Incendies en Corée du Sud: les flammes reprennent après avoir été éteintes

Les autorités sud-coréennes ont déployé samedi des hélicoptères pour lutter contre la reprise des flammes dans une zone du sud-est du pays, selon un responsable des services forestiers.Les flammes sont reparties tôt samedi matin à Angong, ville de la province du Gyeongsang du Nord (sud-est), poussant les autorités à déployer huit hélicoptères danscette zone, selon cette source.Les pompiers, aidés par la pluie, étaient pourtant parvenus à éteindre vendredi le principal incendie de la région.”Il semble que les braises se soient ravivées”, a précisé le responsable des services forestiers, ajoutant qu’il était prévu “de déployer davantage d’hélicoptères dans la zone d’Andong”.Le bilan de ces incendies de forêt, qui ont débuté le week-end dernier, s’est par ailleurs alourdi à 29 morts et 40 blessés, dont 10 grièvement.Plus de 2.900 maisons ont été détruites, selon un dernier bilan, et un responsable a déclaré jeudi que quelque 35.000 hectares de forêt étaient partis en fumée.Il s’agit des feux de forêt les plus meurtriers et destructeurs jamais enregistrés en Corée du Sud, après le brasier d’avril 2000 qui avait consumé 23.913 hectares sur la côte est.Les feux ont détruit plusieurs sites historiques, notamment le complexe du temple de Gounsa à Uiseong, dont la construction remonterait au VIIe siècle.La plupart des victimes de l’incendie, qui a frappé les zones rurales d’Andong et d’Uiseong, étaient âgées de 60 à 80 ans, selon les services forestiers sud-coréens.Parmi les victimes figurent également un pilote dont l’hélicoptère s’est écrasé mercredi alors qu’il était engagé contre le feu, ainsi que quatre pompiers et d’autres membres des opérations de secours qui ont perdu la vie après avoir été piégés par les flammes.

