Crise USA-Venezuela: le pétrole, au cœur du bras de fer entre Trump et Maduro

La multiplication des interventions des Etats-Unis contre des navires chargés de pétrole vénézuélien menace d’asphyxier l’économie vénézuélienne, tout en alimentant la ritournelle du pouvoir: Donald Trump cherche à renverser Nicolas Maduro pour contrôler les richesses du pays. Les Etats-Unis ont déployé une gigantesque flotte militaire dans les Caraïbes pour une opération antidrogue mais qui comprend aujourd’hui des saisies manu-militari de pétrole. Le président Trump a déclaré que les jours de Maduro étaient “comptés” et a même dit récemment qu’il n’excluait pas une guerre. Maduro “sait exactement ce que je veux.  Il le sait mieux que quiconque”, a affirmé le président sur la chaîne NBC. Mais que veut-il vraiment ?- Ancien fournisseur -Des années 1920 jusqu’à la nationalisation en 1976, les Etats-Unis ont exploité le pétrole du Venezuela. De nombreuses raffineries américaines ont été conçues pour traiter le brut tiré du sous-sol vénézuélien. Chevron est aujourd’hui la seule entreprise autorisée à acheminer du pétrole vénézuélien vers les Etats-Unis, dans le cadre de l’embargo imposé par Trump lui-même en 2019. Il s’agit d’un peu plus de 200.000 barils par jour, a expliqué une source du secteur à l’AFP, qui sont transportés sur des navires non sanctionnés, à l’abri des opérations militaires. Le premier navire intercepté le 10 septembre, le M/T Skipper, a été conduit aux Etats-Unis et sa cargaison confisquée. Il transportait 1,9 million de barils, selon Maduro, qui a qualifié l’opération de “piraterie”. Le sort du deuxième bateau n’est pas claire et dimanche, un troisième bateau a fait l’objet d’une “poursuite” des gardes-côtes américaines. M. Trump a ordonné de bloquer les navires “sanctionnés” (par le Trésor américain dans le cadre de la politique de sanctions et d’embargo) mais des analystes avertissent que la mesure est vague et peut affecter tout navire transportant du brut vénézuélien, à l’exception de celui de Chevron. Le deuxième navire saisi ne figurait pas sur la liste noire des Etats-Unis, selon des spécialistes. Le navire poursuivi dimanche a été identifié par des médias américains comme le pétrolier Bella 1, sous sanctions américaines depuis 2024 pour ses liens avec l’Iran et le Hezbollah. La politique n’est pas rigoureuse: certains navires sont passés sans encombre, mais le risque pourrait faire grimper les prix du fret ou éloigner des compagnies maritimes, a indiqué Juan Szabo, consultant et ex-vice-président de la société géante publique Petroleos de Venezuela PDVSA. Sur une production de quelque 1 million de barils par jour, le Venezuela exporte environ 500.000 barils sur le marché noir, principalement vers l’Asie. PDVSA assure que les exportations se poursuivent normalement. “S’il y a un véritable blocus, la production s’arrêtera très rapidement comme lors de la grande grève de 2002”, a expliqué une source du secteur en référence au mouvement de protestation contre le président d’alors, Hugo Chavez.- Géopolitique -Le Conseil de sécurité des Nations unies a prévu une réunion sur le sujet pour mardi. La pression des Etats-Unis sur Maduro a commencé en septembre avec des frappes aériennes sur des bateaux de narco-trafiquants présumés, Washington accusant Maduro de participer au trafic de drogue et de faire partie d’un cartel.Plus de 100 personnes ont été tuées dans les frappes américaines. Carlos Mendoza Potella, professeur d’économie pétrolière, estime que la “Doctrine Trump” veut que les Etats-Unis “se réservent l’Amérique”. “Ce n’est pas seulement du pétrole, c’est le partage du monde” avec la Chine et la Russie, a-t-il ajouté.   – Crise économique en vue? -Le blocus met encore plus la pression sur une économie vénézuélienne déjà très malmenée, qui bouclera l’année en hyperinflation. Les Vénézuéliens ne cessent de parler du déploiement militaire de Trump, mais à voix basse, craignant de finir en prison. Certains espèrent une intervention qui mettra fin à 26 ans de chavisme, d’autres redoutent que l’isolement du pays ne le ramène aux heures sombres de la crise de 2017-2018.M. Szabo estime que les exportations chuteront de 45% au cours des quatre prochains mois. “Le revenu net mensuel du Venezuela en mars et avril pourrait atteindre 150.000, 170.000 milliards, ce qui est très, très faible”. “Les recettes en devises seront le tiers de ce qu’elles étaient”, ajoute-t-il. “Il y aura des effets sur l’importation de biens non pétroliers, la vitesse d’accélération de la dévaluation du bolivar et (…) et un énorme renchérissement” de la vie. afc-mbj-jt-pgf/vgu

