Chili: l’électricité de retour dans 90% des foyers du pays après une panne quasi-totale

Le courant est revenu dans 90% des foyers du Chili au cours de la nuit de mardi à mercredi, après une panne quasi-totale apparemment due à une défaillance du réseau électrique, selon les autorités.”A minuit, ce mercredi 26 février, 90% de la consommation a été rétablie” dans les logements, a annoncé dans un communiqué le gestionnaire de l’électricité.La coupure, intervenue à 15H16 (18H16 GMT) mardi, a mis le pays à l’arrêt, affectant plus de 95% des 20 millions d’habitants et conduisant le gouvernement à décréter l’état d’urgence et un couvre-feu pour la nuit dans une grande partie du pays, notamment la capitale Santiago.Il s’agit pour le Chili d’un panne encore pire que celle de 2010, alors provoquée par une défaillance technique dans une centrale de la région du Biobio (sud). Des centaines de milliers de personnes s’étaient alors retrouvées sans électricité. Le couvre-feu doit être levé à 06H00 (09H00 GMT) mercredi, a indiqué la ministre de l’Intérieur, Carolina Toha.- Transports saturés -Dans un communiqué publié dans l’après-midi, le métro de Santiago avait dit avoir évacué des trains et suspendu son service, qui compte environ 2,3 millions d’usagers par jour.”Nos équipes sont déployées dans toutes les stations pour soutenir l’évacuation en toute sécurité. Une fois ce processus terminé, les stations resteront fermées jusqu’à ce que le courant soit rétabli”, a expliqué la compagnie.”Je ne sais pas comment rentrer chez moi parce que tous les bus sont pleins”, a témoigné auprès de l’AFP Maria Angélica Roman, employée de 45 ans dans un bureau de recouvrement de la capitale.”A la banque où je travaille, toutes les opérations ont dû être arrêtées”, a de son côté rapporté Jonathan Macalupu, 25 ans.Selon les médias chiliens, des personnes ont été piégées dans des ascenseurs et des manèges avant d’être secourues.- “Scandaleux” -Le gouvernement a rapidement écarté la possibilité d’un sabotage.”Il n’y a aucune raison de supposer qu’il y a une attaque derrière tout cela. Il s’agirait d’un dysfonctionnement du système lui-même”, a avancé la ministre Carolina Toha.Elle a assuré que les hôpitaux et les prisons disposaient de générateurs de secours.”C’est scandaleux ! Ce n’est pas possible que la vie quotidienne de millions de Chiliens et de Chiliennes soit affectée de cette façon par des entreprises qui ne font pas bien leur travail”, a fustigé le président Gabriel Boric, s’en prenant, dans un communiqué publié par son bureau, aux acteurs privés du secteur.La confusion s’est propagée de la capitale de sept millions d’habitants à diverses régions du pays.A Valparaiso, cité portuaire située à 120 kilomètres à l’ouest de Santiago, des témoins ont également rapporté mardi que des magasins avaient fermé dans le chaos.”Des policiers gèrent la circulation car il y a beaucoup d’embouteillages dans des rues habituellement peu fréquentées. Tous les magasins ferment”, avait raconté par téléphone à l’AFP Anadriel Hernandez, un étudiant de 20 ans.

Face à la montée des eaux, Nauru vend sa nationalité pour financer le déménagement de sa population