La Pyramide, une “belle histoire” Michelin sur la route du soleil

Premier restaurant trois étoiles de l’histoire du Guide Michelin, la Pyramide reste, 200 ans après sa naissance à Vienne en Isère, une étape incontournable de la mythique Nationale 7 pour les voyageurs gourmets qui descendent vers le Sud.Des anciennes maisons comme celle-ci, il n’y en a plus beaucoup!”, glisse à l’AFP le chef Patrick Henriroux, 66 ans, à la tête de ce monument du patrimoine gastronomique français.L’établissement, aujourd’hui estampillé deux étoiles au prestigieux guide rouge, est installé dans une imposante bâtisse classée Relais & Châteaux 4 étoiles, située non loin d’un obélisque romain auquel il doit son nom.La Pyramide a bien changé depuis son ouverture en 1822, lorsqu’elle n’était encore qu’une modeste auberge où l’on faisait ripaille. La salle principale, moderne en noir et blanc, est émaillée de jaune, “un peu de soleil sur la route du Midi”, explique le chef. Aux beaux jours, les clients peuvent faire le plein de lumière attablés entre les buis du jardin. Sa réputation n’est plus à faire depuis l’obtention en 1933 de ses trois étoiles au Michelin, conservées durant 53 ans grâce au célébrissime chef Fernand Point.Se formera dans ce “chaudron de la cuisine française” toute la crème de la gastronomie tricolore: les frères Troisgros, Alain Chapel ou encore Paul Bocuse, dont Fernand Point a été le “maître à penser”.- “Moins de crème” -À une trentaine de kilomètres au sud de Lyon, Vienne fut aussi une étape quasi obligatoire de la “route des vacances”, la N7 direction la Côte d’Azur, très prisée du temps de l’essor de l’automobile et des congés payés.La Pyramide devient alors un lieu de mondanités. Parmi les signataires de son livre d’or: Picasso, Jean Cocteau, ou des stars américaines comme Clark Gable, Joséphine Baker…”C’est bien la dernière fois que je séjourne à la Pyramide! Comment! Le saucisson chaud est délicieux, la truite est rosée, la poularde fond, le vin pétille, la pâtisserie va droit au cÅ“ur, et moi qui voulais maigrir! On ne m’y reprendra pas!”, y écrivit Colette en 1933.Aujourd’hui, “on va dire qu’il y a un peu moins de crème, un peu moins de beurre…”, rassure Patrick Henriroux. “On ne boxe plus dans les mêmes catégories”, poursuit le chef originaire de Haute-Saône, qui a repris les rênes de cette institution avec sa femme en 1989.Celle-ci n’était alors plus référencée au Guide Michelin en raison de travaux après la mort de la veuve Point, mais le nouveau couple a vite regagné une étoile, puis deux en 1992.- “Racines” -En ce jour de printemps, des tortellini de butternut au chèvre frais côtoient dos de cabillaud et aspic de jeunes poireaux sur le “menu du marché”, à 97 euros le midi. Le soir, compter au minimum 199 euros pour le menu gastronomique.Un plat signature? Le “piano au chocolat”, en clin d’œil au festival local Jazz à Vienne. “Mais on nous demande parfois le turbo au champagne de Fernand Point, la crème soufflée de crabe dormeur au caviar, ou le gâteau Marjolaine…”, des recettes phares d’antan, ajoute Patrick Henriroux.Point d’honneur est de “ne jamais oublier les racines du restaurant, de continuer la belle histoire”.Réalisant près de 45.000 couverts par an, la Pyramide attire toujours les touristes de passage sur la route mais surtout ses voisins: 65% des clients sont originaires de Rhône-Alpes.Ludovic Chambéry, un enseigniste de 51 ans, travaille à côté et s’accorde parfois une pause méridienne dans cet établissement qu’il juge “hyper qualitatif et bon enfant, à l’ambiance conviviale”.”On fait à manger pour nos clients, pas pour le Michelin”, tient à rappeler M. Henriroux, assurant ne pas chercher à décrocher une troisième étoile, car “le vrai génie, c’est de durer.”À quelques jours de la cérémonie du Michelin, les cuisines sont tout de même sur le qui-vive: le chef de renom Georges Blanc vient d’apprendre la perte de sa troisième étoile à Vonnas (Ain), après 44 ans au firmament.Boris Henriroux, fils de Patrick et assistant-directeur de la Maison Pyramide, garde confiance: “Pour l’instant, dit-il, le téléphone n’a pas encore sonné, c’est plutôt bon signe!” 

