L’Allemagne veut mieux protéger ses infrastructures face à la menace russe

Les députés allemands doivent adopter jeudi une loi visant à mieux protéger les infrastructures critiques, un texte longuement attendu mais aussi critiqué, dans un contexte d’actes de sabotage, notamment imputés à la Russie.A partir de 12H15 (11H15 GMT), le Bundestag, la chambre basse du Parlement, se penchera sur le texte voulu par le ministre de l’Intérieur, …

L’Allemagne veut mieux protéger ses infrastructures face à la menace russe Read More »

Venezuela: la présidente par intérim invite Machado, sans la nommer, à “rester à Washington”

La présidente par intérim du Venezuela Delcy Rodriguez a demandé aux opposants versés dans “l’extrémisme” de “rester à Washington” dans une allusion à la cheffe de l’opposition et Nobel de la paix Maria Corina Machado, sans toutefois la nommer.Mme Rodriguez a prononcé ces avertissements lors d’une cérémonie réunissant quelque 3.200 militaires au Fuerte Tiuna, enclave …

Venezuela: la présidente par intérim invite Machado, sans la nommer, à “rester à Washington” Read More »

Trump battles Minneapolis shooting fallout as agents put on leave

The Trump administration said Wednesday that two immigration agents involved in the fatal shooting of a civilian in Minneapolis had been placed on leave, as the president slammed the city’s mayor despite a promise to de-escalate the situation.The officers have been on leave — a move US officials said was “standard protocol” — since Saturday, when Alex Pretti was shot multiple times after being forced to the ground by camouflaged officers in a scuffle captured on video.President Donald Trump also backpedaled from comments Tuesday that he wanted to “de-escalate a little bit” in Minneapolis, ramping up rhetoric again Wednesday to say the city’s mayor, Jacob Frey, is “PLAYING WITH FIRE” for refusing to use local police to enforce his administration’s hardline immigration crackdown.Frey fired back Wednesday, saying in a post on X: “The job of our police is to keep people safe, not enforce fed immigration laws.””I want them preventing homicides, not hunting down a working dad,” he added, referring to the Ecuadoran father of five-year-old Liam Conejo Ramos, both of whom are being held in a Texas facility after being detained by federal agents in Minneapolis. Saturday’s fatal shooting of Pretti, an intensive care nurse, was widely condemned across the political aisle despite initial efforts by White House officials to justify the killing. In a bid to stem the backlash, Trump shuffled the leadership of immigration agents deployed in Minneapolis.He replaced the confrontational Greg Bovino, famed for reveling in aggressive, televised immigration crackdowns, with the policy-focused “border czar” Tom Homan.Another high-ranking official, Attorney General Pam Bondi, was in Minneapolis on Wednesday as she announced the arrests of 16 Minnesota “rioters” for allegedly assaulting federal law enforcement. – Fury -While the White House insists that it is targeting hardened criminals, the use of masked, heavily armed men to snatch people from streets, homes and workplaces has caused widespread shock.That turned to fury this month after immigration agents shot dead two Minneapolis protesters at point-blank range in separate incidents — Pretti and Renee Good, both US citizens.Top Trump aide Stephen Miller initially justified Pretti’s killing by branding him a “would-be assassin” — despite video evidence clearly showing the 37-year-old man posed no threat when he was shot in the back while pinned down on the ground. Late Tuesday, Miller said the Customs and Border Patrol agents who killed Pretti “may not have been following that protocol.”Meanwhile, US networks aired video reportedly showing Pretti in another violent scuffle with agents more than a week before his killing. The footage could not be immediately verified. Clashes between protesters and Trump’s armed, masked federal immigration officers who are deployed to Democratic cities are increasingly common. In Minneapolis, 39-year-old community activist Jennifer Arnold told AFP little has changed since Trump’s promise to ease tensions in the city.”The Trump administration is saying that they’re going to change tactics…but we are not experiencing anything different on the ground, people are still being snatched off the streets,” said Arnold.- Immigrant politician attacked -The political battle could soon move to Congress where Democrats are threatening to hold up authorization for swaths of US government funding if reforms are not made to rein in the sprawling military-style immigration agencies.Trump’s focus on Minnesota is linked to a probe into alleged corruption by Somali immigrants in the state, which he and right-wing allies have amplified as an example of what they say is a fight against criminal immigrants.The president has persistently targeted Somali-born congresswoman Ilhan Omar for insults and mockery, saying she should be sent back to Somalia.In the latest sign of a deteriorating political climate, a man sprayed Omar with an unknown liquid while she was giving a speech late Tuesday, before being tackled by security.The suspect, 55-year-old Anthony Kazmierczak, was arrested on suspicion of assault.Speaking to reporters in Minneapolis Wednesday evening, Omar said Trump’s attacks against her helped fuel the incident.”I wouldn’t be where I am at today, having to pay for security, having the government to think about providing me security, if Donald Trump wasn’t in office, and if he wasn’t so obsessed with me,” Omar said. She added, however, that such intimidation “hasn’t worked thus far, and it’s not going to work in the future.”