Payer 105.000 dollars pour un passeport qui ouvre les frontières de dizaines de pays: l’île-Etat de Nauru monnaye sa nationalité pour financer le déménagement futur de sa population menacée par la montée des eaux, malgré les risques associés à ce système de “passeport doré”.Cet Etat insulaire océanien de faible altitude, situé en Micronésie, compte près de 13.000 habitants, menacés par les effets du changement climatique, et notamment la montée des eaux, qui commence à ronger son littoral.Les experts du climat de l’ONU estiment que l’île, et quatre autres Etats – les Maldives, les Tuvalu, les îles Marshall et Kiribati – risquent de devenir inhabitables d’ici 2100, provoquant 600.000 réfugiés climatiques.Pour financer ces opérations de déplacement des habitants des littoraux vers le centre de l’île, Nauru veut désormais permettre à des étrangers d’obtenir son passeport, moyennant 105.000 dollars.”Pour Nauru, il ne s’agit pas seulement de s’adapter au changement climatique, mais de garantir un avenir durable et prospère pour les générations à venir”, explique à l’AFP son président David Adeang.L’île, l’une des plus petites nations du monde avec une superficie totale de 21 kilomètres carrés, est constituée d’un plateau central peu élevé comptant des roches phosphatées.Ces gisements de phosphate, ressource naturelle qui sert par exemple à produire des engrais, faisaient autrefois de Nauru l’un des territoires à la richesse par habitant la plus élevée de la planète.Mais ces réserves se sont taries depuis longtemps et les chercheurs estiment aujourd’hui que l’exploitation minière a rendu inhabitable 80% du territoire.Les terrains restants sont, eux, directement menacés par la montée des eaux.- Coûteux déménagement -Les financements climatiques étaient “insuffisants” pour répondre au défi qui s’annonce, assure Edward Clark, à la tête de ce Programme de citoyenneté pour la résilience économique et climatique lancé en novembre. Les premières demandes sont en cours d’examen, précise-t-il.Le gouvernement de Nauru escompte récolter 5,7 millions de dollars dès la première année grâce à cette mesure, selon Edward Clark. Les autorités espèrent que ce chiffre passera progressivement à 43 millions de dollars, une somme qui représenterait 20% des recettes totales annuelles du gouvernement.Nauru estime aujourd’hui que 90% de la population devra un jour être déplacée vers des terres en altitude, actuellement inhospitalières et nécessitant donc d’importants aménagements.Une opération extrêmement coûteuse: la première phase de ce déménagement massif est estimée à plus de 60 millions de dollars. Pour payer l’addition, Nauru veut croire en son nouveau programme, vantant les mérites de son passeport qui permet d’entrer sans visa dans près de 90 pays, dont le Royaume-Uni, l’Irlande ou encore les Emirats arabes unis.- Activités criminelles -Plusieurs autres Etats du Pacifique ont déjà mis à la vente un système de passeport doré similaire, comme le Vanuatu, les îles Samoa ou le royaume de Tonga, recense le Lowy Institute, un groupe de recherche australien.Mais ce système est controversé car il peut faciliter des activités criminelles, met en garde Henrietta McNeill, experte à l’université nationale australienne.Certains pourraient, selon elle, se servir de leur nouvelle nationalité pour fuir la justice dans leur pays d’origine, blanchir de l’argent ou profiter des exemptions de visa octroyées par cette pièce d’identité.Une précédente tentative de vente de passeports par Nauru avait déjà mal tourné. En 2003, sa citoyenneté avait été ainsi octroyée à des membres d’Al-Qaïda, plus tard arrêtés en Asie, selon la chaîne australienne ABC.Mais M. Clark assure que cette fois, Nauru n’accordera des passeports qu’à des investisseurs dont les antécédents auront été passés au crible.”Ce programme ne se limite pas à l’acquisition d’un nouveau passeport”, a-t-il assuré, arguant qu'”il s’agit aussi de rejoindre une communauté qui se cherche des solutions novatrices pour relever les défis mondiaux”.Depuis 2012, Nauru a accepté des millions de dollars du gouvernement australien pour héberger des migrants ayant demandé l’asile en Australie.Mais le programme a été progressivement réduit à la suite de 14 décès de détenus, de multiples tentatives de suicide et d’au moins six saisines de la Cour pénale internationale.Nauru détenait encore 87 personnes au 31 août 2024, selon les derniers chiffres du gouvernement australien.

Face à la montée des eaux, Nauru vend sa nationalité pour financer le déménagement de sa population

