Suisse: après l’incendie du bar de Crans-Montana, identifier les victimes, trouver les causes

Deux jours après l’incendie qui a tué au moins 40 personnes fêtant le nouvel an dans un bar populaire de la station de ski suisse de Crans-Montana, les enquêteurs continuent samedi leur long travail d’identification des corps et de recherche des raisons du drame. Le chef de la police cantonale du Valais, Frédéric Gisler, a indiqué devant la presse vendredi que 113 des 119 blessés – Suisses, Français, Italiens, Serbes, Belge… – avaient pu être “formellement” identifiés. Ils sont traités dans plusieurs hôpitaux en Suisse, mais aussi en France, en Italie ou en Allemagne.Aucune information n’a encore été donnée sur l’identité des 40 morts, mais des dossiers ante mortem pour les disparus ont été ouverts en lien avec plusieurs pays, dont la Belgique, la France, l’Italie, le Portugal, les Philippines, la Roumanie, la Serbie et la Turquie.Plusieurs véhicules transportant les dépouilles de victimes ont commencé à arriver vendredi au centre funéraire de Sion, la capitale régionale. Les autorités helvétiques répètent que le travail d’identification sera long.Laetitia Brodard, une mère habitant les environs de Lausanne, dans l’ouest de la Suisse, a raconté à des journalistes vendredi sa recherche désespérée de son fils Arthur, 16 ans, venu comme de nombreux jeunes fêter le passage à 2026 au bar Le Constellation.Le dernier message d’Arthur disait à 00H03: “Maman, bonne année, je t’aime.” A 00H06, “je lui ai répondu +Je t’aime mon grand+ (…) A 01H28 du matin, j’ai trouvé une vidéo éphémère qu’il a envoyée à ses copains, où ils avaient toute la tablée ensemble à faire la fête”, a-t-elle narré.L’incendie du bar s’est déclaré vers 01H30, au sous-sol.- Identifier un orteil -Sans nouvelles, elle a dû donner de l’ADN, décrire les habits de son fils, est allée en vain dans un hôpital de Lausanne. Le père d’Arthur est parti à Berne en pleine nuit pour tenter d’identifier un pouce. “J’ai reçu la photo de l’orteil d’un pied. On m’a demandé: +Est-ce que c’est votre fils?+”, a ajouté Mme Brodard. “Si on doit le trouver par nous-mêmes, eh bien on se déplacera dans tous les hôpitaux où on nous annonce que peut-être il y a un de nos enfants”, a-t-elle assuré. Et d’énumérer “des hôpitaux dont on n’avait pas parlé avant”, où pourrait être soigné Arthur: Bruxelles, Stuttgart, Milan, Fribourg, Lyon, Liège…Au vu des premiers éléments de l’enquête, “tout laisse à penser que le feu est parti des bougies incandescentes ou des feux de Bengale qui ont été mis sur les bouteilles de champagne”, a annoncé la procureure générale du canton du Valais, Béatrice Pilloud. “Et tout a été approché trop près du plafond.”- Brûlés, asphyxiés, écrasés -Le visionnage de nombreuses vidéos par les enquêteurs tend à accréditer les affirmations de nombreux témoins sur ces dispositifs crachant des étincelles. Ces témoins ont également mentionné la présence de mousse sur le plafond du sous-sol, un isolant phonique, qui pourrait expliquer l'”embrasement généralisé” mentionné par les autorités.Une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux montre le début de l’embrasement du plafond. A côté, certains filment la scène ou continuent de danser. Sur d’autres vidéos, on voit des jeunes qui tentent désespérément de sortir du bar, d’une capacité maximale de 300 personnes.En plus des brûlures, des victimes ont été écrasées et asphyxiées, tandis que certaines se sont blessées en tentant désespérément de sauver des gens, a indiqué à l’AFP le directeur général de l’Hôpital du Valais, Eric Bonvin.Des témoins ont décrit des scènes d’horreur: des gens ont tenté de briser les vitres du bar pour s’échapper, tandis que d’autres, couverts de brûlures, se précipitaient dans la rue.La suite de l’enquête “portera notamment sur les travaux effectués au sein du bar, les matériaux qui sont utilisés, les autorisations d’exploiter, les mesures de sécurité”, a détaillé la procureure.Les deux propriétaires du Constellation, un couple de Français, ont été entendus “à titre de personnes appelées à donner des renseignements”, selon la procureure, qui a précisé qu’aucune responsabilité n’avait été établie à ce stade.bur-apo-ag-al/liu/mba/tmt

