série de coups de feu”, a raconté à l’AFP Kaveh (prénom modifié), désormais au Royaume-Uni, relatant une manifestation à laquelle il a participé le 9 janvier à Téhéran.  En l’absence de bilan global officiel, le guide suprême iranien a fait état pour la première fois samedi de “milliers de personnes tuées”, imputant ces morts aux “séditieux”, selon lui manipulés par les Etats-Unis et Israël. Les autorités s’étaient jusque-là limitées à recenser des dizaines de membres des forces de sécurité tués. Au moins 3.428 manifestants ont été tués, selon le dernier bilan de Iran Human Rights (IHR), dont les chiffres sont cités par l’ONU. D’autres estimations font état de plus de 5.000 morts, voire jusqu’à 20.000, selon cette ONG basée en Norvège. La chaîne d’opposition Iran International, basée à l’étranger, affirme qu’au moins 12.000 personnes ont été tuées, citant des hauts responsables gouvernementaux et des sources sécuritaires.Le pouvoir judiciaire iranien a catégoriquement rejeté ce chiffre.- “Outil efficace” -Les médias locaux ont fait état de milliers d’arrestations, les ONG de défense des droits humains estimant que jusqu’à 20.000 personnes ont été détenues. Dimanche, le porte-parole de la justice iranienne, Asghar Jahangir, a réaffirmé que des procès rapides seraient organisés et averti que certains actes s’apparentaient au crime de “guerre contre Dieu”, passible de la peine de mort.  Le président américain Donald Trump avait remercié vendredi le gouvernement iranien d’avoir annulé “toutes les pendaisons prévues” de contestataires. Une mesure mise en doute par l’analyste Arif Keskin, pour qui “le risque demeure très réel”, car “la direction iranienne considère les exécutions (…) comme un outil efficace” contre toute contestation. “Pour le régime, les exécutions entraîneront des coûts internationaux à court terme mais sont considérées comme un investissement à long terme dans la sécurité intérieure”, a déclaré à l’AFP ce spécialiste iranien du Moyen-Orient, basé à Ankara. burs-sw/yk/hme

Budget: Lecornu précise l’effort pour les entreprises, tranchera lundi entre 49.3 et ordonnance

En passe d’obtenir un accord de non-censure avec les socialistes, Sébastien Lecornu a précisé dimanche l’effort demandé aux entreprises en 2026, exigeant une manne importante de huit milliards d’euros sur 300 grands groupes. Il annoncera lundi s’il utilise le 49.3 ou l’ordonnance pour faire aboutir le budget.Un Conseil des ministres aura lieu dans la journée lundi, a annoncé la porte-parole du gouvernement Maud Bregeon sur franceinfo, sans préciser l’horaire.Il s’agira pour le chef du gouvernement de dévoiler enfin sa stratégie pour mener le débat budgétaire à son terme. Après avoir exclu l’hypothèse de le soumettre au vote du Parlement, faute de majorité pour le faire adopter, il dispose de deux outils constitutionnels, l’article 49.3 ou l’ordonnance budgétaire.”Rien n’est exclu et ça aboutira demain (lundi)”, a promis Maud Bregeon, assurant que le gouvernement pourra en dire plus sur ses intentions à l’issue du Conseil des ministres. Si le 49.3 est choisi, il doit en effet en être délibéré lors de cette réunion.Une chose est sûre, “on arrive au bout des négociations et des échanges” avec les forces politiques, a-t-elle confirmé, après un marathon budgétaire de plus de trois mois.