Impassible, Le Scouarnec évoque en détail sa “pédophilie” qui a “tout envahi”

Pressé de questions par la cour criminelle du Morbihan qui le juge depuis le 24 février pour des violences sexuelles sur 299 patients, souvent mineurs, Joël Le Scouarnec a égrainé mardi sans ciller les facettes de sa sexualité, marquée par une pédophilie méticuleusement organisée et décrite dans les milliers de pages de ses carnets.Âgé de 74 ans, le médecin cachait des revues pédopornographiques, des clichés de lui-même nu “dans des positions suggestives” et des disques durs remplis de photos pédopornographiques en haut d’une armoire, raconte-t-il dans la salle du tribunal de Vannes.D’une voix impassible, jamais troublée par l’émotion, l’accusé décrit une organisation bien rodée: il écrit “quotidiennement dans (son) journal intime”, met en gras le mot “éjaculer” puis rapporte dans un fichier excel le nombre de ses éjaculations mensuelles.Dans les milliers de pages de ce que la cour appelle “les carnets”, Joël Le Scouarnec a décrit in extenso les viols et agressions sexuelles infligés à quelque 300 victimes, dont de nombreux patients dans des hôpitaux de l’ouest de 1989 à 2014, mais consigné aussi le “journal intime” de sa sexualité.”J’ai écrit des atrocités sans pour autant les penser”, affirme-t-il, évoquant une “surenchère du fantasme”. “Plus c’était ignoble, sordide, plus je m’y complaisais.” “Ca a tout envahi (…) J’étais dans la transgression en permanence, je ne m’interdisais rien.”Pédophile, sadique, masochiste, exhibitionniste, scatophile, zoophile… La présidente Aude Buresi lit un extrait du carnet de 2004 où le médecin énumérait ses paraphilies puis concluait “et j’en suis heureux”.Elle évoque aussi ses poupées, dont certaines “avaient la taille d’un enfant de cinq ans”, selon Joël Le Scouarnec. “Vous avez pleuré lorsqu’elles ont été détruites” après la perquisition de 2017 ?, demande Mme Buresi. “Non. J’ai regardé Véronique (l’une d’elles) et je lui ai dit +maintenant, c’est fini+.”Celui qui s’autoproclamait “le plus grand pervers du monde” buvait son urine, préparait des gâteaux avec son sperme, subtilisait les culottes sales de petites filles, essayait de se faire pénétrer par son chien…Et répond à la cour sans ciller depuis son box, couronne de cheveux blancs sur crâne chauve, veste à zip entrouverte.- Sans “aucun état d’âme” -Mardi matin, il a martelé être à la fois “le bon chirurgien et le pervers qui n’avait aucun état d’âme”. “Ce sont deux choses qui se juxtaposent (mais) cette activité pédophile n’a pas eu de retentissement sur mon activité professionnelle”, a-t-il dit.”J’ai été ce chirurgien qui a profité de son statut pour abuser d’enfants”, consent-il.De même, lundi, Joël Le Scouarnec avait affirmé être à la fois un bon père et un “pédophile” qui fantasmait sur ses trois fils.”Nous avons vu au moins trois facettes de lui: le pédocriminel, mais également le père et également aussi le chirurgien”, a résumé Me Maxime Tessier, l’un de ses avocats.- “La dignité de l’enfant” -Le médecin a promis lundi d'”assumer” ses actes. “Si j’ai commis un viol, je dirai: +J’ai commis un viol+.”Mais s’il a déjà admis avoir violé des garçons, l’ex-chirurgien réfute avoir commis des viols sur des fillettes, affirmant que les actes en question, souvent des touchers rectaux ou vaginaux, qu’il décrit dans son carnet sont des fantasmes ou des actes médicaux.Ce dernier point a été balayé par trois experts de chirurgie viscérale pédiatrique, qui ont mis en lumière par leurs réponses les violences médicales commises par le praticien, insistant sur le “respect de la dignité de l’enfant”.Pour la première fois depuis le début du procès le 24 février, une dizaine de victimes ont pu entrer dans la salle du tribunal, au lieu de suivre les débats dans la salle de retransmission mise en place en raison de leur grand nombre.”Mon souhait (est) d’avoir devant moi quelqu’un qui exprime sa souffrance et qui me fait prendre conscience des souffrances qu’il a subies”, a dit en matinée l’accusé, dont les victimes avaient en moyenne 11 ans au moment des faits.Mais parmi les parties civiles, beaucoup mettent en cause sa sincérité, comme Me Marie Grimaud, qui estime que le médecin cherche à se poser “en victime de lui-même (…), un acte extrêmement pervers.”

