Peur dans une ville sicilienne balafrée par un glissement de terrain

Gaetano Ferrera n’a eu que quelques minutes mercredi pour récupérer des affaires chez lui, dans l’une des centaines de maisons évacuées après qu’un glissement de terrain a laissé une ville sicilienne, Niscemi, au bord d’une falaise.”Je vis ici depuis que je suis enfant, j’ai tous mes souvenirs dans cette maison. Se retrouver sans rien, c’est …

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L’Iran “prêt” à répondre aux menaces de Trump tout en se redisant ouvert à un accord sur le nucléaire

L’Iran, “le doigt sur la gâchette”, est prêt à répondre à toute attaque américaine, a affirmé mercredi le chef de la diplomatie iranienne répliquant aux menaces de Donald Trump, tout en répétant être prêt à un accord “juste et “équitable” sur le nucléaire.Abbas Araghchi a posté mercredi soir sur X un message mêlant menace et …

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“La fierté de toute une nation”: ultime hommage en Israël au dernier otage de Gaza

Israël a tourné mercredi une page traumatisante de son histoire en enterrant le dernier otage de l’attaque du 7 octobre 2023, lors de funérailles nationales où le Premier ministre Benjamin Netanyahu a averti les ennemis de son pays qu’ils paieraient un “prix exorbitant” pour toute nouvelle agression.Des milliers de personnes ont rendu hommage au policier …

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Venezuela: Rubio défend la coopération avec les autorités par intérim

Le gouvernement américain a affiché mercredi sa volonté de coopérer avec le Venezuela quelques semaines après la capture spectaculaire de Nicolas Maduro, tout en se déclarant déterminé à maintenir la bride sur Caracas.S’exprimant devant une commission parlementaire, le chef de la diplomatie américaine, Marco Rubio a également espéré que le gouvernement américain puisse être représenté …

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Au procès en appel de l’assassinat de Samuel Paty, la vie accablée du père de famille Chnina

Le père de famille à l’origine de la cabale sur les réseaux sociaux contre Samuel Paty, dont l’accusation estime qu’elle a conduit à son assassinat, a raconté mercredi à son procès en appel à Paris une vie bousculée, parfois émaillée de débordements.Brahim Chnina a beau être né en 1972, il paraît au moins vingt ans de plus que son âge.Dans le box des accusés, il raconte confusément: d’abord une “enfance heureuse” en Algérie, au Maroc, avant une arrivée en France à l’âge de 10 ans, la séparation de ses parents, le retour de sa mère au Maroc et puis, surtout, ce frère handicapé. “Il m’a appris beaucoup de choses. Je croyais que c’était moi qui l’aidait, en fait c’était lui qui m’aidait.”La cour d’assises d’appel spéciale de Paris, constituée uniquement de magistrats professionnels, s’attarde sur la personnalité de cet accusé qui semble abruti par trois grammes quotidiens de codéine, usé par un infarctus et du diabète.Les faits qui lui sont reprochés doivent être examinés ultérieurement: en l’espèce, avoir massivement relayé sur les réseaux sociaux les accusations de discrimination envers les élèves musulmans portées par sa fille de 13 ans contre son professeur d’histoire-géographie, Samuel Paty. Quelques jours plus tard, le 16 octobre 2020, l’enseignant était décapité aux abords de son collège de Conflans-Sainte-Honorine (Yvelines) par un islamiste tchétchène, Abdoullakh Anzorov, abattu par la police juste après son crime.Au troisième jour de son procès en appel à Paris – il a été condamné à 13 ans de réclusion pour association de malfaiteurs terroriste en première instance -, Brahim Chnina revient donc sur son existence. À la barre, une enquêtrice de personnalité a déjà décrit un homme “respectueux, patient, poli, sociable”, “généreux”, “timide” et “naïf”, tel qu’en tout cas présenté par ses proches.Il complète: “pas très autoritaire” avec ses six filles, attaché à leurs réussites scolaires. “Il y a eu des séparations” avec sa femme, dit-il aussi, parce que “souvent absent”: “mes enfants me le reprochaient: je m’occupais plus des personnes handicapées qu’eux, mais je voulais transmettre cette envie d’aider les autres”. De son expérience d’aidant pour son frère, Brahim Chnina en a tiré une vocation professionnelle, dans le transport de malades, et surtout associative. – “Tu n’es qu’une femme” -L’accusé traîne également un passif, notamment une condamnation pour transport de stupéfiants et des épisodes addictifs.À l’une des magistrates qui l’interroge sur cette “contradiction” entre “les valeurs” altruistes qu’il porte et ce que lui appelle des “bêtises”, Brahim Chnina rappelle “le divorce de ses parents”, “les moments difficiles”.Est-ce toujours la faute aux autres? “Non, c’est ma faute à moi, c’est toujours ma faute à moi”, se lamente-t-il.Mais l’accusé n’était-il pas devenu au fil du temps “de plus en plus pratiquant” voire “prosélyte”, tel que l’interroge l’une des deux avocates générales? L’accusation croit en effet déceler dans son association caritative une dérive “communautaire”, “très orientée musulmans et pèlerinages”.”Non, le but, ça n’était pas d’apprendre la religion”, proteste Brahim Chnina dont la défense fait diffuser des photos de famille en vacances – brassières, maillots de bains, aucun signe religieux.Tout de même, note l’accusation, le père de famille a été condamné pour avoir menacé une assistante sociale, sur fond d’une absconse histoire de colis alimentaire. Et, à une voisine à propos d’une place de parking, “Je vais te rouler dessus et je vais te sortir les boyaux”, avait-il vitupéré.Quel est donc le regard de Brahim Chnina sur l’égalité des sexes, lui qui a lancé à une contrôleuse SNCF “Tu n’es qu’une femme, juste bonne à reproduire”? Tous ces écarts datent d’il y bientôt trente ans, note l’une de ses avocats, Me Louise Tort.De simples “paroles de colère”, a ajouté la sœur de Brahim Chnina, appelée à témoigner à la barre, immédiatement coupée par la présidente de la cour d’assises: les vidéos diffusées sur les réseaux sociaux dans les jours précédant le 16 octobre 2020, dans lesquelles son frère apparaît virulent, “ce sont des paroles de colère”. “Et la cour devra s’interroger si elles ont contribué à aboutir à la mort de Samuel Paty”, a ajouté la magistrate.