Sprawling CES gadgetfest a world stage for AI and its hype

Dreams about the vast potential of artificial intelligence will collide with cold, hard reality as the Consumer Electronics Show kicks off in Las Vegas on Tuesday.Science fiction portrays AI as superintelligence that can operate faster and better than people can, and do it autonomously.However, the technology for now is being put to work at very specialized tasks — in gadgets that translate languages during conversations, say, or monitor health symptoms, or provide information on people’s surroundings through smart glasses.Even AI being built into humanoid robots remains a work in progress, with human tele-operators overseeing their operation remotely.”The gap between AI technology hype and customer experience expectations will widen at CES 2026,” predicted Forrester principal analyst Thomas Husson.”If software and AI models move at the speed of light, energy and hardware move at the speed of physics.”Nonetheless, he expects CES to feature an array of “AI-powered smart everything devices” for consumers, including televisions, home appliances, personal computers, vehicles, and wearables such as rings that monitor health.Analysts expect the annual trade event, which drew more than 142,000 attendees last year, to be a sprawling affair with vendors pitching products from humanoid robots and exoskeletons to AI-infused toys and huge autonomous mining vehicles.With thousands of exhibitors, the week-long gathering includes connected cars, heavy equipment and AI shows. Demos, presentations and meetings will take place in a massive convention center as well as ballrooms and suites throughout the city.”There’s no question that some of it is going to be AI washing,” Techsponential analyst Avi Greengart said of hype expected at CES.”But we will also see genuinely useful features driven by advances in machine learning that provide new capabilities into a range of products, everything from phones to TVs to wearables to digital health to cars.”Smart glasses, like those from Meta in a partnership with Ray-Ban, will likely kick-start an AI wearables race with some 10 percent of consumers trying them by the end of this year, according to Husson.Greengart said he expects an emphasis on personal computers because of a rivalry among Intel, AMD, and Qualcomm to produce chips that provide lots of AI capability while trimming power use to extend battery life.Greengart cautioned that there is a “huge cloud hanging over the PC industry” due to soaring prices for computing and memory chips.With chip makers focused on serving needs of AI data centers, supplies of basic building blocks for laptops or gaming consoles have dwindled as prices have soared, according to Greengart.”AI is definitely a story that overlays CES in terms of new capabilities, but also new price pressures,” Greengart said.- Trade war pressure -And while major Chinese consumer electronics companies like Lenovo, Hisense, and TCL are slated to take part in CES, many small manufacturing firms from that country will be absent due to the trade war with the United States, according to the analyst.”There is definitely a smaller presence from Chinese vendors than there has been under past administrations,” Greengart said, referring to US President Donald Trump.”This is very much a geopolitical thing.”Electronics companies have been grappling with frequent, unpredictable strategy shifts when it comes to US tariffs, he said.”It’s been very distracting and very difficult in areas where the president of the United States has basically changed tariffs or imposed tariffs over 100 times since being sworn in,” said Gary Shapiro, president of the Consumer Technology Association which runs CES.Still, CES remains a gathering at which deals get made and meeting face-to-face has value, according to Greengart.”CES isn’t where you go necessarily to find the next big thing.””But what you do see at CES is a clear view on the trends and where investment in the industry is happening.”

