Incendie de Crans-Montana : la Suisse se recueille, un copropriétaire incarcéré

Cloches, silence et discours : une grande partie de la population suisse a rendu hommage vendredi, jour de deuil national, aux victimes de l’incendie dramatique la nuit du nouvel an d’un bar de la station de ski de Crans-Montana, qui a fait 40 morts et 116 blessés.La journée a aussi été marquée par le placement en détention préventive d’un des deux copropriétaires français de l’établissement, Jacques Moretti, le principal mis en cause dans cette affaire par le ministère public du canton à Sion, la capitale régionale.Cette mesure était réclamée depuis une semaine par les avocats des familles des victimes, très critiques sur la façon dont la procédure est menée par les autorités cantonales.Partout en Suisse, les autorités ont voulu placer ce 9 janvier sous le signe du recueillement. Dans les 26 cantons de la Confédération, une grande partie de la population a observé avant 14H00 (13H00 GMT) une minute de silence suivie par le tintement des cloches des églises.A Genève, Sion ou encore Zurich, ce silence a été respecté dans les entreprises, les administrations, les écoles et même dans la rue, où des passants se sont souvent arrêtés de marcher lorsque les sonneries des cloches ont retenti.- “Consterné” -La partie officielle s’est déroulée à Martigny, dans le Valais, devant un millier de personnes, parmi lesquelles le chef de l’Etat français Emmanuel Macron et son homologue italien Sergio Mattarella, dont les pays ont été particulièrement endeuillés avec respectivement neuf et six morts, ainsi que de nombreux blessés.Dans son discours, le président de la Confédération suisse Guy Parmelin a souligné que son pays demeurait “consterné” par la tragédie et a appelé les autorités judiciaires à mettre “les manquements au grand jour et à les sanctionner”.Cette “nuit d’horreur” a fait de “la Suisse tout entière une seule et même famille d’affligés”, a-t-il poursuivi. A Crans-Montana, une station recouverte d’un épais manteau de neige vendredi, plusieurs centaines de ses habitants, de touristes et de secouristes ont pu suivre en direct cette cérémonie, certains parvenant mal à retenir leurs larmes. Devant le bar Le Constellation, ravagé par les flammes, un autel orné de fleurs, de bougies, de peluches et de photos des victimes était recouvert d’une toile blanche pour le protéger des flocons.”J’ai tenu comme Valaisan d’être présent avec ma famille et mes petits-enfants pour témoigner aussi notre soutien, notre solidarité”, a confié à l’AFP Wilhelm Shnyder, un homme de 60 ans qui vit dans la partie alémanique du canton.”Très souvent aujourd’hui on est sous la pression du temps, on court très vite d’une chose à l’autre et je crois que prendre un moment, deux trois heures pour penser à celles et ceux qui ont perdu leur vie ou qui souffrent encore, c’est important”, a-t-il expliqué.- “Inimaginable” -Au total, des personnes de 19 nationalités ont été frappées par la tragédie qui a fait 40 morts – dont la moitié sont des mineurs – et 116 blessés, en majorité grièvement brûlés, dont 83 demeurent à ce jour hospitalisés en Suisse mais aussi en France, en Italie, en Allemagne et en Belgique.En marge des hommages, Jacques Moretti – connu de la justice française et condamné pour une affaire de proxénétisme en 2008 – a été auditionné pendant plus de six heures avec son épouse et copropriétaire Jessica à Sion.Le premier a été emmené à bord d’un fourgon en milieu d’après-midi. Le ministère public cantonal a annoncé avoir considéré que “compte tenu de ses déclarations, de son parcours de vie et de sa situation en Suisse et à l’étranger”, le risque de fuite était “concret”.Sa femme a quant à elle pu ressortir libre et s’est pour la première fois présentée devant une poignée de médias, dont l’AFP.”Mes pensées constantes vont vers les victimes et les gens qui se battent aujourd’hui”, a-t-elle brièvement confié, les traits tirés et le souffle court. “C’était une tragédie inimaginable. Et jamais, jamais on aurait pu imaginer ça. Et ça c’est passé dans notre établissement et je tiens à m’excuser”, a-t-elle poursuivi avant de s’éclipser.Le couple est officiellement soupçonné d'”homicide par négligence, de lésions corporelles par négligence et d’incendie par négligence”.La cheffe du gouvernement italien, Giorgia Meloni, a estimé à Rome que l’incendie n’était pas un “simple accident” mais le résultat de trop de négligences et de la recherche de “l’argent facile”, promettant justice aux familles des victimes.Mardi, la commune de Crans-Montana avait provoqué une première secousse dans l’enquête en admettant une faute grave : aucune inspection sécurité et incendie du bar n’avait été effectuée depuis 2019. Ce qui a suscité la consternation des familles de victimes.D’après les premiers éléments de l’enquête, le drame aurait été provoqué par des bougies étincelantes entrées en contact avec une mousse insonorisante dont était garni le plafond du sous-sol de l’établissement, en bas d’un immeuble de cette station cossue du Valais. Des interrogations portent aussi sur la présence d’extincteurs et la conformité des voies de sortie.L'”embrasement généralisé” et soudain du local a piégé les clients, principalement des adolescents et de jeunes adultes.En cette soirée de la Saint-Sylvestre, le bar était bondé et des vidéos diffusées sur les réseaux sociaux ont montré des bousculades de personnes tentant désespérément de sortir.bur-nl-apo-ag/bds

