Olivier pour Ilan Halimi abattu: deux frères écroués avant leur procès en octobre

Deux frères jumeaux de 19 ans, soupçonnés d’avoir abattu il y a deux semaines à Epinay-sur-Seine (Seine-Saint-Denis) un olivier planté en mémoire d’Ilan Halimi, ont été placés en détention provisoire dans l’attente d’être jugés en octobre, a-t-on appris jeudi de source judiciaire.Les deux jeunes hommes ont été déférés mercredi en comparution immédiate au tribunal correctionnel de Bobigny, où l’affaire a été renvoyée au 22 octobre, a précisé à l’AFP le parquet. Ils seront jugés pour destruction de bien aggravée et violation de monument dédié à la mémoire des morts commise en raison de la race, l’ethnie, la nation ou la religion.Survenu dans la nuit du 13 au 14 août, l’abattage de l’arbre en mémoire d’Ilan Halimi, jeune Juif torturé à mort en 2006, avait suscité une indignation unanime au sein de la classe politique.L’olivier avait été planté en 2011 au jardin d’Alcobendas d’Epinay-sur-Seine, ville d’un peu plus de 50.000 habitants, située à une dizaine de kilomètres au nord de Paris.Le maire, Hervé Chevreau (DVD), a indiqué à l’AFP que plusieurs arbres seraient replantés à l’automne en mémoire d’Ilan Halimi, en évoquant “un élan de solidarité remarquable” pour le don de nouveaux oliviers à la ville.Citoyen français de confession juive, Ilan Halimi, 23 ans, avait été séquestré et torturé en janvier 2006 à Bagneux (Hauts-de-Seine) par un groupe d’une vingtaine de personnes qui se faisaient appeler le “gang des barbares”, sous la direction de Youssouf Fofana. Découvert à Sainte-Geneviève-des-Bois, dans l’Essonne, le jeune homme était mort pendant son transfert à l’hôpital un peu moins d’un mois plus tard.Deux autres arbres plantés en hommage à Ilan Halimi, dont l’un portait sa photo, avaient été sciés en 2019 à Sainte-Geneviève-des-Bois, où il avait été retrouvé agonisant au bord d’une voie ferrée. D’autres arbres avaient été replantés.

Trump veut restreindre la durée des visas des journalistes et étudiants étrangers

