EU vows ‘unflinching’ response to Trump’s Greenland gambit

European Commission President Ursula von der Leyen vowed on Tuesday an “unflinching” response to Donald Trump’s threats over Greenland, as the US president said he was ready to hold a meeting in Davos about the Arctic island.In a speech to the World Economic Forum in the Swiss ski resort, von der Leyen warned that Trump risked plunging US ties with the European Union into a “downward spiral” over the autonomous Danish territory.Trump, who will address the annual gathering of global elites on Wednesday, has put the transatlantic alliance to the test with his demand to take over Greenland.Europe is weighing countermeasures after the US president threatened to impose tariffs on eight European countries over the Greenland standoff — although Washington has said any retaliatory levies would be “unwise”.”The proposed additional tariffs are a mistake, especially between long-standing allies,” von der Leyen told the meeting of world business and political leaders.”Plunging us into a downward spiral would only aid the very adversaries we are both so committed to keeping out of the strategic landscape. So our response will be unflinching, united and proportional,” she said.Europe “must respond” to any trade war, Danish Prime Minister Mette Frederiksen later told her parliament, adding: “We are compelled to do so”.Trump has pressed on with his Greenland campaign on his Truth Social platform, posting a fake photo of himself planting a flag in a landscape of rock and ice next to a sign reading “GREENLAND — US TERRITORY EST. 2026”.He later wrote he had had a “very good” call with NATO secretary-general Mark Rutte over mineral-rich Greenland.”I agreed to a meeting of the various parties in Davos, Switzerland,” he said late on Monday — after telling reporters he did not think European leaders would “push back too much” on his attempt to buy the vast island.Trump argues he wants to protect Greenland from perceived Russian and Chinese threats, although analysts suggest Beijing is a small player in the region.EU leaders will hold an emergency summit on Greenland in Brussels on Thursday.- Trump vs Macron -French President Emmanuel Macron will also speak in Davos on Tuesday, with his relations with Trump having hit a new low.The US leader threatened 200-percent tariffs on French wine and champagne over France’s intention to decline an invitation to join his “Board of Peace”, aimed at resolving international conflicts.Analysts have likened the board — where a permanent spot will cost $1 billion, according to Trump — to a pay-to-play version of the UN Security Council.Trump confirmed Monday that Russian President Vladimir Putin was one of various world leaders invited to join.As for Macron, Trump told reporters “nobody wants him” as he will “be out of office very soon”.Macron has instead sent a message to Trump to propose a G7 summit in Paris on Thursday on Greenland, as well as ways to end Russia’s war with Ukraine, with Copenhagen, Moscow and Kyiv attending on the sidelines.The Kremlin said Russian envoy Kirill Dmitriev plans to meet members of the US delegation in Davos — the first to head to the mountain resort since Russians were excluded from the gathering following Moscow’s invasion of Ukraine in 2022.- China slams ‘law of the jungle’ -Other prominent foreign leaders addressing the WEF on Tuesday included Chinese Vice Premier He Lifeng, whose country has been locked in a trade war with Trump.”A select few countries should not have privileges based on self-interest, and the world cannot revert to the law of the jungle where the strong prey on the weak,” He said, without naming any country.Canadian Prime Minister Mark Carney, who has sought to reduce his country’s reliance on the United States in its own tariffs feud with Trump, will also speak in Davos later Tuesday.As US ties fray, Carney turned the page on years of diplomatic tensions with China during a visit to Beijing last week, securing a preliminary trade agreement to reduce tariffs.Other flashpoints on the WEF agenda include the crises in Venezuela, Gaza, Iran — and Ukraine.Europe, which is ramping up defence spending to break its security reliance on the United States, still needs Washington’s help to end the Ukraine war and deter the looming Russian threat to its east.But President Volodymyr Zelensky warned Tuesday that he feared the furore over Greenland could divert attention.”I’m worried about any loss of focus during a full-scale war,” Zelensky told reporters, adding that the two crises should not be seen as “interchangeable”.UN chief Antonio Guterres, a Davos regular, cancelled his participation after coming down with a “bad cold”, his office said.