La Pyramide, une “belle histoire” Michelin sur la route du soleil

Premier restaurant trois étoiles de l’histoire du Guide Michelin, la Pyramide reste, 200 ans après sa naissance à Vienne en Isère, une étape incontournable de la mythique Nationale 7 pour les voyageurs gourmets qui descendent vers le Sud.Des anciennes maisons comme celle-ci, il n’y en a plus beaucoup!”, glisse à l’AFP le chef Patrick Henriroux, 66 ans, à la tête de ce monument du patrimoine gastronomique français.L’établissement, aujourd’hui estampillé deux étoiles au prestigieux guide rouge, est installé dans une imposante bâtisse classée Relais & Châteaux 4 étoiles, située non loin d’un obélisque romain auquel il doit son nom.La Pyramide a bien changé depuis son ouverture en 1822, lorsqu’elle n’était encore qu’une modeste auberge où l’on faisait ripaille. La salle principale, moderne en noir et blanc, est émaillée de jaune, “un peu de soleil sur la route du Midi”, explique le chef. Aux beaux jours, les clients peuvent faire le plein de lumière attablés entre les buis du jardin. Sa réputation n’est plus à faire depuis l’obtention en 1933 de ses trois étoiles au Michelin, conservées durant 53 ans grâce au célébrissime chef Fernand Point.Se formera dans ce “chaudron de la cuisine française” toute la crème de la gastronomie tricolore: les frères Troisgros, Alain Chapel ou encore Paul Bocuse, dont Fernand Point a été le “maître à penser”.- “Moins de crème” -À une trentaine de kilomètres au sud de Lyon, Vienne fut aussi une étape quasi obligatoire de la “route des vacances”, la N7 direction la Côte d’Azur, très prisée du temps de l’essor de l’automobile et des congés payés.La Pyramide devient alors un lieu de mondanités. Parmi les signataires de son livre d’or: Picasso, Jean Cocteau, ou des stars américaines comme Clark Gable, Joséphine Baker…”C’est bien la dernière fois que je séjourne à la Pyramide! Comment! Le saucisson chaud est délicieux, la truite est rosée, la poularde fond, le vin pétille, la pâtisserie va droit au cÅ“ur, et moi qui voulais maigrir! On ne m’y reprendra pas!”, y écrivit Colette en 1933.Aujourd’hui, “on va dire qu’il y a un peu moins de crème, un peu moins de beurre…”, rassure Patrick Henriroux. “On ne boxe plus dans les mêmes catégories”, poursuit le chef originaire de Haute-Saône, qui a repris les rênes de cette institution avec sa femme en 1989.Celle-ci n’était alors plus référencée au Guide Michelin en raison de travaux après la mort de la veuve Point, mais le nouveau couple a vite regagné une étoile, puis deux en 1992.- “Racines” -En ce jour de printemps, des tortellini de butternut au chèvre frais côtoient dos de cabillaud et aspic de jeunes poireaux sur le “menu du marché”, à 97 euros le midi. Le soir, compter au minimum 199 euros pour le menu gastronomique.Un plat signature? Le “piano au chocolat”, en clin d’œil au festival local Jazz à Vienne. “Mais on nous demande parfois le turbo au champagne de Fernand Point, la crème soufflée de crabe dormeur au caviar, ou le gâteau Marjolaine…”, des recettes phares d’antan, ajoute Patrick Henriroux.Point d’honneur est de “ne jamais oublier les racines du restaurant, de continuer la belle histoire”.Réalisant près de 45.000 couverts par an, la Pyramide attire toujours les touristes de passage sur la route mais surtout ses voisins: 65% des clients sont originaires de Rhône-Alpes.Ludovic Chambéry, un enseigniste de 51 ans, travaille à côté et s’accorde parfois une pause méridienne dans cet établissement qu’il juge “hyper qualitatif et bon enfant, à l’ambiance conviviale”.”On fait à manger pour nos clients, pas pour le Michelin”, tient à rappeler M. Henriroux, assurant ne pas chercher à décrocher une troisième étoile, car “le vrai génie, c’est de durer.”À quelques jours de la cérémonie du Michelin, les cuisines sont tout de même sur le qui-vive: le chef de renom Georges Blanc vient d’apprendre la perte de sa troisième étoile à Vonnas (Ain), après 44 ans au firmament.Boris Henriroux, fils de Patrick et assistant-directeur de la Maison Pyramide, garde confiance: “Pour l’instant, dit-il, le téléphone n’a pas encore sonné, c’est plutôt bon signe!” 

Expulsés par Trump, dans une zone grise au Costa Rica, avec la peur d’un retour dans leur pays