- Le retour du 49.3 envisagé -Devenue habituelle pour permettre l’adoption des précédents budget, l’utilisation de l’article 49.3 permet au gouvernement de faire adopter un texte sans vote en engageant sa responsabilité. Elle a les faveurs de nombreux responsables de groupes parlementaires.La seconde option à la main du Premier ministre est inédite et semble plus risquée politiquement: c’est l’ordonnance budgétaire (article 47), qui permet la mise en place du projet budgétaire initial sans passer devant le Parlement. Et donc sans modification possible des mesures contenue dans le texte, selon l’interprétation juridique la plus répandue. Plusieurs responsables, notamment François Hollande et Boris Vallaud côté socialiste, y sont fermement opposés.Dans les deux cas, le Premier ministre devrait s’exposer à une motion de censure. Via le 49.3, une censure emporterait aussi le budget. L’ordonnance, elle, permet de doter la France d’un budget même si le gouvernement tombe.Interrogée dimanche sur le sujet sur RTL, M6 et Public Sénat, la présidente de l’Assemblée nationale Yaël Braun-Pivet (Renaissance) a refusé de donner sa préférence entre ces deux armes. “Quand on fait de la politique, il faut tenir les engagements qu’on prend”, a-t-elle toutefois glissé, avouant qu’elle “partage(ait)” le constat d’échec de la méthode du Premier ministre, qui avait promis de ne pas utiliser l’article 49.3.Après avoir fait une série d’annonces vendredi – hausse de la prime d’activité, repas à un euro pour les étudiants, pas d’augmentation de la fiscalité des ménages… -, Sébastien Lecornu a déroulé dimanche soir les mesures visant les entreprises, dans une lettre adressé aux entrepreneurs.”L’ensemble des règles fiscales applicables aux entreprises est stabilisé”, leur assure-t-il dans ce document rendu public. Mais dans le détail, plusieurs mesures fiscales risquent fort d’irriter le patronat.- Non-censure en vue au PS -Il a notamment dû renoncer à baisser la cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises (CVAE), un impôt de production fustigé par les patrons.Surtout, il a confirmé le maintien d’un rendement d’environ huit milliards d’euros sur la surtaxe visant les bénéfices des grandes entreprises, point-clé du compromis bâti avec le Parti socialiste.Si le nombre d’entreprises visées par le dispositif passera de 440 en 2025 à 300 en 2026 en raison de l’exclusion des entreprises de taille intermédiaire (ETI) du dispositif, l’effort reste très conséquent pour ces grands groupes car le barème ne change pas. Le Sénat dominé par la droite, comme l’Assemblée nationale en nouvelle lecture, avaient d’ailleurs supprimé ce dispositif durant les débats. Mais c’est finalement la proposition du PS, à 8 milliards, qui a eu gain de cause.A défaut de satisfaire le bloc central, cela devrait grandement rassurer le parti à la rose. Son premier secrétaire Olivier Faure avait exigé que le financement des concessions du gouvernement ne se fasse “pas sur le dos des Français”. Cette condition, fixée comme préalable à la non-censure des socialistes, paraît désormais remplie.”Nous avons épargné aux Français neuf milliards d’euros d’économies qui auraient été faites sur leur dos sur les deux textes budgétaires”, s’est félicité dimanche Boris Vallaud, président des députés PS, dans Le Parisien. Les annonces gouvernementales “permettent d’envisager la non-censure du budget”, a-t-il confirmé.Manuel Bompard, coordinateur de La France insoumise, a lui jugé les concessions largement insuffisantes, regrettant qu’il n’y ait “rien sur le patrimoine des ultrariches” et promettant le dépôt d’une motion de censure quelle que soit l’option (49.3 ou ordonnance) retenue par le gouvernement.

