Foot: Coup de massue pour Lyon, relégué en Ligue 2

C’est un sĂ©isme pour le club septuple champion de France: l’Olympique lyonnais a Ă©tĂ© rĂ©trogradĂ© en Ligue 2 par le gendarme financier du football français, en dĂ©pit des arguments financiers prĂ©sentĂ©s mardi par son prĂ©sident, l’AmĂ©ricain John Textor.Le club rhodanien a dĂ©clarĂ© dans la soirĂ©e qu’il faisait “immĂ©diatement” appel de cette dĂ©cision “incomprĂ©hensible”. La Direction nationale de contrĂ´le et de gestion (DNCG) avait confirmĂ© quelques heures plus tĂ´t la rĂ©trogradation du club qu’elle avait dĂ©cidĂ©e en novembre dernier Ă  titre conservatoire, assortie alors d’une interdiction de recruter et d’un encadrement de la masse salariale.L’OL entend dĂ©montrer devant la commission d’appel de la DNCG “(sa) capacitĂ© Ă  apporter les ressources nĂ©cessaires en termes de trĂ©sorerie pour garantir le maintien” en Ligue 1, indique le club dans un communiquĂ©.”Nous avons travaillĂ© en Ă©troite collaboration avec la DNCG, satisfaisant toutes ses demandes avec des investissements en fonds propres supĂ©rieurs aux montants demandĂ©s”, se dĂ©fend l’OL. “Grâce aux apports en fonds propres de nos actionnaires et Ă  la vente (des parts du club anglais) de Crystal Palace, notre trĂ©sorerie s’est considĂ©rablement amĂ©liorĂ©e et nous disposons de ressources plus que suffisantes pour la saison 2025-2026″, plaide encore le club.”Nous ne comprenons sincèrement pas comment une dĂ©cision administrative a pu relĂ©guer un si grand club français”, est-il ajoutĂ©, alors que la sanction a Ă©tĂ© annoncĂ©e dans la soirĂ©e par la Ligue de football professionnel via un communiquĂ© laconique: “Olympique lyonnais: RĂ©trogradation en Championnat Ligue 2.”De son cĂ´tĂ©, Jean-Michel Aulas, le prĂ©dĂ©cesseur de John Textor, a Ă©voquĂ© “un coup terrible pour tous ceux qui aiment profondĂ©ment” l’OL. Celui qui a repris le club en L2 en 1987 et l’a prĂ©sidĂ© pendant 36 ans, le menant aux succès des annĂ©es 2000, ajoute cependant qu’il souhaite “de tout (son) coeur que l’appel, et les garanties que pourra apporter l’OL — et surtout celles de John Textor et de ses associĂ©s au sein d’Eagle Football Holding — permettront de revenir sur cette situation inĂ©dite”.- L’optimisme de Textor -A la sortie de son audition dans la journĂ©e devant la DNCG, John Textor avait pourtant tenu des propos optimistes. “Nous sommes très satisfaits des procĂ©dures mises en place par la DNCG cette annĂ©e”, s’Ă©tait-il fĂ©licitĂ©.”Vous pouvez le constater grâce aux contributions de nos actionnaires, nous avons investi de nouveaux capitaux, non seulement pour la DNCG mais aussi pour l’octroi des licences UEFA”, avait soutenu le dirigeant.Son optimisme a fait long feu. Et ce n’est pas la première fois que ses propos se heurtent Ă  la rĂ©alitĂ© des dĂ©cisons.Depuis novembre, et surtout ces dernières semaines, les signaux semblaient pourtant plutĂ´t positifs et si des mesures d’encadrement Ă©taient toujours envisagĂ©es, l’option d’une rĂ©trogradation en Ligue 2 ne semblait plus vraiment d’actualitĂ© Ă  Lyon.Surtout après l’annonce lundi que John Textor avait obtenu un accord pour la cession de ses parts dans Crystal Palace Ă  l’homme d’affaires amĂ©ricain Robert Wood Johnson, propriĂ©taire de l’Ă©quipe de football amĂ©ricain des New York Jets, une transaction estimĂ©e Ă  222 millions d’euros par la BBC.Eagle Football Holding avait auparavant lancĂ© le 13 juin son introduction Ă  la Bourse de New York. Mais le fruit de cette opĂ©ration, qui dĂ©pend des conditions de marchĂ©, n’est pas encore dĂ©terminĂ©, pas plus que ce pourrait toucher l’OL du produit de la cession des parts dans Crystal Palace.- Des liquiditĂ©s renforcĂ©es -En revanche, Eagle et ses actionnaires ont pu prendre en compte dans le dossier prĂ©sentĂ© mardi Ă  la DNCG les mesures mises en oeuvre pour soutenir les finances du club lyonnais: ils ont apportĂ© 83 millions d’euros en trĂ©sorerie et un accord a Ă©tĂ© conclu fin janvier avec les prĂŞteurs d’Eagle permettant un report de crĂ©ances.En parallèle, pour rĂ©duire les dĂ©penses, une centaine de salariĂ©s des services administratifs et commerciaux sont partis dans le cadre d’un plan de dĂ©parts volontaires. Sur le plan sportif, les fins des contrats d’Alexandre Lacazette, Nicolas Tagliafico et Anthony Lopes, et les transferts de Maxence Caqueret cet hiver et de Rayan Cherki, cĂ©dĂ© pour 42,5 millions d’euros Ă  Manchester City voilĂ  deux semaines, ont allĂ©gĂ© la masse salariale.Il faut ajouter 19,5 millions pour les options d’achat obligatoires pour SaĂŻd Benrahama (12 M EUR Ă  Neom/promu en 1re div. saoudienne), Amin Sarr (5 M EUR Ă  VĂ©rone) et Johann Lepenant (2,5 M EUR Ă  Nantes).Et le club peut encore enregistrer des rentrĂ©es d’argent au cours du mercato estival: la valeur marchande de son jeune international belge Malick Fofana est estimĂ©e Ă  30 millions d’euros au moins par le site Transfermarkt qui fait rĂ©fĂ©rence.L’OL doit reprendre l’entraĂ®nement le 7 juillet, et l’incertitude sur son avenir aura des rĂ©percussions sur son effectif et son projet sportif.

