Netflix profits surge 45% off higher subscription prices

Netflix reported stronger than expected second-quarter results Thursday, with profit jumping 45 percent year-over-year as the streaming giant benefited from subscription price increases and a growing advertising business.Revenue climbed 16 percent to $11.1 billion in the quarter ended June 30, beating analyst estimates and the company’s own guidance, while net profit surged to $3.1 billion.Netflix highlighted strong performance from its content offers in the quarter, with major hits including the third season of “Squid Game,” which drew 122 million views.It “has already become our sixth biggest season of any series in our history, with just a few weeks of viewing so far,” the company said in a statement.Other standout titles included the third season of “Ginny & Georgia” with 53 million views and “Sirens” with 56 million views.There was also the animated film “KPop Demon Hunters” with 80 million views, which became “one of our biggest animated films ever” and generated a soundtrack that topped music charts globally.”Korean content continues to be popular with our audience,” the company said, pointing to the continued success of international programming that has become a hallmark of Netflix’s global strategy.Netflix expressed optimism about the second half of 2025, highlighting an upcoming slate that includes the highly anticipated second season of “Wednesday,” the final season of “Stranger Things” and new films from major directors including Kathryn Bigelow and Guillermo del Toro.The company has also announced plans to expand live programming with marquee boxing matches and NFL games, as it continues to diversify its content offerings beyond traditional on-demand entertainment.Netflix shares have surged approximately 40 percent year-to-date as investors have responded positively to the company’s shift toward profitability.The company counted over 300 million subscribers last December, at the end of a particularly successful holiday season, when it had just gained almost 19 million new subscriptions. But the company no longer discloses these figures, in order to focus on audience “engagement” metrics (time spent watching content).In the quarter, Netflix continued to build out its advertising capabilities, saying that it expects to roughly double ads revenue in 2025, though it did not provide specific figures.The service is forecasting $9 billion in revenues from its ad-based subscriptions by 2030.

Zuckerberg s’entend avec des actionnaires et évite un procès lié au scandale Cambridge Analytica

Mark Zuckerberg ainsi que plusieurs figures du secteur technologique américain, qui occupent ou occupaient des fonctions au sein de Facebook (devenu Meta), ont conclu un accord pour mettre un terme à un procès pour négligence lié à l’affaire Cambridge Analytica.La transaction, rapportée jeudi à l’AFP par deux sources proches du dossier, est intervenue au lendemain de l’ouverture des débats devant un tribunal de Wilmington (Delaware).Sollicité par l’AFP, Meta, qui n’était pas partie à la procédure, s’est refusé à tout commentaire.Cette résolution met fin à un chapitre douloureux de l’histoire de Facebook, qui se sera étalé sur dix ans, depuis les premières révélations du quotidien britannique The Guardian jusqu’à aujourd’hui. Des actionnaires de Facebook, devenu depuis Meta, avaient saisi la justice