CAN-2025: des milliers de Sénégalais se rassemblent pour célébrer leurs Lions

Brandissant des drapeaux du Sénégal et scandant des chants festifs, des milliers de personnes se sont rassemblées mardi en banlieue de Dakar pour attendre les joueurs de la sélection, qui doivent participer à une parade à travers la capitale pour célébrer leur triomphe en finale de la CAN.La victoire des Lions de la Teranga (1-0 en prolongation) dimanche à Rabat face au Maroc, la deuxième de l’histoire du pays en Coupe d’Afrique des nations, a suscité une joie et une fierté immenses à travers tout le pays.Arrivés dans la nuit en provenance du Maroc par un vol privé, les héros sénégalais doivent entamer à travers la capitale et sa périphérie une parade qui les mènera jusqu’au palais présidentiel, où ils seront reçus officiellement par le chef de l’Etat en fin d’après-midi ou dans la soirée.Des milliers voire des dizaines de milliers de personnes sont attendues pour accompagner le cortège, alors que le président Bassirou Diomaye Faye a qualifié les joueurs de “patriotes” et ce sacre de “victoire pour tout le peuple sénégalais”.Mardi, à la mi-journée, sous un soleil éclatant, la foule était rassemblée dans une ambiance festive dans la banlieue nord de Patte d’Oie, le long d’une autoroute menant au centre-ville de Dakar, ont constaté des journalistes de l’AFP.Des supporters étaient aussi juchés sur des immeubles et sur un pont du voisinage pour contempler le spectacle: vuvuzelas, klaxons de voitures et beaucoup de motos pétaradantes résonnaient dans une clameur assourdissante. Des forces de sécurité étaient également présentes en nombre.- “Très fiers” -“Je suis venu pour supporter nos Lions! On est très contents de cette équipe, on est très fiers!”, a dit à l’AFP Momo Isbak, 40 ans, coach en salle de sport, présent sur place et qui a souhaité un même succès des Lions lors du Mondial-2026 l’été prochain en Amérique du Nord.Abdulai Sy, 49 ans, commerçant, a lui aussi confié être “très, très heureux”. “Pour moi, cette victoire représente une très grande fierté d’être Sénégalais”, a-t-il lancé.   Initialement prévue à 11h00 (locales et GMT), la grande parade doit traverser plusieurs quartiers, populaires et huppés, et passer par l’emblématique corniche de Dakar bordant une mer bleu azur.Le coup d’envoi de cette grande communion populaire a cependant été décalée, les Lions ayant atterri avec plusieurs heures de retard sur l’horaire prévu dans la nuit.Ils ont été chaleureusement accueillis à leur sortie de l’avion par le président, le Premier ministre Ousmane Sonko et les membres du gouvernement.Ce moment d’immense joie est l’un des rares qu’ait connu ces dernières années le Sénégal, qui a vécu entre 2021 et 2024 de graves troubles politiques ayant fait des dizaines de morts. Le pays d’Afrique de l’Ouest est aussi confronté à une situation économique et sociale délicate.- “Scénario fou” -Mardi à la mi-journée, klaxons, vuvuzelas et cris de victoire résonnaient aussi dans le centre-ville de Dakar.”Héroïques!”, avait titré lundi en Une le quotidien sénégalais Le Soleil. “De l’enfer au paradis, les Lions sont passés par toutes les émotions” au terme d’un “scénario fou” lors de cette finale, avait souligné le journal.Ce titre vient récompenser la deuxième nation africaine au classement Fifa derrière le Maroc, et l’équipe la plus régulière du continent avec trois finales (pour deux titres en 2021 et 2025) de Coupe d’Afrique lors des quatre dernières éditions.Cette finale s’est cependant déroulée dans un contexte électrique, nourri de tensions survenues plusieurs jours avant le match et de critiques au Sénégal sur l’accueil réservé aux joueurs à Rabat avant la finale.Chaotique, la finale a été marquée par un but refusé pour le Sénégal et un penalty manqué par le Maroc dans les dernières minutes, suivis de tensions sur en en dehors du terrain.Alors que ses coéquipiers furieux avaient quitté le terrain pour protester contre le penalty discutable accordé au Maroc, l’attaquant vedette Sadio Mané les a enjoints à revenir sur la pelouse pour terminer la rencontre.Des supporters sénégalais ont aussi tenté d’envahir le terrain lors de ces incidents, et ont été difficilement contenus par les stadiers, secondés par les forces de l’ordre.Elu joueur du tournoi et encensé au Sénégal, Sadio Mané sera particulièrement fêté par la foule dakaroise.