Foot: Coup de massue pour Lyon, relégué en Ligue 2

C’est un sĂ©isme pour le club septuple champion de France: l’Olympique lyonnais a Ă©tĂ© rĂ©trogradĂ© en Ligue 2 par le gendarme financier du football français, en dĂ©pit des arguments financiers prĂ©sentĂ©s mardi par son prĂ©sident, l’AmĂ©ricain John Textor.Le club rhodanien a dĂ©clarĂ© dans la soirĂ©e qu’il faisait “immĂ©diatement” appel de cette dĂ©cision “incomprĂ©hensible”. La Direction nationale de contrĂ´le et de gestion (DNCG) avait confirmĂ© quelques heures plus tĂ´t la rĂ©trogradation du club qu’elle avait dĂ©cidĂ©e en novembre dernier Ă  titre conservatoire, assortie alors d’une interdiction de recruter et d’un encadrement de la masse salariale.L’OL entend dĂ©montrer devant la commission d’appel de la DNCG “(sa) capacitĂ© Ă  apporter les ressources nĂ©cessaires en termes de trĂ©sorerie pour garantir le maintien” en Ligue 1, indique le club dans un communiquĂ©.”Nous avons travaillĂ© en Ă©troite collaboration avec la DNCG, satisfaisant toutes ses demandes avec des investissements en fonds propres supĂ©rieurs aux montants demandĂ©s”, se dĂ©fend l’OL. “Grâce aux apports en fonds propres de nos actionnaires et Ă  la vente (des parts du club anglais) de Crystal Palace, notre trĂ©sorerie s’est considĂ©rablement amĂ©liorĂ©e et nous disposons de ressources plus que suffisantes pour la saison 2025-2026″, plaide encore le club.”Nous ne comprenons sincèrement pas comment une dĂ©cision administrative a pu relĂ©guer un si grand club français”, est-il ajoutĂ©, alors que la sanction a Ă©tĂ© annoncĂ©e dans la soirĂ©e par la Ligue de football professionnel via un communiquĂ© laconique: “Olympique lyonnais: RĂ©trogradation en Championnat Ligue 2.”De son cĂ´tĂ©, Jean-Michel Aulas, le prĂ©dĂ©cesseur de John Textor, a Ă©voquĂ© “un coup terrible pour tous ceux qui aiment profondĂ©ment” l’OL. Celui qui a repris le club en L2 en 1987 et l’a prĂ©sidĂ© pendant 36 ans, le menant aux succès des annĂ©es 2000, ajoute cependant qu’il souhaite “de tout (son) coeur que l’appel, et les garanties que pourra apporter l’OL — et surtout celles de John Textor et de ses associĂ©s au sein d’Eagle Football Holding — permettront de revenir sur cette situation inĂ©dite”.- L’optimisme de Textor -A la sortie de son audition dans la journĂ©e devant la DNCG, John Textor avait pourtant tenu des propos optimistes. “Nous sommes très satisfaits des procĂ©dures mises en place par la DNCG cette annĂ©e”, s’Ă©tait-il fĂ©licitĂ©.”Vous pouvez le constater grâce aux contributions de nos actionnaires, nous avons investi de nouveaux capitaux, non seulement pour la DNCG mais aussi pour l’octroi des licences UEFA”, avait soutenu le dirigeant.Son optimisme a fait long feu. Et ce n’est pas la première fois que ses propos se heurtent Ă  la rĂ©alitĂ© des dĂ©cisons.Depuis novembre, et surtout ces dernières semaines, les signaux semblaient pourtant plutĂ´t positifs et si des mesures d’encadrement Ă©taient toujours envisagĂ©es, l’option d’une rĂ©trogradation en Ligue 2 ne semblait plus vraiment d’actualitĂ© Ă  Lyon.Surtout après l’annonce lundi que John Textor avait obtenu un accord pour la cession de ses parts dans Crystal Palace Ă  l’homme d’affaires amĂ©ricain Robert Wood Johnson, propriĂ©taire de l’Ă©quipe de football amĂ©ricain des New York Jets, une transaction estimĂ©e Ă  222 millions d’euros par la BBC.Eagle Football Holding avait auparavant lancĂ© le 13 juin son introduction Ă  la Bourse de New York. Mais le fruit de cette opĂ©ration, qui dĂ©pend des conditions de marchĂ©, n’est pas encore dĂ©terminĂ©, pas plus que ce pourrait toucher l’OL du produit de la cession des parts dans Crystal Palace.- Des liquiditĂ©s renforcĂ©es -En revanche, Eagle et ses actionnaires ont pu prendre en compte dans le dossier prĂ©sentĂ© mardi Ă  la DNCG les mesures mises en oeuvre pour soutenir les finances du club lyonnais: ils ont apportĂ© 83 millions d’euros en trĂ©sorerie et un accord a Ă©tĂ© conclu fin janvier avec les prĂŞteurs d’Eagle permettant un report de crĂ©ances.En parallèle, pour rĂ©duire les dĂ©penses, une centaine de salariĂ©s des services administratifs et commerciaux sont partis dans le cadre d’un plan de dĂ©parts volontaires. Sur le plan sportif, les fins des contrats d’Alexandre Lacazette, Nicolas Tagliafico et Anthony Lopes, et les transferts de Maxence Caqueret cet hiver et de Rayan Cherki, cĂ©dĂ© pour 42,5 millions d’euros Ă  Manchester City voilĂ  deux semaines, ont allĂ©gĂ© la masse salariale.Il faut ajouter 19,5 millions pour les options d’achat obligatoires pour SaĂŻd Benrahama (12 M EUR Ă  Neom/promu en 1re div. saoudienne), Amin Sarr (5 M EUR Ă  VĂ©rone) et Johann Lepenant (2,5 M EUR Ă  Nantes).Et le club peut encore enregistrer des rentrĂ©es d’argent au cours du mercato estival: la valeur marchande de son jeune international belge Malick Fofana est estimĂ©e Ă  30 millions d’euros au moins par le site Transfermarkt qui fait rĂ©fĂ©rence.L’OL doit reprendre l’entraĂ®nement le 7 juillet, et l’incertitude sur son avenir aura des rĂ©percussions sur son effectif et son projet sportif.

