Trump calls Greenland ‘vital’ for US as Danish FM braces for Vance talks

US President Donald Trump insisted Wednesday the US needs to take control of Greenland, with NATO’s support, just hours before crunch talks about the Arctic island with top Danish, Greenlandic and US officials.Just hours before the meeting with US Vice President JD Vance was due to start, Trump said that US control of Greenland — an autonomous territory belonging to NATO ally Denmark — was “vital” for his planned Golden Dome air and missile defense system.”NATO becomes far more formidable and effective with Greenland in the hands of the UNITED STATES. Anything less than that is unacceptable,” he wrote on social media.He said NATO “should be leading the way” in building the multi-layer missile defense system.”IF WE DON’T, RUSSIA OR CHINA WILL, AND THAT IS NOT GOING TO HAPPEN!” Trump wrote.Just prior, Danish Defence Minister Troels Lund Poulsen had sought to ease US concerns about security in Greenland, telling AFP Denmark was boosting its military presence there and was in talks with allies on “an increased NATO presence in the Arctic.”Trump has repeatedly threatened to take over the vast, strategic and sparsely populated Arctic island, and he has sounded emboldened since ordering a deadly January 3 attack in Venezuela that removed its president.Danish Foreign Minister Lars Lokke Rasmussen and his Greenlandic counterpart were to hold talks later Wednesday in Washington with US Secretary of State Marco Rubio and Vice President JD Vance.Lokke said he was hoping to “clear up certain misunderstandings.” But it remains to be seen if the Trump administration also sees a misunderstanding and if it wants to climb down.Trump, when asked Tuesday about Greenland’s leader saying that the island prefers to remain part of Denmark, said: “Well that’s their problem.””Don’t know anything about him, but that’s going to be a big problem for him,” Trump said.Trump said on Friday that he wanted Greenland “whether they like it or not” and “if we don’t do it the easy way, we’re going to do it the hard way.”Danish Prime Minister Mette Frederiksen has warned that an attack on a NATO ally would end the alliance.While an agreement with Denmark allows the United States to station as many soldiers as it wants on Greenland, Trump has doubled down on US ownership, telling reporters on Sunday that “we’re talking about acquiring not leasing.”The former real estate developer told The New York Times that ownership “is psychologically needed for success” and “gives you things and elements that you can’t get from just signing a document.”Trump maintains the United States needs Greenland due to the threat of a takeover by Russia or China. The two rival powers have both stepped up activity in the Arctic, where ice is melting due to climate change, but neither claims Greenland, which is home to 57,000 people.- ‘Bad ally’? -Vance, who slammed Denmark as a “bad ally” during a visit to Greenland last year, is known for his hard edge, which was on display when he publicly berated Ukrainian President Volodymyr Zelensky during a White House meeting in February.It has not been announced if the Greenland meeting will be open to the press.”If the US continues with, ‘We have to have Greenland at all cost,’ it could be a very short meeting,” said Penny Naas, a senior vice president at the German Marshall Fund of the United States, a Washington think tank.”If there is a slight nuance to it, it could lead to a different conversation,” she said.Greenland’s government and Denmark have been firmly against Trump’s designs.”One thing must be clear to everyone: Greenland does not want to be owned by the United States. Greenland does not want to be governed by the United States. Greenland does not want to be part of the United States,” Greenland’s Prime Minister Jens-Frederik Nielsen said ahead of the Washington talks.The Danish prime minister said it had not been easy to stand up to “completely unacceptable pressure from our closest ally.”Copenhagen has rejected US claims that it is not protecting Greenland from Russia and China, pointing out that it has invested almost 90 billion kroner ($14 billion) to beef up its military presence in the Arctic.Denmark is a founding member of NATO and its military joined the United States in the wars in Afghanistan and Iraq, the latter to much criticism. Shortly after the White House talks, a senior delegation from the US Congress — mostly Democrats, but with one Republican — will visit Copenhagen to offer solidarity.