CAN-2025: des milliers de Sénégalais se rassemblent pour célébrer leurs Lions

Brandissant des drapeaux du Sénégal et scandant des chants festifs, des milliers de personnes se sont rassemblées mardi en banlieue de Dakar pour attendre les joueurs de la sélection, qui doivent participer à une parade à travers la capitale pour célébrer leur triomphe en finale de la CAN.La victoire des Lions de la Teranga (1-0 en prolongation) dimanche à Rabat face au Maroc, la deuxième de l’histoire du pays en Coupe d’Afrique des nations, a suscité une joie et une fierté immenses à travers tout le pays.Arrivés dans la nuit en provenance du Maroc par un vol privé, les héros sénégalais doivent entamer à travers la capitale et sa périphérie une parade qui les mènera jusqu’au palais présidentiel, où ils seront reçus officiellement par le chef de l’Etat en fin d’après-midi ou dans la soirée.Des milliers voire des dizaines de milliers de personnes sont attendues pour accompagner le cortège, alors que le président Bassirou Diomaye Faye a qualifié les joueurs de “patriotes” et ce sacre de “victoire pour tout le peuple sénégalais”.Mardi, à la mi-journée, sous un soleil éclatant, la foule était rassemblée dans une ambiance festive dans la banlieue nord de Patte d’Oie, le long d’une autoroute menant au centre-ville de Dakar, ont constaté des journalistes de l’AFP.Des supporters étaient aussi juchés sur des immeubles et sur un pont du voisinage pour contempler le spectacle: vuvuzelas, klaxons de voitures et beaucoup de motos pétaradantes résonnaient dans une clameur assourdissante. Des forces de sécurité étaient également présentes en nombre.- “Très fiers” -“Je suis venu pour supporter nos Lions! On est très contents de cette équipe, on est très fiers!”, a dit à l’AFP Momo Isbak, 40 ans, coach en salle de sport, présent sur place et qui a souhaité un même succès des Lions lors du Mondial-2026 l’été prochain en Amérique du Nord.Abdulai Sy, 49 ans, commerçant, a lui aussi confié être “très, très heureux”. “Pour moi, cette victoire représente une très grande fierté d’être Sénégalais”, a-t-il lancé.   Initialement prévue à 11h00 (locales et GMT), la grande parade doit traverser plusieurs quartiers, populaires et huppés, et passer par l’emblématique corniche de Dakar bordant une mer bleu azur.Le coup d’envoi de cette grande communion populaire a cependant été décalée, les Lions ayant atterri avec plusieurs heures de retard sur l’horaire prévu dans la nuit.Ils ont été chaleureusement accueillis à leur sortie de l’avion par le président, le Premier ministre Ousmane Sonko et les membres du gouvernement.Ce moment d’immense joie est l’un des rares qu’ait connu ces dernières années le Sénégal, qui a vécu entre 2021 et 2024 de graves troubles politiques ayant fait des dizaines de morts. Le pays d’Afrique de l’Ouest est aussi confronté à une situation économique et sociale délicate.- “Scénario fou” -Mardi à la mi-journée, klaxons, vuvuzelas et cris de victoire résonnaient aussi dans le centre-ville de Dakar.”Héroïques!”, avait titré lundi en Une le quotidien sénégalais Le Soleil. “De l’enfer au paradis, les Lions sont passés par toutes les émotions” au terme d’un “scénario fou” lors de cette finale, avait souligné le journal.Ce titre vient récompenser la deuxième nation africaine au classement Fifa derrière le Maroc, et l’équipe la plus régulière du continent avec trois finales (pour deux titres en 2021 et 2025) de Coupe d’Afrique lors des quatre dernières éditions.Cette finale s’est cependant déroulée dans un contexte électrique, nourri de tensions survenues plusieurs jours avant le match et de critiques au Sénégal sur l’accueil réservé aux joueurs à Rabat avant la finale.Chaotique, la finale a été marquée par un but refusé pour le Sénégal et un penalty manqué par le Maroc dans les dernières minutes, suivis de tensions sur en en dehors du terrain.Alors que ses coéquipiers furieux avaient quitté le terrain pour protester contre le penalty discutable accordé au Maroc, l’attaquant vedette Sadio Mané les a enjoints à revenir sur la pelouse pour terminer la rencontre.Des supporters sénégalais ont aussi tenté d’envahir le terrain lors de ces incidents, et ont été difficilement contenus par les stadiers, secondés par les forces de l’ordre.Elu joueur du tournoi et encensé au Sénégal, Sadio Mané sera particulièrement fêté par la foule dakaroise.