civile américaine en 2018 après l’éclatement du scandale Cambridge Analytica.Ce cabinet de conseil britannique avait amassé, sans autorisation et à leur insu, les données personnelles de dizaines de millions d’utilisateurs de Facebook, utilisées ensuite à des fins de ciblage politique durant la campagne électorale américaine 2016.Les actionnaires reprochaient à Mark Zuckerberg, ainsi qu’à son ancienne numéro deux, Sheryl Sandberg (partie en 2022), d’avoir fait preuve, à cette occasion, de négligence dans la gestion du groupe.Onze personnes au total étaient visées, dont l’administrateur Marc Andreessen, figure du capital-investissement dans le secteur technologique, ainsi que d’anciens membres du conseil d’administration, l’entrepreneur et investisseur Peter Thiel et l’ancien directeur de cabinet de Joe Biden, Jeffrey Zients.Mark Zuckerberg était aussi mis en cause pour délit d’initiés.Meta n’était lui pas poursuivi en tant que personne morale.- Zuckerberg échappe à une audition -Les actionnaires, constitués en action de groupe, réclamaient plus de huit milliards de dollars de dommages et intérêts, une somme basée sur un calcul intégrant des amendes payées par Facebook pour solder des poursuites relatives à Cambridge Analytica, ainsi que des frais de justice.L’amende de 5 milliards de dollars imposée par l’Agence américaine de protection des consommateurs FTC était, pour partie, liée à la violation d’un accord passé en 2012 avec le gouvernement incluant l’engagement de Facebook de ne plus donner accès à des tiers, sans autorisation, aux données personnelles des utilisateurs du réseau social.Les mis en cause devaient tous être auditionnés lors du procès, mais l’accord leur évite une apparition publique devant le tribunal du Delaware, seul Jeffrey Zients ayant témoigné en ouverture mercredi.Le montant de l’accord n’est pas connu.”Cet accord est une occasion manquée de rendre des comptes publiquement”, a réagi Jason Kint, de l’association Digital Content Next, qui représente les éditeurs de contenu.Meta “a réécrit l’histoire du scandale Cambridge Analytica, présentée comme le fait de quelques acteurs malveillants et non d’un modèle économique de surveillance et de partage débridé de données personnelles”, a regretté le responsable.Lors d’une audition devant une commission du Sénat américain, en 2018, Mark Zuckerberg avait reconnu que Facebook avait identifié les pratiques de Cambridge Analytica dès 2015.S’il a alors demandé au cabinet de cesser ce détournement de données, il n’a pas mené d’investigation sur son ampleur et ne l’a pas notifié aux autorités américaines, avaient relevé les actionnaires.Le dossier Cambridge Analytica s’est inscrit dans une séquence négative pour Facebook, qui a dégradé son image et celle de son co-fondateur Mark Zuckerberg.Ce dernier avait notamment été critiqué pour avoir minimisé le role joué par la désinformation sur Facebook dans le résultat du scrutin présidentiel américain de 2016, remporté par Donald Trump.En 2017, Facebook a été accusé d’avoir contribué à véhiculer des discours de haine envers la minorité musulmane Rohingya, et a reconnu, l’année suivante, avoir été “trop lente” à agir.En décembre 2018, une enquête du New York Times a montré que Facebook avait continué à vendre des données d’utilisateurs à plus de 150 sociétés tierces, dont Netflix et Spotify, après avoir promis à la FTC de ne plus le faire.

