Open d’Australie: Alcaraz et Sabalenka au rendez-vous des 8es
Les N.1 mondiaux Carlos Alcaraz et Aryna Sabalenka se sont qualifiés vendredi pour les huitièmes de finale de l’Open d’Australie mais si l’Espagnol n’a pas tremblé, la Bélarusse a vu dans sa victoire quelque chose de “magique”.En attendant en soirée le troisième tour du finaliste sortant Alexander Zverev, le triple finaliste Daniil Medvedev s’est lui aussi qualifié pour la deuxième semaine mais en ayant remonté un déficit de deux sets.. Alcaraz dans un fauteilCarlos Alcaraz et Corentin Moutet ne s’étaient jamais affrontés et Cette opposition entre deux excellents manieurs de balle promettait du grand spectacle. Mais il n’a fallu que deux heures à l’Espagnol pour se débarrasser du 37e mondial.Comme il l’avait promis, Moutet – dernier en lice des 18 Français, hommes et femmes confondus, engagés dans le tournoi – a multiplié les coups en touché. Mais il a été débordé par la puissance de l’Espagnol qui vise un septième titre en Majeurs.Lorsque ce dernier a accepté de jouer au chat et à la souris, les joueurs ont régalé le public de quelques points spectaculaires.”Je suis heureux d’avoir joué contre lui, je me suis fait plaisir”, a d’ailleurs déclaré Alcaraz, en quête d’un premier titre à Melbourne.A un moment, “j’ai dit à mon box que j’en avais marre de courir sur ses amorties”, a-t-il souligné, lui même étant grand adepte de ce coup.”Mais aujourd’hui, c’est lui qui a gagné la bataille (du nombre) d’amorties”, s’est amusé l’Espagnol à l’issue de sa 100e victoire en Grand Chelem.Pour se faire une place en quarts, il devra battre dimanche l’Américain Tommy Paul (20e) qui a bénéficié de l’abandon d’Alejandro Davidovich à 6-1, 6-1 pour l’Américain.. Sabalenka et Medvedev ont eu très chaudAu contraire de son alter ego masculin, Sabalenka a été fortement bousculée par l’Autrichienne Anastasia Potapova (55e) avant de s’imposer 7-6 (7/4), 7-6 (9/7).”Elle a joué incroyablement bien, j’étais en permanence sur les talons. Je ne sais pas ce qui a fait basculer le match… c’est magique”, a commenté la Bélarusse, visiblement très soulagée d’avoir gagné.La triple finaliste sortante à Melbourne, où elle a remporté deux de ses quatre titres du Grand Chelem (2023, 2024), affrontera dimanche la Canadienne Victoria Mboko (16e) pour tenter de se hisser en quarts de finale.Celle-ci n’avait encore jamais atteint, à 19 ans, ce stade en Majeur.Vendredi, elle s’est défait de la Danoise Clara Tauson (14e) 7-6 (7/5), 5-7, 6-3.”J’ai eu tellement d’opportunités dans le deuxième set… tout s’est joué sur la confiance”, a commenté Mboko qui a surmonté psychologiquement les échecs sur trois balles de match dans la deuxième manche.Quant à Medvedev, il s’est retrouvé dos au mur, mené deux sets à zéro et 5-5 dans la manche décisive face au Hongrois Fabian Marozsan.”C’est là que je me suis dit qu’il fallait que je me lâche un peu plus, que si je perdais, je perdais. Mais j’ai joué mieux et je m’en suis sorti”, a déclaré le Russe sans avoir l’air particulièrement émoussé après sa victoire 6-7 (5/7), 4-6, 7-5, 6-0, 6-3 en 3h43.Triple finaliste à Melbourne (2021, 2022, 2024) et vainqueur de l’US Open 2021, Medvedev n’avait plus passé le deuxième tour en Grand Chelem depuis son quart à Flushing Meadows en 2024. Il tentera dimanche de retrouver les quarts d’un Majeur en affrontant l’Américain Learner Tien, celui-là même qui l’avait stoppé au deuxième tour l’an dernier après être sorti des qualifications.Car si son parcours jusqu’en huitièmes en 2025 était inattendu, le fait que Tien y soit encore cette année l’est beaucoup moins: il est 29e mondial et bien plus redouté.Il s’est toutefois déclaré “super heureux” de sa qualification aux dépens du Portugais Nuno Borges (46e) 7-6 (11/9), 6-4, 6-2.”Le match a été très dur physiquement, en particulier le très long premier set. Gagner en trois sets va m’aider à être prêt pour le tour suivant”, a déclaré le joueur de 20 ans.
