CAN-2025: le Maroc, enfin brillant, au rendez-vous des demi-finales de “sa” CAN

Au rendez-vous. Le Maroc, critiqué pour le jeu proposé depuis le début de sa CAN, a surpassé le Cameroun 2-0, samedi à Rabat et s’est qualifié pour les demi-finales d’un tournoi dont il est plus que jamais l’archi-favori.les Lions de l’Atlas, impériaux à l’image de leur facteur X, Brahim Diaz, une nouvelle fois buteur, affronteront mercredi, toujours à Rabat, le vainqueur de la rencontre Algérie-Nigeria qui a lieu ce samedi à Marrakech, pour leur première demie depuis 2004.Les Lions indomptables, arrivés la tanière sens dessus dessous, et au parcours inespéré, s’arrêtent là. David Pagou, leur sélectionneur, l’une des révélations de la compétition, va pouvoir construire sur autre chose que des ruines.- Brahim encore et toujours -Le Maroc, lui, s’avance (enfin) imperturbable vers son unique objectif: soulever sa deuxième Coupe d’Afrique le 18 janvier. Il peut, après sa performance, compter sur ses supporters, d’abord sceptiques, désormais prêts à pousser derrière lui.”On a une énorme pression, alors à chaque victoire, c’est un soulagement”, a soufflé au micro de BeIn Sports Walid Regragui, le sélectionneur, cible principale des critiques.Réprimandé une nouvelle fois pour son entame empruntée face à la Tanzanie en huitièmes, le Maroc a cette fois débuté tambour battant, étouffant le Cameroun, incapable de sortir durablement de son camp durant toute la première période.Plus agressifs dans les duels, plus entreprenants dans le jeu, plus solides défensivement, les partenaires d’Achraf Hakimi ont logiquement ouvert le score.Dépassés, les Lions indomptables ont multiplié les fautes, accumulant des coups francs dangereux en faveur du Maroc, et les sauve-qui-peut en défense, en concédant autant de corners.C’est sur l’un d’eux que les Lions de l’Atlas ont trouvé la faille par l’inévitable Brahim Diaz, lorsque Hakimi a déposé le ballon sur la tête d’Ayoub El Kaabi et que l’attaquant du Real Madrid a opportunément dévié le ballon du bas ventre et à bout portant dans le but de Devis Epassy (1-0, 26e).La pépite Brahim a encore frappé, inscrivant ainsi son cinquième but de la compétition en cinq rencontres, et plus que jamais meilleur buteur de la CAN marocaine.Ayoub El Kaabi, +Monsieur bicyclette+, aussi efficace de la tête que sur des retournés acrobatiques, lui a bien mâché le travail sur le coup, et le Madrilène l’a chaleureusement remercié lors de sa célébration.Le peuple marocain aussi, retenant son souffle pendant 20 minutes, mais rapidement délivré par le duo: à eux deux, Brahim et El Kaabi ont inscrit les huit premiers buts marocains du tournoi.- Prestation collective -Mais, contrairement aux précédentes rencontres, c’est collectivement que le Maroc a impressionné vendredi, étouffant presque sans discontinuer les Lions indomptables qui avaient fait de leur densité physique leur arme principale dans le tournoi.Et si c’est encore Brahim qui a provoqué la faute amenant le second but marocain, ni lui ni El Kaabi n’ont cette fois été à sa conclusion.Symbole d’un Maroc balbutiant depuis le début de la compétition et brillant en quart, Ismael Saibari, décevant jusqu’à présent, a été parfait face au Cameroun.Toujours prompt à un repli défensif, le milieu offensif du PSV Eindhoven a connu un premier échec sur une action dangereuse à la 62e minute, avant d’enfoncer le clou d’une frappe croisée puissante après un nouveau coup franc d’Ez Abde (2-0, 74e).Il a obtenu le titre honorifique d’homme du match que nombre de ses partenaires auraient pu revendiquer. Qu’importe, c’est un autre titre que Walid Regragui et ses hommes ont pour obsession.

