Commerce: l’espoir grandit dans les discussions entre Washington et Pékin

Les négociations commerciales entre Chine et Etats-Unis se poursuivaient mardi à Londres et devraient reprendre dans la soirée après une pause, l’objectif restant de consolider la trêve arrachée il y a un mois à Genève.Ce nouveau cycle de discussions est scruté attentivement par les marchés, qui espèrent des progrès aussi significatifs que lors des négociations suisses: Pékin et Washington s’étaient alors entendus sur une réduction substantielle de leurs taxes douanières respectives pendant 90 jours.”Nous avons discuté toute la journée d’hier et je m’attends à ce que ce soit encore le cas aujourd’hui. Tout se passe bien”, a déclaré sur Bloomberg TV le secrétaire d’Etat au Commerce américain, Howard Lutnick, à son arrivée mardi pour ce deuxième jour de négociations.Les discussions ont marqué une pause en fin de journée mais devraient reprendre à 20H00 heures locales (19H00 GMT), a confirmé auprès de l’AFP un porte-parole du représentant au Commerce de la Maison Blanche (USTR).Donald Trump avait affirmé lundi avoir “de bons échos”. “Tout se passe bien avec la Chine. Mais la Chine n’est pas facile”, a-t-il dit. “Nous souhaitons ouvrir la Chine et si nous n’y parvenons pas, nous ne ferons sans doute pas de geste” en leur faveur.- Marchés rassurés -Les terres rares chinoises constituent un enjeu clef des négociations, les Etats-Unis souhaitant rétablir le rythme des expéditions de ces métaux stratégiques, bien plus bas “que celui considéré comme optimal par les entreprises”, a souligné sur CNBC Kevin Hasset, principal conseiller économique de M. Trump.Or ces matières premières, dont les expéditions pâtissent de la guerre commerciale mondiale lancée début avril par le président américain, sont cruciales pour les batteries électriques, les éoliennes ou encore les systèmes de défense (missiles, radars, satellites).La Chine aimerait de son côté que les États-Unis reconsidèrent certains contrôles aux exportations sur ses produits. Interrogé sur cette possibilité, M. Trump s’est contenté d’un “nous verrons bien” évasif.Pour M. Hassett, l’objectif est “une franche et forte poignée de main” après laquelle “le contrôle des exportations par les Etats-Unis sera levé et les terres rares arriveront en quantité”.Selon Ipek Ozkardeskaya, analyste chez Swissquote Bank, les marchés ont été rassurés lundi par “des rumeurs” selon lesquelles “les États-Unis pourraient être disposés à faire des concessions”.”Les investisseurs sont prêts à s’accrocher à toute nouvelle positive concernant le commerce”, relève pour sa part Kathleen Brooks, directrice de recherche pour XTB, au point se satisfaire de la seule prolongation des discussions –qui se déroulent au prestigieux Lancaster House, au cœur de Londres.La Chine est représentée par son vice-Premier ministre, He Lifeng, comme à Genève, accompagné de son ministre du Commerce Wang Wentao et du représentant au Commerce international, Li Chenggang.Côté américain, Howard Lutnick est entouré du secrétaire au Trésor, Scott Bessent et du USTR, Jamieson Greer.- Dégâts réels -Cette rencontre à Londres est organisé après un accès de tension, Donald Trump accusant il y a une dizaine de jours Pékin de ne pas respecter les termes de l’accord de désescalade signé à Genève.Puis l’Américain et son homologue chinois Xi Jinping se sont entretenus jeudi dernier par téléphone, un échange jugé positif par le locataire de la Maison Blanche.En Suisse, Washington avait accepté de ramener les droits de douane sur les produits chinois de 145% à 30%, en échange d’un mouvement similaire par Pékin de 125% à 10% sur les produits américains, pour 90 jours.Mais les conséquences de la guerre commerciale sont déjà réels, avec une baisse de 12,7% des exportations chinoises vers les Etats-Unis en mai par rapport à avril, selon les statistiques officielles de Pékin.Tout en travaillant à la normalisation des relations avec Washington, le gouvernement chinois s’est lancé dans des discussions avec ses autres partenaires pour constituer un front commun face aux États-Unis.Xi Jinping a d’ailleurs invité mardi son homologue sud-coréen récemment élu, Lee Jae-myung, à travailler avec lui pour “préserver conjointement le multilatéralisme et le libre-échange”, selon un média d’Etat.

