Marché automobile français toujours en berne, ventes d’électriques “sous perfusion”

Contexte incertain, prix toujours élevés… Les ventes de voitures neuves en France ont continué de se contracter en 2025, ce qui pèse sur l’industrie française et européenne alors que les immatriculations de véhicules électriques sont portées par les incitations gouvernementales.Un quart du marché évaporé en six ans: en 2019, dernier exercice avant la pandémie de Covid-19 puis une période de forte inflation, 2,2 millions de voitures avaient été vendues en France. En 2025, le chiffre est tombé à 1.632.154 immatriculations, soit environ 580.000 véhicules de moins.Sur un an, les ventes reculent d’un peu plus de 5%.- “Attentisme” -C’est “une vraie crise de volumes qui pèse sur l’industrie française et européenne”, a commenté jeudi auprès de l’AFP un porte-parole de La Plateforme automobile (PFA), qui défend les intérêts de la filière automobile française.Le phénomène a des conséquences en cascade, pour les constructeurs mais aussi pour leurs fournisseurs, jusqu’aux acteurs de la métallurgie pour qui l’automobile est, avec la construction, l’un des importants débouchés.”Décembre a été dans la continuité de 2025, année marquée par l’attentisme des consommateurs” sur fond d’incertitudes politiques, a commenté jeudi la PFA.Dans le détail pour 2025, les ventes de Stellantis (Peugeot, Citroën, Fiat, Jeep…) ont fortement reculé (-7%) malgré une bonne performance d’Alfa Romeo. Celles de Renault sont légèrement meilleures qu’un an plus tôt (+1,2%), portées notamment par la marque Alpine.Les deux constructeurs pèsent ensemble plus de la moitié du marché français et trustent le podium des modèles vendus, avec en tête la Clio V de Renault, devant la Peugeot 208 II et la Dacia Sandero 3.En période d’inflation et d’incertitudes politiques, les consommateurs ont tendance à épargner plutôt qu’à consentir un investissement aussi lourd que l’achat d’une nouvelle voiture.Les prix moyens “ont beau entamer un reflux” moyen de 1,4% – qui varie beaucoup selon le type de motorisation (25.657 euros pour un modèle à essence, en baisse de 4,6%, contre 42.992 euros en électrique,- 0,1%) -, “ils demeurent souvent trop élevés pour les particuliers”, commente le cabinet AAA Data.Les Français “sont donc de plus en plus nombreux à s’orienter vers la location longue durée”, dit encore l’entreprise qui note par ailleurs une “tendance à la stabilisation des immatriculations de SUV, au-dessus de 50% du marché, après une très longue période de progression”.- 20% d’électriques -Les ventes de véhicules électriques neufs, “sous perfusion des aides gouvernementales et soutenu par le verdissement des flottes”, ont elles progressé de 12% pour atteindre 20% de parts de marché, passant le cap des 300.000 unités écoulées, relève AAA Data.”La progression de la part de marché de l’électrique traduit non pas une dynamique de marché mais plutôt un effet mécanique” lié aux mesures incitatives, observe le porte-parole de PFA.Un véhicule sur deux vendu en 2025 était un hybride, pour 21,2% de véhicules essence et 4,9% diesel. Au niveau européen, la part des ventes du voitures 100% électriques a atteint 16,4% sur les dix premiers mois de 2025, contre 13,2% sur la même période de 2024, alors que l’Union européenne a renoncé mi-décembre à imposer aux constructeurs de véhicules de passer au tout-électrique à partir de 2035, une mesure environnementale phare.Sur ce segment du tout-électrique, le dynamique chinois BYD devrait revendiquer pour la première fois en 2025 la pole position des ventes au niveau mondial. Il a annoncé jeudi avoir vendu 2,26 millions de véhicules électriques en 2025, revendiquant un nouveau record mondial.En France, les immatriculations des Tesla fabriquées par l’entreprise d’Elon Musk ont fortement reculé en 2025, de 37,5%. L’entreprise a écoulé peu plus de 25.400 voitures en France en 2025, contre 40.709 un an plus tôt.Tesla doit annoncer ses ventes annuelles vendredi mais, au vu de leurs dernières publications, BYD a pris une telle avance qu’il lui paraît quasiment impossible de combler l’écart.

