Les mégalithes de Carnac, premier site breton inscrit par l’Unesco au patrimoine mondial

Les mégalithes de Carnac et des rives du Morbihan, vaste ensemble comprenant les célèbres alignements de menhirs, ont été classés samedi par l’Unesco au patrimoine mondial, devenant le premier site breton à rejoindre la prestigieuse liste. Leur inscription a été actée samedi après-midi lors de la 47e session du Comité du patrimoine mondial, réunie jusqu’à dimanche à Paris, au siège de l’Unesco.Erigés pendant plus de deux millénaires lors de la période néolithique, ils s’étendent sur un territoire de 1.000 km2 avec plus de 550 monuments répartis dans 28 communes du Morbihan.Parmi eux figurent les alignements de Carnac, avec ses longues allées rectilignes de menhirs (“pierre longue” en breton) de toutes tailles, dont l’origine et la fonction restent un mystère et qui attirent chaque année près de 300.000 visiteurs.”Pour le Breton que je suis, ce moment marque une étape historique pour notre patrimoine culturel”, a déclaré le maire de Carnac, Olivier Lepick, présent à l’Unesco.Les mégalithes “représentent bien plus que de simples pierres. Ils incarnent la mémoire collective de l’humanité, le génie créateur de nos ancêtres et le lien indéfectible qui nous unit à travers les âges”, a-t-il poursuivi, rappelant que “ces cailloux, comme on les appelle affectueusement en Bretagne”, sont situés sur des sites accessibles.Ces mégalithes “constituent un témoignage exceptionnel de la sophistication technique et de l’habileté des communautés néolithiques qui leur ont permis d’extraire, de transporter et de manipuler des pierres monumentales et de la terre pour créer un espace symbolique complexe qui révèle une relation spécifique des populations à leur environnement”, justifie l’Unesco.Pour le Centre des monuments nationaux (CMN), qui gère en France des sites inscrits sur la Liste du patrimoine mondial, “l’ancienneté des sites, la quantité de monuments, la diversité des structures représentées dont certaines ne se retrouvent nulle part ailleurs (grandes files de pierres dressées), la monumentalité des trois tumuli exceptionnels (Mané er Hroeck, Mont-Saint-Michel et Tumiac), la singularité et l’abondance des gravures retrouvées (à Gavrinis par exemple) (…) en font un ensemble véritablement unique au monde”.- “Valeur universelle” -L’annonce a été célébrée au son du bagad, ensemble musical typiquement breton, avec le Bagad Arvorizion Karnag venu exprès pour l’occasion dans l’enceinte du siège de l’Unesco, en présence de la délégation française et d’un drapeau breton.”Cela donne une valeur universelle à ce bien breton”, a réagi auprès de l’AFP Anne Gallo Kerleau, vice-présidente patrimoine de la région Bretagne et “cet éclairage (…) va bénéficier à tout le territoire breton” ainsi qu’à d’autres sites mégalithiques, a-t-elle espéré.A Carnac, des commerçants espèrent que cette inscription amène de nouveaux touristes, sans craindre le surtourisme. “Les commerces de Carnac vivent grâce à cette population”, a réagi Isabelle Servais, libraire au P’tit monde de Zabelle.”S’il n’y a pas de place pour les stationnements (…) ça bloquera de toute façon”, a estimé Caroline Poisson, gérante de la brasserie La Dame de Caro.C’est le premier site intégralement breton inscrit au patrimoine mondial, la tour Vauban dans le Finistère faisant partie des 12 fortifications Vauban classées à travers la France.”Cette reconnaissance (…) témoigne de l’engagement de la France pour la préservation du patrimoine”, a réagi la ministre de la Culture, Rachida Dati, dans un communiqué.L’ancien ministre Jean-Yves Le Drian, président d’honneur de l’association Paysages de mégalithes et ex-président de la région Bretagne, a salué dans un communiqué “le travail remarquable, persévérant et collectif mené depuis plus de dix ans” par des collectivités, des scientifiques, des services de l’Etat et des associations, estimant que cette reconnaissance est aussi celle d’une “civilisation”, dans une région à l’identité forte.La France compte désormais 54 sites inscrits au patrimoine mondial, L’Espagne et la Chine en comptent 60, l’Allemagne 55, avec “des bénéfices concrets durables pour la valorisation de nos territoires, en termes de renommée internationale et d’emplois dans le domaine culturel et touristique”, se réjouit le quai d’Orsay dans un communiqué.