Manipulation de cours et corruption: décision jeudi pour l’ex-PDG de Casino Jean-Charles Naouri

L’ex-PDG de Casino Jean-Charles Naouri doit connaître jeudi son sort judiciaire, poursuivi pour corruption et manipulation de cours, tout comme la société de grande distribution, trois anciens cadres et le patron de presse Nicolas Miguet.Le tribunal correctionnel de Paris doit rendre sa décision à 13H30.Lors de leur réquisitoire, mi-octobre, les deux procureurs du parquet national financier avaient demandé quatre ans d’emprisonnement dont trois avec sursis et aménagement de la partie ferme, ainsi que 2 millions d’euros d’amende contre M. Naouri.Ils avaient également réclamé 75 millions d’euros d’amende contre la société Casino en tant que personne morale.Lors des débats, les représentants du parquet avaient pointé une manipulation de cours “orchestrée par Casino” de septembre 2018 à juin 2019, mais aussi l'”intention frauduleuse des dirigeants et cadres de Casino ainsi que de Nicolas Miguet dans la diffusion d’un +feuilleton manipulatoire+”.Sous couvert d’une convention de prestation de conseils d’environ 800.000 euros, ce dernier avait, selon l’accusation, utilisé ses différents canaux de diffusion pour défendre le cours de Bourse de l’entreprise, notamment auprès d’actionnaires individuels. Et ce, sans informer son public de ses liens financiers avec le groupe.A l’époque des faits reprochés, Casino était sous le feu d’analystes financiers s’inquiétant de sa solvabilité et était pressé par les marchés de réduire son endettement. Début septembre 2018, l’action Casino était tombée au plus bas jusqu’alors, autour de 25 euros.Tous les prévenus ont réclamé leur relaxe.Reprise depuis 2024 dans l’escarcelle du milliardaire tchèque Daniel Kretinsky, l’enseigne avaient déploré des réquisitions “disproportionnées”, faisant valoir que “le Nouveau Casino n’a plus rien à voir ni par sa taille, ni par sa situation financière ou sa gouvernance, avec celui qu’il était à l’époque des faits”.A l’encontre de Nicolas Miguet, des peines de quatre ans d’emprisonnement avec exécution immédiate et 850.000 euros d’amende à titre personnel ont été requises, ainsi que 1.500.000 euros d’amende pour ses diverses sociétés.Le parquet avait par ailleurs réclamé des peines de deux à trois ans d’emprisonnement avec sursis et des amendes de 300.000 à 500.000 euros à l’encontre des trois ex-cadres de Casino.

Boualem Sansal aux portes de l’Académie française

Va-t-il devenir un “immortel”? L’écrivain franco-algérien Boualem Sansal pourrait être élu jeudi à l’Académie française, près de trois mois après avoir sa libération de prison en Algérie.Les membres de l’Académie se réunissent à 15H00 à huis clos sous la coupole de leur illustre édifice des bords de la Seine à Paris pour choisir un successeur à l’historien Jean-Denis Bredin, décédé en 2021.Six prétendants sont en lice, dont Boualem Sansal, de loin le plus connu d’entre eux, qui s’est déclaré à la dernière minute le 8 janvier.Un premier vote pour ce fauteuil avait eu lieu le 11 décembre mais aucun candidat n’avait obtenu la majorité.S’il était élu, Boualem Sansal rejoindrait à 81 ans les “immortels”, le surnom donné aux académiciens, qui sont actuellement 35, cinq sièges étant vacants. Parmi eux, figurent Amin Maalouf, Jean-Christophe Rufin, Sylviane Agacinski, Chantal Thomas ou Erik Orsenna.L’écrivain franco-algérien en a eu un avant goût le 4 décembre lorsqu’il a été honoré par l’Académie, qui lui a remis le prix mondial Cino del Duca trois semaines après sa libération le 12 novembre.”Je suis un peu euphorique parce que je goûte à la liberté, des petites choses. Je ne parle pas des grandes. Des petites choses. Des bons petits repas, des petits trucs. Vous n’imaginez pas comme les petites choses sont de grands plaisirs”, a-t-il déclaré lundi en recevant à Strasbourg la médaille de la ville.- Critique du pouvoir -La vie de cet ex-fonctionnaire algérien avait basculé le 16 novembre 2024 quand il était arrêté à son arrivée à Alger en provenance de Paris, avant d’être emprisonné.Son sort émeut aussitôt en France où une campagne se lance en faveur de cet athée revendiqué, adversaire acharné des jihadistes et critique féroce du pouvoir à Alger.Il est condamné à cinq ans de prison, accusé d'”atteinte à l’unité nationale” après des déclarations en octobre 2024 au média français d’extrême droite Frontières sur l’Algérie et le Maroc. Avant de bénéficier d’une grâce accordée par le président algérien Abdelmadjid Tebboune.Boualem Sansal est l’auteur d’une trentaine de romans, recueils de nouvelles et essais depuis 1999.Il a reçu le grand prix du roman de l’Académie française en 2015 pour “2084. La fin du monde” (Gallimard), inspiré du chef-d’œuvre de George Orwell “1984”, ex aequo avec Hédi Kaddour.Boualem Sansal est également l’auteur de “Rue Darwin”, du “Village de l’Allemand” et de “Vivre”.En s’exprimant lundi à Strasbourg, l’écrivain a précisé avoir détaillé sa vision de la langue française dans “Le français, parlons-en !” (Cerf), publié en 2024. “Je crois qu’il faut redéfinir beaucoup, beaucoup de termes”, a-t-il indiqué.Fondée en 1635 par Richelieu, l’Académie a comme mission de “donner des règles certaines à notre langue et à la rendre pure, éloquente et capable de traiter les arts et les sciences”. Elle rédige un dictionnaire et se prononce sur des règles orthographiques.Pour y être élu, un candidat doit recueillir la majorité absolue des suffrages. Trois, voire quatre tours de scrutin peuvent être nécessaires pour l’atteindre. Au delà, les académiciens décident soit de poursuivre le vote, soit de l’abandonner, précise l’Académie.Le nouvel “immortel” est intronisé lors d’une cérémonie à huis clos et reçoit alors un habit vert brodé de rameaux d’olivier et une épée. En novembre, l’Académie avait élu deux nouveaux entrants, les écrivains Florian Zeller et Éric Neuhoff. 