Le gouvernement de Donald Trump a proposé jeudi de réduire la durée de séjour aux Etats-Unis des étudiants et journalistes étrangers, dans un contexte de renforcement des restrictions à l’immigration légale dans le pays.  Selon cette proposition, les ressortissants étrangers détenteurs d’un visa étudiant ne seraient pas autorisés à rester plus de quatre ans sur le territoire américain.Les journalistes étrangers, seraient, pour leur part, limités à des séjours de 240 jours, tout en pouvant solliciter des renouvellements pour des périodes identiques. Seuls les journalistes chinois seraient limités à 90 jours.Jusqu’à présent, les Etats-Unis octroyaient des visas pour la durée du programme d’un étudiant et jusqu’à cinq ans pour un journaliste. Ces visas, dits de catégorie “non-immigrant”, sont limités à 10 ans.Cette mesure, si elle est mise en oeuvre, affecterait des journalistes accrédités pour des centaines de médias étrangers aux Etats-Unis.”Pendant trop longtemps, les administrations précédentes ont autorisé des étudiants étrangers et d’autres détenteurs de visas à rester aux Etats-Unis, presque indéfiniment, présentant des risques pour la sécurité, coûtant une somme incalculable aux contribuables et désavantageant les citoyens américains”, a affirmé le ministère de la Sécurité intérieure, dans un communiqué mercredi.Cette proposition a été publiée dans le Federal Register, le journal officiel du gouvernement fédéral, ouvrant une courte période pour des commentaires publics, avant que le changement n’entre en vigueur.Selon les statistiques du ministère du Commerce, les étudiants internationaux ont contribué à l’économie américaine à hauteur de plus de 50 milliards de dollars en 2023.Les Etats-Unis ont accueilli plus de 1,1 million d’étudiants internationaux lors de l’année académique 2023-2024, davantage que n’importe quel autre pays. Payant généralement la totalité des frais d’inscription, leur présence représente une source de revenus cruciale pour les universités américaines.- Diminution de la “compétitivité à l’international”-“Cette règle proposée envoie un message aux personnes talentueuses à travers le monde, leur signifiant que leurs contributions ne sont pas valorisées aux Etats-Unis”, a réagi Miriam Feldblum, à la tête d’un groupe représentant les responsables d’établissements d’enseignement supérieur américains.”Cela ne nuit pas seulement aux étudiants internationaux — cela affaiblit également la capacité des établissements d’enseignement supérieur et des universités américains à attirer les meilleurs talents, cela diminue notre compétitivité à l’international”, a affirmé la présidente de l’Alliance des présidents de l’enseignement supérieur et l’immigration. Cette annonce intervient au début de l’année scolaire universitaire, plusieurs établissements rapportant une diminution des inscriptions des étudiants internationaux.  L’administration Trump s’est engagée dans une série de batailles contre les universités, s’en prenant à des établissements de renom suspectés de laisser, sur leurs campus, se propager des idées antisémites, notamment dans le cadre des manifestations contre la guerre dans la bande de Gaza.Mi-août, le département d’Etat a annoncé avoir révoqué 6.000 visas étudiants depuis janvier. Et quelque 55 millions de détenteurs de visas sont touchés par des contrôles renforcés.En début de semaine, Donald Trump a déclaré vouloir accueillir 600.000 étudiants chinois, une annonce en décalage avec la volonté affichée de son chef de la diplomatie, Marco Rubio, de révoquer “avec fermeté” les visas de certains étudiants chinois. Les avantages liés à l’immigration, notamment le droit de vivre et travailler aux Etats-Unis, “restent un privilège et non un droit”, répète volontiers le secrétaire d’Etat américain.Dès son retour à la Maison Blanche en janvier, Donald Trump a érigé la lutte contre l’immigration clandestine en priorité absolue, évoquant une “invasion” des Etats-Unis par des “criminels venus de l’étranger”.A la fin de son premier mandat, Donald Trump avait proposé de réduire la durée des visas de journaliste, idée abandonnée par son successeur, le démocrate Joe Biden.  