Colombie: multiples attaques coordonnées dans le sud-ouest, quatre morts

Deux policiers et deux civils ont été tués mardi dans le sud-ouest de la Colombie visé par une série d’attentats à la bombe et d’attaques armées coordonnées, a indiqué la police.Au total, dix-neuf attaques armées, explosions de drones et de voitures et motos piégées ont visé des postes de police et des bâtiments municipaux à Cali, la troisième ville du pays, et plusieurs municipalités voisines, a déclaré le chef de la police locale, Carlos Fernando Triana, à la station de radio locale La FM.”Il y a deux policiers morts ainsi que des civils” a-t-il dit.La police a ensuite précisé qu’au moins deux civils faisaient partie des victimes, et que 12 personnes ont été blessées, dont trois policiers.Selon M. Triana, des combats sont en cours aux abords du village de Morales, dans le département de Cauca.Les départements de Cauca et de Valle del Cauca sont le théâtre d’affrontements réguliers entre l’armée et des dissidents de l’ex-guérilla des Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC, qui ont signé un accord de paix en 2016).Selon le chef de la police, les guérilleros commémorent l’anniversaire de la mort en 2022 d’un ex-commandant, Leider Johani Noscue, alias “Mayimbu”. Il qualifie ces attaques de “démentielles”.Diverses explosions ont été enregistrées dans le département de Valle del Cauca, dont à Cali la capitale où un policier a été tué, à Jamundi, à Corinto et à Buenaventura, le port le plus important de la Colombie sur le Pacifique.D’autres explosions se sont produites à El Bordo et Villa Rica, situés dans le département voisin de Cauca.A Corinto, un photographe de l’AFP a constaté les dégâts dans la rue et bâtiments environnants après l’explosion d’une voiture piégée.Luz Amparo Hincapié, une habitante, était chez elle lorsque l’explosion a également ravagé sa boulangerie. “On a pensé à un tremblement de terre,” a-t-elle déclaré à l’AFP. “Mon mari a dit +non, ça tire+”. Elle est allée ensuite constater les dégâts sur son commerce: “Tout est détruit”, s’est-elle lamenté.- Arrestation imminente ? -Dans ces deux départements et dans l’Amazonie colombienne, les dissidents des FARC de l’État-Major Central (EMC), commandés par Ivan Mordisco, occupent de vastes zones de culture de coca, le principal ingrédient de la cocaïne.Depuis plusieurs semaines, des spéculations ont émergé concernant l’état de santé d’Ivan Mordisco, qui aurait été blessé lors d’une opération militaire, et sa possible arrestation. Ces attaques coordonnées pourraient être liées. Le président colombien Gustavo Petro, qui avait ouvert des pourparlers de paix avec l’ensemble des guérillas et cartels qui opèrent dans le pays, premier producteur au monde de cocaïne, compare Ivan Mordisco au défunt baron de la cocaïne Pablo Escobar (1949-1993).Le dialogue de paix entamé avec son organisation a été rompu en avril 2024, Mordisco ayant abandonné les négociations.Ces attentats et attaques surviennent trois jours après la tentative d’assassinat à Bogota du sénateur de droite Miguel Uribe, 39 ans, prétendant à la présidence. Touché par deux balles à la tête, il est dans un état grave. Des milliers de personnes sont descendues dans les rues des grandes villes pour allumer des bougies, prier et exprimer leur colère. De nombreux Colombiens craignent un retour à la violence des années 1980 et 1990, lorsque les attentats des cartels, la violence des guérillas et les assassinats politiques étaient récurrents.