“Comic strip”, cheval et vichy rose: une messe à Paris en hommage à Brigitte Bardot

Quelque 700 anonymes arborant souvent des touches de vichy rose ont participé mercredi soir, en l’église Saint-Roch à Paris, à un hommage populaire à Brigitte Bardot, un mois après le décès de l’actrice inhumée à Saint-Tropez.Sur la chanson “Comic Strip”, l’un des grands succès de Brigitte Bardot en duo avec Serge Gainsbourg, la cérémonie a débuté avec l’entrée d’un cheval noir de race frison, portant jusqu’à l’autel une bannière de procession en vichy rose, imprimé emblématique de l’ancienne actrice dans les années 1960, a constaté l’AFP.Des personnalités dont Michel Drucker, Hervé Vilard, Hugues Aufray, Allain Bougrain-Dubourg ont assisté aux côtés d’anonymes à cette messe du souvenir, à l’initiative de l’Aumônerie nationale des artistes.BB était “une âme libre et singulière reliée à la nature et au vivant, attirant les animaux, les fragiles et sans-voix, comme dans un pays de fées”, a salué la chanteuse Jeane Manson, qui a interprété un “Ave Maria”.Dans son homélie, le père Laurent Chauvin, aumônier des artistes, a rendu hommage “à la belle personne qu’était Brigitte Bardot” au “statut unique devenu patrimoine immatériel”.Il a aussi tenu à présenter des excuses pour l’initiative du Vatican, qui avait utilisé une photo de la star pour illustrer la luxure, lors de l’exposition universelle de 1958 à Bruxelles.Marquée par plusieurs salves d’applaudissements, tradition réservée aux artistes, la messe s’est terminée avec “La Madrague” reprise en chœur par l’assistance.”Brigitte était une amie depuis les années 1960. C’était quelqu’un de profondément simple, profondément gentil, d’une modestie, d’une grande générosité. Tout sauf une star”, a confié à l’AFP Michel Drucker.”Je voulais absolument lui rendre hommage aujourd’hui. Son engagement pour les animaux est unique”, a confié Nathalie, une Parisienne de 65 ans, écharpe vichy autour du cou.”Le combat continue comme elle le voulait”, a assuré Max Guazzini, secrétaire général de la fondation Brigitte Bardot. L’actrice repose au cimetière marin du petit port de Saint-Tropez dont elle a fait la renommée, non loin de la maison de pêcheur où elle a vécu et est morte des suites d’un cancer le 28 décembre à 91 ans.