Togo releases Frenchman detained over protests: foreign ministryThu, 01 Jan 2026 14:07:52 GMT

A Frenchman detained last year in Togo over alleged involvement in anti-government protests arrived back in France on Thursday after his release, the French foreign ministry said.Steeve Rouyar, a 44-year-old father of two originally from Guadeloupe, had been living in the west African nation since late 2024 when he was arrested in June.The prosecutor’s office …

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Un Français libéré après huit mois de détention au Togo

Steeve Rouyar, un Français arrêté en juin au Togo en marge d’une manifestation et accusé notamment d'”atteinte à la sûreté de l’Etat”, a été libéré sur “décision de la justice togolaise” et est arrivé en France jeudi matin, selon le Quai d’Orsay.La rumeur de sa libération courait sur le territoire guadeloupéen, dont est originaire Steeve Rouyar, depuis le début de la soirée du 31 décembre, avant qu’elle soit confirmée par le ministère français des Affaires étrangères jeudi.Une “décision de la justice togolaise” a permis cette libération, a précisé à l’AFP le Quai d’Orsay, sans faire de commentaire sur le fond de l’affaire, au motif qu’il s’agit “d’une affaire judiciaire individuelle”.”Je suis libéré. Je vous remercie vous tous pour votre soutien”, a écrit sur sa page Facebook Steeve Rouyar jeudi après-midi. Cet expert-comptable de 44 ans, père de deux enfants, originaire de Guadeloupe et installé au Togo depuis novembre 2024, avait été arrêté le 6 juin dans la capitale togolaise. Il est arrivé en France jeudi matin, selon le Quai d’Orsay.- Possible grâce présidentielle -Le parquet de Lomé avait affirmé que Steeve Rouyar faisait partie d’une cinquantaine de “manifestants” arrêtés ce jour-là, après une rare manifestation dans ce pays d’Afrique de l’Ouest tenu d’une main de fer par Faure Gnassingbé, au pouvoir depuis 20 ans. La jeunesse était descendue dans la rue pour protester contre l’arrestation de voix critiques, la hausse du prix de l’électricité et surtout la nouvelle constitution, qui permet au dirigeant togolais de se maintenir au pouvoir sans limite de mandats. Un total de 1.511 prisonniers ont été graciés mercredi, a annoncé le Conseil des ministres togolais dans un communiqué. C’est un acte courant en fin d’année de la part du président Gnassingbé.La liste des personnes graciées n’a pas encore été publiée.Selon une source ayant accès au dossier, sollicitée en septembre, Steeve Rouyar était poursuivi pour troubles à l’ordre public aggravés, faits qu’il avait reconnus devant un juge d’instruction, pour lesquels il risquait un à cinq ans d’emprisonnement. Mais aussi pour le chef d'”atteinte à la sûreté de l’Etat”, ce qu’il niait, puni de 20 à 30 ans d’emprisonnement.Le Français aurait notamment participé à la fabrication de tracts, avant d’être arrêté lors d’un rassemblement et détenu au Service central de recherche et d’investigation criminelle (Scric), avait affirmé la même source.Son frère assurait de son côté ne pas savoir “dans quelle mesure” Steeve Rouyar avait “pris part au mouvement”, même s'”il devait avoir une sensibilité pour ce qui se passait” au Togo.- Influenceurs panafricanistes -Car l’expert-comptable est aussi un militant engagé. D’abord en Guadeloupe, où il a démarré son activité il y a 20 ans, après avoir grandi en région parisienne. Il se présente aux législatives de 2017, 2022 et 2024, notamment sous la bannière du Nouveau Front populaire (gauche) et récolte chaque fois moins de 1% des voix.Les derniers mois avant son arrestation, il relayait notamment les messages d’influenceurs panafricanistes, pourfendeurs de l’ancienne puissance coloniale, avec laquelle le Togo continue d’entretenir des relations plutôt cordiales.La famille Rouyar affirmait mi-septembre que cet aîné d’une fratrie de cinq était venu au Togo pour ouvrir un nouveau cabinet d’expertise-comptable sur un marché africain porteur, avant de se heurter à des démarches administratives plus complexes que prévues.Avant même l’officialisation de la remise en liberté de Steeve Rouyar, les élus de Guadeloupe ont exprimé soulagement et satisfaction.”Cette libération est une victoire pour la justice et les droits humains. Elle démontre l’importance d’une mobilisation collective et d’une diplomatie active pour protéger nos citoyens à l’étranger”, a ainsi salué le président du conseil régional de Guadeloupe, Ary Chalus. “Je tiens à souligner la qualité des échanges qui ont été menés dans un esprit de dialogue et de respect mutuel, tant avec les autorités compétentes qu’avec l’ambassade du Togo, en France”, a déclaré le vice-président du Sénat, le Guadeloupéen Dominique Théophile.

