Chine: objectif de croissance atteint, mais net ralentissement fin 2025
La Chine a officiellement atteint l’objectif de croissance annoncé de 5% en 2025 grâce notamment à ses exportations, mais les chiffres du dernier trimestre de l’année publiés lundi montrent un ralentissement significatif de la deuxième économie mondiale.Les 5% de croissance rendus publics lundi par le Bureau national des statistiques (BNS) sont conformes à l’objectif d'”environ 5%” énoncé par les dirigeants, après une hausse de 5% en 2024.Cela reste néanmoins une des croissances les plus faibles depuis des décennies, hors pandémie. Les données communiquées lundi confirment la langueur de la demande intérieure.Le tableau est assombri par les chiffres du dernier trimestre de 2025 au cours duquel l’économie n’a crû que de 4,5%, comme s’y attendaient les experts.Kang Yi, directeur du BNS, a invoqué devant la presse le contexte de confrontation commerciale globale qui a caractérisé 2025 et affirmé la robustesse de l’économie chinoise, qui lui a permis d’absorber les chocs et d’afficher l’un des taux de croissance les plus élevés des grandes économies.”L’économie chinoise a progressé en 2025 malgré les pressions et a atteint un taux de croissance de 5,0% dans un contexte d’aggravation des impacts externes négatifs”, a-t-il dit, “cela témoigne de notre résilience et de notre dynamisme”.Cependant, la société d’analyse Capital Economics dit croire dans une note que “les chiffres officiels (de la croissance) surestiment le rythme de l’expansion économique d’au moins 1,5 point de pourcentage”.Les données de décembre “suggèrent que la croissance de la production a gagné en dynamisme en fin d’année, mais cela est largement dû à la bonne tenue des exportations”, dit-il.L’économie chinoise reste confrontée à une série de défis, dont une consommation des ménages durablement atone et une crise persistante dans le secteur immobilier. Les ventes au détail, indicateur clé de la consommation, ont ainsi augmenté en décembre de 0,9% sur un an, à leur rythme le plus lent depuis presque trois ans et la sortie des restrictions liées au Covid-19, indique le BNS.La production industrielle a quant à elle progressé de 5,2% en décembre, soit une baisse par rapport aux 5,8% enregistrés en 2024.Cela reste une “bonne nouvelle”, estime Capital Economics. “La demande extérieure de produits chinois semble se renforcer, la croissance des exportations et les ventes industrielles destinées à l’exportation ayant toutes deux accéléré le mois dernier”, explique-t-il.- “Problèmes anciens” et “nouveaux défis” -L’année 2025 a été marquée par l’âpre guerre commerciale livrée aux Etats-Unis à coups de droits de douanes et de restrictions depuis le retour à la Maison Blanche de Donald Trump. Les tensions ont aussi été vives avec l’Union européenne, autre partenaire primordial.”On constate que l’impact des changements dans l’environnement extérieur s’est accentué, que la contradiction interne (en Chine) entre une offre forte et une demande faible est manifeste, et que le développement économique est encore confronté à de nombreux problèmes anciens et à de nouveaux défis”, a dit le directeur du BNS Kang Yi.Il a réaffirmé la nécessité de stimuler la demande intérieure.Pressée par ses surcapacités de production mais aussi par ses partenaires commerciaux inquiets de voir ces excédents se déverser sur leur marché, la Chine tente d’opérer une transition vers un modèle de croissance tiré davantage par la demande intérieure, plutôt que par les exportations.La Chine a enregistré en 2025 un excédent commercial record de près de 1.200 milliards de dollars. Mais avec la guerre commerciale menée en 2025, les exportations vers les Etats-Unis ont diminué de 20% sur un an en dollars.Kang Yi s’est employé à nuancer le tableau de la consommation en déclarant que la Chine affichait des ventes au détail parmi les plus importantes au monde et que les ventes de services avaient notablement augmenté.Avec la taille de sa population, “le potentiel d’augmentation de la consommation est énorme”, a-t-il déclaré. En 2026, “les politiques visant à stimuler la consommation continueront”, avec la poursuite des programmes de reprise de produits usagés et des plans à venir pour augmenter les revenus en zones urbaines et rurales, a-t-il dit.Autre pesanteur, l’immobilier demeure empêtré dans une crise de la dette persistante, malgré des baisses de taux et un allègement des conditions d’achat, et les experts ne s’attendent pas à un rebond proche.Les chiffres publiés lundi montrent que l’investissement en actifs fixes s’est contracté de 3,8% sur un an en 2025.