MĂ©tĂ©orologue dans l’Arctique norvĂ©gien, mĂ©tier artisanal et solitaire

Dans le froid de l’Arctique norvĂ©gien, le mĂ©tĂ©orologue Trond Robertsen a relevĂ© en avril une dernière fois, Ă  la main, le niveau des prĂ©cipitations sur l’Ă®le aux Ours, oĂą il a assistĂ© en première ligne au rĂ©chauffement climatique.A 66 ans, M. Robertsen a pris sa retraite après avoir vĂ©cu dans des conditions spartiates au grĂ© de missions d’une durĂ©e totale de huit ans, sur deux Ă®les de l’archipel du Svalbard: Bjørnøya (Ă®le aux Ours en français) et Hogen.L’hĂ©licoptère est le seul moyen d’atteindre l’Ă®le aux Ours, oĂą ne rĂ©sident que les neuf employĂ©s de la petite station mĂ©tĂ©o, remplacĂ©s tous les six mois.”L’idĂ©e n’est pas d’y rester longtemps. C’est un rythme difficile Ă  tenir dans la durĂ©e, avec une forme d’isolement”, tĂ©moigne le sexagĂ©naire norvĂ©gien auprès de l’AFP.Le rythme de travail y est exigeant: “c’est une activitĂ© 24H/24H et sept jours sur sept. On travaille jour et nuit”, raconte Trond Robertsen. L’Ă©quipe fonctionne par roulement pour couvrir tous les crĂ©neaux.L’observation mĂ©tĂ©o commence Ă  06H00. “C’est fait manuellement, il faut sortir et vĂ©rifier le seau qui recueille les prĂ©cipitations”, explique l’observateur mĂ©tĂ©o. “En hiver, il faut faire fondre la neige et la glace dans le seau pour pouvoir estimer la quantitĂ© de prĂ©cipitations”, ajoute-t-il.Les donnĂ©es sont ensuite transmises aux services mĂ©tĂ©orologiques de Tromsø et d’Oslo. “Cette toute petite observation est en rĂ©alitĂ© cruciale pour les systèmes de prĂ©visions mĂ©tĂ©orologiques du nord, car il y a très peu d’observations dans cette zone”, tĂ©moigne-t-il. L’Ă®le aux Ours se trouve au milieu de zones de pĂŞche et les bulletins de mĂ©tĂ©o publiĂ©s deux fois par jour sont très attendus par les navires de pĂŞche.- Moins de glace, moins d’ours -Depuis ses premières missions dans les annĂ©es 1990 dans l’Arctique, Trond Robertsen a vu le climat changer. “Quand j’ai commencĂ© Ă  venir dans le Nord, il y avait beaucoup de glace. Ces dernières annĂ©es, il y en a moins, et aussi moins d’ours polaires. On peut vraiment voir le changement climatique”, souligne le mĂ©tĂ©orologue norvĂ©gien. Les ours polaires sont une espèce classĂ©e parmi les populations vulnĂ©rables face au changement climatique depuis 1982, sur la liste rouge de l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN). Leur nombre est en revanche presque impossible Ă  Ă©valuer.En hiver, les employĂ©s de la station sortent toujours par deux et toujours armĂ©s Ă  cause de la prĂ©sence des ours polaires, mĂŞme si le mĂ©tĂ©orologue dit qu’il est plus rare d’en rencontrer aujourd’hui.En avril, M. Robertsen a Ă©tĂ© victime d’un accident. Alors qu’il faisait de la menuiserie, il a glissĂ© et s’est coupĂ© un doigt et demi.A cause de conditions mĂ©tĂ©o exĂ©crables, il a dĂ» attendre 26 heures avant d’ĂŞtre Ă©vacuĂ© par hĂ©licoptère et transportĂ© Ă  l’hĂ´pital après s’ĂŞtre blessĂ©.”Une grosse tempĂŞte de neige venait d’arriver, et l’hĂ©licoptère a seulement pu venir le lendemain”, raconte-t-il. Trond Robertsen ne regrette pas ces annĂ©es passĂ©es dans ces conditions de vie austères.”L’Arctique m’a offert tant d’expĂ©riences et de souvenirs, perdre mon petit doigt gauche et une partie de mon annulaire, ce n’est qu’un petit prix Ă  payer en retour”, estime-t-il. 