Payer 105.000 dollars pour un passeport qui ouvre les frontières de dizaines de pays: l’île-Etat de Nauru monnaye sa nationalité pour financer le déménagement futur de sa population menacée par la montée des eaux, malgré les risques associés à ce système de “passeport doré”.Cet Etat insulaire océanien de faible altitude, situé en Micronésie, compte près de 13.000 habitants, menacés par les effets du changement climatique, et notamment la montée des eaux, qui commence à ronger son littoral.Les experts du climat de l’ONU estiment que l’île, et quatre autres Etats – les Maldives, les Tuvalu, les îles Marshall et Kiribati – risquent de devenir inhabitables d’ici 2100, provoquant 600.000 réfugiés climatiques.Pour financer ces opérations de déplacement des habitants des littoraux vers le centre de l’île, Nauru veut désormais permettre à des étrangers d’obtenir son passeport, moyennant 105.000 dollars.”Pour Nauru, il ne s’agit pas seulement de s’adapter au changement climatique, mais de garantir un avenir durable et prospère pour les générations à venir”, explique à l’AFP son président David Adeang.L’île, l’une des plus petites nations du monde avec une superficie totale de 21 kilomètres carrés, est constituée d’un plateau central peu élevé comptant des roches phosphatées.Ces gisements de phosphate, ressource naturelle qui sert par exemple à produire des engrais, faisaient autrefois de Nauru l’un des territoires à la richesse par habitant la plus élevée de la planète.Mais ces réserves se sont taries depuis longtemps et les chercheurs estiment aujourd’hui que l’exploitation minière a rendu inhabitable 80% du territoire.Les terrains restants sont, eux, directement menacés par la montée des eaux.- Coûteux déménagement -Les financements climatiques étaient “insuffisants” pour répondre au défi qui s’annonce, assure Edward Clark, à la tête de ce Programme de citoyenneté pour la résilience économique et climatique lancé en novembre. Les premières demandes sont en cours d’examen, précise-t-il.Le gouvernement de Nauru escompte récolter 5,7 millions de dollars dès la première année grâce à cette mesure, selon Edward Clark. Les autorités espèrent que ce chiffre passera progressivement à 43 millions de dollars, une somme qui représenterait 20% des recettes totales annuelles du gouvernement.Nauru estime aujourd’hui que 90% de la population devra un jour être déplacée vers des terres en altitude, actuellement inhospitalières et nécessitant donc d’importants aménagements.Une opération extrêmement coûteuse: la première phase de ce déménagement massif est estimée à plus de 60 millions de dollars. Pour payer l’addition, Nauru veut croire en son nouveau programme, vantant les mérites de son passeport qui permet d’entrer sans visa dans près de 90 pays, dont le Royaume-Uni, l’Irlande ou encore les Emirats arabes unis.- Activités criminelles -Plusieurs autres Etats du Pacifique ont déjà mis à la vente un système de passeport doré similaire, comme le Vanuatu, les îles Samoa ou le royaume de Tonga, recense le Lowy Institute, un groupe de recherche australien.Mais ce système est controversé car il peut faciliter des activités criminelles, met en garde Henrietta McNeill, experte à l’université nationale australienne.Certains pourraient, selon elle, se servir de leur nouvelle nationalité pour fuir la justice dans leur pays d’origine, blanchir de l’argent ou profiter des exemptions de visa octroyées par cette pièce d’identité.Une précédente tentative de vente de passeports par Nauru avait déjà mal tourné. En 2003, sa citoyenneté avait été ainsi octroyée à des membres d’Al-Qaïda, plus tard arrêtés en Asie, selon la chaîne australienne ABC.Mais M. Clark assure que cette fois, Nauru n’accordera des passeports qu’à des investisseurs dont les antécédents auront été passés au crible.”Ce programme ne se limite pas à l’acquisition d’un nouveau passeport”, a-t-il assuré, arguant qu'”il s’agit aussi de rejoindre une communauté qui se cherche des solutions novatrices pour relever les défis mondiaux”.Depuis 2012, Nauru a accepté des millions de dollars du gouvernement australien pour héberger des migrants ayant demandé l’asile en Australie.Mais le programme a été progressivement réduit à la suite de 14 décès de détenus, de multiples tentatives de suicide et d’au moins six saisines de la Cour pénale internationale.Nauru détenait encore 87 personnes au 31 août 2024, selon les derniers chiffres du gouvernement australien.