Combs defense seeks to show ex had agency

Sean Combs’s defense lawyers on Tuesday began questioning a woman who dated the music mogul up until his arrest, and who has testified in agonizing detail that he pressured her into drug-fueled sex with escorts.In the initial hours of questioning defense attorney Teny Geragos sought to show that this woman speaking under the pseudonym Jane had agency throughout her relationship with Combs — an attempt to show that what prosecutors deem to be sex trafficking was in fact consensual.The defense exhibited loving messages and voice notes the pair shared, and also asked Jane about her “jealousy” regarding Combs’s “polyamorous” lifestyle that involved other girlfriends, some of them public.Geragos elicited testimony from Jane in which she said she gravitated to men who were “successful.””My ideal partner is a protector and provider,” Jane said.She also testified that at points she felt “very loved” by Combs and that he was her “baby.”This witness questioning core to the case has so far been largely cordial, with Jane responding calmly and precisely.At one point when Geragos asked her a probing question about her ex’s relationship with their child, Jane was direct.”What does that have to do with this whole thing?” she answered.- Violent outburst -Jane previously told jurors how the final year of her relationship with the artist known as “Diddy” exploded into violence in June 2024.At the time Combs was already under investigation by federal authorities; his homes had been raided, and the now-infamous security footage of him assaulting his ex-girlfriend Casandra Ventura in a hotel was public.Jane, who began seeing Combs in early 2021, detailed how she had longed for a more traditional romantic relationship with him.But she said 90 percent of their time together resulted in sometimes days-long sex parties that saw Combs direct her to have sex with male escorts while he watched, even as she told him the encounters made her feel “sleazy” and “disgusted.”Jane told jurors Combs paid for her rent at the time and still does. He also continues to fund her legal costs.She previously testified at length that she felt “obligated” to participate in hotel sex parties for “fear of losing the roof over my head” that Combs was bankrolling.A June 2024 date-turned-argument escalated when Jane said she pushed Combs’s head onto a marble countertop in her home and began hurling candles — acts of “built-up” anger, she testified.Combs was livid: Jane said he kicked down doors and ultimately put her in a chokehold. She ran out but upon return Combs kicked and punched her until she had a black eye and “golf-ball” sized welts, she said.Combs instructed her to ice the injuries and prepare for a hotel night with an escort.”You’re not going to ruin my fucking night,” she said Combs told her. When she said she didn’t want to participate, he stood closely to her face as he asked in a “forceful” tone: “Then is this coercion?” Jane ultimately complied: “I just felt like I wasn’t even in my own body,” she said.- ‘Sexual trauma’ -When Ventura — who last month testified of physical and psychological abuse in similarily excruciating detail — filed her 2023 civil lawsuit that opened the door for a federal investigation, Jane said she “almost fainted.””There was a whole other woman feeling the same thing,” Jane said.”I feel like I’m reading my own sexual trauma. It makes me sick how three solid pages, word for word, is exactly my experiences and my anguish,” she messaged Combs, in text records read in court.Jane said that following their physical fight in the summer of 2024, they saw each other twice more before his arrest last September.The 55-year-old faces life in prison if convicted of racketeering and sex trafficking.Jane’s story was not in the original indictment against Combs, but she was added after receiving a subpoena requiring she testify in November 2024 before a grand jury.She began speaking to prosecutors in January of this year.Jane testified that she told Combs’s defense team about the brawl last summer before she told prosecutors.She said she felt “obligated” to meet the defense team “due to my relationship.”Jane has not filed any civil suit against Combs, and said in court Monday she has no plans to.Jane’s testimony is expected to last through Thursday, and the Manhattan federal trial is anticipated to continue several more weeks.

