Le Parlement allonge la rétention d’étrangers jugés dangereux

Le Parlement a définitivement adopté mercredi un texte allongeant jusqu’à 210 jours la durée de rétention d’étrangers en instance d’expulsion et jugés dangereux, une mesure chère au ministre de l’Intérieur Bruno Retailleau mais rejetée par la gauche et les associations.La proposition de loi de la sénatrice Les Républicains Jacqueline Eustache-Brinio a été adoptée successivement mardi par l’Assemblée nationale – à 303 voix contre 168 – puis par le Sénat mercredi – à 228 voix contre 108, juste avant la suspension des travaux parlementaires en fin de semaine. Juste à temps, également, pour offrir au ministre de l’Intérieur un petit succès au Parlement, lui qui prône cette mesure depuis l’assassinat de la jeune Philippine, étudiante retrouvée morte à Paris en 2024. Son meurtrier présumé était un Marocain faisant l’objet d’une obligation de quitter le territoire français (OQTF), qui venait de sortir d’un centre de rétention après plusieurs années en prison.”A quelques jours près, l’administration détenait le laissez-passer consulaire” qui aurait permis de l'”éloigner”, selon M. Retailleau, qui a salué devant ses anciens collègues sénateurs l’adoption d’un texte qui “va protéger les Français”.”La violence et la brutalité dont a été victime Philippine devraient mener à un consensus sur la nécessité d’assurer la sécurité de tous et partout”, avaient déjà réagi dans un communiqué les parents de la victime, Loic et Blandine Le Noir de Carlan, mardi au moment du vote des députés.- “Menace d’une particulière gravité” -Les débats ont aussi pris une tournure solennelle après le décès du député LR Olivier Marleix, qui en était le rapporteur pour l’Assemblée nationale et avait retravaillé la proposition de loi pour qu’elle convienne aux deux chambres du Parlement.A l’heure actuelle, la durée de maintien dans les centres de rétention administrative (CRA), où peuvent être enfermés des étrangers en vue de leur expulsion afin de “prévenir un risque de soustraction”, est de 90 jours maximum, sauf pour ceux ayant été condamnés pour terrorisme: elle peut alors aller jusqu’à 210 jours, soit sept mois.Le texte prévoit d’appliquer cette durée maximale de 210 jours aux étrangers dont le “comportement constitue une menace d’une particulière gravité pour l’ordre public”, ainsi qu’à ceux ayant été condamnés pour certains crimes ou délits graves (meurtre, viol, trafic de stupéfiants, vol aggravé avec violences…).Seraient également concernés les étrangers condamnés à une interdiction du territoire (ITF), ou visés par une décision d’expulsion ou d’interdiction administrative du territoire. Plusieurs associations, dont France terre d’asile et la Cimade, ont alerté la semaine dernière contre un allongement qui pourrait s’appliquer à “nombre” de personnes retenues en CRA. La “menace d’une particulière gravité pour l’ordre public” est une notion “floue, laissant la porte ouverte aux interprétations arbitraires”, se sont-elles inquiétées.Cette rétention prolongée, “dans le désoeuvrement quotidien et parfois la violence, va accroître inutilement les souffrances et traumatismes des personnes enfermées”, ont-elles ajouté. – Rétention de demandeurs d’asile -La gauche, vent debout, dénonce aussi une mesure inutile, arguant que l’allongement de la durée moyenne de rétention (33 jours en 2024, le double de 2020 selon un rapport d’associations) n’a pas permis d’augmenter le taux d’expulsion. En 2018, une loi avait déjà doublé la durée maximale de rétention de 45 à 90 jours.Le socialiste Christophe Chaillou a ainsi accusé le ministre de l’Intérieur de “surfer sur des faits divers alimentant une sorte de machine populiste dans une course mortifère avec l’extrême droite et ses funestes pulsions”.”Nous respectons les équilibres et nous respectons les règles de droit”, a rétorqué Bruno Retailleau, faisant valoir que le droit européen permet une durée de rétention pouvant aller jusqu’à 18 mois. Le texte intègre par ailleurs des mesures, parfois réécrites, de la dernière loi immigration, retoquées au Conseil constitutionnel. Comme le placement en rétention de certains demandeurs d’asile “dont le comportement constitue une menace à l’ordre public”. Ou encore la possibilité de relever des empreintes digitales et faire des photos d’identité sous la contrainte, dans le but de faciliter l’identification des personnes.

