L’émissaire spécial de Poutine rencontre à Washington des représentants de l’administration Trump

L’émissaire économique spécial du président russe Vladimir Poutine, Kirill Dmitriev, a rencontré jeudi à Washington des représentants de l’administration Trump, en plein rapprochement entre la Russie et les Etats-Unis.Il s’agit de la première visite d’un haut responsable russe à Washington depuis le début de l’invasion russe de l’Ukraine en février 2022, à laquelle le président américain Donald Trump assure vouloir trouver une issue rapide en négociant avec Moscou. “Nous constatons une dynamique positive dans nos relations”, a déclaré M. Dmitriev à la presse russe présente à Washington. “Il faudra encore un certain nombre de réunions pour que nous puissions résoudre tous nos différends. (…) Le processus de dialogue et de résolution prendra du temps. Mais, en même temps, il progresse de manière positive et constructive.””Bien sûr, il y a des désaccords sur différents points, mais il y a un processus, il y a un dialogue qui, selon nous, aidera à surmonter ces désaccords”, a-t-il ajouté. “Nous avons également discuté d’une éventuelle coopération dans l’Arctique, dans les métaux rares et dans d’autres secteurs.” Cette rencontre intervient au lendemain de l’annonce par M. Trump de lourds droits de douane à l’encontre de nombreux pays, mais pas la Russie, déjà visée par des sanctions américaines en raison de la guerre et qui n’est officiellement plus un partenaire commercial significatif, selon Washington.L’émissaire russe a jugé favorablement les droits de douane annoncés par M. Trump, estimant qu’ils “créent un précédent pour une croissance autonome et la création d’emplois durables” aux Etats-Unis.Interrogé sur cette visite, le porte-parole du Kremlin Dmitri Peskov a souligné que l’envoyé spécial s’y trouvait “dans le cadre de son mandat”, c’est-à-dire pour parler de coopération économique.Patron du puissant Fonds souverain russe, Kirill Dmitriev n’est pas impliqué dans les pourparlers sur l’Ukraine.- “Pas un processus facile” -Des médias américains ont annoncé son arrivée sur le sol américain dès mercredi, mais la Maison Blanche n’a pas confirmé sa venue à ce stade. Il n’était pas clair s’il s’était déjà entretenu avec des représentants américains.Selon la chaîne américaine CNN, Kirill Dmitriev doit échanger avec l’émissaire américain Steve Witkoff sur la remise à plat des relations bilatérales, très dégradées par des années de tensions qui ont culminé depuis 2022 et l’invasion de l’Ukraine, soutenue financièrement et militairement par les États-Unis.Le vice-ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Riabkov, a pour sa part qualifié de “dynamique” le dialogue depuis plusieurs semaines avec les Etats-Unis “sur les irritants”, évoquant “quelques progrès” mais “pas de percées” à ce stade.M. Dmitriev a également indiqué que “le rétablissement du transport aérien” entre les deux pays avait été évoqué. – Trump “très énervé” -Le 13 mars, c’était Steve Witkoff qui s’était déplacé en personne à Moscou pour rencontrer Vladimir Poutine au Kremlin. Sa visite n’avait toutefois pas permis d’aboutir à une trêve sans conditions des combats en Ukraine, comme proposé par Donald Trump et validé par le président ukrainien Volodymyr Zelensky.Depuis, le locataire de la Maison Blanche s’est dit “très énervé, furieux” contre son homologue russe, après que Vladimir Poutine eut évoqué l’idée d’une “administration transitoire” en Ukraine, sans M. Zelensky, dans le cadre du processus de paix.Dans la foulée, il a menacé la Russie de sanctions secondaires visant son pétrole si Moscou et Washington ne parvenaient pas à un accord rapide sur le dossier ukrainien.Kirill Dmitriev est personnellement sous sanctions américaines depuis 2022 et a eu besoin d’une suspension temporaire de ces restrictions pour obtenir un visa afin de se rendre aux États-Unis.Il figurait parmi les négociateurs russes lors des pourparlers russo-américains qui se sont tenus le 18 février en Arabie saoudite, quelques jours après le premier appel officiel entre Vladimir Poutine et Donald Trump depuis le retour de ce dernier à la Maison Blanche en janvier.Né à Kiev sous l’URSS, Kirill Dmitriev connaît très bien les Etats-Unis où il a fait carrière, travaillant auparavant pour la banque Goldman Sachs à New York, ainsi qu’au sein du cabinet de conseil McKinsey. Il est diplômé de l’université de Stanford et de la prestigieuse Harvard Business School. 