Le cumul emploi-retraite fortement restreint en 2027

A partir de 2027, les conditions de cumul emploi-retraite vont se durcir fortement, une conséquence passée presque inaperçue de l’adoption mardi du budget de la Sécurité sociale mais qui représente une petite révolution pour les seniors.Cette réforme “est plus importante que la suspension de la réforme des retraites parce que cette suspension va profiter transitoirement aux seules générations 1964-68, alors que là, on a un changement systémique, qui va toucher l’ensemble des futures générations de retraités”, avertit l’économiste du travail Philippe Askenazy.Les changements intégrés dans la loi de finances de la Sécurité sociale se fondent sur des préconisations de la Cour des comptes qui avait pointé en mai dernier les “effets d’aubaine” générés par ce dispositif jusqu’à présent encouragé par les gouvernements. Ce cumul concernait, selon la Cour, environ 710.000 personnes en 2020, qui tiraient en moyenne 9.000 € par an de leur activité.Actuellement, deux systèmes cohabitent, le cumul intégral et le cumul plafonné. Une personne qui bénéficie d’une retraite à taux plein peut reprendre une activité sans plafond de revenus. A l’inverse, quelqu’un qui est parti à la retraite avant d’atteindre le taux plein voit le montant du cumul entre pension et revenus d’activité plafonné à 160% du montant brut du Smic ou à son dernier salaire mensuel brut (le plus avantageux des deux est retenu). C’est le cas de Jacques (prénom modifié), 61 ans. Poissonnier dans la grande distribution, cet Ardéchois a pris sa retraite l’an dernier grâce au dispositif carrières longues mais fait des animations dans des supermarchés, pour s’approcher du salaire qu’il gagnait avant sa retraite mais aussi pour “sortir, voir des gens”.- Crédit à payer -“On n’a pas le choix parce que les retraites augmentent très peu chaque année et la vie augmente”, explique-t-il, disant avoir encore “un petit crédit à payer sur (sa) maison”. Jusqu’à ses 63 ans, son cumul pension-salaires est plafonné à environ 2.900 euros brut.La modification des règles, conforme aux préconisations de la Cour des comptes, doit entrer en vigueur le 1er janvier 2027. A partir de cette date, une personne qui a pris sa retraite avant l’âge légal (“64 ans à terme”, selon le gouvernement) et qui reprend une activité verra 100% de ses revenus déduits de sa pension de retraite.Entre l’ouverture des droits à la retraite et l’âge d’annulation de la décote (67 ans), la pension sera réduite de 50% des revenus d’activité supérieurs à un seuil qui pourrait être fixé autour de 7.000 euros annuels. Cumuler retraite et emploi avant 67 ans deviendra ainsi très peu intéressant financièrement. Après 67 ans, en revanche, un cumul intégral sera possible.Le cumul emploi-retraite “est simplifié” et “retrouve son objectif initial: compléter le revenu des retraités les plus modestes”, explique le site internet du ministère du Travail.Le rapport de la Cour des comptes distinguait quatre profils de retraités qui travaillent: 27% de cadres aux pensions élevées, 27% de professions intermédiaires aux pensions modestes, 24% de personnes aux carrières longues et aux pensions moyennes et 22% de personnes dont la carrière a connu des aléas, avec des pensions faibles, souvent des femmes.  “Le cumul emplois-retraites a eu un certain succès pour augmenter le taux d’emploi des seniors, c’est un système qui marchait bien, et on le restreint drastiquement”, déplore l’économiste Philippe Askenazy, disant craindre une augmentation du travail au noir.Selon lui, la retraite progressive, qui permet de travailler à temps partiel tout en percevant une partie de sa retraite, ne pourra pas se substituer au cumul emploi-retraite, car elle est difficile à mettre en œuvre dans les petites entreprises.”Les entreprises ont désespérément besoin de certaines compétences pointues parce que les cohortes qui sortent du marché du travail sont beaucoup plus nombreuses que celles qui y entrent”, s’agace Caroline Young, présidente d’Experconnect, un cabinet qui propose aux entreprises des professionnels “retraités ou proches de l’être”.”Une fois que vous êtes partis, disons en moyenne à 64 ans, et que vous n’avez pas travaillé pendant deux ou trois ans, vous êtes inemployable par les entreprises, donc vous n’allez pas recommencer à bosser à 67″, estime-t-elle.

