A close-up of a stack of newspapers resting on a desk, symbolizing information and media.

Climat: un tribunal suisse accepte de juger un litige opposant une île indonésienne au cimentier Holcim

Un tribunal suisse a accepté d’examiner un litige pour dommages climatiques opposant des habitants d’une île indonésienne, menacée par la montée des eaux, au géant suisse du ciment Holcim, ont annoncé lundi des ONG soutenant les plaignants.”Pour la première fois en Suisse, un tribunal déclare recevable une action en justice contre une multinationale en lien avec le changement climatique”, ont annoncé dans un communiqué les ONG, dont l’Entraide protestante suisse (EPER).Cette décision “est une première victoire significative” pour les quatre habitants de la minuscule île de Pari, en mer de Java, qui avaient déposé plainte en 2023 contre la multinationale, grande émettrice de gaz à effet de serre.”Nous sommes très satisfaits. Cette décision nous donne la force de poursuivre notre combat”, s’est réjouie Asmania, l’une des plaignantes citée dans le communiqué, qui comme beaucoup d’Indonésiens ne porte qu’un seul nom.Les plaignants “exigent de Holcim une indemnisation pour les dommages déjà causés sur l’île, une participation au financement de mesures de protection contre les inondations et une réduction rapide de ses émissions de CO2”, expliquent les ONG.- “Coresponsable” -“Nous avions anticipé ce potentiel scénario et avons l’intention de faire appel”, a réagi de son côté le groupe suisse, en maintenant que “le soin de définir des limites d’émissions de CO2 est selon (lui) du ressort du législateur, et non des tribunaux civils”.Cette affaire s’inscrit dans un mouvement international plus large consistant à demander aux grandes entreprises d’assumer leurs responsabilités face au changement climatique qui affecte les moyens de subsistance de millions de personnes, surtout dans les pays du Sud. Les entreprises pétrolières sont habituellement les plus attaquées, mais avec Holcim, les défenseurs du climat espèrent une jurisprudence contre une industrie moins connue mais très polluante, responsable de l’ordre de 8% du CO2 rejeté chaque année dans l’atmosphère, soit largement plus que l’aviation. Les fours à haute température pour cuire le calcaire et fabriquer le ciment brûlent généralement du charbon, et la réaction chimique elle-même génère du CO2 supplémentaire. – Engloutie -Une audience visant à déterminer la recevabilité de la plainte s’était tenue en septembre au tribunal de Zoug, canton du centre de la Suisse où se trouve le siège social d’Holcim, qui a absorbé en 2015 le français Lafarge.Holcim ne possède plus de cimenteries en Indonésie depuis 2019, mais les plaignants considèrent que le groupe est “coresponsable de l’élévation des températures, et donc de l’élévation du niveau de la mer”, avait expliqué en septembre à l’AFP Yvan Maillard-Ardenti, membre de l’EPER.Le tribunal, dans sa décision, a également “reconnu que les plaignants méritaient une protection juridique en tant que personnes dont l’existence même est affectée par le changement climatique”, ont rapporté les ONG.Selon les habitants de l’île, les inondations d’eau salée ont, ces dernières années, augmenté en ampleur et en fréquence, endommageant les habitations et les moyens de subsistance. Des experts considèrent que la quasi-totalité des 42 hectares de cette île, située à une quarantaine de kilomètres au nord de Jakarta, pourrait être engloutie d’ici 2050. Et selon l’EPER, Pari a perdu 11% de son territoire en onze ans. Les écologistes affirment que Holcim figure parmi les cent plus grands émetteurs de CO2 au monde et qu’elle porte donc une responsabilité importante dans les pertes et dommages liés au climat.

