Dans la ville de Soueida, des habitants terrorisés racontent les exactions

Dans la ville à majorité druze de Soueida, où les forces gouvernementales syriennes et leurs alliés sont entrés mardi, les habitants terrorisés rapportent de nombreuses exactions: exécutions, pillages et maisons brûlées.Les forces gouvernementales se sont déployées mardi matin dans cette ville du sud de la Syrie, jusque là tenue par les combattants locaux druzes, et ont instauré un cessez-le-feu.Un correspondant de l’AFP, entré peu après, a vu des corps gisant par terre, alors que des coups de feu résonnaient par intermittence dans la ville déserte.”Je me trouve dans le centre de Soueida”, a déclaré au téléphone à l’AFP un habitant terré chez lui. “Il y a des exécutions, des maisons et des magasins qui sont brûlés, des vols et des pillages”.”L’un de mes amis qui habite dans l’ouest de la ville m’a dit qu’ils sont entrés dans sa maison, ont chassé sa famille après avoir confisqué leurs portables et ont mis le feu à la maison”, a ajouté cet homme qui a requis l’anonymat de peur d’être identifié.Sur les images vidéo de l’AFP, on voit clairement de la fumée s’élevant de bâtiments de la ville, qui compte quelque 150.000 habitants.Un autre habitant de Soueida qui a également requis l’anonymat a affirmé avoir vu “des hommes armés en civil (…) piller des magasins et y mettre le feu”.”Il y a des tirs aveugles, j’ai peur de sortir de la maison”, a ajouté cet homme en regrettant de “ne pas avoir fui avant qu’ils arrivent”.- Civils tués -Dans un scénario qui s’est déjà répété dans d’autres régions syriennes depuis la chute du pouvoir de Bachar al-Assad, les forces gouvernementales islamistes sont accompagnées de combattants qui ne sont pas clairement identifiés et se livrent à des exactions.Début mars, des centaines de civils de la minorité alaouite avaient été massacrés sur le littoral après des attaques contre les forces de sécurité. Ces dernières, des groupes armés alliés ou des jihadistes étrangers ont été mis en cause. Lundi, les troupes gouvernementales sont intervenues dans la région de Soueida, affirmant vouloir mettre fin à des combats qui opposaient des combattants druzes à des tribus bédouines locales, les relations entre les deux parties étant tendues depuis des décennies.Les forces gouvernementales ont pris part aux combats contre les factions druzes aux côtés des bédouins, selon l’Observatoire syrien des droits l’homme (OSDH), des témoins et des groupes druzes.Elles étaient accompagnées mardi de combattants bédouins lorsqu’elles sont entrées dans la ville, selon des témoins. Sur une vidéo de l’AFP, on peut voir des combattants, certains en civil, pavoisant en brandissant leurs armes, juchés sur un char.Dans des vidéos postées sur les réseaux sociaux, des combattants tirent en l’air en répétant des slogans islamiques. “Les forces gouvernementales sont entrées dans la ville sous prétexte de rétablir la sécurité (…) mais malheureusement elles se sont livrées à des pratiques sauvages”, a affirmé à l’AFP Rayan Maarouf, rédacteur en chef du site local Suwayda 24.”Il y a des cas de civils tués (…) des dizaines, mais nous n’avons pas de chiffres précis”, a-t-il ajouté, accusant “les forces gouvernementales”.Selon l’OSDH, douze civils ont été tués dans une maisons d’invités de la ville par les troupes gouvernementales dans un seul incident.- Statues détruites -Les combattants ont également détruit plusieurs statues ornant les places de la ville, selon des photographes de l’AFP. Les islamistes radicaux estiment que les statues sont prohibées car ils les assimilent à l’idolâtrie.Sur une vidéo qui circulait sur les réseaux sociaux et dont l’AFP n’a pas pu confirmer l’authenticité, on peut voir des hommes armés raser la moustache d’un vieux druze, symbole de virilité, une insulte suprême pour cette minorité de fiers guerriers.Des avions miliaires survolent la ville, selon les correspondants de l’AFP sur place. L’armée israélienne a annoncé avoir frappé des véhicules militaires des forces du pouvoir syrien, affirmant vouloir protéger les druzes.Un correspondant de l’AFP a vu un véhicule militaire frappé de plein fouet dans le centre de la ville et plusieurs corps gisant à côté.Des milliers d’habitants ont fui, certains vers les zones proches de la frontière jordanienne, selon M. Maarouf.Un correspondant de l’AFP a vu dans le village voisin de Walgha des civils, dont des femmes, qui ont quitté la ville et sont réfugiés dans une mosquée.