Le cumul emploi-retraite fortement restreint en 2027

A partir de 2027, les conditions de cumul emploi-retraite vont se durcir fortement, une conséquence passée presque inaperçue de l’adoption mardi du budget de la Sécurité sociale mais qui représente une petite révolution pour les seniors.Cette réforme “est plus importante que la suspension de la réforme des retraites parce que cette suspension va profiter transitoirement aux seules générations 1964-68, alors que là, on a un changement systémique, qui va toucher l’ensemble des futures générations de retraités”, avertit l’économiste du travail Philippe Askenazy.Les changements intégrés dans la loi de finances de la Sécurité sociale se fondent sur des préconisations de la Cour des comptes qui avait pointé en mai dernier les “effets d’aubaine” générés par ce dispositif jusqu’à présent encouragé par les gouvernements. Ce cumul concernait, selon la Cour, environ 710.000 personnes en 2020, qui tiraient en moyenne 9.000 € par an de leur activité.Actuellement, deux systèmes cohabitent, le cumul intégral et le cumul plafonné. Une personne qui bénéficie d’une retraite à taux plein peut reprendre une activité sans plafond de revenus. A l’inverse, quelqu’un qui est parti à la retraite avant d’atteindre le taux plein voit le montant du cumul entre pension et revenus d’activité plafonné à 160% du montant brut du Smic ou à son dernier salaire mensuel brut (le plus avantageux des deux est retenu). C’est le cas de Jacques (prénom modifié), 61 ans. Poissonnier dans la grande distribution, cet Ardéchois a pris sa retraite l’an dernier grâce au dispositif carrières longues mais fait des animations dans des supermarchés, pour s’approcher du salaire qu’il gagnait avant sa retraite mais aussi pour “sortir, voir des gens”.- Crédit à payer -“On n’a pas le choix parce que les retraites augmentent très peu chaque année et la vie augmente”, explique-t-il, disant avoir encore “un petit crédit à payer sur (sa) maison”. Jusqu’à ses 63 ans, son cumul pension-salaires est plafonné à environ 2.900 euros brut.La modification des règles, conforme aux préconisations de la Cour des comptes, doit entrer en vigueur le 1er janvier 2027. A partir de cette date, une personne qui a pris sa retraite avant l’âge légal (“64 ans à terme”, selon le gouvernement) et qui reprend une activité verra 100% de ses revenus déduits de sa pension de retraite.Entre l’ouverture des droits à la retraite et l’âge d’annulation de la décote (67 ans), la pension sera réduite de 50% des revenus d’activité supérieurs à un seuil qui pourrait être fixé autour de 7.000 euros annuels. Cumuler retraite et emploi avant 67 ans deviendra ainsi très peu intéressant financièrement. Après 67 ans, en revanche, un cumul intégral sera possible.Le cumul emploi-retraite “est simplifié” et “retrouve son objectif initial: compléter le revenu des retraités les plus modestes”, explique le site internet du ministère du Travail.Le rapport de la Cour des comptes distinguait quatre profils de retraités qui travaillent: 27% de cadres aux pensions élevées, 27% de professions intermédiaires aux pensions modestes, 24% de personnes aux carrières longues et aux pensions moyennes et 22% de personnes dont la carrière a connu des aléas, avec des pensions faibles, souvent des femmes.  “Le cumul emplois-retraites a eu un certain succès pour augmenter le taux d’emploi des seniors, c’est un système qui marchait bien, et on le restreint drastiquement”, déplore l’économiste Philippe Askenazy, disant craindre une augmentation du travail au noir.Selon lui, la retraite progressive, qui permet de travailler à temps partiel tout en percevant une partie de sa retraite, ne pourra pas se substituer au cumul emploi-retraite, car elle est difficile à mettre en œuvre dans les petites entreprises.”Les entreprises ont désespérément besoin de certaines compétences pointues parce que les cohortes qui sortent du marché du travail sont beaucoup plus nombreuses que celles qui y entrent”, s’agace Caroline Young, présidente d’Experconnect, un cabinet qui propose aux entreprises des professionnels “retraités ou proches de l’être”.”Une fois que vous êtes partis, disons en moyenne à 64 ans, et que vous n’avez pas travaillé pendant deux ou trois ans, vous êtes inemployable par les entreprises, donc vous n’allez pas recommencer à bosser à 67″, estime-t-elle.