Marwa a fui l’Afghanistan et les persécutions des femmes sous le régime taliban. Expulsée par les Etats-Unis, elle est aujourd’hui retenue dans un refuge pour migrants au Costa Rica, disant sa peur d’être renvoyée : “Les talibans me tueront”, affirme-t-elle à l’AFP.Derrière les grillages du Centre d’accueil temporaire pour migrants (Catem), près de la frontière avec le Panama, cette Afghane de 27 ans dit que son mari est également en danger et qu’il n’y a pas d’avenir en Afghanistan pour sa fille de deux ans.”Si je retourne là-bas, je mourrai. Les talibans me tueront. J’ai perdu mon père et mon oncle. Je ne veux pas perdre mon mari ni mon bébé”, confie-t-elle à une équipe de l’AFP qui, cachée à l’extérieur de l’enceinte, dans un endroit sans surveillance policière, a pu parler avec plusieurs expulsés.Marwa, son mari Mohammad Asadi et leur fille font partie de 200 migrants – dont environ 80 enfants – d’Afghanistan, d’Iran, de Russie, d’autres pays asiatiques et africains que les Etats-Unis ont expulsé il y a un mois vers le Costa Rica.En plus du Costa Rica, les Etats-Unis ont conclu des accords avec le Panama, qui a accueilli 300 migrants originaires d’Asie, et le Salvador qui a placé dans sa prison de haute sécurité 238 Vénézuéliens, alléguant leur appartenance au gang du Tren de Aragua, considéré comme une “organisation terroriste” par Washington.- “Peine de mort” -Parmi les migrants expulsés en même temps que Marwa, 74 ont été rapatriés dans leur pays d’origine, une dizaine devraient bientôt l’être mais plus d’une centaine sont dans une zone grise : ils refusent de retourner dans leur pays mais aucun autre, y compris le Costa Rica pourtant à la longue tradition d’accueil, ne leur accorde l’asile.”On ne peut pas rentrer, mais on ne peut pas rester ici non plus. On ne connaît pas la culture, ne parlons pas espagnol. On n’a pas de famille au Canada, aux Etats-Unis ou en Europe”, dit Marwa, qui couvre ses cheveux d’un hijab.Elle raconte que son mari Mohammad, 31 ans, vendait des matériaux de construction à des entreprises américaines avant le retour au pouvoir des talibans en 2021. Ils se sont alors enfuis, d’abord en Iran pendant deux ans et demi avant de se rendre au Brésil d’où ils ont entrepris la longue marche jusqu’aux Etats-Unis, notamment à travers la dangereuse jungle du Darien, entre Colombie et Panama.”Il y a beaucoup de cartels sur le chemin qui nous ont pris notre argent et nous ont torturés physiquement et mentalement”, raconte Alireza Salimivir, un Iranien de 35 ans qui a vécu une odyssée similaire avec sa femme. Ils ont été séparés, elle est en cours d’expulsion des Etats-Unis et Salimivir espère la retrouver bientôt.Pour eux, un retour en Iran n’est pas envisageable : “En raison de notre conversion de l’islam au christianisme, ils nous infligeront la peine de mort”, affirme-t-il.Expulsé avec sa femme et son enfant de six ans, German Smirnov, 36 ans, craint qu’en cas de retour en Russie il sera “torturé” pour avoir dénoncé des anomalies en tant qu’observateur lors des élections de 2024. “On ne me donnera d’autre que la prison ou partir à la guerre”, affirme-t-il.- “Complice” -Tous disent ne pas avoir été bien traités par les officiers de migrations américains : “Comme des déchets”, affirme même M. Smirnov.Au Catem, à 350 km au sud de San José, ils disent être bien nourris, avoir accès à des téléphones mais ne peuvent pas sortir malgré toute absence de casier judiciaire. Leurs passeports sont retenus par la police.”Il existe un schéma systématique de violation des droits de l’Homme dans un pays qui s’est toujours vanté de les défendre. C’est un recul très grave pour le Costa Rica”, estime l’ex-diplomate Mauricio Herrera, qui a présenté un habeas corpus en faveur des expulsés afin qu’ils soient présentés à un juge qui étudiera la légalité de leur placement.Le président costaricien Rodrigo Chaves a justifié l’accord d’accueil des expulsés des Etats-Unis comme une aide “au puissant frère du nord”.”Le Costa Rica ne devrait pas être complice des flagrantes violations des Etats-Unis”, estime Michael Garcia Bochenek, de Human Rights Watch.Marwa ne sait pas ce qui va se passer, mais refuse catégoriquement tout retour en Afghanistan où elle sera forcée de porter la burka, sans accès à l’espace public. Elle souhaite encore moins cet avenir pour sa fille. “Tout est fermé là-bas pour les femmes… les écoles, les universités”, se désole-t-elle. “Je suis un être humain, je choisis comme je veux être”, dit-elle en montrant le jean qu’elle porte, avant de se tourner, main dans la main avec son mari, vers un avenir plus qu’incertain.

