Gaza rescuers say Israeli forces kill 60, half near aid centres

Gaza’s civil defence agency said 31 Palestinian aid seekers were among at least 60 people killed Friday by Israeli forces, the latest in a string of deadly incidents near aid distribution sites.Civil defence spokesman Mahmud Bassal told AFP that five people were killed while waiting for aid in the southern Gaza Strip and 26 others near a central area known as the Netzarim corridor, an Israeli-controlled strip of land that bisects the Palestinian territory.Thousands of Palestinians have gathered there daily in the hope of receiving food rations, as famine looms across Gaza after more than 20 months of war.The Israeli army told AFP that its troops in the Netzarim area had first fired “warning shots” at “suspects” approaching them.When the individuals continued advancing, “an aircraft struck and eliminated the suspects in order to remove the threat,” the army said.Similar incidents have occurred in that area regularly since late May, when the US- and Israel-backed Gaza Humanitarian Foundation opened its distribution centres, as Israel eased a two-month aid blocakde.The privately run foundation’s operations in Gaza have been marred by chaotic scenes. UN agencies and major aid groups have refused to cooperate with it over concerns it was designed to cater to Israeli military objectives.Elsewhere in the territory on Friday, Bassal said 14 people were killed in two separate strikes in and around the central city of Deir el-Balah, and 13 others in three Israeli air strikes in the Gaza City area.One of those strikes, which killed three people, hit a phone charging station in the city, Bassal said.In southern Gaza, two people were killed “by Israeli gunfire” in two separate incidents, he added.Israeli restrictions on media in the Gaza Strip and difficulties in accessing some areas mean AFP is unable to independently verify the tolls and details provided by the civil defence agency.The armed wing of Palestinian miliant group, Al-Quds Brigades, said on Friday it had targeted an Israeli military post in the southern city of Khan Yunis, claiming “dead and wounded” Israeli troops as a result.Contacted by AFP, the Israeli military did not comment.Much of Khan Yunis, like vast areas across Gaza, is under Israeli military evacuation orders.

La Russie et l’Ukraine procèdent à un nouvel échange de prisonniers

L’Ukraine et la Russie ont annoncé vendredi avoir procédé à un nouvel échange de prisonniers, en vertu des accords conclus à Istanbul début juin entre les deux belligérants.Kiev et Moscou avaient convenu de libérer tous leurs prisonniers de guerre jeunes ou blessés, et de rendre les dépouilles des combattants tués, seul résultat tangible de ces négociations.”Un groupe de militaires russes est revenu du territoire contrôlé par le régime de Kiev. En échange, un groupe de prisonniers de guerre ukrainiens ont été remis”, a indiqué le ministère russe de la Défense dans un communiqué.Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a confirmé l’échange, se félicitant que les soldats ukrainiens “(soient) enfin chez eux”.”La plupart des soldats qui rentrent aujourd’hui de captivité russe y ont passé plus de deux ans”, a-t-il précisé sur Telegram.Ni Moscou, ni Kiev n’ont toutefois précisé combien de militaires ont été libérés vendredi, comme lors de précédents échanges ces deux dernières semaines.Moscou a diffusé une vidéo de soldats russes en uniformes militaires chantant “Russie, Russie” et enveloppés dans des drapeaux russes.M. Zelensky a, pour sa part, publié des photos de soldats ukrainiens avec des drapeaux ukrainiens.Le retour à la Maison Blanche de Donald Trump en début d’année a permis la relance des discussions de paix entre Ukrainiens et Russes, qui étaient à l’arrêt depuis le printemps 2022.Mais les deux cycles de pourparlers qui ont eu lieu jusque-là à Istanbul, sous médiation turque, n’ont pas permis d’avancée majeure.La Russie, qui a déclenché il y a plus de trois ans une offensive de vaste ampleur en Ukraine, a rejeté la trêve “inconditionnelle” voulue par Kiev, qui a pour sa part qualifié d'”ultimatums” les exigences russes.   L’Ukraine réclame inlassablement, avec ses alliés européens, une trêve sans conditions de 30 jours préalable à des négociations avec Moscou pour trouver une issue au conflit.La Russie, en revanche, estime qu’accepter une telle offre permettrait aux forces ukrainiennes, en difficulté sur le front, de se réarmer grâce aux livraisons militaires occidentales.