Le Parlement allonge la rétention d’étrangers jugés dangereux

Le Parlement a définitivement adopté mercredi un texte allongeant jusqu’à 210 jours la durée de rétention d’étrangers en instance d’expulsion et jugés dangereux, une mesure chère au ministre de l’Intérieur Bruno Retailleau mais rejetée par la gauche et les associations.La proposition de loi de la sénatrice Les Républicains Jacqueline Eustache-Brinio a été adoptée successivement mardi par l’Assemblée nationale – à 303 voix contre 168 – puis par le Sénat mercredi – à 228 voix contre 108, juste avant la suspension des travaux parlementaires en fin de semaine. Juste à temps, également, pour offrir au ministre de l’Intérieur un petit succès au Parlement, lui qui prône cette mesure depuis l’assassinat de la jeune Philippine, étudiante retrouvée morte à Paris en 2024. Son meurtrier présumé était un Marocain faisant l’objet d’une obligation de quitter le territoire français (OQTF), qui venait de sortir d’un centre de rétention après plusieurs années en prison.”A quelques jours près, l’administration détenait le laissez-passer consulaire” qui aurait permis de l'”éloigner”, selon M. Retailleau, qui a salué devant ses anciens collègues sénateurs l’adoption d’un texte qui “va protéger les Français”.”La violence et la brutalité dont a été victime Philippine devraient mener à un consensus sur la nécessité d’assurer la sécurité de tous et partout”, avaient déjà réagi dans un communiqué les parents de la victime, Loic et Blandine Le Noir de Carlan, mardi au moment du vote des députés.- “Menace d’une particulière gravité” -Les débats ont aussi pris une tournure solennelle après le décès du député LR Olivier Marleix, qui en était le rapporteur pour l’Assemblée nationale et avait retravaillé la proposition de loi pour qu’elle convienne aux deux chambres du Parlement.A l’heure actuelle, la durée de maintien dans les centres de rétention administrative (CRA), où peuvent être enfermés des étrangers en vue de leur expulsion afin de “prévenir un risque de soustraction”, est de 90 jours maximum, sauf pour ceux ayant été condamnés pour terrorisme: elle peut alors aller jusqu’à 210 jours, soit sept mois.Le texte prévoit d’appliquer cette durée maximale de 210 jours aux étrangers dont le “comportement constitue une menace d’une particulière gravité pour l’ordre public”, ainsi qu’à ceux ayant été condamnés pour certains crimes ou délits graves (meurtre, viol, trafic de stupéfiants, vol aggravé avec violences…).Seraient également concernés les étrangers condamnés à une interdiction du territoire (ITF), ou visés par une décision d’expulsion ou d’interdiction administrative du territoire. Plusieurs associations, dont France terre d’asile et la Cimade, ont alerté la semaine dernière contre un allongement qui pourrait s’appliquer à “nombre” de personnes retenues en CRA. La “menace d’une particulière gravité pour l’ordre public” est une notion “floue, laissant la porte ouverte aux interprétations arbitraires”, se sont-elles inquiétées.Cette rétention prolongée, “dans le désoeuvrement quotidien et parfois la violence, va accroître inutilement les souffrances et traumatismes des personnes enfermées”, ont-elles ajouté. – Rétention de demandeurs d’asile -La gauche, vent debout, dénonce aussi une mesure inutile, arguant que l’allongement de la durée moyenne de rétention (33 jours en 2024, le double de 2020 selon un rapport d’associations) n’a pas permis d’augmenter le taux d’expulsion. En 2018, une loi avait déjà doublé la durée maximale de rétention de 45 à 90 jours.Le socialiste Christophe Chaillou a ainsi accusé le ministre de l’Intérieur de “surfer sur des faits divers alimentant une sorte de machine populiste dans une course mortifère avec l’extrême droite et ses funestes pulsions”.”Nous respectons les équilibres et nous respectons les règles de droit”, a rétorqué Bruno Retailleau, faisant valoir que le droit européen permet une durée de rétention pouvant aller jusqu’à 18 mois. Le texte intègre par ailleurs des mesures, parfois réécrites, de la dernière loi immigration, retoquées au Conseil constitutionnel. Comme le placement en rétention de certains demandeurs d’asile “dont le comportement constitue une menace à l’ordre public”. Ou encore la possibilité de relever des empreintes digitales et faire des photos d’identité sous la contrainte, dans le but de faciliter l’identification des personnes.