L’émissaire spécial de Poutine rencontre à Washington des représentants de l’administration Trump

L’émissaire économique spécial du président russe Vladimir Poutine, Kirill Dmitriev, a rencontré jeudi à Washington des représentants de l’administration Trump, en plein rapprochement entre la Russie et les Etats-Unis.Il s’agit de la première visite d’un haut responsable russe à Washington depuis le début de l’invasion russe de l’Ukraine en février 2022, à laquelle le président américain Donald Trump assure vouloir trouver une issue rapide en négociant avec Moscou. “Nous constatons une dynamique positive dans nos relations”, a déclaré M. Dmitriev à la presse russe présente à Washington. “Il faudra encore un certain nombre de réunions pour que nous puissions résoudre tous nos différends. (…) Le processus de dialogue et de résolution prendra du temps. Mais, en même temps, il progresse de manière positive et constructive.””Bien sûr, il y a des désaccords sur différents points, mais il y a un processus, il y a un dialogue qui, selon nous, aidera à surmonter ces désaccords”, a-t-il ajouté. “Nous avons également discuté d’une éventuelle coopération dans l’Arctique, dans les métaux rares et dans d’autres secteurs.” Cette rencontre intervient au lendemain de l’annonce par M. Trump de lourds droits de douane à l’encontre de nombreux pays, mais pas la Russie, déjà visée par des sanctions américaines en raison de la guerre et qui n’est officiellement plus un partenaire commercial significatif, selon Washington.L’émissaire russe a jugé favorablement les droits de douane annoncés par M. Trump, estimant qu’ils “créent un précédent pour une croissance autonome et la création d’emplois durables” aux Etats-Unis.Interrogé sur cette visite, le porte-parole du Kremlin Dmitri Peskov a souligné que l’envoyé spécial s’y trouvait “dans le cadre de son mandat”, c’est-à-dire pour parler de coopération économique.Patron du puissant Fonds souverain russe, Kirill Dmitriev n’est pas impliqué dans les pourparlers sur l’Ukraine.- “Pas un processus facile” -Des médias américains ont annoncé son arrivée sur le sol américain dès mercredi, mais la Maison Blanche n’a pas confirmé sa venue à ce stade. Il n’était pas clair s’il s’était déjà entretenu avec des représentants américains.Selon la chaîne américaine CNN, Kirill Dmitriev doit échanger avec l’émissaire américain Steve Witkoff sur la remise à plat des relations bilatérales, très dégradées par des années de tensions qui ont culminé depuis 2022 et l’invasion de l’Ukraine, soutenue financièrement et militairement par les États-Unis.Le vice-ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Riabkov, a pour sa part qualifié de “dynamique” le dialogue depuis plusieurs semaines avec les Etats-Unis “sur les irritants”, évoquant “quelques progrès” mais “pas de percées” à ce stade.M. Dmitriev a également indiqué que “le rétablissement du transport aérien” entre les deux pays avait été évoqué. – Trump “très énervé” -Le 13 mars, c’était Steve Witkoff qui s’était déplacé en personne à Moscou pour rencontrer Vladimir Poutine au Kremlin. Sa visite n’avait toutefois pas permis d’aboutir à une trêve sans conditions des combats en Ukraine, comme proposé par Donald Trump et validé par le président ukrainien Volodymyr Zelensky.Depuis, le locataire de la Maison Blanche s’est dit “très énervé, furieux” contre son homologue russe, après que Vladimir Poutine eut évoqué l’idée d’une “administration transitoire” en Ukraine, sans M. Zelensky, dans le cadre du processus de paix.Dans la foulée, il a menacé la Russie de sanctions secondaires visant son pétrole si Moscou et Washington ne parvenaient pas à un accord rapide sur le dossier ukrainien.Kirill Dmitriev est personnellement sous sanctions américaines depuis 2022 et a eu besoin d’une suspension temporaire de ces restrictions pour obtenir un visa afin de se rendre aux États-Unis.Il figurait parmi les négociateurs russes lors des pourparlers russo-américains qui se sont tenus le 18 février en Arabie saoudite, quelques jours après le premier appel officiel entre Vladimir Poutine et Donald Trump depuis le retour de ce dernier à la Maison Blanche en janvier.Né à Kiev sous l’URSS, Kirill Dmitriev connaît très bien les Etats-Unis où il a fait carrière, travaillant auparavant pour la banque Goldman Sachs à New York, ainsi qu’au sein du cabinet de conseil McKinsey. Il est diplômé de l’université de Stanford et de la prestigieuse Harvard Business School. 