Sandrine Josso, “en mission malgré elle” contre la soumission chimique
A 50 ans, la députée Sandrine Josso est devenue “malgré elle” la porte-voix politique de la lutte contre la soumission chimique, une “mission” qu’elle entend bien poursuivre au nom de toutes les “victimes silenciées”. A quelques jours de l’ouverture du procès, lundi, de l’ancien sénateur Joël Guerriau, accusé de l’avoir droguée en vue de l’agresser sexuellement en novembre 2023, l’élue MoDem de Loire-Atlantique se dit “ravagée à l’intérieur” mais “déterminée”.”Depuis cette histoire, j’ai des problèmes de santé, notamment de dos et de dents, parce que je suis tout le temps contractée et crispée, tout le temps sur le qui-vive”, déclare-t-elle à l’AFP. “Je me serais bien passée de tout ça. Mais je prends ça comme une mission, je me dis +si ça m’est arrivé et que j’ai trouvé l’énergie nécessaire pour m’échapper, je dois en faire quelque chose+”.En novembre 2023, sa plainte contre son collègue parlementaire, qui a toujours nié avoir agi volontairement, invoquant une “erreur de manipulation” de la MDMA ce soir-là, fait l’effet d’une déflagration. Son récit braque les projecteurs sur la soumission chimique, phénomène jusque-là cantonné dans l’imaginaire collectif à l’espace festif, loin des couloirs feutrés du Parlement.Elle aussi tombe des nues – “c’était une telle trahison de la part d’une personne que je connaissais depuis 10 ans” – et découvre alors “la réalité des victimes de soumission chimique, les problèmes d’accès aux preuves, les problèmes d’empathie, le manque de connaissance sur ce sujet dans la société”.Quelques semaines après sa plainte, elle devient marraine de l’association M’endors pas, cofondée par Caroline Darian, la fille de Gisèle Pelicot, droguée et livrée par son époux à des dizaines d’inconnus pendant près de 10 ans. Elle se voit parallèlement confier par Gabriel Attal, alors Premier ministre, une mission sur “la soumission chimique comme forme de violence faite aux femmes”. Mission qui débouchera fin 2025 sur un rapport coécrit avec la sénatrice socialiste Véronique Guillotin et exhortant l’exécutif à passer à la vitesse supérieure. “En brisant le silence”, Sandrine Josso a “permis de faire de ce fléau un combat politique”, estime la ministre déléguée chargée de l’Egalité femmes hommes, Aurore Bergé, saluant un “courage et un engagement sans limite”. – “Money time” -Mère de trois enfants, nutritionniste de formation, Sandrine Josso n’en est pas à son premier “combat”. En 2012, lorsque les médecins détectent une leucémie chez sa fille de 4 ans, elle promet à cette dernière qu’elle ira porter la voix des victimes de cancers pédiatriques au Parlement.Cinq ans plus tard, en 2017, elle est élue députée sous les couleurs de la République en marche, face au candidat LR, l’ancien directeur de communication de Nicolas Sarkozy, Franck Louvrier.En revanche, elle ne parvient pas à être élue maire de la Baule lors des élections municipales de 2020, scrutin pour lequel elle sera par ailleurs condamnée à un an d’inéligibilité pour avoir tardé à rendre ses comptes de campagne.A l’Assemblée, elle “tien(t) parole” et devient notamment rapporteuse d’une commission d’enquête sur les politiques de santé environnementale, dont un volet insiste sur l’importance d’agir contre les cancers pédiatriques.Ses autres combats, menés depuis 2021 sous les couleurs du MoDem, seront au service des droits des femmes. Sa proposition de loi visant à mieux prendre en charge les femmes après une fausse couche est adoptée en 2023, tout comme deux ans plus tard son amendement sur le contrôle coercitif. “Même si on me dit que je suis devenue +Madame sujet politique sociétale+, en réalité c’est arrivé malgré moi, mais ça me va bien parce qu’il y a énormément d’attentes là-dessus”, déclare-t-elle. “Il y a encore trop de victimes de violences sexuelles qui sont silenciées dans ce pays”, déplore la députée. “Tout ce que j’ai vu me fait dire qu’on n’a aucunement une politique d’État à la hauteur. Le procès Mazan, ce qui s’est passé quand moi j’ai lancé l’alerte, c’était le money-time (moment décisif au basket, ndlr) et en fait rien ne se passe”.