L’IA Grok, utilisée pour dénuder des mineurs en ligne, admet des “failles”

Grok, l’assistant IA du réseau social X, a reconnu vendredi l’existence de “failles” ayant permis à des utilisateurs d’obtenir de lui des images à caractère sexuel impliquant des mineurs ou des femmes, suscitant des protestations à travers le monde et l’élargissement d’une enquête judiciaire en France.”Nous avons identifié des failles dans nos garde-fous et nous …

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Ukraine: avancée russe record en 2025, nouvelles négociations attendues à Kiev

L’armée russe a réalisé en Ukraine sa plus forte progression sur le front en 2025 depuis la première année de l’invasion, selon des données analysées par l’AFP, maintenant une forte pression militaire alors que des négociations sont attendues samedi entre Kiev et ses alliés en vue d’une hypothétique fin des hostilités.Des conseillers à la sécurité …

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Incendie d’un bar en Suisse: l’identification des victimes progresse, des bougies incandescentes en cause

L’enquête et l’identification des victimes de l’incendie d’un bar de la station de ski suisse de Crans-Montana, dans la nuit du Nouvel An, commençaient à porter leurs fruits vendredi, les autorités pointant notamment l’utilisation de bougies incandescentes au sous-sol de l’établissement.Les autorités du canton de Valais, dans le sud-ouest de la Suisse, ont indiqué que …

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Trump says US will ‘come to their rescue’ if Iran kills protesters

President Donald Trump said on Friday that the United States was “locked and loaded” to respond if Iran killed protesters, prompting Tehran to warn that intervention would destabilise the region.Protesters and security forces clashed in several Iranian cities on Thursday, with six people reported killed, the first deaths since the unrest escalated.Shopkeepers in the capital Tehran went on strike on Sunday over high prices and economic stagnation, actions that have since spread into a protest movement that has swept into other parts of the country.Trump said on his Truth Social platform that if Iran “violently kills peaceful protesters, which is their custom, the United States of America will come to their rescue”.”We are locked and loaded and ready to go,” he added.Iranian Foreign Minister Abbas Araghchi called Trump’s remarks “reckless and dangerous”, and warned that the armed forces were “on standby” in the event of any intervention.The head of Iran’s top security body, Ali Larijani, warned Trump that “US interference in this internal matter would mean destabilising the entire region and destroying America’s interests”.The American people “should be mindful of their soldiers’ safety”, Larijani added on X.Ali Shamkhani, an adviser to supreme leader Ayatollah Ali Khamenei, said any US intervention would “be exposed to a response”, calling Iran’s security a “red line”.Iranian leaders, including Larijani and President Masoud Pezeshkian, have in recent days said that peaceful protests over Iran’s dire economy were legitimate and understandable.Iran’s economy has been battered by years of crushing international sanctions over its nuclear programme, with raging inflation and a collapsing currency.Pezeshkian said on Thursday that from a religious perspective, he and his government would be damned to hell if they failed to address the people’s economic hardship.At the same time, officials have warned of a firm response to any instability.An Iranian police spokesman said on Friday that the authorities acknowledged that the protests “express the will of the people to improve their living conditions”.”The police clearly distinguish between the legitimate demands of the people and destructive actions… and will not permit any enemies to transform the unrest into chaos,” spokesman Said Montazeralmahdi added in a statement.The prosecutor of the district of Lorestan, where clashes took place on Thursday, was quoted on the judiciary’s Mizan website as saying: “Any participation in illegal gatherings and any action aimed at disturbing public order, destroying property, disobeying law enforcement, inciting illegal gatherings… will be treated with the greatest firmness”.UN human rights chief Volker Turk urged Iranian “authorities to uphold the rights to freedom of expression, association and peaceful assembly”.Venezuela, currently in the throes of an escalating crisis of its own with the United States, expressed concern over Trump’s “confrontational” rhetoric.”Venezuela affirms its firm solidarity with the Iranian people and government, calling for an end to interventionist stances that compromise regional stability,” Caracas said in a statement.- Battered economy -The protest movement comes as Iran has found itself weakened by major blows dealt to its regional allies in Gaza, Lebanon and Syria.Iran also fought a 12-day war with Israel in June that saw the United States briefly join with strikes on nuclear sites.The protests have affected at least 20 cities to varying degrees, largely in the country’s west, according to an AFP tally based on Iranian media reports.However, local media do not necessarily report on every incident, and state media downplayed coverage of protests, while the videos flooding social media are often impossible to verify.The demonstrations are smaller than the last major round of unrest in 2022, triggered by the death in custody of Mahsa Amini, who was arrested for allegedly violating Iran’s strict dress code for women.Her death sparked a nationwide wave of anger that left several hundred people dead, including dozens of members of the security forces.Iran was also gripped by nationwide protests that began in late 2019 over a rise in fuel prices, eventually leading to calls to topple the country’s clerical rulers.