Contamination au cadmium: des dépistages remboursés “à l’automne” en médecine de ville

Des dépistages du cadmium, auquel les Français sont fortement contaminés en mangeant des céréales ou du pain du fait de l’utilisation des engrais phosphatés en agriculture, seront remboursés “à l’automne en médecine de ville”, a annoncé mardi le ministre chargé de la Santé.Le 5 juin, les Unions régionales des professionnels de santé-Médecins Libéraux (URPS) avaient dénoncé “une explosion de la contamination des jeunes enfants” en France à ce métal toxique, “omniprésent dans notre environnement” en raison de l’épandage d’engrais phosphatés, qui s’accumule dans l’organisme et expose à un risque accru de pathologies cardiovasculaires et de cancer notamment.Ces professionnels ont “fait remonter l’intérêt d’un dépistage” de cette substance ciblant les patients à risque, a rappelé Yannick Neuder, interrogé à l’Assemblée nationale par la députée écologiste Sandrine Rousseau.”Ce dépistage est remboursé à l’hôpital et il le sera à l’automne en médecine de ville”, a-t-il déclaré.Selon le ministère, “les travaux sur le remboursement des tests de dépistage du cadmium pour les personnes à risque, et le cadre de ce remboursement, sont en cours avec l’objectif d’avoir défini” ce périmètre d’ici la fin 2025.Quant à la recommandation émise en 2021 par l’Agence nationale de sécurité sanitaire, de l’alimentation, de l’environnement (Anses) de ne pas dépasser les 20 mg de cadmium par kg d’engrais phosphatés, M. Neuder a affirmé qu’il sera “particulièrement vigilant sur l’arrêté que doit prendre le ministère de l’Agriculture sur ce sujet, comme l’ont fait d’autres pays, comme la Finlande, la Pologne ou la Roumanie”.D’une ampleur inédite, l’enquête de santé publique Albane, dont le lancement a été annoncé mardi, doit scruter la santé de la population française (alimentation, activité physique…) et notamment son exposition à des substances telles que pesticides, bisphénols, phtalates et cadmium.Par ailleurs, la proposition de loi visant à instaurer un registre national des cancers pour améliorer le suivi de cette maladie, adoptée en avril 2023 au Sénat, a été inscrite à l’ordre du jour de l’Assemblée nationale le 23 juin, a noté M. Neuder. Les registres départementaux existants ne couvrent que 21 à 24% de la population française.Le 3 juin, Aurélien Rousseau, ancien ministre de la Santé devenu député, avait demandé à M. Neuder de “mener à son terme le projet de registre” et révélé être lui-même atteint d’un cancer, appelant le gouvernement à ne pas couper dans les budgets de la recherche sur cette maladie et à soutenir la prévention.La présidente de l’Assemblée Yaël Braun-Pivet, qui avait révélé en janvier avoir été diagnostiquée il y a trois ans d’un cancer du sein, avait de son côté enjoint l’exécutif à se saisir du texte “sur l’ordre du jour du gouvernement” pour “aller vite”.

MaPrimeRénov’ complétée avec “des centaines de millions d’euros” d’argent privé en 2025, selon la ministre du Logement