Electricité: le gouvernement anticipe une “stabilité” des factures pour la plupart des ménages en 2026 et 2027

Le gouvernement anticipe une “stabilité” des factures d’électricité pour la plupart des ménages pour les années 2026 et 2027 malgré la fin du système de régulation très avantageux qui s’éteint au 31 décembre 2025.A partir du 1er janvier, même avec la fin de ce dispositif tarifaire régulé dit Arenh, “les prix des factures devraient être stables au moins en 2026 et en 2027”, pour la plupart des ménages français, “au vu des prix bas de l’énergie décarbonée française sur les marchés de gros”, a indiqué Bercy à l’AFP. Concrètement, pour ces deux années-là, “le passage au nouveau mécanisme n’aura pas d’impact” sur les tarifs réglementés de vente de l’électricité (TRVE), qui concernent quelque 19,75 millions d’abonnés, soit 56% des clients résidentiels, ajoute Bercy. Depuis 2011, un système appelé Arenh obligeait l’opérateur historique EDF à céder un quart environ de sa production nucléaire annuelle à des industriels très énergivores et à ses concurrents fournisseurs alternatifs à un prix très avantageux de 42 euros du MWh, pour répondre aux exigences européennes en matière de concurrence. Ce dispositif s’éteint au 31 décembre 2025 et sera remplacé par un nouveau système, une sorte de “garde-fou” tarifaire, selon les mots de Bercy, qui a été pensé comme un “compromis entre protection des consommateurs” et les besoins d'”investissement dans le système énergétique de l’avenir et notamment dans le programme nucléaire pour EDF”.Sur le principe, ce mécanisme laisse la faculté à EDF de vendre plus librement sa production nucléaire de gré à gré, en fonction des prix de marchés. Mais au-delà de certains seuils, ses revenus, s’ils sont élevés, seront taxés pour être redistribués à tous les consommateurs, particuliers comme entreprises: c’est le versement nucléaire universel (VNU), un dispositif instauré dans le projet de loi de finances 2025, et qui suscite des critiques pour son manque de lisibilité. Ainsi ce système “VNU” viendra “diminuer la facture des consommateurs si les prix devaient dépasser” deux seuils progressifs prévus à 78 euros du MWh puis 110 euros du MWh, “en prélevant EDF” sur ses recettes qui excèdent ces plafonds, explique Bercy. Or au vu des prix actuels de l’électricité française sur les marchés de gros – environ 50 euros du MWh – les consommateurs ne devraient donc pas bénéficier de cette redistribution à partir de 2026, comme l’avait déjà anticipé la Commission de régulation de l’énergie, le régulateur du secteur, en septembre dernier. 

Electricité: le gouvernement anticipe une “stabilité” des factures pour la plupart des ménages en 2026 et 2027

Le gouvernement anticipe une “stabilité” des factures d’électricité pour la plupart des ménages pour les années 2026 et 2027 malgré la fin du système de régulation très avantageux qui s’éteint au 31 décembre 2025.A partir du 1er janvier, même avec la fin de ce dispositif tarifaire régulé dit Arenh, “les prix des factures devraient être stables au moins en 2026 et en 2027”, pour la plupart des ménages français, “au vu des prix bas de l’énergie décarbonée française sur les marchés de gros”, a indiqué Bercy à l’AFP. Concrètement, pour ces deux années-là, “le passage au nouveau mécanisme n’aura pas d’impact” sur les tarifs réglementés de vente de l’électricité (TRVE), qui concernent quelque 19,75 millions d’abonnés, soit 56% des clients résidentiels, ajoute Bercy. Depuis 2011, un système appelé Arenh obligeait l’opérateur historique EDF à céder un quart environ de sa production nucléaire annuelle à des industriels très énergivores et à ses concurrents fournisseurs alternatifs à un prix très avantageux de 42 euros du MWh, pour répondre aux exigences européennes en matière de concurrence. Ce dispositif s’éteint au 31 décembre 2025 et sera remplacé par un nouveau système, une sorte de “garde-fou” tarifaire, selon les mots de Bercy, qui a été pensé comme un “compromis entre protection des consommateurs” et les besoins d'”investissement dans le système énergétique de l’avenir et notamment dans le programme nucléaire pour EDF”.Sur le principe, ce mécanisme laisse la faculté à EDF de vendre plus librement sa production nucléaire de gré à gré, en fonction des prix de marchés. Mais au-delà de certains seuils, ses revenus, s’ils sont élevés, seront taxés pour être redistribués à tous les consommateurs, particuliers comme entreprises: c’est le versement nucléaire universel (VNU), un dispositif instauré dans le projet de loi de finances 2025, et qui suscite des critiques pour son manque de lisibilité. Ainsi ce système “VNU” viendra “diminuer la facture des consommateurs si les prix devaient dépasser” deux seuils progressifs prévus à 78 euros du MWh puis 110 euros du MWh, “en prélevant EDF” sur ses recettes qui excèdent ces plafonds, explique Bercy. Or au vu des prix actuels de l’électricité française sur les marchés de gros – environ 50 euros du MWh – les consommateurs ne devraient donc pas bénéficier de cette redistribution à partir de 2026, comme l’avait déjà anticipé la Commission de régulation de l’énergie, le régulateur du secteur, en septembre dernier. 