Budget: Lecornu précise l’effort pour les entreprises, tranchera lundi entre 49.3 et ordonnance

En passe d’obtenir un accord de non-censure avec les socialistes, Sébastien Lecornu a précisé dimanche l’effort demandé aux entreprises en 2026, exigeant une manne importante de huit milliards d’euros sur 300 grands groupes. Il annoncera lundi s’il utilise le 49.3 ou l’ordonnance pour faire aboutir le budget.Un Conseil des ministres aura lieu dans la journée lundi, a annoncé la porte-parole du gouvernement Maud Bregeon sur franceinfo, sans préciser l’horaire.Il s’agira pour le chef du gouvernement de dévoiler enfin sa stratégie pour mener le débat budgétaire à son terme. Après avoir exclu l’hypothèse de le soumettre au vote du Parlement, faute de majorité pour le faire adopter, il dispose de deux outils constitutionnels, l’article 49.3 ou l’ordonnance budgétaire.”Rien n’est exclu et ça aboutira demain (lundi)”, a promis Maud Bregeon, assurant que le gouvernement pourra en dire plus sur ses intentions à l’issue du Conseil des ministres. Si le 49.3 est choisi, il doit en effet en être délibéré lors de cette réunion.Une chose est sûre, “on arrive au bout des négociations et des échanges” avec les forces politiques, a-t-elle confirmé, après un marathon budgétaire de plus de trois mois.- Le retour du 49.3 envisagé -Devenue habituelle pour permettre l’adoption des précédents budget, l’utilisation de l’article 49.3 permet au gouvernement de faire adopter un texte sans vote en engageant sa responsabilité. Elle a les faveurs de nombreux responsables de groupes parlementaires.La seconde option à la main du Premier ministre est inédite et semble plus risquée politiquement: c’est l’ordonnance budgétaire (article 47), qui permet la mise en place du projet budgétaire initial sans passer devant le Parlement. Et donc sans modification possible des mesures contenue dans le texte, selon l’interprétation juridique la plus répandue. Plusieurs responsables, notamment François Hollande et Boris Vallaud côté socialiste, y sont fermement opposés.Dans les deux cas, le Premier ministre devrait s’exposer à une motion de censure. Via le 49.3, une censure emporterait aussi le budget. L’ordonnance, elle, permet de doter la France d’un budget même si le gouvernement tombe.Interrogée dimanche sur le sujet sur RTL, M6 et Public Sénat, la présidente de l’Assemblée nationale Yaël Braun-Pivet (Renaissance) a refusé de donner sa préférence entre ces deux armes. “Quand on fait de la politique, il faut tenir les engagements qu’on prend”, a-t-elle toutefois glissé, avouant qu’elle “partage(ait)” le constat d’échec de la méthode du Premier ministre, qui avait promis de ne pas utiliser l’article 49.3.Après avoir fait une série d’annonces vendredi – hausse de la prime d’activité, repas à un euro pour les étudiants, pas d’augmentation de la fiscalité des ménages… -, Sébastien Lecornu a déroulé dimanche soir les mesures visant les entreprises, dans une lettre adressé aux entrepreneurs.”L’ensemble des règles fiscales applicables aux entreprises est stabilisé”, leur assure-t-il dans ce document rendu public. Mais dans le détail, plusieurs mesures fiscales risquent fort d’irriter le patronat.- Non-censure en vue au PS -Il a notamment dû renoncer à baisser la cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises (CVAE), un impôt de production fustigé par les patrons.Surtout, il a confirmé le maintien d’un rendement d’environ huit milliards d’euros sur la surtaxe visant les bénéfices des grandes entreprises, point-clé du compromis bâti avec le Parti socialiste.Si le nombre d’entreprises visées par le dispositif passera de 440 en 2025 à 300 en 2026 en raison de l’exclusion des entreprises de taille intermédiaire (ETI) du dispositif, l’effort reste très conséquent pour ces grands groupes car le barème ne change pas. Le Sénat dominé par la droite, comme l’Assemblée nationale en nouvelle lecture, avaient d’ailleurs supprimé ce dispositif durant les débats. Mais c’est finalement la proposition du PS, à 8 milliards, qui a eu gain de cause.A défaut de satisfaire le bloc central, cela devrait grandement rassurer le parti à la rose. Son premier secrétaire Olivier Faure avait exigé que le financement des concessions du gouvernement ne se fasse “pas sur le dos des Français”. Cette condition, fixée comme préalable à la non-censure des socialistes, paraît désormais remplie.”Nous avons épargné aux Français neuf milliards d’euros d’économies qui auraient été faites sur leur dos sur les deux textes budgétaires”, s’est félicité dimanche Boris Vallaud, président des députés PS, dans Le Parisien. Les annonces gouvernementales “permettent d’envisager la non-censure du budget”, a-t-il confirmé.Manuel Bompard, coordinateur de La France insoumise, a lui jugé les concessions largement insuffisantes, regrettant qu’il n’y ait “rien sur le patrimoine des ultrariches” et promettant le dépôt d’une motion de censure quelle que soit l’option (49.3 ou ordonnance) retenue par le gouvernement.