Mercosur: des milliers d’agriculteurs protestent devant le Parlement européen

Tracteurs et drapeaux au vent, des milliers d’agriculteurs européens sont arrivés mardi en fin de matinée devant le Parlement européen à Strasbourg, afin de protester contre l’accord avec le Mercosur, à la veille d’un vote sur une saisine de la justice.Français en majorité mais aussi Italiens, Belges ou encore Polonais, ont gagné le bâtiment après avoir patienté à quelques centaines de mètres du Parlement. La manifestation rassemble plus de 4.500 personnes, selon la police. Dans le viseur: Ursula von der Leyen, qui a signé il y a trois jours au Paraguay l’accord de libre-échange contesté avec les quatre pays du Mercosur (Argentine, Brésil, Paraguay, Uruguay). Un manifestant transporte un cercueil portant le nom de la présidente de la Commission européenne.”Ce libre-échange peut, dans certains cas, aussi ouvrir des débouchés à l’Italie et réduire les droits de douane, mais il met en péril la santé de tous”, dénonce Nicolo Koliotassis, 23 ans, viticulteur en Vénétie et membre de Coldiretti, syndicat agricole italien.Des personnalités politiques ont fait le déplacement, dont le chef des députés LR, Laurent Wauquiez. De nombreux eurodéputés sont venus à la rencontre des manifestants comme Marion Maréchal (ECR), Fabrice Leggeri (Patriotes pour l’Europe) François-Xavier Bellamy (PPE) ou encore Raphaël Glucksmann (Sociaux Démocrates).L’accord commercial entre l’UE et les pays latino-américains du Mercosur, va se traduire par l’importation de nourriture “produite de manière complètement différente qu’en Europe, avec plus de produits phytosanitaires, et pas les mêmes normes”, redoute Baptiste Mary, 24 ans, agriculteur dans la Marne. Regrettant que dans les négociations commerciales, “l’agriculture ne fait pas le poids comparé à l’automobile”, il arbore une pancarte proclamant “UE veux-tu encore de tes paysans?” et “Mercosur = mort à coup sûr”.Les agriculteurs ne comptent “pas lâcher”, assure à l’AFP Hervé Lapie, secrétaire général de la FNSEA, qui a organisé la manifestation. Ils s’étaient déjà mobilisés par milliers le 18 décembre à Bruxelles.Les eurodéputés ne se prononceront sur l’ensemble de l’accord avec le Mercosur que dans les prochains mois mais ils sont appelés à s’exprimer mercredi sur une éventuelle saisine de la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE).En cas de vote positif, la CJUE étudiera la compatibilité de l’accord avec les traités. Si l’avis de la cour est négatif, l’accord ne pourra entrer en vigueur que s’il est modifié.Les agriculteurs ont prévu de rester à Strasbourg jusqu’à mercredi.”On veut que les eurodéputés fassent leur boulot, qu’ils fassent appel à la cour, pour que l’accord soit réétudié” a déclaré à l’AFP Emmanuelle Poirier, 45 ans, présente à  Strasbourg. Elle qui élève des vaches limousines dans la Creuse craint “l’importation massive de viande qui ne correspond pas au cahier des charges en France”.”C’est aux parlementaires (européens) à décider maintenant de saisir la Cour de justice européenne. Moi, je le comprends et j’espère que cette démarche ira à son terme”, a dit mardi matin sur TF1 la ministre de l’Agriculture Annie Genevard.- Motion de censure -Négocié depuis 1999, l’accord avec le Mercosur a été soutenu par une majorité d’Etats. La France s’y est opposée.Ce texte crée l’une des plus grandes zones de libre-échange au monde entre l’Union européenne, le Brésil, l’Argentine, le Paraguay et l’Uruguay, soit plus de 700 millions de consommateurs.Il doit permettre à l’UE d’exporter davantage de voitures, machines, vins et spiritueux vers l’Amérique latine tout en facilitant l’entrée en Europe de viande bovine, sucre, riz, miel et soja sud-américains.Pour ses détracteurs, cela va bousculer l’agriculture européenne avec des produits importés moins chers et pas forcément respectueux des normes de l’UE, faute de contrôles suffisants.Au lendemain du vote sur la saisine de la justice, les eurodéputés seront amenés à voter jeudi midi sur une motion de censure à l’encontre de Mme von der Leyen.Cette motion, à l’initiative du groupe d’extrême droite des Patriotes pour l’Europe, a peu de chances de succès, son adoption requérant la majorité des deux tiers des suffrages exprimés, représentant la majorité des députés qui composent le Parlement.Ailleurs en France, la mobilisation des agriculteurs se poursuit aussi: une cinquantaine de membres de la Coordination rurale ont mené dans la nuit une opération “coup de poing” contre un entrepôt logistique Système U dans l’Hérault, a indiqué la préfecture, condamnant des “actions illégales”.

