Syrian activist Sarah Mardini acquitted of migrant trafficking in Greece

A Greek court Thursday acquitted Syrian competitive swimmer and activist Sarah Mardini, whose rescue of her sister inspired a hit Netflix film, and 23 others of migrant trafficking.The verdict came almost a month after the start of their trial at a court on Lesbos, ending a legal ordeal for the activists since 2018.They had been charged in the Greek island with “forming a criminal organisation” and “illegally facilitating the entry of third-country nationals into Greece”.”All defendants are acquitted of the charges” because their aim was “not to commit criminal acts but to provide humanitarian aid”, presiding judge Vassilis Papathanassiou told the court.Prosecutor Dimitris Smyrnis had earlier recommended their acquittal, emphasising that “no independent basis establishing the criminal liability of the defendants has been demonstrated”.Mardini, a 30-year-old Syrian who sought refuge in Germany in 2015, was present at the court along with her Irish-German co-defendant Sean Binder, AFP said.The 2022 Netflix film “The Swimmers” is inspired by the story of Mardini and her sister Yusra, who was one of 10 athletes who competed in the Rio Olympics for a Refugee Team.Their family made the perilous journey across the Aegean Sea in 2015, and the sisters saved other people from drowning along the way.This is the second time Greece has brought criminal charges against the volunteers.In 2023, they were acquitted in another case involving offences related to their humanitarian work, including “espionage”.In 2018, Mardini was part of a group of volunteer activists with the NGO ERCI trying to help migrants reach the island of Lesbos from Turkey.She was arrested at the time and spent three months in prison in Greece. 

Budget: à l’Assemblée des débats décousus à l’ombre du 49.3

Une assistance clairsemée, des votes sans cohérence d’ensemble: depuis mardi, la nouvelle lecture du budget à l’Assemblée donne lieu à des débats décousus, renforçant l’hypothèse d’un couperet rapide du gouvernement, via le 49.3 ou une ordonnance.Mercredi, les députés du Rassemblement national ont obtenu à la faveur de la démobilisation générale une réduction de la dotation globale de fonctionnement (DGF) de 4,9 milliards d’euros. Un vote “ubuesque”, selon Régions de France.Jeudi matin, le gouvernement a subi un important revers, son amendement sur la surtaxe sur les bénéfices des grandes entreprises, censé rapporter 6,3 milliards d’euros en 2026, étant sèchement battu. C’était pourtant un des points clés de la négociation avec le PS, qui espère des augmentations de recettes pour atténuer d’autant les baisses de dépenses.Mais alors que plane depuis plusieurs jours au-dessus des débats la possibilité d’un 49.3 ou d’une ordonnance, permettant au gouvernement de faire adopter un budget sans vote faute de majorité, les députés se montrent moins soucieux de rechercher dans l’hémicycle un compromis.Principal soutien du gouvernement, le groupe EPR (Renaissance) a ainsi voté contre la surtaxe; tout en se disant “ouvert à faire des pas” dans un autre cadre, selon son chef de file sur le budget, Paul Midy.En parallèle des débats dans l’hémicycle, se tiennent des négociations en coulisses, notamment entre le PS et le gouvernement, pour parvenir à un accord de non-censure.Le Premier ministre Sébastien Lecornu était lui-même présent à l’Assemblée jeudi, échangeant avec des parlementaires y compris dans les couloirs.”Il y a une fatigue d’un jour sans fin”, souligne un ténor LR, et ce d’autant plus que les parlementaires ont “du mal à voir où ils atterrissent”. Faute d’avoir la photographie globale d’un éventuel accord, les députés “reviennent sur leurs bases initiales”, analyse-t-il.Cette attitude, et les votes qui en résultent, contribuent à alimenter la petite musique d’un 49.3 ou d’une ordonnance. Car à quoi bon continuer les débats s’ils n’ont plus de sens ?- Réponse d’ici mardi ? -L’Assemblée bruissait ainsi jeudi de rumeurs sur un éventuel conseil des ministres, préalable à l’utilisation du 49.3. Une source au sein de l’exécutif n’a pas exclu qu’il y en ait un ce weekend, mais ne l’envisageait ni jeudi ni vendredi.L’hypothèse d’une ordonnance, au titre de l’article 47 de la Constitution, revenant avec tout autant de force.Ce chemin est vivement rejeté par plusieurs parlementaires ou juristes, qui note sa dimension antiparlementariste, alors que cette procédure ne requiert aucun vote du Parlement.”Aucune femme, aucun homme attaché à la défense de la République ne peut accepter ce qui ne serait ni plus ni moins qu’un nouveau 18 Brumaire (…) Je censurerai sans aucune hésitation tout gouvernement qui cèderait à une telle tentation”, affirme ainsi l’un des négociateurs du PS sur le budget, Philippe Brun, dans une tribune transmise à l’AFP.Avantage de l’ordonnance par rapport au 49.3: elle permet de doter la France d’un budget, que le Premier ministre soit censuré ou non.L’exécutif devra quoiqu’il arrive se décider avant le vote de la partie “recettes” du budget, qui en cas de rejet enverrait directement le texte au Sénat.Ce moment pourrait arriver assez rapidement, puisqu’il restait jeudi en fin d’après-midi moins de 500 amendements à débattre sur cette partie, et les débats avançaient à bon rythme. “C’est possible qu’il y ait un scénario tranché d’ici mardi”, a timidement confirmé l’entourage du Premier ministre, tout en assurant qu’il n’y aurait pas de budget définitivement adopté “avant la mi-février”.”Tout ça va se décanter dans le weekend. Je ne vois pas le Premier ministre activer quoi que ce soit avant d’avoir pu saisir l’opinion sur l’incapacité de l’Assemblée à bâtir un budget”, résume un cadre macroniste.

