Venezuelans await release of more political prisoners, Maduro ‘doing well’
Venezuelans were waiting for more political prisoners to be released on Sunday, as ousted president Nicolas Maduro defiantly claimed from his US jail cell that he is “doing fine” after being seized by US forces a week ago.Interim president Delcy Rodriguez has begun to free prisoners jailed under Maduro, saying a “large” number would be released in a gesture of appeasement for which Washington took credit.Rodriguez, vice president under Maduro, said Venezuela would take “the diplomatic route” with the United States, with President Donald Trump claiming it was “in charge” of the South American country.”Venezuela has started the process, in a BIG WAY, of releasing their political prisoners. Thank you!” Trump said in a post on his Truth Social platform on Saturday night.”I hope those prisoners will remember how lucky they got that the USA came along and did what had to be done.”Rights groups estimate there are 800 to 1,200 political prisoners held in Venezuela.Maduro and his wife were captured in a dramatic nighttime raid on January 3 that began with air strikes across Caracas. They were taken to New York City by US forces to stand trial on drug-trafficking and weapons charges.- Anxiety over prisoners -Only 21 people had been released by Saturday evening, including several prominent opposition figures, prisoners’ rights groups and the opposition said.A detained police officer accused of “treason” against Venezuela had also died in state custody, the opposition and rights groups said on Saturday.”We directly hold the regime of Delcy Rodriguez responsible for this death,” Primero Justicia (Justice First), which is part of the Venezuelan opposition alliance, said in a statement on X.Anxious relatives have camped outside jails, awaiting the promised release of political prisoners.Families held candlelight vigils outside El Rodeo prison east of Caracas and El Helicoide, a notorious prison run by the intelligence services, displaying signs with the names of their imprisoned relatives.”I am tired and angry,” Nebraska Rivas, 57, told AFP as she waited for her son to be released from El Rodeo.”But I have faith that they will hand him over to us soon,” she said after sleeping on the pavement outside the prison for two nights.- ‘Trust blindly’ -Maduro claimed he was “doing well” in jail in New York, his son Nicolas Maduro Guerra said in a video released by his party on Saturday.Around 1,000 protesters, waving flags and placards with the face of the mustachioed ex-leader and his wife Cilia Flores, rallied in the west of Caracas and a few hundred in the eastern Petare district. “I’ll march as often as I have to until Nicolas and Cilia come back,” said demonstrator Soledad Rodriguez, 69.”I trust blindly that they will come back — they have been kidnapped.”The demonstrations were far smaller than Maduro’s camp had mustered in the past, and top figures from his government were notably absent.Rodriguez was instead seen attending an agricultural fair. She has moved to placate the powerful pro-Maduro base by insisting Venezuela is not “subordinate” to Washington, and vowed in televised comments she would “not rest for a minute until we have our president back.”The other two hardline powers in his government, Interior Minister Diosdado Cabello and Defense Minister Vladimir Padrino Lopez, were also not seen at the rallies.- Oil talks -Trump vowed to secure US access to Venezuela’s vast oil reserves following Maduro’s capture, and Rodriguez has pledged to cooperate.The White House said Trump has signed an emergency order protecting US-held revenues derived from sales of Venezuelan oil, preventing them from being seized by courts or creditors.Trump pressed top oil executives at a White House meeting on Friday to invest in Venezuela’s reserves, but was met with a cautious reception.Chevron is currently the only US firm licensed to operate in Venezuela, through a sanctions exemption.Experts say Venezuela’s oil infrastructure is creaky after years of mismanagement and sanctions.Washington has also confirmed that US envoys visited Caracas on Friday to discuss reopening their embassy there.The Venezuelan government did not respond when asked whether the US officials had met with Rodriguez.The US embassy in Colombia warned on Saturday that “the security situation in Venezuela remains fluid” and advised Americans to leave “immediately” as commercial flights become available.