La Russie et l’Ukraine procèdent à un nouvel échange de prisonniers

L’Ukraine et la Russie ont annoncé vendredi avoir procédé à un nouvel échange de prisonniers, en vertu des accords conclus à Istanbul début juin entre les deux belligérants.Kiev et Moscou avaient convenu de libérer tous leurs prisonniers de guerre jeunes ou blessés, et de rendre les dépouilles des combattants tués, seul résultat tangible de ces négociations.”Un groupe de militaires russes est revenu du territoire contrôlé par le régime de Kiev. En échange, un groupe de prisonniers de guerre ukrainiens ont été remis”, a indiqué le ministère russe de la Défense dans un communiqué.Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a confirmé l’échange, se félicitant que les soldats ukrainiens “(soient) enfin chez eux”.”La plupart des soldats qui rentrent aujourd’hui de captivité russe y ont passé plus de deux ans”, a-t-il précisé sur Telegram.Ni Moscou, ni Kiev n’ont toutefois précisé combien de militaires ont été libérés vendredi, comme lors de précédents échanges ces deux dernières semaines.Moscou a diffusé une vidéo de soldats russes en uniformes militaires chantant “Russie, Russie” et enveloppés dans des drapeaux russes.M. Zelensky a, pour sa part, publié des photos de soldats ukrainiens avec des drapeaux ukrainiens.Le retour à la Maison Blanche de Donald Trump en début d’année a permis la relance des discussions de paix entre Ukrainiens et Russes, qui étaient à l’arrêt depuis le printemps 2022.Mais les deux cycles de pourparlers qui ont eu lieu jusque-là à Istanbul, sous médiation turque, n’ont pas permis d’avancée majeure.La Russie, qui a déclenché il y a plus de trois ans une offensive de vaste ampleur en Ukraine, a rejeté la trêve “inconditionnelle” voulue par Kiev, qui a pour sa part qualifié d'”ultimatums” les exigences russes.   L’Ukraine réclame inlassablement, avec ses alliés européens, une trêve sans conditions de 30 jours préalable à des négociations avec Moscou pour trouver une issue au conflit.La Russie, en revanche, estime qu’accepter une telle offre permettrait aux forces ukrainiennes, en difficulté sur le front, de se réarmer grâce aux livraisons militaires occidentales.

European powers to offer Iran ‘diplomatic solution’ to conflict: Macron 

French President Emmanuel Macron on Friday said France and other European powers would make an offer to Iran of a comprehensive diplomatic solution to end the escalating conflict with Israel.French Foreign Minister Jean-Noel Barrot will later Friday meet Iranian counterpart Abbas Araghchi in Geneva “to make a complete diplomatic and technical offer for negotiations,” Macron told reporters, adding that France and allies Germany and the UK were “putting a diplomatic solution on the table”.”Iran must show that it is willing to join the platform for negotiations we are putting on the table,” Macron said on the sidelines of the Paris Air Show in Le Bourget outside the French capital.”It is essential to prioritise a return to substantive negotiations (with Iran) which include nuclear — to move to zero enrichment (by Iran of uranium) — ballistics, to limit Iranian capacities, and the financing of all the terrorist groups that destabilise the region,” Macron said.He said that the offer to be made by Barrot and his German and UK counterparts to Araghchi later Friday would have four aspects.The first would forsee a resumption of work by the UN atomic agency, with “the capacity to go to all the sites”, so that Iran moves to zero enrichment of uranium, Macron said.The second and third aspects would comprise oversight of Iran’s ballistics activities and how it finances proxies in the region, he added.The fourth would be the liberation of “hostages” by Iran, said Macron, referring to the foreigners jailed by the Islamic republic who include two French citizens.Macron said that “no-one should neglect the risk that an Iran with nuclear weapons would present”, adding that the Islamic republic presented an “existential risk” for Israel.But the French president also criticised the scope of the military action by Israel which has hit targets beyond nuclear and ballistics facilities.”I consider that strikes that hit civilian or energy facilities and hit civilian populations must absolutely stop. Nothing justifies this.”Macron also warned Israel that military action alone would not be sufficient to degrade the Iranian nuclear programme.”No one seriously thinks that this risk (posed by the Iranian atomic drive) can be responded to only through the operations that are currently underway,” he said.”There are facilities that are extremely well protected we do not know exactly where the uranium enriched to 60 percent is.”