La moitié de Kiev privée de chauffage après des frappes russes

Des frappes russes massives ont fait au moins quatre morts et privé de chauffage la moitié des immeubles résidentiels de Kiev, poussant le maire de la capitale ukrainienne à appeler vendredi la population à évacuer “temporairement” la ville.Cette nouvelle nuit de bombardements a vu l’utilisation, pour la deuxième fois depuis le début de la guerre en février 2022 du missile balistique russe de dernière génération Orechnik, dans l’ouest de l’Ukraine. L’Union européenne, Paris, Berlin et Londres ont à cet égard dénoncé une “escalade” de la part de Moscou dans l’utilisation de ce missile de portée intermédiaire (IRBM) capable d’emporter des ogives nucléaires.La Russie a continué de pilonner l’Ukraine après avoir rejeté la veille le plan européen de déploiement d’une force multinationale dans le pays après une éventuelle fin du conflit.Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a réclamé une “réaction claire” de la communauté internationale après cette attaque en pleine vague de froid, qui a touché une quarantaine de sites dans la capitale.Le parquet ukrainien a fait état de 4 morts et de 26 blessés.”La moitié des immeubles d’habitation à Kiev — près de 6.000 — sont actuellement privés de chauffage”, s’est alarmé son maire, Vitaly Klitschko, qui a exhorté ceux qui le peuvent à quitter “temporairement” la ville.Les journalistes de l’AFP n’ont pas constaté d’affluence massive dans les gares routières et ferroviaires.Des équipes étaient à l’oeuvre vendredi par des températures oscillant entre -7°C et -12°C pour rétablir au plus vite le chauffage dans la capitale, coupé pour 417.000 foyers, selon l’opérateur électrique privé DTEK.Le secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres a condamné ces frappes. “Les attaques contre des civils et des infrastructures civiles violent le droit international humanitaire. Peu importe où elles se produisent, elles sont inacceptables et doivent cesser immédiatement”, a-t-il déclaré selon son porte-parole.- “Où est l’Amérique ?” -Nina, 70 ans, qui vit dans l’un des bâtiments touchés, s’est dite en colère que le monde parle d’un possible accord pour mettre fin au conflit quand la Russie bombarde. “Où est l’Europe, où est l’Amérique?”, a-t-elle lancé, interrogée par l’AFP.Moscou a dit avoir frappé des “cibles stratégiques” en Ukraine, notamment avec son missile balistique Orechnik, dont les ogives peuvent atteindre une vitesse d’environ 13.000 km/h.Selon le ministère russe de la Défense, ces attaques ont été menées “en réponse” à une tentative ukrainienne de frapper une résidence de Vladimir Poutine fin décembre, des accusations que Kiev et les Occidentaux qualifient de “mensonges”.Le service ukrainien de sécurité (SBU) a diffusé des images de débris présentés comme étant ceux du missile Orechnik utilisé par Moscou pour frapper la région de Lviv (ouest). Il n’a pas précisé quelles cibles avaient été visées par l’engin ni l’ampleur des dégâts.Des habitants de Roudno, en périphérie de Lviv, ont affirmé à l’AFP avoir entendu des explosions et certains ont signalé des coupures de gaz. “Il fait -18 à -20°C et il n’y a plus de gaz. Les gens ont des jeunes enfants, des familles. Comment peuvent-ils vivre sans pouvoir se réchauffer?”, s’est interrogée Slava, une femme de 70 ans.Le ministre ukrainien des Affaires étrangères, Andriï Sybiga, a estimé que l’attaque, dans une région située près de la frontière avec l’UE et l’Otan, était un “test pour l’alliance transatlantique”.Les dirigeants français, allemand et britannique Emmanuel Macron, Friedrich Merz et Keir Starmer ont dénoncé les attaques “continues” de la Russie, “y compris l’utilisation d’un missile balistique de portée intermédiaire Orechnik”, qui constituent “une escalade et sont inacceptables”, au cours d’un échange téléphonique vendredi.Le missile Orechnik, qui ne portait pas d’ogive nucléaire lors de ces tirs, a été utilisé pour la première fois en 2024 contre une usine militaire située dans la ville de Dnipro, dans le centre-est de l’Ukraine.- “Cibles légitimes” -Près de quatre ans après le déclenchement par le Kremlin de l’offensive à grande échelle, l’armée russe continue de bombarder l’Ukraine quasi-quotidiennement, ciblant notamment les installations énergétiques et portuaires.Kiev a accusé Moscou vendredi d’avoir frappé avec des drones deux cargos naviguant en mer Noire, causant la mort d’un marin de nationalité syrienne, après plusieurs opérations similaires ces dernières semaines.En réponse, l’Ukraine vise également les infrastructures énergétiques russes.Quelque 556.000 personnes ont ainsi été privées vendredi matin de courant et de chauffage dans la région russe de Belgorod, frontalière de l’Ukraine, selon son gouverneur, Viatcheslav Gladkov.Ces nouvelles frappes interviennent à un moment où les discussions diplomatiques impulsées par le président américain Donald Trump ces derniers mois semblent dans l’impasse.