Boualem Sansal aux portes de l’Académie française

Va-t-il devenir un “immortel”? L’écrivain franco-algérien Boualem Sansal pourrait être élu jeudi à l’Académie française, près de trois mois après avoir sa libération de prison en Algérie.Les membres de l’Académie se réunissent à 15H00 à huis clos sous la coupole de leur illustre édifice des bords de la Seine à Paris pour choisir un successeur à l’historien Jean-Denis Bredin, décédé en 2021.Six prétendants sont en lice, dont Boualem Sansal, de loin le plus connu d’entre eux, qui s’est déclaré à la dernière minute le 8 janvier.Un premier vote pour ce fauteuil avait eu lieu le 11 décembre mais aucun candidat n’avait obtenu la majorité.S’il était élu, Boualem Sansal rejoindrait à 81 ans les “immortels”, le surnom donné aux académiciens, qui sont actuellement 35, cinq sièges étant vacants. Parmi eux, figurent Amin Maalouf, Jean-Christophe Rufin, Sylviane Agacinski, Chantal Thomas ou Erik Orsenna.L’écrivain franco-algérien en a eu un avant goût le 4 décembre lorsqu’il a été honoré par l’Académie, qui lui a remis le prix mondial Cino del Duca trois semaines après sa libération le 12 novembre.”Je suis un peu euphorique parce que je goûte à la liberté, des petites choses. Je ne parle pas des grandes. Des petites choses. Des bons petits repas, des petits trucs. Vous n’imaginez pas comme les petites choses sont de grands plaisirs”, a-t-il déclaré lundi en recevant à Strasbourg la médaille de la ville.- Critique du pouvoir -La vie de cet ex-fonctionnaire algérien avait basculé le 16 novembre 2024 quand il était arrêté à son arrivée à Alger en provenance de Paris, avant d’être emprisonné.Son sort émeut aussitôt en France où une campagne se lance en faveur de cet athée revendiqué, adversaire acharné des jihadistes et critique féroce du pouvoir à Alger.Il est condamné à cinq ans de prison, accusé d'”atteinte à l’unité nationale” après des déclarations en octobre 2024 au média français d’extrême droite Frontières sur l’Algérie et le Maroc. Avant de bénéficier d’une grâce accordée par le président algérien Abdelmadjid Tebboune.Boualem Sansal est l’auteur d’une trentaine de romans, recueils de nouvelles et essais depuis 1999.Il a reçu le grand prix du roman de l’Académie française en 2015 pour “2084. La fin du monde” (Gallimard), inspiré du chef-d’œuvre de George Orwell “1984”, ex aequo avec Hédi Kaddour.Boualem Sansal est également l’auteur de “Rue Darwin”, du “Village de l’Allemand” et de “Vivre”.En s’exprimant lundi à Strasbourg, l’écrivain a précisé avoir détaillé sa vision de la langue française dans “Le français, parlons-en !” (Cerf), publié en 2024. “Je crois qu’il faut redéfinir beaucoup, beaucoup de termes”, a-t-il indiqué.Fondée en 1635 par Richelieu, l’Académie a comme mission de “donner des règles certaines à notre langue et à la rendre pure, éloquente et capable de traiter les arts et les sciences”. Elle rédige un dictionnaire et se prononce sur des règles orthographiques.Pour y être élu, un candidat doit recueillir la majorité absolue des suffrages. Trois, voire quatre tours de scrutin peuvent être nécessaires pour l’atteindre. Au delà, les académiciens décident soit de poursuivre le vote, soit de l’abandonner, précise l’Académie.Le nouvel “immortel” est intronisé lors d’une cérémonie à huis clos et reçoit alors un habit vert brodé de rameaux d’olivier et une épée. En novembre, l’Académie avait élu deux nouveaux entrants, les écrivains Florian Zeller et Éric Neuhoff.