Royaume-Uni: début de l’examen au Parlement de la loi sur l’aide à mourir avant un vote crucial

Les députés britanniques ont commencé à examiner vendredi en deuxième lecture la proposition de loi autorisant l’aide à mourir pour certains malades en phase terminale, avant un vote crucial qui s’annonce serré après des semaines de débats intenses.Si les députés l’adoptent, le texte continuera son parcours à la chambre des Lords, avant que la légalisation du suicide assisté ne puisse entrer en vigueur en Angleterre et au Pays de Galles.A l’inverse, s’ils le rejettent, la proposition de loi sera abandonnée, dix ans après une première tentative infructueuse pour légaliser l’aide à mourir.”Je ne sous-estime pas l’importance de ce jour. Il est rare que l’on nous demande de nous attaquer à des questions de moralité, d’éthique et d’humanité, mais ce grand privilège implique de grandes responsabilités, et plus que jamais dans un moment comme celui-ci”, a déclaré la députée travailliste Kim Leadbeater, à l’origine de cette proposition de loi, en ouvrant les débats.Au même moment, des partisans et opposants du texte se sont rassemblés devant le Parlement.Les pancartes “Kill the Bill, not the ill” (Tuez la loi, pas les malades) côtoient celles des défenseurs d’une légalisation sur lesquelles on peut lire “My death, my decision” (Ma mort, ma décision) ou “Freedom of choice” (Liberté de choix).- “Critères sctricts” -“Nous votons sur un sujet qui compte profondément pour nos électeurs”, a fait valoir Kim Leadbeater, défendant les “nombreuses garanties” et les “critères stricts” encadrant le suicide assisté dans sa proposition de loi.Selon un sondage publié jeudi par l’institut YouGov, 73% des Britanniques soutiennent le texte tel qu’il est rédigé.Il prévoit que l’aide à mourir soit légalisée pour les adultes en phase terminale, dont l’espérance de vie est inférieure à six mois, et qui sont capables de prendre eux-mêmes la substance provoquant leur décès.Mais les députés ont apporté plusieurs changements notables au texte adopté fin novembre en première lecture par les députés.Outre deux médecins, le dernier mot pour autoriser une aide à mourir sera dans les mains d’un collège d’experts, et non du ressort d’un juge de la Haute cour de justice, un changement fustigé par les opposants.Une personne ne pourra pas être éligible si sa santé se dégrade parce qu’elle a volontairement arrêté de se nourrir.Devant le Parlement, Milly Blenkinshop-French, retraitée de 81 ans, dont le fils est mort d’un cancer “dans des douleurs effroyables”, espère que le texte va être adopté.”Si le suicide assisté avait été légal, il aurait eu le choix”, explique-t-elle, car la loi donnerait “le choix, lorsque la douleur est trop importante (…) de dire +ça suffit+”.David Walker, 82 ans, explique s’être senti impuissant lorsque sa femme, morte après trois ans d’une grave maladie, lui a demandé de l’aider à mourir.”Je me suis senti si coupable. Je ne l’ai pas aidée. Je ne pouvais pas (…) C’est pour cela que je suis là, parce que si je ne peux plus l’aider elle, je peux aider d’autres personnes qui traversent la même épreuve”.Ramana Kumar, 37 ans, chercheuse, est elle opposée à la loi. “Je pense que ce genre de loi peut très facilement être mal appliquée et détournée pour aboutir à la mort de personnes qui ne veulent pas mourir”, dit-elle.- Pas de consigne de vote -Le vote s’annonce serré, et les partis n’ont pas donné de consigne à leurs élus. Le Premier ministre Keir Starmer a affirmé soutenir un changement de la loi.S’il est finalement adopté dans les deux chambres, il faudra encore attendre quatre ans avant que le suicide assisté ne soit effectivement mis en place.Selon une évaluation du gouvernement, entre 160 et 640 suicides assistés pourraient avoir lieu dans la première année, avant une hausse progressive jusqu’à environ 4.500 la dixième année.Actuellement, l’aide médicale à mourir est illégale et fait encourir une peine de 14 ans de prison en cas d’aide ou d’incitation en Angleterre, au Pays de Galles et en Irlande du Nord.En Ecosse, où une personne aidant quelqu’un à mourir peut être poursuivie pour homicide volontaire, les députés ont adopté le mois dernier en première lecture un projet de loi pour légaliser le suicide assisté.L’Ile de Man est devenue en mai le premier territoire britannique à légaliser une forme d’aide à mourir.

