Attentat à Damas: les autorités annoncent plusieurs arrestations

Les autoritĂ©s syriennes ont annoncĂ© lundi avoir arrĂŞtĂ© six personnes “impliquĂ©es” dans l’attentat-suicide contre une Ă©glise orthodoxe Ă  Damas, qui a fait au moins 25 morts la veille.Deux autres personnes “impliquĂ©es” ont Ă©tĂ© tuĂ©es, selon cette mĂŞme source.Cette annonce intervient quelques heures après que le prĂ©sident intĂ©rimaire syrien Ahmad al-Chareh a promis de traduire en justice les personnes liĂ©es Ă  cet attentat “odieux”, condamnĂ© par les Nations unies et nombre de pays, dont les Etats-Unis et la France, et qui a ravivĂ© les inquiĂ©tudes des minoritĂ©s de ce pays.Le ministère de l’IntĂ©rieur a annoncĂ© que “plusieurs criminels impliquĂ©s dans l’attaque contre l’église Saint-Elie (avaient) Ă©tĂ© arrĂŞtĂ©s”. Des “ceintures d’explosifs, des mines prĂŞtes Ă  ĂŞtre dĂ©clenchĂ©es et une moto piĂ©gĂ©e” ont Ă©tĂ© saisies “dans une cache lors d’une opĂ©ration de sĂ©curitĂ© ciblant des cellules de l’organisation terroriste Daech (acronyme arabe de l’Etat islamique)” dans la rĂ©gion de Damas, selon le ministère.”Ces opĂ©rations ont donnĂ© lieu Ă  des affrontements au cours desquels le chef de la cellule et cinq membres ont Ă©tĂ© arrĂŞtĂ©s, tandis que deux autres ont Ă©tĂ© tuĂ©s : l’un Ă©tait le principal planificateur de l’entrĂ©e du kamikaze dans l’église, l’autre prĂ©parait Ă©galement une attaque terroriste dans un quartier de la capitale”, a ajoutĂ© le ministère.D’après les autoritĂ©s, un kamikaze du groupe jihadiste Etat islamique a fait irruption dimanche dans l’église Saint-Élie du quartier de Dwelaa, a tirĂ© sur les fidèles, avant d’activer sa ceinture d’explosifs.Le groupe État islamique (EI) n’a pas revendiquĂ© l’attentat contre l’église orthodoxe.- “Crime odieux” -“Nous travaillerons jour et nuit pour arrĂŞter tous ceux qui ont participĂ© ou planifiĂ© ce crime odieux, et les traduire en justice afin qu’ils reçoivent la peine qu’ils mĂ©ritent”, avait martelĂ© dans un communiquĂ© le prĂ©sident Chareh.L’attentat visant “des innocents en sĂ©curitĂ© dans leurs lieux de culte nous rappelle l’importance de la solidaritĂ© et de l’unitĂ© — gouvernement et peuple — face Ă  tout ce qui menace la sĂ©curitĂ© et la stabilitĂ© de notre patrie”, a-t-il ajoutĂ©.”Gloire au Christ”, “Le sang des chrĂ©tiens est prĂ©cieux”, ont scandĂ© dans la soirĂ©e des centaines de manifestants dans le quartier chrĂ©tien de Bab Touma Ă  Damas, dĂ©nonçant l’attentat et rĂ©clamant justice, selon un correspondant de l’AFP.Le patriarche grec-orthodoxe d’Antioche et de tout l’Orient, Youhanna X, a annoncĂ© lundi, lors d’une visite Ă  l’église Saint-Elie, qu’”une cĂ©rĂ©monie funèbre collective aura lieu mardi après-midi pour plusieurs des victimes de l’attentat”.Cette attaque est la première du genre depuis la chute le 8 dĂ©cembre du prĂ©sident d’alors Bachar al-Assad, renversĂ© par une coalition de factions rebelles islamistes dirigĂ©e par M. Chareh.En mai, l’EI avait revendiquĂ© sa première attaque contre les nouvelles forces gouvernementales syriennes, qui avaient ensuite arrĂŞtĂ© des membres de cellules de l’EI Ă  Alep dans le nord et près de Damas.La Syrie compte une minoritĂ© chrĂ©tienne dont le nombre est passĂ© d’environ un million avant le dĂ©but du conflit en 2011 Ă  moins de 300.000, selon des experts, en raison de l’exode et de l’émigration.Durant les près de 14 ans de guerre civile, des Ă©glises ont Ă©tĂ© endommagĂ©es et des attaques ont eu lieu près de lieux de culte chrĂ©tiens mais aucun attentat suicide n’avait frappĂ© Ă  l’intĂ©rieur d’une Ă©glise, selon l’Observatoire syrien des droits de l’Homme.La sĂ©curitĂ© reste l’un des plus grands dĂ©fis pour les autoritĂ©s syriennes, appelĂ©es par la communautĂ© internationale Ă  protĂ©ger les minoritĂ©s et Ă  les inclure dans le processus de transition.