Wall Street se montre rassurée par la santé de l’économie américaine

La Bourse de New York a progressé jeudi, portée par des données sur l’emploi et la consommation aux Etats-Unis meilleures qu’attendu, rassurant les investisseurs sur la santé de l’économie américaine.Les indices Nasdaq (+0,74%) et S&P 500 (+0,54%) ont tous deux franchi de nouveaux records en clôture. Le Dow Jones a lui gagné 0,52%.”Le résultat des ventes au détail a été le chiffre le plus influent (…) signalant un consommateur américain puissant qui surmonte les vents contraires”, commente Jose Torres, d’Interactive Brokers.Tirées par l’automobile, le bâtiment et les achats en boutiques, les ventes au détail ont progressé de 0,6% sur un mois, pour atteindre 720,1 milliards de dollars, après avoir trébuché de 0,9% le mois précédent (données inchangées).Sur un an, les ventes au détail sont en croissance de 3,9%.Mark Chambers, responsable du secteur de la vente au détail pour les Amériques chez EY, y voit “un signe encourageant qui montre qu’il y a une certaine dynamique positive parmi les consommateurs malgré la volatilité économique persistante”.Autre indicateur publié jeudi avant l’ouverture de Wall Street et accueilli avec optimisme par les investisseurs, les inscriptions au chômage se sont établies à 221.000 la semaine passée, soit moins que la période précédente et en deçà des attentes des analystes qui tablaient sur 235.000 demandes.Ces données font suite à la publication, plus tôt dans la semaine de deux indices d’inflation: le CPI, mesurant la hausse des prix côté consommateurs et qui s’est avéré en hausse mais conforme aux attentes, et son équivalent côté producteurs, le PPI, qui s’est révélé meilleur qu’attendu, car stable.”Le climat économique n’est pas défavorable (et) le marché est très résistant à la plupart des nouvelles”, juge auprès de l’AFP Steve Sosnick d’Interactive Brokers, qui pointe une “dynamique favorable” pour la place américaine.En parallèle, les inquiétudes concernant le président de la Réserve fédérale (Fed) Jerome Powell “se sont un peu calmées”, souligne auprès de l’AFP Jack Ablin, de Cresset Capital Management.Le président américain Donald Trump a soufflé mercredi le chaud et le froid sur l’avenir de M. Powell, assurant réfléchir à le licencier avant de considérer la possibilité comme “très improbable”.Si le marché “ne semble pas avoir besoin d’une raison pour monter” à l’heure actuelle, “les résultats d’entreprises et les droits de douane peuvent modifier l’attitude du marché”, assure Steve Sosnick.Sur le marché obligataire, le rendement de l’emprunt à dix ans était stable par rapport à la clôture mercredi, à 4,45%.Côté entreprises, le constructeur américain de véhicules électriques Lucid a bondi (+36,24% à 3,12 dollars) après que la plateforme de réservation de véhicules de tourisme avec chauffeur (VTC) Uber (-0,23% à 90,54 dollars) a annoncé acquérir pour 300 millions de dollars d’action de l’entreprise avec l’ambition de créer une flotte de robotaxis.La compagnie aérienne américaine United Airlines a été recherchée (+3,11% à 91,22 dollars) après avoir affiné ses prévisions pour l’exercice 2025 afin d’intégrer un “changement positif” de la demande depuis début juillet.Le géant américain des snacks et des boissons PepsiCo a brillé (+7,45% à 145,44 dollars) malgré des résultats inférieurs aux attentes. Le groupe a toutefois confirmé ses objectifs pour l’ensemble de l’année.Le groupe GE Aerospace (-2,22% à 260,28 dollars), né de la scission l’an dernier du conglomérat General Electric, a été sanctionné pour avoir révisé à la hausse jeudi ses prévisions de bénéfices et de revenus pour 2025, porté par la forte demande dans le secteur aérien.Le laboratoire pharmaceutique Abbott Laboratories a été boudé (-8,52% à 120,51 dollars) après être passé à côté de ses prévisions trimestrielles. 

