Crash électrique pour Stellantis, qui affiche la plus lourde perte pour un groupe français depuis 2002

Pénalisé par ses déboires dans les voitures électriques, le constructeur automobile Stellantis a publié jeudi une perte nette de 22,3 milliards d’euros pour l’année 2025, la plus lourde depuis celle de Vivendi en 2002.Ce déficit record du groupe italo-franco-américain aux 14 marques (Alfa Romeo, Chrysler, Citroën, Dodge DS, Fiat, Jeep, Lancia, Maserati, Opel, Peugeot, Ram, Vauxhall…) s’explique par des charges de 25,4 milliards d’euros, qui financeront la réduction de sa production dans l’électrique, où les ventes sont très inférieures à ses attentes, et la relance de modèles à essence ou diesel.Cette décision est d’abord liée à la lenteur du développement des véhicules électriques aux États-Unis, premier marché de Stellantis, où l’administration Trump a supprimé les aides fédérales.En annonçant le 6 février cette provision colossale, le nouveau directeur général Antonio Filosa, arrivé en juin pour remplacer Carlos Tavares, avait expliqué vouloir “réinitialiser” la stratégie du groupe qui a “surestimé” le rythme de la mutation électrique, surtout aux États-Unis.Mais son analyse concerne aussi l’Europe: selon lui, les exigences de Bruxelles sur l’électrification auto sont irréalistes, surtout pour les véhicules utilitaires, dont Stellantis détient 30% du marché européen.”En Europe, les évolutions réglementaires constituent de véritables obstacles pour l’industrie et pour nos clients, en particulier dans le secteur des véhicules utilitaires légers. La trajectoire d’électrification exigée par les régulateurs pour ces véhicules n’a rien à voir avec la demande réelle du marché. Nous continuons donc de plaider pour des solutions pragmatiques dans nos échanges avec les institutions et les décideurs politiques”, a-t-il lancé devant des analystes.Les provisions financeront notamment l’arrêt de certains modèles électriques et de projets d’usines de batteries en Amérique du Nord. La perte de Stellantis est la plus lourde pour un groupe français depuis le précédent record de Vivendi (23,3 milliards d’euros en 2002), devant celle de France Télécom (20,7 milliards en 2002) et plus récemment d’EDF (17,9 milliards en 2022). C’est aussi presque le triple du précédent record pour un groupe automobile français, celui de Renault en 2020 (une perte de 8 milliards).Comme Stellantis, Ford et General Motors ont passé récemment de très lourdes charges liées à la faiblesse des ventes de voitures électriques aux États-Unis.  En 2025, le chiffre d’affaires de Stellantis a baissé de 2%, à 153,5 milliards d’euros, malgré une hausse de 1% des ventes en volume, à 5,5 millions de véhicules. Les recettes ont pâti d’une nouvelle politique de baisse des prix, qui tourne le dos à la stratégie de Carlos Tavares.Au second semestre 2025, le chiffre d’affaires a en revanche progressé de 10%, avec 2,8 millions de véhicules livrés, grâce à un rebond de 39% aux États-Unis.Pour 2026, le groupe confirme ses perspectives d’une amélioration de son chiffre d’affaires et d’un retour à une marge légèrement positive. – Retour du thermique -Les ventes devraient être portées cette année par la montée en puissance de nouveaux modèles, notamment des pick-up thermiques aux États-Unis. Stellantis espère un niveau de prix stable, en hausse sur le marché américain, mais en baisse en Europe. Pour le groupe, “il n’y a pas de conflit entre diesel et innovation, il faut fournir ce que les clients demandent”.En revanche, les droits de douanes mis en place aux États-Unis ont pesé sur les comptes à hauteur de 1,2 milliard d’euros en 2025 et devraient de nouveau les amputer de 1,6 milliard en 2026, même si la Cour suprême les a entre-temps invalidés.L’action Stellantis, qui avait chuté de 24% depuis l’annonce des 22 milliards d’euros de charges début février, a regagné près de 6% jeudi, les marchés étant rassurés par le rebond des ventes depuis l’été.Pour le syndicat CFE-CGC, “cette contre-performance est la conséquence des choix financiers hérités de l’ère Carlos Tavares, qui ont enfermé Stellantis dans une logique de rentabilité à court terme, avec des fournisseurs mis en tension, des effectifs sous pression, une qualité en baisse et des parts de marché en recul”. La vente des voitures tout électriques se développe inégalement dans le monde, d’où un impact contrasté selon les constructeurs. Elle est rapide en Chine, où les voitures 100% électriques représentent environ la moitié des ventes, lente aux États-Unis (environ 8% des ventes) et intermédiaire en Europe (20% environ), encore loin des 90% que vise l’UE pour 2035. En 2022, Stellantis espérait vendre 100% de véhicules électriques en Europe et 50% aux États-Unis pour 2030. 