Procès RN: les espoirs d’une première victoire procédurale pour Marine Le Pen

Une possible victoire procédurale pour Marine Le Pen? La cour d’appel de Paris se prononce jeudi sur l’éventuel retrait du dossier de plusieurs contrats d’assistants parlementaires pour lesquels la leader d’extrême droite avait été condamnée en première instance.L’accusation elle-même a reconnu mercredi qu’une partie de ces contrats devait être écartée.A la barre, mercredi matin, l’avocat de Marine Le Pen, Rodolphe Bosselut, a salué “l’honnêteté dont le parquet général a fait preuve”.Quelques minutes plus tôt, l’un des deux représentants de l’accusation avait considéré qu’en première instance, le tribunal correctionnel de Paris avait “surestimé” les charges dont il était saisi.Or, “la saisine du tribunal ne pouvant être implicite”, l’avocat général a donc demandé à ce qu’un certain nombre de contrats d’assistants parlementaires, pour lesquels Marine Le Pen, en tant que présidente du Front national (FN, devenu Rassemblement national), avait été condamnée, ne soient pas pris en compte.La cour d’appel doit rendre sa décision jeudi matin.En cause, un embrouillamini né de l'”ordonnance de renvoi devant le tribunal correctionnel”, soit le document rédigé par les juges d’instruction récapitulant le dossier et énumérant les charges dont les magistrats sont “saisis” à l’audience pour mener le procès.Dans l’affaire des assistants parlementaires d’eurodéputés FN, les juges de première instance avaient pris en compte un tableau annexe, non signé, listant l’ensemble des contrats, quand bien même certains n’avaient pas donné lieu à des mises en examen d’assistants.- “Monstruosité juridique” -Le tribunal correctionnel avait jugé que le document était suffisant pour poursuivre Marine Le Pen en tant que présidente du parti pour complicité de détournement de fonds pour l’ensemble des contrats, en appliquant l’infraction à une période, et non contrat par contrat.”Ça a abouti à une aggravation de la situation pénale (de Marine Le Pen), pour une valeur complémentaire de détournements supposés d’1,4 million d’euros!”, a répété trois fois Me Bosselut.Dans la salle d’audience, la triple candidate malheureuse à la présidentielle – dont l’issue du procès doit déterminer son avenir politique – n’a pu retenir un hochement de tête de satisfaction.Vingt-quatre heures après l’ouverture de son procès en appel, elle peut espérer un changement d’approche du dossier par rapport à ses premiers juges de l’automne 2024.La présidente du tribunal correctionnel ne s’était-elle pas emportée contre son avocat qui avait fait part de son “impression de se faire piéger” par l’intégration de ce fameux tableau, en l’enjoignant à “garder (ses) impressions et, surtout, ne (pas s’)y fier”?.Toute l’audience de première instance avait été à l’avenant, chargée d’une tension – souvent également alimentée par Marine Le Pen elle-même.”On a eu le sentiment (lors du premier procès) d’une monstruosité juridique”, souffle-t-elle mercredi à la sortie de l’audience, saluant dans les préconisations du parquet général “un événement majeur”.- “La route est longue” -Laissant désormais ses avocats s’exprimer – là où celle qui porta la robe dans les années 90 s’était beaucoup exposée lors du premier procès -, Marine Le Pen semble elle-aussi aborder cette audience en appel de manière fort différente.Mardi, à l’ouverture des débats, elle avait déjà esquissé une inflexion dans son système de défense avec une formule inédite: “si un délit a été commis, je veux bien l’entendre”. Pour mieux s’empresser de contester toute intention de le commettre et rejeter la faute sur la négligence du Parlement européen.”La route est longue, le procès dure un mois, mais en tout état de cause, aujourd’hui, je pense, comme d’ailleurs l’audience d’hier, les choses sont appréhendées avec beaucoup plus de sérénité et moins d’hostilité”, a estimé devant la presse Me Bosselut.Un mois d’audience doit encore la confronter à ces contrats d’assistants parlementaires – même le “tableau annexe” retiré -, dont elle n’était pas parvenue en première instance à convaincre de leur activité effective pour les eurodéputés RN, alors qu’ils exerçaient en parallèle des fonctions pour le parti.En ligne de mire: l’espoir d’une relaxe ou, à défaut, d’une condamnation à une peine d’inéligibilité de moins de deux ans et sans emprisonnement ferme ou bracelet électronique, pour pouvoir se présenter en 2027.

Migrants: dix militants britanniques d’extrême droite interdits de territoire français