Trump dit avoir “annulé” une nouvelle attaque sur le Venezuela après la libération d’opposants

Donald Trump a déclaré vendredi avoir “annulé” une nouvelle attaque américaine sur le Venezuela, du fait de la “coopération” de Caracas, qui a commencé à libérer plusieurs opposants politiques mais affirme n’être ni “subordonné, ni soumis” à Washington.L’annonce de ces libérations a été saluée par le président américain sur son réseau Truth Social comme “un geste très important et intelligent” par Caracas.Après la capture de Nicolas Maduro par les forces américaines le 3 janvier, Donald Trump a dit dans son message avoir annulé une nouvelle attaque ciblant le pays, du fait de la “coopération” avec le pouvoir à Caracas. “Les Etats-Unis et le Venezuela travaillent bien ensemble”, a-t-il déclaré, notamment pour la “reconstruction” de l’industrie pétrolière, a-t-il dit.Le président américain doit recevoir vendredi à la Maison Blanche plusieurs dirigeants de grandes compagnies pétrolières pour évoquer des investissements au Venezuela.En parallèle, des diplomates américains se sont rendus à Caracas pour envisager la réouverture de l’ambassade des Etats-Unis, fermée depuis 2019.Le gouvernement américain continue cependant de mener d’une main ferme son blocus sur l’exportation du pétrole vénézuélien. Il a annoncé vendredi matin avoir saisi dans les eaux internationales un nouveau pétrolier qui partait du Venezuela, le cinquième saisi par Washington ces dernières semaines.- Rencontre Trump-Machado -L’annonce de la libération des opposants est intervenue quelques jours après le début lundi du mandat de la présidente par intérim vénézuélienne, Delcy Rodriguez, qui a assuré que son pays n’était ni “subordonné ni soumis” aux Etats-Unis et a évoqué sa “loyauté envers le président Nicolas Maduro”.L’un des principaux détenus relâchés jeudi, Enrique Marquez, avait mené une croisade judiciaire contre la réélection en 2024 de Nicolas Maduro, acquise selon l’opposition et une grande partie de la communauté internationale dans des conditions entachées de fraude.Edmundo González Urrutia, opposant en exil en Espagne, s’est dit vendredi “profondément heureux” de ces libérations.L’opposante Maria Corina Machado, prix Nobel de la paix 2025 et réfugiée dans la clandestinité, a elle aussi salué ces libérations, jugeant qu'”aujourd’hui, la vérité, pourchassée et réduite au silence pendant des années, parvient à se frayer un chemin”.Donald Trump a annoncé jeudi qu’il la recevrait à Washington “la semaine prochaine”, en ajoutant à la chaîne Fox News que ce serait “un grand honneur” si elle lui remettait son prix Nobel, comme elle le lui a proposé.A Oslo toutefois, l’Institut Nobel a indiqué qu’il était impossible de transférer un prix Nobel.Ces libérations sont “un geste unilatéral du gouvernement” afin “de favoriser la coexistence pacifique”, a fait valoir Jorge Rodriguez, président du Parlement du Venezuela, sans préciser le nombre ni la nationalité des détenus relâchés.Cinq ressortissants espagnols, dont l’avocate de premier plan Rocio San Miguel, libérés jeudi sont arrivés en début d’après-midi à Madrid. Et le gouvernement espagnol a déclaré espérer la libération d’un autre de ses ressortissants emprisonné au Venezuela pour des raisons politiques.- “Beaucoup d’espoir” -Le chef de la diplomatie espagnole, José Manuel Albares, a par ailleurs annoncé s’être entretenu vendredi avec son homologue américain Marco Rubio “sur la situation au Venezuela”, une première depuis la capture de Nicolas Maduro par les forces américaines.Après l’opération, l’Espagne, où vivent plusieurs centaines de milliers de Vénézuéliens, avait proposé de jouer les intermédiaires dans la crise entre Caracas et Washington, une offre jusque-là ignorée par Donald Trump.Le pape Léon XIV a pour sa part exprimé sa “vive inquiétude” quant à “l’aggravation des tensions” dans la région et a appelé lors d’un discours devant le corps diplomatique “à respecter la volonté du peuple vénézuélien et à s’engager en faveur de la protection des droits humains et civils de chacun”.Devant la prison d’El Rodeo I à Guatire, en périphérie de Caracas, des familles ont passé toute la nuit devant le bâtiment dans l’espoir de voir leur proche libéré, en vain pour le moment.”Nous sommes ici avec beaucoup d’espoir, avec beaucoup de foi”, a déclaré à l’AFP Hiowanka Avila, 39 ans, dont le frère est détenu depuis 2018, accusé d’avoir participé à une tentative d’attentat au drone contre Nicolas Maduro.L’ONG Foro penal estimait avant jeudi à 806 le nombre de prisonniers politiques au Venezuela, dont 175 militaires.