Macron ou “l’œil du tigre” devant les Armées

Emmanuel Macron, apparu l’œil droit rougi jeudi lors des vœux aux Armées, a ironisé en renvoyant à “l’œil du tigre”, “un signe de détermination”. “Je vous prie d’excuser ce caractère inesthétique de mon œil”, a-t-il dit, ce dernier en partie injecté de sang, devant un parterre de hauts gradés sur la base aérienne d’Istres (Bouches-du-Rhône), utilisée pour la dissuasion nucléaire.”Ce n’est que quelque chose de totalement anodin”, a assuré le chef de l’État, arrivé sur la base le regard dissimulé derrière de grosses lunettes d’aviateur sous un soleil généreux. Un petit vaisseau de l’œil a saigné, “totalement bénin” selon le médecin-chef de l’Élysée, a renchéri son entourage.”Voyez-y simplement une référence non volontaire à l’œil du tigre en ce début d’année. Pour ceux qui ont la référence, c’est un signe de détermination. Elle est entière !”, a ajouté le chef de l’État, énigmatique.Une référence à Georges Clemenceau, surnommé “le Tigre”, figure de la détermination française pendant la Première Guerre mondiale ?Ou à Rocky, boxeur amateur italo-américain immortalisé par l’acteur Sylvester Stallone dans “L’Oeil du tigre” (Rocky III) ?Le chef de l’État a ensuite appelé la France et ses armées à consentir “des efforts à la mesure de notre rude époque” et annoncé, face aux revendications de Donald Trump, l’envoi de “moyens terrestres, aériens et maritimes” au Groenland, territoire autonome du Danemark.”Pour être puissant dans ce monde si brutal, il faut faire plus vite et faire plus fort”, a-t-il martelé.Il a ensuite embarqué à bord d’un avion ravitailleur Airbus A330 MRTT, direction Paris, au côté de l’astronaute Thomas Pesquet, colonel de réserve à Istres et pilote de MRTT (appareil multirôles).”C’est impressionnant”, a-t-il lancé, selon des images de l’AFP, en découvrant une manœuvre de ravitaillement d’un chasseur Rafale, une opération toujours complexe à 10 mètres de distance entre les deux carlingues et 8.000 mètres d’altitude.”La phase la plus délicate c’est de centrer dans ce panier”, lui a expliqué un officier, désignant une embouchure de 70 centimètres de large dans laquelle la perche du Rafale doit se glisser.Le ravitaillement en vol permet de doubler l’autonomie des Rafale – de l’ordre de deux heures – en “quelques minutes de plein”, a ajouté le gradé, notamment pour les missions de dissuasion nucléaire.”On a un +range+ (rayon d’action, ndlr) quasiment infini avec ces capacités de ravitaillement permanent”, a relevé le chef des Armées.Le MRTT comprend aussi une capacité de transport de troupes et peut emporter plusieurs modules de matériel médical pour la prise en charge de dix blessés en soins intensifs et réanimation à bord.

