Ukraine: dix morts dans des frappes russes massives sur Kiev

Des centaines de missiles et de drones russes se sont abattus sur des quartiers résidentiels de Kiev, faisant au moins dix morts, une attaque massive qui montre selon le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, que la Russie “préfère les missiles balistiques plutôt que la table des négociations”.La Russie a tiré 598 drones et 31 missiles balistiques et de croisière sur l’Ukraine dans la nuit de mercredi à jeudi, a annoncé l’armée de l’air ukrainienne. Selon les données préliminaires, 563 drones de combat et drones leurres ainsi que 26 missiles ont été abattus ou brouillés, a précisé l’armée de l’air dans un communiqué. “Dix personnes sont mortes parmi lesquelles un enfant. Plus de 30 personnes ont également été blessées parmi lesquelles quatre enfants”, a indiqué le parquet ukrainien dans un communiqué.Le bâtiment de la mission de l’UE a été endommagé lors des frappes russes sur Kiev, a par ailleurs annoncé le président du Conseil européen, Antonio Costa, se disant “horrifié” de “l’agression russe qui ne fait que renforcer notre détermination à soutenir l’Ukraine et son peuple”.Tôt jeudi, les services de secours et les habitants s’affairaient à ramasser des débris de verre et de matériaux de construction dans les rues du centre de Kiev, a constaté un journaliste de l’AFP.Une attaque a creusé un cratère de cinq étages dans un immeuble d’habitation, coupant le bâtiment en deux, selon des images publiées par le président Zelensky. Les fenêtres des immeubles d’habitation et des petites entreprises ont été soufflées. Des matelas pendaient sur des balcons éventrés par une frappe. M. Zelensky a déploré “une autre attaque massive de nos villes”. “Encore des meurtres”, a écrit le président ukrainien sur Telegram. “La Russie n’a aucun intérêt pour la diplomatie. Elle choisit de continuer de tuer plutôt que de mettre fin à la guerre”, lancée il y a trois ans et demi par l’invasion russe de l’Ukraine.L’Ukraine attend une “réaction” de la part du monde entier, notamment de nouvelles sanctions à l’encontre de Moscou, a ajouté son président, appelant les alliés de la Russie, tels la Chine ou la Hongrie, membre de l’Union européenne, à adopter des positions fermes.Après trois ans et demi du conflit le plus sanglant en Europe depuis la fin de la Seconde guerre mondiale, la capitale ukrainienne a vécu une nuit de violents bombardements.Des journalistes de l’AFP ont entendu de puissantes explosions à plusieurs reprises. Ils ont vu un missile être abattu, les débris incandescents retombant, et entendu le son de drones survolant la ville, tandis que des habitants se réfugiaient dans des souterrains et dans le métro.Selon l’administration militaire, l’attaque a été menée à la fois à l’aide de drones et de missiles — balistiques, de croisière et hypersoniques — qui ont frappé la capitale en plus de 20 endroits.Des habitants étaient bloqués sous les décombres d’immeubles résidentiels. Une école maternelle a subi des dégâts, des dizaines de voitures ont été détruites et un centre commercial du centre ville a été touché.Pendant la nuit, des alertes aériennes ont retenti sur l’ensemble du territoire ukrainien.Côté russe, l’armée a indiqué avoir intercepté 102 drones ukrainiens, alors que les attaques aériennes de Kiev ciblant les raffineries ces dernières semaines ont fait flamber le prix de l’essence.- Avancées russes -Fin juillet, des bombardements russes avaient fait plus de 30 morts à Kiev, l’une des attaques les plus meurtrières dans la capitale ukrainienne depuis le début de l’invasion russe à grande échelle en 2022. Ces frappes avaient poussé le président américain, Donald Trump à accroître la pression sur Moscou pour accepter une trêve et conduit à sa rencontre avec son homologue russe, Vladimir Poutine, en Alaska le 15 août.Après ce sommet, suivi par une visite à Washington de M. Zelensky accompagné de ses alliés européens, le dirigeant américain a dit vouloir préparer une rencontre en face à face entre les présidents russe et ukrainien.Depuis, il n’y a toutefois pas eu d’avancées en vue d’un tel sommet, Moscou et Kiev se rejetant la responsabilité d’un blocage.Avant la conclusion d’un hypothétique accord de paix, l’Ukraine veut obtenir des garanties de sécurité des Occidentaux pour dissuader Moscou de toute nouvelle attaque.M. Zelensky a annoncé que des membres de son équipe allaient rencontrer vendredi à New York des représentants de l’administration de Donald Trump.Pour mettre fin à son assaut, la Russie réclame notamment que l’Ukraine lui cède quatre régions partiellement occupées, en plus de la Crimée annexée en 2014, et renonce à intégrer l’Alliance atlantique. Des conditions que Kiev juge inacceptables.L’armée russe, qui occupe environ 20% de l’Ukraine, dans l’est et le sud, a accéléré sa progression sur le terrain ces derniers mois face à des unités ukrainiennes moins nombreuses et moins bien équipées.

