L1: Lens finit 2025 en tête, l’OM, l’OL et le Losc terminent bien
Lens a conservé la tête de la Ligue 1 après son succès facile dimanche contre Nice (2-0), qui sombre encore, tandis que l’OM, l’OL et le Losc ont fait de bonnes opérations dans la course à l’Europe.Les Sang et Or (37 points) passeront les fêtes de fin d’année au sommet de la L1. En s’imposant facilement à Bollaert face à Nice, les Lensois portés par un doublé d’Odsonne Édouard (Matthieu Udol double passeur) ont repris la première place de la Ligue 1 au PSG, qui était provisoirement passé en tête samedi après son succès étriqué à Metz (3-2).Cette place de leader, “ce n’est pas anecdotique”, a estimé leur entraîneur, Pierre Sage. “On fêtera Noël avec la première place et c’est une belle chose pour tous les gens de la région.”La sixième victoire consécutive des Lensois – pas brillants mais efficaces dimanche – a souligné la dynamique contraire des joueurs de Franck Haise, qui n’en finissent plus de sombrer avec un sixième revers d’affilée en championnat (13e, 17 pts).Pour compléter le podium, l’OM a réussi un grand coup en s’offrant Monaco dimanche soir au Vélodrome dans un match qui a été retardé de douze minutes au coup d’envoi à cause de la fumée des fumigènes. Souffrant une bonne partie du match et chanceux sur les deux buts de Monaco refusés pour hors-jeu dont le premier est discutable (51e, 81e), les Marseillais s’en sont encore remis au meilleur buteur du championnat, Mason Greenwood, avec 11 buts. Sans oublier le gardien Geronimo Rulli, qui a sauvé plusieurs fois les siens (42e, 74e, 88e, 90e).Monaco pour sa part enregistre un cinquième revers en six journées et glisse au classement (9e, 23 points), derrière Strasbourg et Toulouse (à la différence de buts) et talonné par Angers.. Strasbourg stagne encore Quelques heures avant, le Losc avait fait aussi une belle opération au terme d’un match fou à Auxerre (victoire 4-3) avec sept buts dont quatre en moins de dix minutes et quatre cartons rouges. Les coéquipiers de Benjamin André – auteur du but vainqueur – qui enchainent bien en championnat, ont stoppé la bonne séquence de l’AJA dans sa course au maintien, restant barragiste. Mais avec le succès de l’OM dans la soirée, ils restent 4e, à égalité de points avec les Olympiens mais devancés à la différence de buts (+13 pour les Nordistes contre +23 pour l’équipe de Roberto De Zerbi).Juste derrière les Dogues, l’OL termine aussi bien l’année 2025 en championnat contre Le Havre (1-0) avec une victoire courte mais importante dans la course à l’Europe, sa deuxième seulement en sept matches. Les Lyonnais, également en tête de la phase de ligue de la Ligue Europa, devancent Rennes (6e) à la différence de buts (+6 contre +3).En revanche, Strasbourg – sans son capitaine Emanuel Emegha, blessé – n’y arrive toujours pas en championnat après son nul à la Meinau (0-0) contre Lorient (12e, 18 pts).Malgré ce quatrième match sans victoire et leurs difficultés en championnat, les Strasbourgeois restent 7e avec 23 points, à égalité avec Toulouse (8e) et Monaco (9e), qui a eu deux buts refusés pour hors jeu face à l’OM.”Si les joueurs ne respectent pas les consignes, pas de problèmes, on en trouvera d’autres qui les respectent”, a lancé leur coach anglais, Liam Rosenior.