Affaire abbé Pierre: un an après, douze nouvelles victimes et un fonds de réparation

Un an après les premières révélations concernant l’abbé Pierre, douze nouvelles victimes de violences sexuelles dont sept mineures ont été identifiées, et un fonds de réparation financière va être créé par l’Eglise catholique et Emmaüs.”Depuis janvier 2025, le groupe Égaé a reçu des informations concernant douze personnes ayant été victimes de l’abbé Pierre. Sept de ces témoignages concernent des personnes mineures” au moment des faits, explique mercredi le cabinet spécialisé mandaté par Emmaüs pour faire toute la lumière sur cette affaire.Longtemps figure iconique de la défense des démunis, Henri Grouès, décédé en 2007, est désormais visé par 45 accusations de violences sexuelles.Parmi les témoignages anonymisés, le rapport, mis en ligne sur le site d’Emmaüs France, cite ceux de deux sœurs dont l’une a “fait état d’une masturbation de l’abbé Pierre sur son sexe alors qu’elle venait d’avoir 11 ans”, au milieu des années 70. Sa sœur “lui a confié avoir subi une fellation forcée à ses 15 ans”, ce qui relève du viol.Une autre victime a décrit dans un mail “au moins trois faits de violences sexuelles lorsqu’elle avait 10 ans” dans les années 1990, selon le compte-rendu d’activité de la ligne d’écoute d’Égaé dédiée aux victimes de l’abbé Pierre.Une autre encore, âgée de 17 ans à l’époque, “a subi un contact entre ses cuisses, sous sa jupe” alors qu’elle voyageait en train dans le wagon de l’abbé Pierre en 1953. A son arrivée, les sœurs qui l’ont accueillie “lui ont dit qu’elle avait tout imaginé”, rapporte le cabinet.Pour ces victimes, Emmaüs et la Conférence des évêques de France (CEF) ont “décidé conjointement la mise en place d’un dispositif de réparation financière”, explique Emmaüs dans un communiqué distinct.Ce dispositif, qui veut “marquer une reconnaissance matérielle des violences et des conséquences subies”, sera porté par la commission reconnaissance et réparation (CRR), une instance mise en place par la CEF après les révélations, en 2021, sur la pédocriminalité dans l’Eglise depuis les années 1950.Opérationnel à compter de septembre 2025, le dispositif sera “entièrement financé par les fonds propres du mouvement Emmaüs et ceux de la CEF”.Le principe est celui de la “responsabilité partagée”, du moins à partir de 1954, date à laquelle l’abbé Pierre est associé tant à Emmaüs qu’à l’Église. “Avant cette date, la CEF assumera seule cette charge”, affirme l’hebdomadaire La Vie.- “Transparence” -L’autre instance de réparation mise en place par l’Eglise, l’Inirr, s’est elle engagée à “prendre en charge la réparation pour les trois victimes de l’abbé Pierre qui l’ont déjà contactée”, assure Emmaüs.La CRR et l’Inirr recueillent les témoignages de victimes et proposent une réparation financière pouvant aller jusqu’à 60.000 euros.Dans ce “travail de transparence”, Emmaüs rappelle avoir créé une commission de recherche dont le rapport est attendu “début 2027”. “Désormais, une nouvelle phase s’ouvre, avec un dispositif complet au service des victimes”, assure le communiqué.Ce scandale, qui a grossi au fil des trois rapports publiés en juillet 2024, septembre 2024 et janvier 2025, a eu des répercussions profondes pour Emmaüs comme pour l’Eglise de France.La Fondation Abbé Pierre, que le prêtre avait créée avec des proches en 1987, a ainsi changé de nom le 25 janvier, pour devenir la “Fondation pour le logement des défavorisés”, puis de logo en mars.Emmaüs France a fermé définitivement le lieu de mémoire dédié au prêtre, à Esteville (Seine-Maritime).Et des centaines de rues, places et bâtiments ont été débaptisés.Côté Eglise de France, les archives ouvertes mi-septembre ont montré comment, dès les années 1950, la hiérarchie épiscopale avait gardé le silence sur un comportement jugé “problématique” mais jamais nommé.Selon un livre-enquête paru en avril, le Vatican était au courant “dès l’automne 1955” des agissements d’Henri Grouès.Mais malgré les demandes de la CEF, aucune enquête pénale ne sera ouverte pour établir des responsabilités dans ces multiples accusations, car le prêtre est décédé en 2007, et la non-dénonciation des faits est couverte par la prescription.