Séisme au Mexique, deux décès et des maisons détruites près de l’épicentre

Au moins deux personnes sont mortes vendredi au Mexique dans un séisme de magnitude 6,5 qui a frappé le sud-ouest du pays au petit matin et détruit de nombreuses maisons près de l’épicentre sur la côte Pacifique.Le sol a tremblé à 07H58 (13H58 GMT), poussant les habitants de la capitale à évacuer leurs appartements, encore pour beaucoup en pyjama.La secousse a contraint Mme Sheinbaum à suspendre subitement sa conférence de presse quotidienne lorsqu’a retenti l’alerte prévenant de son imminence.L’épicentre est situé près de San Marcos, dans l’Etat de Guerrero (sud), à environ 400 km de la capitale, a précisé l’Institut américain de géophysique (USGS), indiquant que le séisme s’est produit à 35 kilomètres de profondeur.A son retour au Palais national, quelques minutes après la violente secousse, Mme Sheinbaum a indiqué qu’il n’y avait pas de signalements de “dégâts graves”, ni à Mexico ni dans l’Etat de Guerrero.Les autorités municipales de Mexico ont cependant fait part du décès accidentel d’un homme de 60 ans qui a fait une chute alors qu’il évacuait son domicile au 2e étage. Selon la maire de Mexico, Clara Brugada sur X, 12 personnes ont par ailleurs été blessées.La ville de San Marcos, à proximité de la célèbre station balnéaire d’Acapulco et ses quelque 650.000 habitants, a été plus durement touchée. Une femme d’une cinquantaine d’années “a perdu la vie quand sa maison s’est effondrée sur elle”, a déclaré la gouverneure de l’Etat de Guerrero, Evelyn Salgado.Selon le maire de San Marcos (13.000 habitants), Misael Lorenzo Castillo, une cinquantaine de maisons ont été complètement détruites et “toutes les maisons sont fissurées”.Des habitants de San Marcos ont montré à un journaliste de l’AFP les fissures qui lézardent les murs de leurs maisons et des pans de murs effondrés. “San Marcos a été très touché, dévasté”, se lamente devant sa demeure fissurée un habitant, Rogelio Moreno.Ricardo, un touriste mexicain qui a quitté son hôtel d’Acapulco torse nu, a regretté de “commencer l’année avec une telle frayeur”, disant avoir ressenti ensuite de nombreuses répliques.Selon le Service sismologique national, 546 répliques de faible intensité ont été enregistrées.Aucune alerte au tsunami n’a été lancée, selon le service météorologique américain (NOAA).- “Sensation horrible” -Le Mexique s’est doté de systèmes d’alerte qui préviennent de l’imminence des secousses. Il donne à la population, via les téléphones portables, environ une minute pour se mettre à l’abri.La mairie de Mexico a également installé des haut-parleurs sur les poteaux d’éclairage public qui peuvent lancer des “alertes sismiques”.”Je dormais quand l’alarme de la rue s’est mise à retentir. Ça m’a vraiment effrayée quand ça disait +séisme violent+. Je me suis levée paniquée”, a témoigné auprès de l’AFP Karen Gómez, 47 ans, employée de bureau qui vit au 13e étage d’un immeuble du quartier Alvaro Obregon de Mexico.”Je sais comment se passent les tremblements de terre ici. Cette sensation de peur est horrible quand on sent le bâtiment bouger”, a dit à l’AFP Norma Ortega, 57 ans, directrice d’une crèche vivant au 10e étage d’un immeuble du même quartier.Le Mexique est situé à la jonction de cinq plaques tectoniques, ce qui en fait l’un des pays les plus vulnérables aux tremblements de terre, en particulier sur cette côte du Pacifique, où est enregistrée la plus forte activité sismique au monde.En 1985, un séisme de magnitude 8,1 avait ravagé une grande partie du centre et du sud du pays. Il avait fait plus de 12.000 morts et causé de graves dégâts à Mexico.Une partie de la capitale, principalement son centre, est construite sur un sous-sol marécageux, autrefois un lac, ce qui la rend particulièrement sensible aux tremblements de terre.Le 19 septembre 2017, un séisme de magnitude 7,1 tuait 369 personnes, la plupart dans la capitale. Le même jour cinq ans plus tard, le centre du Mexique était frappé par un autre séisme, quelques heures seulement après la participation de millions de personnes à un exercice de sécurité simulant un tremblement de terre.