Las Vegas Sands makes $8 bn Singapore bet with resort expansion

Casino operator Las Vegas Sands broke ground Tuesday on a new $8 billion project to expand its iconic Marina Bay Sands resort in Singapore, in a major bet on the city-state’s tourism market.The new complex is expected to open in 2031, pending government approval, and will include a 55-storey hotel tower with 570 luxury suites, a 15,000-seat arena, a casino, and space for exhibitions and conferences, the company said.Called IR2 for now, the new Sands project will be located adjacent to its existing resort, which opened 15 years ago in Singapore’s Marina Bay financial district.”When completed, the expansion will refresh our skyline,” said Singapore Prime Minister Lawrence Wong, who led the groundbreaking ceremony.Marina Bay Sands consists of three 57-storey hotel towers supporting an elongated boat-like structure perched on top — a favourite backdrop for tourists which also houses one of Singapore’s two casinos.Las Vegas Sands co-founder Miriam Adelson, the wife of late billionaire Sheldon, thanked Singapore and the country’s leaders for trusting the company.”You took a chance on us… we took a chance on you,” she said.Singapore has banked on man-made attractions to help lure tourists, including Southeast Asia’s only Universal Studios theme park, a garden with massive artificial trees, a cavernous glass-encased flower dome, a world-class zoo and wildlife parks.It also hosts a Formula One night race on the city’s streets, and last year the country was Taylor Swift’s only Southeast Asian stop for her Eras tour.More than 16 million international visitors came to Singapore last year, up 21 percent from 2023.Patrick Dumont, president and chief operating officer of Las Vegas Sands, said that when the new project is completed, the US firm would have invested “more than US$15 billion” in Singapore since it started operations there in 2010.”This speaks volumes of our confidence in this region, and the potential that we continue to see in Singapore,” he said.

Tour de France: Pogacar, la main de fer

Vainqueur sortant, Tadej Pogacar tient le Tour de France 2025 d’une main de fer face à l’équipe Visma de Jonas Vingegaard qui, malgré sa guérilla permanente et son armée de chamois, semble plus que jamais face à une équation insoluble.La journée de repos mardi à Toulouse est tombée à pic pour un peloton assommé de fatigue après un début de course particulièrement intense depuis le départ de Lille le 5 juillet.Courue devant une foule énorme et battant des records d’audience –plus de 32 millions de Français ont regardé au moins une minute du Tours, selon France Télévisions– cette 112e édition a été marquée par les raids généreux de l’Irlandais Ben Healy, actuel maillot jaune, et de Mathieu van der Poel, la mise en lumière de Kévin Vauquelin ainsi que le duel de sprinteurs entre Jonathan Milan et Tim Merlier.Mais, d’entrée de jeu, s’est aussi installée une sacrée guerre des nerfs entre Pogacar et l’équipe Visma qui tente tous les jours de piéger le champion du monde, avant même la haute montagne au menu dès jeudi avec l’arrivée au sommet à Hautacam.Cette bataille tourne pour l’instant largement à l’avantage de Pogacar, vainqueur déjà de deux étapes et deuxième du général avec 1 minute et 17 secondes d’avance sur Jonas Vingegaard, qui paie surtout son contre-la-montre raté à Caen.Depuis, son équipe ne cesse de harceler Pogacar, qui s’en agace de plus en plus ouvertement.”Ils étaient un peu énervants avec leurs attaques alors j’ai décidé d’en placer une moi-même, en mieux”, a-t-il rapidement lâché lundi soir aux médias slovènes après l’étape dans le Massif Central, se murant ensuite dans le silence.- “Il commence à s’énerver” -“J’ai l’impression qu’il commence à s’énerver. Nous on essaye juste de suivre notre plan qui est de lui rendre la vie la plus difficile possible”, explique le Belge Victor Campenaerts, parti dans l’échappée lundi pour servir de point d’appui à Vingegaard.”On est les outsiders donc on doit être plus créatifs que seulement rouler le plus rapidement possible dans la dernière montée”, ajoute Sepp Kuss qui a attaqué dans le peloton lundi, tout comme l’autre Américain de l’équipe, Matteo Jorgenson.”On n’a pas réussi à les faire craquer encore. On ne sait pas si et quand ça peut arriver mais on attend notre moment”, poursuit Kuss.Le but de cette guérilla est clair. Il s’agit, explique Grischa Niermann, directeur course chez Visma, “d’isoler Pogacar” dont l’équipe souffre de la comparaison avec l’abandon d’Almeida et l’état de forme précaire de Sivakov, malade ces derniers jours.Cela a d’ailleurs marché lundi lorsque Pogacar s’est retrouvé seul dans le final.”Mais il est incroyablement fort, c’est le meilleur coureur du monde, peut-être le meilleur de tous les temps, alors c’est difficile de le lâcher”, constate Campenaerts.Surtout si Vingegaard ne termine pas le travail. Or, lundi, le Danois est resté dans la roue de Pogacar sans jamais tenter de l’attaquer. “Je sais bien qu’il va falloir lui reprendre du temps à un moment”, a avoué le Danois. Mais il préférait retenir d’abord qu’il a “toujours réussi à suivre pour l’instant”, alors qu’il avait été systématiquement largué dans le Critérium du Dauphiné en juin.- La montagne au secours? -Bjarne Riis, vainqueur du Tour en 1996, aimerait voir son compatriote prendre plus de risques: “On ne peut crier sur tous les toits qu’on est super fort et ne pas attaquer après. Pour moi, il n’a pas d’autre choix”, dit-il dans sa chronique pour le quotidien danois BT.Visma mise pour cela sur la haute montagne, le terrain de jeu préféré de Vingegaard où il s’était montré supérieur à Pogacar en 2022 et 2023, notamment dans la fameuse étape du Granon qui reste la référence ultime pour la formation néerlandaise.”On a de sacrés grimpeurs”, prévient Matteo Jorgenson.Mais, depuis, Pogacar a beaucoup progressé, gommant ses deux faiblesses –altitude et chaleur– par un entraînement ajusté. Il est moins “chien fou” aussi, impressionne le peloton par sa science du placement qui lui évite toute dépense d’énergie inutile et semble le mettre à l’abri d’une défaillance comme dans le Granon.Dans l’ensemble, le triple vainqueur du Tour paraît, à 26 ans, au sommet de son art et dégage une impression d’invincibilité qui ramène l’équipe Visma à la case départ.”S’il continue à être aussi fort, admet Grischa Niermann, il sera difficile à battre.”