Affaire abbé Pierre: un an après, douze nouvelles victimes et un fonds de réparation

Un an après les premières révélations concernant l’abbé Pierre, douze nouvelles victimes de violences sexuelles dont sept mineures ont été identifiées, et un fonds de réparation financière va être créé par l’Eglise catholique et Emmaüs.”Depuis janvier 2025, le groupe Égaé a reçu des informations concernant douze personnes ayant été victimes de l’abbé Pierre. Sept de ces témoignages concernent des personnes mineures” au moment des faits, explique mercredi le cabinet spécialisé mandaté par Emmaüs pour faire toute la lumière sur cette affaire.Longtemps figure iconique de la défense des démunis, Henri Grouès, décédé en 2007, est désormais visé par 45 accusations de violences sexuelles.Parmi les témoignages anonymisés, le rapport, mis en ligne sur le site d’Emmaüs France, cite ceux de deux sœurs dont l’une a “fait état d’une masturbation de l’abbé Pierre sur son sexe alors qu’elle venait d’avoir 11 ans”, au milieu des années 70. Sa sœur “lui a confié avoir subi une fellation forcée à ses 15 ans”, ce qui relève du viol.Une autre victime a décrit dans un mail “au moins trois faits de violences sexuelles lorsqu’elle avait 10 ans” dans les années 1990, selon le compte-rendu d’activité de la ligne d’écoute d’Égaé dédiée aux victimes de l’abbé Pierre.Une autre encore, âgée de 17 ans à l’époque, “a subi un contact entre ses cuisses, sous sa jupe” alors qu’elle voyageait en train dans le wagon de l’abbé Pierre en 1953. A son arrivée, les sœurs qui l’ont accueillie “lui ont dit qu’elle avait tout imaginé”, rapporte le cabinet.Pour ces victimes, Emmaüs et la Conférence des évêques de France (CEF) ont “décidé conjointement la mise en place d’un dispositif de réparation financière”, explique Emmaüs dans un communiqué distinct.Ce dispositif, qui veut “marquer une reconnaissance matérielle des violences et des conséquences subies”, sera porté par la commission reconnaissance et réparation (CRR), une instance mise en place par la CEF après les révélations, en 2021, sur la pédocriminalité dans l’Eglise depuis les années 1950.Opérationnel à compter de septembre 2025, le dispositif sera “entièrement financé par les fonds propres du mouvement Emmaüs et ceux de la CEF”.Le principe est celui de la “responsabilité partagée”, du moins à partir de 1954, date à laquelle l’abbé Pierre est associé tant à Emmaüs qu’à l’Église. “Avant cette date, la CEF assumera seule cette charge”, affirme l’hebdomadaire La Vie.- “Transparence” -L’autre instance de réparation mise en place par l’Eglise, l’Inirr, s’est elle engagée à “prendre en charge la réparation pour les trois victimes de l’abbé Pierre qui l’ont déjà contactée”, assure Emmaüs.La CRR et l’Inirr recueillent les témoignages de victimes et proposent une réparation financière pouvant aller jusqu’à 60.000 euros.Dans ce “travail de transparence”, Emmaüs rappelle avoir créé une commission de recherche dont le rapport est attendu “début 2027”. “Désormais, une nouvelle phase s’ouvre, avec un dispositif complet au service des victimes”, assure le communiqué.Ce scandale, qui a grossi au fil des trois rapports publiés en juillet 2024, septembre 2024 et janvier 2025, a eu des répercussions profondes pour Emmaüs comme pour l’Eglise de France.La Fondation Abbé Pierre, que le prêtre avait créée avec des proches en 1987, a ainsi changé de nom le 25 janvier, pour devenir la “Fondation pour le logement des défavorisés”, puis de logo en mars.Emmaüs France a fermé définitivement le lieu de mémoire dédié au prêtre, à Esteville (Seine-Maritime).Et des centaines de rues, places et bâtiments ont été débaptisés.Côté Eglise de France, les archives ouvertes mi-septembre ont montré comment, dès les années 1950, la hiérarchie épiscopale avait gardé le silence sur un comportement jugé “problématique” mais jamais nommé.Selon un livre-enquête paru en avril, le Vatican était au courant “dès l’automne 1955” des agissements d’Henri Grouès.Mais malgré les demandes de la CEF, aucune enquête pénale ne sera ouverte pour établir des responsabilités dans ces multiples accusations, car le prêtre est décédé en 2007, et la non-dénonciation des faits est couverte par la prescription.