Accusés d'”actions à caractère violent” envers des migrants sur le littoral du Nord et du Pas-de-Calais, dix militants britanniques d’extrême droite sont désormais interdits de territoire français, leur mouvement dénonçant une décision “absolument scandaleuse”.Ces interdictions de territoire, prononcées mardi, interviennent après “plusieurs” signalements “par différents acteurs, sur la présence d’activistes d’extrême droite” du mouvement britannique Raise the colours sur le littoral du Nord et du Pas-de-Calais, selon un communiqué du ministère de l’Intérieur publié mercredi.Le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, a été “informé de ces faits au mois de décembre”.Ces activistes détruisaient des “small boats”, les bateaux de fortune utilisés par les migrants pour traverser la Manche et rejoindre le Royaume-Uni, et effectuaient “une activité de propagande (…) à destination du public britannique”, a ajouté le ministère.Ces actions sont “de nature à occasionner de graves troubles à l’ordre public”, a-t-il encore justifié, sans communiquer l’identité des personnes interdites de territoire.”Notre état de droit n’est pas négociable, les actions à caractère violent ou provoquant à la haine n’ont pas leur place sur notre territoire”, a souligné Laurent Nuñez sur X.Raise the colours relayait régulièrement ses actions sur le littoral du nord de la France sur les réseaux sociaux.Début décembre, des journalistes de l’AFP avaient croisé trois d’entre eux sur la plage de Gravelines (Nord), d’où ont régulièrement lieu des départs de “small boats”.- “Beaucoup trop tard” -Ces interdictions de territoire sont “absolument scandaleuses”, a réagi mercredi Raise the colours sur X.Le mouvement accuse Laurent Nuñez de prendre cette décision “tout en ne faisant absolument rien pour expulser les immigrants présents dans la région de Calais”.”Nous sommes rassurés de cette décision” prise à l’encontre d’activistes qui “sèment la division en s’en prenant à des personnes extrêmement vulnérables qui sont simplement à la recherche d’un refuge”, a réagi auprès de l’AFP Paul Alauzy, coordinateur du programme exilés pour Médecins du monde.”C’est un premier pas qui va dans le bon sens, mais qui arrive beaucoup trop tard”, a estimé une porte-parole de l’association L’Auberge des migrants, souhaitant rester anonyme.”Ça allait bien plus loin” que les actions décrites par le ministère de l’Intérieur, selon elle: “Ce sont des gens dangereux, certains ont fait de la prison, sont proches de mouvements néonazis”, a-t-elle affirmé, disant avoir reçu des témoignages de personnes migrantes agressées physiquement.En novembre, l’un des fondateurs de Raise the colours, Ryan Bridge, s’était filmé dans une vidéo publiée en direct sur les réseaux sociaux interpellant des migrants dormant dans des tentes dans les rues de Paris.”On ne va pas baisser notre vigilance sur ce sujet”, a assuré à l’AFP Cecilia, co-coordinatrice de l’association Utopia 56 à Calais. Elle dit craindre que les activistes interdits de territoire français ne soient simplement remplacés par d’autres.- Opération “massive” -Ces dernières semaines, Raise the colours a à plusieurs reprises prévenu sur X d’une opération “massive” en France en 2026, rappellent les associations.La justice française a ouvert une enquête préliminaire pour “violences aggravées” commises sur des migrants dans la nuit du 9 au 10 septembre à Grand-Fort-Philippe, près de Dunkerque, à la suite du signalement par une association.Cette nuit-là, quatre hommes arborant des drapeaux anglais et du Royaume-Uni ont agressé des migrants en leur disant qu’ils n’étaient pas les bienvenus en Angleterre et en volant certaines de leurs affaires, avait rapporté à l’AFP Félicie Penneron, coordinatrice d’Utopia 56 près de Dunkerque.Raise the colours avait nié sur X être responsable de cette agression.En 2025, 41.472 migrants ont réussi à traverser la Manche depuis la France sur des “small boats” pour rejoindre le Royaume-Uni, le deuxième nombre le plus élevé après le record de 2022.Un accord a été signé cet été entre les deux pays pour tenter d’endiguer le phénomène alors que le Premier ministre britannique, Keir Starmer, est confronté à la montée du parti anti-immigration Reform UK.L’accord bilatéral prévoit le renvoi en France de migrants arrivés illégalement au Royaume-Uni en “small boats” en échange de l’accueil par Londres de migrants se trouvant en France, sur le principe du “un pour un”.

Groenland: Trump réitère ses menaces avant une rencontre sous haute tension à Washington

