Tempête Goretti: vents violents attendus sur le nord-ouest, la Manche en vigilance rouge
Le nord-ouest de la France, à peine remis d’un épisode neigeux, se prépare jeudi à affronter la tempête Goretti avec des rafales de vent qui pourront atteindre 160 km/h dans la Manche, département en vigilance rouge où les écoles seront fermées vendredi.La dernière vigilance rouge pour le vent en France remonte à la tempête Ciaran en novembre 2023, a indiqué à l’AFP Météo-France.Ciaran avait alors balayé le pays avec des rafales à près de 200 km/h, privant plus d’un million de foyers d’électricité et couchant au sol des pans entiers de forêt. “On s’attend à un événement comparable à Ciaran”, à la différence notable que la tempête de 2023 s’accompagnait de “vents constants” à plus de 150 km/h alors que Goretti ne devrait atteindre cette vitesse qu’en rafales, a souligné lors d’un point presse le préfet de la Manche, Marc Chappuis.Dans le département normand, Météo-France prévoit des rafales jusqu’à 150 à 160 km/h sur la côte et 130 à 140 km/h dans l’intérieur des terres.Selon M. Chappuis, le pire de la tempête est attendu sur la Manche entre 22H00 et 04H00 et 800 pompiers sont mobilisés pour y faire face, avec 150 autres venus en renforts d’autres départements.Par mesure de précaution, la préfecture appelle la population à limiter toutes les sorties après 18H00 et a annoncé la fermeture des écoles, collèges et lycées toute la journée de vendredi.Tous les véhicules de plus de 7,5 tonnes ont également interdiction de circuler sur les routes du département, avec une dérogation pour la collecte du lait.”Mettez-vous à l’abri et n’utilisez pas votre véhicule”, insiste sur son compte X la préfecture, qui incite aussi la population à prévoir des moyens d’éclairage de secours et une réserve d’eau potable. Un “kit d’urgence” est indispensable, ont martelé les pompiers.Outre la Manche, près d’une trentaine de départements, de la Charente-Maritime à l’Ile-de-France, sont placés en vigilance orange par Météo-France.Le gestionnaire du réseau Enedis a mis en place des mesures préventives dès mercredi avec l’envoi de renforts et la préparation de “kits Fire” (Force d’intervention rapide électricité), qui contient des câbles, des isolateurs, et d’autres équipements. Le dispositif n’avait plus été activé depuis la tempête Ciaran.- D’autres départements en rouge ? -La préfecture maritime de la Manche et la mer du Nord a demandé aux usagers de ne pas prendre la mer pendant le passage de la tempête “afin d’assurer la sécurité de tous”, alors que des vagues de plus de 10 mètres sont attendues.La compagnie Brittany Ferries a décidé d’annuler une de ses traversées (Cherbourg-Pool) “pour des raisons de confort” des passagers. Deux liaisons entre Caen et Portsmouth ont été décalées pour éviter le pic de vents mais deux autres sont maintenues avec Saint-Malo.”Il s’agit principalement de fret à cette période de l’année” et “ça ne pose pas de problème de navigation” pour de tels bateaux, selon Brittany Ferries.”C’est des choses qu’on a déjà eues à Cherbourg”, a assuré à l’AFP le maire de la ville, Benoît Arrivé, qui était jeudi matin “dans une phase de préparation classique de tempête”.”On prévient les acteurs portuaires, les plaisanciers, les professionnels du port de prendre les mesures adéquates et puis, comme d’habitude, on fait fermer les parcs et jardins, on renforce les équipes d’astreinte notamment les élagueurs”, détaille-t-il.De violentes rafales sont également attendues sur le Calvados et la Seine-Maritime et “une aggravation du niveau de vigilance sur ces départements est possible sur les prochaines actualisations”, selon Météo-France. La circulation des trains sera suspendue dans l’ensemble de la Normandie à partir de 22H00 et sera aussi perturbée en Bretagne ainsi que dans la région Hauts-de-France.En région parisienne, “les rafales attendues sont de l’ordre de 90 à 100 km/h”, selon Météo-France.Six départements, dont le Calvados, la Seine-Maritime et la Somme, seront en outre en vigilance orange vagues-submersion vendredi matin.Avant de frapper les côtes françaises, Goretti va traverser jeudi le Royaume-Uni, où les services météorologiques ont émis des alertes au vent en fin d’après-midi, avec des rafales pouvant atteindre localement 145 km/h, et jusqu’à 30 cm de neige à certains endroits.