“On a besoin d’aide”: à Mandalay, des secours à bout face aux destructions du séisme

Dans la deuxième ville de Birmanie, des secours exténués ont lancé samedi un appel à l’aide, dans leurs efforts pour tirer des décombres des centaines d’habitants piégés par le puissant séisme qui a frappé le pays vendredi.Le tremblement de terre de magnitude 7,7 a créé un paysage de dévastations à Mandalay (centre), ancienne capitale royale de plus de 1,7 million d’habitants, proche de l’épicentre, où les destructions de bâtiments se comptent par dizaines.Au détour d’une rue, la tour de l’horloge d’un monastère s’est effondrée sur un côté. Ses aiguilles cassées indiquent 12h55, soit quelques minutes après la secousse meurtrière.Plus loin, plus de 90 personnes seraient piégées dans les décombres d’un immeuble d’habitations, selon un responsable de la Croix-Rouge. Les six étages supérieurs tiennent sur ce qu’il reste des six étages inférieurs, pliés comme un millefeuille.Le bras d’une femme, et quelques cheveux, émergent des débris.Autour de ce qu’il reste du Sky Villa Condominium, des secours essayent d’ouvrir avec leurs mains un passage au milieu des blocs de béton arrachés et du métal déformé pour atteindre d’éventuels survivants.Eparpillés au sol, le lapin en plastique d’un enfant, des meubles et une photo de la “skyline” de New York témoignent de la vie qui animait l’endroit.Quelques résidents ont trouvé refuge à proximité à l’ombre d’arbres où ils ont passé la nuit, avec le peu de biens qu’ils ont pu prendre avec eux, des couvertures et des casques de moto.- “On n’a pas dormi” -Ailleurs, d’autres sauveteurs en tongs et munis d’un équipement de protection minimal crient dans l’espoir d’entendre un signe de vie.”Il y a beaucoup de victimes dans les bâtiments d’habitations. Plus de 100 ont été retirées des décombres la nuit dernière”, explique à l’AFP un secouriste.Les opérations dépendent de générateurs portables d’électricité, la ville subissant des coupures de courant qui perturbent les recherches.”Nous sommes là depuis la nuit dernière. On n’a pas dormi. Plus d’aide serait bienvenue”, lance le secouriste.”On manque de bras et on n’a pas assez de voitures. On transporte les cadavres en utilisant des camions légers. Environ 10 à 20 corps par camion”, poursuit-il.Les tremblements de terre sont fréquents en Birmanie, traversée du nord au sud par la faille de Sagaing, considérée par les experts comme l’une des plus dangereuses au monde en raison de sa proximité avec de grandes villes du pays.Mais la violence du séisme du vendredi est inédite ces dernières décennies, au point qu’il a été ressenti à 1.000 kilomètres de l’épicentre, dans la capitale thaïlandaise Bangkok.La junte a confirmé samedi plus de 1.000 morts et environ 2.400 blessés, mais les difficultés de communication rendent l’ampleur du désastre difficile à estimer, et le bilan pourrait considérablement s’aggraver.- Appel à l’aide de la junte -“Hier (vendredi), quand le séisme s’est produit, j’étais chez moi. C’était effrayant”, explique à l’AFP Ba Chit, 55 ans, qui habite Mandalay.”Les membres de ma famille sont en sécurité, mais d’autres personnes sont affectées. Je suis tellement désolé pour eux. Je me sens très triste devant cette situation”, ajoute-t-il.Les agences humanitaires ont prévenu que la Birmanie n’était absolument pas préparée à faire face à une catastrophe de cette ampleur. Le pays a plongé dans le chaos depuis le coup d’Etat du 1er février 2021, qui a rallumé le conflit entre l’armée et des dizaines de groupes issus de minorités ethniques et du mouvement prodémocratie.La guerre a décimé le système de santé, isolé les dirigeants de la junte du reste du monde et placé des millions d’habitants sous la menace de la famine.Les autorités ont lancé un appel au secours auprès de la communauté internationale, une démarche exceptionnelle. Par le passé, les régimes militaires étaient réticents à demander un tel soutien de l’étranger.”On a besoin d’aide. Il nous manque de tout”, explique Thar Aye, un habitant de 68 ans, à l’AFP.”Je suis tellement triste de voir cette situation tragique. Je n’ai jamais vécu quelque chose de tel auparavant”.