Sandrine Josso, “en mission malgré elle” contre la soumission chimique
A 50 ans, la députée Sandrine Josso est devenue “malgré elle” la porte-voix politique de la lutte contre la soumission chimique, une “mission” qu’elle entend bien poursuivre au nom de toutes les “victimes silenciées”. A quelques jours de l’ouverture du procès, lundi, de l’ancien sénateur Joël Guerriau, accusé de l’avoir droguée en vue de l’agresser sexuellement en novembre 2023, l’élue MoDem de Loire-Atlantique se dit “ravagée à l’intérieur” mais “déterminée”.”Depuis cette histoire, j’ai des problèmes de santé, notamment de dos et de dents, parce que je suis tout le temps contractée et crispée, tout le temps sur le qui-vive”, déclare-t-elle à l’AFP. “Je me serais bien passée de tout ça. Mais je prends ça comme une mission, je me dis +si ça m’est arrivé et que j’ai trouvé l’énergie nécessaire pour m’échapper, je dois en faire quelque chose+”.En novembre 2023, sa plainte contre son collègue parlementaire, qui a toujours nié avoir agi volontairement, invoquant une “erreur de manipulation” de la MDMA ce soir-là, fait l’effet d’une déflagration. Son récit braque les projecteurs sur la soumission chimique, phénomène jusque-là cantonné dans l’imaginaire collectif à l’espace festif, loin des couloirs feutrés du Parlement.Elle aussi tombe des nues – “c’était une telle trahison de la part d’une personne que je connaissais depuis 10 ans” – et découvre alors “la réalité des victimes de soumission chimique, les problèmes d’accès aux preuves, les problèmes d’empathie, le manque de connaissance sur ce sujet dans la société”.Quelques semaines après sa plainte, elle devient marraine de l’association M’endors pas, cofondée par Caroline Darian, la fille de Gisèle Pelicot, droguée et livrée par son époux à des dizaines d’inconnus pendant près de 10 ans. Elle se voit parallèlement confier par Gabriel Attal, alors Premier ministre, une mission sur “la soumission chimique comme forme de violence faite aux femmes”. Mission qui débouchera fin 2025 sur un rapport coécrit avec la sénatrice socialiste Véronique Guillotin et exhortant l’exécutif à passer à la vitesse supérieure. “En brisant le silence”, Sandrine Josso a “permis de faire de ce fléau un combat politique”, estime la ministre déléguée chargée de l’Egalité femmes hommes, Aurore Bergé, saluant un “courage et un engagement sans limite”. – “Money time” -Mère de trois enfants, nutritionniste de formation, Sandrine Josso n’en est pas à son premier “combat”. En 2012, lorsque les médecins détectent une leucémie chez sa fille de 4 ans, elle promet à cette dernière qu’elle ira porter la voix des victimes de cancers pédiatriques au Parlement.Cinq ans plus tard, en 2017, elle est élue députée sous les couleurs de la République en marche, face au candidat LR, l’ancien directeur de communication de Nicolas Sarkozy, Franck Louvrier.En revanche, elle ne parvient pas à être élue maire de la Baule lors des élections municipales de 2020, scrutin pour lequel elle sera par ailleurs condamnée à un an d’inéligibilité pour avoir tardé à rendre ses comptes de campagne.A l’Assemblée, elle “tien(t) parole” et devient notamment rapporteuse d’une commission d’enquête sur les politiques de santé environnementale, dont un volet insiste sur l’importance d’agir contre les cancers pédiatriques.Ses autres combats, menés depuis 2021 sous les couleurs du MoDem, seront au service des droits des femmes. Sa proposition de loi visant à mieux prendre en charge les femmes après une fausse couche est adoptée en 2023, tout comme deux ans plus tard son amendement sur le contrôle coercitif. “Même si on me dit que je suis devenue +Madame sujet politique sociétale+, en réalité c’est arrivé malgré moi, mais ça me va bien parce qu’il y a énormément d’attentes là-dessus”, déclare-t-elle. “Il y a encore trop de victimes de violences sexuelles qui sont silenciées dans ce pays”, déplore la députée. “Tout ce que j’ai vu me fait dire qu’on n’a aucunement une politique d’État à la hauteur. Le procès Mazan, ce qui s’est passé quand moi j’ai lancé l’alerte, c’était le money-time (moment décisif au basket, ndlr) et en fait rien ne se passe”.