Suicide d’une lycéenne de 17 ans, enquête ouverte pour harcèlement scolaire

Camélia, 17 ans, s’est suicidée mardi en gare de Mitry-Mory, en Seine-et-Marne. Devant son lycée, plusieurs centaines de personnes se sont rassemblées jeudi matin pour dénoncer le harcèlement scolaire dont elle aurait été victime et appeler à agir contre ce fléau.Scolarisée au lycée Balzac de Mitry-Mory, au nord-est de Paris, l’adolescente “s’est volontairement donné la mort”, a indiqué le procureur de la République de Meaux, Jean-Baptiste Bladier, dans un communiqué.Selon une source policière, Camélia avait prévenu sa mère de son geste par messagerie. Descendue et allongée sur les rails de la gare de Villeparisis-Mitry-Le-Neuf, elle a été mortellement percutée par un train RER en fin d’après-midi.Le parquet a ouvert deux enquêtes: une pour déterminer les causes de la mort, la seconde du chef de “harcèlement scolaire ayant conduit la victime à se suicider”, motif pour lequel la peine encourue est de dix ans de prison.”C’était une fille super souriante”, a témoigné auprès de l’AFP Chloé, 18 ans, qui était dans sa classe en terminale sciences et technologies du management et de la gestion.Selon Ilyana, qui la fréquentait en cours de sport et “rigolait souvent” avec, Camélia était une lycéenne “super ouverte” et qui a “vraiment bien caché” sa souffrance.D’après le procureur, la famille a expliqué à la police que la jeune fille avait été victime de harcèlement scolaire depuis décembre et “qu’à la rentrée de janvier, la situation ne s’était pas améliorée”, malgré la convocation des jeunes soupçonnés de son harcèlement.Selon plusieurs élèves, les insultes, parfois à caractère sexuel, auraient démarré il y a environ un an.”Il y avait trois principaux harceleurs mais aussi toute une classe derrière”, qui laissait faire, raconte Sofia, 17 ans, sa “meilleure amie pendant tout le collège”.- “Stop au harcèlement” -Selon la famille, la “jeune femme avait été elle-même convoquée par le chef d’établissement le jour de son décès” et “au cours de cet entretien, l’intéressée avait été renvoyée à sa propre part de responsabilité dans les faits”, a détaillé le procureur dans son communiqué.Selon le magistrat, depuis la mort de l’adolescente, “le personnel de direction de l’établissement est victime, notamment sur les réseaux sociaux, de menaces violentes, tandis que des rassemblements sont organisés devant le lycée, tant à l’initiative de la famille de la défunte, que de tiers”.Jeudi en début d’après-midi, plusieurs véhicules de police étaient stationnés devant le lycée où s’était tenu, quelques heures plus tôt, un rassemblement comptant plusieurs centaines de personnes, dont des parents et d’anciens élèves de l’établissement.Sur une vidéo consultée par l’AFP, les manifestants scandent “Stop au harcèlement” et, selon des témoignages, plusieurs victimes ou ex-victimes de harcèlement ont pris la parole.Si les élèves interrogés par l’AFP et ayant participé à la manifestation assurent que le rassemblement visait à dénoncer le harcèlement et non pas l’attitude de la direction du lycée, plusieurs ont fait part de leur “colère” à son égard. Le mail de la direction envoyé mercredi et annonçant le “décès d’une élève (…) survenu hier en dehors de l’établissement”, sans précision sur les circonstances, a également été mal perçu par plusieurs lycéens.- “Cyclone médiatique” -Sollicitée par l’AFP, l’académie de Créteil a déclaré qu’elle n’allait pas ouvrir d’enquête administrative “à ce stade” car il n’y avait, selon elle, pas d’éléments suggérant qu’il y ait eu un dysfonctionnement dans le système d’alerte harcèlement.Une cellule psychologique a par ailleurs été mise en place au sein de l’établissement, ainsi qu'”une protection fonctionnelle du proviseur face au cyclone médiatique et numérique dans lequel il est plongé”.Selon le procureur, “des élèves susceptibles d’être impliqués dans les faits subis par la défunte sont eux-mêmes victimes de faits de harcèlement”.Deux autres enquêtes préliminaires, l’une pour menaces envers une personne exerçant une fonction publique et la seconde pour harcèlement moral, ont ainsi été ouvertes.Le harcèlement scolaire, qui en France toucherait plus d’un élève par classe en moyenne, a été érigé en priorité par les gouvernements successifs ces dernières années, après plusieurs suicides d’adolescents dont ceux en 2023 de Lindsay, 13 ans, dans le Pas-de-Calais, et de Nicolas, 15 ans, dans les Yvelines.