Trump veut restreindre la durée des visas des journalistes et étudiants étrangers

Le gouvernement de Donald Trump a proposé jeudi de réduire la durée de séjour aux Etats-Unis des étudiants et journalistes étrangers, dans un contexte de renforcement des restrictions à l’immigration légale dans le pays.  Selon cette proposition, les ressortissants étrangers détenteurs d’un visa étudiant ne seraient pas autorisés à rester plus de quatre ans sur le territoire américain.Les journalistes étrangers, seraient, pour leur part, limités à des séjours de 240 jours, tout en pouvant solliciter des renouvellements pour des périodes identiques. Seuls les journalistes chinois seraient limités à 90 jours.Jusqu’à présent, les Etats-Unis octroyaient des visas pour la durée du programme d’un étudiant et jusqu’à cinq ans pour un journaliste. Ces visas, dits de catégorie “non-immigrant”, sont limités à 10 ans.Cette mesure, si elle est mise en oeuvre, affecterait des journalistes accrédités pour des centaines de médias étrangers aux Etats-Unis.”Pendant trop longtemps, les administrations précédentes ont autorisé des étudiants étrangers et d’autres détenteurs de visas à rester aux Etats-Unis, presque indéfiniment, présentant des risques pour la sécurité, coûtant une somme incalculable aux contribuables et désavantageant les citoyens américains”, a affirmé le ministère de la Sécurité intérieure, dans un communiqué mercredi.Cette proposition a été publiée dans le Federal Register, le journal officiel du gouvernement fédéral, ouvrant une courte période pour des commentaires publics, avant que le changement n’entre en vigueur.Selon les statistiques du ministère du Commerce, les étudiants internationaux ont contribué à l’économie américaine à hauteur de plus de 50 milliards de dollars en 2023.Les Etats-Unis ont accueilli plus de 1,1 million d’étudiants internationaux lors de l’année académique 2023-2024, davantage que n’importe quel autre pays. Payant généralement la totalité des frais d’inscription, leur présence représente une source de revenus cruciale pour les universités américaines.- Diminution de la “compétitivité à l’international”-“Cette règle proposée envoie un message aux personnes talentueuses à travers le monde, leur signifiant que leurs contributions ne sont pas valorisées aux Etats-Unis”, a réagi Miriam Feldblum, à la tête d’un groupe représentant les responsables d’établissements d’enseignement supérieur américains.”Cela ne nuit pas seulement aux étudiants internationaux — cela affaiblit également la capacité des établissements d’enseignement supérieur et des universités américains à attirer les meilleurs talents, cela diminue notre compétitivité à l’international”, a affirmé la présidente de l’Alliance des présidents de l’enseignement supérieur et l’immigration. Cette annonce intervient au début de l’année scolaire universitaire, plusieurs établissements rapportant une diminution des inscriptions des étudiants internationaux.  L’administration Trump s’est engagée dans une série de batailles contre les universités, s’en prenant à des établissements de renom suspectés de laisser, sur leurs campus, se propager des idées antisémites, notamment dans le cadre des manifestations contre la guerre dans la bande de Gaza.Mi-août, le département d’Etat a annoncé avoir révoqué 6.000 visas étudiants depuis janvier. Et quelque 55 millions de détenteurs de visas sont touchés par des contrôles renforcés.En début de semaine, Donald Trump a déclaré vouloir accueillir 600.000 étudiants chinois, une annonce en décalage avec la volonté affichée de son chef de la diplomatie, Marco Rubio, de révoquer “avec fermeté” les visas de certains étudiants chinois. Les avantages liés à l’immigration, notamment le droit de vivre et travailler aux Etats-Unis, “restent un privilège et non un droit”, répète volontiers le secrétaire d’Etat américain.Dès son retour à la Maison Blanche en janvier, Donald Trump a érigé la lutte contre l’immigration clandestine en priorité absolue, évoquant une “invasion” des Etats-Unis par des “criminels venus de l’étranger”.A la fin de son premier mandat, Donald Trump avait proposé de réduire la durée des visas de journaliste, idée abandonnée par son successeur, le démocrate Joe Biden.  

