Le Conseil de sécurité de l’ONU se prononce sur la fin des Casques bleus au Liban
Le Conseil de sécurité de l’ONU doit se prononcer jeudi sur une ultime prolongation du mandat de la force de maintien de la paix dans le sud du Liban (Finul) et son retrait en 2027, un vote sensible sous pression des Etats-Unis et d’Israël.Quelque 10.800 Casques bleus font tampon entre Israël et le Liban depuis mars 1978, mais le renouvellement habituel de leur mandat, qui expire dimanche, se heurte cette année à l’hostilité d’Israël et de son allié américain qui souhaitent leur départ.Soutenue par Beyrouth, la France, chargée de ce dossier au Conseil de sécurité, avait dans un premier temps envisagé une extension d’un an, évoquant simplement l'”intention” de travailler à un retrait de la Finul.Mais face au risque d’un veto américain, après plusieurs versions et un report du vote, le dernier projet de résolution vue par l’AFP programme sans équivoque la fin de la mission dans 16 mois.Le Conseil “décide de prolonger pour une dernière fois le mandat de la Finul (…) jusqu’au 31 décembre 2026 et de commencer une réduction et un retrait ordonnés et sûrs à partir du 31 décembre 2026 et dans un délai d’un an”, dit le texte.A l’issue de cette période, l’armée libanaise devra être la seule à assurer la sécurité dans le sud du pays, précise-t-il.- Désarmement du Hezbollah -Alors que l’émissaire américain Tom Barrack a déclaré mardi que Washington approuverait simplement une prolongation d’un an, il n’est pas clair à ce stade quelle sera la position des Etats-Unis jeudi.Ce vote intervient au moment où Beyrouth s’est engagé à désarmer et à démanteler le mouvement chiite pro-iranien Hezbollah d’ici la fin de l’année, sous pression de Washington et dans le cadre de l’application du cessez-le-feu ayant mis fin à la guerre avec Israël en 2024.Cet accord prévoit le retrait du Hezbollah de la zone située au sud du fleuve Litani et le démantèlement de ses infrastructures militaires, en contrepartie du renforcement du déploiement de l’armée libanaise et des Casques bleus de l’ONU.La semaine dernière, le président libanais Joseph Aoun avait plaidé pour le maintien des Casques bleus, estimant que “toute limitation du mandat de la Finul (…) aurait un impact négatif sur la situation, alors qu’Israël continue d’occuper certaines portions du territoire libanais”.L’accord de cessez-le-feu prévoit un retrait israélien de la zone, mais Israël maintient des troupes dans des positions frontalières jugées stratégiques et mène régulièrement des frappes chez son voisin du nord.Le projet de résolution appelle d’ailleurs Israël “à retirer ses forces du nord de la Ligne bleue”, ligne de démarcation fixée par l’ONU entre le Liban et Israël, y compris “les cinq positions sur le territoire libanais”.
Le Conseil de sécurité de l’ONU se prononce sur la fin des Casques bleus au Liban
Le Conseil de sécurité de l’ONU doit se prononcer jeudi sur une ultime prolongation du mandat de la force de maintien de la paix dans le sud du Liban (Finul) et son retrait en 2027, un vote sensible sous pression des Etats-Unis et d’Israël.Quelque 10.800 Casques bleus font tampon entre Israël et le Liban depuis mars 1978, mais le renouvellement habituel de leur mandat, qui expire dimanche, se heurte cette année à l’hostilité d’Israël et de son allié américain qui souhaitent leur départ.Soutenue par Beyrouth, la France, chargée de ce dossier au Conseil de sécurité, avait dans un premier temps envisagé une extension d’un an, évoquant simplement l'”intention” de travailler à un retrait de la Finul.Mais face au risque d’un veto américain, après plusieurs versions et un report du vote, le dernier projet de résolution vue par l’AFP programme sans équivoque la fin de la mission dans 16 mois.Le Conseil “décide de prolonger pour une dernière fois le mandat de la Finul (…) jusqu’au 31 décembre 2026 et de commencer une réduction et un retrait ordonnés et sûrs à partir du 31 décembre 2026 et dans un délai d’un an”, dit le texte.A l’issue de cette période, l’armée libanaise devra être la seule à assurer la sécurité dans le sud du pays, précise-t-il.- Désarmement du Hezbollah -Alors que l’émissaire américain Tom Barrack a déclaré mardi que Washington approuverait simplement une prolongation d’un an, il n’est pas clair à ce stade quelle sera la position des Etats-Unis jeudi.Ce vote intervient au moment où Beyrouth s’est engagé à désarmer et à démanteler le mouvement chiite pro-iranien Hezbollah d’ici la fin de l’année, sous pression de Washington et dans le cadre de l’application du cessez-le-feu ayant mis fin à la guerre avec Israël en 2024.Cet accord prévoit le retrait du Hezbollah de la zone située au sud du fleuve Litani et le démantèlement de ses infrastructures militaires, en contrepartie du renforcement du déploiement de l’armée libanaise et des Casques bleus de l’ONU.La semaine dernière, le président libanais Joseph Aoun avait plaidé pour le maintien des Casques bleus, estimant que “toute limitation du mandat de la Finul (…) aurait un impact négatif sur la situation, alors qu’Israël continue d’occuper certaines portions du territoire libanais”.L’accord de cessez-le-feu prévoit un retrait israélien de la zone, mais Israël maintient des troupes dans des positions frontalières jugées stratégiques et mène régulièrement des frappes chez son voisin du nord.Le projet de résolution appelle d’ailleurs Israël “à retirer ses forces du nord de la Ligne bleue”, ligne de démarcation fixée par l’ONU entre le Liban et Israël, y compris “les cinq positions sur le territoire libanais”.