Royaume-Uni: début de l’examen au Parlement de la loi sur l’aide à mourir avant un vote crucial

Les députés britanniques ont commencé à examiner vendredi en deuxième lecture la proposition de loi autorisant l’aide à mourir pour certains malades en phase terminale, avant un vote crucial qui s’annonce serré après des semaines de débats intenses.Si les députés l’adoptent, le texte continuera son parcours à la chambre des Lords, avant que la légalisation du suicide assisté ne puisse entrer en vigueur en Angleterre et au Pays de Galles.A l’inverse, s’ils le rejettent, la proposition de loi sera abandonnée, dix ans après une première tentative infructueuse pour légaliser l’aide à mourir.”Je ne sous-estime pas l’importance de ce jour. Il est rare que l’on nous demande de nous attaquer à des questions de moralité, d’éthique et d’humanité, mais ce grand privilège implique de grandes responsabilités, et plus que jamais dans un moment comme celui-ci”, a déclaré la députée travailliste Kim Leadbeater, à l’origine de cette proposition de loi, en ouvrant les débats.Au même moment, des partisans et opposants du texte se sont rassemblés devant le Parlement.Les pancartes “Kill the Bill, not the ill” (Tuez la loi, pas les malades) côtoient celles des défenseurs d’une légalisation sur lesquelles on peut lire “My death, my decision” (Ma mort, ma décision) ou “Freedom of choice” (Liberté de choix).- “Critères sctricts” -“Nous votons sur un sujet qui compte profondément pour nos électeurs”, a fait valoir Kim Leadbeater, défendant les “nombreuses garanties” et les “critères stricts” encadrant le suicide assisté dans sa proposition de loi.Selon un sondage publié jeudi par l’institut YouGov, 73% des Britanniques soutiennent le texte tel qu’il est rédigé.Il prévoit que l’aide à mourir soit légalisée pour les adultes en phase terminale, dont l’espérance de vie est inférieure à six mois, et qui sont capables de prendre eux-mêmes la substance provoquant leur décès.Mais les députés ont apporté plusieurs changements notables au texte adopté fin novembre en première lecture par les députés.Outre deux médecins, le dernier mot pour autoriser une aide à mourir sera dans les mains d’un collège d’experts, et non du ressort d’un juge de la Haute cour de justice, un changement fustigé par les opposants.Une personne ne pourra pas être éligible si sa santé se dégrade parce qu’elle a volontairement arrêté de se nourrir.Devant le Parlement, Milly Blenkinshop-French, retraitée de 81 ans, dont le fils est mort d’un cancer “dans des douleurs effroyables”, espère que le texte va être adopté.”Si le suicide assisté avait été légal, il aurait eu le choix”, explique-t-elle, car la loi donnerait “le choix, lorsque la douleur est trop importante (…) de dire +ça suffit+”.David Walker, 82 ans, explique s’être senti impuissant lorsque sa femme, morte après trois ans d’une grave maladie, lui a demandé de l’aider à mourir.”Je me suis senti si coupable. Je ne l’ai pas aidée. Je ne pouvais pas (…) C’est pour cela que je suis là, parce que si je ne peux plus l’aider elle, je peux aider d’autres personnes qui traversent la même épreuve”.Ramana Kumar, 37 ans, chercheuse, est elle opposée à la loi. “Je pense que ce genre de loi peut très facilement être mal appliquée et détournée pour aboutir à la mort de personnes qui ne veulent pas mourir”, dit-elle.- Pas de consigne de vote -Le vote s’annonce serré, et les partis n’ont pas donné de consigne à leurs élus. Le Premier ministre Keir Starmer a affirmé soutenir un changement de la loi.S’il est finalement adopté dans les deux chambres, il faudra encore attendre quatre ans avant que le suicide assisté ne soit effectivement mis en place.Selon une évaluation du gouvernement, entre 160 et 640 suicides assistés pourraient avoir lieu dans la première année, avant une hausse progressive jusqu’à environ 4.500 la dixième année.Actuellement, l’aide médicale à mourir est illégale et fait encourir une peine de 14 ans de prison en cas d’aide ou d’incitation en Angleterre, au Pays de Galles et en Irlande du Nord.En Ecosse, où une personne aidant quelqu’un à mourir peut être poursuivie pour homicide volontaire, les députés ont adopté le mois dernier en première lecture un projet de loi pour légaliser le suicide assisté.L’Ile de Man est devenue en mai le premier territoire britannique à légaliser une forme d’aide à mourir.