Iranian in possible France prisoner swap jailed for a year

A French court on Thursday sentenced Iranian national Mahdieh Esfandiari to one year in prison for justifying terrorism in a case linked to a possible prisoner swap with two French citizens held in Iran.The court also handed Esfandiari, 39, was also handed a permanent ban from French territory.Her lawyer said she would be appealing her conviction. In the meantime she walked free from court.Iran has suggested Esfandiari could be exchanged for French nationals Cecile Kohler and Jacques Paris, who are still waiting to leave Iran.She was arrested in France last year over comments she made on social media, including on Palestinian militant group Hamas’s attack on Israel on October 7, 2023.Esfandiari was sentenced to four years, of which three are suspended, the judge said, citing “the nature of the acts and their seriousness”.”The court also issues a permanent ban from the national territory,” the judge added. The court ordered Esfandiari be placed on the list of individuals convicted of terrorism. Four men were also convicted in the case.”There has been talk from the outset of this so-called ‘exchange’ which must take place between our compatriots and Mme Esfandiari,” said her lawyer Nabil Boudi.”If the court has handed down such a severe sentence on the basis of diplomatic considerations, the court has committed an error,” he added. “We will appeal.” – ‘We take note’ – The outcome of the legal process is eagerly awaited by relatives of Kohler and Paris as tensions rage over Iran’s nuclear programme, with the United States threatening military action.”We take note of this court decision and the appeal, but I have no comment to make on the consequences of the judgment,” French foreign ministry spokesman Pascal Confavreux told reporters.Arrested in Iran in May 2022, Kohler and Paris were freed in November after more than three years in prison on espionage charges their families vehemently deny.They were taken by French diplomats to France’s mission in Tehran, where they live now.”They are well. They are safe,” Confavreux told AFP on Wednesday.When asked whether Esfandiari intended to remain in France for the duration of the appeal proceedings, which could have consequences for the exchange, her lawyer said: “We’ll see, I don’t have an answer.”Esfandiari was released after some eight months in pre-trial detention in October, and her trial began in January. The prosecutor had requested a four-year jail term, including three years suspended, for Esfandiari, but said it would not be necessary for her to be reincarcerated.The Iranian authorities have expressed their wish to exchange Esfandiari for the two French citizens once the legal proceedings in France have finished.The French government has neither confirmed nor denied the existence of a potential exchange deal.France has described Kohler and Paris as “state hostages” taken by Tehran in a bid to extract concessions. They were convicted on espionage charges their families have always condemned as fabricated.Esfandiari has condoned Hamas’s unprecedented October 7 attack on Israel that sparked the war in Gaza.”It’s not an act of terrorism, it’s an act of resistance,” she has said.In November, Iranian Foreign Minister Abbas Araghchi said a potential exchange between Tehran and Paris “had been negotiated”.”Everything is ready,” he added.