Tempête Goretti: vents violents attendus sur le nord-ouest, la Manche en vigilance rouge
Le nord-ouest de la France, à peine remis d’un épisode neigeux, se prépare jeudi à affronter la tempête Goretti avec des rafales de vent qui pourront atteindre 160 km/h dans la Manche, département en vigilance rouge où les écoles seront fermées vendredi.La dernière vigilance rouge pour le vent en France remonte à la tempête Ciaran en novembre 2023, a indiqué à l’AFP Météo-France.Ciaran avait alors balayé le pays avec des rafales à près de 200 km/h, privant plus d’un million de foyers d’électricité et couchant au sol des pans entiers de forêt. “On s’attend à un événement comparable à Ciaran”, à la différence notable que la tempête de 2023 s’accompagnait de “vents constants” à plus de 150 km/h alors que Goretti ne devrait atteindre cette vitesse qu’en rafales, a souligné lors d’un point presse le préfet de la Manche, Marc Chappuis.Dans le département normand, Météo-France prévoit des rafales jusqu’à 150 à 160 km/h sur la côte et 130 à 140 km/h dans l’intérieur des terres.Selon M. Chappuis, le pire de la tempête est attendu sur la Manche entre 22H00 et 04H00 et 800 pompiers sont mobilisés pour y faire face, avec 150 autres venus en renforts d’autres départements.Par mesure de précaution, la préfecture appelle la population à limiter toutes les sorties après 18H00 et a annoncé la fermeture des écoles, collèges et lycées toute la journée de vendredi.Tous les véhicules de plus de 7,5 tonnes ont également interdiction de circuler sur les routes du département, avec une dérogation pour la collecte du lait.”Mettez-vous à l’abri et n’utilisez pas votre véhicule”, insiste sur son compte X la préfecture, qui incite aussi la population à prévoir des moyens d’éclairage de secours et une réserve d’eau potable. Un “kit d’urgence” est indispensable, ont martelé les pompiers.Outre la Manche, près d’une trentaine de départements, de la Charente-Maritime à l’Ile-de-France, sont placés en vigilance orange par Météo-France.Le gestionnaire du réseau Enedis a mis en place des mesures préventives dès mercredi avec l’envoi de renforts et la préparation de “kits Fire” (Force d’intervention rapide électricité), qui contient des câbles, des isolateurs, et d’autres équipements. Le dispositif n’avait plus été activé depuis la tempête Ciaran.- D’autres départements en rouge ? -La préfecture maritime de la Manche et la mer du Nord a demandé aux usagers de ne pas prendre la mer pendant le passage de la tempête “afin d’assurer la sécurité de tous”, alors que des vagues de plus de 10 mètres sont attendues.La compagnie Brittany Ferries a décidé d’annuler une de ses traversées (Cherbourg-Pool) “pour des raisons de confort” des passagers. Deux liaisons entre Caen et Portsmouth ont été décalées pour éviter le pic de vents mais deux autres sont maintenues avec Saint-Malo.”Il s’agit principalement de fret à cette période de l’année” et “ça ne pose pas de problème de navigation” pour de tels bateaux, selon Brittany Ferries.”C’est des choses qu’on a déjà eues à Cherbourg”, a assuré à l’AFP le maire de la ville, Benoît Arrivé, qui était jeudi matin “dans une phase de préparation classique de tempête”.”On prévient les acteurs portuaires, les plaisanciers, les professionnels du port de prendre les mesures adéquates et puis, comme d’habitude, on fait fermer les parcs et jardins, on renforce les équipes d’astreinte notamment les élagueurs”, détaille-t-il.De violentes rafales sont également attendues sur le Calvados et la Seine-Maritime et “une aggravation du niveau de vigilance sur ces départements est possible sur les prochaines actualisations”, selon Météo-France. La circulation des trains sera suspendue dans l’ensemble de la Normandie à partir de 22H00 et sera aussi perturbée en Bretagne ainsi que dans la région Hauts-de-France.En région parisienne, “les rafales attendues sont de l’ordre de 90 à 100 km/h”, selon Météo-France.Six départements, dont le Calvados, la Seine-Maritime et la Somme, seront en outre en vigilance orange vagues-submersion vendredi matin.Avant de frapper les côtes françaises, Goretti va traverser jeudi le Royaume-Uni, où les services météorologiques ont émis des alertes au vent en fin d’après-midi, avec des rafales pouvant atteindre localement 145 km/h, et jusqu’à 30 cm de neige à certains endroits.