Le gouvernement annonce un “paquet de mesures agricoles”

La ministre de l’Agriculture Annie Genevard a annoncé vendredi “un paquet de mesures agricoles” visant à répondre à la colère  des agriculteurs, s’adressant en premier lieu aux éleveurs, avec un doublement du fonds d’indemnisation de la dermatose bovine.La ministre a annoncé un doublement à “22 millions d’euros” du fonds d’indemnisation destiné aux éleveurs touchés par les conséquences économiques de la dermatose nodulaire bovine (DNC), maladie animale dont la gestion par l’Etat a déclenché un vif mouvement de contestation chez les éleveurs.Mme Genevard a ouvert la voie à une évolution du protocole d’abattage total des troupeaux dans lesquels la maladie est détectée, en cas “d’immunité collective” après vaccination, mais en conditionnant tout changement à un “avis scientifique”.Répondant par ailleurs à une demande forte des éleveurs face aux attaques de troupeaux et renouvelée ces derniers jours par la FNSEA, premier syndicat agricole, elle a annoncé que le nombre de tirs autorisés pour abattre des loups allait “augmenter de 10%”.”Notre régime de régulation doit être revu et il le sera, car il n’est plus adapté au fait que le loup s’étend de plus en plus dans des territoires nouveaux et qu’il se multiplie”, a-t-elle dit. Le quota d’abattage annuel autorisé est fixé à 19% de la population lupine, estimée à 1.082 animaux en 2025. Cette année-là, “il y a eu plus de 4.000 attaques”, a affirmé la ministre.Elle a également répondu à une demande récurrente de l’alliance majoritaire FNSEA-Jeunes agriculteurs, en annonçant la signature “avant la fin du mois” des décrets d’application de la loi Duplomb concernant la facilitation de construction de bâtiments d’élevages.”De même, les textes qui permettent de trouver des solutions plus vite pour lutter contre les nuisibles, les virus, les bactéries qui ravagent les productions seront pris avant le Salon” de l’agriculture, a-t-elle ajouté.La ministre a rappelé l’engagement du gouvernement auprès des viticulteurs et des céréaliers, notamment concernant les avancées obtenues à Bruxelles sur les engrais et pour le maintien du budget de la future Politique agricole commune (PAC).A ses côtés, la ministre des Comptes publics Amélie de Montchalin a mis en garde les députés qui voteraient la semaine prochaine les motions de censure déposées par le RN et LFI, faisant valoir que “s’il n’y a pas de gouvernement, il n’y aura pas de solution pour les agriculteurs”.La ministre de l’Action et des Comptes publics a estimé que ces motions apporteraient “un moment de clarification”. Evoquant notamment les élus des territoires viticoles, elle a observé que, s’ils font tomber le gouvernement, “ils enverront un message très clair aux viticulteurs de leurs circonscriptions”, en empêchant l’introduction dans le budget de l’enveloppe de 130 millions d’euros prévue pour financer un plan d’arrachage.”Il faut que l’ensemble des élus et du pays prennent conscience de l’importance du budget de l’agriculture qui doit absolument être voté la semaine prochaine”, a réagi Yohann Barbe, porte-parole de la FNSEA, auprès de l’AFP. Sur l’ensemble des mesures annoncées “le compte n’y est pas” a-t-il ajouté, il manque notamment “un périmètre pour l’utilisation de l’enveloppe d’accompagnement” à la lutte contre la dermatose.Bertrand Venteau, président de la Coordination rurale, 2e syndicat agricole du pays, et en pointe de la contestation agricole des dernières semaines, a estimé de son côté que les mesures annoncées “co-écrites avec la FNSEA” ne “répondaient pas du tout” aux revendications de son organisation. “Il faut souhaiter une dissolution rapide du gouvernement pour en finir avec ces ministres qui n’écoutent rien” a-t-il lancé, joint par l’AFP.Fanny Métrat, porte-parole de la Confédération paysanne, 3e syndicat, a aussi estimé que le gouvernement a essentiellement répondu au premier syndicat, la FNSEA. La seule annonce qu’elle juge positive sur un potentiel assouplissement du protocole de vaccination “arrive avec six mois de retard et le sacrifice de milliers de vaches bien portantes et d’éleveurs”.cho-sb-mdz-od-im/ved/vmt