MĂ©tĂ©orologue dans l’Arctique norvĂ©gien, mĂ©tier artisanal et solitaire

Dans le froid de l’Arctique norvĂ©gien, le mĂ©tĂ©orologue Trond Robertsen a relevĂ© en avril une dernière fois, Ă  la main, le niveau des prĂ©cipitations sur l’Ă®le aux Ours, oĂą il a assistĂ© en première ligne au rĂ©chauffement climatique.A 66 ans, M. Robertsen a pris sa retraite après avoir vĂ©cu dans des conditions spartiates au grĂ© de missions d’une durĂ©e totale de huit ans, sur deux Ă®les de l’archipel du Svalbard: Bjørnøya (Ă®le aux Ours en français) et Hogen.L’hĂ©licoptère est le seul moyen d’atteindre l’Ă®le aux Ours, oĂą ne rĂ©sident que les neuf employĂ©s de la petite station mĂ©tĂ©o, remplacĂ©s tous les six mois.”L’idĂ©e n’est pas d’y rester longtemps. C’est un rythme difficile Ă  tenir dans la durĂ©e, avec une forme d’isolement”, tĂ©moigne le sexagĂ©naire norvĂ©gien auprès de l’AFP.Le rythme de travail y est exigeant: “c’est une activitĂ© 24H/24H et sept jours sur sept. On travaille jour et nuit”, raconte Trond Robertsen. L’Ă©quipe fonctionne par roulement pour couvrir tous les crĂ©neaux.L’observation mĂ©tĂ©o commence Ă  06H00. “C’est fait manuellement, il faut sortir et vĂ©rifier le seau qui recueille les prĂ©cipitations”, explique l’observateur mĂ©tĂ©o. “En hiver, il faut faire fondre la neige et la glace dans le seau pour pouvoir estimer la quantitĂ© de prĂ©cipitations”, ajoute-t-il.Les donnĂ©es sont ensuite transmises aux services mĂ©tĂ©orologiques de Tromsø et d’Oslo. “Cette toute petite observation est en rĂ©alitĂ© cruciale pour les systèmes de prĂ©visions mĂ©tĂ©orologiques du nord, car il y a très peu d’observations dans cette zone”, tĂ©moigne-t-il. L’Ă®le aux Ours se trouve au milieu de zones de pĂŞche et les bulletins de mĂ©tĂ©o publiĂ©s deux fois par jour sont très attendus par les navires de pĂŞche.- Moins de glace, moins d’ours -Depuis ses premières missions dans les annĂ©es 1990 dans l’Arctique, Trond Robertsen a vu le climat changer. “Quand j’ai commencĂ© Ă  venir dans le Nord, il y avait beaucoup de glace. Ces dernières annĂ©es, il y en a moins, et aussi moins d’ours polaires. On peut vraiment voir le changement climatique”, souligne le mĂ©tĂ©orologue norvĂ©gien. Les ours polaires sont une espèce classĂ©e parmi les populations vulnĂ©rables face au changement climatique depuis 1982, sur la liste rouge de l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN). Leur nombre est en revanche presque impossible Ă  Ă©valuer.En hiver, les employĂ©s de la station sortent toujours par deux et toujours armĂ©s Ă  cause de la prĂ©sence des ours polaires, mĂŞme si le mĂ©tĂ©orologue dit qu’il est plus rare d’en rencontrer aujourd’hui.En avril, M. Robertsen a Ă©tĂ© victime d’un accident. Alors qu’il faisait de la menuiserie, il a glissĂ© et s’est coupĂ© un doigt et demi.A cause de conditions mĂ©tĂ©o exĂ©crables, il a dĂ» attendre 26 heures avant d’ĂŞtre Ă©vacuĂ© par hĂ©licoptère et transportĂ© Ă  l’hĂ´pital après s’ĂŞtre blessĂ©.”Une grosse tempĂŞte de neige venait d’arriver, et l’hĂ©licoptère a seulement pu venir le lendemain”, raconte-t-il. Trond Robertsen ne regrette pas ces annĂ©es passĂ©es dans ces conditions de vie austères.”L’Arctique m’a offert tant d’expĂ©riences et de souvenirs, perdre mon petit doigt gauche et une partie de mon annulaire, ce n’est qu’un petit prix Ă  payer en retour”, estime-t-il. 