“On a besoin d’aide”: à Mandalay, des secours à bout face aux destructions du séisme

Dans la deuxième ville de Birmanie, des secours exténués ont lancé samedi un appel à l’aide, dans leurs efforts pour tirer des décombres des centaines d’habitants piégés par le puissant séisme qui a frappé le pays vendredi.Le tremblement de terre de magnitude 7,7 a créé un paysage de dévastations à Mandalay (centre), ancienne capitale royale de plus de 1,7 million d’habitants, proche de l’épicentre, où les destructions de bâtiments se comptent par dizaines.Au détour d’une rue, la tour de l’horloge d’un monastère s’est effondrée sur un côté. Ses aiguilles cassées indiquent 12h55, soit quelques minutes après la secousse meurtrière.Plus loin, plus de 90 personnes seraient piégées dans les décombres d’un immeuble d’habitations, selon un responsable de la Croix-Rouge. Les six étages supérieurs tiennent sur ce qu’il reste des six étages inférieurs, pliés comme un millefeuille.Le bras d’une femme, et quelques cheveux, émergent des débris.Autour de ce qu’il reste du Sky Villa Condominium, des secours essayent d’ouvrir avec leurs mains un passage au milieu des blocs de béton arrachés et du métal déformé pour atteindre d’éventuels survivants.Eparpillés au sol, le lapin en plastique d’un enfant, des meubles et une photo de la “skyline” de New York témoignent de la vie qui animait l’endroit.Quelques résidents ont trouvé refuge à proximité à l’ombre d’arbres où ils ont passé la nuit, avec le peu de biens qu’ils ont pu prendre avec eux, des couvertures et des casques de moto.- “On n’a pas dormi” -Ailleurs, d’autres sauveteurs en tongs et munis d’un équipement de protection minimal crient dans l’espoir d’entendre un signe de vie.”Il y a beaucoup de victimes dans les bâtiments d’habitations. Plus de 100 ont été retirées des décombres la nuit dernière”, explique à l’AFP un secouriste.Les opérations dépendent de générateurs portables d’électricité, la ville subissant des coupures de courant qui perturbent les recherches.”Nous sommes là depuis la nuit dernière. On n’a pas dormi. Plus d’aide serait bienvenue”, lance le secouriste.”On manque de bras et on n’a pas assez de voitures. On transporte les cadavres en utilisant des camions légers. Environ 10 à 20 corps par camion”, poursuit-il.Les tremblements de terre sont fréquents en Birmanie, traversée du nord au sud par la faille de Sagaing, considérée par les experts comme l’une des plus dangereuses au monde en raison de sa proximité avec de grandes villes du pays.Mais la violence du séisme du vendredi est inédite ces dernières décennies, au point qu’il a été ressenti à 1.000 kilomètres de l’épicentre, dans la capitale thaïlandaise Bangkok.La junte a confirmé samedi plus de 1.000 morts et environ 2.400 blessés, mais les difficultés de communication rendent l’ampleur du désastre difficile à estimer, et le bilan pourrait considérablement s’aggraver.- Appel à l’aide de la junte -“Hier (vendredi), quand le séisme s’est produit, j’étais chez moi. C’était effrayant”, explique à l’AFP Ba Chit, 55 ans, qui habite Mandalay.”Les membres de ma famille sont en sécurité, mais d’autres personnes sont affectées. Je suis tellement désolé pour eux. Je me sens très triste devant cette situation”, ajoute-t-il.Les agences humanitaires ont prévenu que la Birmanie n’était absolument pas préparée à faire face à une catastrophe de cette ampleur. Le pays a plongé dans le chaos depuis le coup d’Etat du 1er février 2021, qui a rallumé le conflit entre l’armée et des dizaines de groupes issus de minorités ethniques et du mouvement prodémocratie.La guerre a décimé le système de santé, isolé les dirigeants de la junte du reste du monde et placé des millions d’habitants sous la menace de la famine.Les autorités ont lancé un appel au secours auprès de la communauté internationale, une démarche exceptionnelle. Par le passé, les régimes militaires étaient réticents à demander un tel soutien de l’étranger.”On a besoin d’aide. Il nous manque de tout”, explique Thar Aye, un habitant de 68 ans, à l’AFP.”Je suis tellement triste de voir cette situation tragique. Je n’ai jamais vécu quelque chose de tel auparavant”.