Des tracteurs dans Paris, Yaël Braun-Pivet chahutée avant de rencontrer les agriculteurs
Des centaines d’agriculteurs sont rassemblés jeudi devant l’Assemblée nationale dont ils ont chahuté la présidente, Yaël Braun-Pivet, venue leur annoncer une réunion dans l’après-midi pour écouter leurs doléances, tandis que des dizaines de tracteurs campent dans la capitale ou sont bloqués à ses portes.La Coordination rurale (CR), deuxième syndicat agricole, habitué des opérations coup de poing et interdit de manifester autour des institutions parisiennes jeudi, est passée outre et a débarqué à l’aube autour de l’Arc de Triomphe et de la Tour Eiffel.Sa première demande, rencontrer la présidente de l’Assemblée, a été acceptée mais cela n’a pas empêché ses adhérents de demander la démission de Yaël Braun-Pivet, venue à leur rencontre devant le Palais Bourbon.Invectivée par les manifestants, Mme Braun-Pivet a marqué un mouvement de recul sous l’impact d’un petit objet ou d’un liquide reçu au visage, dans une ambiance hostile, avant d’être exfiltrée par la sécurité pour regagner l’enceinte de l’Assemblée. “Je vois toutes les organisations syndicales à partir de 14H00”, a-t-elle annoncé devant les manifestants.Bertrand Venteau, président de la CR entend expliquer aux parlementaires leur rôle “depuis 30 ans dans la mort de l’agriculture française”. Plusieurs élus de différents partis sont venus à la rencontre des manifestants.La CR s’oppose d’abord, aux côtés de la Confédération paysanne, autre syndicat, à l’abattage total des troupeaux bovins infectés par la dermatose nodulaire contagieuse (DNC) qui a ravivé début décembre la colère des agriculteurs.”On est fatigué, on manque de reconnaissance, de revenus, on n’a pas de perspective”, se désole devant l’Assemblée auprès de l’AFP Sylvere Nollet, 52 ans, éleveur bovin et céréalier dans la Somme. L’abattage total est “un exemple de ce qui ne va pas en France, on ne nous fait pas confiance”.- “NON AU MERCOSUR” -Mais les syndicats agricoles disent aussi unanimement “NON” à l’accord de libre-échange entre l’UE et le Mercosur, qui doit faire l’objet d’un vote des Etats membres vendredi à Bruxelles.La France devrait voter contre, quitte à être en minorité, selon le ministre des Relations avec le Parlement, Laurent Panifous, mais la position française définitive sera donnée par le Premier ministre et le Président, selon Maud Bregeon.La FNSEA et ses alliés des Jeunes agriculteurs, plus en retrait des mobilisations ces dernières semaines malgré des rassemblements dans les territoires, ont appelé jeudi matin à un grand rassemblement le 20 devant le Parlement européen à Strasbourg, si le traité de était signé ce weekend.La section locale d’Ile-de-France a déposé dès jeudi matin une gerbe “aux agriculteurs français” devant la Tour Eiffel. En Belgique, des syndicats locaux ont appelé à des blocages routiers dans la soirée.Le premier syndicat agricole a ajouté attendre du Premier ministre un “signal très fort” ce vendredi à destination des agriculteurs en colère, lors d’une conférence de presse.Les récentes annonces du gouvernement ou de Bruxelles ainsi que les rencontres successives à Matignon n’ont pas satisfait les agriculteurs, qui demandent depuis 2024 des simplifications administratives et un allègement des normes, notamment européennes, jugées trop contraignantes et sources de concurrence déloyale.”Ça fait deux ans qu’on nous fait du blabla. Dans nos fermes on ne voit rien”, a déclaré à l’AFP Jérôme Lespagnol céréalier de 48 ans, qui dénonce la hausse des engrais et la baisse des prix des céréales.- Actions “illégales” -Allègement de la taxe carbone européenne sur les engrais, interdictions de certains produits importés…: la ministre Annie Genevard a dit avoir obtenu des “avancées cette semaine” et vouloir poursuivre le travail. Mais certains mesures dépendent du vote du budget et d’autres de Bruxelles.Si Mme Genevard a joué l’apaisement en appelant au “calme” et au “dialogue”, la porte-parole du gouvernement, Maud Bregeon, avait plus tôt adopté un ton ferme face aux actions “illégales” menées par la Coordination rurale dans Paris.La préfecture de police a interdit les manifestations autour de certaines zones sensibles, notamment l’Elysée, Matignon, le Parlement, des ministères, ou le marché de Rungis.Certains convois sont bloqués autour de Paris et de nombreux tracteurs ont été mis en fourrière, selon une source proche du dossier.”On doit être à peu près à 25 gardes à vue, on a au moins 10 tracteurs qui sont mis en fourrière dans l’Essonne”, “il faut les libérer”, a déclaré M. Venteau sur BFMTV.D’autres actions sont menées en France avec une dizaine de blocages routiers recensés tôt jeudi, en Bourgogne et dans le Sud-Ouest. Près de Bordeaux, l’accès au dépôt de carburant de Bassens (Gironde) est bloqué depuis mercredi soir.