Donald Trump a insisté mercredi sur la nécessité pour les Etats-Unis de s’emparer du Groenland, avec le soutien de l’Otan, juste avant un entretien sous haute tension entre dirigeants danois, groenlandais et américains autour de l’avenir du territoire autonome danois.Les Etats-Unis “ont besoin du Groenland pour des raisons de sécurité nationale. Il est vital pour le Dôme d’Or (ndlr, le projet de bouclier antimissile) que nous construisons”, a dit le président américain sur son réseau Truth Social.”L’Otan devrait ouvrir la voie pour que nous l’obtenions”, a-t-il ajouté, au risque de jeter le trouble sur le fonctionnement de l’Alliance atlantique.”L’Otan devient bien plus redoutable et efficace avec le Groenland entre les mains des ÉTATS-UNIS. Tout autre scénario est inacceptable”, a conclu Donald Trump.La Première ministre danoise Mette Frederiksen avait estimé début janvier qu’une attaque américaine sur le Groenland serait “la fin de tout” et en particulier de l’Otan.Pour amadouer l’administration américaine, le Danemark a promis qu’il allait “renforcer sa présence militaire” au Groenland et dialoguer avec l’Otan pour accroître la présence alliée dans l’Arctique, a annoncé à l’AFP le ministre danois de la Défense, Troels Lund Poulsen.Depuis son retour au pouvoir, il y a près d’un an, Donald Trump évoque régulièrement la possibilité de prendre le contrôle de cette immense île arctique, stratégique mais peu peuplée. Il fait pour la première fois un lien entre le Dôme d’Or, gigantesque projet de bouclier qui doit permettre l’interception de missiles quelle que soit la provenance de leurs, et la possession du Groenland.- JD Vance hôte -A Washington, le ministre danois des Affaires étrangères, Lars Løkke Rasmussen, et son homologue groenlandaise Vivian Motzfeldt doivent rencontrer le vice-président, JD Vance, et le secrétaire d’Etat Marco Rubio.M. Vance avait tenu des propos très durs à l’encontre de Copenhague lors d’une visite au printemps au Groenland, où il n’avait pas été invité. Qualifiant le Danemark de “mauvais allié”, il avait fustigé la faiblesse de l’engagement du pays au Groenland et sur la sécurité arctique.M. Løkke a dit espérer lever “certains malentendus” au cours de la rencontre, alors que le Danemark et le Groenland rejettent toute idée de rattachement de l’île aux Etats-Unis.Donald Trump a accru les inquiétudes danoises et groenlandaises ces derniers jours, déclarant dimanche qu’il s’emparerait “d’une manière ou d’une autre” du territoire autonome danois.Le milliardaire républicain affirme que les Etats-Unis ont besoin du Groenland pour contenir les avancées de la Russie et de la Chine en Arctique. Face à ces menaces, les Européens soutiennent le Danemark: Emmanuel Macron a jugé qu’une violation de la souveraineté du Danemark entraînerait “des conséquences en cascade inédite”. La présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen a affirmé que les habitants du territoire autonome “peuvent compter sur nous”.- “Crise géopolitique” – Selon Penny Naas, chercheuse au German Marshall Fund of the United States (GMFUS), un centre d’études sur les relations transatlantiques, la réunion pourrait tourner court si les Américains campent sur leur exigence d’obtenir le Groenland coûte que coûte.Mais, “s’il y a une légère nuance, cela pourrait mener à une conversation différente”, estime-t-elle.”Nous sommes confrontés à une crise géopolitique et si nous devons choisir entre les Etats-Unis et le Danemark là, maintenant, nous choisissons le Danemark”, a dit mardi le chef du gouvernement groenlandais, Jens-Frederik Nielsen, à l’occasion d’un déplacement à Copenhague.”Le Groenland n’appartiendra pas aux Etats-Unis. Le Groenland ne sera pas dirigé par les Etats-Unis. Le Groenland ne fera pas partie des Etats-Unis”, a-t-il martelé.Aux côtés de M. Nielsen à Copenhague, la Première ministre danoise, Mette Frederiksen, a estimé qu’il n’avait pas été facile de résister à ce qu’elle a qualifié de “pression totalement inacceptable de la part de notre plus proche allié”.Le Danemark, membre de l’Otan, rejette les accusations américaines selon lesquelles il ne protégerait pas suffisamment le Groenland face à la Russie et à la Chine.Copenhague rappelle avoir notamment investi près de 90 milliards de couronnes (12 milliards d’euros) pour renforcer sa présence militaire dans l’Arctique.Peu après la rencontre à la Maison Blanche, une délégation du Congrès américain – composée principalement de démocrates, mais aussi d’un républicain – doit se rendre à Copenhague pour exprimer sa solidarité avec le Danemark.”Les menaces continues du président Trump envers le Groenland sont inutiles et ne font qu’affaiblir notre alliance au sein de l’Otan”, a déclaré le sénateur démocrate Dick Durbin, l’un des membres de cette délégation.