L’armée française quitte le Sénégal, fin de sa présence permanente en Afrique de l’Ouest et centrale

L’armée française a mis fin jeudi à sa présence militaire permanente en Afrique de l’Ouest et centrale, lors d’une cérémonie solennelle et historique à Dakar où elle a officiellement restitué ses deux dernières installations militaires françaises au Sénégal.Ce retrait français, amorcé ces dernières années, intervient alors que la région du Sahel est confrontée à des attaques jihadistes croissantes et très meurtrières au Mali (dont une récente survenue tout près de la frontière sénégalaise), au Burkina Faso et au Niger.La cérémonie de restitution a eu lieu jeudi matin à Dakar, capitale du Sénégal, qui accueillait des troupes françaises depuis son indépendance en 1960.  Une remise symbolique des clefs du camp Geille, plus grande installation militaire française au Sénégal, et de l’escale aéronautique militaire française à l’aéroport de Dakar, a été organisée entre le chef d’état-major des armées du Sénégal, le général Mbaye Cissé, et le général Pascal Ianni, à la tête du commandement de l’armée française pour l’Afrique, qui avait fait le déplacement. Depuis 2022, l’armée française a mis fin à sa présence permanente au Mali, au Burkina Faso, au Niger, au Tchad, en Côte d’Ivoire et au Gabon, où la base française s’est muée en “camp partagé” gabono-français axé sur la formation. Le Sénégal est resté après son indépendance l’un des alliés africains les plus sûrs de la France, ancienne puissance coloniale dominante en Afrique de l’Ouest.- “Un tournant” -Mais les nouveaux dirigeants en fonction depuis avril 2024 ont promis de traiter désormais la France à l’égal des autres partenaires étrangers, au nom d’une souveraineté recouvrée.Le président sénégalais Bassirou Diomaye Faye, arrivé au pouvoir avec un agenda de rupture, avait annoncé en novembre 2024 la fin, en 2025, de toute présence militaire française et étrangère sur le sol national.”Le Sénégal est un pays indépendant, c’est un pays souverain et la souveraineté ne s’accommode pas de la présence de bases militaires dans un pays souverain”, avait alors déclaré M. Faye. Il avait assuré qu’il ne s’agissait pas d’un acte de “rupture” et défendu un “partenariat rénové” avec l’ancienne puissance coloniale. Pour le chef d’état-major des armées du Sénégal, cette cérémonie jeudi marque “un tournant important dans le riche et long parcours militaire entre nos deux pays”.  “Riche de leur héritage et fidèles à leurs principes, les armées sénégalaises s’engagent à oeuvrer à la mise en place effective d’un partenariat efficace, équilibré, fondé sur le respect mutuel et la souveraineté de chaque partie”, a-t-il relevé. Il a souhaité entre les deux armées une “coopération forte et vivante, au service de la stabilité, de la paix et du développement de nos pays respectifs”. Le général Cissé a conclu son discours en souhaitant “un bon retour en France à tous (nos) camarades et leurs familles”, avant de citer Antoine de Saint-Exupéry, qui vécut plusieurs mois à Dakar: “pour chaque fin il y a toujours un nouveau départ”.De son côté, le général Pascal Ianni a souligné “la relation si spéciale et essentielle pour les pays de la région” entre les armées française et sénégalaise, et s’est dit “fier du devoir accompli”. “Nous opérons un changement structurel de notre présence, changement qui n’ôte rien aux sacrifices consentis hier par nos frères d’armes en Afrique pour nos intérêts respectifs, notre sécurité commune et des valeurs partagées lorsque la France est intervenue à plusieurs reprises à la demande de ses partenaires africains”, a-t-il rappelé.- “Agir différemment” -“Nous devons réinventer nos partenariats dans une Afrique dynamique dont la jeunesse porte beaucoup d’espoir, et cela passe par une vraie transformation de notre approche à l’égard des pays africains et de nos partenaires africains. Nous devons agir différemment et nous n’avons plus besoin de bases permanentes pour cela”, a-t-il déclaré. La France dispose toujours d’une base, à Djibouti, qui accueille 1.500 personnes. Paris souhaite en faire un “point de projection” pour les “missions” en Afrique, après le retrait de ses forces du Sahel.Ce jeudi marque la fin officielle des Eléments Français au Sénégal (EFS), qui comprenaient environ 350 militaires français ayant pour mission principale de conduire des activités de partenariat militaire opérationnel avec les forces armées sénégalaises.Le retrait français du Sénégal s’est fait dans la concertation, dans un paysage sur le continent africain largement défiant sinon hostile envers la présence française.Face à la prise de pouvoir, par des putschs, de juntes devenues hostiles au Sahel, l’armée française déployée dans la lutte antijihadiste a dû plier bagage, de gré ou de force. Un député du parti au pouvoir au Sénégal (Pastef), Guy Marius Sagna, a vivement réagi jeudi, estimant que c’est le Sénégal “qui a mis fin à la présence de l’armée d’occupation française”. “Bravo au président de la République Diomaye Faye ! Bravo au Premier ministre Ousmane Sonko. Bravo à Pastef ! Bravo aux patriotes! La décolonisation continue”, a-t-il lancé dans un message à la presse. 