EU slams China dairy duties as ‘unjustified’

Brussels hit back Monday at China slapping duties of up to 42.7 percent on some dairy products from the European Union, calling the move “unjustified”.China’s announcement on Monday is the latest in a trade spat with the EU that spans from food to electric vehicles.The “duty deposits”, which range from 21.9 percent to 42.7 percent, come into effect on Tuesday.They hit a range of items including fresh and processed cheese, curd, blue cheese and some milk and cream, the commerce ministry in Beijing said in a statement.Chinese officials launched an anti-subsidy probe in August 2024 after receiving a request from the Dairy Association of China. The probe will conclude in February.China’s commerce ministry said Monday that preliminary findings showed a link between EU subsidies and “substantial damage” to its domestic dairy industry.European officials contested such conclusions.”Our assessment is that the investigation is based on questionable allegations and insufficient evidence, and that the measures are therefore unjustified and unwarranted,” a European Commission trade spokesman said.”Right now, the Commission is examining the preliminary determination and will provide comments to the Chinese authorities,” he added.The French dairy association FNIL, which includes major groups Danone and Lactalis, also criticised the duties.”It’s a shock, a blow,” said the trade association’s chief, François-Xavier Huard.He said the decision was in particular a blow for French food company Savencia, a major exporter of cheese to China, and which had cooperated extensively with Chinese authorities.The levies on EU dairy come a week after Beijing said it would impose duties on EU pork imports for five years, to counter alleged dumping of products on the Chinese market.Those duties kicked in on December 17 and range from 4.9 percent to 19.8 percent — down from temporary levies of 15.6 to 62.4 percent that had been in place since September.The two economic powerhouses have been locked in a trade struggle fuelled by what many European countries view as an unbalanced economic relationship with China.- Escalating spat -The current trade spat erupted in 2024 when the EU began moving towards imposing hefty tariffs on Chinese electric vehicles, arguing that Beijing’s subsidies were unfairly undercutting European competitors.Beijing denied that claim and announced what were widely seen as retaliatory probes into imported European pork, brandy and dairy products.After the EU went ahead with the tariffs on Chinese electric vehicles, Beijing forced EU brandy manufacturers to raise prices or face anti-dumping taxes of up to 34.9 percent.The EU ran a trade deficit of more than $350 billion with China in 2024.French President Emmanuel Macron said this month that Europe would consider adopting strong measures against China, including tariffs, if the trade imbalance was not addressed.Alongside trade frictions, China and the EU are at odds on issues such as Russia’s 2022 invasion of Ukraine.The EU has urged China to exert pressure on Moscow to end the war, but Beijing has shown no sign of acceding.burs-rl/rmb

Université: dans la Creuse dépeuplée, le pari d’un “campus en ruralité”