US December hiring misses expectations, capping weak 2025

The United States added fewer jobs than expected in December, government data showed Friday, capping the labor market’s weakest year since the Covid-19 pandemic amid growing concerns about hiring.US employment rose by 50,000 last month, slowing from a revised 56,000 in November, the Department of Labor said.The jobless rate — measured by a different survey within the report — inched down to 4.4 percent from 4.5 percent.For 2025, payroll employment grew by 584,000, significantly lower than the increase of 2.0 million in 2024.Investors will be digesting the data for its potential bearing on the Federal Reserve’s interest rate decisions, as a sharp deterioration in the jobs market could nudge the US central bank to lower rates sooner to boost the world’s biggest economy.While December’s figures were decent, job growth has slowed significantly over the past year while the unemployment rate crept up towards its highest level since 2021.Economist Ryan Sweet of Oxford Economics told AFP that the United States is seeing slower labor force growth, with less immigration while the native population ages, alongside tepid demand with businesses hesitant to hire.This is partially due to stronger productivity but also business uncertainty as firms grapple with President Donald Trump’s fast-changing tariff policies.”We’re in a new normal, in a new equilibrium,” said Sweet, adding that this is roughly the level of job growth one should expect going forward.Friday’s hiring number was lower than the 73,000 figure expected by economists surveyed by Dow Jones Newswires and The Wall Street Journal.Among sectors, employment continued trending up in restaurants and bars, health care and social assistance, the Labor Department said.But retail trade lost jobs, with employment dropping in areas like warehouse clubs, supercenters and other merchandise retailers.”Since reaching a peak in January, federal government employment is down by 277,000, or 9.2 percent,” the department said.- ‘Warning lights’ -In a CNBC interview, White House National Economic Council director Kevin Hassett pointed to US productivity as an encouraging sign beyond job creation.But “job growth in 2025 was the weakest in over a decade, outside of the pandemic,” Senator Elizabeth Warren, the top Democrat on the Senate Banking Committee, said in a statement.Navy Federal Credit Union chief economist Heather Long added that 2025 marked the worst year for job gains outside of a recession since 2003.While the overall report appears positive at first glance, Northlight Asset Management’s chief investment officer Chris Zaccarelli expects skeptics to point out the “very meager increase of 50,000 in jobs.””In essence, we are seeing validation of the idea that job creation is very weak and companies have been letting workers go at a slow pace,” he said in a note.”There aren’t any red flashing lights indicating an imminent recession, but there are plenty of yellow warning lights flashing and there is the risk that we could approach stall speed.”- Fed easing ahead -On Friday, the Trump administration also acknowledged that it inadvertently published some hiring data on social media a night before the full jobs report was due to be released Friday.”Following the regular procedure of presidents being prebriefed on economic data releases, there was an inadvertent public disclosure of aggregate data that was partially derived from pre-released information,” a White House official said.”The White House is accordingly reviewing protocols regarding economic data releases,” the official added.For now, economist Samuel Tombs of Pantheon Macroeconomics expects December’s figures are “weak enough” to keep a further interest rate reduction by the Fed in the cards.The sluggish job growth figure was underpinned by a mere 37,000 increase in private payrolls, he said.While the unemployment rate crept down, analysts have noted that this was no surprise as it could have resulted from an earlier pick-up in layoffs linked to a lengthy government shutdown.”For many businesses, uncertainty about federal government policy and the impact of AI warrants an extended pause on new hiring. Accordingly, we look for only a small pick-up in employment growth ahead,” Tombs said.