Six mois de prison avec sursis pour avoir écrasé un oeuf sur Bardella

Le tribunal correctionnel de Montauban a condamné vendredi le septuagénaire qui a écrasé un œuf sur la tête de Jordan Bardella lors d’une dédicace fin novembre à une peine de six mois d’emprisonnement avec sursis, assortie d’une amende.Les juges ont condamné le prévenu, un agriculteur à la retraite de 74 ans, à un total de 1.000 euros d’amende, ainsi qu’à dédommager M. Bardella pour atteinte à son image à hauteur de 500 euros, et à prendre une part de ses frais de justice pour 600 euros.Le procureur de la République de Montauban, Bruno Sauvage, avait requis une peine de huit mois de prison dont quatre ferme à l’encontre de cet homme qui avait déjà été condamné pour des faits similaires en juillet 2022, ayant jeté un œuf sur la tête d’Éric Zemmour alors que celui-ci, candidat du parti Reconquête à la présidentielle, était en campagne à Moissac (Tarn-et-Garonne).Le représentant du ministère public a estimé qu’il ne s’agissait pas d’une “bêtise” comme le prévenu avait qualifié son geste lors de la procédure, un “terme totalement inapproprié” alors qu’il s’agit d’une “infraction pénale”, un “acte violent” et non un “acte citoyen” ou un “acte symbolique”.A la barre, le retraité, jeans, baskets et blouson de laine bleu marine, a déclaré: “je regrette mon geste et m’en excuse auprès de Monsieur Bardella, c’est son parti que je visais, c’était violent je le reconnais”, a-t-il déclaré.Interrogé par la présidente du tribunal, le prévenu a cependant reconnu qu’il s’agissait d’un geste politique “pour alerter les citoyens qu’on s’endort et qu’une fois qu’ils (les représentants du Rassemblement national) seront au pouvoir, il sera trop tard”.”Malheureusement, il n’y a que ça (à faire)”, a dit le prévenu, affirmant avoir voulu faire preuve du “minimum de violence pour avertir sur un maximum de violence pour tous les Français”.Lors d’une séance de dédicace de M. Bardella à Moissac le 29 novembre dernier, le prévenu avait pris place dans la file d’attente avant d’écraser un œuf sur la tête du président du RN au moment de lui présenter son exemplaire du livre.Il était poursuivi pour “violence sur personne dépositaire de l’autorité publique sans incapacité”.L’avocat de Jordan Bardella, Charles de Luynes, regrette que le tribunal ait prononcé une condamnation avec sursis. “C’est encore une peine d’avertissement, ce n’est pas ce que souhaitait le procureur (…) La justice n’a, je pense, pas renvoyé un message de fermeté, il y a le sursis simple, il n’y a aucune obligation comme le voulait le procureur, de soins et d’un stage de citoyenneté”, a-t-il estimé.Pour Rachel Lheureux, avocate du prévenu, les réquisitions du procureur étaient “disproportionnées” et “les magistrats du siège nous ont fait entendre la voix de la raison (…) Une sanction devait intervenir car aucune violence (…) n’est acceptable”.