L’Iran promet des procès “rapides” pour les manifestants arrêtés

L’Iran a promis mercredi des procès “rapides” pour les suspects arrêtés lors des manifestations, alors que les organisations de défense des droits humains craignent un usage massif de la peine de mort dans le pays largement coupé du monde depuis près d’une semaine.A Téhéran mercredi, des milliers de personnes se sont rassemblées pour les funérailles de plus de 100 membres des forces de sécurité et autres “martyrs” tués lors des manifestations secouant l’Iran depuis le 28 décembre. Des images de la télévision d’Etat montrent la foule agitant des drapeaux de la République islamique pour cette cérémonie, qui a commencé avec des lectures de prières pour les morts devant l’université de la capitale. Des banderoles avec les mots “mort à l’Amérique” et des photos du guide suprême, l’ayatollah Ali Khamenei, émergeaient de la foule, selon un journaliste de l’AFP à Téhéran, de même qu’une photo montrant Donald Trump, du sang sur le visage, lors d’une tentative d’assassinat en 2024, avec la légende: “Cette fois il ne manquera pas sa cible”.”L’Iran n’a jamais vu un tel niveau de destruction”, a déclaré devant la foule le chef d’état-major de l’armée iranienne, Abdolrahim Moussavi, en allusion aux actes de violence survenus lors des manifestations.Au moins 700 manifestants – mais probablement des milliers – selon les ONG, ont été tués lors du mouvement de protestation et de très nombreuses personnes arrêtées. Selon les médias iraniens, le chef du pouvoir judiciaire a promis mercredi des procès “rapides” et “publics” à l’issue d’une visite de cinq heures dans une prison de Téhéran où sont détenus des manifestants – des “émeutiers” selon les autorités. “Si quelqu’un a mis le feu à une personne, l’a décapitée avant de brûler son corps, nous devons faire notre travail rapidement”, a déclaré Gholamhossein Mohseni Ejeï. Sur une vidéo de la télévision d’Etat, on le voit assis devant un drapeau iranien dans une grande salle ornée de tapis de la prison, interroger lui-même un homme en tenue grise de prisonnier dont le visage est flouté. Le détenu est accusé d’avoir apporté des cocktails Molotov dans un parc de la capitale.- “Exécutions” -Les défenseurs des droits humains s’inquiètent d’exécutions express à venir. Amnesty International et d’autres ont notamment dit avoir des informations sur l’exécution d’un premier manifestant prévue mercredi, ce qu’a aussi avancé la diplomatie américaine. “Plus de 10.600 manifestants ont été arrêtés (…) Erfan Soltani, 26 ans, dont l’exécution a été programmée pour le 14 janvier, est l’un d’eux”, a écrit le Département d’Etat dans un message en farsi sur X.Amnesty a demandé à l’Iran de “surseoir immédiatement à toutes les exécutions, y compris celle d’Erfan Soltani”.Téhéran, de son côté, accuse Washington de chercher un “prétexte” en vue d’une intervention militaire pour faire tomber le pouvoir.Le président américain, dont les intentions restent floues, a menacé plusieurs fois d’intervenir militairement depuis le début du mouvement, l’un des plus vastes depuis la proclamation de la République islamique en 1979.Mardi, il a promis aux manifestants que “beaucoup d’aide est en route”. “CONTINUEZ A MANIFESTER – PRENEZ LE CONTROLE DE VOS INSTITUTIONS!!!”, a-t-il lancé sur son réseau Truth social.La répression a fait au moins 734 morts selon l’ONG Iran Human Rights (IHR) basée en Norvège, qui estime toutefois que le nombre réel de morts pourrait s’élever à plusieurs milliers.Internet était toujours coupé mercredi dans tout le pays, pour le septième jour de suite, ce qui rend difficile l’accès aux informations. Les communications téléphoniques restaient limitées.Mais des rapports crédibles font état “de tueries à grande échelle menées par les forces de sécurité à travers le pays”, a affirmé mardi l’ONG Human Rights Watch.- “La plus violente” -La répression pourrait être “la plus violente” de l’histoire contemporaine de ce pays, a déploré mercredi le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, exhortant les autorités à la faire cesser “impérativement”. Les condamnations affluent à l’international ces derniers jours : l’ONU s’est dite “horrifiée” et la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen a dit plancher sur de nouvelles sanctions contre Téhéran.Donald Trump a lui annoncé mardi des sanctions contre les partenaires commerciaux de l’Iran – des droits de douane de 25% prenant effet “immédiatement”.Sur les réseaux sociaux, de nouvelles vidéos, authentifiées par l’AFP, sont apparues mardi montrant des dizaines de corps alignés à l’intérieur et à l’extérieur d’une morgue au sud de la capitale iranienne.”La violence augmente, les arrestations aussi. Les oppresseurs tirent au hasard”, racontait mardi à l’AFP Kian Tahsildari à Istanbul, relayant le témoignage d’amis à Machhad, dans le nord-est de l’Iran.