Ukraine: 14 morts, dont des enfants, dans des frappes russes sur Kiev

Au moins 14 personnes, dont trois enfants, ont été tuées à Kiev lors d’une des plus importantes attaques aériennes russes contre l’Ukraine, ont annoncé jeudi les autorités ukrainiennes, Volodymyr Zelensky accusant Moscou de préférer “continuer à tuer” plutôt que négocier une paix.Les efforts diplomatiques se sont récemment accélérés, sous la houlette du président américain Donald Trump, mais ils n’ont pas encore donné de résultats concrets et la Russie a intensifié ses attaques aériennes contre l’Ukraine.Tôt jeudi, les secouristes et les habitants s’affairaient à ramasser des débris dans les rues du centre de Kiev, a constaté un journaliste de l’AFP.Une frappe a creusé un cratère fumant dans un immeuble d’habitation de plusieurs étages, le coupant en deux.Des secouristes debout sur les décombres ont dégagé des gravats un corps, vêtu d’un pyjama recouvert de poussière, qu’ils ont emporté dans un sac de plastique noir, selon un reporter de l’AFP.L’attaque de drones et de missiles a fait au moins 14 morts, dont trois enfants, ont indiqué les services de secours à l’AFP.La Russie a tiré 598 drones et 31 missiles balistiques et de croisière sur l’Ukraine dans la nuit de mercredi à jeudi, a annoncé l’armée de l’air ukrainienne. Le bâtiment de la mission de l’UE à Kiev a été endommagé par une frappe russe “délibérée”, a par ailleurs annoncé le président du Conseil européen, Antonio Costa, promettant que l’UE ne se laisserait “pas intimider”.Volodymyr Zelensky a lui estimé que la Russie “choisit de continuer de tuer plutôt que de mettre fin à la guerre” lancée par l’invasion de l’Ukraine en 2022.”Cela veut dire que la Russie n’a toujours pas peur des conséquences”, a-t-il ajouté, notant que tous les ultimatums lancés au Kremlin pour mettre fin au conflit avaient été sans effet.- Sanctions -Volodymyr Zelensky a dit attendre une “réaction” de la part de la communauté internationale, notamment de nouvelles sanctions contre Moscou.Il a appelé la Chine, alliée de la Russie, et la Hongrie, membre de l’Union européenne mais restée proche du Kremlin, à faire pression sur Moscou.Kiev, très loin du front et dotée d’importantes défenses antiaériennes, a été longtemps relativement préservée des attaques aériennes comparé à d’autres parties du pays.Mais la capitale a été la cible de frappes meurtrières ces derniers mois, la Russie lançant des attaques de drones et missiles records vers son voisin.Selon l’administration militaire de Kiev, l’attaque de jeudi a été menée à l’aide de drones et missiles qui ont frappé la capitale en plus de 20 endroits.Des reporters de l’AFP ont entendu de puissantes explosions et vu un missile être abattu.Une école maternelle et un centre commercial ont été touchés, selon les autorités locales.- Avancées russes -Fin juillet, des bombardements russes avaient fait plus de 30 morts à Kiev, l’une des attaques les plus meurtrières dans la capitale en plus de trois ans de guerre. Ces frappes avaient poussé le président américain, Donald Trump à accroître la pression sur Moscou pour accepter une trêve et conduit à sa rencontre avec son homologue russe, Vladimir Poutine, en Alaska le 15 août.Après ce sommet, suivi par une visite à Washington de M. Zelensky accompagné de ses alliés européens, le dirigeant américain a dit vouloir préparer une rencontre en face à face entre les présidents russe et ukrainien.La perspective d’un tel sommet semble depuis s’éloigner, la Russie ayant fait comprendre qu’il n’était pas à l’ordre du jour.Avant la conclusion d’un hypothétique accord de paix, l’Ukraine veut obtenir des garanties de sécurité des Occidentaux pour dissuader Moscou de toute nouvelle attaque.M. Zelensky a annoncé que des membres de son équipe allaient rencontrer vendredi à New York des représentants de l’administration de Donald Trump.Pour mettre fin à son assaut, la Russie réclame notamment que l’Ukraine lui cède quatre régions partiellement occupées, en plus de la Crimée annexée en 2014, et renonce à intégrer l’Alliance atlantique. Des conditions que Kiev juge inacceptables.Côté russe, l’armée a indiqué avoir intercepté 102 drones ukrainiens, alors que les attaques aériennes de Kiev ciblant les raffineries ces dernières semaines ont fait flamber le prix de l’essence.