Bétharram: la congrégation admet sa “responsabilité”, “soulagement” mitigé des victimes

La congrégation des pères de Bétharram, qui a longtemps dirigé l’établissement catholique des Pyrénées-Atlantiques au cÅ“ur d’un scandale de violences physiques et sexuelles, a reconnu mardi sa “responsabilité” en annonçant des mesures saluées avec nuance par les victimes.”Je prends la parole au nom de la congrégation pour dire que nous sommes toujours très affectés par ce qui s’est passé (…), par les souffrances de ces enfants qui étaient venus ici pour être protégés, éduqués” mais auxquels “le contraire” est arrivé: “ils ont été anéantis”, a déclaré le prêtre Laurent Bacho, 75 ans et ancien vicaire régional des bétharramites, dans un entretien avec l’AFP.”Pour aboutir à une position commune irrévocable, il nous a fallu du temps”, a concédé le religieux face aux critiques sur son “mutisme”.”C’est un immense soulagement”, a réagi Alain Esquerre, porte-parole du collectif des victimes, regrettant toutefois un positionnement “contraint” et tardif d’une “congrégation acculée” qui “aurait dû reconnaître” ses responsabilités “depuis des décennies” selon lui.D’anciens religieux et personnels laïcs de Notre-Dame-de-Bétharram sont visés par plus de 150 plaintes déposées depuis un an pour violences physiques, agressions sexuelles et viols. Le parquet de Pau a ouvert une information judiciaire le 21 février, un ancien surveillant étant mis en examen et écroué.Mardi, l’avocat d’une des premières victimes déclarées a annoncé le dépot d’ici vendredi d’une plainte pour “recel de crime” et “complicité de crime par dissimulation” à l’encontre de la congrégation des pères de Bétharram.Laurent Bacho, responsable de la cellule d’écoute au sein de la congrégation, a rencontré huit victimes. “Je n’ai pas douté” de leur parole, assure-t-il. Mais il murmure aussi sa “douloureuse” prise de conscience: les personnes accusées sont “des frères (qu’il a) appréciés”. “Ce n’est pas moi en tant que tel mais je fais partie de ce corps. Sans être coupable, je suis responsable.”En mai dernier, après l’ouverture d’une enquête judiciaire, la congrégation s’est tournée vers l’Institut francophone pour la justice et la démocratie (IFJD), qui doit “les accompagner” pour satisfaire “le plus possible les droits des victimes” et prévenir de nouvelles violences, explique à l’AFP sa directrice, Magalie Besse.- “Toutes les victimes” -De premières mesures ont été décidées.Jusqu’à présent, la congrégation avait indemnisé à hauteur de “700.000 euros”, soit 60% de ses finances, les 19 victimes de violences sexuelles prescrites perpétrées par des religieux, reconnues par la Commission de reconnaissance et réparation (CRR) mise en place par l’Église depuis 2021.Elle ne prenait pas en compte cependant les victimes de laïcs, que les pères de Bétharram veulent indemniser désormais, grâce à “la vente des quelques biens immobiliers” qu’ils possèdent à Lestelle-Bétharram.Le montant des réparations dépendra notamment des fonds récoltés lors de ces ventes, et de la teneur des dénonciations.”Nous allons nous dépouiller (…) et c’est d’autant plus douloureux que ces biens ont été acquis par notre fondateur Michel Garicoïts”, a souligné Laurent Bacho.”De quoi parle-t-on ? On parle de biens immobiliers qui sont complètement à l’abandon depuis des décennies”, a rétorqué Alain Esquerre.”C’est une évolution effectivement très importante que la congrégation reconnaisse ses responsabilités sur le volet sexuel du dossier” mais “ce n’est toujours pas suffisant”, a-t-il ajouté, réclamant que soient aussi prises en compte les victimes de violences physiques.Pour Magalie Besse, “il y a des questions techniques complexes” liées au nombre important des victimes mais “il va falloir proposer des solutions”, également, pour ces faits “extrêmement graves”.- Commission d’enquête indépendante -Une “réparation mémorielle” sera aussi proposée, souligne Laurent Bacho. Le 15 mars à Bayonne, l’IFJD organise un forum pour ouvrir “un dialogue” entre les victimes qui le souhaitent et la congrégation. L’idée d’installer une plaque ou d’édifier un monument devrait y être évoquée.Ce rendez-vous sera aussi l’occasion d’expliciter le fonctionnement d’une nouvelle commission d’enquête indépendante, financée par la congrégation.Composée de membres externes qui restent à définir, elle devra investiguer “pendant au moins six mois” sur “les causes” des “abus massifs”, assure Laurent Bacho: examen des archives, audition des victimes, de membres de la congrégation, étude de son fonctionnement dans les “différents pays” où elle est présente…”Pourquoi nous n’avons rien vu, rien su ?”, répète le prêtre, circonscrivant les violences à “des personnalités déviantes” et rejetant l’idée d’un “système” ayant permis cinquante ans de violences.Pour parachever ce “travail de réflexion”, Magalie Besse suggère d’interroger aussi “les acteurs de l’Éducation nationale”, les “politiques”, “une partie des élites”… qui ont pu contribuer “au déni”. clw-cac-cas-kal-jed/ppy/swi