Security on high alert as Nigeria prepares to bury BuhariTue, 15 Jul 2025 13:15:41 GMT

Nigeria’s former president Muhammadu Buhari was on Tuesday set to be buried in his hometown, as funeral preparations got underway under the watchful eyes of a hefty security detail.The former leader is set to be laid to rest in his family compound in the northwestern town of Daura, where chairs and tents have been set …

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US consumer inflation accelerates as tariff scrutiny grows

US consumer inflation picked up in line with analyst expectations last month, government data showed Tuesday, as policymakers try to gauge how President Donald Trump’s ever-growing list of tariffs is affecting the economy.Observers are expecting to learn more about the effects of Trump’s duties over the summer months, meaning June’s data marks the start in a series of closely-watched figures — particularly as officials mull changes to interest rates as well.The consumer price index (CPI) was up 2.7 percent from a year ago in June, rising from the 2.4 percent figure in May as energy costs rose, said the Department of Labor.Other areas that saw cost increases included household furnishings and apparel, both segments that experts are eyeing for signs of cost hikes after Trump’s sweeping tariffs this year.While Trump imposed a 10 percent tariff on almost all trading partners in April and separately slapped steeper duties on imports of steel, aluminum and autos, US officials have pushed back against warnings that these could spark price increases.Economists caution that tariff hikes could fuel inflation and weigh on economic growth, but US Treasury Secretary Scott Bessent has labeled such expectations “tariff derangement syndrome.”CPI rose 0.3 percent in June from the previous month, an uptick from the 0.1 percent increase in May as well.Excluding the volatile food and energy segments, CPI climbed 0.2 percent on-month, picking up from May too.Compared with a year ago, “core” CPI was up 2.9 percent in June.Even if headline inflation figures show no “meaningful” surge because of tariffs alone, Nationwide economist Oren Klachkin warned it may be too soon to see their full impact just yet.Businesses have been trying to hold off consumer price hikes through a range of actions, from eating into their own margins to trying to share costs with their suppliers, he said.But it remains to be seen how long they can do this.There could be a bigger impact over the summer, Klachkin added.For now, he is looking “under the surface” at components most exposed to Trump’s tariffs, such as furnishings, recreational goods and cellphones, to discern their effects.Besides steep tariffs that have already taken effect, Trump has also threatened even higher levels on dozens of key trading partners including the European Union, India, Japan and South Korea if they do not strike deals to avert these elevated levels.He has also opened doors to further levies on sector-specific imports ranging from semiconductors to pharmaceuticals, injecting more uncertainty in the global economy and worries of supply chain snags.