La ministre chargée du Logement Valérie Létard a assuré, mardi devant les députés, que le budget de 3,6 milliards d’euros pour 2025 de MaPrimeRénov’ serait “complété avec plusieurs centaines de millions d’euros de certificats d’économie d’énergie”, dispositif financé par les entreprises.Le doute règne autour du programme d’aides à la rénovation énergétique depuis l’annonce la semaine dernière par le gouvernement de la suspension cet été du guichet de demande d’aides MaPrimeRénov’. Mme Létard a rappelé que le gouvernement n’entendait pas supprimer MaPrimeRénov’ – “le budget est sanctuarisé avec 3,6 milliards d’euros” – et veut aller “plus loin”. “Nous allons même compléter, avec plusieurs centaines de millions d’euros de certificats d’économies d’énergie”, a-t-elle annoncé. Les certificats d’économies d’énergie (CEE) sont un dispositif basé sur le principe du pollueur-payeur, qui oblige les fournisseurs d’énergie à financer des actions de réduction de la consommation d’énergie et d’amélioration de l’efficacité énergétique.Le gouvernement prévoit de réorienter fortement ce système, qui représente une enveloppe colossale de 4 à 6 milliards d’euros chaque année, vers la décarbonation de la mobilité et l’amélioration de la performance énergétique des logements.Les CEE financent déjà 30% des aides pour la rénovation énergétique globale d’un logement et le gouvernement prévoit de porter cette part à 60%, selon le cabinet de Mme Létard. Un arrêté en ce sens “sera publié cette semaine et entrera en vigueur le lendemain de sa publication”, a précisé le ministère.Ce texte prévoit de doubler les CEE acquis par une entreprise pour le financement d’une rénovation énergétique globale, de les quadrupler s’il s’agit du logement d’un ménage aux ressources modestes et de le multiplier par cinq si le ménage est en situation de précarité énergétique.”Cette bascule n’est pas une baisse du budget de l’Etat pour le remplacer par autre chose. Les CEE viennent en plus du budget décidé par l’Etat – pas en substitution”, a assuré le ministère chargé du Logement. La ministre a, en outre, annoncé une réunion le 17 juin de “tous les acteurs du secteur pour travailler aux modalités de cette suspension temporaire”, avec pour objectif de réduire les “délais d’instruction qui pèsent trop sur les usagers et sur les entreprises” et de “construire les nouvelles modalités” de MaPrimeRénov’. Le dépôt de nouvelles demandes d’aides MaPrimeRénov’ sera suspendu du 1er juillet au 15 septembre, afin de gérer un trop grand nombre de demandes et de tentatives de fraudes. 

Pentagon chief vows to honor US-Australia sub deal

Defense Secretary Pete Hegseth sought Tuesday to reassure lawmakers over the US pledge to supply Australia with a fleet of nuclear-powered submarines, amid growing concern that production is not rolling out quickly enough to meet the commitment. Under the AUKUS deal signed to great fanfare in 2021, Washington, London and Canberra are cooperating on the joint development of cyber warfare tools, artificial intelligence and hypersonic missiles. The agreement commits the United States to building cutting-edge submarines for Australia, an investment with an estimated cost of up to $235 billion over 30 years.  Australia plans to acquire at least three Virginia Class submarines from the United States within the next 15 years, eventually manufacturing its own nuclear-powered subs.The US navy has 24 Virginia-class vessels, which can carry cruise missiles, but American shipyards are struggling to meet production targets set at two new boats each year. Critics question why the United States would sell nuclear-powered submarines to Australia without stocking its own military first.Questioned by members of the US House of Representatives, Hegseth said his team was talking “every day” to US shipbuilders Electric Boat and Huntington Ingalls to ensure that “their needs not only are being met, but their shortfalls are being addressed.”The former Fox News host, one of President Donald Trump’s most divisive cabinet appointments, acknowledged a “gap” between current supply and future demand, but added that submarine building is “crucial” to US security. He blamed Trump’s Democratic predecessor Joe Biden for having “neglected” the industrial base for submarine construction. While the stealthy Virginia class is an attack and intelligence gathering submarine designed for a wide range of missions, the Columbia class is a ballistic missile carrier built for nuclear deterrence that will be the largest submarine ever built by the United States.Democrat Rosa DeLauro — whose home state of Connecticut builds Navy submarines — berated Hegseth over the Pentagon’s decision to move $3.1 billion earmarked in 2026 for Columbia-class construction to 2027 and 2028.”Is that going to raise alarm bells across the defense industrial base by signaling a lack of commitment to the program?” she asked.Hegseth committed to the “on-time” delivery of the vessels. 