Macron veut renforcer les liens de défense avec la Norvège

Le prĂ©sident français Emmanuel Macron et le Premier ministre norvĂ©gien Jonas Gahr Støre ont affichĂ© lundi leur volontĂ© de renforcer les liens entre les deux pays en matière de dĂ©fense, face Ă  la menace russe comme aux enjeux de sĂ©curitĂ© dans le Grand Nord.La France et la Norvège sont “engagĂ©es main dans la main, en particulier pour rĂ©agir Ă  la guerre d’agression russe en Ukraine”, a relevĂ© le chef de l’Etat lors de la signature, Ă  Oslo, d’un partenariat stratĂ©gique avec la Norvège.Il s’agissait de la première visite officielle d’un prĂ©sident français dans ce pays membre de l’Otan mais pas de l’Union europĂ©enne depuis 41 ans.Le partenariat stratĂ©gique porte sur la coopĂ©ration au sein de l’Otan, le renforcement de l’interopĂ©rabilitĂ© entre les deux armĂ©es, les opĂ©rations conjointes dans le Grand Nord et le soutien Ă  des projets industriels de dĂ©fense.Il vise aussi Ă  renforcer les coopĂ©rations en matière de nouvelles technologies et de transition Ă©nergĂ©tique et Ă©cologique. Les deux pays ont d’ailleurs aussi signĂ© un accord sur la captage et le stockage de dioxyde de carbone.Emmanuel Macron a vantĂ© au passage les mĂ©rites des frĂ©gates françaises, alors que la Norvège a lancĂ© un appel d’offres pour cinq bâtiments de ce type.- “Un bon vendeur” -“Ce sont des frĂ©gates très fiables. Nous les utilisons et les distribuons Ă  beaucoup de clients toujours dans les temps”, a-t-il lancĂ© en pointant aussi l’intĂ©rĂŞt “stratĂ©gique” pour les EuropĂ©ens de travailler ensemble dans ce domaine.”C’est un bon vendeur !”, a rĂ©pliquĂ© Jonas Gahr Støre, alors que l’Allemagne, la Grande-Bretagne et les Etats-Unis aspirent aussi Ă  remporter le marchĂ©. Le Premier ministre britannique Keir Starmer est ainsi venu deux fois en Norvège ces derniers mois.”Nous choisirons le meilleur navire pour la Norvège, adaptĂ© aux conditions norvĂ©giennes, au meilleur prix, et il doit venir d’un partenaire avec lequel nous pouvons collaborer Ă©troitement”, a-t-il ajoutĂ©.Emmanuel et Brigitte Macron ont ensuite Ă©tĂ© reçus en audience par le roi Harald et son Ă©pouse Sonja, qui donneront un dĂ®ner en leur honneur.Une semaine après sa visite au Groenland, Emmanuel Macron entendait aussi souligner l’engagement de la France en matière de sĂ©curitĂ© dans la rĂ©gion nordique et arctique.Le 15 juin, le prĂ©sident français a critiquĂ© la volontĂ© de Donald Trump de mettre la main sur ce territoire autonome du Danemark, et appelĂ© Ă  renforcer la sĂ©curitĂ© de l’Arctique face aux ambitions chinoises et russes concernant les nouvelles routes maritimes.Mardi matin, Emmanuel Macron participera Ă  un brief opĂ©rationnel sur les forces navales françaises prĂ©sentes dans la rĂ©gion Ă  bord de la frĂ©gate multimissions Normandie dans le port d’Oslo.- “Pas de lĂ©galitĂ©” -Les deux dirigeants ont aussi marquĂ© leurs convergence de vues sur les frappes amĂ©ricaines contre des sites nuclĂ©aires iraniens. Elle ne reposent sur aucun “cadre de lĂ©galitĂ©” mĂŞme si elle peuvent avoir une “lĂ©gitimitĂ©”, a jugĂ© Emmanuel Macron.L’attaque amĂ©ricaine n’est “pas conforme au droit international”, a encore insistĂ© Jonas Gahr Støre, lĂ  oĂą le chancelier allemand ne voit “aucune raison de critiquer” ces frappes.Emmanuel Macron estime qu'”aucune rĂ©ponse strictement militaire” ne peut suffire Ă  empĂŞcher l’Iran de se doter de l’arme nuclĂ©aire, et appelle Ă  un “retour Ă  la voie diplomatique”.La Norvège a par ailleurs reconnu l’Etat palestinien, mais la France, qui l’envisage, n’a pas encore franchi le pas. Emmanuel Macron a dĂ» suspendre mi-juin son initiative diplomatique pour relancer une solution Ă  deux Etats avec le dĂ©but des frappes israĂ©liennes en Iran mais voudrait faire avancer le projet.Le prĂ©sident français rencontrera mardi matin les dirigeants du Fonds souverain norvĂ©gien et rendra hommage aux soldats norvĂ©giens qui ont participĂ© au dĂ©barquement de Normandie avant de rejoindre le sommet de l’Otan Ă  La Haye (Pays-Bas).Les 32 pays de l’Alliance vont se pencher mardi et mercredi, sous la pression de Donald Trump et de la menace russe, sur une augmentation de leurs dĂ©penses militaires Ă  hauteur de 5% de leur PIB.