Israel demolishes east Jerusalem building, evicting Palestinians

Israeli bulldozers tore through a four-storey building in east Jerusalem on Monday, leaving scores of Palestinian residents unsure where to go after their doors were broken down in the middle of the night by authorities enforcing hasty evictions.The building was the latest in a series of residential structures to be razed as Israeli officials target what they describe as unauthorised construction in the city’s annexed east — a campaign that local Palestinian officials characterised as a “systematic policy” to displace residents.”The demolition is a tragedy for all residents,” Eid Shawar, who lives in the building, told AFP.Located in the Silwan neighbourhood near the Old City, the building comprised a dozen apartments housing approximately 100 people, many of them women, children and elderly residents.”They broke down the door while we were asleep and told us we could only change our clothes and take essential papers and documents,” said Shawar, a father of five.With nowhere else to go, Shawar, 38, said his seven-member family would have to sleep in his car.”They are destroying my bedroom,” lamented one woman, as she watched the heavy machines rip through the building.Three bulldozers began tearing down the structure early on Monday as residents looked on, their clothes and belongings scattered across nearby streets, an AFP journalist saw.Israeli police cordoned off surrounding roads, with security forces deployed across the area and positioned on rooftops of neighbouring houses.By midday, a large part of the building had already been razed to the ground.Built on privately owned Palestinian land, the structure had been slated for demolition for lacking a permit, activists said.- ‘Systematic policy’ -Two Israeli NGOs, Ir Amin and Bimkon, said the demolition was the largest carried out in 2025, adding in a statement that “around 100 east Jerusalem families have lost their homes”.Palestinians face severe obstacles in obtaining building permits due to Israel’s restrictive planning policies, according to activists, an issue that has fuelled tensions in east Jerusalem and across the occupied West Bank for years.The building’s destruction “is part of a systematic policy aimed at forcibly displacing Palestinian residents and emptying the city of its original inhabitants”, the Jerusalem governorate, affiliated with the Ramallah-based Palestinian Authority, said in a statement.”Any demolition that expels residents from their homes constitutes a clear occupation plan to replace the land’s owners with settlers.”On Sunday, Israel approved the establishment of 19 new settlements in the occupied West Bank, part of a rapid expansion, but considered illegal under international law.The Jerusalem municipality, which administers both west and east Jerusalem, has previously said demolitions are carried out to address illegal construction and to enable the development of infrastructure or green spaces in the area.In a statement on Monday to AFP, the municipality said the demolition of the building in Silwan was based on a 2014 court order, and “the land on which the structure stood is zoned for leisure and sports uses and construction, and not for residential purposes”.”For a long period, the residents were granted extensions for the execution of the order and were offered various options in order to find a solution, but they declined to do so.”- Constant tensions -Activists, however, accuse Israeli authorities of frequently designating areas in east Jerusalem as national parks or open spaces to advance Israeli settlement interests.Silwan begins at the foot of the Old City, where hundreds of Israeli settlers live among nearly 50,000 Palestinians.The demolition there was “carried out without prior notice, despite the fact that a meeting was scheduled” on Monday to discuss steps to legalise the structure, Ir Amin and Bimkom said in their statement.”This is part of an ongoing policy,” they said.Meanwhile, residents and their relatives are worried.”You had children and even sick people like my brother, who is a cancer patient, living in the building,” Ashraf Sqafi told AFP as he watched the demolition.”All this is very painful.”The status of Jerusalem remains one of the most contentious issues in the Israeli-Palestinian conflict.Tensions are constant in east Jerusalem and its Old City, which Israel has occupied since the 1967 Arab-Israeli war. It swiftly annexed the area following the conflict.Those tensions have only intensified since the October 7, 2023 attack by Hamas that triggered the devastating war in Gaza.Israel regards east Jerusalem as an integral part of its capital, while the Palestinians want to make the city the capital of their future state.The UN deems Israel’s annexation of east Jerusalem illegal, and does not recognise Jerusalem as Israel’s capital.