Both sides in Sean Combs trial rest case, closing arguments next

Both legal teams in the trial of Sean “Diddy” Combs rested their case on Tuesday, ushering in the final phases of the high-profile proceedings gripping a Manhattan federal courthouse.US prosecutors finished questioning their 34th and final witness in the seventh week of testimony, after which the defense delivered a brief case in which they opted against calling anyone further to the stand.That included Combs himself: it is common for defendants not to testify in their own trial, as taking the mic could open them up to potentially incriminating themselves.In a short, standard exchange with Judge Arun Subramanian, Combs confirmed that he would not take the stand on his own behalf.”Is it your decision not to testify in this case?” the judge asked, to which Combs responded: “That is my decision, your honor.””It is solely my decision,” he continued, before adding that he came to that conclusion “with my lawyers.””It’s my decision to make. I’m making this freely.”The defense rested after presenting a number of exhibits, a process that lasted less than half-an-hour.It’s not abnormal for defense teams to opt against presenting witnesses; the obligation to prove guilt lies on prosecutors, and unless jurors decide they have, the defendant is presumed innocent.Marathon closing arguments are expected to begin on Thursday, after which jurors will be tasked with deciding the fate of the 55-year-old Combs, who faces life in prison if convicted on charges of sex trafficking, racketeering and transportation for purposes of prostitution.Also on Tuesday the defense presented to the judge their acquittal motion — an argument that the prosecution has not met its burden of proof for each of the five charges.Such efforts are common in these types of cases, but acquittals are almost never granted.- ‘Freak-offs’ -Since early May, prosecutors have aimed to draw connections across a web of witnesses, phone records and travel bookings in a bid to show that Combs was the kingpin of an enterprise that carried out crimes including bribery, arson and kidnapping to enforce his power and satisfy his every desire.The prosecution said the artist and entrepreneur trafficked women and men for drug-fueled sexual marathons, sometimes days-long encounters dubbed “freak-offs” or “hotel nights.”Some of the events were filmed, and jurors have watched a number of sexually explicit clips.Government attorneys closed their questioning by offering reams of text messages and other records for jurors to review, documentation of dozens of freak-offs that they say also shows arrangements for prostitution and trafficking.As testimony of the last summary witness — someone brought in to explain data and records to jurors — wrapped up, prosecutor Maurene Comey delivered a staccato burst of questions to emphasize elements of charges related to transportation with the intent of prostitution.Combs denies all charges.Lawyers for Combs have insisted that what prosecutors have called sex trafficking was consensual.Three women have testified in graphic detail of harrowing sexual, physical and emotional abuse.The singer Casandra Ventura, Combs’s girlfriend for more than a decade, filed suit against Combs in 2023, a civil case that was settled out of court in less than 24 hours — but which opened the floodgates for a deluge of accusations against the one-time music industry powerhouse.She was among the key witnesses to testify at the trial, and jurors were repeatedly shown now-infamous surveillance footage of Combs violently kicking and dragging Ventura in a hotel.A hotel security guard testified that he received $100,000 in a brown paper bag from Combs in exchange for the disturbing tape, which CNN published last year.Jurors are not sequestered but are instructed every day not to consume any media about the case — a mighty task, as news of the trial has permeated both traditional and social media.

La dengue refait une inquiétante apparition au Bangladesh

Nouvelle alerte Ă  la dengue au Bangladesh: l’Ă©pidĂ©mie de fièvre, propagĂ©e par les moustiques, a refait une apparition dans les hĂ´pitaux des districts cĂ´tiers du pays, contraints de soigner les malades Ă  mĂŞme le sol.A l’heure oĂą le rĂ©chauffement climatique modifie en profondeur la mĂ©tĂ©o mondiale, les experts imputent cette brutale rĂ©surgence du virus au manque d’eau potable dans les rĂ©gions du delta des fleuves Brahmapoutre et Gange.A Barisal (nord), Azmeri Mona Lisa Zareen est morte de la dengue au dĂ©but du mois et sa fillette de deux ans est inconsolable.”Ma femme a dĂ©veloppĂ© une forte fièvre (…) sa tension est tombĂ©e et elle ne pouvait plus respirer”, dit son Ă©poux, Rakibul Islam Rajan, 31 ans. “Depuis sa mort, notre fille n’en finit pas de la chercher partout”.Près de la moitiĂ© des 7.500 cas enregistrĂ©s au Bangladesh en 2025 l’ont Ă©tĂ© dans le district de Barisal, selon l’Institut d’Ă©pidĂ©miologie, de recherche et de contrĂ´le des maladies (IEDCR).Cinq patients en sont morts, pour un total de 31 recensĂ©s dans tout le pays cette annĂ©e.Ces chiffres sont encore loin de ceux constatĂ©s pendant l’Ă©pisode de 2023, oĂą plus de 200.000 cas, dont 1.700 mortels, avaient Ă©tĂ© dĂ©nombrĂ©s.Mais dans la petite localitĂ© de Barguna, le responsable local des services de santĂ©, Shyamol Krishna Mondal, est formel: l’Ă©pidĂ©mie actuelle est “la pire jamais vue” dans son secteur.Plus de 200 malades de la dengue y ont dĂ©jĂ  Ă©tĂ© hospitalisĂ©s. “Nous n’avons plus de lits pour eux”, assure-t-il, “nous soignons les gens par terre”.EpidĂ©miologiste Ă  l’universitĂ© Jahangirnagar de Dacca, Kabirul Bashar estime que le manque d’eau potable constitue “l’une des principales causes” de la rĂ©cente flambĂ©e de dengue.- “Eaux stagnantes” -“Le système de distribution d’eau potable est quasi inexistant” dans certaines rĂ©gions du pays de 170 millions d’habitants, relève-t-il.RĂ©sultat, nombre d’entre eux sont contraints de recourir, pour leurs besoins essentiels, Ă  de l’eau de pluie qu’ils stockent dans des conteneurs, ce qui favorise le dĂ©veloppement des moustiques porteurs de la maladie.En outre, notent les scientifiques, le changement climatique multiplie les tempĂŞtes, qui propagent l’eau de mer salĂ©e plus Ă  l’intĂ©rieur des terres, contaminant puits et lacs.”Il faut tout faire pour Ă©viter la multiplication des eaux stagnantes. La règle devrait ĂŞtre intangible, malheureusement ce n’est pas le cas”, dĂ©plore Mushtuq Husain, spĂ©cialiste de santĂ© publique et conseiller Ă  l’IEDCR.”La hausse des tempĂ©ratures et les prĂ©cipitations de plus en plus erratiques, propices Ă  la reproduction des moustiques, ne font qu’accroĂ®tre notre vulnĂ©rabilitĂ©”, insiste-t-il.La dengue est prĂ©sente au Bangladesh depuis les annĂ©es 1960 mais les autoritĂ©s sanitaires n’y ont recensĂ© la première Ă©pidĂ©mie qu’en 2000.L’Organisation mondiale de la santĂ© (OMS) a rĂ©cemment mis en garde contre les risques d’accĂ©lĂ©ration de la dengue et des autres infections vĂ©hiculĂ©es par les moustiques, Ă  la faveur du rĂ©chauffement des tempĂ©ratures.Près de la moitiĂ© de la population mondiale est dĂ©sormais considĂ©rĂ©e comme menacĂ©e par ces maladies, selon l’OMS, qui recense chaque annĂ©e de 100 Ă  400 millions de cas de dengue.A Barisal, Rakibul Islam Rajan redoute que son Ă©pouse n’en soit que l’une des premières victimes et reproche aux autoritĂ©s de ne pas en faire assez contre la prolifĂ©ration des moustiques.”Ma femme est morte de la dengue, je ne sais pas combien d’autres vont suivre”, s’inquiète-t-il. “et je ne vois pas beaucoup de nettoyage”.