Les mégalithes de Carnac, premier site breton inscrit par l’Unesco au patrimoine mondial

Les mégalithes de Carnac et des rives du Morbihan, vaste ensemble comprenant les célèbres alignements de menhirs, ont été classés samedi par l’Unesco au patrimoine mondial, devenant le premier site breton à rejoindre la prestigieuse liste. Leur inscription a été actée samedi après-midi lors de la 47e session du Comité du patrimoine mondial, réunie jusqu’à dimanche à Paris, au siège de l’Unesco.Erigés pendant plus de deux millénaires lors de la période néolithique, ils s’étendent sur un territoire de 1.000 km2 avec plus de 550 monuments répartis dans 28 communes du Morbihan.Parmi eux figurent les alignements de Carnac, avec ses longues allées rectilignes de menhirs (“pierre longue” en breton) de toutes tailles, dont l’origine et la fonction restent un mystère et qui attirent chaque année près de 300.000 visiteurs.”Pour le Breton que je suis, ce moment marque une étape historique pour notre patrimoine culturel”, a déclaré le maire de Carnac, Olivier Lepick, présent à l’Unesco.Les mégalithes “représentent bien plus que de simples pierres. Ils incarnent la mémoire collective de l’humanité, le génie créateur de nos ancêtres et le lien indéfectible qui nous unit à travers les âges”, a-t-il poursuivi, rappelant que “ces cailloux, comme on les appelle affectueusement en Bretagne”, sont situés sur des sites accessibles.Ces mégalithes “constituent un témoignage exceptionnel de la sophistication technique et de l’habileté des communautés néolithiques qui leur ont permis d’extraire, de transporter et de manipuler des pierres monumentales et de la terre pour créer un espace symbolique complexe qui révèle une relation spécifique des populations à leur environnement”, justifie l’Unesco.Pour le Centre des monuments nationaux (CMN), qui gère en France des sites inscrits sur la Liste du patrimoine mondial, “l’ancienneté des sites, la quantité de monuments, la diversité des structures représentées dont certaines ne se retrouvent nulle part ailleurs (grandes files de pierres dressées), la monumentalité des trois tumuli exceptionnels (Mané er Hroeck, Mont-Saint-Michel et Tumiac), la singularité et l’abondance des gravures retrouvées (à Gavrinis par exemple) (…) en font un ensemble véritablement unique au monde”.- “Valeur universelle” -L’annonce a été célébrée au son du bagad, ensemble musical typiquement breton, avec le Bagad Arvorizion Karnag venu exprès pour l’occasion dans l’enceinte du siège de l’Unesco, en présence de la délégation française et d’un drapeau breton.”Cela donne une valeur universelle à ce bien breton”, a réagi auprès de l’AFP Anne Gallo Kerleau, vice-présidente patrimoine de la région Bretagne et “cet éclairage (…) va bénéficier à tout le territoire breton” ainsi qu’à d’autres sites mégalithiques, a-t-elle espéré.A Carnac, des commerçants espèrent que cette inscription amène de nouveaux touristes, sans craindre le surtourisme. “Les commerces de Carnac vivent grâce à cette population”, a réagi Isabelle Servais, libraire au P’tit monde de Zabelle.”S’il n’y a pas de place pour les stationnements (…) ça bloquera de toute façon”, a estimé Caroline Poisson, gérante de la brasserie La Dame de Caro.C’est le premier site intégralement breton inscrit au patrimoine mondial, la tour Vauban dans le Finistère faisant partie des 12 fortifications Vauban classées à travers la France.”Cette reconnaissance (…) témoigne de l’engagement de la France pour la préservation du patrimoine”, a réagi la ministre de la Culture, Rachida Dati, dans un communiqué.L’ancien ministre Jean-Yves Le Drian, président d’honneur de l’association Paysages de mégalithes et ex-président de la région Bretagne, a salué dans un communiqué “le travail remarquable, persévérant et collectif mené depuis plus de dix ans” par des collectivités, des scientifiques, des services de l’Etat et des associations, estimant que cette reconnaissance est aussi celle d’une “civilisation”, dans une région à l’identité forte.La France compte désormais 54 sites inscrits au patrimoine mondial, L’Espagne et la Chine en comptent 60, l’Allemagne 55, avec “des bénéfices concrets durables pour la valorisation de nos territoires, en termes de renommée internationale et d’emplois dans le domaine culturel et touristique”, se réjouit le quai d’Orsay dans un communiqué.