Macron veut renforcer les liens de défense avec la Norvège

Le prĂ©sident français Emmanuel Macron et le Premier ministre norvĂ©gien Jonas Gahr Støre ont affichĂ© lundi leur volontĂ© de renforcer les liens entre les deux pays en matière de dĂ©fense, face Ă  la menace russe comme aux enjeux de sĂ©curitĂ© dans le Grand Nord.La France et la Norvège sont “engagĂ©es main dans la main, en particulier pour rĂ©agir Ă  la guerre d’agression russe en Ukraine”, a relevĂ© le chef de l’Etat lors de la signature, Ă  Oslo, d’un partenariat stratĂ©gique avec la Norvège.Il s’agissait de la première visite officielle d’un prĂ©sident français dans ce pays membre de l’Otan mais pas de l’Union europĂ©enne depuis 41 ans.Le partenariat stratĂ©gique porte sur la coopĂ©ration au sein de l’Otan, le renforcement de l’interopĂ©rabilitĂ© entre les deux armĂ©es, les opĂ©rations conjointes dans le Grand Nord et le soutien Ă  des projets industriels de dĂ©fense.Il vise aussi Ă  renforcer les coopĂ©rations en matière de nouvelles technologies et de transition Ă©nergĂ©tique et Ă©cologique. Les deux pays ont d’ailleurs aussi signĂ© un accord sur la captage et le stockage de dioxyde de carbone.Emmanuel Macron a vantĂ© au passage les mĂ©rites des frĂ©gates françaises, alors que la Norvège a lancĂ© un appel d’offres pour cinq bâtiments de ce type.- “Un bon vendeur” -“Ce sont des frĂ©gates très fiables. Nous les utilisons et les distribuons Ă  beaucoup de clients toujours dans les temps”, a-t-il lancĂ© en pointant aussi l’intĂ©rĂŞt “stratĂ©gique” pour les EuropĂ©ens de travailler ensemble dans ce domaine.”C’est un bon vendeur !”, a rĂ©pliquĂ© Jonas Gahr Støre, alors que l’Allemagne, la Grande-Bretagne et les Etats-Unis aspirent aussi Ă  remporter le marchĂ©. Le Premier ministre britannique Keir Starmer est ainsi venu deux fois en Norvège ces derniers mois.”Nous choisirons le meilleur navire pour la Norvège, adaptĂ© aux conditions norvĂ©giennes, au meilleur prix, et il doit venir d’un partenaire avec lequel nous pouvons collaborer Ă©troitement”, a-t-il ajoutĂ©.Emmanuel et Brigitte Macron ont ensuite Ă©tĂ© reçus en audience par le roi Harald et son Ă©pouse Sonja, qui donneront un dĂ®ner en leur honneur.Une semaine après sa visite au Groenland, Emmanuel Macron entendait aussi souligner l’engagement de la France en matière de sĂ©curitĂ© dans la rĂ©gion nordique et arctique.Le 15 juin, le prĂ©sident français a critiquĂ© la volontĂ© de Donald Trump de mettre la main sur ce territoire autonome du Danemark, et appelĂ© Ă  renforcer la sĂ©curitĂ© de l’Arctique face aux ambitions chinoises et russes concernant les nouvelles routes maritimes.Mardi matin, Emmanuel Macron participera Ă  un brief opĂ©rationnel sur les forces navales françaises prĂ©sentes dans la rĂ©gion Ă  bord de la frĂ©gate multimissions Normandie dans le port d’Oslo.- “Pas de lĂ©galitĂ©” -Les deux dirigeants ont aussi marquĂ© leurs convergence de vues sur les frappes amĂ©ricaines contre des sites nuclĂ©aires iraniens. Elle ne reposent sur aucun “cadre de lĂ©galitĂ©” mĂŞme si elle peuvent avoir une “lĂ©gitimitĂ©”, a jugĂ© Emmanuel Macron.L’attaque amĂ©ricaine n’est “pas conforme au droit international”, a encore insistĂ© Jonas Gahr Støre, lĂ  oĂą le chancelier allemand ne voit “aucune raison de critiquer” ces frappes.Emmanuel Macron estime qu'”aucune rĂ©ponse strictement militaire” ne peut suffire Ă  empĂŞcher l’Iran de se doter de l’arme nuclĂ©aire, et appelle Ă  un “retour Ă  la voie diplomatique”.La Norvège a par ailleurs reconnu l’Etat palestinien, mais la France, qui l’envisage, n’a pas encore franchi le pas. Emmanuel Macron a dĂ» suspendre mi-juin son initiative diplomatique pour relancer une solution Ă  deux Etats avec le dĂ©but des frappes israĂ©liennes en Iran mais voudrait faire avancer le projet.Le prĂ©sident français rencontrera mardi matin les dirigeants du Fonds souverain norvĂ©gien et rendra hommage aux soldats norvĂ©giens qui ont participĂ© au dĂ©barquement de Normandie avant de rejoindre le sommet de l’Otan Ă  La Haye (Pays-Bas).Les 32 pays de l’Alliance vont se pencher mardi et mercredi, sous la pression de Donald Trump et de la menace russe, sur une augmentation de leurs dĂ©penses militaires Ă  hauteur de 5% de leur PIB.