Springboks captain Kolisi makes first appearance of seasonTue, 15 Jul 2025 13:02:40 GMT

Captain and flanker Siya Kolisi will make his first appearance of the season when Rugby World Cup holders South Africa face Georgia in Mbombela on Saturday in a one-off Test. A stiff neck ruled the two-time World Cup winner out of an exhibition match win over the Barbarians in Cape Town last month.Kolisi then sustained an …

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Moscou dit que les propos de Trump pousseront Kiev à continuer le conflit

Le Kremlin a affirmé mardi que l’ultimatum qui lui a été adressé la veille par Donald Trump, ainsi que les nouvelles livraisons d’armes promises à l’Ukraine, pousseraient Kiev à “prolonger la guerre”. Lundi, le président américain s’est engagé à fournir des équipements militaires supplémentaires à l’Ukraine et a donné 50 jours à la Russie pour mettre fin à son offensive dans ce pays, déclenchée en février 2022, sous peine de sanctions sévères.”Il semble que cette décision prise à Washington, dans les pays de l’Otan et directement à Bruxelles sera perçue par Kiev non comme un signal en faveur de la paix mais comme un signal pour la poursuite de la guerre”, a répondu mardi le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov.”Les déclarations du président Trump sont très sérieuses. Nous avons bien sûr besoin de temps pour analyser ce qui a été dit à Washington et si ou quand le président Poutine le jugera nécessaire, il commentera”, a-t-il dit au cours de son briefing quotidien, auquel participait l’AFP.Depuis son retour à la Maison Blanche en janvier, Donald Trump a essayé de pousser Moscou et Kiev à mettre fin au conflit, notamment en se rapprochant de Vladimir Poutine dont il se dit désormais “déçu”.”Je pensais que nous aurions un accord il y a deux mois mais ça ne semble pas se concrétiser”, a-t-il regretté lundi à la Maison Blanche, au côté du secrétaire général de l’Otan, Mark Rutte.Sans accord d’ici à 50 jours, les Etats-Unis mettront en place des “droits de douane secondaires”, c’est-à-dire contre les alliés de Moscou, a averti le président américain.L’an dernier, les principaux partenaires commerciaux de la Russie étaient la Chine, pour quelque 34% du total des échanges, ainsi que, dans une moindre mesure, l’Inde, la Turquie et le Bélarus, selon les Douanes russes.Pékin a fustigé mardi une “coercition qui ne mène nulle part”.- “Déçu” -Donald Trump a par ailleurs annoncé lundi que des équipements militaires “d’une valeur de plusieurs milliards de dollars”, en particulier des systèmes de défense antiaérienne Patriot, seraient envoyés à l’Ukraine.Ce matériel sera acheté par les membres européens de l’Otan. Mark Rutte a précisé que l’Allemagne, le Royaume-Uni, la Finlande, le Canada, la Norvège, la Suède et le Danemark feraient partie des acheteurs.Le Danemark et les Pays-Bas ont annoncé mardi à Bruxelles être prêts à participer au plan de Donald Trump.Mais reste à savoir combien de temps il faudra aux pays européens pour expédier ces armes en Ukraine, cible chaque jour par de frappes russes.Mardi, le ministère russe de la Défense a encore revendiqué la prise de deux villages dans la région de Donetsk (est).Les attaques aériennes russes se sont aussi intensifiées ces dernières semaines.Dmitri Peskov a affirmé que la Russie restait prête à négocier mais attendait “des propositions de la partie ukrainienne” concernant un troisième cycle de négociations, après deux récentes sessions peu fructueuses à Istanbul.La Russie a rejeté toute trêve prolongée, qui permettrait selon elle aux forces ukrainiennes de se réarmer.Moscou exige, entre autres, que l’Ukraine lui cède quatre régions, en plus de la péninsule de Crimée annexée en 2014, et qu’elle renonce à rejoindre l’Alliance atlantique.Inacceptable pour Kiev qui réclame, avec ses alliés européens, un cessez-le-feu sans conditions de 30 jours avant des négociations de paix et veut que l’armée russe se retire entièrement du territoire ukrainien.- Promesses et réalité -De leur côté, des moscovites interrogés par l’AFP considèrent les déclarations de Donald Trump comme un jeu politique.”C’est une partie d’échecs”, commente ainsi Svetlana, une ingénieure dans l’aéronautique.”Les négociations vont se poursuivre”, juge cette femme de 47 ans, peu impressionnée. Donald Trump “a donné 50 jours, et puis ensuite ce sera prolongé”, ajoute-t-elle, soulignant attendre “le prochain coup” de Vladimir Poutine.Dans l’est de l’Ukraine, des soldats ukrainiens se disent quant à eux reconnaissants, sans nourrir trop d’illusions.Un militaire de 44 ans, qui se fait appeler Shah, dit ainsi ne pas croire aux paroles de Donald Trump, dénonçant un “fossé entre les promesses (des Etats-Unis) et la réalité”.Un autre soldat, Master, juge que les systèmes Patriot, très efficaces contre les frappes aériennes russes, “auraient pu être envoyés plus tôt” et sauver des vies.Avec sa longue barbe rousse, Rouslan, 29 ans, est plus positif. “Mieux vaut tard que jamais”, soupire-t-il