Macron convoque un “sommet” pour sortir la Nouvelle-CalĂ©donie de l’impasse

Emmanuel Macron a invitĂ© mardi “l’ensemble des acteurs” de Nouvelle-CalĂ©donie Ă  un “sommet” Ă  partir du 2 juillet dans l’espoir de sortir le territoire du Pacifique de la crise politique et Ă©conomique, un an après des violences d’une ampleur historique.Les discussions “dureront le temps nĂ©cessaire Ă  ce que les sujets lourds que nous aurons Ă  aborder puissent l’ĂŞtre avec tout le sĂ©rieux qu’ils mĂ©ritent”, Ă©crit le prĂ©sident de la RĂ©publique dans ce courrier dont l’AFP a obtenu une copie.”Au-delĂ  des sujets institutionnels, qui sont majeurs, je souhaite que nos Ă©changes puissent Ă©galement porter sur les enjeux Ă©conomiques et sociĂ©taux”, prĂ©cise le chef de l’Etat.Le sommet, dont le lieu n’a pas Ă©tĂ© prĂ©cisĂ©, se fera sous la prĂ©sidence d’Emmanuel Macron mais aussi sous la houlette du ministre des Outre-mer Manuel Valls, et associera les Ă©lus calĂ©doniens, les responsables des partis locaux et les reprĂ©sentants des forces Ă©conomiques et sociales de l’archipel, a-t-on prĂ©cisĂ© de source proche du dossier.Un format qui semble indiquer qu’Emmanuel Macron n’a pas accĂ©dĂ© Ă  la demande de Marine Le Pen d’ĂŞtre associĂ©e Ă  ces Ă©changes.”Je crois que ce serait une bonne chose que je puisse participer effectivement Ă  ces consultations”, avait dĂ©clarĂ© fin mai la dirigeante du Rassemblement national (RN) en marge d’une visite de l’usine de nickel SLN Ă  NoumĂ©a, arguant de son score de “40%” lors de l’Ă©lection prĂ©sidentielle de 2022 sur le “Caillou” et du fait qu’elle serait de nouveau “candidate” en 2027.- “Tension trop forte” -La Nouvelle-CalĂ©donie, territoire de quelque 270.000 habitants, a Ă©tĂ© secouĂ©e Ă  partir de la mi-mai 2024 par des violences qui ont fait 14 morts et plus de 2 milliards d’euros de dĂ©gâts, sur fond de crise institutionnelle, Ă©conomique et sociale aiguĂ«.Les Ă©meutes, les plus violentes depuis les annĂ©es 1980, sont survenues sur fond de mobilisation contre un projet d’Ă©largissement du corps Ă©lectoral au scrutin provincial calĂ©donien, contestĂ© par les indĂ©pendantistes qui accusaient l’exĂ©cutif de vouloir minorer la population autochtone kanak.Selon le chef de l’État, dans ces conditions, “la tension Ă©tait trop forte pour permettre un dialogue apaisĂ© entre toutes les composantes de la sociĂ©tĂ© calĂ©donienne” et examiner la situation créée par les trois rĂ©fĂ©rendums dĂ©coulant de l’Accord de NoumĂ©a de 1998, qui ont successivement actĂ© le maintien dans la RĂ©publique française en 2018, 2020 et 2021.Depuis le dernier rĂ©fĂ©rendum d’autodĂ©termination de dĂ©cembre 2021, boycottĂ© par les indĂ©pendantistes, la situation politique est figĂ©e dans l’archipel.Manuel Valls a menĂ© dĂ©but mai des nĂ©gociations entre indĂ©pendantistes et non-indĂ©pendantistes, les premières du genre depuis 2019, dans un hĂ´tel de Deva, Ă  Bourail, dans le centre de la Nouvelle-CalĂ©donie.En vain: la frange dure des non-indĂ©pendantistes a estimĂ© que le projet de “souverainetĂ© avec la France” prĂ©sentĂ© par le ministre, qui prĂ©voyait une “double nationalitĂ©, française de droit et calĂ©donienne”, ainsi qu’un “transfert et une dĂ©lĂ©gation immĂ©diate des compĂ©tences rĂ©galiennes”, Ă©quivalait Ă  “l’indĂ©pendance” du territoire ocĂ©anien.”Le ministre d’État a rĂ©ussi Ă  renouer les fils du dialogue, ce qui est un acquis en tant que tel”, mais “ces Ă©changes dits de +Deva+ n’ont pas permis de parvenir Ă  un accord sur l’avenir institutionnel du territoire”, relève Emmanuel Macron dans sa lettre d’invitation.Après cet Ă©chec, le prĂ©sident avait fait savoir qu’il inviterait les parties prenantes Ă  Paris “Ă  partir de la mi-juin”. Et le 10 juin Ă  Nice, lors d’un sommet Pacifique-France, le chef de l’État avait dit vouloir un “projet nouveau” pour la Nouvelle-CalĂ©donie, tout en promettant de ne pas refaire les “erreurs” liĂ©es aux rĂ©fĂ©rendums, pas “adaptĂ©s” Ă  ses yeux aux cultures locales.Figure du camp non-indĂ©pendantiste, le dĂ©putĂ© Renaissance Nicolas Metzdorf s’est “rĂ©joui” de la tenue d’un sommet Ă  Paris, se disant “prĂŞt Ă  travailler pour s’assurer d’une Nouvelle-CalĂ©donie dans la RĂ©publique française”, dans un communiquĂ©.”La proposition de Manuel Valls et l’Ă©chec de Deva avaient accentuĂ© le dĂ©sespoir des CalĂ©doniens et aggravĂ© la situation Ă©conomique et sociale. Je crois dans la construction d’un +projet nouveau+ initiĂ© par le prĂ©sident de la RĂ©publique”, a dĂ©clarĂ© Sonia Backès, cheffe de file des Loyalistes, qui participeront “activement Ă  l’ensemble des travaux”. Le FLNKS (Front de libĂ©ration nationale kanak et socialiste), alliance des mouvements indĂ©pendantistes calĂ©doniens, doit acter officiellement samedi lors d’une convention sa participation, très probable, Ă  ce sommet.  fff-tbm-md-bfa/asl/cbn

