Le nouveau taux du Livret A attendu en baisse jeudi

Les épargnants vont connaître jeudi le nouveau taux du Livret A, applicable au 1er février, qui risque de baisser à nouveau, en raison du ralentissement de l’inflation.Aujourd’hui à 1,7%, le rendement de ce produit d’épargne très populaire – 57 millions de Français détiennent un Livret A – sera d’abord calculé par la Banque de France, à qui il ne manque que les données définitives de l’inflation pour le mois de décembre, qui seront publiées par l’Insee à 8h45.Charge ensuite au ministre de l’Economie Roland Lescure d’avaliser ou non cette proposition.Eric Dor, professeur à l’IESEG School of Management contacté par l’AFP, table sur un nouveau taux à 1,4%, soit plus de deux fois inférieur aux 3% encore en vigueur il y a un an, en janvier 2025.C’est ce qu’indique en l’état la formule légale de calcul, qui prend en compte d’une part un taux dépendant de la politique monétaire de la Banque centrale européenne (BCE) et d’autre part l’inflation hors tabac du deuxième semestre 2025.Cette deuxième composante plombe le taux du Livret A car la hausse des prix, mesurée à 0,8% sur un an au dernier pointage de l’Insee, s’est considérablement ralentie en France, au bénéfice du pouvoir d’achat des Français.”Je proposerai demain (jeudi) au ministre des Finances un taux du livret A qui restera significativement supérieur à l’inflation”, a déclaré mercredi le gouverneur de la Banque de France François Villeroy de Galhau lors d’une audition par les sénateurs de la commission des Finances.- Mauvaise passe -Cette nouvelle baisse ne devrait pas réconcilier les épargnants français avec le petit livret rouge.Ces derniers ont en effet eu tendance à le bouder l’année passée, au profit de leurs contrats d’assurance vie, qui voient eux leurs taux globalement stables ou orientés à la hausse en ce début d’année 2026.La baisse probable du rendement du Livret A permettra parallèlement aux acteurs du logement social, dont les conditions d’emprunt sont indexées sur son taux, de se financer moins cher.C’est aussi une aubaine pour les banques, qui rémunèrent une partie de l’épargne réglementée et commercialisent des produits concurrents plus lucratifs pour elles.La Banque de France et Bercy tenteront sûrement de mettre l’accent sur le Livret d’épargne populaire (LEP), cousin du Livret A réservé aux ménages modestes. Aujourd’hui à 2,7%, le taux du LEP pourrait bénéficier d’un soutien et ne descendre qu’à 2,4%, selon les pronostics de M. Dor, au lieu du théorique 1,9%, si la règle était strictement appliquée.M. Villeroy de Galhau a indiqué mercredi qu’il proposerait à Bercy “un avantage marqué pour le Livret d’épargne populaire” qui “est le vrai produit, le plus avantageux, d’épargne populaire”.Peu mis en avant par les agences et les sites internet des banques qui le commercialisent, ce produit peine pourtant à trouver son public.Les quelque 12 millions de LEP ouverts restent loin des 31 millions de personnes éligibles, en dépit des efforts de la Banque de France.Le taux de rémunération du Livret A, aussi valable pour le Livret de développement durable et solidaire (LDDS), est révisé deux fois l’an, mi-janvier pour une application au 1er février, et mi-juillet pour une application au 1er août.Il avait été ramené l’an dernier de 3% à 2,4% puis à 1,7%.