Un Français libéré après huit mois de détention au Togo

Steeve Rouyar, un Français arrêté en juin au Togo en marge d’une manifestation et accusé notamment d'”atteinte à la sûreté de l’Etat”, a été libéré sur “décision de la justice togolaise” et est arrivé en France jeudi matin, selon le Quai d’Orsay.La rumeur de sa libération courait sur le territoire guadeloupéen, dont est originaire Steeve Rouyar, depuis le début de la soirée du 31 décembre, avant qu’elle soit confirmée par le ministère français des Affaires étrangères jeudi.Une “décision de la justice togolaise” a permis cette libération, a précisé à l’AFP le Quai d’Orsay, sans faire de commentaire sur le fond de l’affaire, au motif qu’il s’agit “d’une affaire judiciaire individuelle”.”Je suis libéré. Je vous remercie vous tous pour votre soutien”, a écrit sur sa page Facebook Steeve Rouyar jeudi après-midi. Cet expert-comptable de 44 ans, père de deux enfants, originaire de Guadeloupe et installé au Togo depuis novembre 2024, avait été arrêté le 6 juin dans la capitale togolaise. Il est arrivé en France jeudi matin, selon le Quai d’Orsay.- Possible grâce présidentielle -Le parquet de Lomé avait affirmé que Steeve Rouyar faisait partie d’une cinquantaine de “manifestants” arrêtés ce jour-là, après une rare manifestation dans ce pays d’Afrique de l’Ouest tenu d’une main de fer par Faure Gnassingbé, au pouvoir depuis 20 ans. La jeunesse était descendue dans la rue pour protester contre l’arrestation de voix critiques, la hausse du prix de l’électricité et surtout la nouvelle constitution, qui permet au dirigeant togolais de se maintenir au pouvoir sans limite de mandats. Un total de 1.511 prisonniers ont été graciés mercredi, a annoncé le Conseil des ministres togolais dans un communiqué. C’est un acte courant en fin d’année de la part du président Gnassingbé.La liste des personnes graciées n’a pas encore été publiée.Selon une source ayant accès au dossier, sollicitée en septembre, Steeve Rouyar était poursuivi pour troubles à l’ordre public aggravés, faits qu’il avait reconnus devant un juge d’instruction, pour lesquels il risquait un à cinq ans d’emprisonnement. Mais aussi pour le chef d'”atteinte à la sûreté de l’Etat”, ce qu’il niait, puni de 20 à 30 ans d’emprisonnement.Le Français aurait notamment participé à la fabrication de tracts, avant d’être arrêté lors d’un rassemblement et détenu au Service central de recherche et d’investigation criminelle (Scric), avait affirmé la même source.Son frère assurait de son côté ne pas savoir “dans quelle mesure” Steeve Rouyar avait “pris part au mouvement”, même s'”il devait avoir une sensibilité pour ce qui se passait” au Togo.- Influenceurs panafricanistes -Car l’expert-comptable est aussi un militant engagé. D’abord en Guadeloupe, où il a démarré son activité il y a 20 ans, après avoir grandi en région parisienne. Il se présente aux législatives de 2017, 2022 et 2024, notamment sous la bannière du Nouveau Front populaire (gauche) et récolte chaque fois moins de 1% des voix.Les derniers mois avant son arrestation, il relayait notamment les messages d’influenceurs panafricanistes, pourfendeurs de l’ancienne puissance coloniale, avec laquelle le Togo continue d’entretenir des relations plutôt cordiales.La famille Rouyar affirmait mi-septembre que cet aîné d’une fratrie de cinq était venu au Togo pour ouvrir un nouveau cabinet d’expertise-comptable sur un marché africain porteur, avant de se heurter à des démarches administratives plus complexes que prévues.Avant même l’officialisation de la remise en liberté de Steeve Rouyar, les élus de Guadeloupe ont exprimé soulagement et satisfaction.”Cette libération est une victoire pour la justice et les droits humains. Elle démontre l’importance d’une mobilisation collective et d’une diplomatie active pour protéger nos citoyens à l’étranger”, a ainsi salué le président du conseil régional de Guadeloupe, Ary Chalus. “Je tiens à souligner la qualité des échanges qui ont été menés dans un esprit de dialogue et de respect mutuel, tant avec les autorités compétentes qu’avec l’ambassade du Togo, en France”, a déclaré le vice-président du Sénat, le Guadeloupéen Dominique Théophile.