Ukraine: 14 morts, dont des enfants, dans des frappes russes sur Kiev

Au moins 14 personnes, dont trois enfants, ont été tuées à Kiev lors d’une des plus importantes attaques aériennes russes contre l’Ukraine, ont annoncé jeudi les autorités ukrainiennes, Volodymyr Zelensky accusant Moscou de préférer “continuer à tuer” plutôt que négocier une paix.Les efforts diplomatiques se sont récemment accélérés, sous la houlette du président américain Donald Trump, mais ils n’ont pas encore donné de résultats concrets et la Russie a intensifié ses attaques aériennes contre l’Ukraine.Tôt jeudi, les secouristes et les habitants s’affairaient à ramasser des débris dans les rues du centre de Kiev, a constaté un journaliste de l’AFP.Une frappe a creusé un cratère fumant dans un immeuble d’habitation de plusieurs étages, le coupant en deux.Des secouristes debout sur les décombres ont dégagé des gravats un corps, vêtu d’un pyjama recouvert de poussière, qu’ils ont emporté dans un sac de plastique noir, selon un reporter de l’AFP.L’attaque de drones et de missiles a fait au moins 14 morts, dont trois enfants, ont indiqué les services de secours à l’AFP.La Russie a tiré 598 drones et 31 missiles balistiques et de croisière sur l’Ukraine dans la nuit de mercredi à jeudi, a annoncé l’armée de l’air ukrainienne. Le bâtiment de la mission de l’UE à Kiev a été endommagé par une frappe russe “délibérée”, a par ailleurs annoncé le président du Conseil européen, Antonio Costa, promettant que l’UE ne se laisserait “pas intimider”.Volodymyr Zelensky a lui estimé que la Russie “choisit de continuer de tuer plutôt que de mettre fin à la guerre” lancée par l’invasion de l’Ukraine en 2022.”Cela veut dire que la Russie n’a toujours pas peur des conséquences”, a-t-il ajouté, notant que tous les ultimatums lancés au Kremlin pour mettre fin au conflit avaient été sans effet.- Sanctions -Volodymyr Zelensky a dit attendre une “réaction” de la part de la communauté internationale, notamment de nouvelles sanctions contre Moscou.Il a appelé la Chine, alliée de la Russie, et la Hongrie, membre de l’Union européenne mais restée proche du Kremlin, à faire pression sur Moscou.Kiev, très loin du front et dotée d’importantes défenses antiaériennes, a été longtemps relativement préservée des attaques aériennes comparé à d’autres parties du pays.Mais la capitale a été la cible de frappes meurtrières ces derniers mois, la Russie lançant des attaques de drones et missiles records vers son voisin.Selon l’administration militaire de Kiev, l’attaque de jeudi a été menée à l’aide de drones et missiles qui ont frappé la capitale en plus de 20 endroits.Des reporters de l’AFP ont entendu de puissantes explosions et vu un missile être abattu.Une école maternelle et un centre commercial ont été touchés, selon les autorités locales.- Avancées russes -Fin juillet, des bombardements russes avaient fait plus de 30 morts à Kiev, l’une des attaques les plus meurtrières dans la capitale en plus de trois ans de guerre. Ces frappes avaient poussé le président américain, Donald Trump à accroître la pression sur Moscou pour accepter une trêve et conduit à sa rencontre avec son homologue russe, Vladimir Poutine, en Alaska le 15 août.Après ce sommet, suivi par une visite à Washington de M. Zelensky accompagné de ses alliés européens, le dirigeant américain a dit vouloir préparer une rencontre en face à face entre les présidents russe et ukrainien.La perspective d’un tel sommet semble depuis s’éloigner, la Russie ayant fait comprendre qu’il n’était pas à l’ordre du jour.Avant la conclusion d’un hypothétique accord de paix, l’Ukraine veut obtenir des garanties de sécurité des Occidentaux pour dissuader Moscou de toute nouvelle attaque.M. Zelensky a annoncé que des membres de son équipe allaient rencontrer vendredi à New York des représentants de l’administration de Donald Trump.Pour mettre fin à son assaut, la Russie réclame notamment que l’Ukraine lui cède quatre régions partiellement occupées, en plus de la Crimée annexée en 2014, et renonce à intégrer l’Alliance atlantique. Des conditions que Kiev juge inacceptables.Côté russe, l’armée a indiqué avoir intercepté 102 drones ukrainiens, alors que les attaques aériennes de Kiev ciblant les raffineries ces dernières semaines ont fait flamber le prix de l’essence.

Vote de confiance: Valls appelle à un “sursaut” pour un “accord” entre forces de gouvernement

Un “sursaut” des formations politiques de gouvernement “pour trouver un accord sur le budget” est “indispensable” avant le vote de confiance du gouvernement Bayrou le 8 septembre, a estimé jeudi le ministre des Outre-mer Manuel Valls.”Il faut être sérieux: j’en appelle à l’effort, à un sursaut des formations politiques de gouvernement pour trouver un accord sur le budget”, a-t-il déclaré sur Europe 1 et CNews.Cet accord “est indispensable, sinon quelle est la solution ?”, a ajouté l’ancien Premier ministre, pour qui une dissolution serait “pour les formations politiques de gouvernement, pour les Républicains, le bloc central, le Parti socialiste aussi, la menace d’une quasi-disparition et de se retrouver sous la menace de LFI et du Rassemblement national”.Manuel Valls estime que les pistes de réduction de la dette mises sur la table par François Bayrou en juillet “doivent être discutées, négociées pour que le budget soit à la hauteur des déficits”.”Il faut trouver des solutions: elles doivent être justes sur le plan fiscal et social, chacun doit être mis à contribution, y compris les plus riches et les grandes entreprises. Chacun doit participer à cet effort”, selon lui.D’ici le 8 septembre, le ministre des Outre-mer “continuera sa mission”, avec notamment un déplacement à Mayotte lundi et mardi.Manuel Valls est rentré cette semaine de Nouvelle-Calédonie, où il a poursuivi la mise en application de l’accord de Bougival signé en juillet entre l’Etat, les non-indépendantistes et les indépendantistes, même si ceux du FLNKS ont depuis rejeté le texte.