Gaza ceasefire talks back on track after prisoner agreement

Israel has agreed to release Palestinian prisoners who were due to be freed last week in exchange for the bodies of four Israeli hostages, Egyptian state-linked media reported, as Washington’s top Middle East envoy said talks for a second phase of a Gaza ceasefire deal remained on track.Palestinian militant group Hamas late Tuesday confirmed the release agreement, negotiated under Egyptian supervision.In Washington, US President Donald Trump’s point person on the Middle East said Israeli representatives were already en route to talks on the next phase of the ceasefire deal.”We’re making a lot of progress. Israel is sending a team right now as we speak,” Steve Witkoff told an event for the American Jewish Committee.”It’s either going to be in Doha or in Cairo, where negotiations will begin again with the Egyptians and the Qataris,” he said.This first phase is supposed to end on Saturday, but negotiations planned for the rest of the process — which were to begin in early February — have not started.Hamas has said it is ready to release “in one go” all the hostages remaining during the second phase.On Sunday, the group accused Israel of endangering the Gaza truce by delaying the release of 600 Palestinian prisoners.Israel justified the delay by citing concerns over how the hostages have been freed, with Prime Minister Benjamin Netanyahu describing the process as “humiliating ceremonies”.- ‘Dignified swaps’ -Since the ceasefire took effect on January 19, Hamas has released 25 Israeli hostages in public ceremonies across Gaza, where masked, armed fighters have escorted the captives onto stages decorated with slogans.Israel has released over 1,100 Palestinian prisoners.The International Committee of the Red Cross has urged all parties to carry out prisoner and hostage swaps “in a dignified and private manner”.Given the nature of the deep-rooted Israeli-Palestinian conflict, prisoner releases from Israeli jails are highly controversial.In Israel, the prisoners are largely viewed as “terrorists” for the violent attacks they have carried out against civilians and security forces.The Israeli authorities and much of the public see their imprisonment as a necessary measure to prevent further attacks.For Palestinians, however, the releases are viewed as long-delayed justice with the prisoners often regarded as symbols of resistance against the Israeli occupation.- Ceasefire holds -Both sides have accused each other of violating the ceasefire, but it has so far held.Israel vowed to destroy Hamas after its October 7, 2023 attack, and has made bringing back all hostages seized that day one of its war objectives.The attack that triggered the war resulted in the deaths of more than 1,200 people, and Israel’s retaliation killed more than 48,000 in Gaza, according to figures from both sides.In Israel, hundreds of people attended the funeral Tuesday of hostage Oded Lifshitz, a peace activist and former journalist who died in captivity and whose body was returned last week.”We have fought all these years for social justice and peace. Unfortunately, we have received a terrible blow from those we helped on the other side,” said his wife, Yocheved Lifshitz, who was also kidnapped on October 7 in Kibbutz Nir Oz but released a few weeks later.Three other Israelis kidnapped in Nir Oz — Shiri Bibas, 32, and her two boys Ariel and Kfir, aged four and eight and a half months respectively — will be buried on Wednesday.Alongside the Gaza war — which displaced almost the enclave’s entire population of 2.4 million — Israel has intensified its military operations in the West Bank.The Israeli army said Tuesday it also carried out air strikes targeting military sites containing weapons in southern Syria, just days after Netanyahu called for demilitarising the area.At least two people were killed by a strike on one of the sites, the headquarters of a military unit southwest of Damascus, a war monitor said. 