Le nouveau taux du Livret A attendu en baisse jeudi

Les épargnants vont connaître jeudi le nouveau taux du Livret A, applicable au 1er février, qui risque de baisser à nouveau, en raison du ralentissement de l’inflation.Aujourd’hui à 1,7%, le rendement de ce produit d’épargne très populaire – 57 millions de Français détiennent un Livret A – sera d’abord calculé par la Banque de France, à qui il ne manque que les données définitives de l’inflation pour le mois de décembre, qui seront publiées par l’Insee à 8h45.Charge ensuite au ministre de l’Economie Roland Lescure d’avaliser ou non cette proposition.Eric Dor, professeur à l’IESEG School of Management contacté par l’AFP, table sur un nouveau taux à 1,4%, soit plus de deux fois inférieur aux 3% encore en vigueur il y a un an, en janvier 2025.C’est ce qu’indique en l’état la formule légale de calcul, qui prend en compte d’une part un taux dépendant de la politique monétaire de la Banque centrale européenne (BCE) et d’autre part l’inflation hors tabac du deuxième semestre 2025.Cette deuxième composante plombe le taux du Livret A car la hausse des prix, mesurée à 0,8% sur un an au dernier pointage de l’Insee, s’est considérablement ralentie en France, au bénéfice du pouvoir d’achat des Français.”Je proposerai demain (jeudi) au ministre des Finances un taux du livret A qui restera significativement supérieur à l’inflation”, a déclaré mercredi le gouverneur de la Banque de France François Villeroy de Galhau lors d’une audition par les sénateurs de la commission des Finances.- Mauvaise passe -Cette nouvelle baisse ne devrait pas réconcilier les épargnants français avec le petit livret rouge.Ces derniers ont en effet eu tendance à le bouder l’année passée, au profit de leurs contrats d’assurance vie, qui voient eux leurs taux globalement stables ou orientés à la hausse en ce début d’année 2026.La baisse probable du rendement du Livret A permettra parallèlement aux acteurs du logement social, dont les conditions d’emprunt sont indexées sur son taux, de se financer moins cher.C’est aussi une aubaine pour les banques, qui rémunèrent une partie de l’épargne réglementée et commercialisent des produits concurrents plus lucratifs pour elles.La Banque de France et Bercy tenteront sûrement de mettre l’accent sur le Livret d’épargne populaire (LEP), cousin du Livret A réservé aux ménages modestes. Aujourd’hui à 2,7%, le taux du LEP pourrait bénéficier d’un soutien et ne descendre qu’à 2,4%, selon les pronostics de M. Dor, au lieu du théorique 1,9%, si la règle était strictement appliquée.M. Villeroy de Galhau a indiqué mercredi qu’il proposerait à Bercy “un avantage marqué pour le Livret d’épargne populaire” qui “est le vrai produit, le plus avantageux, d’épargne populaire”.Peu mis en avant par les agences et les sites internet des banques qui le commercialisent, ce produit peine pourtant à trouver son public.Les quelque 12 millions de LEP ouverts restent loin des 31 millions de personnes éligibles, en dépit des efforts de la Banque de France.Le taux de rémunération du Livret A, aussi valable pour le Livret de développement durable et solidaire (LDDS), est révisé deux fois l’an, mi-janvier pour une application au 1er février, et mi-juillet pour une application au 1er août.Il avait été ramené l’an dernier de 3% à 2,4% puis à 1,7%.

Le Costa Rica veut suivre l’exemple du président Bukele avec une nouvelle mégaprison

Le président salvadorien Nayib Bukele, connu pour sa lutte anti-gang, a posé mercredi la première pierre d’une mégaprison au Costa Rica, calquée sur son Centre de confinement du terrorisme (Cecot), décrit par des groupes de défense des droits humains comme le théâtre de mauvais traitements graves.Lors de la cérémonie tenue dans la capitale San José, …

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L’acteur Matthew McConaughey fait breveter son image pour la protéger de l’IA sauvage

L’acteur américain Matthew McConaughey a déposé des extraits vidéo de son image et sonores de sa voix auprès de l’Institut américain de la propriété intellectuelle, pour les protéger d’une utilisation indue par des groupes ou des plateformes d’intelligence artificielle (IA).Plusieurs contenus audiovisuels ont été enregistrés par la branche commerciale de la fondation just keep livin, …

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One year in, Trump shattering global order

One year into his second term, US President Donald Trump is shattering the post-World War II order as never before, leaving a world that may be unrecognizable once he is through.Far from slowing down, Trump — who turns 80 in June — has rung in the new year with a slew of aggressive actions that brazenly defy the decades-old structure that was championed by the United States.Trump on January 3 ordered an attack on oil-rich Venezuela that left more than 100 people dead in which commandos snatched leftist president Nicolas Maduro, a longtime US nemesis.Since then, Trump has threatened force against both friend and foe.The Republican leader has ramped up calls to seize Greenland from NATO ally Denmark and warned of striking Iran as the clerical regime violently represses protests.He has also mused of military action in both Colombia and Mexico, although has appeared to back down after speaking to their presidents — a mercurial style his supporters say shows that Trump prefers diplomacy when he can achieve outcomes he likes.But Trump has also jettisoned traditional ways of statecraft as he vows to go it alone in his “America First” vision, most recently pulling the United States out of dozens more UN bodies and other international groups. “Many international organizations now serve a globalist project rooted in the discredited fantasy of the ‘End of History,'” Secretary of State Marco Rubio said, referring to the post-Cold War hope of a stable world with a consensus for democracy.Trump’s unrepentant embrace of force has also played out at home. Led by Vice President JD Vance, his administration offered not even pro forma sympathy when a masked anti-immigration agent fatally shot a motorist in Minneapolis, instead surging in forces.Stephen Miller, the architect of Trump’s racially charged anti-immigrant campaign who has played a growing role in foreign policy as White House deputy chief of staff, said it was time to move beyond “international niceties.””We live in a world, in the real world… that is governed by strength, that is governed by force, that is governed by power,” Miller said in a CNN interview.- No higher purpose -The United States led the creation of post-World War II international institutions from the United Nations to NATO, which Trump has also denounced as unfair to the United States.US leaders have frequently been accused of hypocrisy, such as in 2003 when George W. Bush invaded Iraq after bypassing the United Nations.The difference, some observers say, is that Trump rarely even makes the pretense of pursuing higher “universal” principles such as promoting democracy.In Venezuela, where Rubio and others had long branded Maduro illegitimate after reports of wide election irregularities, Trump has dismissed the opposition and said he wants to work with Maduro’s vice president, the new interim leader.Trump said the priority was to control Venezuela’s oil and that he would wield the threat of force to keep the country in line.French President Emmanuel Macron warned that the current American approach could spell an era of “new colonialism and new imperialism,” four years after Russia invaded Ukraine.”The United States is an established power, but one that is gradually turning away from some of its allies and breaking free from international rules that it was still promoting recently,” Macron said.- Permanent changes -Melanie Sisson, a fellow at the Brookings Institution, said the United States had long succeeded “without having to attack, conquer and invade.” “We were generally able to get our way, more often than not, using other tools of influence, exercised through international organizations and alliances,” she said.Even if Europe pines for the liberal order, Sisson said other powers are sure to follow Trump’s lead in pursuing raw self-interest.”I don’t think there’s going to be a reconstruction of the post-World War II international order as we might recognize it,” she said.”That doesn’t mean some of the core principles of that order couldn’t be reconstituted, but Trump is reshaping international politics in a way that will be durable.”One diplomat from a US ally, who spoke on condition of anonymity to be frank, said even if Trump’s methods can be shocking, the time was ripe for change.Russia and Israel both pursued military campaigns unimpeded by wide international condemnation, he said.”It was clear that the global order wasn’t working, even if we pretended it was.”