Macron veut renforcer les liens de défense avec la Norvège

Le prĂ©sident français Emmanuel Macron et le Premier ministre norvĂ©gien Jonas Gahr Støre ont affichĂ© lundi leur volontĂ© de renforcer les liens entre les deux pays en matière de dĂ©fense, face Ă  la menace russe comme aux enjeux de sĂ©curitĂ© dans le Grand Nord.La France et la Norvège sont “engagĂ©es main dans la main, en particulier pour rĂ©agir Ă  la guerre d’agression russe en Ukraine”, a relevĂ© le chef de l’Etat lors de la signature, Ă  Oslo, d’un partenariat stratĂ©gique avec la Norvège.Il s’agissait de la première visite officielle d’un prĂ©sident français dans ce pays membre de l’Otan mais pas de l’Union europĂ©enne depuis 41 ans.Le partenariat stratĂ©gique porte sur la coopĂ©ration au sein de l’Otan, le renforcement de l’interopĂ©rabilitĂ© entre les deux armĂ©es, les opĂ©rations conjointes dans le Grand Nord et le soutien Ă  des projets industriels de dĂ©fense.Il vise aussi Ă  renforcer les coopĂ©rations en matière de nouvelles technologies et de transition Ă©nergĂ©tique et Ă©cologique. Les deux pays ont d’ailleurs aussi signĂ© un accord sur la captage et le stockage de dioxyde de carbone.Emmanuel Macron a vantĂ© au passage les mĂ©rites des frĂ©gates françaises, alors que la Norvège a lancĂ© un appel d’offres pour cinq bâtiments de ce type.- “Un bon vendeur” -“Ce sont des frĂ©gates très fiables. Nous les utilisons et les distribuons Ă  beaucoup de clients toujours dans les temps”, a-t-il lancĂ© en pointant aussi l’intĂ©rĂŞt “stratĂ©gique” pour les EuropĂ©ens de travailler ensemble dans ce domaine.”C’est un bon vendeur !”, a rĂ©pliquĂ© Jonas Gahr Støre, alors que l’Allemagne, la Grande-Bretagne et les Etats-Unis aspirent aussi Ă  remporter le marchĂ©. Le Premier ministre britannique Keir Starmer est ainsi venu deux fois en Norvège ces derniers mois.”Nous choisirons le meilleur navire pour la Norvège, adaptĂ© aux conditions norvĂ©giennes, au meilleur prix, et il doit venir d’un partenaire avec lequel nous pouvons collaborer Ă©troitement”, a-t-il ajoutĂ©.Emmanuel et Brigitte Macron ont ensuite Ă©tĂ© reçus en audience par le roi Harald et son Ă©pouse Sonja, qui donneront un dĂ®ner en leur honneur.Une semaine après sa visite au Groenland, Emmanuel Macron entendait aussi souligner l’engagement de la France en matière de sĂ©curitĂ© dans la rĂ©gion nordique et arctique.Le 15 juin, le prĂ©sident français a critiquĂ© la volontĂ© de Donald Trump de mettre la main sur ce territoire autonome du Danemark, et appelĂ© Ă  renforcer la sĂ©curitĂ© de l’Arctique face aux ambitions chinoises et russes concernant les nouvelles routes maritimes.Mardi matin, Emmanuel Macron participera Ă  un brief opĂ©rationnel sur les forces navales françaises prĂ©sentes dans la rĂ©gion Ă  bord de la frĂ©gate multimissions Normandie dans le port d’Oslo.- “Pas de lĂ©galitĂ©” -Les deux dirigeants ont aussi marquĂ© leurs convergence de vues sur les frappes amĂ©ricaines contre des sites nuclĂ©aires iraniens. Elle ne reposent sur aucun “cadre de lĂ©galitĂ©” mĂŞme si elle peuvent avoir une “lĂ©gitimitĂ©”, a jugĂ© Emmanuel Macron.L’attaque amĂ©ricaine n’est “pas conforme au droit international”, a encore insistĂ© Jonas Gahr Støre, lĂ  oĂą le chancelier allemand ne voit “aucune raison de critiquer” ces frappes.Emmanuel Macron estime qu'”aucune rĂ©ponse strictement militaire” ne peut suffire Ă  empĂŞcher l’Iran de se doter de l’arme nuclĂ©aire, et appelle Ă  un “retour Ă  la voie diplomatique”.La Norvège a par ailleurs reconnu l’Etat palestinien, mais la France, qui l’envisage, n’a pas encore franchi le pas. Emmanuel Macron a dĂ» suspendre mi-juin son initiative diplomatique pour relancer une solution Ă  deux Etats avec le dĂ©but des frappes israĂ©liennes en Iran mais voudrait faire avancer le projet.Le prĂ©sident français rencontrera mardi matin les dirigeants du Fonds souverain norvĂ©gien et rendra hommage aux soldats norvĂ©giens qui ont participĂ© au dĂ©barquement de Normandie avant de rejoindre le sommet de l’Otan Ă  La Haye (Pays-Bas).Les 32 pays de l’Alliance vont se pencher mardi et mercredi, sous la pression de Donald Trump et de la menace russe, sur une augmentation de leurs dĂ©penses militaires Ă  hauteur de 5% de leur PIB.

“La fin du rĂ©gime est proche”, estime Reza Pahlavi, figure de l’opposition iranienne