Un campus universitaire au cœur de la “diagonale du vide”, pour diplômer des “gamins cabossés” par l’école ? À Felletin, bourg de 1.500 habitants dans la Creuse, un lycée dépeuplé mise sur les formations post-bac pour se relancer.Salle de musculation, piste d’athlétisme, stade de foot, piscine intérieure, cinéma: la liste des installations de cet établissement spécialisé dans les métiers du bâtiment a des airs de campus américain…Mais des toilettes à la turque ou des carrelages en terrazzo hérités des années 1950 et le nombre d’infrastructures fermées rappellent vite la réalité: ce gigantesque site, construit après-guerre sur 18 hectares pour former maçons et charpentiers, a vieilli au fur et à mesure que ce département du Massif central se vidait de ses habitants.Bâti à l’origine pour accueillir 1.000 élèves, ce lycée polyvalent a été plusieurs fois menacé de fermeture, faute d’effectifs et de moyens suffisants, avant d’être secouru par la région Nouvelle-Aquitaine.La collectivité vient de débourser 46 millions d’euros pour réhabiliter l’internat et rénover les ateliers techniques.- “Repenser” pour “ne pas fermer” -Pour Jean-Louis Nembrini, ancien recteur d’académie désormais vice-président du conseil régional, chargé de l’éducation, “la crise démographique commence à faire ses effets sur le territoire. Il faut que nous repensions nos lycées pour ne pas avoir à les fermer demain”.Son objectif: transformer des lycées ruraux en “universités de proximité”, dans un territoire où 70% des filières d’études supérieures sont proposées dans une poignée de villes “éloignées”, chères ou saturées en logement – Bordeaux en tête.À Felletin, “il n’y a pas un jour où l’on ne fait rien”, assure Ahmad, étudiant lyonnais d’origine syrienne qui occupe ses week-ends à “randonner” à pied ou à vélo sur le plateau de Millevaches, avec “ses potes” scolarisés en BTS bâtiment, Ifra et Mathéo, originaires de Dakar et Montluçon.L’établissement propose plusieurs BTS (bac+2) et licences pro (bac+3) – de la construction métallique à la modélisation 3D – à quelque 130 étudiants.Tous logent dans la campagne environnante ou dans un Crous installé au centre de ce nouveau “campus en ruralité”, aux côtés d’élèves de CAP et bac Pro, internes.”On récupère beaucoup de gamins cabossés, au parcours scolaire compliqué ou issus de milieux sociaux défavorisés, sans ambition”, analyse Bertrand Breysse, proviseur de l’établissement.Mais “on les mélange (avec les étudiants, NDLR), on secoue bien fort et il se crée des miracles: des gamins qui donnaient la vie dure à leurs professeurs de collège se révèlent ici… et certains sortent diplômés du supérieur en quelques années”, observe le formateur devant un chantier collectif.Sous une pluie froide de décembre, une vingtaine d’apprentis et d’étudiants en architecture y érigent, ensemble, l’ossature bois d’un kiosque de jardin, ou cisaillent les tôles du futur toit.- “Renaissance” -Alors que “tous les récits d’avenir ont été métropolisés”, les dirigeants du campus creusois misent sur “les atouts de la ruralité” pour “repenser la formation et les métiers de demain”, espérant proposer, d’ici 2027, des masters (bac+5) d’ingénierie et d’architecture.”Dans ces petits territoires en renaissance, tout est plus simple: tu tires sur une ficelle et tout le monde – associations, entreprises, élus – réagit aussitôt”, s’enthousiasme Jean-Paul Laurent.Ce maître de conférences à l’école nationale supérieure d’architecture de Montpellier envoie régulièrement ses étudiants en stage technique à Felletin, pour se former “manuellement” aux contacts de futurs artisans.Dans le deuxième département le moins peuplé du pays (120.000 habitants), la mission est de “convaincre des jeunes de venir apprendre un métier sous tension, ici plutôt qu’à Biarritz”, résume une ancienne salariée du site qui accueille 450 élèves et étudiants, deux fois moins qu’il y a 60 ans.Pour le tenancier du Grand Café installé dans le village, ravi de voir des étudiants s’attabler le soir, succédant “aux papys, tous anciens du lycée du bâtiment”, ce “pari” symbolise aussi la mentalité d’un territoire “isolé” mais “dynamique”, prisé depuis peu par des néo-ruraux.”Quand le premier feu rouge est à 45 km, que tout est loin, ça marche comme ça… Tu veux un restaurant, un concert, une formation ? Et bien lance-toi, on t’aidera.”

Le Cambodge affirme que la Thaïlande a lancé des frappes aériennes après leurs pourparlers sur leur conflit frontalier