Comme Julien Song, ces influenceurs qui ont mis à la mode le jeu d’échecs

Longtemps considérés comme “un truc de geek”, les échecs deviennent tendance grâce à des créateurs de contenu comme le Français Julien Song, qui ont su populariser le jeu ancestral via les réseaux sociaux.”Je vais vous apprendre une technique ultra-importante pour bien jouer aux échecs avec les blancs”: dans la pénombre du Blitz Society, un bar parisien dont il a fait son QG, le maître international de 32 ans filme sa dernière leçon, accoudé sur l’échiquier, à l’aide d’un téléphone sur un trépied.Depuis qu’il a quitté son job de conseiller en stratégie il y a quatre ans après un burn-out, il a gagné plus de 1,5 million d’abonnés cumulés sur toutes les plateformes (Instagram, Tiktok, Youtube, Facebook…).Rejoignant ainsi les grands noms des échecs sur les réseaux sociaux: l’Espagnol Rey Enigma, l’Américain GothamChess, le Français Blitzstream, la Suédoise Anna Cramling ou encore la Russo-israélienne Dina Belenkaya.Car si la tendance de ce type de vidéos est récente en France, “dans le monde anglophone, il y en a plein”, explique Julien. Dans cette discipline dominée par les hommes, “il y a d’ailleurs plus de femmes que d’hommes créateurs de contenu échecs connus sur le plan mondial”.”Mon but, c’est de le simplifier, de le rendre plus fun avec comme objectif de ramener de plus en plus de monde vers la pratique du jeu”, explique-t-il à l’AFP. “Quand on pense échecs, je pense qu’on se dit direct: +c’est un truc de geek, un truc de nerd+”.Avec le succès de la série Netflix “Le Jeu de la Dame” (2020), les confinements du Covid-19 puis le succès des vidéos en ligne, la tendance s’est inversée.- Duel avec Wembanyama -En cinq ans, le nombre de licenciés en France est passé de 50.000 à 80.000.Côté amateurs, le nombre de joueurs francophones a bondi de 143% en un an sur l’un des sites les plus populaires, Chess.com, atteignant 1,8 million de personnes. “Ce qui est fou, c’est qu’il y a des booms et ensuite, il n’y a pas de rechute”, observe Julien Song, “les personnes qui se mettent aux échecs continuent à jouer”.Classé 2309 Elo –un classement relatif qui va de 400 pour un vrai débutant à au-delà de 2.000 pour les meilleurs- Julien Song a commencé à jouer à l’âge de 8 ans. Après plusieurs années de compétition, il obtient son titre de maître international à 20 ans.Mais c’est dans sa nouvelle vie sur les réseaux qu’il a signé ses plus gros coups.Comme celui de coacher Inoxtag, un des youtubeurs les plus célèbres de France, qui a organisé plusieurs tournois diffusés en direct.Et, en juillet, Julien Song a affronté la star française de la NBA Victor Wembanyama, passionné d’échecs, au cours d’un tournoi organisé par le joueur des San Antonio Spurs dans sa ville natale du Chesnay (Yvelines, près de Paris).Pendant une séance de cardio, lorsqu’il est essoufflé, le basketteur géant “enchaîne parfois avec une position d’échecs où il faut trouver une solution”, raconte Julien Song, “ça permet de travailler la prise de décisions sous fatigue”.Autres adeptes sportifs: les frères Alexis et Félix Lebrun (tennis de table) ou le pilote monégasque Charles Leclerc (F1).Aujourd’hui, sa communauté s’étend aussi dans le monde réel. Comme ce jour-là, en plein cÅ“ur du mois d’août à la Blitz Society, où Yingjunxiong Zhang, 13 ans, venu de Barcelone, lui demande un autographe, avant de le défier sur l’échiquier.”J’ai commencé à le suivre quand il avait environ 10.000 abonnés. Mais après qu’il a joué contre Rey Enigma, j’ai regardé davantage ses vidéos”, raconte l’adolescent.Cette popularité croissante, “c’est un peu une revanche personnelle”. “Quand j’étais jeune, je ne disais pas trop haut que je jouais aux échecs”, raconte le maître international.Avec des règles simples, un accès facile, et un engouement intergénérationnel, “il n’y a pas de raisons de ne pas jouer”, conclut Julien Song.