François Bayrou jeudi devant un Medef hostile à tout retour de l’ISF

François Bayrou, désormais prêt “à toutes les négociations nécessaires” sur le budget s’il remporte son pari d’un vote de confiance à l’Assemblée nationale, viendra l’évoquer jeudi devant un Medef fermement opposé à tout retour d’un impôt de type ISF, souhaité par la gauche.Le Premier ministre interviendra à 14H30 devant la Rencontre des entrepreneurs de France (REF), qui se tient pour la première fois à Roland-Garros avec un slogan qui résonne avec l’actualité : “Jeu décisif”.M. Bayrou, qui a présenté le 15 juillet les grandes lignes d’un effort budgétaire de 44 milliards d’euros en 2026, s’attirant la désapprobation des oppositions avec des idées comme la suppression de deux jours fériés, a surpris lundi en annonçant qu’il se soumettrait à un vote de confiance à l’Assemblée nationale le 8 septembre.Le décret présidentiel convoquant le Parlement en session extraordinaire pour ce vote de confiance a été publié au Journal Officiel jeudi, avec un ordre du jour en un seul point : “une déclaration de politique générale”, en application de l’article 49-1 de la Constitution.Les oppositions ayant annoncé qu’elles voteraient contre, M. Bayrou a affirmé mercredi sur TF1 qu’il recevrait les responsables de partis et de groupes parlementaires à partir de lundi pour “examiner les choses avec eux”, avec pour “condition préalable de s’entendre sur l’importance de l’effort” à réaliser.Mardi et jeudi, ce sont les partenaires sociaux auxquels le Premier ministre a rendu ou rendra visite.La cheffe de file de la CFDT Marylise Léon est favorable à faire contribuer davantage les plus riches au budget, alors que Patrick Martin estime que, “quelle qu’en soit la forme, un retour de l’ISF serait ravageur pour notre économie, et nous nous y opposerons”.Déjà incisif mercredi à la tribune de la REF, il a accusé jeudi matin sur BFM Business les hommes politiques “d’être dans un monde parallèle et de ne pas voir ce qui se passe sur la planète sur le plan économique” notamment en matière de concurrence internationale.”Que ceux qui expriment de manière politicienne ce genre de propositions”, une forte taxation du patrimoine des plus riches, “n’oublient jamais que si les chefs d’entreprises lèvent le crayon, le pays part en vrille”, a-t-il soutenu.Le Medef est davantage ouvert à “un double effacement”, selon M. Martin, la remise en cause de certains avantages financiers consentis aux entreprises contre “un abaissement des seuils d’imposition à l’euro près, si possible avec un gain”. Il a néanmoins espéré “un ressaisissement de la part des partis dits de gouvernement pour, le temps qu’il faudra, passer au-dessus de leurs calculs (…) individuels, poser les colts et discuter avec les chefs d’entreprise.”A quatre jours de commencer à recevoir les chefs de partis à Matignon, François Bayrou les manquera de peu, jeudi à la REF. En effet, événement-phare de cette université d’été, la table ronde de clôture réunira, une heure après la fin d’intervention du Premier ministre, l’ensemble des chefs de partis pour un débat sur l’avenir économique du pays.