Ukraine: deuxième phase d’un échange de prisonniers après des frappes nocturnes

La Russie et l’Ukraine ont procédé mardi à la deuxième phase d’un échange d’ampleur de prisonniers de guerre, seule avancée concrète des récents pourparlers de paix à Istanbul, désormais dans l’impasse. Ce nouvel échange est intervenu quelques heures après des frappes nocturnes russes qui ont fait au moins 3 morts en Ukraine. “Un deuxième groupe de militaires russes a été rapatrié depuis le territoire contrôlé par le régime de Kiev. En échange, un groupe de prisonniers de guerre des forces armées ukrainiennes a été remis”, a indiqué le ministère russe de la Défense, cité par les agences russes TASS et Ria Novosti.Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a précisé de son côté que l’échange de mardi concernait des “soldats grièvement blessés” lors des combats.Lors des récents pourparlers de paix entre Kiev et Moscou, le 2 juin à Istanbul, Russes et Ukrainiens avaient convenus de libérer tous les prisonniers de guerre grièvement blessés ou malades et ceux âgés de moins de 25 ans.Les deux capitales n’ont pas précisé à ce stade le nombre de soldats impliqués dans cet échange, dont la première phase avait eu lieu lundi. – “Contraindre la Russie” -Parallèlement à ces échanges, de nouvelles frappes nocturnes russes impliquant des centaines de drones ont fait mardi trois morts et plusieurs blessés à Kiev et Odessa.Dans la nuit, la Russie a lancé sur l’Ukraine 315 drones explosifs, dont 213 ont été abattus par la défense antiaérienne, et sept missiles, tous neutralisés, selon l’armée de l’air ukrainienne.Plusieurs régions du pays ont été touchées par ces frappes ou par la chute de débris de drones abattus, dont la ville portuaire d’Odessa, où deux personnes ont été tuées et neuf blessées, selon le gouverneur régional Oleg Kiper.A Kiev, des immeubles résidentiels et entrepôts ont été touchés et une femme a été tuée et quatre personnes blessées. Une journaliste de l’AFP a entendu au moins 12 explosions et des tirs de la défense anti-aérienne, ainsi que le bourdonnement d’une dizaine de drones.L’armée russe a affirmé avoir ciblé l’industrie militaire ukrainienne et avoir notamment touché des usines fabriquant des missiles, des chars et des navires, ainsi que des aérodromes et dépôts de munitions et de carburant.En Russie, dans la région frontalière de Belgorod, une personne a été tuée et quatre autres blessées dans une attaque de drone ukrainienne ayant détruit une supérette, a annoncé le gouverneur Viatcheslav Gladkov.Après les frappes nocturnes russes, M. Zelensky a jugé “vital” que la réponse “ne soit pas le silence du monde, mais une action concrète”.Il a appelé à “une action de l’Amérique, qui a le pouvoir de contraindre la Russie à la paix” et à “une action de l’Europe, qui n’a pas d’autre choix que d’être forte”.Le président américain Donald Trump s’est pourtant mis en retrait du conflit ces dernières semaines, ayant notamment comparé l’invasion russe de l’Ukraine lancée en 2022 à “des jeunes enfants qui se battent”, sous-entendant qu’il pourrait laisser la guerre se poursuivre.Les Européens de leur côté, après avoir menacé la Russie de nouvelles “sanctions massives” si celle-ci refusait un cessez-le-feu – ce que Moscou a fait – peinent à trouver une réponse sans le soutien de Washington.- Echange de corps de soldats- L’incertitude demeure concernant l’échange entre Moscou et Kiev de milliers de corps de soldats tués, également décidé début juin à Istanbul. La Russie, qui a accepté de remettre 6.000 dépouilles à l’Ukraine, a indiqué attendre une confirmation de Kiev.Interrogé à ce sujet, le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, a indiqué mardi que des camions frigorifiques avec une partie des corps de soldats ukrainiens devant être remis attendaient “depuis plusieurs jours à la frontière” qu’un “accord définitif” soit trouvé.Sur le terrain, les combats se poursuivent. Dimanche, l’armée russe a affirmé être entrée dans la région ukrainienne de Dnipropetrovsk (centre-est), qui borde celles de Donetsk et de Zaporijjia déjà partiellement sous son contrôle, une première en plus de trois ans de conflit.Les forces de Moscou, qui occupent près de 20% du territoire ukrainien, sont aussi à l’offensive dans la région de Soumy (nord), où elles se trouvent à une vingtaine de kilomètres de la capitale régionale.Les négociations de paix sont, elles, bloquées, alors que les deux camps campent sur leurs positions. Moscou a rejeté la trêve “inconditionnelle” voulue par Kiev et les Européens, tandis que l’Ukraine a qualifié d'”ultimatums” les demandes russes.