Macron instaure une journée nationale à la mémoire de Dreyfus et son combat pour la justice

Emmanuel Macron a instauré samedi une journée nationale de commémoration, le 12 juillet, de la réhabilitation par la justice d’Alfred Dreyfus, officier juif injustement accusé de trahison à la fin du XIXe siècle, en appelant à “toujours” rester vigilant “contre les vieux démons” de l’antisémitisme.”Désormais, chaque 12 juillet, se tiendra une cérémonie de commémoration pour Dreyfus, pour la victoire de la justice et de la vérité contre la haine et l’antisémitisme”, écrit le chef de l’Etat dans une déclaration aux Français.La première aura lieu en 2026, pour le 120e anniversaire de la reconnaissance par la Cour de cassation de l’innocence du capitaine.”Ainsi, Alfred Dreyfus et ceux qui combattirent à travers lui pour la Liberté, l’Egalité et la Fraternité continueront d’être l’exemple qui doit inspirer notre conduite”, souligne le président.”L’Affaire Dreyfus” a déchiré l’opinion française pendant plus d’une décennie sur fond d’antisémitisme et de conspiration politico-militaire.De 1894, année de son arrestation, au 12 juillet 1906, date de l’arrêt mettant fin judiciairement à l’Affaire, Alfred Dreyfus aura connu deux procès, l’emprisonnement et plus de quatre ans de bagne sur l’île du Diable en Guyane.”Hélas, la filiation des héritiers des antidreyfusards, antirépublicains et antisémites du début et du milieu du XXe siècle ne s’est jamais éteinte”, poursuit le président.- “Héros démocratique” -“Nous savons qu’il faut toujours faire preuve de vigilance et persévérance contre ces vieux démons antisémites engendrés par la haine. Et aujourd’hui plus que jamais”, ajoute-t-il.Entre janvier et mai 2025, 504 actes antisémites ont été recensés en France, selon le ministère de l’Intérieur, soit une baisse de 24% sur un an mais un doublement par rapport à la même période de 2013. “C’est formidable qu’il y ait une commémoration nationale et annuelle. Ce sera un rappel, tous les ans, de ces valeurs fondamentales qu’aucun Français ne doit oublier et qu’il doit au contraire porter et transmettre”, s’est félicitée Anne-Cécile Levy, arrière-petite-fille du capitaine, jointe par l’AFP.Le chef de l’Etat n’a finalement pas accédé aux appels à la panthéonisation d’Alfred Dreyfus à l’occasion de ce 120e anniversaire, tout comme celui des 90 ans de sa mort, le 12 juillet 1935.L’historien Vincent Duclert – spécialiste de l’Affaire Dreyfus mais aussi du génocide des Tutsi au Rwanda – qui plaidait pour un tel geste a toutefois salué la décision présidentielle.”A travers elle et les mots qui l’accompagnent, c’est Dreyfus qui est pleinement honoré parce qu’il a été l’artisan courageux, patriote de ce combat pour la justice”, a-t-il déclaré à l’AFP.Lors du 100e anniversaire de la réhabilitation en 2006, le président Jacques Chirac avait déjà fait un premier pas avec une cérémonie nationale d’hommage à l’Ecole militaire, sans aller toutefois jusqu’à un transfert au Panthéon, à l’issue d’un débat agité.- “Rupture” -Les détracteurs d’une entrée au Panthéon considèrent qu’Alfred Dreyfus, en tant que victime, n’a pas sa place aux côtés des grands hommes.”Ce serait une rupture par rapport à la tradition de la Ve République”, relevait Avner Ben-Amos, historien spécialiste de la mémoire collective à l’université de Tel-Aviv, le 14 juin dans le quotidien Le Monde.Après sa réhabilitation, Alfred Dreyfus, réintégré comme commandant, demanda une revalorisation de carrière tenant compte de ses annnées perdues au bagne, sans obtenir gain de cause, et quitta l’armée en 1907 – avant de servir à nouveau pendant la Première Guerre mondiale. “Jusqu’à la fin de sa vie (..) il considéra comme injustes les conditions de sa réintégration. Mais, en dépit de cette situation, il continua d’être fidèle à l’esprit de la République comme à sa personne”, considère le chef de l’Etat.L’Assemblée nationale a approuvé à l’unanimité en juin une proposition de loi de Gabriel Attal, chef du parti présidentiel Renaissance, élevant Alfred Dreyfus au grade de général de brigade. Le texte doit encore être approuvé au Sénat à l’automne.”Le président a pris acte du vote de l’Assemblée nationale sur le grade”, s’est félicité Charles Sitzenstuhl, député Renaissance et rapporteur de la proposition de loi.Julien Aubert, vice-président des Républicains, reste plus circonspect. “Faire reculer l’antisémitisme par la réactivation d’une affaire judiciaire vieille d’un siècle? Dans une époque où l’inculture est justement le problème?  Mobiliser les jeunes au mois de juillet?”, s’est-il interrogé sur X.