Macron convoque un “sommet” pour sortir la Nouvelle-CalĂ©donie de l’impasse

Emmanuel Macron a invitĂ© mardi “l’ensemble des acteurs” de Nouvelle-CalĂ©donie Ă  un “sommet” Ă  partir du 2 juillet dans l’espoir de sortir le territoire du Pacifique de la crise politique et Ă©conomique, un an après des violences d’une ampleur historique.Les discussions “dureront le temps nĂ©cessaire Ă  ce que les sujets lourds que nous aurons Ă  aborder puissent l’ĂŞtre avec tout le sĂ©rieux qu’ils mĂ©ritent”, Ă©crit le prĂ©sident de la RĂ©publique dans ce courrier dont l’AFP a obtenu une copie.”Au-delĂ  des sujets institutionnels, qui sont majeurs, je souhaite que nos Ă©changes puissent Ă©galement porter sur les enjeux Ă©conomiques et sociĂ©taux”, prĂ©cise le chef de l’Etat.Le sommet, dont le lieu n’a pas Ă©tĂ© prĂ©cisĂ©, se fera sous la prĂ©sidence d’Emmanuel Macron mais aussi sous la houlette du ministre des Outre-mer Manuel Valls, et associera les Ă©lus calĂ©doniens, les responsables des partis locaux et les reprĂ©sentants des forces Ă©conomiques et sociales de l’archipel, a-t-on prĂ©cisĂ© de source proche du dossier.Un format qui semble indiquer qu’Emmanuel Macron n’a pas accĂ©dĂ© Ă  la demande de Marine Le Pen d’ĂŞtre associĂ©e Ă  ces Ă©changes.”Je crois que ce serait une bonne chose que je puisse participer effectivement Ă  ces consultations”, avait dĂ©clarĂ© fin mai la dirigeante du Rassemblement national (RN) en marge d’une visite de l’usine de nickel SLN Ă  NoumĂ©a, arguant de son score de “40%” lors de l’Ă©lection prĂ©sidentielle de 2022 sur le “Caillou” et du fait qu’elle serait de nouveau “candidate” en 2027.- “Tension trop forte” -La Nouvelle-CalĂ©donie, territoire de quelque 270.000 habitants, a Ă©tĂ© secouĂ©e Ă  partir de la mi-mai 2024 par des violences qui ont fait 14 morts et plus de 2 milliards d’euros de dĂ©gâts, sur fond de crise institutionnelle, Ă©conomique et sociale aiguĂ«.Les Ă©meutes, les plus violentes depuis les annĂ©es 1980, sont survenues sur fond de mobilisation contre un projet d’Ă©largissement du corps Ă©lectoral au scrutin provincial calĂ©donien, contestĂ© par les indĂ©pendantistes qui accusaient l’exĂ©cutif de vouloir minorer la population autochtone kanak.Selon le chef de l’État, dans ces conditions, “la tension Ă©tait trop forte pour permettre un dialogue apaisĂ© entre toutes les composantes de la sociĂ©tĂ© calĂ©donienne” et examiner la situation créée par les trois rĂ©fĂ©rendums dĂ©coulant de l’Accord de NoumĂ©a de 1998, qui ont successivement actĂ© le maintien dans la RĂ©publique française en 2018, 2020 et 2021.Depuis le dernier rĂ©fĂ©rendum d’autodĂ©termination de dĂ©cembre 2021, boycottĂ© par les indĂ©pendantistes, la situation politique est figĂ©e dans l’archipel.Manuel Valls a menĂ© dĂ©but mai des nĂ©gociations entre indĂ©pendantistes et non-indĂ©pendantistes, les premières du genre depuis 2019, dans un hĂ´tel de Deva, Ă  Bourail, dans le centre de la Nouvelle-CalĂ©donie.En vain: la frange dure des non-indĂ©pendantistes a estimĂ© que le projet de “souverainetĂ© avec la France” prĂ©sentĂ© par le ministre, qui prĂ©voyait une “double nationalitĂ©, française de droit et calĂ©donienne”, ainsi qu’un “transfert et une dĂ©lĂ©gation immĂ©diate des compĂ©tences rĂ©galiennes”, Ă©quivalait Ă  “l’indĂ©pendance” du territoire ocĂ©anien.”Le ministre d’État a rĂ©ussi Ă  renouer les fils du dialogue, ce qui est un acquis en tant que tel”, mais “ces Ă©changes dits de +Deva+ n’ont pas permis de parvenir Ă  un accord sur l’avenir institutionnel du territoire”, relève Emmanuel Macron dans sa lettre d’invitation.Après cet Ă©chec, le prĂ©sident avait fait savoir qu’il inviterait les parties prenantes Ă  Paris “Ă  partir de la mi-juin”. Et le 10 juin Ă  Nice, lors d’un sommet Pacifique-France, le chef de l’État avait dit vouloir un “projet nouveau” pour la Nouvelle-CalĂ©donie, tout en promettant de ne pas refaire les “erreurs” liĂ©es aux rĂ©fĂ©rendums, pas “adaptĂ©s” Ă  ses yeux aux cultures locales.Figure du camp non-indĂ©pendantiste, le dĂ©putĂ© Renaissance Nicolas Metzdorf s’est “rĂ©joui” de la tenue d’un sommet Ă  Paris, se disant “prĂŞt Ă  travailler pour s’assurer d’une Nouvelle-CalĂ©donie dans la RĂ©publique française”, dans un communiquĂ©.”La proposition de Manuel Valls et l’Ă©chec de Deva avaient accentuĂ© le dĂ©sespoir des CalĂ©doniens et aggravĂ© la situation Ă©conomique et sociale. Je crois dans la construction d’un +projet nouveau+ initiĂ© par le prĂ©sident de la RĂ©publique”, a dĂ©clarĂ© Sonia Backès, cheffe de file des Loyalistes, qui participeront “activement Ă  l’ensemble des travaux”. Le FLNKS (Front de libĂ©ration nationale kanak et socialiste), alliance des mouvements indĂ©pendantistes calĂ©doniens, doit acter officiellement samedi lors d’une convention sa participation, très probable, Ă  ce sommet.  fff-tbm-md-bfa/asl/cbn