Budget: Lecornu précise l’effort pour les entreprises, tranchera lundi entre 49.3 et ordonnance

En passe d’obtenir un accord de non-censure avec les socialistes, Sébastien Lecornu a précisé dimanche l’effort demandé aux entreprises en 2026, exigeant une manne importante de huit milliards d’euros sur 300 grands groupes. Il annoncera lundi s’il utilise le 49.3 ou l’ordonnance pour faire aboutir le budget.Un Conseil des ministres aura lieu dans la journée lundi, a annoncé la porte-parole du gouvernement Maud Bregeon sur franceinfo, sans préciser l’horaire.Il s’agira pour le chef du gouvernement de dévoiler enfin sa stratégie pour mener le débat budgétaire à son terme. Après avoir exclu l’hypothèse de le soumettre au vote du Parlement, faute de majorité pour le faire adopter, il dispose de deux outils constitutionnels, l’article 49.3 ou l’ordonnance budgétaire.”Rien n’est exclu et ça aboutira demain (lundi)”, a promis Maud Bregeon, assurant que le gouvernement pourra en dire plus sur ses intentions à l’issue du Conseil des ministres. Si le 49.3 est choisi, il doit en effet en être délibéré lors de cette réunion.Une chose est sûre, “on arrive au bout des négociations et des échanges” avec les forces politiques, a-t-elle confirmé, après un marathon budgétaire de plus de trois mois.- Le retour du 49.3 envisagé -Devenue habituelle pour permettre l’adoption des précédents budget, l’utilisation de l’article 49.3 permet au gouvernement de faire adopter un texte sans vote en engageant sa responsabilité. Elle a les faveurs de nombreux responsables de groupes parlementaires.La seconde option à la main du Premier ministre est inédite et semble plus risquée politiquement: c’est l’ordonnance budgétaire (article 47), qui permet la mise en place du projet budgétaire initial sans passer devant le Parlement. Et donc sans modification possible des mesures contenue dans le texte, selon l’interprétation juridique la plus répandue. Plusieurs responsables, notamment François Hollande et Boris Vallaud côté socialiste, y sont fermement opposés.Dans les deux cas, le Premier ministre devrait s’exposer à une motion de censure. Via le 49.3, une censure emporterait aussi le budget. L’ordonnance, elle, permet de doter la France d’un budget même si le gouvernement tombe.Interrogée dimanche sur le sujet sur RTL, M6 et Public Sénat, la présidente de l’Assemblée nationale Yaël Braun-Pivet (Renaissance) a refusé de donner sa préférence entre ces deux armes. “Quand on fait de la politique, il faut tenir les engagements qu’on prend”, a-t-elle toutefois glissé, avouant qu’elle “partage(ait)” le constat d’échec de la méthode du Premier ministre, qui avait promis de ne pas utiliser l’article 49.3.Après avoir fait une série d’annonces vendredi – hausse de la prime d’activité, repas à un euro pour les étudiants, pas d’augmentation de la fiscalité des ménages… -, Sébastien Lecornu a déroulé dimanche soir les mesures visant les entreprises, dans une lettre adressé aux entrepreneurs.”L’ensemble des règles fiscales applicables aux entreprises est stabilisé”, leur assure-t-il dans ce document rendu public. Mais dans le détail, plusieurs mesures fiscales risquent fort d’irriter le patronat.- Non-censure en vue au PS -Il a notamment dû renoncer à baisser la cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises (CVAE), un impôt de production fustigé par les patrons.Surtout, il a confirmé le maintien d’un rendement d’environ huit milliards d’euros sur la surtaxe visant les bénéfices des grandes entreprises, point-clé du compromis bâti avec le Parti socialiste.Si le nombre d’entreprises visées par le dispositif passera de 440 en 2025 à 300 en 2026 en raison de l’exclusion des entreprises de taille intermédiaire (ETI) du dispositif, l’effort reste très conséquent pour ces grands groupes car le barème ne change pas. Le Sénat dominé par la droite, comme l’Assemblée nationale en nouvelle lecture, avaient d’ailleurs supprimé ce dispositif durant les débats. Mais c’est finalement la proposition du PS, à 8 milliards, qui a eu gain de cause.A défaut de satisfaire le bloc central, cela devrait grandement rassurer le parti à la rose. Son premier secrétaire Olivier Faure avait exigé que le financement des concessions du gouvernement ne se fasse “pas sur le dos des Français”. Cette condition, fixée comme préalable à la non-censure des socialistes, paraît désormais remplie.”Nous avons épargné aux Français neuf milliards d’euros d’économies qui auraient été faites sur leur dos sur les deux textes budgétaires”, s’est félicité dimanche Boris Vallaud, président des députés PS, dans Le Parisien. Les annonces gouvernementales “permettent d’envisager la non-censure du budget”, a-t-il confirmé.Manuel Bompard, coordinateur de La France insoumise, a lui jugé les concessions largement insuffisantes, regrettant qu’il n’y ait “rien sur le patrimoine des ultrariches” et promettant le dépôt d’une motion de censure quelle que soit l’option (49.3 ou ordonnance) retenue par le gouvernement.