Mercosur: des milliers d’agriculteurs protestent devant le Parlement européen

Tracteurs et drapeaux au vent, des milliers d’agriculteurs européens sont arrivés mardi en fin de matinée devant le Parlement européen à Strasbourg, afin de protester contre l’accord avec le Mercosur, à la veille d’un vote sur une saisine de la justice.Français en majorité mais aussi Italiens, Belges ou encore Polonais, ont gagné le bâtiment après avoir patienté à quelques centaines de mètres du Parlement. La manifestation rassemble plus de 4.500 personnes, selon la police. Dans le viseur: Ursula von der Leyen, qui a signé il y a trois jours au Paraguay l’accord de libre-échange contesté avec les quatre pays du Mercosur (Argentine, Brésil, Paraguay, Uruguay). Un manifestant transporte un cercueil portant le nom de la présidente de la Commission européenne.”Ce libre-échange peut, dans certains cas, aussi ouvrir des débouchés à l’Italie et réduire les droits de douane, mais il met en péril la santé de tous”, dénonce Nicolo Koliotassis, 23 ans, viticulteur en Vénétie et membre de Coldiretti, syndicat agricole italien.Des personnalités politiques ont fait le déplacement, dont le chef des députés LR, Laurent Wauquiez. De nombreux eurodéputés sont venus à la rencontre des manifestants comme Marion Maréchal (ECR), Fabrice Leggeri (Patriotes pour l’Europe) François-Xavier Bellamy (PPE) ou encore Raphaël Glucksmann (Sociaux Démocrates).L’accord commercial entre l’UE et les pays latino-américains du Mercosur, va se traduire par l’importation de nourriture “produite de manière complètement différente qu’en Europe, avec plus de produits phytosanitaires, et pas les mêmes normes”, redoute Baptiste Mary, 24 ans, agriculteur dans la Marne. Regrettant que dans les négociations commerciales, “l’agriculture ne fait pas le poids comparé à l’automobile”, il arbore une pancarte proclamant “UE veux-tu encore de tes paysans?” et “Mercosur = mort à coup sûr”.Les agriculteurs ne comptent “pas lâcher”, assure à l’AFP Hervé Lapie, secrétaire général de la FNSEA, qui a organisé la manifestation. Ils s’étaient déjà mobilisés par milliers le 18 décembre à Bruxelles.Les eurodéputés ne se prononceront sur l’ensemble de l’accord avec le Mercosur que dans les prochains mois mais ils sont appelés à s’exprimer mercredi sur une éventuelle saisine de la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE).En cas de vote positif, la CJUE étudiera la compatibilité de l’accord avec les traités. Si l’avis de la cour est négatif, l’accord ne pourra entrer en vigueur que s’il est modifié.Les agriculteurs ont prévu de rester à Strasbourg jusqu’à mercredi.”On veut que les eurodéputés fassent leur boulot, qu’ils fassent appel à la cour, pour que l’accord soit réétudié” a déclaré à l’AFP Emmanuelle Poirier, 45 ans, présente à  Strasbourg. Elle qui élève des vaches limousines dans la Creuse craint “l’importation massive de viande qui ne correspond pas au cahier des charges en France”.”C’est aux parlementaires (européens) à décider maintenant de saisir la Cour de justice européenne. Moi, je le comprends et j’espère que cette démarche ira à son terme”, a dit mardi matin sur TF1 la ministre de l’Agriculture Annie Genevard.- Motion de censure -Négocié depuis 1999, l’accord avec le Mercosur a été soutenu par une majorité d’Etats. La France s’y est opposée.Ce texte crée l’une des plus grandes zones de libre-échange au monde entre l’Union européenne, le Brésil, l’Argentine, le Paraguay et l’Uruguay, soit plus de 700 millions de consommateurs.Il doit permettre à l’UE d’exporter davantage de voitures, machines, vins et spiritueux vers l’Amérique latine tout en facilitant l’entrée en Europe de viande bovine, sucre, riz, miel et soja sud-américains.Pour ses détracteurs, cela va bousculer l’agriculture européenne avec des produits importés moins chers et pas forcément respectueux des normes de l’UE, faute de contrôles suffisants.Au lendemain du vote sur la saisine de la justice, les eurodéputés seront amenés à voter jeudi midi sur une motion de censure à l’encontre de Mme von der Leyen.Cette motion, à l’initiative du groupe d’extrême droite des Patriotes pour l’Europe, a peu de chances de succès, son adoption requérant la majorité des deux tiers des suffrages exprimés, représentant la majorité des députés qui composent le Parlement.Ailleurs en France, la mobilisation des agriculteurs se poursuit aussi: une cinquantaine de membres de la Coordination rurale ont mené dans la nuit une opération “coup de poing” contre un entrepôt logistique Système U dans l’Hérault, a indiqué la préfecture, condamnant des “actions illégales”.