Conflit frontalier : des discussions Thaïlande-Cambodge mercredi

La Thaïlande et le Cambodge ont accepté lundi après des pourparlers régionaux en Malaisie d’avoir mercredi des discussions directes pour tenter de régler leur conflit frontalier, qui a fait plus de 40 morts et des centaines de milliers de déplacés en deux semaines.Le ministre thaïlandais des Affaires étrangères Sihasak Phuangketkeow l’a annoncé lundi à l’issue d’une réunion de l’Association des nations de l’Asie du Sud-Est (Asean) à Kuala Lumpur.Il a par ailleurs jugé “précipité” l’accord de cessez-le-feu signé en octobre sous l’égide du président américain Donald Trump, suspendu peu de temps après, quand des soldats thaïlandais auraient été blessés en marchant sur une mine que Bangkok a accusé les Cambodgiens d’avoir récemment posée.Le Cambodge, par la voix de son ministère de l’Intérieur, a exprimé de son côté son “optimisme” quant à la “sincérité” de la Thaïlande à mettre en oeuvre un cessez-le-feu “conformément aux objectifs de l’Asean”.Selon les derniers bilans officiels respectifs, au moins 43 personnes ont été tuées – 23 côté thaïlandais, 20 côté cambodgien – depuis la reprise des affrontements le 7 décembre et environ 900.000 personnes ont été contraintes d’évacuer les régions frontalières de part et d’autre.- “Des actions” -Face au risque d’enlisement, les efforts diplomatiques se sont accentués la semaine dernière et la réunion de lundi en Malaisie, pays assurant la présidence tournante de l’Asean, semble avoir permis une avancée.”Notre position est qu’un cessez‑le‑feu ne vient pas avec une annonce mais par des actions”, a tout de même tempéré le chef de la diplomatie thaïlandaise Sihasak Phuangketkeow, rappelant l’une des exigences de son pays : que le Cambodge s’investisse davantage dans le déminage des zones frontalières.Il est également revenu sur l’accord de cessez-le-feu signé le 26 octobre à Kuala Lumpur en présence de Donald Trump à l’occasion d’un déplacement en Asie du président américain, qui rêve du prix Nobel de la paix.”J’ai remarqué que nous nous étions parfois précipités pour faire la déclaration (commune). Parce que les Etats‑Unis voulaient que la déclaration soit signée à temps pour la visite du président Trump”, a avancé le ministre thaïlandais.Un premier épisode d’affrontements en juillet entre les deux royaumes d’Asie du Sud-Est avait fait 43 morts et environ 300.000 déplacés pendant cinq jours avant qu’une trêve ne soit conclue.- Un Chinois blessé ? -Pendant que les diplomates discutaient à Kuala Lumpur, les hostilités se sont poursuivies lundi à la frontière.Le Cambodge a affirmé qu’un ressortissant chinois, employé d’une compagnie minière, avait été blessé dans des tirs d’artillerie de l’armée thaïlandaise près de la frontière, sans préciser la gravité de ses blessures.La Chine a entamé la semaine dernière une médiation. Après s’être rendu au Cambodge, l’envoyé spécial de Pékin pour les affaires asiatiques, Deng Xijun, a rencontré lundi à Bangkok le Premier ministre thaïlandais Anutin Charnvirakul. “La Chine, en tant que pays neutre, ne veut pas voir de conflits dans cette région”, a déclaré le dirigeant thaïlandais après cette rencontre.”En tant qu’ami et proche voisin du Cambodge et de la Thaïlande, la Chine espère sincèrement que les deux parties chercheront à maintenir la paix et la stabilité le long de la frontière”, a dit de son côté Lin Jian, un porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères.Le conflit entre la Thaïlande et le Cambodge trouve son origine dans un différend territorial sur le tracé de leur frontière de 800 kilomètres, effectué pendant la période coloniale française.burs-mba-sdu/bds