Ukraine: deuxième phase d’un échange de prisonniers après des frappes nocturnes

La Russie et l’Ukraine ont procédé mardi à la deuxième phase d’un échange d’ampleur de prisonniers de guerre, seule avancée concrète des récents pourparlers de paix à Istanbul, désormais dans l’impasse. Ce nouvel échange est intervenu quelques heures après des frappes nocturnes russes qui ont fait au moins 3 morts en Ukraine. “Un deuxième groupe de militaires russes a été rapatrié depuis le territoire contrôlé par le régime de Kiev. En échange, un groupe de prisonniers de guerre des forces armées ukrainiennes a été remis”, a indiqué le ministère russe de la Défense, cité par les agences russes TASS et Ria Novosti.Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a précisé de son côté que l’échange de mardi concernait des “soldats grièvement blessés” lors des combats.Lors des récents pourparlers de paix entre Kiev et Moscou, le 2 juin à Istanbul, Russes et Ukrainiens avaient convenus de libérer tous les prisonniers de guerre grièvement blessés ou malades et ceux âgés de moins de 25 ans.Les deux capitales n’ont pas précisé à ce stade le nombre de soldats impliqués dans cet échange, dont la première phase avait eu lieu lundi. – “Contraindre la Russie” -Parallèlement à ces échanges, de nouvelles frappes nocturnes russes impliquant des centaines de drones ont fait mardi trois morts et plusieurs blessés à Kiev et Odessa.Dans la nuit, la Russie a lancé sur l’Ukraine 315 drones explosifs, dont 213 ont été abattus par la défense antiaérienne, et sept missiles, tous neutralisés, selon l’armée de l’air ukrainienne.Plusieurs régions du pays ont été touchées par ces frappes ou par la chute de débris de drones abattus, dont la ville portuaire d’Odessa, où deux personnes ont été tuées et neuf blessées, selon le gouverneur régional Oleg Kiper.A Kiev, des immeubles résidentiels et entrepôts ont été touchés et une femme a été tuée et quatre personnes blessées. Une journaliste de l’AFP a entendu au moins 12 explosions et des tirs de la défense anti-aérienne, ainsi que le bourdonnement d’une dizaine de drones.L’armée russe a affirmé avoir ciblé l’industrie militaire ukrainienne et avoir notamment touché des usines fabriquant des missiles, des chars et des navires, ainsi que des aérodromes et dépôts de munitions et de carburant.En Russie, dans la région frontalière de Belgorod, une personne a été tuée et quatre autres blessées dans une attaque de drone ukrainienne ayant détruit une supérette, a annoncé le gouverneur Viatcheslav Gladkov.Après les frappes nocturnes russes, M. Zelensky a jugé “vital” que la réponse “ne soit pas le silence du monde, mais une action concrète”.Il a appelé à “une action de l’Amérique, qui a le pouvoir de contraindre la Russie à la paix” et à “une action de l’Europe, qui n’a pas d’autre choix que d’être forte”.Le président américain Donald Trump s’est pourtant mis en retrait du conflit ces dernières semaines, ayant notamment comparé l’invasion russe de l’Ukraine lancée en 2022 à “des jeunes enfants qui se battent”, sous-entendant qu’il pourrait laisser la guerre se poursuivre.Les Européens de leur côté, après avoir menacé la Russie de nouvelles “sanctions massives” si celle-ci refusait un cessez-le-feu – ce que Moscou a fait – peinent à trouver une réponse sans le soutien de Washington.- Echange de corps de soldats- L’incertitude demeure concernant l’échange entre Moscou et Kiev de milliers de corps de soldats tués, également décidé début juin à Istanbul. La Russie, qui a accepté de remettre 6.000 dépouilles à l’Ukraine, a indiqué attendre une confirmation de Kiev.Interrogé à ce sujet, le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, a indiqué mardi que des camions frigorifiques avec une partie des corps de soldats ukrainiens devant être remis attendaient “depuis plusieurs jours à la frontière” qu’un “accord définitif” soit trouvé.Sur le terrain, les combats se poursuivent. Dimanche, l’armée russe a affirmé être entrée dans la région ukrainienne de Dnipropetrovsk (centre-est), qui borde celles de Donetsk et de Zaporijjia déjà partiellement sous son contrôle, une première en plus de trois ans de conflit.Les forces de Moscou, qui occupent près de 20% du territoire ukrainien, sont aussi à l’offensive dans la région de Soumy (nord), où elles se trouvent à une vingtaine de kilomètres de la capitale régionale.Les négociations de paix sont, elles, bloquées, alors que les deux camps campent sur leurs positions. Moscou a rejeté la trêve “inconditionnelle” voulue par Kiev et les Européens, tandis que l’Ukraine a qualifié d'”ultimatums” les demandes russes.