Moscou accuse Kiev d’avoir tué plus de 20 personnes avec des drones pendant les fêtes du nouvel an

La Russie a accusé jeudi l’Ukraine d’avoir mené pendant la nuit du nouvel an une attaque de drones dans la région de Kherson ayant fait au moins 20 morts, tandis que Kiev a fait état de plus de 200 drones russes lancés contre ses infrastructures énergétiques.Ces nouvelles attaques, dès les premières heures de 2026, ont eu lieu alors que l’issue des pourparlers diplomatiques en cours pour mettre fin au conflit est toujours incertaine.Dans la partie de la région ukrainienne de Kherson contrôlée par l’armée russe, Moscou a affirmé que Kiev avait attaqué avec des drones un café et un hôtel dans le village de Khorly, situé au bord de la mer Noire, pendant les célébrations du nouvel an.Le gouverneur de la région de Kherson nommé par Moscou, Vladimir Saldo, a affirmé sur Telegram qu’au moins 24 personnes avaient été tuées et des “dizaines d’autres” blessées. Il a également publié des images où sont visibles plusieurs cadavres carbonisés et les ruines d’un bâtiment.Les autorités ukrainiennes n’ont pour l’heure pas réagi à ces accusations.- Nouvelles rencontres attendues -Pour sa part, le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, a accusé jeudi la Russie d’entamer la nouvelle année en poursuivant la guerre déclenchée en 2022 par son attaque à grande échelle de l’Ukraine.”La Russie entame délibérément la nouvelle année en poursuivant la guerre, en lançant plus de 200 drones” dans la nuit de nouvel an, a indiqué M. Zelensky sur les réseaux sociaux, ajoutant que les cibles étaient des infrastructures énergétiques.Plus tôt, dans ses voeux du nouvel an, le dirigeant ukrainien a estimé qu’un accord avec la Russie était “prêt à 90%”, prévenant néanmoins que les 10% restants allaient déterminer le “destin de la paix”.Son homologue russe Vladimir Poutine, lors de son allocution pour la nouvelle année, a lui exhorté ses compatriotes à croire en la “victoire”.Sur le front, les troupes du Kremlin, plus nombreuses, continuent d’attaquer et de grignoter du terrain, surtout dans la région de Donetsk (est), la priorité militaire de Moscou.L’envoyé spécial américain Steve Witkoff a annoncé mercredi avoir discuté avec de hauts responsables ukrainiens, dont le négociateur en chef de Kiev, Roustem Oumerov, et des conseillers européens en matière de sécurité de la façon de relancer les efforts de paix en 2026, affirmant qu’un “travail important” restait à accomplir.Mardi, M. Zelensky avait annoncé qu’une réunion avec des dirigeants de pays alliés de Kiev était prévue la semaine prochaine en France et que ce sommet serait précédé d’une rencontre samedi, en Ukraine, avec des conseillers à la sécurité d’Etats alliés.- Crainte d’un blocage -En début de semaine, la Russie a accusé l’Ukraine d’avoir lancé une attaque de drones contre une résidence de Vladimir Poutine, située entre Moscou et Saint-Pétersbourg, dans la nuit de dimanche à lundi. Kiev a qualifié cette accusation de “mensonge” et estimé qu’elle visait à servir de prétexte pour de nouvelles frappes contre Kiev et à saper les pourparlers diplomatiques.L’armée russe a affirmé jeudi sur Telegram avoir extrait des informations de vol d’un drone abattu lors de cette attaque présumée et qu’elle allait transmettre ces données à la partie américaine.Le Kremlin avait prévenu mardi que “les conséquences” de cette attaque se traduiraient par “un durcissement de la position de négociation” de la Russie. Alors que cette guerre, la plus sanglante en Europe depuis la Deuxième guerre mondiale, dure depuis bientôt presque quatre ans, les bombardements nocturnes se poursuivent sans relâche.Sur l’ensemble de 2025, la Russie a tiré 54.592 drones longue portée et 1.958 missiles lors de frappes nocturnes contre l’Ukraine, soit 56.550 munitions, selon une analyse des données ukrainiennes réalisée par l’AFP.Le mois le plus intense a été juillet avec 6.495 tirs, et le plus faible avril avec 2.601 tirs, drones et missiles confondus..Les forces russes ont lancé un total de 5.310 missiles et drones longue portée contre le pays en décembre, une baisse de 6% par rapport à novembre.Ces bombardements ciblent principalement les infrastructures gazières et électriques ukrainiennes. Comme les hivers précédents, des coupures de courant tournantes ont été mises en place dans toutes les régions du pays, y compris à Kiev, afin de pallier les pénuries d’électricité dues aux frappes. En représailles, Kiev mène des frappes contre des dépôts pétroliers et des raffineries russes pour tenter de tarir la rente des hydrocarbures qui finance l’effort de guerre du Kremlin.