Nigerian designer pushes ‘Afro-lux’ onto the global fashion sceneThu, 28 Aug 2025 06:27:31 GMT
Its modern architecture complemented by latticework inspired by local Yoruba textiles, Alara, west Africa’s first fashion and design “concept store”, is an imposing sight in Lagos, Nigeria’s bustling economic capital.Founder Reni Folawiyo is now 10 years into forging what she calls “Afro-lux”, Alara serving as a homebase for designs that “play between tradition and modernity”, …
Trump moves to limit US stays of students, journalists
President Donald Trump’s administration moved Thursday to impose stricter limits on how long foreign students and journalists can stay in the United States, the latest bid to tighten legal immigration in the country.Under a proposed change, foreigners would not be allowed to stay for more than four years on student visas in the United States.Foreign journalists would be limited to stays of just 240 days, although they could apply to extend by additional 240-day periods — except for Chinese journalists who would get just 90 days.The United States, until now, has generally issued visas for the duration of a student’s educational program or a journalist’s assignment, although no non-immigrant visas are valid for more than 10 years.The proposed changes were published in the Federal Register, initiating a short period for public comment before they can go into effect.Trump’s Department of Homeland Security alleged that an unspecified number of foreigners were indefinitely extending their studies so they could remain in the country as “‘forever’ students.””For too long, past administrations have allowed foreign students and other visa holders to remain in the US virtually indefinitely, posing safety risks, costing untold amount of taxpayer dollars and disadvantaging U.S citizens,” the department said in a press statement Wednesday.The department did not explain how US citizens and taxpayers were hurt by international students, who according to Commerce Department statistics contributed more than $50 billion to the US economy in 2023.The United States welcomed more than 1.1 million international students in the 2023-24 academic year, more than any other country, providing a crucial source of revenue as foreigners generally pay full tuition.A group representing leaders of US colleges and universities denounced the latest move as a needless bureaucratic hurdle that intrudes on academic decision-making and could further deter potential students who would otherwise contribute to research and job creation.”This proposed rule sends a message to talented individuals from around the world that their contributions are not valued in the United States,” said Miriam Feldblum, president and CEO of the Presidents’ Alliance on Higher Education and Immigration.”This is not only detrimental to international students –- it also weakens the ability of US colleges and universities to attract top talent, diminishing our global competitiveness.”- Backlash -The announcement came as universities were starting their academic years with many reporting lower enrollments of international students after earlier actions by the Trump administration.But Trump also heard rare criticism within his base when he mused Monday that he would like to double the number of Chinese students in the United States to 600,000 as he hailed warm relations with counterpart Xi Jinping.His remarks marked a sharp departure from Secretary of State Marco Rubio’s earlier vow to “aggressively” rescind visas of Chinese students. The State Department said last week it had overall revoked 6,000 student visas since Trump took office, in part due to Rubio’s targeting of campus activists who led demonstrations against Israel.Trump has also suspended billions of dollars in federal research funds to universities, with his administration contending they have not acted against antisemitism, and Congress has sharply raised taxes on private universities’ endowments.In a speech before he was elected, Vice President JD Vance said conservatives must attack universities, which he described as “the enemy.”Trump, at the end of his first term, had proposed curbing the duration of journalist visas, but his successor Joe Biden scrapped the idea.