Val-de-Marne: deux policiers condamnés à 10 mois de sursis pour un faux PV

Deux policiers ont été condamnés jeudi à dix mois de prison avec sursis pour avoir falsifié le procès-verbal d’interpellation de quatre adolescents à Vitry-sur-Seine (Val-de-Marne) en 2020, une affaire qui avait alors eu un fort retentissement médiatique.”Le tribunal a considéré qu’il résulte des éléments de l’enquête que le procès-verbal comportait sciemment de fausses informations”, a détaillé la présidente lors de la lecture de la décision, allant au-delà des réquisitions du parquet qui avait demandé une peine de huit mois de sursis. Matthieu R., 34 ans, policier à l’époque au sein de la Brigade anticriminalité (BAC) et présent jeudi, a “sciemment rédigé un faux” et “ne pouvait ignorer les modalités du déroulement de l’interpellation”, a-t-elle ajouté. Les arguments selon lesquels il aurait retranscrit de bonne foi les indications de son chef de bord de l’époque et coprévenu, Romain E., ne sont “pas crédible(s)”, a balayé la magistrate.Ce dernier est l'”auteur intellectuel” du PV, celui-ci “ayant été rédigé sous son autorité”, une “falsification (qui ne peut être comprise) que comme un moyen de consolider la procédure”.Outre le sursis, les deux policiers ont vu leur demande de ne pas inscrire leur condamnation à leur casier judiciaire rejetée, et devront verser des montants allant de 150 à 2.000 euros aux mineurs et à leurs parents pour le préjudice moral subi.  Au coeur de ce dossier, un document rédigé par Matthieu R. qui assure que ces quatre jeunes ont été interpellés après leur identification sur place par une victime de vol à l’arraché.Pourtant, selon le procès-verbal de synthèse produit à l’issue d’une enquête menée par l’Inspection générale de la police nationale (IGPN), les photos des quatre adolescents ont été envoyées par Romain E., 41 ans et chef de bord, tandis que ces derniers étaient déjà au contact des jeunes.Et selon les déclarations de la victime du vol, elle ne s’est jamais rendue sur place pour identifier visuellement les suspects.”On va réfléchir” à faire appel, a indiqué Matthieu R. à l’AFP à l’issue de l’audience. Côté parties civiles, c’est pour l’instant “une satisfaction énorme, on reconnaît leur vérité”, s’est réjoui Me Jérôme Karsenti. Le rejet de dispense d’inscription au casier judiciaire des policiers “marque la force que la justice veut donner à cette décision et le caractère exemplaire de celle-ci”, a-t-il salué. Le potentiel appel des prévenus constitue néanmoins “une angoisse nouvelle” pour les victimes, qui craignent de voir perdurer une procédure déjà “longue”.

Affaire Epstein : le patron du Forum de Davos Børge Brende annonce sa démission

Børge Brende, le patron du Forum économique mondial de Davos, a annoncé jeudi sa démission, après des révélations et l’ouverture d’une enquête interne sur ses liens avec le criminel sexuel Jeffrey Epstein.Le nom du patron de cette organisation – qui réunit chaque année les élites du monde économique, politique et diplomatique dans la station de ski suisse de Davos – est ressorti dans les millions de documents mis en ligne par le Département américain de la justice, à travers une centaine de SMS et courriels échangés, mentionnant trois dîners avec Jeffrey Epstein. Début février, l’organisation, déjà secouée par la démission l’an passé de son fondateur, Klaus Schwab, avait donc décidé d’ouvrir une enquête interne.   “Après mûre réflexion, j’ai décidé de quitter mes fonctions”, a déclaré Børge Brende dans un communiqué publié jeudi par l’organisation, se disant “convaincu que le Forum peut désormais poursuivre son important travail sans distraction”. Ancien ministre des Affaires étrangères de Norvège et diplomate, il dirigeait l’organisation depuis 2017.Dans le communiqué, le Forum économique mondial a dit “respecter sa décision”, le remerciant pour sa contribution “déterminante durant une période charnière de réformes pour l’organisation”. L’enquête interne, menée par un conseil externe, a été refermée et n’a “pas soulevé de préoccupations supplémentaires au-delà de ce qui a été divulgué jusqu’alors”, précise le communiqué. La direction va être confiée au Suisse Alois Zwinggi, un des membres de la direction, qui va assurer l’intérim en attendant que le conseil d’administration désigne un successeur. – Trois dîners -Début février, M. Brende avait déclaré ne pas avoir “eu conscience du passé et activités criminelles” de Jeffrey Epstein, expliquant que les “diners, et quelques emails et messages par SMS” étaient toute “l’étendue” de ses interactions avec le financier américain. Il aurait sinon “décliné” l’invitation aux dîners durant lesquels il l’avait rencontré. Les documents mis en ligne par le département américain de la justice ont fait ressortir une première rencontre en 2018 lors d’un déplacement à New York durant lequel M. Bende avait été invité par le diplomate et ancien vice-Premier ministre norvégien Terje Rod-Larsen à un dîner auquel participaient plusieurs dirigeants.Jeffrey Epstein, une figure de la jet-set new-yorkaise dans les années 1990-2000, lui avait alors été présenté “comme un investisseur américain”, s’était défendu M. Brende début février. L’année suivante, il avait assisté à deux dîners similaires, comptant là encore Jeffrey Epstein et d’autres diplomates et dirigeants. Accusé d’avoir exploité sexuellement plus de mille jeunes femmes, dont des mineures, Jeffrey Epstein avait été retrouvé pendu dans sa cellule en 2019, avant d’être jugé.La simple mention du nom d’une personne dans le dossier Epstein ne suppose aucun acte répréhensible a priori de cette personne. Mais les documents rendus publics montrent à tout le moins des liens entre le criminel sexuel Jeffrey Epstein ou son entourage et certaines personnalités qui ont souvent minimisé, voire nié, l’existence de tels rapports.L’an passé, le Forum économique mondial avait déjà été secoué par une enquête interne contre Klaus Schwab et son épouse suite à des accusations portées contre eux par des lanceurs d’alerte anonymes affirmant qu’ils avaient mélangé leurs affaires personnelles avec les ressources du Forum.M. Schwab, qui avait parlé “d’accusations malveillantes”, avait été blanchi par cette enquête interne qui n’avait trouvé “aucune preuve de faute grave” ou de “mauvaise conduite” de sa part, ni de son épouse.  