Le Cambodge a accusé la Thaïlande d’avoir bombardé son territoire lundi, peu après l’annonce par Bangkok que les deux pays avaient accepté d’avoir des discussions directes pour tenter de régler leur conflit frontalier.Selon les derniers bilans officiels respectifs, au moins 43 personnes ont été tuées – 23 côté thaïlandais, 20 côté cambodgien – depuis la reprise des affrontements le 7 décembre et environ 900.000 personnes ont été contraintes d’évacuer les régions frontalières de part et d’autre.Le ministre thaïlandais des Affaires étrangères Sihasak Phuangketkeow a annoncé lundi la tenue de discussions bilatérales, à l’issue d’une réunion de l’Association des nations de l’Asie du Sud-Est (Asean) sur le sujet à Kuala Lumpur, en Malaisie. Le Cambodge fait aussi partie de l’organisation.Le ministre thaïlandais a indiqué à la presse que les pourparlers se tiendraient mercredi à Chanthaburi, dans le sud de la Thaïlande, dans le cadre d’un comité bilatéral frontalier déjà existant.Mais quelques heures seulement après ces discussions en Malaisie, le ministère cambodgien de la Défense a déclaré que l’armée thaïlandaise avait déployé des avions de chasse pour bombarder des zones des provinces de Siem Reap et de Preah Vihear.La province de Siem Reap abrite le célèbre complexe de temples d’Angkor, site du patrimoine mondial de l’Unesco (Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture).Son attraction touristique phare, Angkor Wat, est située à un peu plus d’une heure de route (environ 60 km) de la commune de Srae Nouy, visée par les frappes de lundi, selon un communiqué du ministère.L’armée thaïlandaise a déclaré de son côté que le Cambodge avait tiré des dizaines de roquettes sur la Thaïlande lundi, et que l’aviation avait riposté par des frappes aériennes sur deux cibles militaires cambodgiennes.Malgré ces échanges de tirs, le Cambodge, par la voix de son ministère de l’Intérieur, a exprimé son “optimisme” quant à la “sincérité” de la Thaïlande à mettre en œuvre un cessez-le-feu “conformément aux objectifs de l’Asean”.Le chef de la diplomatie thaïlandaise a néanmoins prévenu que la réunion à venir ne déboucherait sans doute pas sur une trêve immédiate. “Notre position est qu’un cessez‑le‑feu ne vient pas avec une annonce mais par des actions”, a-t-il souligné, rappelant l’une des exigences de son pays : que le Cambodge s’investisse davantage dans le déminage des zones frontalières.La réunion de lundi avait été convoquée par la Malaisie, qui assure la présidence tournante de l’Asean et avait déjà accueilli fin octobre un sommet au cours duquel une déclaration de trêve avait été signée, sous les auspices du président américain Donald Trump.Cette déclaration de trêve, suspendue peu de temps après quand des soldats thaïlandais auraient été blessés en marchant sur une mine que Bangkok a accusé les Cambodgiens d’avoir récemment posée, était “précipitée”, a jugé M. Sihasak.”Les États‑Unis voulaient que la déclaration soit signée à temps pour la visite du président Trump”, a-t-il dit. “Parfois, il faut vraiment s’asseoir et débattre des choses en profondeur”.- Un Chinois blessé? -Face au risque d’enlisement, les efforts diplomatiques se sont accentués depuis la semaine dernière.S’exprimant à l’ouverture de la réunion lundi, le ministre malaisien des Affaires étrangères, Mohamad Hasan, a exhorté le Cambodge et la Thaïlande, ainsi que les autres représentants de l’Asean, à “accorder urgemment leur attention à cette question”.Chaque camp accuse l’autre d’avoir provoqué la reprise des affrontements, invoquant la légitime défense et s’accusant mutuellement d’attaques contre des civils.Le conflit trouve son origine dans un différend territorial sur le tracé de leur frontière de 800 kilomètres, effectué pendant la période coloniale française.Un premier épisode d’affrontements en juillet entre les deux royaumes d’Asie du Sud-Est avait fait 43 morts et environ 300.000 déplacés en cinq jours, avant qu’une trêve ne soit conclue.Outre les frappes aériennes, le ministère de la Défense cambodgien a accusé lundi la Thaïlande d’avoir tiré des obus d’artillerie sur le territoire cambodgien.Un ressortissant chinois, employé d’une compagnie minière, a été blessé par ces tirs, selon le ministère de l’Intérieur cambodgien, qui n’a pas précisé la gravité de ses blessures.La Chine a entamé la semaine dernière une médiation. Après s’être rendu au Cambodge, l’envoyé spécial de Pékin pour les affaires asiatiques, Deng Xijun, a rencontré lundi à Bangkok le Premier ministre thaïlandais Anutin Charnvirakul. “La Chine, en tant que pays neutre, ne veut pas voir de conflits dans cette région”, a déclaré le dirigeant thaïlandais après cette rencontre.”En tant qu’ami et proche voisin du Cambodge et de la Thaïlande, la Chine espère sincèrement que les deux parties chercheront à maintenir la paix et la stabilité le long de la frontière”, a dit de son côté Lin Jian, un porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères.burs-mba-sdu/bds/mba

Envoyé spécial américain au Groenland: le Danemark, “indigné”, convoque l’ambassadeur américain