Suisse: des dizaines de morts présumés dans l’incendie d’un bar de Crans-Montana

La police craint que “plusieurs dizaines de personnes” aient péri dans un incendie qui a aussi fait une centaine de blessés durant la nuit du nouvel an dans un bar bondé de la luxueuse station de ski suisse de Crans-Montana.Vers 01H30 locales (00H30 GMT), “un incendie d’origine indéterminée s’est produit dans le bar Le Constellation à Crans-Montana”, fréquenté par de nombreux touristes, explique dans un communiqué publié jeudi matin la police du canton du Valais, dans le sud-ouest de la Suisse.”Plusieurs dizaines de personnes sont présumées décédées”, a ensuite annoncé lors d’une conférence de presse en milieu de matinée le chef de la police cantonale, Frédéric Gisler, faisant également état d’une centaine de blessés.”A l’heure où je vous parle, tous les blessés ont pu être pris en charge”, a-t-il ajouté, précisant que la plupart étaient grièvement atteints.Les autorités cantonales ont indiqué qu’une enquête était en cours pour déterminer les causes de l’incendie, mais disent exclure la piste de l’attentat. Le conseiller d’Etat du Valais en charge de la sécurité Stéphane Ganzer a précisé devant la presse qu’il y avait eu une déflagration, mais qu’elle avait été consécutive à l’embrasement des lieux.Sur des images filmées par un touriste américain, on peut voir de grandes flammes orange s’élever à l’intérieur du bar, et on entend des cris de terreur. Ce témoin a indiqué à l’AFP avoir vu les gens courir et crier. M. Ganzer a lui évoqué “une scène de chaos, une scène dramatique”.Des ambulances et véhicules de secours étaient toujours garés en fin de matinée devant le bar aux vitres brisées, selon un photographe de l’AFP. Le journal suisse Le Temps décrit “une odeur de brûlé encore dans l’air”.- “De la joie au deuil” -Le service des urgences du principal hôpital du Valais étant saturé, des blessés ont été transférés vers différents hôpitaux à travers la Suisse. Plus d’une douzaine de blessés ont été transportées vers l’hôpital universitaire de Zurich, dans le nord de la Suisse, selon l’agence de presse Keystone-ATS, tandis que d’autres ont été envoyées vers des hôpitaux de Lausanne et de Genève. Le ministre italien des Affaires étrangères, Antonio Tajani, a quant à lui annoncé sur X que le centre Niguarda de Milan, spécialisé dans le traitement des grands brûlés, était “disponible”.La procureure générale du canton Béatrice Pilloud a déclaré que d’importants moyens étaient mobilisés “pour identifier les victimes et restituer leurs corps aux familles le plus rapidement possible”.”Les conséquences de ce drame vont se répercuter sur différents services et différentes entités durant plusieurs jours”, a poursuivi M. Ganzer, précisant