“La fin du rĂ©gime est proche” en Iran, a dĂ©clarĂ© lundi Ă  l’AFP le fils de l’ancien chah et une des figures de l’opposition en exil, Reza Pahlavi, en appelant les Occidentaux Ă  ne pas entamer de nouvelles nĂ©gociations avec le système religieux au pouvoir Ă  TĂ©hĂ©ran.”La fin du rĂ©gime est proche, c’est pour nous un moment semblable Ă  la chute du mur de Berlin”, a affirmĂ© l’ancien prince hĂ©ritier dans un entretien accordĂ© Ă  l’AFP Ă  Paris.”Le rĂ©gime est en train de s’effondrer. (…) Il faut faciliter ce mouvement en se tenant aux cĂ´tĂ©s (du peuple iranien), pas en lançant une nouvelle bouĂ©e de sauvetage” au pouvoir dirigĂ© depuis 1989 par l’ayatollah Ali Khamenei, a-t-il lancĂ© Ă  l’adresse de l’Europe et des Etats-Unis, en rĂ©fĂ©rence Ă  d’Ă©ventuelles nĂ©gociations avec TĂ©hĂ©ran. “Je ne peux pas imaginer qu’un rĂ©gime aussi sĂ©vèrement diminuĂ© et concrètement humiliĂ© soit d’humeur Ă  nĂ©gocier de nouveau”, a ajoutĂ© l’ancien prince hĂ©ritier, aujourd’hui âgĂ© de 64 ans, qui vit en exil aux Etats-Unis.Ces dĂ©clarations interviennent quelques heures après qu’un porte-parole de la Maison Blanche a affirmĂ© que Donald Trump Ă©tait “toujours intĂ©ressĂ©” par une issue diplomatique avec l’Iran. Le prĂ©sident amĂ©ricain avait Ă©voquĂ© la veille un possible “changement de rĂ©gime” Ă  TĂ©hĂ©ran.IsraĂ«l mène depuis le 13 juin des frappes aĂ©riennes contre l’Iran en vue de dĂ©grader ses programmes nuclĂ©aires et balistiques. L’Iran riposte avec des salves de missiles et de drones, qui ont atteint des zones urbaines en IsraĂ«l.Les Etats-Unis ont, quant Ă  eux, lancĂ© dimanche des frappes sans prĂ©cĂ©dent contre le site souterrain d’enrichissement d’uranium Ă  Fordo et les installations nuclĂ©aires Ă  Ispahan et Natanz (centre).Reza Pahlavi est partisan de longue date de renouer des liens et de reconnaĂ®tre IsraĂ«l, et a refusĂ© de condamner les frappes israĂ©liennes.- “Dans un bunker” -IsraĂ«l, qui a dĂ©capitĂ© l’Ă©tat-major gĂ©nĂ©ral des forces armĂ©es iraniennes et tuĂ© une dizaine de scientifiques du nuclĂ©aire, n’a jusqu’Ă  prĂ©sent pas exclu une Ă©limination du guide suprĂŞme iranien Ali Khamenei, dont la localisation reste incertaine. “D’après les informations dont nous disposons pour l’instant, il est encore dans un bunker quelque part et utilise malheureusement des gens comme boucliers humains,”, a affirmĂ© Reza Pahlavi, ajoutant avoir “reçu des rapports crĂ©dibles concernant des prĂ©paratifs de sortie (d’Iran) de nombreux hauts responsables, y compris des membres de sa propre famille”. Selon lui, certains membres des forces de sĂ©curitĂ© iraniennes seraient prĂŞts Ă  changer de camp. “Ils commencent Ă  communiquer avec nous depuis l’armĂ©e, les appareils de renseignement… Les gens verront cela de manière plus tangible dans les jours et semaines Ă  venir”, a-t-il assurĂ©.S’il dit depuis longtemps ne pas revendiquer le trĂ´ne iranien, Reza Pahlavi a rĂ©affirmĂ© sa volontĂ© de “mener cette transition nationale” vers une nouvelle ère en Iran, en cas de chute de la RĂ©publique islamique proclamĂ©e en 1979 par l’ayatollah Khomeiny qui avait renversĂ© son père, le chah Mohammad Reza Pahlavi.- “RĂ©fĂ©rendum national” -M. Pahlavi prĂ´ne un nouveau système avec comme principes fondamentaux l’intĂ©gritĂ© territoriale, les libertĂ©s individuelles et la sĂ©paration de la religion et de l’État. “La forme dĂ©finitive de cette future dĂ©mocratie que nous recherchons sera celle dĂ©cidĂ©e par le peuple iranien dans un rĂ©fĂ©rendum national”, a dĂ©clarĂ© cette figure d’un des nombreux courants d’opposition au pouvoir iranien, connus pour leurs querelles intestines.InterrogĂ© par l’AFP sur un possible rĂ´le de prĂ©sident, voire de roi, pour mener Ă  bien un tel processus, il a rĂ©pondu: “J’interviens pour mener cette transition. Je ne crois pas avoir besoin d’un titre pour jouer ce rĂ´le. L’important est d’ĂŞtre quelqu’un qui puisse galvaniser une nation.”Aucune rencontre officielle n’est prĂ©vue durant son sĂ©jour en France, dont le prĂ©sident Emmanuel Macron a estimĂ© que “chercher par la voie militaire Ă  faire un changement de rĂ©gime” conduirait au “chaos”.Mais M. Pahlavi affirme ĂŞtre en contact avec des officiels occidentaux: “des membres de mon Ă©quipe ont Ă©tĂ© en contact Ă  diffĂ©rents niveaux avec des interlocuteurs de haut niveau en Europe et aux États-Unis”.