Trump says US ‘armada’ headed toward Gulf
President Donald Trump said a US “armada” was heading toward the Gulf and that Washington was watching Iran closely, even after downplaying the prospect of imminent military action and saying Tehran appeared interested in talks.Trump has repeatedly left open the option of new military action against Iran after Washington backed and joined Israel’s 12-day war in June aimed at degrading Iranian nuclear and ballistic missile programmes.The prospect of immediate American action seemed to recede in recent days, with both sides insisting on giving diplomacy a chance.On his way back from the World Economic Forum in Davos, the president told reporters on Air Force One the United States was sending a “massive fleet” toward Iran “just in case.””We’re watching Iran,” he said. “I’d rather not see anything happen but we’re watching them very closely.”Addressing the WEF on Thursday, Trump said the United States attacked Iranian uranium enrichment sites last year to prevent Tehran from making a nuclear weapon. Iran denies its nuclear programme is aimed at seeking the bomb.”Can’t let that happen,” Trump said, adding: “And Iran does want to talk, and we’ll talk.”The commander of Iran’s Revolutionary Guards had also warned Washington Thursday that the force had its “finger on the trigger.”A fortnight of protests starting in late December shook Iran’s clerical leadership under supreme leader Ayatollah Ali Khamenei, but the movement has petered out in the face of a crackdown that activists say killed thousands, accompanied by an unprecedented internet blackout.Last week, Trump pulled back from a threat to strike Iran over its deadly crackdown on the protests after the White House said Tehran had halted planned executions of demonstrators.In a standoff marked by seesawing rhetoric, Trump had on Tuesday warned Iran’s leaders the United States would “wipe them off the face of this Earth” if there was any attack on his life in response to a strike targeting Khamenei.Iranian President Masoud Pezeshkian in a speech Thursday accused the United States and Israel of stoking the protests as a “cowardly revenge… for the defeat in the 12-Day War”.- ‘Legitimate targets’ -Guards commander General Mohammad Pakpour warned Israel and the United States “to avoid any miscalculations” and learn from “what they learned in the 12-day imposed war, so that they do not face a more painful and regrettable fate”.”The Islamic Revolutionary Guard Corps and dear Iran have their finger on the trigger, more prepared than ever, ready to carry out the orders and measures of the supreme commander-in-chief,” he was quoted by state television on the IRGC’s national day.Activists accuse the Guards of playing a frontline role in the deadly crackdown on protests.The group is sanctioned as a terrorist entity by countries including Australia, Canada and the United States, and campaigners have long urged similar moves from the EU and Britain.General Ali Abdollahi Aliabadi, head of Iran’s joint command headquarters, meanwhile warned that if America attacked, “all US interests, bases and centres of influence” would be “legitimate targets” for Iranian forces.- Real toll? -Giving their first official toll from the protests, Iranian authorities on Wednesday said 3,117 people were killed.The statement from Iran’s foundation for martyrs and veterans distinguished between “martyrs”, members of security forces or innocent bystanders, and what it called US-backed “rioters”.It said 2,427 of the dead were “martyrs”.Pezeshkian said Thursday that protest was “the natural right of citizens” but a distinction had to be drawn between protesters whose “hands are stained with the blood of innocent people”.Rights groups say the heavy toll stems from security forces firing directly on protesters and that the actual number of dead could be far higher, even more than 20,000.Efforts to confirm the scale of the toll have been hampered by a national internet shutdown, with monitor NetBlocks saying Thursday the blackout had surpassed “two full weeks”.”All the evidence gradually emerging from inside Iran shows that the real number of people killed in the protests is far higher than the official figure,” said the director of the Iran Human Rights NGO Mahmood Amiry-Moghaddam, saying the authorities’ toll has “no credibility whatsoever”.IHR says it has verified at least 3,428 deaths. Another NGO, US-based Human Rights Activists News Agency (HRANA), has documented 4,902 deaths.HRANA says at least 26,541 people have been arrested. On Thursday, state TV announced more than 200 more arrests in provinces including Kermanshah in the west and Isfahan in central Iran.