que “plusieurs centaines de personnes” ont été ou allaient être “affectées aux secours, aux soins, aux investigations, à la gestion et à la coordination”.Guy Parmelin, qui vient tout juste de prendre ses fonctions de président de la Confédération suisse, a déploré sur X une “terrible tragédie”. “Ce qui devait être un moment de joie s’est mué, le 1er jour de l’An à Crans-Montana, en un deuil qui touche tout le pays et bien au-delà”.Le Constellation peut accueillir 300 personnes à l’intérieur et 40 en terrasse, selon le site internet de la station de Crans-Montana. Situé au rez-de-chaussée d’un immeuble, il dispose d’un sous-sol où sont organisées des soirées et événements, selon le quotidien suisse 24 Heures.Le ministère italien des Affaires étrangères a indiqué que, selon des informations de la police suisse, une quarantaine de personnes étaient décédées, mais les autorités du canton estiment qu’il est trop tôt pour fournir un bilan exact.Ils redoutent en revanche que des étrangers fassent partie des victimes, la renommée internationale de la station de Crans-Montana y attirant des touristes du monde entier.Au moins deux Français figurent parmi les blessés, a indiqué jeudi le ministère français des Affaires étrangères. “Ils ont été immédiatement pris en charge par les services de secours”, ajoute le ministère dans un communiqué, précisant rester en contact “avec les autorités suisses au cas où d’autres ressortissants seraient concernés”.De son côté, le président français Emmanuel Macron a fait part de sa “profonde émotion” après le drame, adressant à la Suisse “la pleine solidarité de la France”.Les autorités du Valais ne s’avancent pas dans l’immédiat sur les causes de l’incendie, mais des témoins cités par des médias suisses mettent en cause des engins pyrotechniques.Selon le témoignage, rapporté par 24 Heures, d’un jeune homme qui se trouvait à l’intérieur du bar, “des engins pyrotechniques installés sur des bouteilles commandées (par des clients) dans la boîte de nuit auraient déclenché un incendie du plafond”, lequel “se serait embrasé très rapidement”, déclenchant la panique.Deux Françaises interrogées par BFMTV ont indiqué que des bougies d’anniversaire placées sur des bouteilles de champagne avaient provoqué l’embrasement du plafond de l’établissement.Un habitant de Crans-Montana a raconté à 24 Heures avoir “entendu des hélicoptères toute la nuit”. “Avec les feux d’artifice, on n’a d’abord pas compris de quoi il s’agissait. Et puis on a vu la fumée”.Les gens à la recherche de proches sont dirigés vers un centre des congrès où un dispositif d’accueil et d’information a été mis en place. Mon fils “est introuvable”, se lamente une mère en larmes, citée par 24 Heures, “personne ne sait où il est”.