‘I am a knight’: Paris’ last newspaper hawker gets top French award

Ali Akbar Akbar has been homeless, experienced extreme poverty and had been attacked. On Wednesday, President Emmanuel Macron made Pakistan-born Akbar, believed to be the last newspaper hawker in Paris, a knight in the national order of merit in recognition of his service to France. The French president praised Akbar’s “incredible destiny”, thanking the septuagenarian for arriving from Pakistan decades ago, selling newspapers for 50 years and carrying France in his heart.”Dear Ali, thank you for bringing political news to our terraces at the top of your lungs, for warming the hearts of the Flore, the Deux Magots, the Lipp brasserie,” Macron said in his speech at the Elysee Palace, referring to some of the French capital’s iconic cafes.”You are the accent of the 6th arrondissement. The voice of the French press,” Macron told Akbar, who was surrounded by his family.Akbar, who is known for inventing sensational headlines, sells his wares round the upmarket streets of Saint-German-des-Pres where he has become a neighbourhood legend.French has “become your language”, Macron told the slim, sharply dressed man. “You have learned to play with it, making it your own.””You have carried, if I may say so, the world in your arms and France in your heart,” Macron added. He praised Akbar as an example of integration which “makes our country stronger and prouder.””He is a magnificent example at a time when we so often hear bad news,” Macron said.”There are also many stories like Ali’s, of women and men who fled poverty to choose a country of freedom.”Akbar said he was “deeply moved” and already knew what he would shout on the streets of Paris in the coming days.”That’s it, I’m a knight! I’ve made it!” he said at the Elysee.Akbar arrived in France, hoping to escape poverty and send back money to his family in Pakistan. He worked as a sailor then a dishwasher in a restaurant in the northern city of Rouen.Then in Paris he bumped into French humourist Georges Bernier who gave him the chance to sell his satirical newspapers Hara-Kiri and Charlie Hebdo.Akbar said last year he could not believe Macron wanted to give him France’s top honour. “We often crossed paths when he was a student,” he said at the time.Akbar, who receives a pension of 1,000 euros ($1,175) a month, still works each day. On average, he sells about 30 newspapers every day, compared to between 150 and 200 when he started.He says he has no plans to give up “entertaining people with my jokes” any time soon.”I’m going to continue selling newspapers,” he said.

“Ça y est je suis chevalier!”: Macron décore le dernier vendeur de journaux à la criée de Paris

Emmanuel Macron a décoré mercredi des insignes de chevalier de l’Ordre national du mérite Ali Akbar, dernier vendeur de journaux à la criée de Paris, “magnifique exemple” d’intégration “qui rend notre pays plus fort et plus fier”.”Très ému”, ce Pakistanais âgé de plus de 70 ans, arrivé en France quand il n’en avait que vingt, a expliqué avoir déjà en tête la fausse manchette de journal qu’il criera dans les prochains jours, lui qui aime clamer des titres parodiques: “Ça y est, je suis chevalier! J’ai réussi!””Vous êtes l’accent du VIe arrondissement. La voix de la presse française”, lui a dit le chef de l’État dans la salle des fêtes de l’Élysée, saluant cette figure incontournable du quartier de Saint-Germain-des-Prés.Il a souligné qu’après avoir affronté “la pauvreté, le travail imposé, les violences” dans son pays de naissance, “le sol français” lui avait donné “l’espoir d’une vie meilleure”.”C’est un magnifique exemple dans un moment où nous entendons si souvent les vents mauvais”… “il y a aussi beaucoup d’histoires comme Ali qui s’écrivent, de femmes et d’hommes qui ont fui la misère pour choisir un pays de liberté et qui y ont construit une vie qui rend notre pays plus fort et plus fier”, a insisté le président.- “Irrévérence tricolore” -Dès ses débuts de crieur dans les années 1970, grâce à une rencontre avec Georges Bernier, dit “le professeur Choron”, qui lui propose de vendre ses journaux satiriques Hara-Kiri et Charlie Hebdo, Ali Akbar a jeté son dévolu sur le quartier de Sciences Po.Là, il raconte avoir croisé de nombreux étudiants devenus depuis ministres ou députés. Voire président de la République, à l’instar d’Emmanuel Macron.Svelte, le visage fin, avec ses journaux sous le bras — essentiellement Le Monde aujourd’hui –, il sillonne encore ces rues de la rive gauche de la capitale en déclamant des manchettes humoristiques. Une manière de parodier les événements politiques avec le sourire.Le français est “devenu votre langue”, “vous apprenez à jouer avec, faisant vôtre, par là, une forme d’irrévérence tricolore”, lui a glissé le chef de l’État.”Vous avez porté, si je puis dire, le monde à bout de bras et la France dans votre cœur”, lui a-t-il encore dit, dans un clin d’œil au quotidien du soir.Il y a cinquante ans, Paris comptait une quarantaine de vendeurs de journaux à la criée, postés à des endroits stratégiques comme les bouches de métro. Lui s’était démarqué en choisissant de déambuler puis, dans les années 1980, en commençant à inventer des titres parodiques… et racoleurs.Il perçoit 1.000 euros de retraite par mois mais continue à travailler de 15H00 à 22H00. À l’heure du tout numérique, il écoule en moyenne une trentaine de journaux par jour, contre 150 à 200 à ses débuts.Et maintenant? “J’ai demandé de me trouver une place ici!”, s’amuse Ali Akbar. “Non, je vais rester, je vais continuer à vendre les journaux”, et “amuser les gens avec mes blagues”.