Le procès en appel des viols de Mazan réduit à quatre jours, du 6 au 9 octobre

Le procès en appel des viols de Mazan durera quatre jours seulement, du 6 au 9 octobre, devant la cour d’assises de NĂ®mes, contre sept semaines prĂ©vues initialement, un seul des 51 hommes condamnĂ©s ayant maintenu son appel, a-t-on appris de source judiciaire lundi.Husamettin D., 44 ans, condamnĂ© Ă  neuf ans de rĂ©clusion en dĂ©cembre par la cour criminelle du Vaucluse, Ă  Avignon, Ă  l’issue d’un procès au retentissement mondial, comparaĂ®tra seul et libre cet automne, ayant fait l’objet d’un mandat de dĂ©pĂ´t diffĂ©rĂ© pour raison de santĂ©, a prĂ©cisĂ© cette source Ă  l’AFP.Il s’agira bien d’un appel gĂ©nĂ©ral et non d’un appel sur le seul quantum de la peine, contrairement Ă  ce qui avait Ă©tĂ© indiquĂ© le 3 juin, a encore prĂ©cisĂ© cette source. Il Ă©tait dĂ©jĂ  acquis que le “chef d’orchestre” de cette dĂ©cennie de viols sur Gisèle Pelicot, son ex-mari Dominique, condamnĂ© Ă  la peine maximale de 20 ans de rĂ©clusion criminelle, assortie d’une mesure de sĂ»retĂ© des deux tiers (environ 14 ans), ne serait pas rejugĂ©, puisqu’il avait immĂ©diatement indiquĂ© ne pas vouloir faire appel.Mais s’il sera cependant bien prĂ©sent, citĂ© en tant que tĂ©moin, un seul de ses coaccusĂ©s sera sur le banc.Reconnus pour la plupart coupables de viols sur Gisèle Pelicot, les 50 coaccusĂ©s de Dominique Pelicot, âgĂ©s de 27 Ă  74 ans, avaient tous Ă©tĂ© condamnĂ©s: les peines s’Ă©taient Ă©talĂ©es de trois ans de prison dont deux avec sursis, pour un retraitĂ© seulement jugĂ© pour agression sexuelle, Ă  15 ans de rĂ©clusion criminelle pour un homme venu six fois violer Mme Pelicot. 17 d’entre eux avaient fait appel, dans les 10 jours suivant le verdict, en dĂ©cembre. Mais 16 s’Ă©taient dĂ©sistĂ©s depuis, par vagues, laissant donc seul Husamettin D. affronter un nouveau procès.Premier appelĂ© Ă  la barre Ă  Avignon, le 25 septembre, Husamettin D., travailleur dans le bâtiment, n’avait pas reconnu les faits qui lui Ă©taient reprochĂ©s, expliquant, lors de son unique venue Ă  Mazan, avoir cru avoir affaire Ă  un “couple libertin” et Ă  un scenario oĂą la femme “ferait semblant de dormir”.”On me dit que je suis un violeur, c’est un truc de fou. Je ne suis pas un violeur, c’est un truc trop lourd Ă  porter pour moi. C’est son mari, j’ai jamais pensĂ© que ce type-lĂ , il pouvait faire ça Ă  sa femme”, avait-il expliquĂ© Ă  la barre.Le parquet avait requis Ă  son encontre une peine de 12 ans de rĂ©clusion.Le procès de première instance, du 2 septembre au 19 dĂ©cembre 2024, avait provoquĂ© une vĂ©ritable onde de choc, en France comme Ă  l’Ă©tranger, devenant emblĂ©matique des questions de violences sexistes et sexuelles et plus largement des rapports hommes-femmes.Dominique Pelicot, qui ne comparaĂ®tra donc qu’en tant que tĂ©moin Ă  ce procès en appel, n’en aura pas fini avec la justice. Mis en examen par le pĂ´le “cold cases” de Nanterre, en banlieue parisienne, il pourrait encore ĂŞtre jugĂ© pour une tentative de viol en 1999 en Seine-et-Marne, Ă©galement près de Paris, mais surtout un viol suivi de meurtre en 1991 Ă  Paris d’une agente immobilière de 23 ans.

Bluff and last-minute orders: Trump’s path to Iran decision

When Donald Trump said on Thursday he’d give himself two weeks to decide on bombing Iran, critics wrote it off as the US president using a familiar timeframe to put off difficult decisions.The next evening he left the White House for a fundraising dinner at his New Jersey golf resort, and much of the world seemed to believe that there was still space for diplomacy.In reality, Trump was already on the verge of making his mind up. A few hours after his arrival at Trump National Golf Club Bedminster on Friday night, the first B-2 stealth bombers took off from a US airbase.The next day, while the bombers were still in the air, Trump made the call on attacking three Iranian nuclear facilities, in the first direct US military strike on Iran since the 1979 Islamic Revolution.”The president gave the final order to the Secretary of Defense on Saturday,” a senior White House official told AFP on condition of anonymity.”In the week leading up to the strike, the president was continuing to pursue diplomacy, mainly through Special Envoy (Steve) Witkoff’s efforts, while the Pentagon was simultaneously preparing the operation,” added the official.- ‘Misdirection’ -Trump’s “two weeks” gambit appeared to be part of a broader campaign of what Defense Secretary Pete Hegseth called “misdirection,” which included several B-2s flying in the opposite direction as a decoy.Trump, the tycoon who prides himself as an expert on the “art of the deal,” had ladled on the strategic ambiguity all week.First he flew home early from the G7 summit for talks with his national security team. Then he unleashed a barrage of bellicose social media posts against Iran’s supreme leader. On Wednesday he said that “I may do it, I may not” when asked about striking Iran.Finally, Press Secretary Karoline Leavitt read out a statement from Trump in the White House briefing room on Thursday, saying there was a “substantial” chance of talks and that he would decide “whether or not to go within the next two weeks.”It played into a frequent criticism of Trump for setting two-week deadlines on everything from Ukraine to health care and then ignoring them. But behind the scenes, Trump was increasingly determined, US officials said.Trump had opposed Israel attacking Iran right up until it did so on June 13 — but afterwards he openly admired Israel’s success and was talking daily to Prime Minister Benjamin Netanyahu.Israel’s achievement of air superiority over Iran presented Trump with a unique opportunity to hit the nuclear program that he had railed against since his first term.Trump was “briefed daily on the Israelis’ efforts and the operation itself as he decided whether to move forward,” the senior White House official said.The US commander-in-chief held daily meetings with his National Security Council in the White House’s basement Situation Room as he pondered his options.And to head off opposition in his “Make America Great Again” movement to another Middle Eastern “forever war”, he reportedly met his influential former aide Steve Bannon.- ‘Highly classified’ -In public, Trump and the White House took pains to keep things under wraps.The normally talkative Trump said nothing to reporters as he returned to the White House on Saturday night, just one minute after his scheduled 6 pm arrival.The timing was precise for a reason. The first B-2 bomber dropped its bombs just 40 minutes later, at 6:40 pm US time, or 2:10 am Sunday Iranian time. The last submarine-fired Tomahawk missiles struck at 7:05 pm.Trump announced the “very successful” strikes in a Truth Social post at 7:50 pm.The White House then released pictures of a pensive looking Trump in the Situation Room, wearing his red “Make America Great Again” baseball cap.”This was a highly classified mission with very few people in Washington knowing the timing or nature of this plan,” US Joint Chiefs Chairman Dan Caine said on Sunday.But the tough decisions are far from over for Trump, who was meeting his top team again on Monday in the Oval Office.How will he respond to Iran’s retaliation on Monday? If the US strikes did not completely destroy Iran’s nuclear sites as he claimed, will he launch more?Above all, will Trump go further than striking Iran’s nuclear plants? “If the current Iranian Regime is unable to MAKE IRAN GREAT AGAIN, why wouldn’t there be a Regime change???” Trump wrote on Truth Social on Sunday.