Les Européens vont présenter une offre de négociation à l’Iran

Les Européens vont présenter vendredi à l’Iran, lors d’une réunion en Suisse, une “offre de négociation complète”, notamment sur le nucléaire, a annoncé le président français Emmanuel Macron, en vue de mettre fin à la guerre avec Israël.Le président américain Donald Trump avait annoncé jeudi qu’il se donnait “deux semaines” pour décider d’une éventuelle intervention militaire américaine aux côtés d’Israël.La France, l’Allemagne et le Royaume-Uni espèrent profiter de cette fenêtre pour relancer les discussions sur le nucléaire iranien et donner une chance à la diplomatie, lors d’une réunion à Genève entre leurs ministres des Affaires étrangères et leur homologue iranien, Abbas Araghchi.M. Macron a plaidé pour “le retour à la négociation de fond”. Mais M. Araghchi a réaffirmé vendredi qu’il n’y aurait “pas de place pour la diplomatie et le dialogue” tant que se poursuivrait “l’agression israélienne”Au huitième jour de guerre, les sirènes d’alerte ont retenti vendredi dans le sud d’Israël où une attaque iranienne a visé la ville de Beershava, faisant des dégâts sur des immeubles selon des images de l’AFP.L’armée israélienne a annoncé avoir bombardé des dizaines de cibles à Téhéran pendant la nuit, notamment ce qu’elle a qualifié de “centre de recherche et développement du projet d’armes nucléaires iranien”.Des milliers de personnes ont manifesté vendredi à Téhéran contre Israël, scandant des slogans de soutien à leurs dirigeants, selon des images diffusées par la télévision.”Je sacrifierai ma vie pour mon guide”, proclamait une banderole, en référence au guide suprême, l’ayatollah Ali Khamenei. Affirmant que l’Iran était sur le point de se doter de la bombe atomique, Israël a lancé le 13 juin une attaque aérienne massive contre la République islamique, où elle a frappé des centaines de sites militaires et nucléaires. L’Iran a riposté en multipliant les tirs de missiles et de drones vers Israël.Téhéran dément vouloir fabriquer l’arme atomique mais défend son droit à développer un programme nucléaire civil.Dans une interview sur CNN, le directeur général de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) Rafael Grossi a réaffirmé que l’organisation onusienne n’avait décelé dans son dernier rapport aucun indice laissant penser que l’Iran fabrique à l’heure actuelle une arme atomique. “L’action militaire, d’où qu’elle vienne, est une décision politique et n’a rien à voir avec ce que nous déclarons”, a-t-il ajouté.Les bombardements israéliens ont fait au moins 224 morts en Iran. En Israël, les tirs de missiles et de drones iraniens ont fait 25 morts. – “Le zéro enrichissement” -M. Araghchi doit rencontrer dans la journée à Genève ses homologues britannique, David Lammy, français