L’armée française quitte le Sénégal, fin de sa présence permanente en Afrique de l’Ouest et centrale

L’armée française a mis fin jeudi à sa présence militaire permanente en Afrique de l’Ouest et centrale, lors d’une cérémonie solennelle et historique à Dakar où elle a officiellement restitué ses deux dernières installations militaires françaises au Sénégal.Ce retrait français, amorcé ces dernières années, intervient alors que la région du Sahel est confrontée à des attaques jihadistes croissantes et très meurtrières au Mali (dont une récente survenue tout près de la frontière sénégalaise), au Burkina Faso et au Niger.La cérémonie de restitution a eu lieu jeudi matin à Dakar, capitale du Sénégal, qui accueillait des troupes françaises depuis son indépendance en 1960.  Une remise symbolique des clefs du camp Geille, plus grande installation militaire française au Sénégal, et de l’escale aéronautique militaire française à l’aéroport de Dakar, a été organisée entre le chef d’état-major des armées du Sénégal, le général Mbaye Cissé, et le général Pascal Ianni, à la tête du commandement de l’armée française pour l’Afrique, qui avait fait le déplacement. Depuis 2022, l’armée française a mis fin à sa présence permanente au Mali, au Burkina Faso, au Niger, au Tchad, en Côte d’Ivoire et au Gabon, où la base française s’est muée en “camp partagé” gabono-français axé sur la formation. Le Sénégal est resté après son indépendance l’un des alliés africains les plus sûrs de la France, ancienne puissance coloniale dominante en Afrique de l’Ouest.- “Un tournant” -Mais les nouveaux dirigeants en fonction depuis avril 2024 ont promis de traiter désormais la France à l’égal des autres partenaires étrangers, au nom d’une souveraineté recouvrée.Le président sénégalais Bassirou Diomaye Faye, arrivé au pouvoir avec un agenda de rupture, avait annoncé en novembre 2024 la fin, en 2025, de toute présence militaire française et étrangère sur le sol national.”Le Sénégal est un pays indépendant, c’est un pays souverain et la souveraineté ne s’accommode pas de la présence de bases militaires dans un pays souverain”, avait alors déclaré M. Faye. Il avait assuré qu’il ne s’agissait pas d’un acte de “rupture” et défendu un “partenariat rénové” avec l’ancienne puissance coloniale. Pour le chef d’état-major des armées du Sénégal, cette cérémonie jeudi marque “un tournant important dans le riche et long parcours militaire entre nos deux pays”.  “Riche de leur héritage et fidèles à leurs principes, les armées sénégalaises s’engagent à oeuvrer à la mise en place effective d’un partenariat efficace, équilibré, fondé sur le respect mutuel et la souveraineté de chaque partie”, a-t-il relevé. Il a souhaité entre les deux armées une “coopération forte et vivante, au service de la stabilité, de la paix et du développement de nos pays respectifs”. Le général Cissé a conclu son discours en souhaitant “un bon retour en France à tous (nos) camarades et leurs familles”, avant de citer Antoine de Saint-Exupéry, qui vécut plusieurs mois à Dakar: “pour chaque fin il y a toujours un nouveau départ”.De son côté, le général Pascal Ianni a souligné “la relation si spéciale et essentielle pour les pays de la région” entre les armées française et sénégalaise, et s’est dit “fier du devoir accompli”. “Nous opérons un changement structurel de notre présence, changement qui n’ôte rien aux sacrifices consentis hier par nos frères d’armes en Afrique pour nos intérêts respectifs, notre sécurité commune et des valeurs partagées lorsque la France est intervenue à plusieurs reprises à la demande de ses partenaires africains”, a-t-il rappelé.- “Agir différemment” -“Nous devons réinventer nos partenariats dans une Afrique dynamique dont la jeunesse porte beaucoup d’espoir, et cela passe par une vraie transformation de notre approche à l’égard des pays africains et de nos partenaires africains. Nous devons agir différemment et nous n’avons plus besoin de bases permanentes pour cela”, a-t-il déclaré. La France dispose toujours d’une base, à Djibouti, qui accueille 1.500 personnes. Paris souhaite en faire un “point de projection” pour les “missions” en Afrique, après le retrait de ses forces du Sahel.Ce jeudi marque la fin officielle des Eléments Français au Sénégal (EFS), qui comprenaient environ 350 militaires français ayant pour mission principale de conduire des activités de partenariat militaire opérationnel avec les forces armées sénégalaises.Le retrait français du Sénégal s’est fait dans la concertation, dans un paysage sur le continent africain largement défiant sinon hostile envers la présence française.Face à la prise de pouvoir, par des putschs, de juntes devenues hostiles au Sahel, l’armée française déployée dans la lutte antijihadiste a dû plier bagage, de gré ou de force. Un député du parti au pouvoir au Sénégal (Pastef), Guy Marius Sagna, a vivement réagi jeudi, estimant que c’est le Sénégal “qui a mis fin à la présence de l’armée d’occupation française”. “Bravo au président de la République Diomaye Faye ! Bravo au Premier ministre Ousmane Sonko. Bravo à Pastef ! Bravo aux patriotes! La décolonisation continue”, a-t-il lancé dans un message à la presse. 

L’armée française quitte le Sénégal, fin de sa présence permanente en Afrique de l’Ouest et centrale