X chief Yaccarino steps down after two years

Linda Yaccarino resigned Wednesday as CEO of X, the social media platform formerly known as Twitter, after two years at the helm of the Elon Musk-owned company.In a statement posted on the platform, she said she had decided to step down following what she described as “two incredible years” leading the company through a major transformation.No reason was given for her exit, but the resignation came as Musk’s artificial intelligence chatbot Grok was under fire for anti-Semitic comments that praised Adolf Hitler and insulted Islam in separate posts on the X platform.In a short reply to her post on X, Musk wrote: “Thank you for your contributions.”Yaccarino — a former NBCUniversal advertising executive — took over as X’s CEO in June 2023, replacing Musk who had been serving in the role since his $44 billion acquisition of Twitter in October 2022.Her appointment came as Musk sought to focus on product development while bringing in an experienced media manager to restore advertiser confidence.The company has faced significant challenges since Musk’s acquisition, including an exodus of advertisers and concerns over content moderation policies.Critics have cited a rise in violent content, racism, antisemitism and misinformation on X. Yaccarino’s background in advertising was seen as crucial to rebuilding business relationships.In her statement, Yaccarino praised the “historic business turn around” achieved by the X team and suggested the platform was entering “a new chapter” with xAI, Musk’s artificial intelligence company.xAI in March acquired X in an all-stock deal that valued the social media platform at $33 billion, making it a subsidiary of Musk’s AI company.”X is truly a digital town square for all voices and the world’s most powerful culture signal,” she wrote, adding that she would be “cheering you all on as you continue to change the world.”Analyst Jasmine Enberg from Emarketer said that being CEO “was always going to be a tough job, and Yaccarino lasted in the role longer than many expected.””Faced with a mercurial owner who never fully stepped away from the helm and continued to use the platform as his personal megaphone, Yaccarino had to try to run the business while also regularly putting out fires,” she told AFP.Yaccarino’s sudden exit “suggests a possible tipping point” in their relationship, even if the reasons are for now unknown.During her tenure, X introduced new features including Community Notes, a crowd-sourced fact-checking system, and announced plans for “X Money,” a financial services feature as part of Musk’s vision to transform the platform into an “Everything App.”It also coincided with Musk’s endorsement and financial backing of Donald Trump, which saw the South African-born multi-billionaire catapulted into the White House as a close advisor to the president, before a recent falling out.