François Bayrou jeudi devant un Medef hostile à tout retour de l’ISF

François Bayrou, désormais prêt “à toutes les négociations nécessaires” sur le budget s’il remporte son pari d’un vote de confiance à l’Assemblée nationale, viendra l’évoquer jeudi devant un Medef fermement opposé à tout retour d’un impôt de type ISF, souhaité par la gauche.Le Premier ministre interviendra à 14H30 devant la Rencontre des entrepreneurs de France (REF), qui se tient pour la première fois à Roland-Garros avec un slogan qui résonne avec l’actualité : “Jeu décisif”.M. Bayrou, qui a présenté le 15 juillet les grandes lignes d’un effort budgétaire de 44 milliards d’euros en 2026, s’attirant la désapprobation des oppositions avec des idées comme la suppression de deux jours fériés, a surpris lundi en annonçant qu’il se soumettrait à un vote de confiance à l’Assemblée nationale le 8 septembre.Le décret présidentiel convoquant le Parlement en session extraordinaire pour ce vote de confiance a été publié au Journal Officiel jeudi, avec un ordre du jour en un seul point : “une déclaration de politique générale”, en application de l’article 49-1 de la Constitution.Les oppositions ayant annoncé qu’elles voteraient contre, M. Bayrou a affirmé mercredi sur TF1 qu’il recevrait les responsables de partis et de groupes parlementaires à partir de lundi pour “examiner les choses avec eux”, avec pour “condition préalable de s’entendre sur l’importance de l’effort” à réaliser.Mardi et jeudi, ce sont les partenaires sociaux auxquels le Premier ministre a rendu ou rendra visite.La cheffe de file de la CFDT Marylise Léon est favorable à faire contribuer davantage les plus riches au budget, alors que Patrick Martin estime que, “quelle qu’en soit la forme, un retour de l’ISF serait ravageur pour notre économie, et nous nous y opposerons”.Déjà incisif mercredi à la tribune de la REF, il a accusé jeudi matin sur BFM Business les hommes politiques “d’être dans un monde parallèle et de ne pas voir ce qui se passe sur la planète sur le plan économique” notamment en matière de concurrence internationale.”Que ceux qui expriment de manière politicienne ce genre de propositions”, une forte taxation du patrimoine des plus riches, “n’oublient jamais que si les chefs d’entreprises lèvent le crayon, le pays part en vrille”, a-t-il soutenu.Le Medef est davantage ouvert à “un double effacement”, selon M. Martin, la remise en cause de certains avantages financiers consentis aux entreprises contre “un abaissement des seuils d’imposition à l’euro près, si possible avec un gain”. Il a néanmoins espéré “un ressaisissement de la part des partis dits de gouvernement pour, le temps qu’il faudra, passer au-dessus de leurs calculs (…) individuels, poser les colts et discuter avec les chefs d’entreprise.”A quatre jours de commencer à recevoir les chefs de partis à Matignon, François Bayrou les manquera de peu, jeudi à la REF. En effet, événement-phare de cette université d’été, la table ronde de clôture réunira, une heure après la fin d’intervention du Premier ministre, l’ensemble des chefs de partis pour un débat sur l’avenir économique du pays.