Catastrophe ferroviaire en Espagne: le roi et la reine sur les lieux

Le roi Felipe VI et la reine Letizia d’Espagne sont arrivés mardi à la mi-journée à Adamuz (Andalousie), lieu de la collision de deux trains qui a fait au moins 41 morts dimanche soir, pour témoigner leur soutien aux familles des victimes et aux rescapés.La visite royale coïncide avec la première journée d’un deuil national de trois jours décrété par le gouvernement.Vêtus de sombre, les souverains se sont rendus directement sur le site de la tragédie, où ils serré la main de membres des opérations de secours, selon des journalistes de l’AFP.La venue des souverains a marqué la première fois depuis dimanche soir que la presse a un accès visuel direct à la scène de l’accident. Auparavant, les images tournées sur les lieux du sinistre étaient fournies par la Garde civile.Le couple royal doit ensuite se rendre à Cordoue, à 35 kilomètres de là, notamment à l’hôpital Reina Sofía, où sont soignés certains des blessés de l’accident.Le bilan, passé  à 41 morts dans la matinée par les autorités, pourrait encore augmenter si de nouveaux corps sont découverts coincés dans les deux trains accidentés, dont certaines voitures sont réduites à un amas de ferraille.Par ailleurs, 39 personnes, dont quatre enfants, restent hospitalisées, parmi lesquelles treize adultes sont toujours en soins intensifs.- Bilan encore provisoire -L’entité publique chargée du suivi de la catastrophe (CID) avait indiqué lundi soir que les autorités avaient reçu 43 signalements pour disparition de la part de proches de victimes.Cinq des personnes mortes ont déjà été identifiées au cours d’autopsies, a ajouté cette source.Le nombre total de victimes pourra être connu “avec certitude” dans “les prochaines 24 à 48 heures”, avait estimé lundi soir le président régional andalou, Juan Manuel Moreno, dont le gouvernement est en première ligne dans la gestion de la catastrophe. Cela signifie que le bilan définitif serait connu au plus tard mercredi.Dimanche à 19H45 (18H45 GMT), les trois dernières voitures d’un train de l’opérateur privé Iryo allant vers Madrid (nord) avaient déraillé et s’étaient déportées sur la voie d’à coté, avant d’être percutées violemment par un train de la Renfe, la compagnie nationale espagnole, qui circulait dans l’autre sens en direction de Huelva (sud).Les deux trains à grande vitesse, qui allaient à plus de 200 km/heure au moment de la collision, transportaient au total plus de 500 passagers.- Quelle cause ? -Les débats se concentrent désormais sur les causes de cet accident “extrêmement étrange”, selon les termes employés par le ministre des Transports, Oscar Puente.La collision est survenue dans une ligne droite, sur une portion de voie rénovée, alors même que trois trains étaient passés au même endroit “20 minutes avant” sans que “personne ne signale la moindre anomalie sur la voie”, a affirmé le ministre mardi matin.L’enquête, avait-il dit lundi, doit déterminer si la rupture d’un tronçon de la voie, visible sur certaines photos, est “la cause ou la conséquence” du déraillement du train Iryo qui a entraîné la collision. Ce qui était certain à ce stade, c’est que la vitesse des trains n’était pas en question et que “l’erreur humaine (était) pratiquement écartée”, avait assuré lundi le président de la Renfe, Álvaro Fernández Heredia. Il en avait déduit que la faute était peut-être due “au matériel roulant d’Iryo ou à un problème d’infrastructure”.Pour sa part, le ministre espagnol de l’Intérieur, Fernando Grande-Marlaska, a écarté l’hypothèse d’un acte de sabotage.”La possibilité d’un sabotage n’a jamais été envisagée. Depuis le début, on a parlé de questions techniques liées au transport ferroviaire”, a-t-il affirmé en réponse à une question lors d’une conférence de presse après la réunion du Conseil des ministres à Madrid. Il n’y a “jamais eu le moindre élément permettant de l’envisager”, a-t-il ajouté.Face à l’émotion, le Premier ministre Pedro Sánchez a promis une “transparence absolue” et “la vérité” sur cette catastrophe, qui bouleverse le pays plus de dix ans après un autre déraillement meurtrier, qui avait fait 80 morts en 2013 près de Saint-Jacques-de-Compostelle (nord-ouest).Un premier rapport préliminaire sur l’accident pourrait être publié dans “deux ou trois mois”, avant une version définitive dans un délai maximal d’un an, a précisé mardi César Franco, président du Conseil des ingénieurs industriels. 