Bétharram: la congrégation admet sa “responsabilité”, “soulagement” mitigé des victimes

La congrégation des pères de Bétharram, qui a longtemps dirigé l’établissement catholique des Pyrénées-Atlantiques au cÅ“ur d’un scandale de violences physiques et sexuelles, a reconnu mardi sa “responsabilité” en annonçant des mesures saluées avec nuance par les victimes.”Je prends la parole au nom de la congrégation pour dire que nous sommes toujours très affectés par ce qui s’est passé (…), par les souffrances de ces enfants qui étaient venus ici pour être protégés, éduqués” mais auxquels “le contraire” est arrivé: “ils ont été anéantis”, a déclaré le prêtre Laurent Bacho, 75 ans et ancien vicaire régional des bétharramites, dans un entretien avec l’AFP.”Pour aboutir à une position commune irrévocable, il nous a fallu du temps”, a concédé le religieux face aux critiques sur son “mutisme”.”C’est un immense soulagement”, a réagi Alain Esquerre, porte-parole du collectif des victimes, regrettant toutefois un positionnement “contraint” et tardif d’une “congrégation acculée” qui “aurait dû reconnaître” ses responsabilités “depuis des décennies” selon lui.D’anciens religieux et personnels laïcs de Notre-Dame-de-Bétharram sont visés par plus de 150 plaintes déposées depuis un an pour violences physiques, agressions sexuelles et viols. Le parquet de Pau a ouvert une information judiciaire le 21 février, un ancien surveillant étant mis en examen et écroué.Mardi, l’avocat d’une des premières victimes déclarées a annoncé le dépot d’ici vendredi d’une plainte pour “recel de crime” et “complicité de crime par dissimulation” à l’encontre de la congrégation des pères de Bétharram.Laurent Bacho, responsable de la cellule d’écoute au sein de la congrégation, a rencontré huit victimes. “Je n’ai pas douté” de leur parole, assure-t-il. Mais il murmure aussi sa “douloureuse” prise de conscience: les personnes accusées sont “des frères (qu’il a) appréciés”. “Ce n’est pas moi en tant que tel mais je fais partie de ce corps. Sans être coupable, je suis responsable.”En mai dernier, après l’ouverture d’une enquête judiciaire, la congrégation s’est tournée vers l’Institut francophone pour la justice et la démocratie (IFJD), qui doit “les accompagner” pour satisfaire “le plus possible les droits des victimes” et prévenir de nouvelles violences, explique à l’AFP sa directrice, Magalie Besse.- “Toutes les victimes” -De premières mesures ont été décidées.Jusqu’à présent, la congrégation avait indemnisé à hauteur de “700.000 euros”, soit 60% de ses finances, les 19 victimes de violences sexuelles prescrites perpétrées par des religieux, reconnues par la Commission de reconnaissance et réparation (CRR) mise en place par l’Église depuis 2021.Elle ne prenait pas en compte cependant les victimes de laïcs, que les pères de Bétharram veulent indemniser désormais, grâce à “la vente des quelques biens immobiliers” qu’ils possèdent à Lestelle-Bétharram.Le montant des réparations dépendra notamment des fonds récoltés lors de ces ventes, et de la teneur des dénonciations.”Nous allons nous dépouiller (…) et c’est d’autant plus douloureux que ces biens ont été acquis par notre fondateur Michel Garicoïts”, a souligné Laurent Bacho.”De quoi parle-t-on ? On parle de biens immobiliers qui sont complètement à l’abandon depuis des décennies”, a rétorqué Alain Esquerre.”C’est une évolution effectivement très importante que la congrégation reconnaisse ses responsabilités sur le volet sexuel du dossier” mais “ce n’est toujours pas suffisant”, a-t-il ajouté, réclamant que soient aussi prises en compte les victimes de violences physiques.Pour Magalie Besse, “il y a des questions techniques complexes” liées au nombre important des victimes mais “il va falloir proposer des solutions”, également, pour ces faits “extrêmement graves”.- Commission d’enquête indépendante -Une “réparation mémorielle” sera aussi proposée, souligne Laurent Bacho. Le 15 mars à Bayonne, l’IFJD organise un forum pour ouvrir “un dialogue” entre les victimes qui le souhaitent et la congrégation. L’idée d’installer une plaque ou d’édifier un monument devrait y être évoquée.Ce rendez-vous sera aussi l’occasion d’expliciter le fonctionnement d’une nouvelle commission d’enquête indépendante, financée par la congrégation.Composée de membres externes qui restent à définir, elle devra investiguer “pendant au moins six mois” sur “les causes” des “abus massifs”, assure Laurent Bacho: examen des archives, audition des victimes, de membres de la congrégation, étude de son fonctionnement dans les “différents pays” où elle est présente…”Pourquoi nous n’avons rien vu, rien su ?”, répète le prêtre, circonscrivant les violences à “des personnalités déviantes” et rejetant l’idée d’un “système” ayant permis cinquante ans de violences.Pour parachever ce “travail de réflexion”, Magalie Besse suggère d’interroger aussi “les acteurs de l’Éducation nationale”, les “politiques”, “une partie des élites”… qui ont pu contribuer “au déni”. clw-cac-cas-kal-jed/ppy/swi