Bluff and last-minute orders: Trump’s path to Iran decision

When Donald Trump said on Thursday he’d give himself two weeks to decide on bombing Iran, critics wrote it off as the US president using a familiar timeframe to put off difficult decisions.The next evening he left the White House for a fundraising dinner at his New Jersey golf resort, and much of the world seemed to believe that there was still space for diplomacy.In reality, Trump was already on the verge of making his mind up. A few hours after his arrival at Trump National Golf Club Bedminster on Friday night, the first B-2 stealth bombers took off from a US airbase.The next day, while the bombers were still in the air, Trump made the call on attacking three Iranian nuclear facilities, in the first direct US military strike on Iran since the 1979 Islamic Revolution.”The president gave the final order to the Secretary of Defense on Saturday,” a senior White House official told AFP on condition of anonymity.”In the week leading up to the strike, the president was continuing to pursue diplomacy, mainly through Special Envoy (Steve) Witkoff’s efforts, while the Pentagon was simultaneously preparing the operation,” added the official.- ‘Misdirection’ -Trump’s “two weeks” gambit appeared to be part of a broader campaign of what Defense Secretary Pete Hegseth called “misdirection,” which included several B-2s flying in the opposite direction as a decoy.Trump, the tycoon who prides himself as an expert on the “art of the deal,” had ladled on the strategic ambiguity all week.First he flew home early from the G7 summit for talks with his national security team. Then he unleashed a barrage of bellicose social media posts against Iran’s supreme leader. On Wednesday he said that “I may do it, I may not” when asked about striking Iran.Finally, Press Secretary Karoline Leavitt read out a statement from Trump in the White House briefing room on Thursday, saying there was a “substantial” chance of talks and that he would decide “whether or not to go within the next two weeks.”It played into a frequent criticism of Trump for setting two-week deadlines on everything from Ukraine to health care and then ignoring them. But behind the scenes, Trump was increasingly determined, US officials said.Trump had opposed Israel attacking Iran right up until it did so on June 13 — but afterwards he openly admired Israel’s success and was talking daily to Prime Minister Benjamin Netanyahu.Israel’s achievement of air superiority over Iran presented Trump with a unique opportunity to hit the nuclear program that he had railed against since his first term.Trump was “briefed daily on the Israelis’ efforts and the operation itself as he decided whether to move forward,” the senior White House official said.The US commander-in-chief held daily meetings with his National Security Council in the White House’s basement Situation Room as he pondered his options.And to head off opposition in his “Make America Great Again” movement to another Middle Eastern “forever war”, he reportedly met his influential former aide Steve Bannon.- ‘Highly classified’ -In public, Trump and the White House took pains to keep things under wraps.The normally talkative Trump said nothing to reporters as he returned to the White House on Saturday night, just one minute after his scheduled 6 pm arrival.The timing was precise for a reason. The first B-2 bomber dropped its bombs just 40 minutes later, at 6:40 pm US time, or 2:10 am Sunday Iranian time. The last submarine-fired Tomahawk missiles struck at 7:05 pm.Trump announced the “very successful” strikes in a Truth Social post at 7:50 pm.The White House then released pictures of a pensive looking Trump in the Situation Room, wearing his red “Make America Great Again” baseball cap.”This was a highly classified mission with very few people in Washington knowing the timing or nature of this plan,” US Joint Chiefs Chairman Dan Caine said on Sunday.But the tough decisions are far from over for Trump, who was meeting his top team again on Monday in the Oval Office.How will he respond to Iran’s retaliation on Monday? If the US strikes did not completely destroy Iran’s nuclear sites as he claimed, will he launch more?Above all, will Trump go further than striking Iran’s nuclear plants? “If the current Iranian Regime is unable to MAKE IRAN GREAT AGAIN, why wouldn’t there be a Regime change???” Trump wrote on Truth Social on Sunday.

“Jusqu’au dernier”: au Japon, des chercheurs d’os sur les traces des morts de la Seconde Guerre mondiale