Families wait in anguish for prisoners’ release in Venezuela

Dilsia Caro slept on the ground Thursday night outside the Venezuelan prison where her husband has been held since 2023 for posting a WhatsApp status update critical of the government.She rushed to the Rodeo 1 penitentiary after hearing the government on Thursday announce the release of a “large number” of political prisoners following the US ouster of authoritarian leader Nicolas Maduro.”When I heard the news, I broke down,” Caro, 50, told AFP.But the hours passed, night turned to day, and there was still no news of her husband Noel Flores.”I see this as mockery,” said Caro, who took five buses up from her home in the north-central city of Maracay to Rodeo 1, in Guatire, east of Caracas.The human rights group Foro Penal said it had confirmed the release of only eight prisoners.Former presidential candidate Enrique Marquez and opposition leader Biagio Pilieri were among those confirmed freed.Spain meanwhile confirmed the release of Venezuelan-Spanish lawyer activist Rocio San Miguel and four other Spaniards, who were immediately flown out of Venezuela to Madrid.Another rights group reported that 11 prisoners were released.On Friday, about 30 family members were gathered outside the prison.Small groups also waited outside other prisons, including the notorious El Helicoide facility in Caracas, used by Venezuela’s feared intelligence service to jail — and in some cases reportedly torture — political and other prisoners.The releases are the first since former deputy president Delcy Rodriguez was sworn in as interim leader on Monday, two days after the US overthrow of Maduro.The White House said they were proof of President Donald Trump’s “leverage” over the South American country, which he claims Washington now effectively runs.Outside Rodeo 1, some family members sang the national anthem, an ode to freedom, to keep up their spirits.- ‘I have hope’ -Shakira Ibarreto, daughter of a police officer arrested in 2024, said that she had spoken with her father by phone and broken the news to him and other prisoners of the capture of Maduro, who was transferred to New York to face trial.”He didn’t know anything,” she said.”There were several prisoners nearby, they all started shouting with excitement, applauding and the guards weren’t doing anything,” she told AFP.Outside El Helicoide, a futuristic-looking spiral structure that has long been a symbol of state repression, official vehicles came and went all morning.As at Rodeo 1, some family members waited through the night to see prisoners emerge from the gates, without being sure their loved ones were inside.A tearful Mireya Martinez said she had been without news of her son, Victor Jose Borges, for 43 days, after “hooded officials dressed in black” nabbed him at his workplace in Caracas.Marili del Carmen Rodriguez was waiting for news about her 29-year-old son, Carlos, who was detained in September.”I don’t know if he’s here, but I have hope,” she said.

Sébastien Delogu, candidat LFI à Marseille, jugé en juin pour diffusion de documents privés volés