Les marchés financiers chamboulés par l’offensive commerciale de Trump

Les Bourses mondiales ont été traversées par un vent de panique jeudi, au lendemain de l’annonce par Donald Trump d’une large offensive commerciale mondiale, certains indices touchant des plus bas qu’ils n’avaient pas atteint depuis des mois, voire des années.A Wall Street, le Dow Jones a clôturé en perte de 3,98%, l’indice Nasdaq a terminé à -5,97%, au plus bas depuis mars 2020, et l’indice élargi S&P 500 a reculé de 4,84%, sa plus forte baisse, également en clôture, depuis juin 2020.En Europe aussi, les investisseurs se sont détournés des actions. Paris a cédé 3,31%, son plus fort recul quotidien depuis la séance du 15 mars 2023. Francfort a perdu 3,01%, Milan 3,60% et Londres 1,55%.Le président américain a lancé mercredi une charge commerciale massive sous la forme de droits de douane très lourds, en particulier contre l’Asie et l’Union européenne, s’attirant des menaces de riposte qui risquent d’asphyxier l’économie mondiale.L’offensive de la Maison-Blanche, sans équivalent depuis les années 1930, prévoit un droit de douane plancher supplémentaire de 10% et des majorations pour certains pays: 20% de taxes pour l’Union européenne, 34% pour la Chine 24% pour le Japon ou encore 31% pour la Suisse.”Les droits de douane sont plus élevés et plus graves que prévu, et il faudra un certain temps pour en déterminer les effets exacts, non seulement sur l’économie, mais aussi sur les bénéfices des entreprises”, a commenté auprès de l’AFP Tom Cahill, analyste de Ventura Wealth Management.”Si ces droits de douane restent en place pour une période prolongée”, les marchés boursiers pourront encore baisser “de manière substantielle”, a-t-il jugé.Conséquence de ces mauvaises perspectives pour la première économie mondiale: le dollar a fortement baissé jeudi, perdant jusqu’à 2,62% face à l’euro.Les cours du pétrole ont pour leur part lâché plus de 6%. Le baril de Brent a perdu 6,42% à 70,14 dollars et celui du West Texas Intermediate (WTI) a reculé de 6,64% à 66,95 dollars.Les valeurs refuges recherchées, les taux d’intérêt reculentDans ce contexte d’incertitude, les valeurs refuges sont plébiscitées. L’or a atteint un nouveau record dans la nuit de mercredi à jeudi face aux inquiétudes sur l’économie mondiale, à 3.167,84 dollars l’once. Il refluait légèrement jeudi à 3.115,27 dollars vers 21H00 GMT.Mais c’est surtout le marché de la dette, lui aussi considéré comme une valeur sûre en cas de tempête, qui est “le grand gagnant” des annonces douanières, a souligné Kathleen Brooks, directrice de la recherche chez XTB.Le rendement des emprunts d’Etat américains à dix ans s’est détendu à 4,03%, contre 4,13% à la clôture mercredi. En séance, il a chuté jusqu’à 3,99%. Son équivalent allemand, référence en Europe, était à 2,64%, contre 2,72% mercredi soir.Autre valeur refuge, le franc suisse prenait vers 21H00 GMT 2,68% face au dollar, à 1,1643 dollar pour un franc suisse.La “tech” dévisseCes mesures douanières pourraient sonner le glas du modèle de production de nombreux secteurs, qui fabriquent des composants ou l’ensemble de leurs produits dans des usines en Asie.Premiers concernés: les géants de la “tech”, têtes de gondole des marchés américains. Une partie des composants de ces entreprises sont produits à l’étranger, comme à Taïwan – ciblé à hauteur de 32% de taxes supplémentaires.Première capitalisation mondiale, Apple a connu sa pire chute depuis 5 ans (-9,25%), laissant s’envoler plus de 300 milliards de dollars de capitalisation boursière. D’autres géants du secteur ont aussi été touchés, comme Nvidia (-7,81%), Dell (-19,00%), Broadcom (-10,51%) ou HP (-14,74%).En Europe, les spécialistes des puces électroniques Infineon (-7,96% à Francfort) et STMicroelectronics (-8,17% à Paris) ont souffert.”Plus généralement, ces valeurs attiraient de façon disproportionnée les capitaux. Il n’est pas étonnant qu’elles s’effondrent particulièrement lorsqu’ils se retirent”, selon David Kruk, responsable du trading de La Financière de l’Échiquier.Entreprises de l’habillement et équipementiers sportifs ont aussi reculé, plombés par les annonces du président américain sur les droits de douane, avec une addition très lourde pour l’industrie textile.Les marques dont une partie des vêtements sont fabriqués en Chine ou au Vietnam (respectivement taxés à hauteur 34% et 46%, en plus des droits de douane déjà imposés) ont dévissé, à l’instar de Gap (-20,38%), Ralph Lauren (-16,27%), Lululemon (-9,58%) ou encore le géant américain Nike (-14,47%).En Europe, Adidas a abandonné 11,72%, Puma 11,16%, JD Sports 7,89%.Le fret maritime en perte de vitesseLes valeurs du secteur du transport maritime ont chuté, plombées par les perspectives de reflux du commerce mondial. L’armateur allemand Hapag-Lloyd a abandonné 7,95% à Francfort, A.P. Moller-Maersk 9,49% à Copenhague et Kuehne + Nagel 2,34% à Zurich.