TikTok annonce créer une co-entreprise aux Etats-Unis pour y éviter son interdiction
TikTok a annoncé jeudi avoir créé une co-entreprise majoritairement détenue par des investisseurs américains pour gérer ses activités aux Etats-Unis, mettant fin à une longue saga judiciaire qui menaçait de conduire à son interdiction dans le pays.Cette nouvelle structure servira plus de 200 millions d’utilisateurs, tout en mettant en œuvre des garanties strictes en matière de protection des données, de sécurité des algorithmes et de modération des contenus, a assuré la plateforme dans un communiqué.Sa création répond à une loi adoptée sous le mandat de l’ancien président démocrate Joe Biden, obligeant ByteDance, le propriétaire chinois de TikTok, à céder le contrôle de ses activités aux États-Unis sous peine d’y être interdit.Le président américain Donald Trump a salué cet épilogue et le rôle joué selon lui par son homologue chinois Xi Jinping.”Je suis tellement heureux d’avoir aidé à sauver TikTok!”, a-t-il écrit sur son réseau Truth Social, affirmant que le réseau “appartient désormais à un groupe de grands patriotes et investisseurs américains”.- Date butoir -“Je voudrais aussi remercier le président chinois Xi d’avoir travaillé avec nous et, en fin de compte, approuvé l’accord. Il aurait pu faire le contraire, mais il ne l’a pas fait, et nous lui en sommes reconnaissants”, a-t-il ajouté.Donald Trump avait repoussé à plusieurs reprises la date butoir pour cette mise en conformité de TikTok, qui avait été fixée pour la dernière fois à vendredi. Le réseau social avait annoncé en décembre avoir signé un accord permettant de créer la co-entreprise américaine exigée par la loi.Cette dernière sera détenue par une majorité d’investisseurs américains. Les sociétés Silver Lake et Oracle déteindront notamment 15% des parts chacune, ainsi que le fonds MGX, basé à Abou Dhabi.Le montant de la transaction n’a pas été révélé. L’an passé, le vice-président américain JD Vance avait évalué la valorisation de TikTok USA à 14 milliards de dollars, un montant jugé très sous-évalué par les experts.Parmi les investisseurs figurent plusieurs riches soutiens du président américain Donald Trump, qui avait défini les contours de la nouvelle structure dans un décret publié en septembre, à l’instar de Larry Ellison, d’Oracle.Ce géant technologique sera notamment chargé de stocker les données des utilisateurs américains dans son cloud sécurisé, selon TikTok.La société d’investissement Silver Lake Partners ou le groupe informatique Dell font également partie des investisseurs. – ByteDance garde 19,9% -ByteDance conserve pour sa part une participation de 19,9% dans la coentreprise, restant ainsi en dessous du seuil de 20% fixé par la loi.Selon TikTok, la structure fonctionnera comme “une entité indépendante” dirigée par un conseil d’administration de sept membres majoritairement américains, incluant le directeur général de la plateforme, Shou Chew, et des dirigeants de grands fonds d’investissement.En revanche, TikTok conservera le contrôle aux Etats-Unis de ses services chargés de ses activités commerciales (publicité, vente en ligne, communication, etc) et de “l’interopérabilité mondiale” du réseau social.Selon l’analyste Jasmine Enberg, “de grandes questions sur la manière dont tout cela va se dérouler” persistent.”En coulisses, TikTok travaille probablement d’arrache-pied pour rassurer les annonceurs sur le fait que l’activité restera normale”, a-t-elle confié à l’AFP. “Même si l’obligation pour les utilisateurs de télécharger une nouvelle application semble peu probable, les partenaires de la marque voudront s’assurer que leurs stratégies sur TikTok ne seront pas perturbées”, a-t-elle dit.La loi adoptée au printemps 2024 par le Congrès américain visait à empêcher que les autorités chinoises puissent mettre la main sur des données personnelles d’utilisateurs de TikTok aux États-Unis, ou ne soient en mesure d’influencer l’opinion américaine via le puissant algorithme du réseau social de courtes vidéos.TikTok a admis que des employés basés en Chine avaient eu accès à des données d’utilisateurs américains, mais a toujours démenti les avoir communiquées au gouvernement chinois.