Plus de 2.000 enfants à la rue en France, déplorent des associations
Plus de 2.000 enfants dorment à la rue en France faute de places d’hébergement d’urgence disponibles, un nombre en forte hausse depuis plusieurs années, selon un baromètre publié jeudi par Unicef France et la Fédération des acteurs de la solidarité (FAS).”Chaque année, nous constatons avec indignation qu’un nombre croissant d’enfants dorment dans la rue, exposés à des conditions de vie indignes et à des dangers quotidiens”, déplore Adeline Hazan, présidente de l’Unicef France.”Ce qui fait cruellement défaut aujourd’hui, ce ne sont ni les ressources, ni l’expertise mais bien une volonté politique ferme de mettre fin à l’inacceptable”, ajoute-t-elle.Au moins 2.159 enfants, dont 503 de moins de trois ans, sont restés dans la nuit du 18 au 19 août sans solution d’hébergement à la suite de l’appel de leurs parents au 115, le numéro d’urgence pour les personnes sans abri. Le nombre d’enfants sans abri a progressé de 6% par rapport à l’an dernier et de 30% par rapport à 2022. Ils sont présents partout en France, en particulier en Ile-de-France, en Auvergne-Rhône-Alpes et en Occitanie.Une situation qui s’explique par la saturation des dispositifs d’hébergement d’urgence, combinée à une crise du logement, selon les associations. “Très alarmantes”, les données du baromètre sont toutefois sous évaluées, pointent Unicef France et la FAS: elles n’incluent pas les familles qui ont renoncé à joindre le 115, ni celles qui vivent en squats ou dans les bidonvilles. Les mineurs non accompagnés ne sont pas non plus comptabilisés.”C’est une situation dramatique et inacceptable, le sans-abrisme n’est pas une fatalité, des solutions existent”, souligne auprès de l’AFP Nathalie Latour, directrice générale de la FAS. Elle évoque notamment des investissements à réaliser dans le logement social et l’hébergement d’urgence.Un rapport publié en juillet par trois inspections générales estime que le programme d’hébergement d’urgence de la France souffre d’une sous-budgétisation chronique et d’un déficit de pilotage qui ne lui permettent pas en l’état de répondre à l’ensemble des demandes.En 2024, ce programme a représenté 2,3 milliards d’euros pour 203.000 places en structure d’hébergement généraliste. Un nombre stabilisé depuis 2021.Les associations réclament la création de 10.000 places supplémentaires, dont un millier pour les femmes enceintes ou sortant de la maternité. En février, une vingtaine d’entre elles ont déposé deux recours en justice contre l’Etat pour “carence fautive” dans la lutte contre le mal-logement.
La directrice de la principale agence sanitaire américaine limogée par Trump
La Maison Blanche a confirmé mercredi le renvoi de la directrice de la principale agence sanitaire des Etats-Unis, dernier rebondissement dans un bras de fer entre cette scientifique et le ministre de la Santé vaccinosceptique de Donald Trump. Le drame en trois actes qui a agité la presse américaine a commencé par l’annonce mercredi de ce départ par le ministère de la Santé. Mais Susan Monarez, en poste depuis moins d’un mois à la tête des Centres pour le contrôle et la prévention des maladies (CDC), a rapidement démenti et accusé le ministre de chercher à l’écarter pour poursuivre une politique “mettant en danger la vie de millions d’Américains”.”Susan Monarez n’est pas en accord avec le programme du président”, a déclaré Kush Desai, porte-parole de la Maison Blanche, dans un communiqué transmis à l’AFP. “Susan Monarez ayant refusé de démissionner malgré avoir informé le ministère de la Santé de son intention de le faire, la Maison Blanche a renvoyé Mme Monarez de son poste”.- Pressions -La responsable “n’a ni démissionné ni reçu de notification de la Maison Blanche indiquant qu’elle ait été licenciée”, avaient fait savoir plus tôt ses avocats dans un communiqué transmis à l’AFP.”En tant que personne intègre et dévouée à la science, elle ne démissionnera pas”, avaient-ils ajouté, accusant le ministre de la Santé Robert Kennedy Jr., contesté pour ses positions antivaccins, “d’instrumentaliser la santé publique à des fins politiques”.Toujours selon eux, le ministre aurait tenté d’écarter Mme Monarez après qu’elle “a refusé de valider des directives non scientifiques et dangereuses et de licencier des experts”.Quelques heures auparavant, le ministère de la Santé avait annoncé que Mme Monarez “n’était plus directrice” des CDC dans un court message sur X. “Nous la remercions pour son service dévoué envers le peuple américain”, avait-il ajouté.La nouvelle, rapportée dans un premier temps par le Washington Post, survient en pleine refonte de la politique vaccinale américaine, sur l’impulsion de RFK Jr.”Trop c’est trop”, a réagi un haut fonctionnaire des CDC, Demetre Daskalakis, sur X. Dans un long message, ce dernier a annoncé démissionner, dénonçant les pressions de la nouvelle administration américaine pour “générer des politiques et des documents ne reflétant pas la réalité scientifique”. Selon des médias américains, d’autres hauts responsables de l’agence ont fait de même. – Attaque armée -Depuis son entrée en fonctions, Robert Kennedy Jr. a amorcé une profonde refonte des agences sanitaires américaines et de la politique vaccinale du pays, limogeant des experts réputés, restreignant l’accès aux vaccins contre le Covid-19 ou coupant des fonds au développement de nouveaux vaccins.Des mesures souvent prises à l’encontre du consensus scientifique et fustigées par des experts extérieurs.Susan Monarez avait été confirmée fin juillet par le Sénat américain à la tête des CDC, une des agences sanitaires que chapeaute le ministère de la Santé.Sa nomination était en réalité un second choix, la Maison Blanche ayant dû renoncer en mars à son premier candidat, David Weldon, un ex-élu et médecin connu pour ses positions vaccinosceptiques, par crainte qu’il ne lui manque les voix nécessaires au Congrès.Le départ précipité de Mme Monarez survient en pleine crise aux CDC, l’agence ayant été la cible début août d’une attaque armée par un homme vivement opposé au vaccin contre le Covid-19.Des centaines d’employés et d’anciens salariés des agences sanitaires avaient signé dans la foulée une lettre ouverte accusant RFK Jr. de les mettre en danger en propageant de fausses informations, notamment sur les vaccins.