A close-up of a stack of newspapers resting on a desk, symbolizing information and media.

Argentine: militants de Greenpeace interpellés au Parlement après une action contre une loi sur les mines en zone de glaciers

Une dizaine de militants de Greenpeace ont été interpellés jeudi à Buenos Aires après s’être brièvement introduits dans le Parlement argentin pour protester contre un projet de loi sur l’activité minière en zone de glaciers, débattue au Sénat, ont indiqué autorités et l’organisation.Tôt jeudi matin, un groupe d’activistes a escaladé les grilles du Parlement, et, juché sur les marches à l’extérieur du bâtiment, ont déployé une banderole “Sénateurs, ne chiez pas dans l’eau !”Quelques autres autour sont restés assis, immobiles, sur des sièges toilettes en plastique, selon des images diffusées par Greenpeace sur X.A la suite de la brève action, qui a duré quelques minutes, dix personnes ont été arrêtées, a indiqué à des journalistes la sénatrice cheffe de groupe pro-Milei au Sénat, et ex-ministre de Sécurité, Patricia Bullrich.”Des militants de Greenpeace ont été arrêtés pour avoir exigé pacifiquement que la Loi sur les glaciers ne soit pas modifiée”, a commenté sans plus de détails Greenpeace Argentina sur son compte X.Un caméraman d’une chaîne de télévision a également été interpellé, lors d’une bousculade avec la police au moment de l’interpellation des militants.Une enquête administrative a été ouverte pour déterminer si cette interpellation a été “disproportionnée” et si “la conduite de la police n’a pas été celle qu’elle doit adopter”, a indiqué Mme Bullrich.Le Sénat doit entamer jeudi le débat sur le projet dit de “Loi des glaciers”, consistant en une modification, dans le sens d’un assouplissement, de la loi existante qui régit et délimite l’activité minière en zone périglaciaire.La loi donnerait notamment une latitude accrue aux provinces –l’Argentine étant un état fédéral–, d’où le soutien de gouverneurs de provinces andines au fort potentiel minier. Le président ultralibéral depuis 2023 Javier Milei, est résolu à doper la capacité de l’Argentine dans le secteur minier (cuivre, lithium, argent notamment). Selon des estimations du secteur, le pays pourrait potentiellement tripler ses exportations d’ici 2030. Le débat au Sénat jeudi n’est qu’une première étape, le projet de loi devant ultérieurement être débattu à la Chambre des députés, à une date non encore précisée.

Accusé d’être contrôlé par les Américains, le géant de l’audiovisuel Mediawan affirme son ancrage français