Macron instaure une journée nationale à la mémoire de Dreyfus et son combat pour la justice

Emmanuel Macron a instauré samedi une journée nationale de commémoration, le 12 juillet, de la réhabilitation par la justice d’Alfred Dreyfus, officier juif injustement accusé de trahison à la fin du XIXe siècle, en appelant à “toujours” rester vigilant “contre les vieux démons” de l’antisémitisme.”Désormais, chaque 12 juillet, se tiendra une cérémonie de commémoration pour Dreyfus, pour la victoire de la justice et de la vérité contre la haine et l’antisémitisme”, écrit le chef de l’Etat dans une déclaration aux Français.La première aura lieu en 2026, pour le 120e anniversaire de la reconnaissance par la Cour de cassation de l’innocence du capitaine.”Ainsi, Alfred Dreyfus et ceux qui combattirent à travers lui pour la Liberté, l’Egalité et la Fraternité continueront d’être l’exemple qui doit inspirer notre conduite”, souligne le président.”L’Affaire Dreyfus” a déchiré l’opinion française pendant plus d’une décennie sur fond d’antisémitisme et de conspiration politico-militaire.De 1894, année de son arrestation, au 12 juillet 1906, date de l’arrêt mettant fin judiciairement à l’Affaire, Alfred Dreyfus aura connu deux procès, l’emprisonnement et plus de quatre ans de bagne sur l’île du Diable en Guyane.”Hélas, la filiation des héritiers des antidreyfusards, antirépublicains et antisémites du début et du milieu du XXe siècle ne s’est jamais éteinte”, poursuit le président.- “Héros démocratique” -“Nous savons qu’il faut toujours faire preuve de vigilance et persévérance contre ces vieux démons antisémites engendrés par la haine. Et aujourd’hui plus que jamais”, ajoute-t-il.Entre janvier et mai 2025, 504 actes antisémites ont été recensés en France, selon le ministère de l’Intérieur, soit une baisse de 24% sur un an mais un doublement par rapport à la même période de 2013. “C’est formidable qu’il y ait une commémoration nationale et annuelle. Ce sera un rappel, tous les ans, de ces valeurs fondamentales qu’aucun Français ne doit oublier et qu’il doit au contraire porter et transmettre”, s’est félicitée Anne-Cécile Levy, arrière-petite-fille du capitaine, jointe par l’AFP.Le chef de l’Etat n’a finalement pas accédé aux appels à la panthéonisation d’Alfred Dreyfus à l’occasion de ce 120e anniversaire, tout comme celui des 90 ans de sa mort, le 12 juillet 1935.L’historien Vincent Duclert – spécialiste de l’Affaire Dreyfus mais aussi du génocide des Tutsi au Rwanda – qui plaidait pour un tel geste a toutefois salué la décision présidentielle.”A travers elle et les mots qui l’accompagnent, c’est Dreyfus qui est pleinement honoré parce qu’il a été l’artisan courageux, patriote de ce combat pour la justice”, a-t-il déclaré à l’AFP.Lors du 100e anniversaire de la réhabilitation en 2006, le président Jacques Chirac avait déjà fait un premier pas avec une cérémonie nationale d’hommage à l’Ecole militaire, sans aller toutefois jusqu’à un transfert au Panthéon, à l’issue d’un débat agité.- “Rupture” -Les détracteurs d’une entrée au Panthéon considèrent qu’Alfred Dreyfus, en tant que victime, n’a pas sa place aux côtés des grands hommes.”Ce serait une rupture par rapport à la tradition de la Ve République”, relevait Avner Ben-Amos, historien spécialiste de la mémoire collective à l’université de Tel-Aviv, le 14 juin dans le quotidien Le Monde.Après sa réhabilitation, Alfred Dreyfus, réintégré comme commandant, demanda une revalorisation de carrière tenant compte de ses annnées perdues au bagne, sans obtenir gain de cause, et quitta l’armée en 1907 – avant de servir à nouveau pendant la Première Guerre mondiale. “Jusqu’à la fin de sa vie (..) il considéra comme injustes les conditions de sa réintégration. Mais, en dépit de cette situation, il continua d’être fidèle à l’esprit de la République comme à sa personne”, considère le chef de l’Etat.L’Assemblée nationale a approuvé à l’unanimité en juin une proposition de loi de Gabriel Attal, chef du parti présidentiel Renaissance, élevant Alfred Dreyfus au grade de général de brigade. Le texte doit encore être approuvé au Sénat à l’automne.”Le président a pris acte du vote de l’Assemblée nationale sur le grade”, s’est félicité Charles Sitzenstuhl, député Renaissance et rapporteur de la proposition de loi.Julien Aubert, vice-président des Républicains, reste plus circonspect. “Faire reculer l’antisémitisme par la réactivation d’une affaire judiciaire vieille d’un siècle? Dans une époque où l’inculture est justement le problème?  Mobiliser les jeunes au mois de juillet?”, s’est-il interrogé sur X.