À deux mois d’un premier tour indécis à Marseille, la campagne pour les municipales du candidat Insoumis Sébastien Delogu est bousculée par l’annonce de son procès en juin pour diffusion de documents privés volés d’un entrepreneur en marge d’un conflit social.Il ne sera cependant jugé qu’après les élections: le 9 juin devant le tribunal correctionnel de Marseille pour “recel de biens provenant d’un vol”, “divulgation d’informations personnelles permettant d’identifier ou localiser une personne et exposant un risque direct d’atteinte à la personne” et “d’atteinte au secret des correspondances”, a-t-on appris auprès du parquet de Marseille, confirmant une information du Parisien.Contacté par l’AFP, M. Delogu, auditionné en mai 2025 par des enquêteurs pendant près de trois heures sur ce sujet et dont les locaux avaient été perquisitionnés, n’a pas pu être joint dans l’immédiat.L’affaire remonte à septembre 2024 lorsque le turbulent député des quartiers Nord avait apporté son soutien à des salariés grévistes d’une société privée de nettoyage du métro et de la gare Saint-Charles de Marseille. Le 19 septembre 2024, plusieurs salariés dont des syndicalistes CGT, qui se plaignaient notamment de ne pas percevoir l’intégralité de leurs salaires, avaient pénétré dans le bureau d’Isidore Aragones, éphémère président du conseil d’administration de Laser Propreté du 12 septembre à début octobre 2024.- Mail à l’armée israélienne -Une pochette contenant des documents privés de cet avocat à la retraite et ex-président du Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif) de Marseille avait alors été dérobée. Cinq jours plus tard, le 24 septembre 2024, Sébastien Delogu diffusait sur son compte Instagram, fort aujourd’hui de 445.000 abonnés, “une grande partie des documents dérobés à Isidore Aragones, évoquant ses liens avec l’État d’Israël, ainsi que ses projets financiers personnels, et en précisant que des gens bienveillants les leur avaient transmis”, avait détaillé en mai le parquet.Il lui est reproché d’avoir “sciemment recelé” des documents privés dont “un mail envoyé par Isidore Aragones à un haut responsable de l’armée israélienne concernant l’organisation de la venue d’une délégation française en Israël” et d’autres concernant un voyage au Brésil ou une vente aux enchères de biens immobiliers, a précisé une source proche du dossier à l’AFP.”Dans le contexte (du conflit au Proche-Orient, NDLR), c’est ma vie qu’il a exposée, et il m’a exposé à un danger réel, à un grave danger”, avait alors témoigné M. Aragones auprès de l’AFP. Réinterrogé vendredi, il n’a pas souhaité réagir à ce stade de la procédure.L’avocat de M. Delogu, Me Yones Taguelmint, dit se poser “la question du timing de l’annonce publique de cette information (…) Ça sort aujourd’hui, alors qu’il y a une rentrée politique et qu’on reprend une campagne électorale et municipale en ce début d’année”, souligne-t-il, affirmant “être au courant de cette convocation” depuis “quelques semaines”. Sur le fond, il assure que son client “n’avait pas connaissance de l’origine frauduleuse de ces documents”. Sébastien Delogu, 38 ans, qui avait gagné en popularité en brandissant en 2024 un drapeau palestinien à l’Assemblée nationale, ce qui lui avait aussi coûté 15 jours d’exclusion du Parlement, avait été condamné en février 2025 à 5.000 euros d’amende pour violences envers deux cadres de l’Éducation nationale lors d’un blocus lycéen en 2023 en marge du mouvement contre la réforme des retraites. Des faits qu’il conteste sans avoir fait appel. Il avait annoncé mi-décembre se lancer avec la seule étiquette LFI à l’assaut de la deuxième ville de France, avec pour ambition de succéder au maire sortant et probable candidat à sa propre succession, le divers gauche Benoît Payan, qui a réuni derrière lui les autres partis de gauche.Dans les derniers sondages, le trio de tête composé de M. Payan, de la candidate de la droite et du centre Martine Vassal et de l’extrême droite, le RN Franck Allisio sort au coude-à-coude, M. Delogu arrivant en 4e position. dac-alc-tgg-ll/san/abl

Trump says he scrapped new Venezuela attack after prisoner release

US President Donald Trump said Friday he called off a second wave of attacks on Venezuela after securing cooperation with the new leadership, which began releasing prisoners nearly a week after Washington forcibly removed the leftist president.The United States was quickly forging ahead on Venezuela with Trump meeting oil executives, whom he says he wants to enrich, and US diplomats visiting Caracas to look at reopening the embassy shuttered for years.Trump suggested he may use force again to get his way in Venezuela, which has the world’s largest proven oil reserves.”Venezuela is releasing large numbers of political prisoners as a sign of ‘Seeking Peace,'” Trump wrote on his Truth Social platform.”Because of this cooperation, I have cancelled the previously expected second Wave of Attacks,” he said.The United States on Friday also announced that it had seized another tanker near Venezuela as it enforces an oil blockade as Washington ensures it holds undisputed power over the country’s key export.Trump said that oil companies promised to invest $100 billion in Venezuela, whose oil infrastructure is creaky after years of mismanagement and sanctions.- Prisoners’ release -Venezuela began releasing prisoners on Thursday in the first such gesture since US forces removed and detained president Nicolas Maduro in a deadly January 3 raid, with his deputy Delcy Rodriguez taking over.Former Venezuelan opposition candidate Enrique Marquez — who opposed Maduro in the contested 2024 presidential election — was among those released Thursday.Interim leader Rodriguez’s brother, parliament speaker Jorge Rodriguez, said “a large number of Venezuelan and foreign nationals” were being immediately freed for the sake of “peaceful coexistence.”Venezuelan rights NGO Foro Penal earlier estimated that more than 800 political prisoners were in the country’s jails.The White House quickly took credit for winning the prisoners’ freedom.Trump had earlier played down democracy as a motivating factor for the attack, despite years of the United States saying that Maduro was illegitimate elections were filled with fraud.But Trump said he would meet next week with Venezuelan opposition leader Maria Corina Machado, whom he earlier brushed aside as a “very nice woman” who lacked the “respect” to lead Venezuela.”I understand she’s coming in next week sometime, and I look forward to saying hello to her,” Trump told Fox News host Sean Hannity in an interview.Trump had earlier voiced jealousy that Machado won the latest Nobel Peace Prize and he has indicated she might give him her award when they meet.- US diplomats visit -Senior US diplomats visited Caracas on Friday to look at reopening the embassy which was shuttered in March 2019, shortly after the United States and many of its allies declared Maduro to be illegitimate.John McNamara, the top US diplomat in neighboring Colombia, and other personnel “traveled to Caracas to conduct an initial assessment for a potential phased resumption of operations,” a US official said on customary condition of anonymity.Maduro was seized in a special forces raid accompanied by airstrikes, operations that left 100 people dead, according to Caracas.US forces took Maduro and his wife Cilia Flores to New York to face trial on drugs charges.Trump said the United States would “run” the Caribbean country for a transitional period and tap into its oil reserves for years.Delcy Rodriguez insisted Thursday her country was “not subordinate or subjugated.””Nobody surrendered. There was fighting for the homeland” when the US forces attacked, she said during a ceremony for the Venezuelans killed.Trump announced a plan earlier this week for the United States to sell between 30 million and 50 million barrels of Venezuelan crude, with Caracas then using the money to buy US-made products.On the streets of Caracas, opinions were mixed.”I feel we’ll have more opportunities if the oil is in the hands of the United States than in the hands of the government,” said Jose Antonio Blanco, 26.burs-sct/bgs