Le Danemark, “indigné”, a annoncé lundi la convocation prochaine de l’ambassadeur des États-Unis à Copenhague après que le président américain Donald Trump a annoncé la nomination d’un envoyé spécial pour le Groenland, territoire autonome danois qu’il a menacé d’annexer.”Je suis profondément indigné par cette nomination et par cette déclaration, que je trouve totalement inacceptables”, a déclaré le ministre danois des Affaires étrangères Lars Lokke Rasmussen à la chaîne TV2 Danemark.Il a ajouté que son ministère allait convoquer l’ambassadeur américain dans les prochains jours “pour obtenir des explications”.”Tant que nous avons un royaume au Danemark qui se compose du Danemark, des îles Féroé et du Groenland, nous ne pouvons pas accepter que certains sapent notre souveraineté”, a-t-il prévenu.Le Premier ministre du Groenland, Jens-Frederik Nielsen, et la Première ministre danoise, Mette Frederiksen, ont publié une déclaration conjointe rappelant que “les frontières nationales et la souveraineté des États sont fondées sur le droit international”.”On ne peut pas annexer un autre pays. Pas même en invoquant la sécurité internationale”, ont indiqué les deux chefs de gouvernement, ajoutant attendre “le respect de notre intégrité territoriale commune”.Dans un message sur Facebook adressé aux Groenlandais, M. Nielsen a indiqué que la nomination d’un envoyé spécial américain “ne change rien pour nous ici chez nous”. “Nous déterminerons notre avenir nous-mêmes. Le Groenland est notre pays”, a-t-il affirmé, soulignant que “le Groenland appartient aux Groenlandais”.La Commission européenne a exprimé de son côté son ferme soutien au Danemark. “Préserver l’intégrité territoriale du Royaume du Danemark, sa souveraineté et l’inviolabilité de ses frontières est essentiel pour l’Union européenne”, a indiqué Anouar El Anouni, un porte-parole de la diplomatie européenne.Donald Trump a annoncé dimanche la nomination du gouverneur de Louisiane (sud-est des États-Unis), le républicain Jeff Landry, au poste d’envoyé spécial des États-Unis au Groenland, vaste territoire autonome danois que convoite Washington.”Je suis heureux d’annoncer que je nomme le grand gouverneur de Louisiane, Jeff Landry, au poste d’envoyé spécial des États-Unis au Groenland”, a écrit M. Trump sur son réseau Truth Social. “Jeff comprend à quel point le Groenland est essentiel à notre sécurité nationale, et il défendra avec force les intérêts de notre pays pour la sûreté, la sécurité et la survie de nos alliés, et, en fait, du monde entier. Félicitations, Jeff!”Après son élection, le président américain avait expliqué avoir “besoin” du Groenland, notamment pour la sécurité des États-Unis, répétant à plusieurs reprises son souhait de s’en emparer.Le Groenland, 57.000 habitants, soutenu par sa puissance de tutelle, a rétorqué ne pas être à vendre et décider seul de son avenir.- “Formidable pour eux” -Dans un message publié dimanche sur son compte X, Jeff Landry a remercié M. Trump. “C’est un honneur de vous servir bénévolement pour faire du Groenland une partie des États-Unis”, a-t-il assuré, avant de préciser que sa nomination “n’affecte en rien” ses fonctions de gouverneur de la Louisiane.Jeff Landry avait salué en début d’année l’intention de Donald Trump d’annexer le Groenland. “Le président Donald Trump a tout à fait raison!”, avait-il écrit sur X le 10 janvier. “Nous devons faire en sorte que le Groenland rejoigne les États-Unis. Ce serait formidable pour eux, formidable pour nous! Faisons-le!”En janvier dernier, 85% des Groenlandais s’étaient dit opposés à une future appartenance aux États-Unis, d’après un sondage publié dans le quotidien groenlandais Sermitsiaq. Seuls 6% y étaient favorables.Pour Donald Trump, l’attrait du Groenland tient à sa richesse en minéraux et à sa position stratégique, à la croisée des océans Atlantique nord et Arctique. Fin mars, le vice-président américain, JD Vance, avait provoqué un tollé en prévoyant une visite dans l’immense île arctique sans y avoir été invité. Face à l’ire déclenchée au Groenland, au Danemark et à travers l’Europe, il avait limité son déplacement à la base aérienne américaine de Pituffik, la plus septentrionale des États-Unis. Il avait profité de son séjour pour critiquer l’inaction supposée du Danemark au Groenland.Fin août, la télévision danoise avait révélé qu’au moins trois Américains liés à Donald Trump avaient mené des opérations d’influence à travers l’île polaire.