Fears grow that Texas floods death toll could surge

Fears grew Wednesday that the death toll of 110 in the Texas floods could still surge as hopes fade of finding survivors among the many reported still missing several days after the disaster.More than 170 people remain unaccounted for after the flash flooding on the Fourth of July holiday, a tragedy that shocked many Americans.After torrents of river water roared through several Texas counties — some striking in the middle of the night — rescuers still worked to find bodies and any survivors as state Governor Greg Abbott warned that the final toll was not yet known.Officials in Kerr County, the epicenter of the flooding, on Wednesday confirmed 161 people were known to be missing in the county. Twelve others remain unaccounted for elsewhere in the state.”There very likely could be more added to that list,” Abbott said Tuesday, later posting on X: “Right now, our #1 job is to find every single missing person.”Kerr County, part of a Hill Country region in central Texas known as “Flash Flood Alley,” suffered the most damage, with at least 95 fatalities including 36 children, Sheriff Larry Leitha told reporters.Among them are at least 27 girls and counselors at a summer camp on the Guadalupe River when it burst its banks early Friday.Five campers and one counselor from Camp Mystic were still missing as of Wednesday, plus another child not associated with the camp, Leitha said.Elsewhere in the state, there have been at least 15 fatalities, according to Abbott.More than 2,000 rescue personnel, police and experts have descended on the flood zone in what Leitha described as an “all hands on deck” operation.Ben Baker, with the Texas Game Wardens, said search and rescue efforts involving helicopters, drones and dogs were difficult because of the water, mud and debris.”When we’re trying to make these recoveries, these large piles can be very obstructive, and to get in deep into these piles, it’s very hazardous,” Baker said. Kerrville police officer Jonathan Lamb spoke of heroic rescues by authorities and volunteers who evacuated hundreds of people from their homes or vehicles.Officers went “door to door, waking people up” in Kerr County early Friday and in some cases “pulling them out of windows” of flooding homes and trailers, Lamb told reporters.The tragedy, “as horrific as it is, could have been so much worse,” he added.The National Weather Service (NWS) has forecast scattered storms on Wednesday in the Hill Country, including isolated pockets of heavy rain.In the neighboring state of New Mexico, flash flooding left three people dead Tuesday in Ruidoso, the village website said in a statement, adding the Ruidoso River rose to a record-breaking 20 feet (six meters).- Bodies in the mud -In the Texas town of Hunt, an AFP team saw recovery workers combing through piles of debris with helicopters flying overhead.Javier Torres, 24, was digging through mud as he searched for his grandmother, after having located the body of his grandfather. He also discovered the bodies of two children, apparently washed up by the river.President Donald Trump is due to visit Texas on Friday with First Lady Melania Trump.”We brought in a lot of helicopters from all over… They were real pros, and they were responsible for pulling out a lot of people,” Trump said.Meanwhile, questions intensified over whether Trump’s government funding cuts had weakened warning systems, and over the handling of the rescue operation.During sometimes tense news conferences Tuesday and Wednesday, officials skirted questions on the speed of the emergency response.”There’s going to be an after-action” review of what happened, Sheriff Leitha said, adding “those questions need to be answered.”But officials stressed that the focus now was on locating the missing and reuniting families.Shel Winkley, a weather expert at the Climate Central research group, blamed the extent of the disaster on geography and exceptional drought, when dry soil absorbs less rainfall.”This part of Texas, at least in the Kerr County flood specifically, was in an extreme to exceptional drought…. We know that since May, temperatures have been above average,” Winkley told reporters.