Tempête Goretti: 320.000 foyers sans électricité, l’EPR de Flamanville arrêté

Quelque 320.000 foyers restaient privés d’électricité vendredi en France après le passage de la tempête Goretti qui a fait deux blessés graves dans le nord du pays et provoqué l’arrêt du réacteur nucléaire EPR de Flamanville dans la Manche.Un homme de 26 ans a été hospitalisé après avoir chuté de son toit en tentant de réinstaller une tuile, a annoncé la préfecture du Nord. Un autre homme, âgé de 43 ans, s’est blessé dans des circonstances similaires dans l’Aisne.Dans la Manche, placée une partie de la nuit en vigilance rouge vents violents, niveau d’alerte le plus élevé, EDF a mis l’EPR de Flamanville à l’arrêt en raison de la tempête.Météo-France a confirmé le retour au calme, après des vents violents dépassant parfois 200 km/h sur le littoral normand, en rétrogradant en vigilance jaune la quasi-totalité du pays, y compris la Manche. Seules les Landes et les Pyrénées-Atlantiques restent vendredi en vigilance orange.”Les vents faiblissent” mais “les averses qui se mettent en place à l’arrière de la perturbation sont associées à de fortes rafales”, avertit toutefois le service météorologique.La tempête Goretti a fortement affecté la circulation des trains, avec 400 incidents dans les régions touchées: arbres, branches, serres ou bâches soufflés par le vent et posés en travers des voies, a expliqué SNCF Réseau.En Normandie, la reprise du trafic ferroviaire, totalement interrompu depuis jeudi soir, pourrait prendre “plus de temps que prévu” et la plupart des lignes ne seront pas rétablies avant samedi, prévient la SNCF.En Ile-de-France, la chute d’un arbre sur les caténaires entre Corbeil et Melun a provoqué de gros dégâts et cette branche du RER D sera fermée tout le week-end. La circulation du RER A est également perturbée.Du Finistère à la Seine-Maritime, les pompiers sont intervenus pour des centaines de chutes d’arbres et de câbles électriques ou encore des toitures éventrées.Dans le seul département de la Manche, le plus touché, le préfet Marc Chappuis a recensé 400 interventions, jugeant l’intensité de l’événement “exceptionnelle”. Il a fait état de huit blessés dont deux hospitalisés.Une rafale de vent a atteint jeudi soir 213 km/h à Barfleur.”Le système d’alerte a bien fonctionné et permis à tous les habitants de se mettre à l’abri et d’éviter que des objets se transforment en projectiles. Ca explique que le bilan humain reste modéré”, a-t-il déclaré.- “Tous les objets vibraient” -“Nous sommes restés au rez-de-chaussée car, à l’étage, c’était très impressionnant: tous les objets vibraient dans la maison et on voyait la cime des arbres se balancer partout. Je n’ai jamais vu des dégâts comme ça”, témoigne Virginie Pasco, 44 ans, une habitante de La Hague, à l’extrémité de la péninsule du Cotentin.Quelque 320.000 clients restaient privés de courant vendredi à 12h00 dans l’ensemble de la France, selon un nouveau bilan du gestionnaire de réseau Enedis, qui a pu réalimenter 60.000 foyers dans la matinée.L’essentiel des foyers concernés se situe en Normandie.L’impact de Goretti sur le réseau est nettement inférieur à celui de la tempête Ciaran, qui avait privé d’électricité 1,2 million de foyers en novembre 2023.Les écoles, collèges et lycées sont fermés vendredi dans ce département ainsi qu’en Seine-Maritime.A Cherbourg, “vingt personnes ont été relogées en urgence dans un gymnase mais il n’y a pas eu de victimes, seulement des dégâts matériels”, a déclaré à l’AFP le maire Benoît Arrivé.En Seine-Maritime, un arbre de 45 mètres s’est abattu sur un ensemble de cinq logements à Roncherolles-sur-le-Vivier, près de Rouen, nécessitant le relogement des occupants.Le port de Dieppe a été fermé en raison de la montée du niveau de l’eau sous l’effet de la tempête, qui a également provoqué des “inondations importantes” à Étretat et à Fécamp.Des rafales frôlant les 160 km/h ont aussi balayé le sud-ouest de l’Angleterre et le Pays de Galles, laissant des dizaines de milliers de foyers sans électricité.