Avec ses droits de douane, Trump foudroie l’économie mondiale

Les principaux partenaires commerciaux des Etats-Unis cherchent la parade jeudi face au coup de massue sur les droits de douane infligé par Donald Trump, qui provoque un vent de panique sur les marchés.Le président américain a balayé les inquiétudes jeudi. “L’économie avait beaucoup de problèmes… C’était un patient malade, (elle) va finir en pleine forme”, a-t-il assuré devant la presse, à bord d’Air Force One.Mais dans l’immédiat, c’est la gueule de bois à Wall Street, où les ménages américains placent massivement leur épargne.Des milliards de dollars d’actions sont partis en fumée: -5,97% pour l’indice Nasdaq, -4,84% pour l’indice de référence S&P 500, leur pire séance depuis 2020 lors du premier mandat de Donald Trump.Les entreprises fuies par les investisseurs sont celles dont le modèle de production est en péril en raison de leur dépendance aux importations en provenance d’Asie. Comme l’habillement (Gap, -20,38%) ou la tech (Apple, -9,25%). Les nouveaux droits de douane sont particulièrement punitifs pour la Chine (qui, précédemment visée, verra au total les taxes sur ses produits augmenter de +54%), le Cambodge (+49%), le Vietnam (+46%) ou encore le Bangladesh (+37%).Symptôme des fortes inquiétudes sur un ralentissement économique à venir, le pétrole a reculé de plus de 6% et l’or, actif refuge, a connu de nouveaux sommets.Les marchés asiatiques et européens ont chuté lourdement pendant la journée (-2,77% à Tokyo, -3,31% à Paris).Cette nouvelle salve arrive après d’autres, plus ciblées: +25% sur l’acier et l’aluminium, mais aussi depuis ce jeudi +25% sur les voitures importées aux Etats-Unis.- Le Lesotho en route pour Washington -Stupéfaits par l’ampleur de l’offensive américaine, qui rebat les cartes du commerce mondial, les principaux partenaires commerciaux des Etats-Unis se sont globalement abstenus de jeter immédiatement de l’huile sur le feu.La présidence américaine a laissé la porte ouverte à des négociations et mis en garde contre toute velléité de représailles sur les exportations américaines, au risque d’une sanction douanière supplémentaire.Tandis que le président français, Emmanuel Macron, a esquissé une riposte graduée, la Première ministre italienne, Giorgia Meloni, a estimé jeudi soir qu’il fallait avoir pour objectif de “supprimer” les droits de douane”, “pas (de) les multiplier” par une surenchère de part et d’autre de l’Atlantique.Le Lesotho a annoncé jeudi qu’il allait envoyer une délégation gouvernementale aux États-Unis pour plaider sa cause.Le petit royaume enclavé d’Afrique australe est censé payer la plus lourde addition, +50% de droits de douane, avec l’archipel français de Saint-Pierre-et-Miquelon auquel la présidence américaine a réservé un traitement à part. Le Canada, l’une des cibles favorites de Donald Trump, n’a pas subi de nouveaux droits de douane mercredi. Mais le voisin des Etats-Unis paie tout de même un tribut croissant dans la guerre commerciale enclenchée par Washington, avec des surtaxes qui touchent déjà une partie de ses exportations. Ottawa a décidé jeudi de taxer en retour certaines voitures américaines.- “Masochistes” -L’offensive protectionniste de la Maison Blanche, sans équivalent depuis les années 1930, passe par un droit de douane généralisé d’au moins 10% sur toutes les importations à partir du 5 avril à 04H01 GMT. Des majorations sont prévues à partir du 9 avril pour les pays jugés particulièrement hostiles en matière commerciale.Les marchandises de l’UE prendront ainsi par exemple 20% de taxes additionnelles, s’ajoutant aux droits de douane déjà en vigueur.Les surtaxes américaines pourraient réduire d'”environ 1%” le commerce mondial de marchandises en volume cette année, a affirmé jeudi la directrice générale de l’Organisation mondiale du commerce (OMC), Ngozi Okonjo-Iweala.”Les droits de douane de Trump sont les plus coûteux et les plus masochistes que les États-Unis aient appliqués depuis des décennies”, a fustigé jeudi sur X Larry Summers, ancien ministre des Finances sous Bill Clinton.La surtaxe sur l’automobile, entrée en vigueur jeudi, a déjà fait ses premières victimes avec l’annonce par Stellantis d’une suspension de la production dans certaines usines au Canada et Mexique. 