La directrice de la principale agence sanitaire américaine limogée par Trump
La Maison Blanche a confirmé mercredi le renvoi de la directrice de la principale agence sanitaire des Etats-Unis, dernier rebondissement dans un bras de fer entre cette scientifique et le ministre de la Santé vaccinosceptique de Donald Trump. Le drame en trois actes qui a agité la presse américaine a commencé par l’annonce mercredi de ce départ par le ministère de la Santé. Mais Susan Monarez, en poste depuis moins d’un mois à la tête des Centres pour le contrôle et la prévention des maladies (CDC), a rapidement démenti et accusé le ministre de chercher à l’écarter pour poursuivre une politique “mettant en danger la vie de millions d’Américains”.”Susan Monarez n’est pas en accord avec le programme du président”, a déclaré Kush Desai, porte-parole de la Maison Blanche, dans un communiqué transmis à l’AFP. “Susan Monarez ayant refusé de démissionner malgré avoir informé le ministère de la Santé de son intention de le faire, la Maison Blanche a renvoyé Mme Monarez de son poste”.- Pressions -La responsable “n’a ni démissionné ni reçu de notification de la Maison Blanche indiquant qu’elle ait été licenciée”, avaient fait savoir plus tôt ses avocats dans un communiqué transmis à l’AFP.”En tant que personne intègre et dévouée à la science, elle ne démissionnera pas”, avaient-ils ajouté, accusant le ministre de la Santé Robert Kennedy Jr., contesté pour ses positions antivaccins, “d’instrumentaliser la santé publique à des fins politiques”.Toujours selon eux, le ministre aurait tenté d’écarter Mme Monarez après qu’elle “a refusé de valider des directives non scientifiques et dangereuses et de licencier des experts”.Quelques heures auparavant, le ministère de la Santé avait annoncé que Mme Monarez “n’était plus directrice” des CDC dans un court message sur X. “Nous la remercions pour son service dévoué envers le peuple américain”, avait-il ajouté.La nouvelle, rapportée dans un premier temps par le Washington Post, survient en pleine refonte de la politique vaccinale américaine, sur l’impulsion de RFK Jr.”Trop c’est trop”, a réagi un haut fonctionnaire des CDC, Demetre Daskalakis, sur X. Dans un long message, ce dernier a annoncé démissionner, dénonçant les pressions de la nouvelle administration américaine pour “générer des politiques et des documents ne reflétant pas la réalité scientifique”. Selon des médias américains, d’autres hauts responsables de l’agence ont fait de même. – Attaque armée -Depuis son entrée en fonctions, Robert Kennedy Jr. a amorcé une profonde refonte des agences sanitaires américaines et de la politique vaccinale du pays, limogeant des experts réputés, restreignant l’accès aux vaccins contre le Covid-19 ou coupant des fonds au développement de nouveaux vaccins.Des mesures souvent prises à l’encontre du consensus scientifique et fustigées par des experts extérieurs.Susan Monarez avait été confirmée fin juillet par le Sénat américain à la tête des CDC, une des agences sanitaires que chapeaute le ministère de la Santé.Sa nomination était en réalité un second choix, la Maison Blanche ayant dû renoncer en mars à son premier candidat, David Weldon, un ex-élu et médecin connu pour ses positions vaccinosceptiques, par crainte qu’il ne lui manque les voix nécessaires au Congrès.Le départ précipité de Mme Monarez survient en pleine crise aux CDC, l’agence ayant été la cible début août d’une attaque armée par un homme vivement opposé au vaccin contre le Covid-19.Des centaines d’employés et d’anciens salariés des agences sanitaires avaient signé dans la foulée une lettre ouverte accusant RFK Jr. de les mettre en danger en propageant de fausses informations, notamment sur les vaccins.