Abbas says PA ready to run Gaza as Arab leaders discuss reconstruction

Mahmud Abbas said his Palestinian Authority was ready to reassume control over Gaza, as Arab leaders in Cairo on Tuesday hammered out a plan for rebuilding the devastated territory to counter a widely condemned proposal by US President Donald Trump.The prospect of the PA governing Gaza was far from certain, however, with Israel having ruled out any future role for the body, and Trump having closed the Palestine Liberation Organization liaison office in Washington during his first term while stepping up support for Israel.Shortly after returning to power in January, Trump triggered global outrage by suggesting the United States “take over” the Gaza Strip and turn it into the “Riviera of the Middle East”, while forcing its Palestinian inhabitants to relocate to Egypt or Jordan.Tuesday’s Arab League summit in Cairo aimed to offer an alternative to that vision, a day after Israeli Prime Minister Benjamin Netanyahu called the Trump plan “visionary and innovative”.In his opening remarks on Tuesday, Egyptian President Abdel Fattah al-Sisi said his country’s plan for Gaza would ensure Palestinians “remain on their land”, but was careful not to criticise Trump.Calling for “a serious and effective political process that leads to a just and lasting solution to the Palestinian cause”, he added: “I am confident that President Trump is capable of doing that.”Sisi said that under the Egyptian plan, Gaza would be run by a committee of Palestinian technocrats, “paving the way for the return of the Palestinian Authority to the Strip”.Abbas, also addressing the summit, said a working committee had been formed to prepare for the PA resuming its role in Gaza and taking up security “responsibilities after restructuring and unifying its cadres present in the Gaza Strip and training them in Egypt and Jordan”.The PA had previously governed Gaza before losing power there in 2007 to Islamist militant group Hamas — whose October 7, 2023 attack on Israel sparked the latest war in the territory.- Draft plan -Palestinians, Arab states and many European governments have rejected Trump’s proposal for US control of Gaza, opposing any efforts to expel its people.Trump has recently appeared to soften his stance, saying he was “not forcing” the plan, which experts have said could violate international law.A draft version of the Egyptian plan seen by AFP lays out a five-year roadmap with a price tag of $53 billion — about the same amount the United Nations estimated Gaza’s reconstruction would cost.A proposed early recovery phase, expected to last six months and cost $3 billion, would focus on clearing unexploded ordnance and debris, and providing temporary housing, according to the draft.That would be followed by a $20 billion initial reconstruction stage running until 2027 and focusing on rebuilding essential infrastructure and permanent housing.The next stage of reconstruction, extending to 2030 at an estimated cost of $30 billion, aims to build more housing, infrastructure, and industrial and commercial facilities.The plan proposes an internationally supervised trust fund to ensure efficient and sustainable financing, as well as transparency and oversight.UN chief Antonio Guterres, who was also in Cairo on Tuesday, gave his strong endorsement to “the Arab-led initiative” to rebuild Gaza, adding the UN was prepared to “fully cooperate”.While several Arab heads of state participated Tuesday, de facto Saudi ruler Crown Prince Mohammed bin Salman was notably absent, sending his top diplomat instead, state media said.As far and away the Middle East’s largest economy, Saudi Arabia’s backing would be essential to any regional reconstruction effort.