Trump propose un “Conseil de paix” concurrent de l’ONU, totalement à sa main

Donald Trump veut créer un “Conseil de paix” à sa main pour œuvrer à la résolution des conflits dans le monde en concurrence avec l’ONU, avec un ticket d’entrée d’un milliard de dollars pour un siège permanent, selon une “charte” dont l’AFP a obtenu une copie.- De quoi s’agit-il? -La Maison Blanche avait annoncé qu’en vertu du plan pour mettre fin à la guerre dans le territoire palestinien de la bande de Gaza soutenu par Washington, un “Conseil de paix” présidé par Donald Trump serait formé.Depuis le weekend dernier, divers pays ont dévoilé avoir reçu une invitation pour y participer, notamment la France, l’Allemagne, le Canada, la Russie et la Chine. Mais le projet de “charte” révèle une initiative et un mandat bien plus vastes que la seule question de Gaza, et semble en faire un véritable substitut des Nations unies.- La mission – “Le Conseil de paix est une organisation internationale qui vise à promouvoir la stabilité, à rétablir une gouvernance fiable et légitime, et à garantir une paix durable dans les régions touchées ou menacées par des conflits”, peut-on lire dans le préambule de ce texte envoyé aux États “invités” à y siéger.Le texte de huit pages critique les “approches et institutions qui ont trop souvent échoué”, dans une allusion claire à l’ONU, et appelle à avoir “le courage” de s’en “écarter”. Il souligne “la nécessité d’une organisation de paix internationale plus agile et efficace”.- Trump tout puissant -Donald Trump sera le “premier président du Conseil de paix”, dont les pouvoirs prévus sont très étendus: il est seul habilité à “inviter” d’autres chefs d’Etat et de gouvernement à l’intégrer et peut révoquer leur participation sauf en cas de “veto par une majorité des deux tiers des États membres”.Le conseil exécutif, dirigé par M. Trump, comportera sept membres parmi lesquels le secrétaire d’Etat Marco Rubio, l’émissaire spécial Steve Witkoff, le gendre de M. Trump Jared Kushner, et l’ex-Premier ministre britannique Tony Blair.- Ticket d’entrée -“Chaque Etat membre exerce un mandat d’une durée maximale de trois ans à compter de l’entrée en vigueur de la présente charte, renouvelable par le président.Ce mandat de trois ans ne s’applique pas aux Etats membres qui versent plus d’un milliard de dollars comptant au “Conseil de paix” au cours de la première année suivant l’entrée en vigueur de la Charte, ajoute le texte, sans précisions.- Quels pays ont dit oui ? -Le roi du Maroc Mohamed VI rejoindra le conseil en tant que “membre fondateur”, a indiqué la diplomatie marocaine.En Hongrie, le Premier ministre, Viktor Orban, a accepté dès dimanche l’invitation “honorable” de son allié Donald Trump d’être “membre fondateur” du “Conseil de paix”.En Arménie le Premier ministre, Nikol Pashinyan, a déclaré mardi sur Facebook avoir accepté l’invitation américaine.Au Bélarus, le ministère des Affaires étrangères a dit sur la plateforme X que le pays était “prêt à participer au ‘Conseil de la paix'” en “espérant que son mandat serait largement accru par rapport à ce qui est proposé par cette initiative”.  – Quels pays ont dit non ? -La France “ne peut donner (une) suite favorable” à ce stade à l’invitation, a indiqué lundi l’entourage du président Emmanuel Macron. “Je vais mettre 200% de droits de douane sur ses vins et champagnes. Et il y adhérera”, a rétorqué M. Trump.Le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, a dit mardi avoir reçu une invitation, mais “n’imagine pas” y participer au côté de la Russie.- Quels pays réservent leur réponse ? -Donald Trump a confirmé lundi soir avoir invité son homologue russe, Vladimir Poutine, à rejoindre le “Conseil”. Moscou a ainsi dit vouloir “clarifier toutes les nuances” de cette proposition avec Washington avant de se prononcer.La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a aussi été invitée et réserve sa réponse, a déclaré lundi un porte-parole à Bruxelles.Le gouvernement allemand a exprimé la nécessité de se “coordonner” avec ses partenaires.La Chine “a reçu l’invitation de la partie américaine”, a indiqué un porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, sans préciser si elle allait y répondre favorablement ou non.Au Canada, la ministre des Affaires étrangères, Anita Anand, a déclaré à l’AFP: “Nous examinons la situation. Mais nous n’allons pas payer un milliard de dollars”.En Suisse, le ministère des Affaires étrangères a déclaré que ce pays allait “analyser attentivement la proposition et mènera des échanges avec les parties concernées afin d’arrêter sa position”.En Australie, le Premier ministre, Anthony Albanese, a indiqué que son gouvernement “n’a(vait) pas eu le temps d’étudier” la demande de Donald Trump.Singapour a déclaré que le gouvernement “étudiait l’invitation”.- Quels pays invités ? -La Maison Blanche n’a pas publié la liste des pays invités. Mais de nombreuses capitales ont fait savoir que leur dirigeant avait reçu un carton d’invitation.Parmi les autres pays qui ont confirmé avoir reçu une invitation figurent l’Italie, la Norvège, la Suède, la Finlande, l’Albanie, l’Argentine, le Brésil, le Paraguay, l’Égypte, la Jordanie, la Turquie, la Grèce, la Slovénie, la Pologne ou encore l’Inde et la Corée du Sud. – Quand? -Selon la “charte” du “Conseil de paix”, elle est censée “entrer en vigueur” quand seuls “trois Etats” l’auront signée.