Syrie: l’armée bombarde des quartiers kurdes d’Alep que les combattants refusent d’évacuer

L’armée syrienne a repris vendredi ses bombardements sur un quartier kurde d’Alep après que des combattants appartenant à cette minorité ont refusé d’évacuer, défiant les autorités qui avaient décrété un cessez-le-feu.Les violences, qui ont tué au moins 21 civils depuis mardi, sont les plus graves dans cette grande ville du nord de la Syrie entre le gouvernement central et les Kurdes, une importante minorité ethnique contrôlant une partie du nord-est du pays.Les combats ont contraint des dizaines de milliers de civils à fuir, l’ONU estimant à au moins 30.000 le nombre de familles déplacées.Un cessez-le-feu avait été annoncé tôt vendredi par les autorités, qui avaient affirmé que les combattants kurdes encerclés dans les deux quartiers de Cheikh Maqsoud et Achrafieh seraient évacués vers la zone autonome kurde du nord-est du pays.Les autorités avaient même acheminé des cars pour évacuer les combattants, mais ces derniers ont annoncé refuser toute “reddition” et dit qu’ils voulaient défendre leurs quartiers.L’armée syrienne a alors annoncé qu’elle reprendrait le bombardement de “sites militaires” à Cheikh Maqsoud, appelant les habitants à s’en éloigner.Le ministère de la Défense a déclaré qu’un dépôt de munitions sur l’un des sites avait été détruit.Tard vendredi, un correspondant de l’AFP a signalé des bombardements à l’artillerie lourde et des tirs. L’armée a annoncé que trois soldats avaient été tués par des tirs des forces kurdes et annoncé “le début d’opérations de ratissage” à la recherche de combattants dans le quartier de Cheikh Maqsoud, avant qu’il ne soit remis aux forces de sécurité.Dans la journée, l’armée avait permis aux civils désireux de fuir d’emprunter deux “couloirs humanitaires” entre 13h00 et 15h00 GMT. Un correspondant de l’AFP a vu des habitants sortir de Cheikh Maqsoud sous la pluie, chargés de bagages.Les Kurdes ont annoncé en fin d’après-midi que le quartier était “violemment bombardé par les factions relevant du gouvernement de Damas”.La télévision syrienne a pour sa part accusé les Kurdes d’avoir lancé des drones sur des quartiers résidentiels d’Alep.- Emissaire américain -Les violences ont éclaté alors que les deux parties peinent à appliquer un accord conclu en mars pour intégrer les institutions de l’administration autonome kurde et ses forces armées, les Forces Démocratiques Syriennes (FDS), au sein du nouvel Etat.Les Kurdes restent déterminés à respecter les accords conclus avec Damas, a affirmé vendredi à l’AFP une haute responsable de l’administration locale kurde.”La partie gouvernementale cherche, par ces attaques, à mettre fin aux accords conclus. Nous y sommes attachés et nous nous efforçons de les mettre en œuvre”, a déclaré Elham Ahmed, chargée des relations extérieures.Ces violences “mettent à l’épreuve le cadre déjà fragile d’intégration entre Damas et les FDS”, a estimé Nanar Hawach, de l’International Crisis Group. “Le recours à la pression militaire montre qu’on s’éloigne de la négociation technique vers des formes plus coercitives”.La responsable kurde a par ailleurs “remercié” les Etats-Unis pour leur rôle de médiateur.Une source diplomatique a indiqué à l’AFP que l’émissaire américain pour la Syrie Tom Barrack était “en route pour Damas”.- France et Turquie -La Turquie, alliée des autorités syriennes, a “salué favorablement” l’opération de l’armée syrienne.Ankara, qui possède une frontière de plus de 900 kilomètres avec la Syrie, y a mené entre 2016 et 2019 plusieurs opérations d’envergure contre les forces kurdes.Pour sa part, le président français Emmanuel Macron a rappelé à son homologue syrien Ahmad al-Chareh, au cours d’un entretien téléphonique, “l’attachement de la France à une Syrie unie où l’ensemble des composantes de la société sont représentées et protégées”.Les combats en cours sont les plus violents à Alep entre les Kurdes et les autorités syriennes depuis la chute de Bachar al-Assad en décembre 2024. Le nouveau pouvoir islamiste s’était engagé à protéger les minorités mais a été confronté à des massacres d’alaouites sur la côte en mars et des violences avec les druzes dans le sud en juillet.