Attaque du 7-Octobre: Hachette rappelle des manuels parascolaires critiqués par Macron

Le groupe d’édition Hachette a rappelé mercredi trois manuels de révision parascolaires qui qualifient de “colons juifs” les victimes de l’attaque du 7-octobre 2023 en Israël, une “falsification des faits” dénoncée par Emmanuel Macron et les organisations juives.Le président de la République a jugé “intolérable” que ces ouvrages de révision du baccalauréat “falsifient les faits” au sujet des “attentats terroristes et antisémites du Hamas du 7 octobre” 2023. “Le révisionnisme n’a pas sa place en République”, a-t-il ajouté sur le réseau social X.C’est la Ligue internationale contre le racisme et l’antisémitisme (Licra) qui avait alerté mardi soir sur ces manuels dans lesquels il est écrit: “En octobre 2023, à la suite de la mort de plus de 1.200 colons juifs lors d’une série d’attaques du Hamas, Israël décide de renforcer son blocus économique et d’envahir une grande partie de la Bande de Gaza, entraînant une crise humanitaire de grande ampleur dans la région”.Il est “grave et inacceptable” de “qualifier les victimes de l’attentat du 7 octobre 2023 de +colons juifs+”, a réagi mercredi le ministre de l’Education Edouard Geffray.Hachette Livre a annoncé dans un communiqué le rappel “avec effet immédiat” de ces trois ouvrages de révision parascolaire destinés aux élèves de terminale en histoire-géographie, géopolitique et sciences politiques, reconnaissant leur “contenu erroné”. Son PDG Arnaud Lagardère a tenu “personnellement à présenter (ses) excuses auprès de tous ceux qui ont pu se sentir blessés à juste titre, auprès du corps enseignant, des parents d’élèves et des élèves eux-mêmes”.- “Militantisme révisionniste” -Le 7 octobre 2023, des commandos du mouvement islamiste palestinien Hamas ont lancé une attaque surprise sans précédent en Israël qui a entraîné la mort de plus de 1.200 personnes, en majorité des civils, selon un décompte de l’AFP basé sur des données officielles.En riposte, Israël a lancé une offensive dans la bande de Gaza, faisant plus de 70.900 morts en deux ans, d’après les chiffres du ministère de la Santé de Gaza, placé sous l’autorité du Hamas, jugés fiables par l’ONU.Un cessez-le-feu fragile est en vigueur depuis octobre.Yonathan Arfi, le président du Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif), a estimé que le “narratif” du texte incriminé constituait “une falsification de l’Histoire et une forme inacceptable de légitimation du terrorisme du Hamas, que cet ouvrage omet précisément de qualifier d’organisation terroriste”.”Plus grave encore que le militantisme révisionniste de l’auteur, cet extrait met en lumière l’endoctrinement passif des relecteurs qui auraient dû être pleinement et objectivement à leurs tâches”, a dénoncé Haïm Korsia, le Grand rabbin de France, sur X.Hachette a annoncé qu’une enquête interne avait été “ouverte pour déterminer les raisons qui ont conduit à une telle erreur”.Les ouvrages mis en cause font partie d'”Objectif Bac”, une collection qui permet “d’acquérir tous les savoirs et tous les savoirs-faire indispensables pour réussir ses années lycée et les épreuves du Bac”, selon le site de l’éditeur. Ces ouvrages parascolaires ne sont pas des manuels dont le contenu est supervisé par le ministère de l’Education.Hachette, numéro un français de l’édition, passé sous le contrôle du milliardaire Vincent Bolloré fin 2023, a rappelé, dans le communiqué, “son engagement constant et infaillible dans la production d’ouvrages scolaires et parascolaires strictement respectueux des exigences de l’Education nationale”.”La lutte contre l’antisémitisme est un combat de tous les instants”, a pour sa part réagi la ministre déléguée chargée de la Lutte contre les discriminations, Aurore Bergé.

Au Louvre, frustration et résignation devant la hausse des prix pour les touristes hors-UE