Moscow revels in Trump’s Greenland plans but keeps concerns quiet

As President Donald Trump intensifies his push to secure control of Greenland for the United States, Russia is revelling in the chaos while keeping its own position on US ownership over the island unclear.European countries have warned any US attempt to seize Greenland would rupture NATO, a transatlantic alliance that Russia has long seen as a security threat.But Moscow has also expressed concern about the West expanding its military foothold in the Arctic, an area where it has its own ambitions and which it sees as strategically important.Russian President Vladimir Putin has not spoken publicly about the dispute this year, while his spokesperson and foreign minister have called the situation “unusual” and denied Moscow has any intentions to seize the Arctic territory itself.Kremlin spokesman Dmitry Peskov said Monday that Trump would “go down in history” if he took control of the island, while declining to comment on whether this was “good or bad”.Trump says US ownership of Greenland is critical for his country’s national security.He and his aides have argued Denmark, a fellow NATO member, would be unable to defend Greenland should Russia or China ever seek to invade the vast island, a Danish autonomous territory.Greenland sits under the flight path between the United States and Russia, making it a potentially critical outpost for air defences.Without commenting on Trump’s claim, Russian Foreign Minister Sergei Lavrov told a news conference on Tuesday: “Greenland is not a natural part of Denmark, it is a colonial conquest.”He pointed to France’s control of Mayotte and Britain’s ownership of the Falkland Islands — which Lavrov referred to as the “Malvinas Islands”, as Argentina calls them — as examples of European powers retaining control of conquered territory.- ‘Close eye on situation’ -Peskov said last week Russia was “like the rest of the world, keeping a close eye on the situation.””We proceed from the premise that Greenland is a territory of the Kingdom of Denmark,” he added in remarks last Friday.”The situation is unusual, I would even say extraordinary, from the point of view of international law,” Peskov said, adding that Trump “as he has said himself, is not somebody for whom international law is some kind of priority”.Pro-Kremlin media outlets and Russian political analysts have meanwhile revelled in the dispute.The Moskovskiy Komsomolets tabloid said on Sunday it was watching with joy at Europe falling into “complete disarray” over the crisis.”Naturally, a split within NATO, a bloc hostile to Russia, is good news for Russia,” Vasily Kashin, an expert at Russia’s Higher School of Economics, told AFP.”Although it is not a given that this will have immediate positive consequences for Russian policy, for example in Ukraine, it is movement in the right direction,” he added.Moscow has not said whether it would oppose the United States taking control of the territory, but it has repeatedly warned NATO against deploying troops and equipment to the Arctic region.Last week, the Russian Embassy in Belgium — where NATO is headquartered — accused the alliance of embarking on an “accelerated militarisation of the North”.Putin has not commented publicly on the issue since it reemerged as a focus for the Trump administration in recent weeks.The Kremlin chief had in March 2025 said Trump had “serious plans regarding Greenland” that had “long-standing historical roots”, after the US President mooted the need for American control of the territory.At the time, Putin said the issue “concerns two specific nations and has nothing to do with us”, but that Russia was “concerned” about what he called increasing NATO activity in the Arctic.

Uganda president’s son and possible heir threatens opposition leaderTue, 20 Jan 2026 12:54:14 GMT

Uganda’s army chief, who is the son of newly re-elected President Yoweri Museveni, threatened Tuesday to hunt down and kill opposition leader Bobi Wine, who is in hiding after losing last week’s election. General Muhoozi Kainerugaba, 51, has made no secret of his desire to succeed his father, who was declared winner of a seventh term …

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