Tempête Goretti: 320.000 foyers sans électricité, l’EPR de Flamanville arrêté

Quelque 320.000 foyers restaient privés d’électricité vendredi en France après le passage de la tempête Goretti qui a fait deux blessés graves dans le nord du pays et provoqué l’arrêt du réacteur nucléaire EPR de Flamanville dans la Manche.Un homme de 26 ans a été hospitalisé après avoir chuté de son toit en tentant de réinstaller une tuile, a annoncé la préfecture du Nord. Un autre homme, âgé de 43 ans, s’est blessé dans des circonstances similaires dans l’Aisne.Dans la Manche, placée une partie de la nuit en vigilance rouge vents violents, niveau d’alerte le plus élevé, EDF a mis l’EPR de Flamanville à l’arrêt en raison de la tempête.Météo-France a confirmé le retour au calme, après des vents violents dépassant parfois 200 km/h sur le littoral normand, en rétrogradant en vigilance jaune la quasi-totalité du pays, y compris la Manche. Seules les Landes et les Pyrénées-Atlantiques restent vendredi en vigilance orange.”Les vents faiblissent” mais “les averses qui se mettent en place à l’arrière de la perturbation sont associées à de fortes rafales”, avertit toutefois le service météorologique.La tempête Goretti a fortement affecté la circulation des trains, avec 400 incidents dans les régions touchées: arbres, branches, serres ou bâches soufflés par le vent et posés en travers des voies, a expliqué SNCF Réseau.En Normandie, la reprise du trafic ferroviaire, totalement interrompu depuis jeudi soir, pourrait prendre “plus de temps que prévu” et la plupart des lignes ne seront pas rétablies avant samedi, prévient la SNCF.En Ile-de-France, la chute d’un arbre sur les caténaires entre Corbeil et Melun a provoqué de gros dégâts et cette branche du RER D sera fermée tout le week-end. La circulation du RER A est également perturbée.Du Finistère à la Seine-Maritime, les pompiers sont intervenus pour des centaines de chutes d’arbres et de câbles électriques ou encore des toitures éventrées.Dans le seul département de la Manche, le plus touché, le préfet Marc Chappuis a recensé 400 interventions, jugeant l’intensité de l’événement “exceptionnelle”. Il a fait état de huit blessés dont deux hospitalisés.Une rafale de vent a atteint jeudi soir 213 km/h à Barfleur.”Le système d’alerte a bien fonctionné et permis à tous les habitants de se mettre à l’abri et d’éviter que des objets se transforment en projectiles. Ca explique que le bilan humain reste modéré”, a-t-il déclaré.- “Tous les objets vibraient” -“Nous sommes restés au rez-de-chaussée car, à l’étage, c’était très impressionnant: tous les objets vibraient dans la maison et on voyait la cime des arbres se balancer partout. Je n’ai jamais vu des dégâts comme ça”, témoigne Virginie Pasco, 44 ans, une habitante de La Hague, à l’extrémité de la péninsule du Cotentin.Quelque 320.000 clients restaient privés de courant vendredi à 12h00 dans l’ensemble de la France, selon un nouveau bilan du gestionnaire de réseau Enedis, qui a pu réalimenter 60.000 foyers dans la matinée.L’essentiel des foyers concernés se situe en Normandie.L’impact de Goretti sur le réseau est nettement inférieur à celui de la tempête Ciaran, qui avait privé d’électricité 1,2 million de foyers en novembre 2023.Les écoles, collèges et lycées sont fermés vendredi dans ce département ainsi qu’en Seine-Maritime.A Cherbourg, “vingt personnes ont été relogées en urgence dans un gymnase mais il n’y a pas eu de victimes, seulement des dégâts matériels”, a déclaré à l’AFP le maire Benoît Arrivé.En Seine-Maritime, un arbre de 45 mètres s’est abattu sur un ensemble de cinq logements à Roncherolles-sur-le-Vivier, près de Rouen, nécessitant le relogement des occupants.Le port de Dieppe a été fermé en raison de la montée du niveau de l’eau sous l’effet de la tempête, qui a également provoqué des “inondations importantes” à Étretat et à Fécamp.Des rafales frôlant les 160 km/h ont aussi balayé le sud-ouest de l’Angleterre et le Pays de Galles, laissant des dizaines de milliers de foyers sans électricité.