Jean-Noël Barrot et allemand Johann Wadephul, ainsi que la cheffe de la diplomatie de l’Union européenne Kaja Kallas.Les trois pays européens, engagés de longue date dans les discussions avec Téhéran sur le nucléaire, vont faire “une offre de négociation complète” à l’Iran incluant “le nucléaire pour aller vers le zéro enrichissement”, les activités balistiques et “le financement de tous les groupes terroristes de déstabilisation dans la région”, a déclaré Emmanuel Macron.Le président français a aussi appelé Israël à cesser ses frappes sur “les infrastructures civiles” iraniennes et estimé que “les solutions militaires ne sont pas des solutions de long terme”.Un précédent accord visant à encadrer le programme nucléaire de l’Iran, conclu en 2015 entre Téhéran et les grandes puissances, était devenu caduc après le retrait unilatéral des Etats-Unis en 2018, sous le premier mandat de Donald Trump. Plusieurs sessions de pourparlers indirects menés depuis avril entre Téhéran et Washington ont été interrompues par l’attaque israélienne. Le ministre allemand a souligné que la démarche des Européens se faisait en coordination avec les Etats-Unis.- Lueurs rouges dans le ciel -Vendredi, un drone lancé depuis l’Iran a été intercepté dans la région de Haïfa, dans le nord d’Israël, selon l’armée.Israël a également lancé sur X un appel à la population pour qu’elle évacue les environs d’une zone industrielle dans le nord de l’Iran avant une “attaque contre une infrastructure militaire”. Les autorités locales ont fait état d’une explosion dans la zone industrielle de Rasht, dans le nord de l’Iran.Jeudi soir, les médias iraniens avaient annoncé que la défense anti-aérienne faisait face à des attaques au-dessus de Téhéran.Dans les quartiers cossus de la capitale, des habitants contemplaient depuis leur toit des lueurs rouges dans le ciel et les tirs de la défense qui donnaient un faux air de feux d’artifice, a constaté l’AFP.Au même moment, dans un autre quartier, un homme criait dans une puissante sono :”mort à Israël, mort à l’Amérique!” et “”Allah Akbar”, (Dieu est grand) avec de la musique en fond.Depuis le 13 juin, “plus de la moitié” des lanceurs de missiles iraniens ont été détruits, a déclaré jeudi le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, affirmant que toute aide est la bienvenue” pour parvenir à détruire les installations nucléaires iraniennes. Israël maintient l’ambiguïté sur sa propre possession de l’arme atomique mais détient 90 ogives nucléaires, selon l’Institut international de recherche sur la paix de Stockholm (Sipri). Les Etats-Unis sont toutefois les seuls à détenir la bombe GBU-57, susceptible d’atteindre le cÅ“ur profondément enfoui du programme nucléaire iranien, dans l’usine d’enrichissement de Fordo, au sud de Téhéran.