EnchaĂ®nant les pas dans la boue de la jungle humide de l’Ă®le d’Okinawa, dans le sud du Japon, Takamatsu Gushiken atteint une pente oĂą des restes humains, oubliĂ©s depuis la Seconde Guerre mondiale, reposent encore.L’homme de 72 ans prononce une courte prière avant de soulever une couverture. Dessous apparaissent des os, Ă  moitiĂ© enterrĂ©s, ceux, croit-il, d’un jeune soldat japonais.”Ces dĂ©pouilles ont le droit d’ĂŞtre rendues Ă  leur famille”, dĂ©clare Gushiken, un homme d’affaires qui cherche bĂ©nĂ©volement les morts de la guerre depuis plus de 40 ans.Sur l’Ă®le ensoleillĂ©e d’Okinawa, ce lundi marque les 80 ans de la bataille Ă©ponyme, une campagne militaire surnommĂ©e “typhon d’acier”, qui a fait quelque 200.000 morts en trois mois, dont près de la moitiĂ© Ă©tait des civils.Depuis, le Japon et les Etats-Unis sont devenus alliĂ©s, et les estimations officielles indiquent qu’il ne resterait que 2.600 corps Ă  retrouver.Mais pour les habitants et les vĂ©tĂ©rans comme Gushiken, ils seraient bien plus nombreux, enfouis sous des bâtiments, dans des champs ou cachĂ©s dans les forĂŞts et les grottes.Les terres du sud d’Okinawa, lieu des combats les plus sanglants, sont dĂ©sormais des carrières exploitĂ©es pour construire les fondations d’une nouvelle base aĂ©rienne amĂ©ricaine dans le nord de l’Ă®le.Un projet qui suscite la colère de M. Gushiken et d’autres rĂ©sidents, qui y voient une profanation des restes de victimes de la guerre, probablement tuĂ©es par les forces amĂ©ricaines.- Squelette entier -Okinawa est aujourd’hui une destination balnĂ©aire prisĂ©e, mais sa jungle luxuriante porte encore les cicatrices des combats de mars Ă  juin 1945, lorsque l’armĂ©e amĂ©ricaine a dĂ©barquĂ© pour lancer ses ultimes assauts contre le Japon impĂ©rial.En arpentant les sentiers sinueux de la forĂŞt de la ville d’Itoman, Ă  l’extrĂ©mitĂ© sud d’Okinawa, M. Gushiken imagine oĂą il se serait cachĂ© en tant que civil ou soldat pendant les attaques, ou encore oĂą il aurait cherchĂ© s’il avait Ă©tĂ© un soldat amĂ©ricain.Après avoir gravi un sentier Ă©troit parsemĂ© de rochers couverts de mousse, il atteint une faille entre deux Ă©normes blocs de pierre, assez grande pour abriter deux ou trois personnes.Il fouille alors dĂ©licatement la terre, jonchĂ©e de fragments d’os, de boutons d’uniformes japonais, d’un couvercle rouillĂ© et d’un morceau de masque Ă  gaz.Non loin de lĂ , en avril, il a dĂ©couvert, avec un collègue un squelette entier, sans doute celui d’un soldat mort d’une blessure au visage causĂ©e par une explosion. Tout près, des os reposaient dans un tapis de feuilles, de branches et de lianes.”Tous ces gens ici… leurs derniers mots Ă©taient +Maman, Maman+”, raconte-t-il, estimant que la sociĂ©tĂ© a le devoir de ramener les dĂ©pouilles dans les tombes familiales.Le chercheur d’os avait pris part Ă  sa toute première mission Ă  l’âge de 28 ans, alors qu’il Ă©tait chef scout. Il se souvient avoir Ă©tĂ© bouleversĂ© par le nombre de corps dissĂ©minĂ©s sur ce territoire immense.Sur le moment, M. Gushiken avait pensĂ© ne jamais pouvoir y retourner. Mais avec le temps, il a estimĂ© qu’il devait rĂ©unir les familles dans la mort.- “Jusqu’au dernier” -A la fin de la guerre, les survivants d’Okinawa, longtemps dĂ©tenus par les forces amĂ©ricaines, sont revenus dans leurs villages dĂ©truits.Alors qu’ils tentaient dĂ©sespĂ©rĂ©ment de reconstruire leur vie, ils ont enterrĂ© les corps dans des fosses communes ou individuellement, souvent sans pouvoir les identifier.”Ils ont vu leurs quartiers entièrement rĂ©duits en cendres. Personne ne reconnaissait plus sa maison. Des corps pendaient aux branches des arbres”, tĂ©moigne Mitsuru Matsukawa, 72 ans, membre d’une fondation qui aide Ă  gĂ©rer le parc commĂ©moratif pour la paix d’Okinawa, oĂą se trouve un cimetière national pour les morts de guerre.Des jeunes participent dĂ©sormais Ă  ces recherches, comme Wataru Ishiyama, Ă©tudiant en histoire Ă  Kyoto, qui se rend rĂ©gulièrement Ă  Okinawa.AgĂ© de 22 ans, il est membre de la Japan Youth Memorial Association, une organisation dĂ©diĂ©e Ă  la recherche des dĂ©pouilles de soldats japonais.”Ces personnes sont restĂ©es pendant des dĂ©cennies dans l’obscuritĂ©, dans des lieux reculĂ©s. Je veux les ramener Ă  leur famille… jusqu’au dernier”, affirme-t-il.Son engagement a Ă©veillĂ© chez lui un intĂ©rĂŞt pour les questions de “dĂ©fense nationale et de sĂ©curitĂ©” dans le Japon contemporain, envisageant mĂŞme une carrière liĂ©e Ă  l’armĂ©e.Pendant ce temps, la nouvelle base aĂ©rienne amĂ©ricaine est en cours de construction sur un terrain partiellement gagnĂ© sur la mer, dans le nord d’Okinawa, Ă  partir de matĂ©riaux extraits dans le sud de l’Ă®le.”C’est un sacrilège envers les morts de la guerre que de jeter Ă  la mer une terre imprĂ©gnĂ©e de leur sang pour y construire une nouvelle base militaire”, dĂ©nonce Takamatsu Gushiken.Selon lui, les zones forestières susceptibles de contenir encore des restes humains devraient ĂŞtre protĂ©gĂ©es comme sites historiques et lieux de mĂ©moire.”Nous appartenons dĂ©sormais Ă  une gĂ©nĂ©ration oĂą de moins en moins de gens se souviennent de la bataille d’Okinawa”, dit-il.”BientĂ´t, il ne restera plus que les os, les champs et quelques objets retrouvĂ©s pour transmettre cette mĂ©moire.”