Des tracteurs dans Paris, Yaël Braun-Pivet chahutée avant de rencontrer les agriculteurs
Des centaines d’agriculteurs sont rassemblés jeudi devant l’Assemblée nationale dont ils ont chahuté la présidente, Yaël Braun-Pivet, venue leur annoncer une réunion dans l’après-midi pour écouter leurs doléances, tandis que des dizaines de tracteurs campent dans la capitale ou sont bloqués à ses portes.La Coordination rurale (CR), deuxième syndicat agricole, habitué des opérations coup de poing et interdit de manifester autour des institutions parisiennes jeudi, est passée outre et a débarqué à l’aube autour de l’Arc de Triomphe et de la Tour Eiffel.Sa première demande, rencontrer la présidente de l’Assemblée, a été acceptée mais cela n’a pas empêché ses adhérents de demander la démission de Yaël Braun-Pivet, venue à leur rencontre devant le Palais Bourbon.Invectivée par les manifestants, Mme Braun-Pivet a marqué un mouvement de recul sous l’impact d’un petit objet ou d’un liquide reçu au visage, dans une ambiance hostile, avant d’être exfiltrée par la sécurité pour regagner l’enceinte de l’Assemblée. “Je vois toutes les organisations syndicales à partir de 14H00”, a-t-elle annoncé devant les manifestants.Bertrand Venteau, président de la CR entend expliquer aux parlementaires leur rôle “depuis 30 ans dans la mort de l’agriculture française”. Plusieurs élus de différents partis sont venus à la rencontre des manifestants.La CR s’oppose d’abord, aux côtés de la Confédération paysanne, autre syndicat, à l’abattage total des troupeaux bovins infectés par la dermatose nodulaire contagieuse (DNC) qui a ravivé début décembre la colère des agriculteurs.”On est fatigué, on manque de reconnaissance, de revenus, on n’a pas de perspective”, se désole devant l’Assemblée auprès de l’AFP Sylvere Nollet, 52 ans, éleveur bovin et céréalier dans la Somme. L’abattage total est “un exemple de ce qui ne va pas en France, on ne nous fait pas confiance”.- “NON AU MERCOSUR” -Mais les syndicats agricoles disent aussi unanimement “NON” à l’accord de libre-échange entre l’UE et le Mercosur, qui doit faire l’objet d’un vote des Etats membres vendredi à Bruxelles.La France devrait voter contre, quitte à être en minorité, selon le ministre des Relations avec le Parlement, Laurent Panifous, mais la position française définitive sera donnée par le Premier ministre et le Président, selon Maud Bregeon.La FNSEA et ses alliés des Jeunes agriculteurs, plus en retrait des mobilisations ces dernières semaines malgré des rassemblements dans les territoires, ont appelé jeudi matin à un grand rassemblement le 20 devant le Parlement européen à Strasbourg, si le traité de était signé ce weekend.La section locale d’Ile-de-France a déposé dès jeudi matin une gerbe “aux agriculteurs français” devant la Tour Eiffel. En Belgique, des syndicats locaux ont appelé à des blocages routiers dans la soirée.Le premier syndicat agricole a ajouté attendre du Premier ministre un “signal très fort” ce vendredi à destination des agriculteurs en colère, lors d’une conférence de presse.Les récentes annonces du gouvernement ou de Bruxelles ainsi que les rencontres successives à Matignon n’ont pas satisfait les agriculteurs, qui demandent depuis 2024 des simplifications administratives et un allègement des normes, notamment européennes, jugées trop contraignantes et sources de concurrence déloyale.”