Mediawan, géant mondial de la production derrière les succès “10 pour cent” ou “Miraculous” et prestataire important de France Télévisions, a tenté de rassurer jeudi sur son ancrage français devant l’Assemblée nationale, malgré l’insistance de députés sur le rôle de son actionnaire américain.Le groupe fondé en 2015 par le trio de Français Pierre-Antoine Capton, Xavier Niel et Matthieu Pigasse, et devenu un géant mondial présent à Hollywood, était auditionné jeudi par la commission d’enquête sur l’audiovisuel public, car il produit des magazines emblématiques comme “C à vous” ou “C dans l’air” sur France Télévisions.Les députés n’ont pu entendre que M. Capton le matin. Prévue l’après-midi, l’audition de Matthieu Pigasse et de Xavier Niel a dû être reportée, à cause d’un “empêchement urgent” de M. Niel, a annoncé le président de la commission Jérémie Patrier-Leitus, précisant qu’il l’a “(reprogrammera) fin mars”.Le rendez-vous était attendu, car le rapporteur de la commission, le député de l’UDR, allié du RN, Charles Alloncle, a ciblé plusieurs fois Mediawan. Selon lui, la “première société de production à bénéficier des contrats avec France Télévisions” serait majoritairement détenue “par un fonds d’investissement américain, KKR”. Une manière de dénoncer que des fonds publics financeraient des intérêts étrangers.”J’aimerais (…) qu’on ne dise plus dans le cadre de cette commission d’enquête que Mediawan est un groupe sous contrôle américain, ce qui n’est pas le cas”, a voulu mettre au point M. Capton dès le début de son audition.”Mediawan est un groupe français au sens juridique, fiscal et opérationnel. Son contrôle est français (…) Notre siège est à Paris, nos équipes sont en France, nos décisions stratégiques sont prises en France, le groupe dans son ensemble est soumis au droit français, à la fiscalité française et aux obligations sociales françaises”, a-t-il énuméré.- “secret des affaires” -Pas suffisant aux yeux de Charles Alloncle, qui s’est attardé sur le sujet pendant plus d’une heure, parfois épaulé par le président de la commission Jérémie Patrier-Leitus (Horizons). Ce dernier a souligné le contexte de “guerre audiovisuelle et cinématographique” avec les États-Unis de Donald Trump.”KKR est un actionnaire important qui n’a ni le contrôle ni la majorité”, a insisté M. Capton.Le dirigeant a néanmoins refusé de lever le voile sur la répartition du capital du groupe au chiffre d’affaires de 1,5 milliard d’euros dans le monde en 2024, au nom du “secret des affaires”, Mediawan n’étant plus coté en bourse.La montée de KKR dans le capital de Mediawan en 2020 avait accéléré sa dimension internationale. Le groupe, qui a racheté en 2017 AB Productions, emblématique en France pour ses émissions de jeunesse, rassemble 80 maisons de productions dans le monde, dont les sociétés américaines Plan B, présidée par Brad Pitt, ou The North Road Company, acquise début 2026. Mediawan peut se targuer d’être derrière des succès-phares comme la série “Adolescence” sur Netflix ou les films “Le comte de Monte-Cristo” ou “F1″.De quoi relativiser l’importance de France Télévisions dans son modèle économique, a tenté de démontrer M. Capton.”Notre développement ne repose pas sur le service public”, a-t-il assuré, précisant que “France Télévisions représente moins de 5% de l’activité consolidée de Mediawan” au niveau mondial, mais “25% en France”, pour un montant annuel d’environ 100 millions d’euros de contrats.Depuis le début des travaux de la commission, Charles Alloncle dénonce les “conflits d’intérêts” et l’opacité qui règnerait selon lui dans l’audiovisuel public, qu’il accuse aussi de pencher idéologiquement à gauche.Jeudi, il a demandé à M. Capton s’il n’était pas gêné par le positionnement politique de Matthieu Pigasse, patron du groupe de presse Combat (Les Inrockuptibles, Radio Nova) qui revendique sa volonté de contrer le RN, “en rupture” avec “les missions de service public” de France Télévisions selon Charles Alloncle.”Les prises de parole de Matthieu Pigasse se font à titre personnel et elles n’engagent jamais Mediawan”, a assuré M. Capton.”M. Pigasse a des journaux, des radios d’opinion”, mais à Mediawan, “on répond à la ligne éditoriale de nos clients”, a-t-il ajouté. 