Espagne: au moins 39 morts dans la collision inexpliquée de deux trains à grande vitesse
L’arrivée attendue lundi d’engins lourds pour déblayer les lieux de la collision entre deux trains à grande vitesse en Espagne pourrait permettre aux secours de découvrir de nouveaux corps et faire grimper le bilan de cette catastrophe ayant déjà fait au moins 39 morts. – Un bilan en hausse -Le bilan du drame survenu dimanche soir en Andalousie a grimpé en flèche au cours de la nuit, s’établissant, selon une porte-parole du ministère de l’Intérieur, à 39 morts lundi matin. “Dans les prochaines heures, les engins lourds commenceront à travailler et soulèveront les wagons les plus touchés du train Alvia. Il est malheureusement fort possible que d’autres personnes décédées soient découvertes sous les amas de ferraille. L’objectif est d’identifier les victimes au plus vite”, a averti le président régional andalou Juan Manuel Moreno.La catastrophe a également fait plus de 120 blessés. 48 étaient encore hospitalisés, dont 12 en soins intensifs, lundi à la mi-journée, selon les services d’urgence. – Que s’est-il passé ? -La collision a eu lieu à 19H45 (18H45 GMT) près d’Adamuz, à environ 200 km au nord de Malaga.En cause: un train Iryo (un opérateur de transport ferroviaire privé) à destination de Madrid transportant quelque 300 personnes, qui a déraillé et s’est déporté sur la voie parallèle, heurtant un autre train de la Renfe, la compagnie nationale espagnole, circulant dans l’autre sens et en direction, lui, de Huelva (sud), avec à son bord 184 passagers.Les wagons à l’arrière du train Iryo ont déraillé et percuté les deux premiers wagons de l’autre train, projettant ceux-ci “hors des rails”, tant la violence du choc était forte, selon le ministre des Transports Oscar Puente.Selon Iryo, la dernière révision de la rame accidentée avait eu lieu jeudi dernier.Sur des images aériennes diffusées par la garde civile, les deux rames apparaissent assez éloignées l’une de l’autre.Complètement sortis des rails, les quatre wagons du train de la Renfe se sont retournés, et deux d’entre eux semblent même avoir été écrasés par l’impact. Plusieurs centaines de mètres plus loin se trouve le train Iryo rouge, qui a probablement continué sur sa lancée après le choc, avec la plupart de ses wagons encore dans les rails et ses deux dernières voitures couchés sur le flanc. – Des causes encore inconnues -Le ministre des Transports a évoqué un accident “extrêmement étrange”.”Comment est-il possible que sur une ligne droite, sur un tronçon de voie rénové, avec un train quasiment neuf, un événement de cette nature puisse se produire ?”, s’est interrogé dans la nuit Oscar Puente: “Tous les experts en matière ferroviaire (…) sont très surpris par cet accident”.”L’erreur humaine est pratiquement écartée”, a aussi assuré le président de la Renfe Álvaro Fernández Heredia sur la radio publique RNE. “Cela doit être lié au matériel roulant d’Iryo ou à un problème d’infrastructure”, a-t-il estimé.Sur cette portion de voie ferrée, en ligne droite, limitée à 250 km/h, la vitesse n’était pas en cause dans l’accident, a-t-il aussi assuré, soulignant qu’un des trains circulait à 205 km/h, et l’autre à 210 km/h.”Pour l’instant la Garde civile se concentre sur l’identification des victimes et le travail de criminalistique. A ce stade, l’enquête, elle, est menée par la Commission d’enquête sur les accidents ferroviaires”, a déclaré à la presse dans le village d’Adamuz Rosa Reina, une porte-parole de la Garde civile. – L’Espagne sous le choc -Le Premier ministre espagnol Pedro Sánchez a annulé tous ses rendez-vous lundi pour se rendre sur place, où il est attendu dans la journée.La famille royale espagnole devrait de son côté se rendre à proximité des lieux de l’accident mardi.Plusieurs responsables européens dont Emmanuel Macron ou le chancelier allemand ont présenté leurs condoléances. Le pape Léon XIV s’est dit “profondément attristé”.A la gare d’Atocha, à Madrid, les conséquences de cet accident ont d’importantes répercussions sur le trafic, complètement arrêté vers l’Andalousie. Les voyants “annulés” clignotent sur les écrans d’affichage, a constaté un journaliste de l’AFP.Mireia Jiménez, cuisinière de 55 ans, vit à Malaga et a passé le week-end à Madrid. Elle devait rentrer dans le sud lundi après-midi: “On ne nous propose aucune option, ils disent qu’il n’y aura pas de trains avant mercredi”, explique-t-elle.En juillet 2013, l’Espagne avait déjà été meurtrie par un déraillement de train peu avant son arrivée à Saint-Jacques-de-Compostelle (nord-ouest), tuant 80 personnes.