South Korea court to decide impeached president’s fate

The fate of South Korea’s presidency hangs on the Constitutional Court Friday as it decides whether to uphold Yoon Suk Yeol’s impeachment over a disastrous martial law declaration or to return him to power.Yoon, 64, was suspended by lawmakers over his December 3 attempt to subvert civilian rule, which saw armed soldiers deployed to parliament. He was also arrested over a separate criminal trial on insurrection charges.At least six of the Constitutional Court’s eight justices must vote to remove Yoon. Otherwise, he will be reinstated.If removed, he would become the second South Korean leader to be impeached by the court after Park Geun-hye in 2017.After weeks of tense hearings, judges spent more than a month deliberating the case, all while public unrest has swelled.Yoon, who defended his December 3 attempt to subvert civilian rule as necessary to root out “anti-state forces”, still commands the backing of extreme supporters, who have staged protests for weeks in the run-up to the verdict.The wait for his ruling had led to worsening political divisions in the country and the emergence of unverified conspiracy theories, some suggesting that the justices were locked in intense disagreements.At least two staunch Yoon supporters — one in his 70s and the other in his 50s — have died after self-immolating in protest of the controversial leader’s impeachment.Opposition MP Back Hye-ryun last month was hit in the face with an egg outside the court, as she was urging justices to uphold Yoon’s impeachment.Police have been increasing security, and plan to deploy maximum capacity Friday to head off unrest. Embassies — including the American, French, Russian and Chinese — have warned citizens to avoid mass gatherings in connection with Friday’s verdict.- ‘Highly unlikely’ to reinstate -South Korea has spent the four months since Yoon declared martial law without an effective head of state, as the opposition impeached Yoon’s stand-in — only for him to be reinstated by a court ruling.The leadership vacuum comes during a series of crises and headwinds, including an aviation disaster and the deadliest wildfires in the country’s history.This week, South Korea was slammed with 25 percent tariffs on exports to key ally the United States after President Donald Trump unveiled global, so-called reciprocal levies.  Since December, South Korea has been “partially paralysed — it has been without a legitimate president and has been challenged by natural disasters and the political disaster called Trump,” Vladimir Tikhonov, Korean Studies professor at the University of Oslo, told AFP.Yoon also faces a separate criminal trial on charges of insurrection over the martial law bid, making him the first sitting South Korean president to stand trial in a criminal case.Many law and constitution experts say expect that the court will uphold Yoon’s impeachment.”Given the patently unconstitutional and illegal nature of attempting to seize the National Assembly through the deployment of martial law forces, it seems highly unlikely that a dismissal of the impeachment is a viable outcome,” Lee Jong-soo, a professor at Yonsei University Law School, told AFP.”Based solely on legal principles, I would expect an 8-0 unanimous ruling in favour of upholding the impeachment.”But another expert, Professor Lee In-ho at Chung-Ang University’s school of law, predicts the court could end in a deadlock. Lee told AFP he thinks the impeachment will likely be dismissed with “the constitutional interpretation concerning the president’s justification for declaring martial law (to) remain unresolved.”