Le nombre de fermes en agriculture biologique a baissé pour la première fois en 2025

Le nombre de producteurs engagés en agriculture biologique a baissé pour la première fois en 2025, selon les premières estimations de l’Agence Bio, quand la consommation a nettement rebondi, ce qui inquiète quant à l’approvisionnement en produits sans pesticides et engrais de synthèse.Le nombre de fermes engagées en bio est passé de 61.876 en 2024 à 61.490 en 2025, soit une baisse de 386 fermes (-0,6%), les nouveaux arrivants n’ayant pas compensé ceux partis à la retraite ou ayant abandonné ce mode de production, a annoncé jeudi l’Agence Bio lors d’une conférence de presse au Salon de l’agriculture. Ce chiffre doit encore être consolidé, a prévenu cette agence chargée de la promotion de l’agriculture biologique mais aussi de construire les statistiques sur la consommation et la production.C’est un “signal qu’il ne faut pas prendre à la légère”, a mis en garde Marine Bré-Garnier, de l’observatoire national de l’agriculture biologique intégré à l’agence, puisque la consommation a montré de très bons signes de reprise en 2025.Avec l’inflation, la consommation de produits bio avait chuté à partir de 2022 et n’a entamé sa reprise qu’en 2024 (+0,8% en valeur), confirmée en 2025 (+3,5% selon des chiffres encore à consolider communiqués jeudi).- “Déconversion” -Cette relance de la consommation s’observe sur presque tous les circuits, y compris dans la grande distribution (+1,7%), à l’exception des enseignes “discount”.Entre 2022 et 2024, la conception du “bien manger” avait évolué chez les Français: l’impact des produits sur la santé était moins souvent cité que le plaisir et la convivialité.En 2025, l’impact des produits sur la santé a retrouvé sa deuxième place derrière l’alimentation équilibrée dans la conception du “bien manger”, selon le baromètre annuel de l’agence. La santé reste la raison principale motivant les consommateurs de produits bio.En 2013-2014, les débats sur les OGM et des scandales sanitaires avaient boosté cette consommation. En 2025, les débats sur la loi Duplomb, qui prévoyait le retour d’un pesticide interdit, ont peut-être joué un rôle dans la reprise, reconnaît le nouveau président de l’Agence Bio, Bruno Martel, en modérant l’hypothèse avec d’autres facteurs.Ces dernières années, les fluctuations de la consommation ont entraîné un mouvement de “déconversion”, non seulement d’agriculteurs mais aussi de transformateurs. En témoignent les reliquats de plusieurs millions d’euros sur les fonds européens destinés à la conversion au bio.- “Paradoxe” -“On va avoir au moins sur le premier semestre 2026 une réadéquation offre-demande”, a déclaré Bruno Martel. Il faut “attendre” de voir se confirmer cette adéquation pour “relancer des actions de stimulation de la conversion” des agriculteurs au bio, a-t-il ajouté, un processus long qui peut prendre plusieurs années avant d’obtenir la certification.La loi fixe un objectif de 21% des surfaces agricoles dédiées au bio d’ici 2030, soit le double des surfaces de 2024 (10,1%), en repli pour la deuxième année consécutive. Ce mouvement pourrait se poursuivre en 2025.”Nous faisons face à un paradoxe: la demande en bio repart mais les fermes restent fragilisées et la production recule. Le risque est de manquer de produits bio demain”, déclarait peut avant l’ouverture du salon Loïc Madeline, coprésident de la fédération des agriculteurs bio (Fnab), appelant à des “politiques publiques et des financements ambitieux”.Ce mode de production n’a pas été mentionné dans le cadre des travaux sur la souveraineté alimentaire menés sous l’égide de la ministre de l’Agriculture Annie Genevard.Au printemps 2025, l’Agence Bio avait vu chuter son budget communication mais aussi celui du fonds avenir bio qu’elle gère, après avoir été menacée de disparition dans le cadre du budget 2025. Le coûteux stand sur le salon de l’agriculture a été remplacé par le camion qui sillonne habituellement la France pour promouvoir le bio. Le budget de 2025 a été “maintenu” en 2026, a précisé M. Martel, qui veut rassurer sur l’avenir de l’agence, après le départ mi-février du syndicat des magasins spécialisés Synadis Bio, qui affirme qu’elle est “menacée de démantèlement”. Et alors que le recrutement est en cours pour remplacer la directrice de l’agence Laure Verdeau, connue pour son franc-parler notamment vis-à-vis du ministère de l’Agriculture.