Gaza: accord pour un nouvel échange, reprise des négociations en vue

Les médiateurs dans le conflit entre Israël et le Hamas ont convenu d’un nouvel échange de prionniers palestiniens contre des corps d’otages israéliens, selon une source proche de l’Etat égyptien, tandis que Washington laisse entrevoir une reprise imminente des pourparlers pour une deuxième phase du cessez-le-feu.”Nous faisons beaucoup de progrès. Israël envoie une équipe (de négociateurs) au moment où nous parlons”, a dit l’émissaire du président américain Donald Trump pour le Moyen-Orient, Steve Witkoff, mardi soir à Washington.   “C’est soit aller à Doha soit au Caire, où les négociations vont commencer, de nouveau avec les Egyptiens et les Qataris”, qui assurent la médiation aux côtés des Etats-Unis, a-t-il détaillé lors d’une rencontre organisée par l’American Jewish Committee.M. Witkoff a répété qu’il était prêt à se rendre très vite dans la région dans le cadre de la relance du processus.Les négociations n’ont jusqu’à présent pas démarré, laissant craindre une reprise des hostilités alors que la première phase du cessez-le-feu débuté le 19 janvier expire samedi 1er mars.Mardi soir, le média Al-Qahera news, lié à l’Etat égyptien, a annoncé que les médiateurs étaient parvenus à obtenir un accord pour la libération des 620 détenus palestiniens en échange des corps de quatre otages israéliensLe Hamas a confirmé cet accord sur Telegram, précisant qu’il s’inscrit dans la première phase du cessez-le-feu avec Israël, intervenu après 15 mois de guerre consécutive à l’attaque perpétrée par l’organisation islamiste palestinienne contre Israël.- “Cérémonies humiliantes” -Ces libérations auraient dû intervenir le 22 février, quand le Hamas avait relâché six Israéliens à l’occasion de ce qui devait être le septième échange d’otages contre des prisonniers palestiniens.Mais l’organisation islamiste avait à nouveau mis en scène ces libérations, exhibant cinq otages sur des podiums face à la foule, devant de grandes affiches rendant hommage aux combattants du Hamas tués avant de les remettre au Comité international de la Croix-Rouge.Israël avait alors annulé la libération des 620 Palestiniens, exigeant la fin des “cérémonies humiliantes”.La branche armée du Hamas avait ensuite publié, dans la soirée de samedi, une vidéo apparemment tournée dans la journée à Nousseirat, dans le centre de la bande de Gaza, montrant deux otages regardant ces libérations et suppliant le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu d’agir pour eux.Le Forum des familles d’otages avait dénoncé une “démonstration de cruauté particulièrement écoeurante”. Le CICR a exhorté toutes les parties à procéder aux échanges de prisonniers et d’otages “de manière digne et privée”.En réponse à la suspension de la libération des prisonniers, le Hamas avait accusé Israël de “mettre en grave danger tout l’accord de trêve”, et appelé les pays médiateurs à intervenir.Israël s’apprête par ailleurs à livrer mercredi un dernier hommage à Shriri Bibas et ses deux garçonnets Ariel et Kfir, trois otages morts en captivité à Gaza après avoir été enlevés le 7-Octobre, et dont les corps ont été restitués.- Funérailles de la famille Bibas -Compte tenu des marques de soutien “en provenance de tout Israël et du monde entier”, l’itinéraire de la procession funèbre a été rendu public “pour permettre à tous ceux qui le veulent d’accompagner nos êtres chers”, ont annoncé Yarden Bibas, le père de famille désormais veuf, et sa belle-soeur Dana Siton Silberman.Les funérailles proprement dites de la jeune mère de famille et de ses enfants, âgés quatre ans et huit mois et demi au moment de leur enlèvement, doivent avoir lieu dans l’intimité familiale à Zohar, près de la bande de Gaza.Mardi, des centaines de personnes, dont le président Isaac Herzog, ont participé aux funérailles d’Oded Lifshitz, un militant pacifiste et ancien journaliste pris en otage par le Hamas pendant l’attaque du 7-Octobre, mort en captivité et dont le corps a été restitué la semaine dernière.”Nous avons combattu toutes ces années pour la justice sociale et la paix. Malheureusement, nous avons reçu un coup terrible de ceux que nous avons aidés de l’autre coté”, a déclaré son épouse, Yocheved Lifshitz, enlevée en même temps que lui dans le kibboutz Nir Oz et libérée quelques semaines plus tard.L’attaque du Hamas a entraîné la mort de 1.215 personnes du côté israélien, en majorité des civils, selon un décompte de l’AFP basé sur des données officielles israéliennes et incluant les otages morts ou tués en captivité.L’offensive israélienne menée en représailles à Gaza a fait au moins 48.319 morts, en majorité des civils, selon les données du ministère de la Santé du Hamas, jugées fiables par l’ONU.La deuxième phase du cessez-le-feu est censée mettre fin définitivement à la guerre, ce à quoi l’extrême droite israélienne alliée du Premier ministre Benjamin Netanyahu s’oppose, menaçant la survie de son gouvernement. Le Hamas s’est pour sa part dit prêt à libérer “en une seule fois” tous les otages restants durant cette deuxième phase.