Senegal awaits return of ‘heroic’ AFCON championsMon, 19 Jan 2026 12:50:02 GMT
Senegal eagerly awaited the return of its champions Monday, with streets decked out in banners and flags and the population given a national holiday following the country’s thrilling Africa Cup of Nations win over Morocco.After a night of jubilation in Dakar, the morning newspapers were ebullient: “Heroic!” Le Soleil wrote as its single-word headline, while …
Senegal awaits return of ‘heroic’ AFCON championsMon, 19 Jan 2026 12:50:02 GMT Read More »
Groenland: faute de Nobel, Trump dit qu’il ne pensera plus “uniquement à la paix”
Donald Trump dit qu’il ne se sent plus tenu de penser “uniquement à la paix” faute d’avoir obtenu le prix Nobel, dans un message publié lundi, et juge que le monde ne sera pas sûr tant que le Groenland ne sera pas aux mains des Etats-Unis.Les tensions entre Européens et Américains faisaient chuter les principales Bourses européennes, après la menace proférée par le président américain d’imposer à huit pays européens de nouvelles surtaxes douanières en raison de leur opposition sur le Groenland. L’Union européenne a promis une riposte.”Étant donné que votre pays a décidé de ne pas m’attribuer le prix Nobel de la paix pour avoir mis fin à +PLUS+ de 8 guerres, je ne me sens plus obligé de penser uniquement à la paix”, écrit M. Trump dans un message adressé au Premier ministre norvégien Jonas Gahr Store rendu public lundi. Le cabinet de M. Store a confirmé l’authenticité de la lettre, dans un message à l’AFP.Cette lettre a été reçue en réponse à un message de la part de M. Store et du président finlandais Alexander Stubb, dans lequel ils ont dit leur “opposition à ces augmentations tarifaires annoncées à l’encontre de la Norvège, de la Finlande et de certains autres pays”, explique le cabinet du Premier ministre norvégien.M. Store a aussi rappelé que le prix Nobel de la paix n’était pas décerné par le gouvernement norvégien.”J’ai clairement expliqué, y compris au président Trump, ce qui est bien connu, à savoir que le prix est décerné par un comité Nobel indépendant et non par le gouvernement norvégien”, a-t-il dit.Dans son message au Premier ministre, Donald Trump réitère son souhait de voir les États-Unis prendre le contrôle du Groenland, un territoire autonome danois. “Le Danemark ne peut pas protéger ce territoire contre la Russie ou la Chine”, écrit-il. “Le monde ne sera pas en sécurité tant que nous n’aurons pas le Contrôle Total et Absolu du Groenland”, a-t-il répété. – Rencontre à l’Otan -Donald Trump a mené une campagne acharnée pour remporter le prix Nobel de la paix l’année dernière, pour ce qu’il qualifie d’efforts visant à mettre fin à huit guerres. Le prix a été décerné à l’opposante vénézuélienne Maria Corina Machado, qui s’est rendue à Oslo le mois dernier au lendemain de la remise du prix, après avoir fui le Venezuela en bateau.Sur Truth Social, Trump affirme que l’Otan dit au Danemark depuis 20 ans que le pays nordique doit “écarter la menace russe du Groenland”. “Malheureusement, le Danemark n’a rien pu faire à ce sujet. Le moment est venu d’agir, et cela sera fait !!!”, a-t-il déclaré.Le ministre danois de la Défense, Troels Lund Poulsen, a souligné que des mesures avaient déjà été prises. “Les gouvernements danois et groenlandais, en collaboration avec plusieurs alliés de l’Otan, ont décidé d’accroître leur présence militaire et leurs activités d’entraînement dans l’Arctique et l’Atlantique Nord”, a ajouté le ministre dans un communiqué publié lundi. M. Lund Poulsen et la ministre groenlandaise des Affaires étrangères, Vivian Motzfeldt, doivent rencontrer le secrétaire général de l’Otan, Mark Rutte, dans la journée.