L’armée française a mis fin jeudi à sa présence militaire permanente en Afrique de l’Ouest et centrale, lors d’une cérémonie solennelle et historique à Dakar où elle a officiellement restitué ses deux dernières installations militaires françaises au Sénégal.Ce retrait français, amorcé ces dernières années, intervient alors que la région du Sahel est confrontée à des attaques jihadistes croissantes et très meurtrières au Mali (dont une récente survenue tout près de la frontière sénégalaise), au Burkina Faso et au Niger.La cérémonie de restitution a eu lieu jeudi matin à Dakar, capitale du Sénégal, qui accueillait des troupes françaises depuis son indépendance en 1960.  Une remise symbolique des clefs du camp Geille, plus grande installation militaire française au Sénégal, et de l’escale aéronautique militaire française à l’aéroport de Dakar, a été organisée entre le chef d’état-major des armées du Sénégal, le général Mbaye Cissé, et le général Pascal Ianni, à la tête du commandement de l’armée française pour l’Afrique, qui avait fait le déplacement. Depuis 2022, l’armée française a mis fin à sa présence permanente au Mali, au Burkina Faso, au Niger, au Tchad, en Côte d’Ivoire et au Gabon, où la base française s’est muée en “camp partagé” gabono-français axé sur la formation. Le Sénégal est resté après son indépendance l’un des alliés africains les plus sûrs de la France, ancienne puissance coloniale dominante en Afrique de l’Ouest.- “Un tournant” -Mais les nouveaux dirigeants en fonction depuis avril 2024 ont promis de traiter désormais la France à l’égal des autres partenaires étrangers, au nom d’une souveraineté recouvrée.Le président sénégalais Bassirou Diomaye Faye, arrivé au pouvoir avec un agenda de rupture, avait annoncé en novembre 2024 la fin, en 2025, de toute présence militaire française et étrangère sur le sol national.”Le Sénégal est un pays indépendant, c’est un pays souverain et la souveraineté ne s’accommode pas de la présence de bases militaires dans un pays souverain”, avait alors déclaré M. Faye. Il avait assuré qu’il ne s’agissait pas d’un acte de “rupture” et défendu un “partenariat rénové” avec l’ancienne puissance coloniale. Pour le chef d’état-major des armées du Sénégal, cette cérémonie jeudi marque “un tournant important dans le riche et long parcours militaire entre nos deux pays”.  “Riche de leur héritage et fidèles à leurs principes, les armées sénégalaises s’engagent à oeuvrer à la mise en place effective d’un partenariat efficace, équilibré, fondé sur le respect mutuel et la souveraineté de chaque partie”, a-t-il relevé. Il a souhaité entre les deux armées une “coopération forte et vivante, au service de la stabilité, de la paix et du développement de nos pays respectifs”. Le général Cissé a conclu son discours en souhaitant “un bon retour en France à tous (nos) camarades et leurs familles”, avant de citer Antoine de Saint-Exupéry, qui vécut plusieurs mois à Dakar: “pour chaque fin il y a toujours un nouveau départ”.De son côté, le général Pascal Ianni a souligné “la relation si spéciale et essentielle pour les pays de la région” entre les armées française et sénégalaise, et s’est dit “fier du devoir accompli”. “Nous opérons un changement structurel de notre présence, changement qui n’ôte rien aux sacrifices consentis hier par nos frères d’armes en Afrique pour nos intérêts respectifs, notre sécurité commune et des valeurs partagées lorsque la France est intervenue à plusieurs reprises à la demande de ses partenaires africains”, a-t-il rappelé.- “Agir différemment” -“Nous devons réinventer nos partenariats dans une Afrique dynamique dont la jeunesse porte beaucoup d’espoir, et cela passe par une vraie transformation de notre approche à l’égard des pays africains et de nos partenaires africains. Nous devons agir différemment et nous n’avons plus besoin de bases permanentes pour cela”, a-t-il déclaré. La France dispose toujours d’une base, à Djibouti, qui accueille 1.500 personnes. Paris souhaite en faire un “point de projection” pour les “missions” en Afrique, après le retrait de ses forces du Sahel.Ce jeudi marque la fin officielle des Eléments Français au Sénégal (EFS), qui comprenaient environ 350 militaires français ayant pour mission principale de conduire des activités de partenariat militaire opérationnel avec les forces armées sénégalaises.Le retrait français du Sénégal s’est fait dans la concertation, dans un paysage sur le continent africain largement défiant sinon hostile envers la présence française.Face à la prise de pouvoir, par des putschs, de juntes devenues hostiles au Sahel, l’armée française déployée dans la lutte antijihadiste a dû plier bagage, de gré ou de force. Un député du parti au pouvoir au Sénégal (Pastef), Guy Marius Sagna, a vivement réagi jeudi, estimant que c’est le Sénégal “qui a mis fin à la présence de l’armée d’occupation française”. “Bravo au président de la République Diomaye Faye ! Bravo au Premier ministre Ousmane Sonko. Bravo à Pastef ! Bravo aux patriotes! La décolonisation continue”, a-t-il lancé dans un message à la presse. 