Macron instaure une journée nationale à la mémoire de Dreyfus et son combat pour la justice

Emmanuel Macron a instauré samedi une journée nationale de commémoration, le 12 juillet, de la réhabilitation par la justice d’Alfred Dreyfus, officier juif injustement accusé de trahison à la fin du XIXe siècle, en appelant à “toujours” rester vigilant “contre les vieux démons” de l’antisémitisme.”Désormais, chaque 12 juillet, se tiendra une cérémonie de commémoration pour Dreyfus, pour la victoire de la justice et de la vérité contre la haine et l’antisémitisme”, écrit le chef de l’Etat dans une déclaration aux Français.La première aura lieu en 2026, pour le 120e anniversaire de la reconnaissance par la Cour de cassation de l’innocence du capitaine.”Ainsi, Alfred Dreyfus et ceux qui combattirent à travers lui pour la Liberté, l’Egalité et la Fraternité continueront d’être l’exemple qui doit inspirer notre conduite”, souligne le président.”L’Affaire Dreyfus” a déchiré l’opinion française pendant plus d’une décennie sur fond d’antisémitisme et de conspiration politico-militaire.De 1894, année de son arrestation, au 12 juillet 1906, date de l’arrêt mettant fin judiciairement à l’Affaire, Alfred Dreyfus aura connu deux procès, l’emprisonnement et plus de quatre ans de bagne sur l’île du Diable en Guyane.”Hélas, la filiation des héritiers des antidreyfusards, antirépublicains et antisémites du début et du milieu du XXe siècle ne s’est jamais éteinte”, poursuit le président.- “Héros démocratique” -“Nous savons qu’il faut toujours faire preuve de vigilance et persévérance contre ces vieux démons antisémites engendrés par la haine. Et aujourd’hui plus que jamais”, ajoute-t-il.Entre janvier et mai 2025, 504 actes antisémites ont été recensés en France, selon le ministère de l’Intérieur, soit une baisse de 24% sur un an mais un doublement par rapport à la même période de 2013. “C’est formidable qu’il y ait une commémoration nationale et annuelle. Ce sera un rappel, tous les ans, de ces valeurs fondamentales qu’aucun Français ne doit oublier et qu’il doit au contraire porter et transmettre”, s’est félicitée Anne-Cécile Levy, arrière-petite-fille du capitaine, jointe par l’AFP.Le chef de l’Etat n’a finalement pas accédé aux appels à la panthéonisation d’Alfred Dreyfus à l’occasion de ce 120e anniversaire, tout comme celui des 90 ans de sa mort, le 12 juillet 1935.L’historien Vincent Duclert – spécialiste de l’Affaire Dreyfus mais aussi du génocide des Tutsi au Rwanda – qui plaidait pour un tel geste a toutefois salué la décision présidentielle.”A travers elle et les mots qui l’accompagnent, c’est Dreyfus qui est pleinement honoré parce qu’il a été l’artisan courageux, patriote de ce combat pour la justice”, a-t-il déclaré à l’AFP.Lors du 100e anniversaire de la réhabilitation en 2006, le président Jacques Chirac avait déjà fait un premier pas avec une cérémonie nationale d’hommage à l’Ecole militaire, sans aller toutefois jusqu’à un transfert au Panthéon, à l’issue d’un débat agité.- “Rupture” -Les détracteurs d’une entrée au Panthéon considèrent qu’Alfred Dreyfus, en tant que victime, n’a pas sa place aux côtés des grands hommes.”Ce serait une rupture par rapport à la tradition de la Ve République”, relevait Avner Ben-Amos, historien spécialiste de la mémoire collective à l’université de Tel-Aviv, le 14 juin dans le quotidien Le Monde.Après sa réhabilitation, Alfred Dreyfus, réintégré comme commandant, demanda une revalorisation de carrière tenant compte de ses annnées perdues au bagne, sans obtenir gain de cause, et quitta l’armée en 1907 – avant de servir à nouveau pendant la Première Guerre mondiale. “Jusqu’à la fin de sa vie (..) il considéra comme injustes les conditions de sa réintégration. Mais, en dépit de cette situation, il continua d’être fidèle à l’esprit de la République comme à sa personne”, considère le chef de l’Etat.L’Assemblée nationale a approuvé à l’unanimité en juin une proposition de loi de Gabriel Attal, chef du parti présidentiel Renaissance, élevant Alfred Dreyfus au grade de général de brigade. Le texte doit encore être approuvé au Sénat à l’automne.”Le président a pris acte du vote de l’Assemblée nationale sur le grade”, s’est félicité Charles Sitzenstuhl, député Renaissance et rapporteur de la proposition de loi.Julien Aubert, vice-président des Républicains, reste plus circonspect. “Faire reculer l’antisémitisme par la réactivation d’une affaire judiciaire vieille d’un siècle? Dans une époque où l’inculture est justement le problème?  Mobiliser les jeunes au mois de juillet?”, s’est-il interrogé sur X.