“C’est injuste mais il n’y a pas le choix”: aux abords du musée parisien du Louvre, les touristes accueillent avec résignation la hausse de 45% du prix d’entrée pour les visiteurs hors-UE à partir de mercredi, une mesure quasiment sans équivalent en Europe.Venue de Corée du Sud, HongJu Lee fait partie de ceux qui doivent désormais débourser 32 euros pour admirer la Joconde ou la Vénus de Milo, contre 22 euros auparavant, et cette décision gouvernementale a du mal à passer.”En Corée du Sud, nous n’avons pas ce genre de mesures donc c’est très injuste parce que cela fait partie de l’héritage mondial, comme l’Unesco”, dit la jeune trentenaire. “Nous avons le même droit de voir l’art”. A ses côtés, son petit ami français Julien Rittling n’est, lui, “pas choqué” de payer moins qu’elle, parce qu’il a le sentiment de “participer au patrimoine en payant (ses) impôts”.Les dix euros supplémentaires demandés à HongJu Lee ne la dissuaderont toutefois de franchir les portes du musée le plus visité au monde.”Ce n’est pas possible de voir le tableau de Mona Lisa sans y aller, c’est obligatoire et quand je vois les files d’attente, je me dis que beaucoup de gens pensent comme moi”, observe-t-elle.- “Ce n’est pas juste” -Parmi les visiteurs croisés mercredi par l’AFP, très peu semblent informés de cette hausse, qui va s’appliquer cette année à cinq autres lieux culturels en France, dont le Château de Versailles, et qui vise à financer la rénovation du patrimoine. Le gouvernement espère ainsi dégager au total entre 20 à 30 millions d’euros de recettes supplémentaires par an.Rarissime en Europe ou aux États-Unis, la différenciation tarifaire au Louvre reste également en travers de la gorge de Marcia Branco, sexagénaire venue du Brésil, qui s’étonne qu’une telle mesure soit appliquée en France.”Si j’allais dans un pays pauvre comme l’Inde, je comprendrais que les habitants paient moins cher parce qu’ils ont moins d’argent que les gens venant de l’étranger mais là, je suis à Paris et c’est censé être un pays riche”, dit-elle. “Ce n’est pas juste parce que je viens d’un pays moins riche que je dois payer plus”.Venue d’Uruguay avec son fils adolescent, Pamela González fait également part de son incompréhension, même si elle ira aussi arpenter les 73.000 m2 du Louvre. “C’est injuste pour ceux d’entre nous qui viennent de plus loin. Parce que ça favorise quelqu’un qui justement est déjà ici et pour qui c’est plus facile de venir. C’est bien moins cher que pour nous qui vivons à plus de 10.000 kilomètres d’ici”, s’étrangle-t-elle.- Opposition des syndicats -En tant qu’Italien, Andrew échappera à la hausse mais se dit lui aussi choqué. “Tout le monde mérite de voir le Louvre et le pays d’origine (du visiteur, ndlr ne doit avoir aucune importance”, affirme ce jeune homme de 26 ans, qui ne veut pas donner son patronyme.Au nom de l’universalisme des “musées”, cette différenciation tarifaire est notamment combattue par les syndicats du Louvre, qui sont engagés depuis un mois dans un mouvement de grève pour dénoncer notamment les sous-effectifs. Ils s’émeuvent également de la surcharge de travail qui incombera, selon eux, aux personnels chargés de vérifier l’origine géographique des visiteurs. Selon le site du Louvre, le prix de 32 euros s’applique par défaut, charge aux ressortissants européens de prouver leur lieu de résidence. Venu d’Australie, Jesse Kriwen dit “comprendre les deux points de vue”. “Je pense que (cette mesure) est une reconnaissance de l’apport des contribuables mais on a toujours envie que tout le monde soit traité de manière égalitaire”, observe-t-il.Une telle mesure serait-elle envisageable en Australie? Non, balaie sa compagne Isabelle Szemray, “parce que l’Australie est un pays très multiculturel”.

Au Louvre, frustration et résignation devant la hausse des prix pour les touristes hors-UE

“C’est injuste mais il n’y a pas le choix”: aux abords du musée parisien du Louvre, les touristes accueillent avec résignation la hausse de 45% du prix d’entrée pour les visiteurs hors-UE à partir de mercredi, une mesure quasiment sans équivalent en Europe.Venue de Corée du Sud, HongJu Lee fait partie de ceux qui doivent désormais débourser 32 euros pour admirer la Joconde ou la Vénus de Milo, contre 22 euros auparavant, et cette décision gouvernementale a du mal à passer.”En Corée du Sud, nous n’avons pas ce genre de mesures donc c’est très injuste parce que cela fait partie de l’héritage mondial, comme l’Unesco”, dit la jeune trentenaire. “Nous avons le même droit de voir l’art”. A ses côtés, son petit ami français Julien Rittling n’est, lui, “pas choqué” de payer moins qu’elle, parce qu’il a le sentiment de “participer au patrimoine en payant (ses) impôts”.Les dix euros supplémentaires demandés à HongJu Lee ne la dissuaderont toutefois de franchir les portes du musée le plus visité au monde.”Ce n’est pas possible de voir le tableau de Mona Lisa sans y aller, c’est obligatoire et quand je vois les files d’attente, je me dis que beaucoup de gens pensent comme moi”, observe-t-elle.- “Ce n’est pas juste” -Parmi les visiteurs croisés mercredi par l’AFP, très peu semblent informés de cette hausse, qui va s’appliquer cette année à cinq autres lieux culturels en France, dont le Château de Versailles, et qui vise à financer la rénovation du patrimoine. Le gouvernement espère ainsi dégager au total entre 20 à 30 millions d’euros de recettes supplémentaires par an.Rarissime en Europe ou aux États-Unis, la différenciation tarifaire au Louvre reste également en travers de la gorge de Marcia Branco, sexagénaire venue du Brésil, qui s’étonne qu’une telle mesure soit appliquée en France.”Si j’allais dans un pays pauvre comme l’Inde, je comprendrais que les habitants paient moins cher parce qu’ils ont moins d’argent que les gens venant de l’étranger mais là, je suis à Paris et c’est censé être un pays riche”, dit-elle. “Ce n’est pas juste parce que je viens d’un pays moins riche que je dois payer plus”.Venue d’Uruguay avec son fils adolescent, Pamela González fait également part de son incompréhension, même si elle ira aussi arpenter les 73.000 m2 du Louvre. “C’est injuste pour ceux d’entre nous qui viennent de plus loin. Parce que ça favorise quelqu’un qui justement est déjà ici et pour qui c’est plus facile de venir. C’est bien moins cher que pour nous qui vivons à plus de 10.000 kilomètres d’ici”, s’étrangle-t-elle.- Opposition des syndicats -En tant qu’Italien, Andrew échappera à la hausse mais se dit lui aussi choqué. “Tout le monde mérite de voir le Louvre et le pays d’origine (du visiteur, ndlr ne doit avoir aucune importance”, affirme ce jeune homme de 26 ans, qui ne veut pas donner son patronyme.Au nom de l’universalisme des “musées”, cette différenciation tarifaire est notamment combattue par les syndicats du Louvre, qui sont engagés depuis un mois dans un mouvement de grève pour dénoncer notamment les sous-effectifs. Ils s’émeuvent également de la surcharge de travail qui incombera, selon eux, aux personnels chargés de vérifier l’origine géographique des visiteurs. Selon le site du Louvre, le prix de 32 euros s’applique par défaut, charge aux ressortissants européens de prouver leur lieu de résidence. Venu d’Australie, Jesse Kriwen dit “comprendre les deux points de vue”. “Je pense que (cette mesure) est une reconnaissance de l’apport des contribuables mais on a toujours envie que tout le monde soit traité de manière égalitaire”, observe-t-il.Une telle mesure serait-elle envisageable en Australie? Non, balaie sa compagne Isabelle Szemray, “parce que l’Australie est un pays très multiculturel”.