L’explorateur Bertrand Piccard en mission pour rendre la décarbonation “désirable”

Les révolutions aéronautiques sont souvent portées par des explorateurs, les industries capitalisant ensuite sur ce qu’elles jugeaient impossible, et il en sera de même pour la décarbonation, déclare à l’AFP le Suisse Bertrand Piccard qui avait réussi le premier tour du monde en ballon en 1999.Explorateur, psychiatre et président de la Fondation Solar Impulse, il a été invité cette semaine au sommet annuel d’Airbus sur les innovations dans l’aviation, qui vit une nouvelle révolution, celle de la décarbonation, dans un contexte morose pour l’écologie.La fondation de Bertrand Piccard et celle d’Airbus ont signé à cette occasion un partenariat de trois ans visant à stimuler le progrès en matière de durabilité.”Ce n’est pas Concorde qui a passé le mur du son la première fois, c’est (le pilote d’essai américain) Chuck Yeager qui l’a fait en 1947. Et une fois qu’il a franchi le mur du son, l’industrie a pu fabriquer des avions supersoniques” à la fin des années 1960, rappelle Bertrand Piccard, 67 ans. “Dans l’Histoire, ce n’est jamais l’industrie qui prend le risque d’être un pionnier. Il faut toujours un explorateur au début. Ensuite, l’industrie peut capitaliser sur son succès”, ajoute-t-il.- “Rendre désirable” -C’est comme cela qu’il voit aujourd’hui le combat pour l’hydrogène alors qu’Airbus a remis à plus tard le développement de son avion à hydrogène 100% électrique qui verra le jour vers 2040-2045 et non en 2035 ; l’industrie n’est pas prête à remplir les réservoirs plus tôt. “Mon but c’est de montrer qu’avec de l’hydrogène, on peut faire un tour du monde, sans escale, sans émission. Il faut le rendre désirable”, s’enthousiasme Bertrand Piccard. En 1999, il avait réalisé avec le pilote britannique Brian Jones le premier tour du monde en ballon sans escale en 21 jours. Autre tour du monde, cette fois-ci aux manettes de l’avion fonctionnant uniquement à l’énergie solaire Solar Impulse en plusieurs escales, entre mars 2015 et juillet 2016, avec le Suisse André Borschberg.Son nouveau projet Climate Impulse, un avion avec l’hydrogène vert pour carburant, doit faire son premier vol en 2026. “Il faut sortir de l’idée que la décarbonation c’est cher et sacrificiel, il faut montrer qu’en modernisant, on sera plus compétitifs. Ce sera mieux pour la santé et la qualité de l’air et c’est aussi une question de coût- on aura moins de gaspillage financier, d’énergie et de ressources”, souligne-t-il. “Dans l’aviation, on n’est pas encore rentable en décarbonant, mais par contre on est déjà rentable en étant efficient, les avions consomment 80% de moins de carburant qu’il y a 40 ou 50 ans”, ajoute-t-il. – Argument pour Trump -L’efficience, c’est un argument auquel pourrait être sensible Donald Trump qui est sorti de l’accord de Paris sur le climat et promeut les énergies fossiles à tout-va, estime Bertrand Piccard. “Il y a beaucoup de solutions qui sont des solutions de bon sens, et qui marcheraient même s’il n’y avait pas de changement climatique. C’est ce discours qu’on doit tenir à Trump: c’est un meilleur business d’être efficient”.Il ne faut pas non plus sous-estimer les Chinois qui n’apparaissent pas comme les champions du monde en écologie mais pourraient faciliter l’avènement de l’avion à hydrogène, souligne-t-il. “Quand on voit le photovoltaïque, si le prix s’est écroulé, c’est parce que les Chinois ont commencé à produire en masse. S’ils se mettent à produire de l’hydrogène en masse, cela va faire du bien au monde entier”, conclut Bertrand Piccard. 