Grève des médecins: le gouvernement lâche du lest aux syndicats sur les arrêts maladie

Le gouvernement renonce à la possibilité d’imposer des objectifs de réduction de prescription aux médecins prescrivant plus d’arrêts maladie que leurs confrères, l’une des mesures à l’origine de la grève des médecins libéraux, a-t-on appris jeudi de sources syndicales concordantes.Cet engagement a été pris par la ministre de la Santé Stéphanie Rist, lors de rendez-vous bilatéraux depuis mercredi avec les syndicats représentatifs des médecins libéraux, qui avaient appelé à la grève du 5 au 15 janvier, ont indiqué ces sources, confirmant une information d’Egora.La mesure contestée figure dans le projet de loi sur la fraude fiscale et sociale, que le Sénat a adopté en décembre, et qui doit maintenant être examiné par l’Assemblée nationale. Selon les sources syndicales, la ministre a également pris des engagements précis sur la non-mise en application de l’article 78 du budget de la Sécu pour 2026, qui permet aux autorités sanitaires de fixer de manière unilatérale des tarifs médicaux, en l’absence d’accord avec les syndicats représentatifs.Cet article, également parmi les principales raisons de la grève des médecins, avait été adopté par le Parlement sur la base d’un amendement parlementaire, et non d’une proposition gouvernementale. L’amendement avait été proposé par le député Yannick Monnet (Gauche et démocratique et républicaine).Certains points de désaccord demeurent toutefois, comme le non-remboursement des ordonnances des médecins en secteur 3 (non conventionnés), acté par le budget de la Sécurité sociale 2026.”Il y a eu des avancées”, a indiqué à l’AFP le docteur Jérôme Marty, président du syndicat UFML, “mais il faudra voir comment elles se traduisent en acte”. Même diagnostic chez le docteur Patricia Lefébure, présidente du syndicat FMF.  “Je trouve dommage qu’il ait fallu aller dans la rue, ça aurait pu se régler à l’amiable”, a-t-elle commenté. Le docteur Philippe Cuq, qui préside le syndicat Le Bloc (anesthésistes, chirurgiens, obstétriciens) a de son côté insisté sur la nécessité d’avoir des “engagements écrits” de la ministre.”Nous demandons une lettre de cadrage” du gouvernement pour de nouvelles négociations de l’Assurance maladie et des syndicats sur les dépassements d’honoraires, a-t-il expliqué à l’AFP.”Nous demandons également une lettre aux syndicats” s’engageant sur un retour en arrière sur les dispositions contestées du budget 2026 de la Sécurité sociale, comme l’article 78 sur la fixation des tarifs, a ajouté Philippe Cuq, qui a rencontré Mme Rist jeudi après-midi.Dans l’attente, Le Bloc continue d’appeler à une poursuite du mouvement sous forme de grève des gardes.Une nouvelle réunion de l’intersyndicale des médecins est prévue jeudi soir, au dernier jour de la grève lancée le 5 janvier, selon les sources syndicales.Le ministère de la Santé, sollicité par l’AFP, ne s’est pas exprimé dans l’immédiat. eva-lby/alu/abl