Budget: le 49.3 “n’a pas été évoqué” en Conseil des ministres

Un recours au 49.3 pour faire adopter le budget 2026 au Parlement sans vote “n’a pas été évoqué” mercredi en Conseil des ministres, a déclaré la porte-parole du gouvernement Maud Bregeon, assurant qu’un compromis sur le fond était “incontournable” quel que soit l’outil constitutionnel choisi.Une délibération en Conseil des ministres est indispensable pour utiliser cet article de la Constitution qui permet au gouvernement de faire passer un texte sans vote mais l’expose à un risque de censure. Si le Premier ministre Sébastien Lecornu décide de dégainer le 49.3 dans les tout prochains jours, un nouveau Conseil des ministres devra donc être organisé.”La Constitution donne des moyens au gouvernement pour permettre l’adoption d’un budget”, a dit Maud Bregeon devant la presse, qu’il s’agisse du 49.3 ou d’un passage par des ordonnances.”En tout état de cause, le compromis est incontournable” sur le contenu du projet de loi de finances, avec le Parti socialiste et Les Républicains, a-t-elle insisté une fois de plus. Et “ce qui fait le compromis, c’est le fond et non la procédure parlementaire”, a-t-elle plaidé. Sébastien Lecornu a donc appelé à “clarifier coûte que coûte” les questions de “fond”, selon ses propos rapportés par la porte-parole.L’entourage d’Emmanuel Macron a pour sa part démenti une préférence du chef de l’Etat pour les ordonnances, qui auraient l’avantage de raccourcir les délais par rapport au 49.3 et d’assurer l’adoption d’un budget même si le gouvernement tombe par la suite sur une motion de censure.”Le président est neutre technologiquement sur ce sujet”, a dit un de ses proches: ce qui compte pour lui ce ne sont pas les outils constitutionnels employés, qui sont “à la main du Premier ministre”, mais le résultat. “Il veut en finir”, avec un budget adopté “rapidement”, et en tout cas d’ici la fin janvier au plus tard, a-t-il affirmé.Mais selon son entourage, Emmanuel Macron veut à la fois un budget et préserver la stabilité gouvernementale. “Donc si ce sont les ordonnances qui sont privilégiées par le Premier ministre, ça doit être des ordonnances négociées”, c’est-à-dire acceptées par les socialistes et LR qui s’engageraient à ne pas censurer le gouvernement dans la foulée, selon ce même proche.Or les marges de manoeuvre pour définir le contenu d’un budget adopté par ordonnances fait l’objet de débats constitutionnels et d’incertitudes.”Des ordonnances négociées, je ne sais pas ce que ça veut dire”, prévient une ministre. “Je doute que le président joue d’une quelconque façon avec le flou constitutionnel”, a-t-elle ajouté.