Gaza: accord pour un nouvel échange, reprise des négociations en vue

Les médiateurs dans le conflit entre Israël et le Hamas ont convenu d’un nouvel échange de prionniers palestiniens contre des corps d’otages israéliens, selon une source proche de l’Etat égyptien, tandis que Washington laisse entrevoir une reprise imminente des pourparlers pour une deuxième phase du cessez-le-feu.”Nous faisons beaucoup de progrès. Israël envoie une équipe (de négociateurs) au moment où nous parlons”, a dit l’émissaire du président américain Donald Trump pour le Moyen-Orient, Steve Witkoff, mardi soir à Washington.   “C’est soit aller à Doha soit au Caire, où les négociations vont commencer, de nouveau avec les Egyptiens et les Qataris”, qui assurent la médiation aux côtés des Etats-Unis, a-t-il détaillé lors d’une rencontre organisée par l’American Jewish Committee.M. Witkoff a répété qu’il était prêt à se rendre très vite dans la région dans le cadre de la relance du processus.Les négociations n’ont jusqu’à présent pas démarré, laissant craindre une reprise des hostilités alors que la première phase du cessez-le-feu débuté le 19 janvier expire samedi 1er mars.Mardi soir, le média Al-Qahera news, lié à l’Etat égyptien, a annoncé que les médiateurs étaient parvenus à obtenir un accord pour la libération des 620 détenus palestiniens en échange des corps de quatre otages israéliensLe Hamas a confirmé cet accord sur Telegram, précisant qu’il s’inscrit dans la première phase du cessez-le-feu avec Israël, intervenu après 15 mois de guerre consécutive à l’attaque perpétrée par l’organisation islamiste palestinienne contre Israël.- “Cérémonies humiliantes” -Ces libérations auraient dû intervenir le 22 février, quand le Hamas avait relâché six Israéliens à l’occasion de ce qui devait être le septième échange d’otages contre des prisonniers palestiniens.Mais l’organisation islamiste avait à nouveau mis en scène ces libérations, exhibant cinq otages sur des podiums face à la foule, devant de grandes affiches rendant hommage aux combattants du Hamas tués avant de les remettre au Comité international de la Croix-Rouge.Israël avait alors annulé la libération des 620 Palestiniens, exigeant la fin des “cérémonies humiliantes”.La branche armée du Hamas avait ensuite publié, dans la soirée de samedi, une vidéo apparemment tournée dans la journée à Nousseirat, dans le centre de la bande de Gaza, montrant deux otages regardant ces libérations et suppliant le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu d’agir pour eux.Le Forum des familles d’otages avait dénoncé une “démonstration de cruauté particulièrement écoeurante”. Le CICR a exhorté toutes les parties à procéder aux échanges de prisonniers et d’otages “de manière digne et privée”.En réponse à la suspension de la libération des prisonniers, le Hamas avait accusé Israël de “mettre en grave danger tout l’accord de trêve”, et appelé les pays médiateurs à intervenir.Israël s’apprête par ailleurs à livrer mercredi un dernier hommage à Shriri Bibas et ses deux garçonnets Ariel et Kfir, trois otages morts en captivité à Gaza après avoir été enlevés le 7-Octobre, et dont les corps ont été restitués.- Funérailles de la famille Bibas -Compte tenu des marques de soutien “en provenance de tout Israël et du monde entier”, l’itinéraire de la procession funèbre a été rendu public “pour permettre à tous ceux qui le veulent d’accompagner nos êtres chers”, ont annoncé Yarden Bibas, le père de famille désormais veuf, et sa belle-soeur Dana Siton Silberman.Les funérailles proprement dites de la jeune mère de famille et de ses enfants, âgés quatre ans et huit mois et demi au moment de leur enlèvement, doivent avoir lieu dans l’intimité familiale à Zohar, près de la bande de Gaza.Mardi, des centaines de personnes, dont le président Isaac Herzog, ont participé aux funérailles d’Oded Lifshitz, un militant pacifiste et ancien journaliste pris en otage par le Hamas pendant l’attaque du 7-Octobre, mort en captivité et dont le corps a été restitué la semaine dernière.”Nous avons combattu toutes ces années pour la justice sociale et la paix. Malheureusement, nous avons reçu un coup terrible de ceux que nous avons aidés de l’autre coté”, a déclaré son épouse, Yocheved Lifshitz, enlevée en même temps que lui dans le kibboutz Nir Oz et libérée quelques semaines plus tard.L’attaque du Hamas a entraîné la mort de 1.215 personnes du côté israélien, en majorité des civils, selon un décompte de l’AFP basé sur des données officielles israéliennes et incluant les otages morts ou tués en captivité.L’offensive israélienne menée en représailles à Gaza a fait au moins 48.319 morts, en majorité des civils, selon les données du ministère de la Santé du Hamas, jugées fiables par l’ONU.La deuxième phase du cessez-le-feu est censée mettre fin définitivement à la guerre, ce à quoi l’extrême droite israélienne alliée du Premier ministre Benjamin Netanyahu s’oppose, menaçant la survie de son gouvernement. Le Hamas s’est pour sa part dit prêt à libérer “en une seule fois” tous les otages restants durant cette deuxième phase.