- Ceasefire impasse -Israel’s war against Hamas in Gaza has left the territory largely in ruins and created a dire humanitarian crisis that.A fragile ceasefire since January saw an influx of humanitarian aid into Gaza, before Israel on Sunday announced it was blocking any deliveries.”We look forward to an effective Arab role that ends the humanitarian tragedy… and thwarts the (Israeli) occupation’s plans to displace” Palestinians, Hamas said in a statement as the Cairo summit was convening.The talks are taking place as Israel and Hamas find themselves at an impasse over the future of the ceasefire.The truce’s first phase ended at the weekend, after six weeks of relative calm that included exchanges of Israeli hostages for Palestinian prisoners.While Israel said it backed an extension of the first phase until mid-April, Hamas has insisted on a transition to the second phase, which should lead to a permanent end to the war.Israel announced on Sunday that it was halting “all entry of goods and supplies” into Gaza, and that Hamas would face “other consequences” if it did not accept the truce extension.Hours before the summit opened Tuesday, Israel’s top diplomat Gideon Saar said it demanded the “total demilitarisation of Gaza” and Hamas’s removal in order to proceed to the second phase of the ceasefire deal.Hamas leader Sami Abu Zuhri rejected the demand, telling AFP: “The resistance’s weapons are a red line for Hamas and all resistance factions.”

La Bourse de Paris chute face aux droits de douane américains

La Bourse de Paris a terminé en forte baisse mardi, pliant sous les nouveaux droits de douane de l’administration Trump, les investisseurs redoutant que l’Europe soit la prochaine cible.L’indice vedette CAC 40 a perdu 1,85% selon des données définitives, soit 151,79 points, pour s’établir à 8.047,92 points. Lundi, il avait terminé en hausse de 1,09%. Depuis le début de l’année, le CAC 40 conserve toujours des gains de 9% environ.La guerre commerciale lancée par Donald Trump est entrée mardi dans une nouvelle dimension, Pékin, Ottawa et Mexico ayant enclenché des représailles aux droits de douane punitifs mis en place par Washington.Les importations en provenance du Canada et du Mexique sont désormais taxées à hauteur de 25%, et 10% pour les hydrocarbures canadiens. Les produits chinois sont quant à eux frappés par des tarifs douaniers additionnels de 20%.”La question pour les investisseurs est de savoir qui pourrait être la prochaine cible”, souligne Jim Reid, économiste à la Deutsche Bank. “De toute évidence, l’UE est un candidat de choix.”Yann Azuelos, gérant de portefeuille chez Mirabaud interrogé par l’AFP, a constaté “une cote qui se scinde en deux”, avec d’un côté un “fort décrochage des valeurs cycliques” qui sont très exposées aux droits de douane américain, et de l’autre, les “valeurs domestiques” qui dépendent uniquement ou majoritairement de leur marché local.Ces dernières gardent la tête hors de l’eau car les menaces de droits de douane contre l’Europe n’ont que peu de conséquences sur elles.Ainsi, Danone (+5,02% à 72,34 euros), Orange (+1,04% à 11,65 euros) ou Bouygues (+0,87% à 33,51 euros), qui dépendent fortement du marché français, sont restés en terrain positif.L’automobile en ligne de mireEn face, “les valeurs de l’automobile sont celles qui baissent le plus” en France et dans le reste de l’Europe, note Yann Azuelos, souffrant particulièrement de la politique protectionniste de Donald Trump.Stellantis a plongé de plus de 10% à 11,07 euros et Renault de 4,61% à 48,21 euros.Les équipementiers automobiles français Valeo (-10,76% à 8,98 euros), Forvia (-12,39% à 7,43 euros), et OPMobility (-8,91% à 9,56 euros) ont également dégringolé.Le président américain avait indiqué courant février qu’il pourrait imposer des droits de douane d’environ 25% sur les importations d’automobiles, en précisant que sa décision serait “probablement” annoncée le 2 avril.Eutelsat toujours plus hautOrange et Eutelsat ont annoncé mardi un partenariat stratégique pour accélérer le déploiement de l’internet par satellite en Afrique et au Moyen-Orient, qui vise à connecter avec un accès haut débit les zones isolées.L’opérateur européen de satellites Eutelsat a encore flambé à la Bourse de Paris mardi, le titre du groupe terminant en hausse faramineuse de plus de 77% à 3,57 euros.Les discussions autour de l’Europe de la défense alimentent également les attentes des investisseurs pour une forte demande de satellites OneWeb pour contourner son concurrent en Europe, le mastodonte Starlink dirigé par Elon Musk.