Au Pérou, une citadelle de 3.800 ans ouvre ses portes aux touristes

Une citadelle de 3.800 ans de la civilisation Caral, l’une des plus anciennes au monde, située dans le nord du Pérou, a ouvert samedi ses portes au public après huit ans d’études et de travaux de restauration. Ce nouveau site archéologique, appelé Peñico, est considéré comme “la ville de l’intégration sociale” parce qu’elle était le point de rencontre pour les échanges commerciaux entre les premières communautés de la côte du Pacifique et celles venant des Andes et des régions amazoniennes.Peñico est situé dans la vallée de Supe, à 182 km au nord de la capitale péruvienne Lima et à une vingtaine de km de l’océan Pacifique. Avant le début des travaux d’exploration en 2017, ce n’était qu’un paysage de collines. “C’est un centre urbain organisé qui était consacré à l’agriculture et aux échanges commerciaux entre la côte, la montagne et la forêt”, a déclaré à l’AFP l’archéologue Ruth Shady, qui dirige les recherches sur la civilisation Caral. “Son ancienneté est de 1.800 à 1.500 ans avant Jésus-Christ”, a-t-elle ajouté.Développée entre les années 3000 et 1800 avant J.-C., la civilisation Caral est considérée comme la culture mère de l’Amérique. Caral a été déclarée patrimoine culturel de l’Humanité par l’Unesco en 2009.Le site de Peñico a été construit sur une terrasse géologique à 600 m au-dessus du niveau de la mer, parallèlement à une rivière pour éviter les inondations. Les chercheurs estiment qu’il a été érigé à la même époque que les premières civilisations au Moyen-Orient et en Asie.Son importance historique réside dans l’apport d’éléments qui doivent permettre de mieux comprendre la crise qu’a affrontée la civilisation Caral, selon l’archéologue. Cette crise, a-t-elle dit, est liée à des changements climatiques qui ont entraîné des sécheresses et affecté les activités agricoles de la région.”Nous voulons comprendre comment la civilisation Caral s’est formée et développée au fil du temps, et comment elle est entrée en crise à cause du changement climatique”, a ajouté Ruth Shady.Au son de pututus (des coquillages), l’ouverture aux touristes samedi, mise en scène par des artistes de la région, a débuté par un rituel ancestral d’offrande à la Pachamama, la Terre-Mère, consistant à offrir à la terre des produits agricoles, des feuilles de coca et des boissons locales pour la remercier de ses bienfaits et demander la prospérité.Les recherches menées par le ministère péruvien de la Culture ont permis d’identifier 18 constructions, notamment des bâtiments, des complexes résidentiels. Parmi eux: le salon cérémoniel des Pututos, où l’on peut apercevoir ces instruments de musique représentés sur les murs d’un salon quadrangulaire.