Trump’s MAGA movement ramps up attacks on ‘progressive white women’
Progressive white women have been persistent punching bags of President Donald Trump’s MAGA movement, but attacks targeting the demographic group have become particularly vicious in recent weeks.The death of Renee Good, a 37-year-old American woman killed by a federal agent while protesting Trump’s immigration crackdown in Minnesota, has prompted harsh comments against her by numerous conservative commentators.Radio host Erick Erickson coined an acronym to describe Good — “AWFUL,” or Affluent White Female Urban Liberal.”White liberal women are a cancer on the nation. They have no real problems, so they’re bored” and take on other people’s fights, right-wing comedian Vincent Oshana wrote on X.”They just want to feel important.”Columnist David Marcus meanwhile derisively referred to women activists, like Good, protesting against Trump’s immigration actions as “organized gangs of wine moms.”- Women’s suffrage a ‘tragedy’ -The attacks come amid a dual offensive on the American right — against modern feminism and placing renewed value on masculinity.Some right-wing players, particularly Christian nationalists, have for years called for a rethink of the role of women in modern society, even demanding the end of the constitutional right to vote.The 19th Amendment to the US Constitution “has been a moral and political tragedy for America,” firebrand pastor Dale Partridge said in a video last month.”Why? Women were not made to lead, but to follow and to feel.”Juliet Williams, a gender studies professor at University of California Los Angeles, said such comments are typical of a patriarchal worldview that requires men to “understand themselves as inherently superior.”Trump’s administration has meanwhile sought to portray a masculine persona — typified by Pentagon chief Pete Hegseth, who frequently posts videos doing push-ups with soldiers.Health Secretary Robert F. Kennedy Jr. recently praised Trump’s testosterone levels, saying that another official called them “the highest” he has seen for someone over 70.In this ideology, Williams said, “hatred of white liberal women is really necessary” because they challenge the ideals of the Christian right.Women in general favored the Democratic candidate in the 2016, 2020, and 2024 presidential elections — but majorities of white women actually voted for Trump, according to Pew Research polling.Several studies suggest a growing divergence among younger voters.Gen Z women largely identify as progressive, while young men — an important demographic in Trump’s latest victory — increasingly lean right.Williams said attacks on women Democratic voters could be aimed at influencing young women who “are more aware than ever of how closely their social value is indexed on looking a certain way.”- ‘Just hotter’ -The women who gravitate around Trump’s White House usually wear stylish clothes, high heels, have long wavy hair, and wear heavy makeup. Botox and filler are not rare.Katie Miller — a podcaster and wife of Stephen Miller, one of the US president’s most influential advisers — openly mocks what she considers to be the unattractive and unkempt appearance of left-wing women.”Conservative women are just hotter than Liberal women,” she wrote on X, claiming that was the reason conservative families have more children.The Millers recently announced they are expecting their fourth child, as did Vice President JD Vance and Second Lady Usha Vance. White House spokeswoman Karoline Leavitt is also pregnant with her second child.