Kohli leads India to Champions Trophy final with victory over Australia

Virat Kohli produced a trademark innings with a polished 84 as India pulled off a tense chase to beat Australia by four wickets in the first semi-final of the Champions Trophy on Tuesday.Set 265 for victory, India lost the 36-year-old Kohli in the closing overs but KL Rahul’s unbeaten 42 steered the team home with 11 balls to spare at the Dubai International Stadium.They will face South Africa or New Zealand in the final on Sunday in Dubai, with India playing all their matches at the venue after they refused to tour hosts Pakistan for the eight-nation event.Lahore was the alternative venue for the final had India missed out.”This game is all about pressure, especially in big games like semis and finals,” said player of the match Kohli.”If you go deep into the innings and have wickets in hand, the opposition usually gives in and the game becomes easier. It is very important to control your impulses while the game is going on.”Australia elected to bat and posted 264 all out after strong knocks from captain Steve Smith, who made 73, and Alex Carey, who hit 61.In reply India lost two early wickets before Kohli and Shreyas Iyer, who made 45, put the chase back on track in their partnership of 91.”I take pride in doing what my team wants,” added the 36-year-old Kohli. “Those things (individual records) don’t matter anymore for me. It’s just about stepping out and hopefully doing the job for the team.”Smith said of Kohli: “He’s arguably the best chaser the game has seen. He’s done it numerous times against us.”He controls the tempo of the game really well, plays to his strengths and takes the game deep.”Cooper Connolly, in the team in place of the injured Matthew Short who was forced out of the tournament on Monday, trapped skipper Rohit Sharma lbw on 28 for his first ODI wicket.Kohli and Iyer then took stock against an inexperienced Australian attack missing fast bowlers Pat Cummins, Josh Hazlewood to injuries and Mitchell Starc for personal reasons.But leg-spinner Adam Zampa bowled Iyer before Nathan Ellis rattled the stumps of Axar Patel for 27.- Maxwell drops Kohli -Kohli, who hit an unbeaten 100 in India’s group-stage win over arch-rivals Pakistan, stood firm in another stand with Rahul.Kohli was dropped by Glenn Maxwell off Connolly on 51 but Zampa denied him another ton when he clubbed a googly to Ben Dwarshuis at long-on to leave India at 225-5 and give Australia a glimmer of hope.But Rahul kept calm and with Hardik Pandya, who hit three sixes in his 28, put on 34 off 31 balls to ease the pressure.Ellis removed Pandya, via another catch at long-on, but Rahul hit the winning six as a largely Indian crowd roared in delight.”I thought the bowlers did a really good job,” said Smith. “They worked hard throughout, the spinners squeezed and enabled us take the game a bit deeper than potentially could have done.”Earlier, Australia lost regular wickets but kept fighting back with 50-plus stands between Smith and Marnus Labuschagne, who made 29, and then the captain and Carey.India’s pace spearhead Mohammed Shami stood out with figures of 3-48 as Australia’s innings lasted 49.3 overs.Spinners Varun Chakravarthy and Ravindra Jadeja took two wickets each.Opener Travis Head gave the team a quick start with his 39 after losing his partner Connolly for a nine-ball duck.India calmly knocked off the runs though, gaining a measure of revenge against Australia for their 2023 World Cup final defeat in Ahmedabad.The second semi-final between South Africa and New Zealand is on Wednesday in Lahore.