Diaz scores again as hosts Morocco beat Cameroon to reach AFCON semisFri, 09 Jan 2026 21:04:36 GMT

Brahim Diaz kept up his remarkable Africa Cup of Nations scoring record and Ismael Saibari was also on target as hosts Morocco beat Cameroon 2-0 in their quarter-final showdown on Friday to keep their title dreams alive.Real Madrid winger Diaz got the decisive touch to Ayoub El Kaabi’s 26th-minute header in front of more than …

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Syria strikes Kurdish area of Aleppo as fighters refuse to evacuate

Syria’s army renewed strikes on a Kurdish district of Aleppo on Friday after fighters from the minority refused to leave in defiance of a ceasefire that sought to halt days of fighting.The government and Kurdish forces have traded blame over who started the violence in Syria’s second city on Tuesday as they struggle to implement a deal to merge the Kurds’ de facto autonomous administration and military into the country’s new government.At least 21 civilians have been killed according to figures from both sides and tens of thousands have fled the worst clashes in Aleppo since Syria’s new Islamist authorities took power.The fighting presents yet another challenge for a country struggling to forge a new path since the ousting of longtime ruler Bashar al-Assad a year ago.Early Friday, Syrian authorities announced a truce with Kurdish forces linked to the US-backed, Kurdish-led Syrian Democratic Forces (SDF) and said fighters and their light weapons would be sent to Kurdish areas further east.But Kurdish fighters rejected any “surrender” and said they would stay and defend their districts.Hours later, Syria’s army warned it would renew strikes on what it said were military targets in the Kurdish-majority district of Sheikh Maqsud and urged residents to evacuate.The defence ministry said an ammunition depot at one of the sites had been destroyed.An AFP correspondent had seen residents laden with belongings fleeing before a two-hour humanitarian corridor closed.- Flights still suspended -In the late evening, an AFP correspondent reported the sound of heavy artillery shelling and gunfire.The army said three soldiers had been killed by Kurdish forces’ fire and announced “the start of combing operations” for fighters in Sheikh Maqsud ahead of the district’s handover to security forces.Kurdish forces reported shelling on Sheikh Maqsud, while state television accused the Kurds of launching drones on residential areas of Aleppo.A flight suspension at Aleppo airport was extended until late Saturday.Turkey’s Defence Minister Yasar Guler welcomed the government operation, saying “we view Syria’s security as our own security and that we support Syria’s fight against terrorist organisations”.Sheikh Maqsud and Ashrafiyeh have remained under the control of Kurdish units linked to the SDF, despite Kurdish fighters agreeing to withdraw from the areas in April.The SDF controls swathes of Syria’s oil-rich north and northeast, and was key to the defeat of the Islamic State group in 2019. But Ankara views its main component as an extension of the Kurdistan Workers’ Party (PKK), which earlier this year agreed to end its four-decade armed struggle against Turkey.Elham Ahmad, a senior official in the Kurdish administration in Syria’s northeast, accused Syria’s authorities of “choosing the path of war” by attacking Kurdish districts and of “seeking to put an end to the agreements that have been reached”.”We are committed to them and we are seeking to implement them,” she told AFP.- ‘Apply pressure’ -The March integration agreement was meant to be implemented last year, but differences, including Kurdish demands for decentralised rule, have stymied progress.Ahmad said that “the United States is playing a mediating role… we hope they will apply pressure to reach an agreement”.A diplomatic source told AFP that US envoy Tom Barrack was headed to Damascus.Syrian President Ahmed al-Sharaa discussed the situation in a call with Turkish leader Recep Tayyip Erdogan and said he was determined to “end the illegal armed presence” in the city, a Syrian presidency statement said.Turkey, which shares a 900-kilometre (550-mile) border with Syria, has launched successive offensives to push Kurdish forces from the frontier.Separately, French President Emmanuel Macron told Sharaa of his country’s keenness on a united Syria “where all society’s components are represented and protected”, a French foreign ministry statement said, urging the implementation of the March integration deal.Syria’s authorities have committed to protecting minorities, but sectarian bloodshed rocked the country’s Alawite and Druze communities last year.Nanar Hawach, senior Syria analyst at the International Crisis Group, said the renewed clashes cast further doubt on the March integration deal.”If the fighting escalates, international actors will wonder about Damascus’s capacity to govern Syria’s heterogeneous society,” he added.burs-str-lg/jfx