Trump grave son pouvoir dans le marbre, l’or et l’ostentation

Entre sa future salle de bal à la Maison Blanche et ses projets d’embellissement de la ville de Washington, Donald Trump, qui se rêve en président-bâtisseur, a lancé des chantiers d’une envergure inédite.Le “chic dictateur”. Voilà comment le critique britannique Peter York a décrit le style prisé par le président américain.”Je suis doué pour construire des choses”, a lancé l’ancien promoteur immobilier, qui a écrit son nom en lettres dorées sur moult hôtels de luxe, en annonçant la construction d’une énorme salle de bal à la Maison Blanche.Ce chantier estimé à 200 millions d’euros, que le milliardaire de 79 ans s’est engagé à financer seul s’il le faut, sera le plus ambitieux depuis le début du XXème siècle au 1600 Pennsylvania Avenue.Depuis la dernière grande rénovation menée entre 1948 et 1952, sous Harry Truman, les présidents successifs se sont contentés de touches personnelles discrètes.- Cossu -Aucun n’a altéré le style cossu, sans ostentation de la Maison Blanche, censé représenter la simplicité de la République américaine, à l’opposé des fastes des monarchies européennes d’antan.Depuis son retour au pouvoir en janvier, Donald Trump a donné au bâtiment les accents clinquants de sa propriété la plus connue, celle de Mar-a-Lago en Floride.Il a changé la bucolique roseraie en patio couvert de grandes dalles claires, meublé de tables et chaises en ferronnerie blanche, surmontées de parasols à rayures jaunes et blanches – répliques du mobilier de Mar-a-Lago. La raison invoquée est qu’ainsi les femmes portant des talons ne s’enfonceront plus dans la pelouse.L’ancien animateur de téléréalité y a fait installer une sono puissante et s’amuse parfois à passer ses tubes préférés à plein volume. Les journalistes de l’AFP à la Maison Blanche ont ainsi entendu récemment, en pleine journée, les échos de “YMCA”.Quant à la décoration rutilante du Bureau ovale, chargé de dorures et tableaux, elle donne lieu régulièrement sur les réseaux sociaux à des montages photo “Avant/Après” qui ravissent ses partisans autant qu’ils horrifient ses opposants.- “Loge de catcheur” -La pièce “en avait besoin”, a récemment affirmé le président américain. Son homologue sud-coréen Lee Jae-myung, reçu lundi, a jugé poliment que l’ensemble, “beau et brillant” symbolisait le “nouvel avenir de prospérité” de l’Amérique.La rock star Jack White a au contraire comparé le célèbre bureau à “une loge de catcheur tapageuse.” L’ambition esthétique du président américain dépasse les jardins de la Maison Blanche – où il a  planté deux gigantesques drapeaux américains – pour embrasser toute la ville de Washington.Donald Trump veut “embellir” la capitale fédérale, où il a déjà repris le contrôle du maintien de l’ordre, en déployant la Garde nationale.”Il s’agit de mise en scène toujours plus forte du pouvoir”, explique à l’AFP Peter Loge, professeur de communication à la Washington University.- “Continuation” -“Il met son nom sur des bibles et des casinos, c’est donc une continuation logique. Sauf qu’il joue désormais avec des vies humaines, avec la réputation des Etats-Unis et la culture démocratique”, ajoute-t-il.Plus mesuré, le président de l’Association historique de la Maison Blanche, Stewart McLaurin, note que tous les travaux d’envergure menés dans le passé à la Maison Blanche avaient été critiqués “pour leur coût, leur nature et leur pertinence”.”Beaucoup de ces changements sont toutefois aujourd’hui partie intégrante” de l’édifice,  écrit-il dans un essai publié en juin.Le président américain, que l’on sent réellement captivé par ces chantiers, entend superviser le moindre détail, des colonnes du Kennedy Center, grande salle de spectacle de Washington qu’il veut rénover, au bitume des rues de la capitale.Il vante son expertise dans tous les domaines touchant à la construction, y compris les espaces verts.- Photo géante -“Ce que nous allons également faire, c’est rénover vos parcs (à Washington). Je suis très bon pour tout ce qui concerne l’herbe, parce que je possède des complexes de golf un peu partout. J’en sais plus sur l’herbe que n’importe qui”, a-t-il affirmé récemment. Ses ministres se sont mis au diapason. Celui des Transports, Sean Duffy, a annoncé mercredi prendre le contrôle de la gare centrale de Washington pour lui “rendre sa beauté”.Celle du Travail a fait installer sur ses murs une immense photographie du président américain.”Monsieur le président, je vous invite à venir voir votre beau et grand visage sur une bannière devant le ministère”, a lancé Lori Chavez-DeRemer mardi.

Le Conseil de sécurité de l’ONU se prononce sur la fin des Casques bleus au Liban