RATP: le nouveau PDG axe sa feuille de route sur la lutte contre la violence dans les transports

Sûreté, sécurité: Xavier Piechaczyk compte axer ses premières priorités sur la lutte contre les violences dans les transports en Ile-de-France, en particulier les agressions sexuelles, a dit mercredi le futur PDG de la RATP devant les députés.”Huit actes de violence par jour sur un réseau RER ou sur un réseau métro ce n’est pas satisfaisant”, a jugé l’actuel président du directoire de RTE, le gestionnaire du réseau électrique à haute tension en France, dont la candidature à la RATP a été approuvée mercredi par le Parlement.Tout en déclarant vouloir “poursuivre le travail développé par Jean Castex” sur le dialogue social et l’attractivité des métiers, M. Piechaczyk a souligné le besoin de renforcer “la sûreté des voyageurs” et des personnels.”La parole s’est libérée, c’est très bien, mais il faut maintenant qu’on soit à la hauteur de cette parole, en formant les salariés d’abord, en écoutant mieux les victimes, en dissuadant, mais aussi en réprimant” a-t-il égrené. Il compte s’engager “personnellement” sur le sujet de la lutte contre les agressions sexuelles.Pour cela M. Piechaczyk souhaite une meilleure “coordination opérationnelle” entre les diverses forces de sécurité appelées à intervenir dans les réseaux de transport: GPSR (Groupe de protection et de sécurité des réseaux), Police, sécurité privée… Les effectifs doivent être “mis aux bons endroits et au bon moment” à la fois “aux abords des transports et dans les transports”, a-t-il dit.- “Urgence” -Il s’est déclaré aussi ouvert à l’innovation en matière d’intelligence artificielle pour “repérer des situations d’agression”, à condition que “cela puisse être contrôlé dans des conditions strictement démocratiques”.Pour lui, le sentiment d’insécurité dans les transports doit être considéré “comme une urgence”. Il représente “une forme d’injustice vis à vis des plus modestes d’entre nous” et de ceux qui “travaillent en horaires décalés et n’ont pas d’autre choix que de prendre les transports en commun à 23 heures”, a-t-il dit.Interrogé sur l’installation de portes palières sur tous les quais afin d’empêcher les chutes de voyageurs sur les voies, il a admis qu’il n’y avait “pas de programme de systématisation de mise en place” de tels équipements sur les quais.Néanmoins, ces installations sont prévues en parallèle des chantiers d’automatisation de certaines lignes, comme la 13, déjà budgété par Ile-de-France Mobilités (IDFM), et peut-être la 7 et la 8 plus tard, a-t-il laissé entendre.Côté santé, il a signalé le programme de remplacement des freins de RER et de métro destiné à réduire les émissions de particules fines dans le métro, et estimé que la RATP devait “ventiler mieux” et avoir une “meilleure capacité de filtration de l’air”. “C’est un sujet technique, c’est un sujet d’investissement” a-t-il répondu au député RN du Gard Pierre Meurin qui l’a interrogé à ce sujet.Sur le plan social, le responsable a aussi annoncé qu’il comptait prendre à bras-le-corps les obligations sociales liées à l’ouverture à la concurrence de la RATP, ancienne régie en monopole, qui emploie 73.000 salariés dans le monde dont 40.000 en France. “Le premier travail du PDG est d’être attentif aux conditions précises de transfert et de travail” des salariés qui seront amenés à être transférés vers d’autres opérateurs au fil des appels d’offres, a déclaré M. Piechaczyk.”Quatre bascules de salariés sont prévues entre le 1er mars et le 1er novembre de cette année”, a-t-il rappelé.Enfin, sur le plan technique, le futur patron de la RATP dont la nomination doit encore être entérinée en conseil des ministres, s’est fait fort de sa connaissance technique des réseaux électriques pour élaborer “un plan de résilience global long terme” permettant aux infrastructures de transport franciliennes de faire face aux conséquences du réchauffement climatique, des inondations ou des canicules.”Le plan de résilience global long terme n’est pas intégré au plan quinquennal d’investissement tel que vous le connaissez et tel qu’il a été rendu public, et il y a encore beaucoup de boulot à faire” à ce sujet, a-t-il dit.