Syria threatens to bomb Kurdish district in Aleppo as fighters refuse to evacuate

Syria’s army said it would renew strikes on a Kurdish district of Aleppo on Friday after fighters from the minority refused to leave, as a fragile ceasefire deal to halt days of fighting faltered.The government and Kurdish forces have traded blame over who started the violence in Syria’s second city on Tuesday as they struggle to implement a deal to merge the Kurds’ de facto autonomous administration and military into the country’s new government.At least 21 people have been killed and tens of thousands have fled the worst clashes in Aleppo since Syria’s new Islamist authorities took power, with the fighting presenting yet another challenge for a country struggling to forge a new path since the ousting of longtime ruler Bashar al-Assad a year ago.Early on Friday, Syrian authorities announced a truce with Kurdish forces linked to the US-backed, Kurdish-led Syrian Democratic Forces (SDF) and said fighters and their light weapons would be sent to Kurdish areas further east.But Kurdish fighters rejected any “surrender” and said they would stay and defend their districts.Later on Friday, Syria’s army warned it would renew strikes on the Kurdish-majority district of Sheikh Maqsud and urged residents to evacuate, publishing maps of what it said were military targets and urging Kurdish fighters to lay down their weapons.An AFP correspondent saw residents laden with belongings fleeing before a two-hour humanitarian corridor closed at 6:00 pm (1500 GMT).- ‘Apply pressure’ -The Kurds then said in a statement the neighbourhood was coming “under intense and heavy shelling”.State television accused the Kurds of launching drones on residential areas of Aleppo.Turkey’s Defence Minister Yasar Guler welcomed the government operation, saying “we view Syria’s security as our own security and that we support Syria’s fight against terrorist organisations”.Sheikh Maqsud and Ashrafiyeh have remained under the control of Kurdish units linked to the SDF, despite Kurdish fighters agreeing to withdraw from the areas in April.The SDF controls swathes of Syria’s oil-rich north and northeast, and was key to the defeat of the Islamic State group in 2019. But Ankara views their main component as an extension of the Kurdistan Workers’ Party (PKK), which earlier this year agreed to end its four-decade armed struggle against Turkey.Elham Ahmad, a senior official in the Kurdish administration in Syria’s northeast, accused Syria’s authorities of “choosing the path of war” by attacking Kurdish districts in Aleppo and of “seeking to put an end to the agreements that have been reached. We are committed to them and we are seeking to implement them”.The March integration agreement was meant to be implemented last year, but differences, including Kurdish demands for decentralised rule, have stymied progress.Ahmad said that “the United States is playing a mediating role… we hope they will apply pressure to reach an agreement”.A diplomatic source told AFP that US envoy Tom Barrack was headed to Damascus.- ‘More coercive’ leverage -Syrian President Ahmed al-Sharaa discussed the situation in a telephone call with Turkish leader Recep Tayyip Erdogan and said he was determined to “end the illegal armed presence” in the city, a Syrian presidency statement said.Turkey, which shares a 900-kilometre (550-mile) border with Syria, has launched successive offensives to push Kurdish forces from the frontier.Separately, French President Emmanuel Macron told Sharaa of his country’s keenness on a united Syria “where all society’s components are represented and protected”, a French foreign ministry statement said.Paris urged the implementation of the March integration deal, and is seeking to facilitate dialogue between the government and the SDF in coordination with Washington, the statement added.Syria’s authorities have committed to protecting minorities, but sectarian bloodshed rocked the country’s Alawite and Druze communities last year.Nanar Hawach, senior Syria analyst at the International Crisis Group, said the clashes “are testing the already fragile Damascus–SDF integration framework” and “highlighting the growing gap between the framework on paper and realities on the ground”.”The turn to military pressure reflects a shift away from technical negotiation toward more coercive forms of leverage,” Hawach said in a statement.burs-str-lg/dcp