Des demandeurs d’asile arrêtés après des audiences “pièges” à New York

Masqués, armés, ils rôdent en bande dans les tribunaux: des agents américains arrêtent des demandeurs d’asile à l’issue d’audiences “pièges” à New York, signe que la campagne de l’administration Trump contre l’immigration ne connaît aucun répit.Le président américain a érigé la lutte contre l’immigration clandestine en priorité absolue, évoquant une “invasion” des Etats-Unis par des “criminels venus de l’étranger” et communiquant abondamment sur les expulsions d’immigrés.Mais son programme d’expulsions massives a été contrecarré ou freiné par de multiples décisions de justice, notamment au motif que les personnes visées devaient pouvoir faire valoir leurs droits.Au cours des derniers mois, des agents de la Sécurité intérieure ont adopté la tactique consistant à attendre, le visage souvent recouvert d’un masque, devant les salles d’audience des tribunaux d’immigration et à arrêter les migrants dès leur sortie.Un photographe de l’AFP a vu mercredi et jeudi dans un tribunal de New York des agents armés, munis de boucliers, et employés par différentes agences fédérales dont la police des frontières et de l’immigration (ICE), rôder devant les salles d’audience, avec en leur possession des documents sur les migrants ciblés.Des agents ont arrêté près d’une douzaine de migrants originaires de différents pays en quelques heures seulement au 12e étage d’un bâtiment fédéral dans le sud de Manhattan. Brad Lander, contrôleur financier de la ville et figure de la branche locale du parti démocrate, qui avait d’ailleurs été brièvement arrêté et menotté le mois dernier pour “entrave” à des agents sur place, a qualifié ces audiences de “piège”.”Cela semble être des audiences judiciaires, mais ce sont en fait des pièges pour inciter (les migrants) à se rendre sur les lieux”, a-t-il déclaré sur place mercredi, en faisant état de plusieurs arrestations dont celle d’un Paraguayen dont la demande d’asile était, selon lui, en cours d’examen.”Le juge lui a soigneusement expliqué comment présenter son dossier, afin de fournir des informations complémentaires sur ses interactions avec la police paraguayenne et de justifier son droit à l’asile au titre de la Convention internationale contre la torture”, a-t-il expliqué. Après son audience, des agents “sans mandats ou badges permettant de les identifier l’ont attrapé”, a-t-il affirmé, ajoutant que des agents avaient plaqué au sol la soeur de ce demandeur d’asile, qui l’accompagnait à l’audience, et dénonçant une “érosion” de l’état de droit aux Etats-Unis.Les migrants arrêtés dans ces opérations sont le plus souvent écroués dans des centres de rétention de l’ICE en attendant leur possible expulsion des Etats-Unis. Au cours des derniers mois, les autorités ont ouvert de nouveaux centres de ce genre dont “l’Alcatraz des alligators”, construit au milieu des marécages de Floride.

US Justice Dept seeks one-day sentence for officer in Breonna Taylor killing

The US Justice Department has asked for a one-day prison sentence for a former policeman convicted of violating the civil rights of Breonna Taylor, a Black woman whose 2020 killing sparked protests for police reform and racial justice.Brett Hankison, who was convicted by a federal jury in Kentucky in November of one count of abusing Taylor’s civil rights, is to be sentenced on Monday and faces a maximum penalty of life in prison.But the head of the Justice Department’s civil rights division, in an unusual intervention, asked the judge on Wednesday to sentence Hankison to time served — the day he spent in jail at the time of his arrest — and three years of supervised release.”The government respects the jury’s verdict, which will almost certainly ensure that defendant Hankison never serves as a law enforcement officer again,” said Harmeet Dhillon, who was appointed to the position by President Donald Trump.”But adding on top of those consequences a sentence within the lengthy guidelines range… would, in the government’s view, simply be unjust,” Dhillon said.”Hankison did not shoot Ms. Taylor and is not otherwise responsible for her death,” she said. “Hankison did not wound her or anyone else at the scene that day, although he did discharge his duty weapon ten times blindly into Ms. Taylor’s home.”Lawyers for the Taylor family condemned the government’s sentencing recommendation as “an insult to the life of Breonna Taylor.””Recommending just one day in prison sends the unmistakable message that white officers can violate the civil rights of Black Americans with near-total impunity,” they said in a statement.Taylor and her boyfriend, Kenneth Walker, were sleeping in her Louisville apartment around midnight on March 13, 2020, when they heard a noise at the door.Walker, believing it was a break-in, fired his gun, wounding a police officer.Police, who had obtained a controversial no-knock search warrant to make a drug arrest, fired more than 30 shots back, mortally wounding Taylor.The deaths of Taylor, 26, and George Floyd, a 46-year-old Black man who was murdered by a white police officer in Minneapolis in May 2020, became the focus of a wave of mass protests in the United States and beyond against racial injustice and police brutality.In May, the Justice Department announced it was dropping lawsuits filed by the administration of former president Joe Biden against police forces in Louisville and Minneapolis that accused them of using excessive force and racial discrimination.