Ça fait deux ans qu’on nous fait du blabla. Dans nos fermes on ne voit rien”, a déclaré à l’AFP Jérôme Lespagnol céréalier de 48 ans, qui dénonce la hausse des engrais et la baisse des prix des céréales.- Actions “illégales” -Allègement de la taxe carbone européenne sur les engrais, interdictions de certains produits importés…: la ministre Annie Genevard a dit avoir obtenu des “avancées cette semaine” et vouloir poursuivre le travail. Mais certains mesures dépendent du vote du budget et d’autres de Bruxelles.Si Mme Genevard a joué l’apaisement en appelant au “calme” et au “dialogue”, la porte-parole du gouvernement, Maud Bregeon, avait plus tôt adopté un ton ferme face aux actions “illégales” menées par la Coordination rurale dans Paris.La préfecture de police a interdit les manifestations autour de certaines zones sensibles, notamment l’Elysée, Matignon, le Parlement, des ministères, ou le marché de Rungis.Certains convois sont bloqués autour de Paris et de nombreux tracteurs ont été mis en fourrière, selon une source proche du dossier.”On doit être à peu près à 25 gardes à vue, on a au moins 10 tracteurs qui sont mis en fourrière dans l’Essonne”, “il faut les libérer”, a déclaré M. Venteau sur BFMTV.D’autres actions sont menées en France avec une dizaine de blocages routiers recensés tôt jeudi, en Bourgogne et dans le Sud-Ouest. Près de Bordeaux, l’accès au dépôt de carburant de Bassens (Gironde) est bloqué depuis mercredi soir.
La natalité devrait encore s’inscrire au plus bas en 2025
Toujours moins de bébés en France… De janvier à novembre 2025, le nombre de naissances quotidien moyen a reculé de 2,4% par rapport à la même période en 2024 et pourrait atteindre un nouveau point bas historique sur l’ensemble de l’année, selon des données de l’Insee publiées jeudi.Cette baisse des naissances sur onze mois s’observe dans toutes les régions du pays, sauf dans les Pays de la Loire, en Martinique, à la Réunion ainsi qu’à Mayotte, précise l’Institut national de la statistique. Un peu plus de 51.000 bébés ont vu le jour en novembre dernier, ce qui porte le nombre de nouveau-nés sur les onze premiers mois de 2025 à 590.000.Sur l’ensemble de l’année, le nombre de naissance devrait ainsi atteindre son plus bas niveau depuis la fin de la Seconde guerre mondiale pour la quatrième année de suite.Ce nouveau repli s’inscrirait dans une tendance de long terme. En France, le nombre de naissances a diminué chaque année depuis 2011, à l’exception de celle de 2021, qui a connu un léger rebond après les confinements liés au Covid-19.Cette tendance baissière s’explique principalement par un recul de la fécondité (nombre d’enfants par femme). L’indicateur conjoncturel de fécondité (ICF) s’est établi à 1,62 enfant par femme en 2024, contre 1,66 en 2023.Ce déclin de la natalité agite la classe politique, qui s’inquiète du financement du système de protection sociale, en particulier des retraites. Il avait conduit le président Emmanuel Macron à appeler au “réarmement démographique” du pays.En parallèle, le nombre de décès augmente, du fait de l’arrivée à des âges de forte mortalité des générations nombreuses du baby-boom. De janvier à octobre 2025, leur nombre a progressé de 1,4% par rapport à la même période l’année précédente, selon les dernières données disponibles de l’Insee.Résultat, en 2025, le nombre de décès pourrait être supérieur à celui des naissances sur une année civile, pour la première fois depuis 1944.Un solde naturel de population négatif “est de l’ordre du possible”, avait déjà indiqué l’Insee à l’AFP en juillet dernier.