Droits de douane: Wall Street en berne, pire séance pour le Nasdaq et le S&P 500 depuis 2020

La Bourse de New York a nettement chuté jeudi, au lendemain de l’annonce par Donald Trump d’une large offensive commerciale mondiale, qui fait craindre pour l’économie américaine.Le Dow Jones a clôturé en perte de 3,98%, l’indice Nasdaq a chuté de 5,97%, au plus bas depuis mars 2020, et l’indice élargi S&P 500 a reculé de 4,84%, sa plus forte baisse en clôture depuis juin 2020.La place américaine a été chamboulée par les nouveaux droits de douane présentés mercredi par le président Trump, qui ont provoqué un vent de panique sur la plupart des marchés.Ces surtaxes sont particulièrement lourdes à l’encontre de l’Asie et de l’Union européenne, s’attirant des menaces de riposte qui risquent d’asphyxier l’économie des pays visés… mais aussi l’économie américaine.L’offensive de la Maison-Blanche, sans équivalent depuis les années 1930, prévoit un droit de douane plancher supplémentaire de 10% et des majorations pour certains pays: 20% de taxes pour l’Union européenne, 34% pour la Chine 24% pour le Japon ou encore 31% pour la Suisse.”Les droits de douane sont plus élevés et plus graves que prévu, et il faudra un certain temps pour en déterminer les effets exacts, non seulement sur l’économie, mais aussi sur les bénéfices des entreprises”, a commenté auprès de l’AFP Tom Cahill, analyste de Ventura Wealth Management.”La croissance des bénéfices des entreprises sera beaucoup plus faible que ce que Wall Street avait prévu pour l’année”, estime cet analyste.M. Trump présente les droits de douane comme une baguette magique capable de réindustrialiser son pays, de rééquilibrer la balance commerciale et d’éponger le déficit budgétaire, à rebours des analyses de la plupart des économistes qui anticipent de lourdes conséquences néfastes pour l’économie américaine.”La demande sera moins forte que prévu, car de nombreux consommateurs vont examiner leur budget et prendre des décisions difficiles”, juge M. Cahill. “Les consommateurs vont commencer à épargner davantage, tout simplement car ils sont incertains de leur avenir”, prévoit-il.”La banque centrale américaine (Fed) reviendra probablement sur le devant de la scène et, si le chômage augmente et que la croissance économique s’affaiblit considérablement, elle procédera probablement à des réductions plus importantes” de ses taux que les deux baisses qu’elle prévoyait jusqu’à présent, a expliqué à l’AFP Angelo Kourkafas, analyste d’Edward Jones.Dans ce contexte, le marché obligataire a encore joué son rôle de valeur refuge. Le rendement des emprunts d’Etat américains à dix ans s’est détendu à 4,03%, contre 4,13% à la clôture la veille. En séance, il a chuté jusqu’à 3,99%.A la cote, peu de valeurs ont été épargnées par l’onde de choc provoquée par M. Trump.Le secteur de la tech était en berne. Plusieurs géants du secteur ont plongé face aux craintes d’une facture plus lourde pour leur chaîne d’approvisionnement.Première capitalisation mondiale, Apple a connu sa pire chute depuis 5 ans (-9,25%), laissant s’envoler plus de 300 milliards de dollars de capitalisation boursière. D’autres géants du secteur ont aussi été touchés, comme Nvidia (-7,81%), Dell (-19,00%), Broadcom (-10,51%) ou HP (-14,74%).Entreprises de l’habillement et équipementiers sportifs ont aussi reculé, plombés par les annonces du président américain sur les droits de douane, avec une addition très lourde pour l’industrie textile.Les marques dont une partie des vêtements sont fabriqués en Chine ou au Vietnam (respectivement taxés à hauteur 34% et 46%, en plus des droits de douane déjà imposés) ont dévissé, à l’instar de Gap (-20,38%), Ralph Lauren (-16,27%), Lululemon (-9,58%) ou encore le géant américain Nike (-14,47%).”Si ces droits de douane restent en place pour une période prolongée, je pense que le marché boursier (peut encore baisser) de manière substantielle”, considère M. Cahill. M. Trump a lui prédit jeudi un bond financier et économique, en dépit des lourds droits de douane annoncés la veille.