L’explorateur Bertrand Piccard en mission pour rendre la décarbonation “désirable”

Les révolutions aéronautiques sont souvent portées par des explorateurs, les industries capitalisant ensuite sur ce qu’elles jugeaient impossible, et il en sera de même pour la décarbonation, déclare à l’AFP le Suisse Bertrand Piccard qui avait réussi le premier tour du monde en ballon en 1999.Explorateur, psychiatre et président de la Fondation Solar Impulse, il a été invité cette semaine au sommet annuel d’Airbus sur les innovations dans l’aviation, qui vit une nouvelle révolution, celle de la décarbonation, dans un contexte morose pour l’écologie.La fondation de Bertrand Piccard et celle d’Airbus ont signé à cette occasion un partenariat de trois ans visant à stimuler le progrès en matière de durabilité.”Ce n’est pas Concorde qui a passé le mur du son la première fois, c’est (le pilote d’essai américain) Chuck Yeager qui l’a fait en 1947. Et une fois qu’il a franchi le mur du son, l’industrie a pu fabriquer des avions supersoniques” à la fin des années 1960, rappelle Bertrand Piccard, 67 ans. “Dans l’Histoire, ce n’est jamais l’industrie qui prend le risque d’être un pionnier. Il faut toujours un explorateur au début. Ensuite, l’industrie peut capitaliser sur son succès”, ajoute-t-il.- “Rendre désirable” -C’est comme cela qu’il voit aujourd’hui le combat pour l’hydrogène alors qu’Airbus a remis à plus tard le développement de son avion à hydrogène 100% électrique qui verra le jour vers 2040-2045 et non en 2035 ; l’industrie n’est pas prête à remplir les réservoirs plus tôt. “Mon but c’est de montrer qu’avec de l’hydrogène, on peut faire un tour du monde, sans escale, sans émission. Il faut le rendre désirable”, s’enthousiasme Bertrand Piccard. En 1999, il avait réalisé avec le pilote britannique Brian Jones le premier tour du monde en ballon sans escale en 21 jours. Autre tour du monde, cette fois-ci aux manettes de l’avion fonctionnant uniquement à l’énergie solaire Solar Impulse en plusieurs escales, entre mars 2015 et juillet 2016, avec le Suisse André Borschberg.Son nouveau projet Climate Impulse, un avion avec l’hydrogène vert pour carburant, doit faire son premier vol en 2026. “Il faut sortir de l’idée que la décarbonation c’est cher et sacrificiel, il faut montrer qu’en modernisant, on sera plus compétitifs. Ce sera mieux pour la santé et la qualité de l’air et c’est aussi une question de coût- on aura moins de gaspillage financier, d’énergie et de ressources”, souligne-t-il. “Dans l’aviation, on n’est pas encore rentable en décarbonant, mais par contre on est déjà rentable en étant efficient, les avions consomment 80% de moins de carburant qu’il y a 40 ou 50 ans”, ajoute-t-il. – Argument pour Trump -L’efficience, c’est un argument auquel pourrait être sensible Donald Trump qui est sorti de l’accord de Paris sur le climat et promeut les énergies fossiles à tout-va, estime Bertrand Piccard. “Il y a beaucoup de solutions qui sont des solutions de bon sens, et qui marcheraient même s’il n’y avait pas de changement climatique. C’est ce discours qu’on doit tenir à Trump: c’est un meilleur business d’être efficient”.Il ne faut pas non plus sous-estimer les Chinois qui n’apparaissent pas comme les champions du monde en écologie mais pourraient faciliter l’avènement de l’avion à hydrogène, souligne-t-il. “Quand on voit le photovoltaïque, si le prix s’est écroulé, c’est parce que les Chinois ont commencé à produire en masse. S’ils se mettent à produire de l’hydrogène en masse, cela va faire du bien au monde entier”, conclut Bertrand Piccard.Â