Dreams on hold for Rohingya children in Bangladesh camps

Books tucked under their arms, children file into a small classroom in Bangladesh’s vast refugee camps, home to more than a million Rohingya who have fled neighbouring Myanmar.”They still dream of becoming pilots, doctors or engineers,” said their teacher Mohammad Amin, standing in front of a crowded schoolroom in Cox’s Bazar.”But we don’t know if they will ever reach their goals with the limited opportunities available.”Around half a million children live in the camps housing the waves of Rohingya who have escaped Myanmar in recent years, many during a brutal military crackdown in 2017.The campaign, which saw Rohingya villages burned and civilians killed, is the subject of a genocide case at the United Nations’ top court in The Hague, where hearings opened on Monday- ‘Severe shortage’ -In the aftermath of the 2017 exodus, international aid groups and UNICEF, the UN’s children’s agency, rushed to open schools.Determined to avoid permanently settling refugees it said it lacked the resources to absorb, the Bangladeshi government consistently opposed enrolling Rohingya children in national schools and barred them from studying in Bangla, the national language.By 2024, UNICEF and its partners were running more than 6,500 learning centres across the Cox’s Bazar camps, educating up to 300,000 children.But the system is severely overstretched — a situation worsened by cuts to US aid under President Donald Trump, which slashed funding and forced sweeping closures or scale-backs.”The current system provides three hours of instruction per day for children,” said Faria Selim of UNICEF. “The daily contact hours are not enough.”Khin Maung, a member of the United Council of Rohingya which represents refugees in the camps, said the education on offer leaves students ill-prepared to re-enter Myanmar’s school system should they return.”There is a severe shortage of teachers in the camps,” he said.Hashim Ullah, 30, is the only teacher at a primary school run by an aid agency.”I teach Burmese language, mathematics, science and life skills to 65 students in two shifts. I am not an expert in all subjects,” he told AFP.Such shortcomings are not lost on parents.For them, education represents their children’s only escape from the risks that stalk camp life — malnutrition, early marriage, child labour, trafficking, abduction or forced recruitment into one of the armed groups in Myanmar’s civil war.As a result, some families supplement the aid-run schools with extra classes organised by members of their own community.”At dawn and dusk, older children go to community-based high schools,” said father-of-seven Jamil Ahmad.”They have good teachers,” and the only requirement is a modest tuition fee, which Jamil said he covered by selling part of his monthly food rations.”Bangladesh is a small country with limited opportunities,” he said. “I’m glad that they have been hosting us.”- ‘Justice and peace’ -Fifteen-year-old Hamima Begum has followed the same path, attending both an aid-run school and a community high school.”I want to go to college,” she said. “I am aiming to study human rights, justice, and peace — and someday I will help my community in their repatriation.”But such schoolsare far too few to meet demand, especially for older children.A 2024 assessment by a consortium of aid agencies and UN bodies concluded that school attendance falls from about 70 percent among children aged five to 14, to less than 20 percent among those aged 15 to 18.Girls are particularly badly affected, according to the study.Even for those who stay enrolled, academic standards remain low.”We organised a mid-year exam this year, and 75 percent of high school students failed,” Khin Maung said.Jaitun Ara, 19, is therefore an exception.Having arrived in Cox’s Bazar at the age of 12, she has now secured a place at the Asian University for Women in Chittagong on a support programme to prepare for degree studies.But she doubts many others will be able to follow her path.”Families can barely manage food,” she said. “How would they spend money on their children’s education?”