US authorizes Juul to market vaping products

Juul Labs said Thursday that the US Food and Drug Administration had officially authorized the e-cigarette maker to market its vaping system and refill capsules in the United States.Juul won the new marketing granting orders (MGO) after submitting more than 110 scientific studies to the agency, the company said in a statement.The decision means Juul can continue to sell products that have been on the US market but in regulatory limbo following earlier actions by the FDA.”Following rigorous evaluation of the data, FDA decided that an MGO for the Juul System was ‘appropriate for the protection of public health’ –- the standard required by statute for authorization,” Juul said.Juul has argued that its vaping products provide a public health benefit by shifting smokers away from combustible tobacco products closely linked to deadly illnesses. But the company has been criticized for its marketing practices, agreeing to pay $438.5 million in a 2022 settlement with 34 US states to resolve accusations of marketing to underage smokers.The FDA’s move allows Juul to sell five products in all: the Juul device and capsules for the “Virginia Tobacco” and menthol flavor, each in versions with three or five percent nicotine concentration, said a spokesperson for the US Department of Health and Human Services.The products needed to meet the standard set under a 2009 smoking prevention law showing that the benefits of switching to a potentially less harmful product is “sufficient to outweigh the risks of the product,” including to anyone not using tobacco products, the spokesperson said.The applicant submitted data “demonstrating high rates of adults completely switching from cigarettes to either the tobacco- or menthol-flavored Juul products.”But the agency’s determination “does not mean these tobacco products are safe, nor are they ‘FDA approved,'” said the spokesperson, who added that the agency will continue to monitor Juul’s compliance with youth marketing restrictions.Juul survived a difficult stretch after the FDA ordered it to halt sales in June 2022 because of health questions, although the decision was adminsistratively suspended by the same agency shortly thereafter.In June 2024, the FDA formally rescinded its June 2022 order, shifting the matter back into “pending” status while a substantive review continued.The FDA’s action on Thursday “confirms that these products are now authorized to remain on the market,” said a Juul spokesman.

Trump souffre d’une insuffisance veineuse, après avoir fait état de jambes enflées

Donald Trump souffre d’une insuffisance veineuse chronique, a annoncé jeudi la Maison Blanche, après que le président américain de 79 ans a fait état de “légers gonflements dans le bas de ses jambes”.Des examens “approfondis” ont révélé ce problème, qui correspond à une accumulation du sang dans les membres inférieurs. La porte-parole de la Maison Blanche, Karoline Leavitt, a qualifié cette affection de “bénigne et courante, particulièrement chez les individus de plus de 70 ans”, avant de préciser qu’aucune indication de “thrombose veineuse profonde ou de maladie artérielle” n’avait été découverte.Tous les résultats des examens “étaient dans les normes”, et “le président demeure en excellente santé”, a-t-elle ajouté.La porte-parole a ainsi voulu répondre aux spéculations grandissantes sur les réseaux sociaux d’un problème de santé du président républicain, après la publication de photos montrant des ecchymoses sur ses mains.Selon Karoline Leavitt, ces ecchymoses sont la conséquence “des fréquents serrages de mains” et de sa prise d’aspirine, “dans le cadre d’un régime préventif cardiovasculaire standard”.En janvier, Donald Trump était devenu le plus vieux président à entrer en fonction de l’histoire des Etats-Unis, remplaçant Joe Biden, qui avait quitté le pouvoir à 81 ans.Le milliardaire républicain se vante fréquemment de son niveau d’énergie et ses services ont même publié récemment une image le montrant en Superman.Donald Trump accuse régulièrement l’entourage de Joe Biden, qui l’avait battu en 2020, d’avoir cherché à masquer le déclin du président démocrate octogénaire.Joe Biden s’était retiré tardivement de la course à la présidentielle de 2024, sur fond d’inquiétudes quant à son état de santé après un débat calamiteux face à Donald Trump.En mai, un cancer de la prostate a été diagnostiqué chez le démocrate.