Gaza ceasefire talks held up by Israel withdrawal plans: Palestinian sources

Indirect talks between Hamas and Israel for a ceasefire in Gaza are being held up by Israel’s proposals to keep troops in the territory, two Palestinian sources with knowledge of the discussions told AFP on Saturday.Delegations from both sides began discussions in Qatar last Sunday to try to agree on a temporary halt to the 21-month conflict sparked by Hamas’s deadly October 2023 attack on Israel.Israel has meanwhile kept up its strikes on Gaza and the territory’s civil defence agency said more than 20 people were killed on Saturday, including in an air strike on an area sheltering the displaced.”We all generally came here because we were told it was a safe area,” Bassam Hamdan told AFP after the overnight attack in an area of Gaza City.”While we were sleeping, there was an explosion… where two boys, a girl and their mother were staying. We found them torn to pieces, their remains scattered,” he added.In southern Gaza, bodies covered in white plastic sheets were brought to the Nasser hospital in Khan Yunis while wounded in Rafah were taken for treatment by donkey cart, on stretchers or carried, AFP photographs showed.If an agreement for a 60-day ceasefire were reached, both Hamas and Israel have said 10 hostages taken in 2023 who remain alive in captivity would be released.Israeli Prime Minister Benjamin Netanyahu said he was prepared then to enter talks for a more permanent end to hostilities.But one Palestinian source, speaking anonymously due to the sensitivity of the talks, said Israel’s refusal to accept Hamas’s demand to withdraw all of its troops from Gaza was holding back progress.A second source said mediators had asked both sides to postpone the talks until the arrival of US President Donald Trump’s special envoy, Steve Witkoff, in the Qatari capital.”The negotiations in Doha are facing a setback and complex difficulties due to Israel’s insistence, as of Friday, on presenting a map of withdrawal, which is actually a map of redeployment and repositioning of the Israeli army rather than a genuine withdrawal,” the first source said.- Enclave plans? – They added that Israel was proposing to maintain military forces in more than 40 percent of the Palestinian territory, forcing hundreds of thousands of displaced Palestinians into a small area near the city of Rafah, on the border with Egypt.”Hamas’s delegation will not accept the Israeli maps… as they essentially legitimise the reoccupation of approximately half of the Gaza Strip and turn Gaza into isolated zones with no crossings or freedom of movement,” they said.There was no immediate comment from the Israeli government.The second Palestinian source accused the Israeli delegation of having no authority, and “stalling and obstructing the agreement in order to continue the war of extermination”.The Gaza war began after Hamas attacked Israel on October 7, 2023, resulting in the deaths of at least 1,219 people, most of them civilians, according to an AFP tally based on Israeli figures.Of the 251 hostages seized, 49 are still being held, including 27 the Israeli military says are dead. At least 57,882 Palestinians, also mostly civilians, have been killed since the start of the war, according to the health ministry in Hamas-run Gaza.Seven UN agencies warned in a joint statement on Saturday that if fuel runs out in Gaza, it would be “an unbearable new burden on a population teetering on the edge of starvation”.- Military operations – The Israeli military said on Saturday it had attacked “approximately 250 terrorist targets throughout the Gaza Strip” in the previous 48 hours. Targets included “terrorists, booby-trapped structures, weapons storage facilities, anti-tank missile launch posts, sniper posts, tunnels and additional terrorist infrastructure sites”, it added.Two previous ceasefires — a week-long truce beginning in late November 2023 and a two-month one from mid-January this year — led to the release of 105 hostages in exchange for hundreds of Palestinian prisoners.The second Palestinian source said “some progress” had been made in the latest talks on plans for releasing Palestinian prisoners held by Israel and getting more aid to Gaza.Netanyahu, who is under domestic and international pressure to end the war, said this week that neutralising Hamas as a security threat was a prerequisite for any long-term ceasefire talks.That included the group giving up weapons, he said, warning that failure to do so would mean Israel would have to do so by force.burs-az/phz/kir