Les Européens vont présenter une offre de négociation à l’Iran

Les Européens vont présenter vendredi à l’Iran, lors d’une réunion en Suisse, une “offre de négociation complète”, notamment sur le nucléaire, a annoncé le président français Emmanuel Macron, en vue de mettre fin à la guerre avec Israël.Le président américain Donald Trump avait annoncé jeudi qu’il se donnait “deux semaines” pour décider d’une éventuelle intervention militaire américaine aux côtés d’Israël.La France, l’Allemagne et le Royaume-Uni espèrent profiter de cette fenêtre pour relancer les discussions sur le nucléaire iranien et donner une chance à la diplomatie, lors d’une réunion à Genève entre leurs ministres des Affaires étrangères et leur homologue iranien, Abbas Araghchi.M. Macron a plaidé pour “le retour à la négociation de fond”. Mais M. Araghchi a réaffirmé vendredi qu’il n’y aurait “pas de place pour la diplomatie et le dialogue” tant que se poursuivrait “l’agression israélienne”Au huitième jour de guerre, les sirènes d’alerte ont retenti vendredi dans le sud d’Israël où une attaque iranienne a visé la ville de Beershava, faisant des dégâts sur des immeubles selon des images de l’AFP.L’armée israélienne a annoncé avoir bombardé des dizaines de cibles à Téhéran pendant la nuit, notamment ce qu’elle a qualifié de “centre de recherche et développement du projet d’armes nucléaires iranien”.Des milliers de personnes ont manifesté vendredi à Téhéran contre Israël, scandant des slogans de soutien à leurs dirigeants, selon des images diffusées par la télévision.”Je sacrifierai ma vie pour mon guide”, proclamait une banderole, en référence au guide suprême, l’ayatollah Ali Khamenei. Affirmant que l’Iran était sur le point de se doter de la bombe atomique, Israël a lancé le 13 juin une attaque aérienne massive contre la République islamique, où elle a frappé des centaines de sites militaires et nucléaires. L’Iran a riposté en multipliant les tirs de missiles et de drones vers Israël.Téhéran dément vouloir fabriquer l’arme atomique mais défend son droit à développer un programme nucléaire civil.Dans une interview sur CNN, le directeur général de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) Rafael Grossi a réaffirmé que l’organisation onusienne n’avait décelé dans son dernier rapport aucun indice laissant penser que l’Iran fabrique à l’heure actuelle une arme atomique. “L’action militaire, d’où qu’elle vienne, est une décision politique et n’a rien à voir avec ce que nous déclarons”, a-t-il ajouté.Les bombardements israéliens ont fait au moins 224 morts en Iran. En Israël, les tirs de missiles et de drones iraniens ont fait 25 morts. – “Le zéro enrichissement” -M. Araghchi doit rencontrer dans la journée à Genève ses homologues britannique, David Lammy, français Jean-Noël Barrot et allemand Johann Wadephul, ainsi que la cheffe de la diplomatie de l’Union européenne Kaja Kallas.Les trois pays européens, engagés de longue date dans les discussions avec Téhéran sur le nucléaire, vont faire “une offre de négociation complète” à l’Iran incluant “le nucléaire pour aller vers le zéro enrichissement”, les activités balistiques et “le financement de tous les groupes terroristes de déstabilisation dans la région”, a déclaré Emmanuel Macron.Le président français a aussi appelé Israël à cesser ses frappes sur “les infrastructures civiles” iraniennes et estimé que “les solutions militaires ne sont pas des solutions de long terme”.Un précédent accord visant à encadrer le programme nucléaire de l’Iran, conclu en 2015 entre Téhéran et les grandes puissances, était devenu caduc après le retrait unilatéral des Etats-Unis en 2018, sous le premier mandat de Donald Trump. Plusieurs sessions de pourparlers indirects menés depuis avril entre Téhéran et Washington ont été interrompues par l’attaque israélienne. Le ministre allemand a souligné que la démarche des Européens se faisait en coordination avec les Etats-Unis.- Lueurs rouges dans le ciel -Vendredi, un drone lancé depuis l’Iran a été intercepté dans la région de Haïfa, dans le nord d’Israël, selon l’armée.Israël a également lancé sur X un appel à la population pour qu’elle évacue les environs d’une zone industrielle dans le nord de l’Iran avant une “attaque contre une infrastructure militaire”. Les autorités locales ont fait état d’une explosion dans la zone industrielle de Rasht, dans le nord de l’Iran.Jeudi soir, les médias iraniens avaient annoncé que la défense anti-aérienne faisait face à des attaques au-dessus de Téhéran.Dans les quartiers cossus de la capitale, des habitants contemplaient depuis leur toit des lueurs rouges dans le ciel et les tirs de la défense qui donnaient un faux air de feux d’artifice, a constaté l’AFP.Au même moment, dans un autre quartier, un homme criait dans une puissante sono :”mort à Israël, mort à l’Amérique!” et “”Allah Akbar”, (Dieu est grand) avec de la musique en fond.Depuis le 13 juin, “plus de la moitié” des lanceurs de missiles iraniens ont été détruits, a déclaré jeudi le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, affirmant que toute aide est la bienvenue” pour parvenir à détruire les installations nucléaires iraniennes. Israël maintient l’ambiguïté sur sa propre possession de l’arme atomique mais détient 90 ogives nucléaires, selon l’Institut international de recherche sur la paix de Stockholm (Sipri). Les Etats-Unis sont toutefois les seuls à détenir la bombe GBU-57, susceptible d’atteindre le cÅ“ur profondément enfoui du programme nucléaire iranien, dans l’usine d’enrichissement de Fordo, au sud de Téhéran.