- “Chantage” -Par ailleurs, face à la menace douanière américaine, un sommet extraordinaire des dirigeants des 27 pays de l’UE va être organisé, probablement jeudi, et la Commission a été chargée d’examiner les différentes ripostes envisageables.Emmanuel Macron compte ainsi demander l’activation de l’instrument anticoercition de l’UE, qui permet de limiter les importations provenant d’un pays ou son accès à certains marchés publics et de bloquer certains investissements.”Nous ne céderons pas au chantage. L’Europe donnera une réponse claire et unanime. Nous préparons actuellement des contre-mesures concertées”, a déclaré le ministre allemand de l’Économie Lars Klingbeil.Donald Trump menace d’ajouter 10% de droits de douane supplémentaires sur les importations de huit pays européens, dont le France, le Royaume-Uni et l’Allemagne.Dans ce contexte, les Bourse de Paris, Francfort et Milan reculaient de plus de 1% en milieu de matinée.”Utiliser les droits de douane contre des alliés est une erreur totale”, a réagi le Premier ministre britannique Keir Starmer.Au Groenland, la fédération groenlandaise de chiens de traîneau a annoncé que le nouvel envoyé spécial américain dans l’île arctique avait été désinvité à sa course annuelle.
13 schoolchildren killed in South Africa minibus collisionMon, 19 Jan 2026 12:47:16 GMT
A minibus carrying students to school collided with a truck south of Johannesburg on Monday, killing 13 pupils, South African police said.It was the latest in a string of deadly crashes in a country whose modern road network is undermined by rampant speeding, reckless driving and poorly maintained vehicles.The crash happened near the industrial city …
13 schoolchildren killed in South Africa minibus collisionMon, 19 Jan 2026 12:47:16 GMT Read More »
Site d’Orange fermé à Marseille: le groupe propose 300 postes de travail ailleurs
Après la fermeture de son site de Saint-Mauront à Marseille pour raisons de sécurité, Orange propose à 300 des salariés concernés de rejoindre d’autres espaces de travail, a annoncé le groupe à l’AFP lundi.Les salariés “du tertiaire” pourront soit rejoindre d’autres sites d’Orange, soit s’installer dans des espaces de travail partagé, soit télétravailler, a détaillé un porte-parole de l’entreprise de télécommunications, confirmant une information d’Ici Provence.Les quelque 200 techniciens, contraints de continuer d’aller sur le site de Saint-Mauront, auront un “dispositif de sécurité adapté”, a-t-il ajouté.”L’objectif aujourd’hui, c’est la sûreté et la sécurité des salariés”, a rappelé le porte-parole, “en attendant les résultats de l’enquête sur les récents événements”.Joint par l’AFP, Sébastien Crozier, délégué CFE-CGC, a précisé que “la plupart” des techniciens obligés de se rendre sur le site “viennent en voiture et travaillent en sous-sol”, ce qui “minimise les risques”.Le site avait fermé le 7 janvier après la découverte de plusieurs impacts de balles sur la façade, provoquant une vive émotion des salariés. La préfecture de police avait indiqué que “la date des tirs (n’était) pas connue même si tout (laissait) à penser que ces faits (s’étaient) produits en dehors des heures ouvrables”.La préfète Corinne Simon avait annoncé qu’elle avait décidé de “renforcer la présence policière en augmentant rondes et patrouilles”, avec “une garde statique aux heures d’entrée et de sortie du site”.Le 27 novembre, à la suite d’une “montée des tensions” dans le quartier, l’entreprise avait déjà dû se résoudre à une première fermeture du site, mettant ses salariés en télétravail. Les syndicats avaient dénoncé des “bagarres” et une emprise du “narcotrafic”, avec plusieurs points de deal installés à proximité du site.Le site d’Orange à Saint-Mauront accueille environ 1.000 salariés, dans ce quartier paupérisé du centre de Marseille. Il a été fermé à deux reprises ces derniers mois pour des raisons de sécurité. La direction a dit lundi à l’AFP qu’elle cherchait un site supplémentaire “depuis plusieurs mois”.