Two Palestinians killed as Israeli forces storm West Bank city

At least two Palestinians were killed Tuesday as Israel launched a large-scale military operation in the occupied West Bank city of Nablus, the Palestinian health ministry and the Israeli army said.The military said troops opened fire and “eliminated” two Palestinians who had attempted to steal a soldier’s weapon as the “counterterrorism operation” was underway in the old city of Nablus.The Palestinian health ministry said authorities had been informed by Israel of the deaths of Nidal Amira, 40, and Khaled Amira, 35. It did not specify whether the two were related.The Israeli military said one soldier was “moderately injured” and three others lightly in the incident.AFPTV footage showed Israeli soldiers standing in one of the old city’s narrow streets, next to two dead bodies.An AFP journalist said dozens of military vehicles entered Nablus’s historic centre shortly after midnight (2100 GMT Monday). A curfew had been announced over loudspeakers the day before.At a major square outside the old city, young men and boys gathered on Tuesday to burn tyres and throw stones at the Israeli armoured vehicles.The Palestine Red Crescent Society said that during the Israeli raid, at least three people were injured from bullet shrapnel, four from “physical assault”, and dozens more from tear gas inhalation.It added that ambulances were blocked from entering the old city, obstructing the work of medical teams.Israel said in a statement that its forces had searched “250 structures” and arrested “six wanted individuals” during Tuesday’s operation.The northern West Bank, where Nablus is located, has been the target of a major Israeli offensive since late January.Israel has occupied the West Bank since 1967 and its forces regularly carry out raids that authorities say target Palestinian militants.An AFP correspondent in Nablus saw Israeli soldiers searching shops and detaining several people for questioning on Tuesday.The correspondent said Israeli flags were raised over the roofs of buildings taken over by the troops and used as temporary bases.The old city of Nablus has seen several major Israeli raids, including in 2022 and 2023 during large-scale operations targeting a local grouping of armed fighters, and in 2002 during the second Palestinian intifada, or uprising.Violence has surged in the West Bank since the start of the Gaza war, triggered by the unprecedented October 7, 2023 attack on Israel by the Palestinian Islamist movement Hamas.The Palestinian Authority says at least 938 Palestinians, including fighters but also many civilians, have been killed in the West Bank by Israeli soldiers or settlers since October 2023.Over the same period, at least 35 Israelis including civilians and soldiers have been killed in Palestinian attacks or during Israeli military raids, according to official Israeli figures.