Mamdani, figure de l’opposition à Trump, est devenu maire de New York

Le démocrate Zohran Mamdani, élu en novembre dernier sur un programme de gauche et une opposition frontale à Donald Trump, est devenu officiellement jeudi maire de New York, où de nombreux défis l’attendent.Lors d’une brève cérémonie organisée dans une station de métro historique de Manhattan, l’élu de 34 ans a prêté serment devant Letitia James, procureure démocrate de l’Etat de New York et ennemie personnelle du président américain, qu’elle a fait condamner pour fraudes en 2024.Premier maire musulman de la ville, il a juré sur un exemplaire du Coran tenu par sa femme, l’artiste Rama Duwaji, un édition ayant appartenu à une figure intellectuelle de Harlem, Arturo Schomburg, écrivain et historien pionnier de l’histoire des Noirs américains, mort en 1938.”C’est véritablement l’honneur et le privilège d’une vie”, a-t-il déclaré.Très soucieux de symboles, Zohran Madmani a justifié le choix d’une station prestigieuse et désaffectée – “Old City”, aux voûtes élégantes et verrières colorées datant de 1904 – par le fait qu’elle incarnait à ses yeux “une ville qui osait être à la fois belle” et “capable de transformer la vie des classes laborieuses”.Il a été intronisé peu après minuit, au moment où des miliers de personnes célébraient le passage à la nouvelle année sur Times Square.Cette cérémonie d’investiture en petit comité sera suivie d’une autre jeudi à la mi-journée à l’hôtel de ville, présidée par deux champions de la gauche américaine, le sénateur Bernie Sanders et la représentante Alexandria Ocasio-Cortez.Des dizaines de milliers de personnes sont attendues à cette occasion pour une grande “fête de quartier”, avec retransmissions sur écrans géants, musiques et performances le long de Broadway. Elu sur un programme d’opposition franche au président américain, notamment sur l’économie et l’immigration, Zohran Mamdani s’est depuis lors rendu à la Maison Blanche pour un échange étonnamment chaleureux entre les deux hommes, qui ont fait assaut d’amabilités.- Lutte contre la vie chère -Pas sûr que Donald Trump ait toutefois définitivement remisé ses menaces, faites pendant la campagne, d’envoyer la Garde nationale à New York ou de couper les subventions fédérales à la ville.”Si demain Stephen Miller (proche conseiller de Donald Trump) ou JD Vance (…) suggèrent au président d’envoyer plus de policiers de l’immigration à New York, il le fera”, estime auprès de l’AFP Lincoln Mitchell, professeur de sciences politiques à l’université Columbia. En outre, les électeurs du nouveau maire “attendent réellement” que ce dernier s’oppose fermement à la Maison Blanche.Jeune élu local de l’arrondissement du Queens sans longue expérience politique, Zohran Mamdani aura fort à faire pour mettre en oeuvre ses promesses de campagne, qui ont suscité une grande attente dans la population.A quelques mois d’élections importantes au Congrès (“midterms”), ses réussites et échecs seront également scrutés à la loupe par le camp démocrate, qui cherche encore souvent l’inspiration pour s’opposer à Donald Trump.Membre de la petite formation des Socialistes démocrates d’Amérique (DSA), le natif d’Ouganda naturalisé américain en 2018 a bâti l’essentiel de son programme sur le coût de la vie, devenu prohibitif pour une partie des 8,5 millions d’habitants de New York, notamment le logement.Son prédécesseur Eric Adams, dont le bilan a été entaché par des accusations de corruption, s’est employé à en compliquer une mesure phare, le gel des loyers de plus d’un million d’appartements, en nommant ou renommant plusieurs proches au comité chargé d’en décider.Les modalités des autres promesses de Zohran Mamdani – construction de 200.000 logements abordables, garde d’enfants accessible à tous, supermarchés publics à bas prix, gratuité des bus – ne sont pas encore connues. Mais il devra sans tarder faire des annonces pour les lancer. Soutien de longue date de la cause palestinienne, extrêmement critique sur la politique d’Israël, l’élu se sait enfin étroitement surveillé sur la question de la défense de la communauté juive, sur fond de montée de l’antisémitisme à New York comme ailleurs aux Etats-Unis. Depuis son élection, une de ses recrues a démissionné après la révélation de tweets antisémites qu’elle avait postés dans sa jeunesse.