Procès en France d’un ancien chirurgien pour pédocriminalité: le témoignage de son ex-épouse attendu mercredi

Au troisième jour du procès de Joël Le Scouarnec, jugé dans l’ouest de la France pour violences sexuelles sur 299 patients, mineurs pour la plupart, la cour criminelle de Vannes poursuivra mercredi l’audition de proches de l’ancien médecin, notamment son ex-épouse dont le témoignage est très attendu par les victimes.Il s’agit de l’une des plus grandes affaires de pédocriminalité jamais jugées dans le pays. L’accusé encourt une peine maximale de 20 ans de réclusion pour 111 viols et 189 agressions sexuelles, aggravés par le fait qu’il abusait de sa fonction.Après une journée dense mardi, lors de laquelle deux des fils de l’ex-chirurgien ont dressé à la barre le portrait d’une famille hantée par les non-dits et les actes d’un grand-père incestueux, évoquant un père modèle dont la “perversion a explosé comme une bombe atomique”, la présidente Aude Buresi entendra mercredi après-midi Marie-France, qui n’a divorcé qu’en 2023 de Joël Le Scouarnec.Elle affirme ne jamais avoir eu le moindre soupçon sur les penchants pédophiles de son mari, malgré des écrits de ce dernier laissant penser le contraire, une première condamnation pour détention d’images pédopornographiques en 2005 et une lettre manuscrite datant de 2010, versée au dossier.D’autres proches de l’ancien médecin, le plus souvent immobile, comme figé dans son box vitré, témoigneront avant elle.De nombreuses victimes, pour la plupart mineures lors des actes perpétrés entre 1989 et 2014 dans plusieurs hôpitaux de l’ouest de la France, espèrent des “réponses” sur l’étendue de sa connaissance des faits.Amélie Lévêque, que Joël Le Scouarnec est accusé d’avoir violée quand elle avait neuf ans, a dit mardi soir à l’AFP avoir “des attentes énormes” concernant l’ex-épouse.”Elle est l’adulte qui, sous couvert de préserver ses enfants, a gardé secrets tous les sévices de son mari”, a-t-elle dénoncé. “J’ai beaucoup de colère contre elle et j’espère qu’elle aura un mot pour nous, victimes.””Nous sommes des victimes dont un bon nombre aurait pu être évité”.- Silences -Les deux fils de Joël Le Scouarnec passés à la barre, âgés de 37 et 42 ans, ont décrit mardi une enfance heureuse, un père qui leur a transmis des “valeurs”.Mais le plus âgé a aussi fait état des nombreuses violences sexuelles que son grand-père paternel lui faisait subir entre ses cinq et dix ans.Des agressions qu’il a longtemps tues auprès de ses parents, dans une famille où le silence était la règle. Marie-France avoue ainsi à son fils avoir été elle aussi “abusée” par “plusieurs personnes”. Cependant, sa confidence ne suscitera aucune question.Idem en 2024, lorsque les gendarmes français saisissent les disques durs de Joël Le Scouarnec et qu’il est condamné un an plus tard à quatre mois de prison avec sursis pour détention d’images pédopornographiques.”Quand on est condamné, on revient pas à la maison à 18H00 comme si de rien n’était”, s’étonne encore le fils. Mais il ne questionne pas son père et ce n’est qu’en 2017, affirme-t-il, que “sa perversion a explosé comme une bombe atomique dans la famille”.- Visages “incompatibles” -Pour Me Marie Grimaud, qui représente 39 victimes dont trois qui étaient des amies d’enfance des fils Le Scouarnec, les frères “font face à un père et à un homme, deux visages totalement incompatibles”.”C’est une famille où la parole ne circulait pas. Les tabous existaient, les non-dits étaient là”, a-t-elle analysé, soulignant “la dynamique de l’inceste”.L’avocat de la défense, Me Maxime Tessier, a rappelé que “les enfants ne peuvent jamais être tenus pour responsables des crimes qui sont commis par leur père et que lui-même a reconnus”.L’ancien chirurgien consignait méticuleusement dans des carnets et fichiers les informations liées à ses victimes ainsi que les violences infligées, souvent sous couvert de geste médical.Il a déjà été condamné en 2020 à 15 ans de prison pour viols et agressions sexuelles sur quatre enfants, dont deux nièces.Mardi, il a demandé “pardon” à ses fils pour la “dévastation” qu’il a causée au sein de sa famille.