Les Etats-Unis pourraient conserver plusieurs années le contrôle du Venezuela et son pétrole, selon Trump
Les Etats-Unis pourraient conserver plusieurs années le contrôle du Venezuela et son pétrole, a déclaré Donald Trump dans un entretien publié jeudi par le New York Times dans lequel le président américain se félicite de la “très bonne entente” avec le pouvoir intérimaire à Caracas.”Seul l’avenir nous dira” combien de temps Washington entend garder une tutelle sur Caracas, a déclaré M. Trump. Interrogé pour savoir si la situation durerait trois mois, six mois, un an ou plus, il a répondu : “Je dirais beaucoup plus longtemps”.”Nous allons reconstruire le pays de manière très rentable”, a poursuivi le dirigeant républicain. “Nous allons utiliser du pétrole et en importer. Nous allons faire baisser les prix du pétrole et donner de l’argent au Venezuela, dont il a désespérément besoin”.Donald Trump a de nouveau mis en avant la coopération des autorités vénézuéliennes depuis la capture du président Nicolas Maduro : “Ils nous donnent tout ce que nous jugeons nécessaire. N’oubliez pas, ils nous ont pris du pétrole il y a des années”.”Ils nous traitent avec beaucoup de respect (…). Nous nous entendons très bien avec l’administration qui est en place maintenant”, a-t-il ajouté.Les propos de M. Trump interviennent après que la Maison Blanche a affiché la volonté des États-Unis de “dicter” jusqu’à nouvel ordre ses décisions au Venezuela, en gardant en particulier le contrôle de la vente du pétrole vénézuélien pour une durée indéterminée.- “Rien d’irrégulier” -“Nous restons en étroite coordination avec les autorités par intérim et les Etats-Unis vont continuer à dicter leurs décisions”, a souligné mercredi soir la porte-parole de la Maison Blanche, Karoline Leavitt.Donald Trump avait déjà assuré la veille que le Venezuela allait remettre aux Etats-Unis “entre 30 et 50 millions de barils de pétrole”, ajoutant: “Ce pétrole sera vendu aux prix du marché et l’argent sera contrôlé par moi”.Donald Trump a affirmé que le Venezuela n’achèterait que des produits fabriqués aux Etats-Unis avec les recettes du pétrole commercialisé par Washington.Caracas dispose des plus grandes réserves prouvées du monde avec plus de 303 milliards de barils, selon l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep). Mais sa production reste faible, de l’ordre d’un million de barils par jour, après des décennies de sous-investissement dans les infrastructures.La présidente par intérim du Venezuela, Delcy Rodriguez, a déclaré mercredi soir que l’échange commercial avec les Etats-Unis n’avait “rien d’extraordinaire ni d’irrégulier”, même si elle a à nouveau regretté la capture de Nicolas Maduro.L’opération des forces spéciales américaines à Caracas a fait 100 morts, a annoncé le ministre vénézuélien de l’Intérieur Diosdado Cabello.Interrogé par le New York Times s’il s’était entretenu avec Mme Rodriguez, Donald Trump a seulement évoqué une “communication constante entre elle et l’administration”. “Marco (Rubio) parle tout le temps avec elle”, a-t-il dit en référence au chef de la diplomatie américaine.- Les pétroliers américains reçus vendredi -Au cours de l’interview, le président américain n’a de nouveau pris aucun engagement sur une tenue à venir d’élections au Venezuela. Selon le Wall Street Journal, l’arrivée au pouvoir de Delcy Rodriguez était le scénario favori de la CIA en cas de chute du président Maduro.Marco Rubio s’est défendu mercredi de toute “improvisation” de la part des autorités américaines après l’opération militaire au Venezuela.Le chef de la diplomatie américaine a assuré à la presse que Washington avait un plan en trois étapes pour le Venezuela. “La première étape est la stabilisation du pays”, la deuxième, nommée “rétablissement”, consiste à “s’assurer que les entreprises américaines, occidentales, et autres aient accès au marché vénézuélien de manière juste”, tandis que la troisième serait “bien sûr, de transition”, a-t-il ajouté.La porte-parole de la Maison Blanche a également annoncé que Donald Trump verrait vendredi les patrons de grands groupes pétroliers américains pour “discuter des immenses possibilités qui s’offrent à ces sociétés” au Venezuela.