Stock markets, oil slide on trade war fears as US tariffs bite

Stock markets were in gloomy mode Tuesday as China, Mexico and Canada hit back at US tariffs and fears grew that Europe could be President Donald Trump’s next target in the growing global trade war.Wall Street had retreated almost 2 percent mid-session following steep losses the previous day while European stock markets closed down sharply and oil prices slumped, the price of Brent Crude plunging 2.4 percent to a five-month low of $69.94 amid worries a prolonged trade spat may knock the world economy out of kilter.European equities took a similar buffeting as Frankfurt lost more than 3.5 percent for its worst session in almost three years. London shed 1.3 percent and Paris gave up 1.9 percent. “The headlines surrounding an impending global trade war have become too loud to ignore on the once-booming trading floor of Frankfurt,” noted Konstantin Oldenburger, analyst at CMC Markets.   “The sounds of trade disruptions are growing louder and are becoming increasingly difficult to ignore, even though Trump has yet to impose any direct tariffs against Germany or the European Union.”The main US oil contract, West Texas Intermediate, fell almost two percent to $69.04 a day after OPEC+ confirmed plans to hike oil output from April, amid pressure from Trump to lower prices.”Investors don’t like tariffs, and they are deeply uncomfortable with President Trump’s new world order, which is weighing on market sentiment,” said Kathleen Brooks, research director at XTB trading platform.US tariffs of 25 percent for Canadian and Mexican goods came into effect on Tuesday along with the doubling of levies on Chinese imports to 20 percent. The three countries announced retaliatory moves.”The US administration is continuing to cause even more global upheaval and overnight by far the broadest set of tariffs yet has come into effect,” said Deutsche Bank analyst Jim Reid.But Reid added “there is still some market doubt as to whether all these tariffs will persist for a prolonged period of time.”The European Union warned that the tariffs on Canada and Mexico risk “disrupting global trade”, urging Washington to reverse course.”These tariffs threaten deeply integrated supply chains, investment flows, and economic stability across the Atlantic,” said EU trade spokesman Olof Gill.Amid fears the EU will be the next target, French Economy Minister Eric Lombard insisted that the bloc would be tough in negotiations.”We have negotiators who are playing hardball, we will play hardball but… we need to reach a balanced deal to protect our economies,” Lombard said.- China congress and eurozone rates -Bitcoin continued its recent nosedive as it dropped below $83,000 while the dollar came under pressure.Traders have their eyes on other major economic events this week.Investors hope China will announce a huge economic stimulus package at its annual parliamentary meeting, the National People’s Congress.On Thursday, the European Central Bank is expected to cut interest rates again to try to boost a floundering eurozone economy.The key scheduled economic event Friday will be US jobs data.- Key figures around 1640 GMT -New York – Dow: DOWN 1.7 percent at 42,439.97 points New York – S&P 500: DOWN 1.7 percent at 5,799.25 New York – Nasdaq Composite: DOWN 1.5 percent at 18,090.25 London – FTSE 100: DOWN 1.3 percent at 8,759.00 (close)Paris – CAC 40: DOWN 1.9 percent at 8,047.92 (close)Frankfurt – DAX: DOWN 3.5 percent at 22,326.81 (close) Tokyo – Nikkei 225: DOWN 1.2 percent at 37,331.18 (close)Hong Kong – Hang Seng Index: DOWN 0.3 percent at 22,941.77 (close)Shanghai – Composite: UP 0.2 percent at 3,324.21 (close)Euro/dollar: UP at 1.0535 from $1.0419 on MondayPound/dollar: UP at $1.2730 from $1.2612 Dollar/yen: DOWN 148.75 from 150.28 yenEuro/pound: UP at 82.76 pence from 82.62 pence West Texas Intermediate: DOWN 1.0 percent at $67.67 per barrelBrent North Sea Crude: DOWN 1.6 percent at $70.29 per barrel