Le Conseil de sécurité de l’ONU doit se prononcer jeudi sur une ultime prolongation du mandat de la force de maintien de la paix dans le sud du Liban (Finul) et son retrait en 2027, un vote sensible sous pression des Etats-Unis et d’Israël.Quelque 10.800 Casques bleus font tampon entre Israël et le Liban depuis mars 1978, mais le renouvellement habituel de leur mandat, qui expire dimanche, se heurte cette année à l’hostilité d’Israël et de son allié américain qui souhaitent leur départ.Soutenue par Beyrouth, la France, chargée de ce dossier au Conseil de sécurité, avait dans un premier temps envisagé une extension d’un an, évoquant simplement l'”intention” de travailler à un retrait de la Finul.Mais face au risque d’un veto américain, après plusieurs versions et un report du vote, le dernier projet de résolution vue par l’AFP programme sans équivoque la fin de la mission dans 16 mois.Le Conseil “décide de prolonger pour une dernière fois le mandat de la Finul (…) jusqu’au 31 décembre 2026 et de commencer une réduction et un retrait ordonnés et sûrs à partir du 31 décembre 2026 et dans un délai d’un an”, dit le texte.A l’issue de cette période, l’armée libanaise devra être la seule à assurer la sécurité dans le sud du pays, précise-t-il.- Désarmement du Hezbollah -Alors que l’émissaire américain Tom Barrack a déclaré mardi que Washington approuverait simplement une prolongation d’un an, il n’est pas clair à ce stade quelle sera la position des Etats-Unis jeudi.Ce vote intervient au moment où Beyrouth s’est engagé à désarmer et à démanteler le mouvement chiite pro-iranien Hezbollah d’ici la fin de l’année, sous pression de Washington et dans le cadre de l’application du cessez-le-feu ayant mis fin à la guerre avec Israël en 2024.Cet accord prévoit le retrait du Hezbollah de la zone située au sud du fleuve Litani et le démantèlement de ses infrastructures militaires, en contrepartie du renforcement du déploiement de l’armée libanaise et des Casques bleus de l’ONU.La semaine dernière, le président libanais Joseph Aoun avait plaidé pour le maintien des Casques bleus, estimant que “toute limitation du mandat de la Finul (…) aurait un impact négatif sur la situation, alors qu’Israël continue d’occuper certaines portions du territoire libanais”.L’accord de cessez-le-feu prévoit un retrait israélien de la zone, mais Israël maintient des troupes dans des positions frontalières jugées stratégiques et mène régulièrement des frappes chez son voisin du nord.Le projet de résolution appelle d’ailleurs Israël “à retirer ses forces du nord de la Ligne bleue”, ligne de démarcation fixée par l’ONU entre le Liban et Israël, y compris “les cinq positions sur le territoire libanais”.

Le Conseil de sécurité de l’ONU se prononce sur la fin des Casques bleus au Liban

Le Conseil de sécurité de l’ONU doit se prononcer jeudi sur une ultime prolongation du mandat de la force de maintien de la paix dans le sud du Liban (Finul) et son retrait en 2027, un vote sensible sous pression des Etats-Unis et d’Israël.Quelque 10.800 Casques bleus font tampon entre Israël et le Liban depuis mars 1978, mais le renouvellement habituel de leur mandat, qui expire dimanche, se heurte cette année à l’hostilité d’Israël et de son allié américain qui souhaitent leur départ.Soutenue par Beyrouth, la France, chargée de ce dossier au Conseil de sécurité, avait dans un premier temps envisagé une extension d’un an, évoquant simplement l'”intention” de travailler à un retrait de la Finul.Mais face au risque d’un veto américain, après plusieurs versions et un report du vote, le dernier projet de résolution vue par l’AFP programme sans équivoque la fin de la mission dans 16 mois.Le Conseil “décide de prolonger pour une dernière fois le mandat de la Finul (…) jusqu’au 31 décembre 2026 et de commencer une réduction et un retrait ordonnés et sûrs à partir du 31 décembre 2026 et dans un délai d’un an”, dit le texte.A l’issue de cette période, l’armée libanaise devra être la seule à assurer la sécurité dans le sud du pays, précise-t-il.- Désarmement du Hezbollah -Alors que l’émissaire américain Tom Barrack a déclaré mardi que Washington approuverait simplement une prolongation d’un an, il n’est pas clair à ce stade quelle sera la position des Etats-Unis jeudi.Ce vote intervient au moment où Beyrouth s’est engagé à désarmer et à démanteler le mouvement chiite pro-iranien Hezbollah d’ici la fin de l’année, sous pression de Washington et dans le cadre de l’application du cessez-le-feu ayant mis fin à la guerre avec Israël en 2024.Cet accord prévoit le retrait du Hezbollah de la zone située au sud du fleuve Litani et le démantèlement de ses infrastructures militaires, en contrepartie du renforcement du déploiement de l’armée libanaise et des Casques bleus de l’ONU.La semaine dernière, le président libanais Joseph Aoun avait plaidé pour le maintien des Casques bleus, estimant que “toute limitation du mandat de la Finul (…) aurait un impact négatif sur la situation, alors qu’Israël continue d’occuper certaines portions du territoire libanais”.L’accord de cessez-le-feu prévoit un retrait israélien de la zone, mais Israël maintient des troupes dans des positions frontalières jugées stratégiques et mène régulièrement des frappes chez son voisin du nord.Le projet de résolution appelle d’ailleurs Israël “à retirer ses forces du nord de la Ligne bleue”, ligne de démarcation fixée par l’ONU entre le Liban et Israël, y compris “les cinq positions sur le territoire libanais”.