Manifestations en Iran: Téhéran se dit prêt à riposter après des menaces de Trump

Le président Donald Trump a menacé vendredi d’une intervention américaine en Iran si des manifestants y étaient tués dans le cadre de la mobilisation en cours, les autorités iraniennes prévenant qu’elles riposteraient si cette “ligne rouge” était franchie.Des affrontements localisés entre manifestants et forces de l’ordre ont fait six morts jeudi dans l’ouest de l’Iran, selon des médias locaux, les premiers depuis le début dimanche d’une mobilisation initialement liée à la vie chère, qui s’est depuis élargie à des revendications politiques.Le mouvement de contestation est parti de Téhéran, où des commerçants ont fermé boutique pour protester contre l’hyperinflation et le marasme économique, avant de gagner des universités et de s’étendre à une partie du pays.”Si l’Iran tire sur des manifestants pacifiques et les tue violemment, comme à son habitude, les Etats-Unis d’Amérique viendront à leur secours”, a déclaré Donald Trump sur son réseau Truth Social.”Nous sommes prêts, armés et parés à intervenir”, a-t-il ajouté.Ali Shamkhani, un conseiller du guide suprême Ali Khamenei a affirmé que toute intervention américaine déclencherait une “riposte”, prévenant que “la sécurité de l’Iran est une ligne rouge”. Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a dénoncé sur X une menace “imprudente et dangereuse” face à laquelle les “forces armées sont en alerte et savent précisément où frapper en cas d’atteinte à la souveraineté iranienne”. Le porte-parole de la police iranienne, Saïd Montazeralmahdi, a pour sa part assuré comprendre les revendications d’ordre économique des manifestants mais averti que les forces de l’ordre ne toléreraient aucun “chaos”.- Risque de “déstabilisation” -Un autre conseiller du guide, Ali Larijani, a mis en garde Donald Trump contre un risque de “déstabilisation” régionale. “Qu’il prenne garde à ses soldats”, a-t-il ajouté sur X.Dans un communiqué, le gouvernement du Venezuela, allié de Téhéran, a exprimé sa “profonde préoccupation” et appelé à “l’arrêt des attitudes d’ingérence qui compromettent la stabilité régionale”.La contestation en Iran touche ou a touché, à des degrés divers, au moins 20 villes différentes, essentiellement de taille moyenne et situées dans l’ouest du pays, selon un comptage de l’AFP basé sur les annonces officielles et des médias. Elle a donné lieu localement à des affrontements et des dégradations de bâtiments publics.Les autorités et les médias iraniens ne communiquent pas nécessairement et en détail sur tous les incidents, ce qui complique l’appréciation des événements. Des vidéos sur la mobilisation inondent les réseaux sociaux, mais toutes ne peuvent pas être authentifiées.Le procureur du district central de la province du Lorestan, dans l’ouest, Ali Hassanvand, a prévenu vendredi que “toute participation à des rassemblements illégaux et toute action visant à troubler l’ordre public” constituaient “des crimes” qui seraient traités “avec la plus grande fermeté”.Trente personnes accusées de “troubles à l’ordre public” ont été arrêtées en périphérie de Téhéran, a indiqué jeudi soir l’agence Tasnim.- “Revendications légitimes” -Depuis le début des protestations, le pouvoir joue à la fois sur l’apaisement, reconnaissant des “revendications légitimes” liées aux difficultés économiques, et sur la fermeté face à toute tentative de déstabilisation.M. Araghchi a souligné à l’adresse de Donald Trump que si le mouvement en cours était surtout pacifique, “les attaques criminelles contre les biens publics (étaient) intolérables”.Sur X, le Haut-Commissaire des Nations unies aux droits de l’Homme, Volker Turk, a exhorté l’Iran “à respecter les droits à la liberté d’expression, d’association et de réunion pacifique”.Ces protestations sont toutefois de moindre ampleur que celles qui avaient secoué l’Iran fin 2022 après la mort en détention de Mahsa Amini, une jeune femme arrêtée par la police des moeurs pour avoir enfreint le strict code vestimentaire féminin. En 2019, des manifestations avaient aussi éclaté après l’annonce d’une envolée du prix de l’essence. La contestation avait alors touché une centaine de villes, notamment Téhéran, et fait des dizaines de morts.Ce nouveau mouvement est né au moment où le pays apparaît affaibli après une guerre avec Israël en juin dernier et les coups portés à plusieurs de ses alliés régionaux, tandis que l’ONU a rétabli en septembre des sanctions à son encontre pour son programme nucléaire. La monnaie nationale, le rial, a perdu depuis un an plus d’un tiers de sa valeur face au dollar, tandis qu’une hyperinflation fragilise depuis des années le pouvoir d’achat des Iraniens, dans un pays asphyxié par des sanctions internationales.La quasi-totalité du pays a été mise en congé cette semaine, sur décision des autorités, qui ont invoqué le froid et des économies d’énergie sans faire officiellement de lien avec les manifestations.