Le nombre de fermes en agriculture biologique a baissé pour la première fois en 2025

Le nombre de producteurs engagés en agriculture biologique a baissé pour la première fois en 2025, selon les premières estimations de l’Agence Bio, quand la consommation a nettement rebondi, ce qui inquiète quant à l’approvisionnement en produits sans pesticides et engrais de synthèse.Le nombre de fermes engagées en bio est passé de 61.876 en 2024 à 61.490 en 2025, soit une baisse de 386 fermes (-0,6%), les nouveaux arrivants n’ayant pas compensé ceux partis à la retraite ou ayant abandonné ce mode de production, a annoncé jeudi l’Agence Bio lors d’une conférence de presse au Salon de l’agriculture. Ce chiffre doit encore être consolidé, a prévenu cette agence chargée de la promotion de l’agriculture biologique mais aussi de construire les statistiques sur la consommation et la production.C’est un “signal qu’il ne faut pas prendre à la légère”, a mis en garde Marine Bré-Garnier, de l’observatoire national de l’agriculture biologique intégré à l’agence, puisque la consommation a montré de très bons signes de reprise en 2025.Avec l’inflation, la consommation de produits bio avait chuté à partir de 2022 et n’a entamé sa reprise qu’en 2024 (+0,8% en valeur), confirmée en 2025 (+3,5% selon des chiffres encore à consolider communiqués jeudi).- “Déconversion” -Cette relance de la consommation s’observe sur presque tous les circuits, y compris dans la grande distribution (+1,7%), à l’exception des enseignes “discount”.Entre 2022 et 2024, la conception du “bien manger” avait évolué chez les Français: l’impact des produits sur la santé était moins souvent cité que le plaisir et la convivialité.En 2025, l’impact des produits sur la santé a retrouvé sa deuxième place derrière l’alimentation équilibrée dans la conception du “bien manger”, selon le baromètre annuel de l’agence. La santé reste la raison principale motivant les consommateurs de produits bio.En 2013-2014, les débats sur les OGM et des scandales sanitaires avaient boosté cette consommation. En 2025, les débats sur la loi Duplomb, qui prévoyait le retour d’un pesticide interdit, ont peut-être joué un rôle dans la reprise, reconnaît le nouveau président de l’Agence Bio, Bruno Martel, en modérant l’hypothèse avec d’autres facteurs.Ces dernières années, les fluctuations de la consommation ont entraîné un mouvement de “déconversion”, non seulement d’agriculteurs mais aussi de transformateurs. En témoignent les reliquats de plusieurs millions d’euros sur les fonds européens destinés à la conversion au bio.- “Paradoxe” -“On va avoir au moins sur le premier semestre 2026 une réadéquation offre-demande”, a déclaré Bruno Martel. Il faut “attendre” de voir se confirmer cette adéquation pour “relancer des actions de stimulation de la conversion” des agriculteurs au bio, a-t-il ajouté, un processus long qui peut prendre plusieurs années avant d’obtenir la certification.La loi fixe un objectif de 21% des surfaces agricoles dédiées au bio d’ici 2030, soit le double des surfaces de 2024 (10,1%), en repli pour la deuxième année consécutive. Ce mouvement pourrait se poursuivre en 2025.”Nous faisons face à un paradoxe: la demande en bio repart mais les fermes restent fragilisées et la production recule. Le risque est de manquer de produits bio demain”, déclarait peut avant l’ouverture du salon Loïc Madeline, coprésident de la fédération des agriculteurs bio (Fnab), appelant à des “politiques publiques et des financements ambitieux”.Ce mode de production n’a pas été mentionné dans le cadre des travaux sur la souveraineté alimentaire menés sous l’égide de la ministre de l’Agriculture Annie Genevard.Au printemps 2025, l’Agence Bio avait vu chuter son budget communication mais aussi celui du fonds avenir bio qu’elle gère, après avoir été menacée de disparition dans le cadre du budget 2025. Le coûteux stand sur le salon de l’agriculture a été remplacé par le camion qui sillonne habituellement la France pour promouvoir le bio. Le budget de 2025 a été “maintenu” en 2026, a précisé M. Martel, qui veut rassurer sur l’avenir de l’agence, après le départ mi-février du syndicat des magasins spécialisés Synadis Bio, qui affirme qu’elle est “menacée de démantèlement”. Et alors que le recrutement est en cours pour remplacer la directrice de l’agence Laure Verdeau, connue pour son franc-parler notamment vis-à-vis du ministère de l’Agriculture.