Les opposants au projet de loi fin de vie manifestent à Paris

Plusieurs milliers d’opposants à la future loi fin de vie, dont l’examen reprend mardi au Sénat, se sont retrouvés dimanche à Paris dans le cadre de la “marche pour la vie” pour “porter le message que la vie vaut d’être vécue”.Cette manifestation, organisée chaque année par des militants s’inscrivant dans les rangs catholiques conservateurs, a rassemblé quelque 10.000 personnes, selon ses organisateurs.La préfecture de police de Paris a dénombré 7.300 participants au plus fort de la manifestation, qui a débuté en début d’après-midi place Vauban (7e arrondissement).”Le projet de loi sur la fin de vie est un basculement civilisationnel”, a déclaré à l’AFP Marie-Lys Pellissier, porte-parole de la “marche pour la vie”.”Le médecin est là pour soigner, pour soulager le malade, non pour lui donner la mort. Nous voulons que les plus fragiles soient respectés dans leur dignité humaine et accompagnés jusqu’à leur mort naturelle avec des soins palliatifs. L’euthanasie va tuer les soins palliatifs”, a-t-elle poursuivi.”Ce projet de loi est un dévoiement de la mission du corps médical, qui est de protéger la vie. L’histoire l’a montré, là où la vie cesse d’être inviolable, l’homme perd sa liberté”, a aussi lancé sur le podium Mgr Dominique Rey, évêque émérite de Fréjus-Toulon, avant le début de la marche. Repoussés en raison de l’instabilité politique, les débats sur la fin de vie ont repris en commission mercredi au Sénat. Le texte doit désormais être examiné à partir de mardi dans l’hémicycle avant un vote solennel prévu le 28 janvier. L’Assemblée nationale devrait s’en saisir de nouveau en février. Deux propositions de loi sont examinées en parallèle, une première plutôt consensuelle sur les soins palliatifs, et une autre, nettement plus sensible, sur la création d’une aide à mourir.”On espère que la majorité sénatoriale s’opposera à la mort administrée”, a déclaré à l’AFP il y a quelques jours le président de la “marche pour la vie”, Guillaume de Thieulloy. Car “si l’euthanasie est légalisée, c’est la mort des soins palliatifs”, a-t-il estimé, appelant les parlementaires à instaurer des “garde-fous” en matière notamment de délais de réflexion et de clause de conscience. “Je suis là pour montrer qu’il y a des jeunes qui défendent la vie, que la vie n’appartient à personne”, a expliqué dimanche à l’AFP Marie, 17 ans, en école d’infirmière, sans vouloir donner son nom de famille. “Tous les Français devraient se mobiliser contre ce projet de loi ignoble, qui derrière une prétendue compassion, consiste tout simplement à faire mourir des gens par injection létale”, a de son côté estimé Jean-François De Wilde, 75 ans, qui vient chaque année de Normandie pour la marche. “C’est un retour en arrière de la civilisation. Après avoir été le seul pays au monde à constitutionnaliser l’IVG, le gouvernement s’attaque à l’autre bout de la vie”.Parmi les autres mots d’ordre de la manifestation de dimanche, figurent le développement d’un “grand plan soins palliatifs”, la défense de l’objection de conscience des personnels de santé ou encore “encourager l’accouchement sous X”. L’an dernier, la “marche pour la vie” avait été placée sous le signe de l’opposition à l’avortement 50 ans après la loi Veil. Elle avait rassemblé 4.300 personnes, selon la préfecture de police, 15.000 participants selon les organisateurs.