FBI opens criminal probe into former FBI, CIA directors: report

The FBI has opened a criminal investigation into its former director James Comey and ex-CIA chief John Brennan, two prominent critics of President Donald Trump, US media reported.Fox News Digital said the probe involved “potential wrongdoing” related to the investigation into claims of Russian interference in the 2016 election won by Trump and alleged false statements made to Congress.CIA director John Ratcliffe, a Trump appointee, had referred “evidence of wrongdoing by Brennan” to FBI director Kash Patel, another Trump appointee, for potential prosecution, Fox News Digital said, citing Justice Department sources.Comey and Brennan were named to their respective positions as head of the FBI and CIA by Democratic president Barack Obama, and they have a contentious history with Trump dating back to his first term in the White House.Trump fired Comey in 2017 as the FBI chief was leading a probe into whether any members of the Trump campaign had colluded with Moscow to sway the 2016 presidential vote between Trump and Democratic candidate Hillary Clinton.That investigation was taken over by special counsel Robert Mueller, who found there had been interference by Russia in the 2016 election in favor of Trump.But Mueller said the probe “did not establish that members of the Trump Campaign conspired or coordinated with the Russian government in its election interference activities.”Trump revoked Brennan’s security clearance in 2018, accusing the former CIA director of making “unfounded and outrageous allegations” about his administration.The Justice Department declined to confirm the opening of a probe into Comey and Brennan. “We do not comment on ongoing investigations,” a spokeswoman said Wednesday.But White House Press Secretary Karoline Leavitt, asked about the report in a Fox News Channel interview on Tuesday evening, said she was “glad to hear it.””Both of these disgraceful individuals turned against our constitution and our country,” Leavitt said. “And I’m sure they did, in fact, lie to Congress.”And it’s up to the Department of Justice to investigate that and to prosecute them if they did,” she said.Since taking office in January, Trump has taken a number of punitive measures against his perceived enemies, stripping former officials of their security clearances and protective details, targeting law firms involved in past cases against him and pulling federal funding from universities.

Nvidia première entreprise à dépasser les 4.000 milliards de dollars de capitalisation boursière

Le géant des puces électroniques Nvidia est devenu mercredi la première entreprise à franchir le seuil symbolique des 4.000 milliards de dollars de valorisation boursière, porté par l’enthousiasme des investisseurs pour les valeurs liées à l’intelligence artificielle (IA).Peu après l’ouverture à Wall Street, le prix de son action a dépassé les 164 dollars, lui permettant d’afficher une capitalisation boursière de plus de 4.000 milliards de dollars, avant de refluer légèrement.A titre de comparaison, c’est plus important que le PIB de la France, du Royaume-Uni ou de l’Inde.”Si vous regardez le marché, il est le reflet ou le miroir de l’économie et les secteurs les plus forts de l’économie sont, de loin, la technologie et l’IA (…) c’est pourquoi Nvidia vaut autant et continue de croître”, commente auprès de l’AFP Adam Sarhan, analyste de 50 Park Investments.Depuis le début de l’année, le cours de Nvidia a bondi de plus de 20% alors que l’indice Nasdaq, à forte coloration technologique, a de son côté connu une avancée plus mesurée, de plus de 6%.- Révolution IA -“Il y a une entreprise dans le monde qui est à la base de la révolution de l’IA, c’est Nvidia”, résume dans une note Dan Ives, analyste chez Wedbush Securities.Depuis le succès de ChatGPT (OpenAI) fin 2022, la firme technologique fondée il y a 32 ans vit un conte de fées.Ses coûteuses cartes graphiques (GPU), déjà centrales dans l’industrie des jeux vidéo, sont devenues incontournables pour toutes les entreprises qui entraînent des modèles d’IA générative.”Qu’il s’agisse de Perplexity, d’Open AI, de Gemini (l’IA de Google, ndlr) (…) l’équipement de Nvidia est à l’origine de la plupart d’entre eux”, souligne auprès de l’AFP Steve Sosnick, analyste d’Interactive Brokers.”La demande pour l’infrastructure IA de Nvidia est incroyablement soutenue”, assurait en mai Jensen Huang, emblématique patron de l’entreprise californienne.Si Nvidia ne rend pas publique la liste de ses clients, elle a toutefois lié des partenariats avec les plus grands noms de la tech comme Meta (Facebook, Instagram), Microsoft ou Alphabet (Google).Plusieurs de ces géants ont récemment annoncé de massifs investissements, de l’ordre de plusieurs dizaines de milliards de dollars, pour renforcer leur position dans la course à l’IA.- Craintes liées à la Chine -Reste que la montée en puissance de Nvidia ne se fait pas sans difficultés alors que la place prépondérante qu’occupe la firme technologique est remise en question.Les Etats-Unis ont émis des restrictions à l’export de ses puces vers Pékin, craignant que les acteurs chinois de l’IA dépassent les pionniers américains.Cela a forcé Nvidia à passer une charge exceptionnelle de 4,5 milliards de dollars lors du premier trimestre de son exercice décalé.”Perdre l’accès au marché chinois de l’IA, que nous voyons atteindre près de 50 milliards (de dollars), aurait un impact négatif important pour notre activité et bénéficierait à nos concurrents en Chine et ailleurs”, a prévenu en mai Colette Kress, directrice financière de la société.La dirigeante a fait état d'”options limitées” pour pouvoir continuer à servir les clients chinois dans le respect de la réglementation américaine.En parallèle, Nvidia a été secouée par le succès de la start-up chinoise DeepSeek, qui a réussi à construire des modèles d’IA comparables à ceux d’OpenAI (ChatGPT) et des autres leaders américains, avec des composants moins sophistiqués et en moins grand nombre (dont certaines puces de Nvidia).Après la présentation de ce nouvel acteur chinois en janvier, Nvidia a perdu en quelques heures plus de 600 milliards de dollars de valorisation.Le retour en grande forme du fabricant de processeurs et cartes graphiques représente “juste de l’enthousiasme qui s’accumule” mais “cela nous dit tout sur le présent et rien sur l’avenir”, prévient toutefois auprès de l’AFP Kim Forrest, Bokeh Capital Partners.Dan Ives se montre lui plus optimiste, estimant que non seulement l’entreprise pourrait être rejointe par Microsoft dans le cercle très fermé des entreprises ayant dépassé les 4.000 milliards de dollars de valorisation boursière, mais qu'”au cours des 18 prochains mois, l’accent sera mis sur le club des 5.000 milliards de dollars”.