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Le nombre de fermes en agriculture biologique a baissé pour la première fois en 2025

Le nombre de producteurs engagés en agriculture biologique a baissé pour la première fois en 2025, selon les premières estimations de l’Agence Bio, quand la consommation a nettement rebondi, ce qui inquiète quant à l’approvisionnement en produits sans pesticides et engrais de synthèse.Le nombre de fermes engagées en bio est passé de 61.876 en 2024 à 61.490 en 2025, soit une baisse de 386 fermes (-0,6%), les nouveaux arrivants n’ayant pas compensé ceux partis à la retraite ou ayant abandonné ce mode de production, a annoncé jeudi l’Agence Bio lors d’une conférence de presse au Salon de l’agriculture. Ce chiffre doit encore être consolidé, a prévenu cette agence chargée de la promotion de l’agriculture biologique mais aussi de construire les statistiques sur la consommation et la production.C’est un “signal qu’il ne faut pas prendre à la légère”, a mis en garde Marine Bré-Garnier, de l’observatoire national de l’agriculture biologique intégré à l’agence, puisque la consommation a montré de très bons signes de reprise en 2025.Avec l’inflation, la consommation de produits bio avait chuté à partir de 2022 et n’a entamé sa reprise qu’en 2024 (+0,8% en valeur), confirmée en 2025 (+3,5% selon des chiffres encore à consolider communiqués jeudi).- “Déconversion” -Cette relance de la consommation s’observe sur presque tous les circuits, y compris dans la grande distribution (+1,7%), à l’exception des enseignes “discount”.Entre 2022 et 2024, la conception du “bien manger” avait évolué chez les Français: l’impact des produits sur la santé était moins souvent cité que le plaisir et la convivialité.En 2025, l’impact des produits sur la santé a retrouvé sa deuxième place derrière l’alimentation équilibrée dans la conception du “bien manger”, selon le baromètre annuel de l’agence. La santé reste la raison principale motivant les consommateurs de produits bio.En 2013-2014, les débats sur les OGM et des scandales sanitaires avaient boosté cette consommation. En 2025, les débats sur la loi Duplomb, qui prévoyait le retour d’un pesticide interdit, ont peut-être joué un rôle dans la reprise, reconnaît le nouveau président de l’Agence Bio, Bruno Martel, en modérant l’hypothèse avec d’autres facteurs.Ces dernières années, les fluctuations de la consommation ont entraîné un mouvement de “déconversion”, non seulement d’agriculteurs mais aussi de transformateurs. En témoignent les reliquats de plusieurs millions d’euros sur les fonds européens destinés à la conversion au bio.- “Paradoxe” -“On va avoir au moins sur le premier semestre 2026 une réadéquation offre-demande”, a déclaré Bruno Martel. Il faut “attendre” de voir se confirmer cette adéquation pour “relancer des actions de stimulation de la conversion” des agriculteurs au bio, a-t-il ajouté, un processus long qui peut prendre plusieurs années avant d’obtenir la certification.La loi fixe un objectif de 21% des surfaces agricoles dédiées au bio d’ici 2030, soit le double des surfaces de 2024 (10,1%), en repli pour la deuxième année consécutive. Ce mouvement pourrait se poursuivre en 2025.”Nous faisons face à un paradoxe: la demande en bio repart mais les fermes restent fragilisées et la production recule. Le risque est de manquer de produits bio demain”, déclarait peut avant l’ouverture du salon Loïc Madeline, coprésident de la fédération des agriculteurs bio (Fnab), appelant à des “politiques publiques et des financements ambitieux”.Ce mode de production n’a pas été mentionné dans le cadre des travaux sur la souveraineté alimentaire menés sous l’égide de la ministre de l’Agriculture Annie Genevard.Au printemps 2025, l’Agence Bio avait vu chuter son budget communication mais aussi celui du fonds avenir bio qu’elle gère, après avoir été menacée de disparition dans le cadre du budget 2025. Le coûteux stand sur le salon de l’agriculture a été remplacé par le camion qui sillonne habituellement la France pour promouvoir le bio. Le budget de 2025 a été “maintenu” en 2026, a précisé M. Martel, qui veut rassurer sur l’avenir de l’agence, après le départ mi-février du syndicat des magasins spécialisés Synadis Bio, qui affirme qu’elle est “menacée de démantèlement”. Et alors que le recrutement est en cours pour remplacer la directrice de l’agence Laure Verdeau, connue pour son franc-parler notamment vis-à-vis du ministère de l’Agriculture.