Nouvelles manifestations en Iran, une ONG met en garde contre un “massacre”
Des Iraniens ont de nouveau manifesté contre le pouvoir dans la nuit, une ONG s’inquiétant dimanche dans le pays privé d’internet d’un “massacre” des forces de l’ordre pour mettre fin à une contestation inédite depuis trois ans.Le mouvement, initialement déclenché à Téhéran le 28 décembre par des commerçants devant la cherté de la vie et la dépréciation de la monnaie, a gagné de nombreuses autres villes et pris de l’ampleur ces derniers jours.Des ONG ont signalé des dizaines de morts depuis le début du mouvement, alors que la République islamique fait face à l’un de ses plus grands défis depuis sa proclamation en 1979.Devant un Iran “aspirant à la liberté”, le président américain Donald Trump a répété samedi que Washington se tenait “prêt à aider”.En cas de frappes américaines, l’Iran ripostera en ciblant des sites militaires et le transport maritime des Etats-Unis, a averti dimanche le président du Parlement.- Hôpitaux “débordés” -Sur le terrain, la mobilisation ne faiblit pas. Des vidéos publiées sur les réseaux sociaux ont montré de grandes foules défilant dans la nuit de samedi à dimanche dans plusieurs villes iraniennes, notamment la capitale Téhéran et Machhad, dans l’est du pays.Ces images sont probablement diffusées par des moyens satellitaires, alors que la coupure d’internet, depuis maintenant plus de 60 heures, rend quasi impossible toute communication avec le monde extérieur.”Cette mesure de censure constitue une menace directe pour la sécurité et le bien-être des Iraniens”, a souligné sur son compte X l’ONG de surveillance de la cybersécurité Netblocks. Dans d’autres vidéos, qui n’ont pas pu être authentifiées par l’AFP à ce stade, on voit des familles qui semblent identifier dans une morgue de Téhéran les corps de proches tués dans les manifestations.L’organisation Human Rights Activists News Agency (HRANA), basée aux Etats-Unis, a déclaré avoir confirmé la mort de 116 personnes, dont 37 membres des forces de sécurité ou autres responsables, depuis le début du mouvement. L’ONG Iran Human Rights (IHR), basée en Norvège, doit publier son bilan plus tard dimanche, après avoir fait état vendredi d’au moins 51 manifestants tués et de centaines de blessés.Mais les militants ont averti que la coupure d’internet limitait fortement la circulation de l’information et que le nombre réel de victimes risquait d’être bien plus élevé.Le Centre pour les droits de l’homme en Iran (CHRI), dont le siège est à New York, a dit avoir reçu des “témoignages directs et des rapports crédibles” sur la mort de centaines de manifestants ces derniers jours.”Un massacre est en cours en Iran. Le monde doit agir maintenant pour empêcher de nouvelles pertes humaines”, avertit l’organisation.Elle ajoute que les hôpitaux sont “débordés”, que les réserves de sang diminuent et que de nombreux manifestants ont été délibérément visés aux yeux par des tirs.- Lignes téléphoniques coupées -Dans des déclarations à la télévision d’Etat, le ministre de l’Intérieur Eskandar Momeni a affirmé que les actes de “vandalisme” étaient en baisse, mettant en garde “ceux qui mènent les manifestations vers la destruction, le chaos et des actes terroristes”.Dimanche, le chef de la police a annoncé “d’importantes arrestations contre les principaux éléments impliqués dans les émeutes, qui, si Dieu le veut, seront punis après la fin des procédures légales”.A Téhéran, un journaliste de l’AFP décrit une quasi-paralysie de la vie quotidienne. Le prix de la viande a presque doublé depuis le début de la contestation et beaucoup de boutiques ont baissé le rideau.Les écoles sont fermées et l’enseignement se fait désormais à distance mais sans internet, il est impossible de se connecter. De même, si de nombreux Iraniens se rendent encore au bureau, l’absence de réseau rend toute activité pratiquement impossible.Samedi soir, les lignes de téléphonie mobile ont également été coupées. Selon des habitants de Téhéran, lors de la dernière grande vague de manifestations en 2022-2023, elles continuaient de fonctionner et le niveau de perturbation de la vie quotidienne n’avait rien à voir avec la situation actuelle.Très présent sur les réseaux sociaux, Reza Pahlavi, fils en exil du chah renversé en 1979, a appelé à de nouvelles actions plus tard dimanche.”N’abandonnez pas les rues. Mon cœur est avec vous. Je sais que je serai bientôt à vos côtés”, a-t-il lancé.