UN chief calls on Israel to reverse NGOs ban in Gaza

UN Secretary General Antonio Guterres called on Friday for Israel to end a ban on humanitarian agencies that provided aid in Gaza, saying he was “deeply concerned” at the development.Guterres “calls for this measure to be reversed, stressing that international non-governmental organizations are indispensable to life-saving humanitarian work and that the suspension risks undermining the fragile progress made during the ceasefire,” his spokesperson Stephane Dujarric said in a statement.”This recent action will further exacerbate the humanitarian crisis facing Palestinians,” he added. Israel on Thursday suspended 37 foreign humanitarian organizations from accessing the Gaza Strip after they had refused to share lists of their Palestinian employees with government officials. The ban includes Doctors Without Borders (MSF), which has 1,200 staff members in the Palestinian territories — the majority of whom are in Gaza.NGOs included in the ban have been ordered to cease their operations by March 1.Several NGOS have said the requirements contravene international humanitarian law or endanger their independence.Israel says the new regulation aims to prevent bodies it accuses of supporting terrorism from operating in the Palestinian territories.On Thursday, 18 Israel-based left-wing NGOs denounced the decision to ban their international peers, saying “the new registration framework violates core humanitarian principles of independence and neutrality.”A fragile ceasefire has been in place since October, following a deadly war waged by Israel in response to Hamas’s unprecedented October 7, 2023, attack on Israel.In November, authorities in Gaza said more than 70,000 people had been killed there since the war broke out.Nearly 80 percent of buildings in Gaza have been destroyed or damaged by the war, according to UN data, leaving infrastructure decimated.About 1.5 million of Gaza’s more than two million residents have lost their homes, said Amjad Al-Shawa, director of the Palestinian NGO Network in Gaza.