Tour de France: Evenepoel remporte le contre-la-montre à Caen, Pogacar en jaune

Le Belge Remco Evenepoel a remporté le contre-la-montre de la cinquième étape du Tour de France mercredi à Caen devant Tadej Pogacar qui prend le maillot jaune et repousse déjà très loin son grand rival Jonas Vingegaard.Sur un parcours de 33 km, le Belge, grand favori de ce chrono, s’est imposé avec 16 secondes d’avance sur Pogacar qui a admirablement résisté au champion olympique. Jonas Vingegaard, seulement 13e, est le grand perdant du jour parmi les principaux favoris du Tour en concédant une minute et 21 secondes d’Evenepoel.Au classement général, Pogacar, qui ravit le maillot jaune à Mathieu van der Poel dont le contre-la-montre n’est pas du tout la spécialité, compte désormais 42 secondes d’avance sur Evenepoel, qui passe de la neuvième à la deuxième place, 59 secondes sur Kévin Vauquelin, et surtout 1:13 sur Vingegaard, un écart déjà très conséquent.Vauquelin a réussi un excellent chrono pour terminer cinquième de l’étape, juste derrière son compatriote Bruno Armirail, à 49 secondes d’Evenepoel, se payant le luxe de doubler l’Espagnol Enric Mas, parti avant lui.C’est la deuxième victoire d’étape sur le Tour de France pour Evenepoel après celle dans le contre-la-montre l’année dernière à Gevrey-Chambertin pour ses débuts sur la Grande Boucle.Le Flamand, coiffé d’un casque doré depuis son doublé olympique, est quasiment invincible dans l’exercice. Il a remporté les six derniers chronos auxquels il a pris part, et 9 sur 12 depuis le début de l’année 2024. Il a bouclé le parcours en 36:42 à une moyenne affolante de 54 km/h.”Je suis content de ma performance évidemment. Décrocher une deuxième victoire d’étape pour notre équipe c’est très bien aussi”, a-t-il dit, s’imposant deux jours après son coéquipier chez Soudal Quick-Step, Tim Merlier.”Tadej a fait un très gros chrono aussi, a-t-il ajouté. Comparé à celui du Dauphiné (en juin), il a fait un gros pas en avant. Il a montré qu’il était en grande forme et que c’était l’homme à battre dans ce Tour. Pour ma part, j’ai fait un pas vers le podium mais la route est encore longue.”