Les Birmans votent pour la deuxième phase des législatives organisées par la junte
La deuxième phase des élections législatives a débuté dimanche en Birmanie, où la junte au pouvoir promet un retour à la démocratie à l’issue de ce scrutin dénoncé par les observateurs occidentaux comme une manœuvre pour prolonger le régime militaire.L’armée dirige le pays d’Asie du Sud-Est depuis son indépendance en 1948, en dehors d’une parenthèse démocratique qui avait suscité une vague de réformes et d’optimisme entre 2011 et 2021.Les militaires ont repris le pouvoir lors d’un coup d’Etat il y a cinq ans, annulant le résultat des dernières élections, arrêtant la figure démocratique Aung San Suu Kyi et plongeant la Birmanie dans une guerre civile.Les bureaux de vote ont ouvert à 06H00 (23H30 GMT samedi) à Kawhmu, la circonscription de l’ancienne dirigeante et prix Nobel de la paix, ont constaté des journalistes de l’AFP. Ils doivent fermer dans l’après-midi.Than Than Sint, une agricultrice, a admis que le pays connaissait de “nombreux problèmes” et dit à l’AFP avoir voté pour remplir son devoir civique et parce qu’elle souhaitait la paix en Birmanie.”On sait que cela n’arrivera pas tout de suite. Mais on doit avancer étape par étape pour les générations futures”, a déclaré cette femme de 54 ans à la sortie d’une école primaire transformée en bureau de vote à Kawhmu.”Je pense que les choses s’amélioreront après l’élection”, a-t-elle jugé.Après avoir gouverné par la force pendant cinq ans, la junte présente ces législatives, qui doivent s’achever le 25 janvier à l’issue d’une troisième phase, comme un pas vers la réconciliation.Mais Aung San Suu Kyi, âgée de 80 ans, reste emprisonnée et son parti, la Ligue nationale pour la démocratie (LND), a été dissous.De nombreux pays et observateurs internationaux ont condamné ces élections, marquées par une répression des voix dissidentes, et des listes majoritairement composées de partis favorables à l’armée.Le Parti de l’union, de la solidarité et du développement (PUSD), que des experts considèrent comme un relais civil de la junte, a remporté près de 90% des sièges de la chambre basse en jeu lors de la première phase du scrutin fin décembre.Peuplée d’environ 50 millions d’habitants, la Birmanie est déchirée par une guerre civile et les élections ne se tiennent pas dans les larges zones tenues par les rebelles.- “Façade de légitimité” -“Les résultats ne sortiront que de la bouche des militaires”, a déclaré un habitant de Rangoun âgé de 50 ans, sous couvert d’anonymat pour des raisons de sécurité.Les analystes estiment que l’armée cherche à redorer son image pour améliorer ses relations diplomatiques, attirer davantage d’investissements étrangers et couper l’élan des rebelles.”La junte a conçu le scrutin pour assurer la victoire de son relais (le PUSD), renforcer la domination militaire en Birmanie et fabriquer une façade de légitimité alors que la violence et la répression se poursuivent sans relâche”, a dénoncé jeudi l’expert de l’ONU Tom Andrews.La première phase a vu fin décembre un taux de participation d’environ 50%, bien en-deçà des 70% du scrutin de 2020 qui avait porté le parti d’Aung San Suu Kyi au pouvoir.”Le peuple a très peu d’intérêt pour cette élection”, a estimé l’habitant de Rangoun. “Elle ne mettra pas fin à nos souffrances.”La LND d’Aung San Suu Kyi avait largement devancé les candidats proches des militaires aux élections de 2020 avant que le général Min Aung Hlaing ne s’empare du pouvoir en invoquant une fraude électorale généralisée.Selon le Réseau asiatique pour des élections libres, les noms des partis qui avaient alors remporté 90% des sièges ne figurent pas cette fois sur les bulletins de vote après avoir été dissous par la junte.Dans le sillage du coup d’Etat de février 2021, l’armée a réprimé les manifestations pro-démocratie, mais des militants ont formé des guérillas qui combattent souvent aux côtés d’armées issues de minorités ethniques longtemps hostiles au pouvoir central.Le chef militaire Min Aung Hlaing n’a pas exclu l’idée d’échanger son uniforme kaki contre le costume civil de président lorsqu’un nouveau gouvernement sera formé.Il a affirmé lors de la première phase que l’élection était “libre et équitable”.