TikTok establishes joint venture to end US ban threat
TikTok announced Thursday it has established a majority American-owned joint venture to operate its US business, allowing the company to avoid a ban over its Chinese ownership.The video-sharing app is a global digital entertainment powerhouse but its mass appeal and links to China have raised concerns over privacy and national security.The TikTok USDS Joint Venture LLC will serve more than 200 million users and 7.5 million businesses while implementing strict safeguards for data protection and content moderation, the company said.The new structure responds to a law passed under US President Donald Trump’s predecessor Joe Biden that forced Chinese-owned ByteDance to sell TikTok’s US operations or face a ban in its biggest market.Trump welcomed and claimed credit for the deal, but also thanked Chinese President Xi Jinping for approving it.”I am so happy to have helped in saving TikTok!” Trump said in a post on Truth Social late Thursday.”It will now be owned by a group of Great American Patriots and Investors, the Biggest in the World, and will be an important Voice.””I would also like to thank President Xi, of China, for working with us and, ultimately, approving the Deal,” he added.- Cybersecurity audit -ByteDance retains a 19.9 percent stake in the joint venture — keeping its ownership below the 20 percent threshold stipulated by the law.Three investors — Silver Lake, Oracle and Abu Dhabi-based AI investment fund MGX — each hold 15 percent stakes. Oracle’s executive chairman Larry Ellison is a longtime Trump ally.Other investors include Dell Family Office, affiliates of Susquehanna International Group and General Atlantic.The joint venture will retain decision-making authority over trust and safety policies and content moderation for US users.But TikTok’s global entities will manage international product integration and commercial activities including e-commerce and advertising.Under the arrangement, US user data will be stored in Oracle’s secure cloud environment, with cybersecurity audited by third-party experts and adhering to federal standards, TikTok said.Jasmine Enberg, co-CEO of Scalable, a media company focused on the creator economy, said TikTok users would be relieved by the deal but that there were “still big questions about how this will all play out.””Behind the scenes, TikTok is likely working hard to assure advertisers it will remain business as normal,” she told AFP.”While the need for users to download a new app seems unlikely, brand partners will want to know that their TikTok strategies won’t be disrupted.”- Ellison in spotlight -The joint venture will be governed by a seven-member, majority-American board including TikTok CEO Shou Chew and executives from investment firms.TikTok executive Adam Presser was appointed CEO of the new entity, with Will Farrell serving as chief security officer.The 2024 law came as US policymakers, including Trump in his first presidency, warned that China could use TikTok to mine Americans’ data or exert influence through its algorithm.But Trump, crediting the app for his appeal with young voters, delayed enforcement through successive executive orders, most recently extending the deadline to January 22.The deal largely confirms an outline announced to staff by Chew last month.In September, one-time venture capitalist and Vice President JD Vance said the US entity would be valued at about $14 billion but it would ultimately be up to investors to determine pricing.That month, Trump said a new venture had been agreed with China and would meet the law’s requirements.Trump specifically named Ellison, one of the world’s richest men, as a major player in the arrangement.Ellison has returned to the spotlight through his dealings with Trump, who has brought his old friend into major AI partnerships with OpenAI.