Partir pour ses enfants, le choix douloureux de familles dans l’est de l’Ukraine

Natalia Golovanyk serait probablement restée un peu plus longtemps dans son village situé dans l’est de l’Ukraine, malgré l’avancée des troupes russes, si les autorités ukrainiennes n’avaient pas décrété l’évacuation des enfants.Pas d’autre choix pour cette femme de 30 ans que de rassembler quelques affaires à la hâte et d’emmener ses sept enfants, tous âgés de moins de 13 ans, loin des combats.                          Dans son village, il y avait déjà “beaucoup de bruit, ce qui est très effrayant pour les enfants”, raconte Natalia. “Si nous n’avions pas d’enfants, nous serions restés”, confie-t-elle à l’AFP dans un centre pour les déplacés, dans la région de Dnipropetrovsk.  “Tout est encore là-bas. Notre voiture, tout est resté. C’est vraiment dommage. Nous avons travaillé tellement dur pendant 10 ans et maintenant nous avons tout perdu”, se désole-t-elle.   En février 2022, chars et soldats russes ont envahi l’Ukraine. Mais les troupes de Moscou ne sont pas parvenues à s’emparer de Kiev dans cette offensive à grande échelle et ont dû reculer, un revers pour le Kremlin.Trois ans plus tard, les combats font toujours rage sur le front, dans l’est de l’Ukraine dont 20% du territoire est occupé. Ces dernières semaines, les forces russes grignotent du terrain, au moment où les négociations entre Kiev et Moscou, initiées par l’administration du président américain Donald Trump, sont dans l’impasse. Les combats se rapprochent désormais de la maison de Natalia Golovanyk, à Slovianka, dans la région industrielle de Dnipropetrovsk, où les forces russes menacent de mettre le pied pour la première fois.       Mme Golovanyk, elle, espère se réfugier avec sa famille dans l’ouest de l’Ukraine, trouver une maison, un travail et inscrire ses enfants à l’école. – “Pourquoi risquer leurs vies” -“Chaque évacuation est improvisée”, explique Oleksiï Prima, le coordinateur régional de la mission humanitaire Proliska, en charge de ces opérations.    “Le problème le plus important et le plus douloureux auquel on est confronté tous les jours, c’est toujours la situation sécuritaire. Il y a des drones qui frappent des civils et des véhicules en mission d’évacuation”, raconte à l’AFP le responsable de 29 ans.Les ordres d’évacuation de Dnipropetrovsk, émis ces derniers mois, rappellent un bilan douloureux aux Ukrainiens: les autorités estiment qu’au moins 634 enfants ont été tués, et 1.987 blessés, depuis le début de l’invasion russe. Comme la plupart des bilans officiels de victimes civiles de la guerre, il est sans doute largement sous-estimé.   “Nous ne voulons vraiment pas partir mais il le faut. Nous devons le faire pour les enfants”, raconte Nadia Gavrylova, mère de quatre enfants, devant chez elle à Mejova, près de la frontière est de la région de Dnipropetrovsk, dont les forces russes se rapprochent.Face aux combats, rester n’était pas une option.”Nous l’avons tous vu à la télévision, et pour ceux qui ne l’ont pas vu à la télévision, ils l’ont vu de leurs propres yeux, comment les maisons sont détruites”, explique la femme de 33 ans. “Et s’il y a des enfants ici, pourquoi les cacher et risquer leurs vies ?”     bur-afptv-jbr/abo/ant/blb