Trump plays deft hand with Iran-Israel ceasefire but doubts remain

With his surprise announcement of a ceasefire between Israel and Iran, US President Donald Trump has turned his flair for social media into diplomatic deftness, despite continued uncertainty in the Middle East.Israel, Iran and Trump himself all declared victory after 12 days of conflict that culminated Saturday in the United States bombing Iran’s key nuclear sites.After facing criticism — even within his base — for breaking his campaign promises against military intervention abroad, Trump was able to show a quick way out, and to portray himself, despite the bombing, as a peacemaker.”I don’t think the Israeli government was able to sustain a long-term war, but I think the main factor here was President Trump. He did not want to see a new war in the region break out under his watch,” said Will Todman, a senior fellow at the Middle East program at the Center for Strategic and International Studies.”That is what changed the calculation for Israel and for Iran as well.”Trump startled even close aides and allies by announcing the ceasefire on social media late Monday — the middle of the night in the Middle East — just after Iran fired missiles at a US base in Qatar, in what appeared to be a choreographed response as the rockets were easily shot down.Trump chose not to retaliate against Iran and on Tuesday, returned to his electronic bully pulpit to urge Israel to abort new attacks on Iran.Iran needed an off-ramp as it suffered its worst assault since the 1980-88 war with Iraq. Trump also appeared to offer incentives to sanctions-bound Iran by suggesting an easing of US pressure on China to stop buying Iranian oil.Israel’s military, while proving itself to be the region’s strongest, has been stretched by campaigns in Gaza, Syria and Lebanon, and with Iranian strikes this month, the Israeli population endured the most prolonged, deadly air attacks seen in decades.After Israeli Prime Minister Benjamin Netanyahu hailed Trump’s intervention, the president’s warning Tuesday likely also showed him the limits to US support, Todman said.- What was achieved? -Trump hailed his intervention as a monumental success, although critics have long warned that an attack could make Iran rush, more clandestinely, to a nuclear bomb.While Trump claimed Iran’s nuclear program was “obliterated,” a classified report found that the US bombing did not destroy the core parts of the three nuclear sites, according to CNN and The New York Times. Brian Katulis, a senior fellow at the Middle East Institute, said it’s too early to know if the ceasefire would hold, either.He said that Gulf Arab powers, led by well-connected Qatar, did the hard work of quiet diplomacy as they sought a return to calm in their region.”Trump vocally used his troll power to try to restrain the actions of Israel and Iran, but that matters less compared with the role that these countries continuously play,” Katulis said of Gulf Arab states.Katulis, who worked on the Middle East for former president Bill Clinton, said the Trump administration’s tactical military operations, combined with “a heavy dose of strategic communications” confused Americans and global actors alike “about what it is we’re actually trying to get done.”- Showing heft at home -One area where Trump’s diplomacy had clear — if short-term — benefits was at home.A prolonged US military campaign “had the potential to really fracture President Trump’s own base of support,” said Jonathan Panikoff, a senior fellow at the Atlantic Council.But now, “my guess is the majority of his MAGA and other Republican base will stay relatively unified, even if they were unthrilled in some quarters,” he said.While traditional hawks of Trump’s Republican Party largely cheered the Iran strikes, they were widely but not universally denounced by rival Democrats.Annelle Sheline, who resigned from the State Department to protest policies under former president Joe Biden and is now at the Quincy Institute for Responsible Statecraft, said it was critical for Trump to enforce the ceasefire.She noted Israel has bombed Lebanon and Gaza during truces, saying Netanyahu believed he enjoyed “America’s unconditional support.””Trump demonstrated that he can rein in Israel when he chooses to do so. Now he must do the same to insist on a ceasefire in Gaza,” she said.