L1: Dans la souffrance, l’OM bat Monaco et s’accroche au podium
Dans le courage et dans la difficulté: l’OM, qui ne vit pas une période très brillante et qui a terriblement souffert, a tout de même trouvé les ressources pour battre Monaco 1-0 dimanche, un succès très important qui lui permet de se maintenir sur le podium avant la trêve.Il reste aux Marseillais un dernier déplacement dimanche à Bourg-en-Bresse, mais ils iront jouer la Coupe de France – ou la CAN pour certains d’entre-eux – avec la satisfaction d’être restés au contact de Lens et du Paris SG, alors que Monaco n’est vraiment pas passé loin de les pousser dans le vide dimanche.A l’inverse, l’équipe de la Principauté, qui trouve quelques satisfactions en Ligue des Champions, reste engluée en championnat avec cinq défaites lors des six dernières journées, pour une seule victoire face… au PSG. Au classement, la sanction est logique: l’équipe de Sébastien Pocognoli glisse à la 9e place.Au Vélodrome pourtant, les Monégasques ont été souvent menaçants et parfois dominateurs, inscrivant même deux buts refusés pour hors-jeu. Et l’OM a dû attendre la 82e minute pour trouver la faille et la délivrance.Elle est venue, comme très souvent, de Mason Greenwood, récompensé de sa persévérance, et d’avoir un peu plus de talent que la moyenne, par un joli but offert par l’impeccable Pierre-Emile Hojbjerg (1-0).Auparavant, la soirée avait commencé avec une bonne douzaine de minutes de retard, le temps que se dissipe le brouillard épais né de l’allumage massif de fumigènes par les supporters du Virage Nord.Le match a très vite été engagé et d’abord d’assez bon niveau, animé notamment par Greenwood, en jambes et inspiré. Dans le sillage de l’Anglais, l’OM a d’abord été le plus dangereux et Lukas Hradecki a dû s’interposer de justesse devant Pierre-Emerick Aubameyang (6e) puis, plus facilement, sur une bonne frappe de Timothy Weah (20e).- Rulli décisif -Monaco, de son côté, guettait alors les espaces que lui offrait l’esprit d’entreprise de l’OM et Alexandre Golovine était dangereux à la 29e minute.Petit à petit, l’équipe de Pocognoli, encore privé de Paul Pogba, blessé, a même légèrement pris le dessus, quand l’OM a commencé à perdre un peu le fil de la partie et que quelques petits ratés sont venus gâcher les belles intentions.Dans un rythme alors moins soutenu qu’en début de match, Monaco a alors été vraiment menaçant, à l’image de Takumi Minamo à la 42e minute, après un joli mouvement collectif.Dès le coup d’envoi de la deuxième période, le Japonais est encore passé tout près de glacer le Vélodrome et l’OM a ensuite été épargné de la catastrophe par un hors-jeu qui a entraîné l’annulation du but de Lamine Camara (52e). Mais l’équipe de Roberto De Zerbi était alors complètement perdue et rendait tous les ballons à ses adversaires.L’entrée de Paixao a fait du bien, tout de même, et l’OM a repris une partie de ses esprits, jusqu’à s’installer de nouveau dans le camp d’en face.Aubameyang (69e) et Greenwood (71e) auraient alors pu marquer mais Monaco semble s’être trouvé un bon gardien cette saison avec Hradecky, après des années difficiles à ce poste.Geronimo Rulli en est un autre, malgré quelques erreurs ces dernières semaines, et il a encore sauvé l’OM devant Minamino (74e) avant le deuxième but refusé de la soirée, pour un hors-jeu de Balogun (80e), plus clair que le premier.Comme Marseille est décidément fébrile, il a encore fallu un double miracle signé du duo Rulli-Nayef Aguerd pour préserver le résultat, mais l’essentiel a été fait, l’OM fêtera Noël sur le podium.
Dermatose: les agriculteurs du Sud-Ouest remontés, à la veille d’une visite de Genevard
Routes bloquées ou déversement de lisier dimanche: des éleveurs de bovins ont multiplié les actions dans tout le Sud-Ouest, avant la venue lundi à Toulouse de la ministre de l’Agriculture, Annie Genevard, dont ils contestent la gestion de l’épidémie de dermatose nodulaire contagieuse (DNC).Le ministère de l’Intérieur a recensé 27 actions en fin d’après-midi, rassemblant un peu plus de 1.000 agriculteurs. Dimanche soir vers 22h00, une soixantaine de tracteurs sont encore entrés sur l’autoroute A63 à Cestas, près de Bordeaux, pour bloquer le trafic en provenance de l’Espagne avant d’installer tables et barnums, à l’appel de la section girondine de la Coordination rurale.Le mouvement entamé vendredi soir “continue et se développe”, s’était réjoui dimanche matin Bertrand Venteau, président de ce syndicat très opposé, comme la Confédération paysanne, à l’abattage généralisé des bêtes des foyers affectés et exigeant une large vaccination du cheptel français de 16 millions de bovins contre cette maladie non transmissible à l’homme.Beaucoup de manifestants se disent “choqués” par l’utilisation de gaz lacrymogènes par les gendarmes en milieu de semaine en Ariège pour disperser les éleveurs qui bloquaient aux vétérinaires l’accès à la ferme touchée par le premier cas de DNC dans cette partie du pays.Dimanche, près de 150 éleveurs et exploitants agricoles occupaient malgré le froid un rond-point et bloquaient la route vers l’Andorre, non loin de cette ferme des Bordes-sur-Arize où 200 vaches ont été abattues, a constaté un journaliste de l’AFP. Plus d’une centaine d’agriculteurs se sont aussi réunis devant une ferme de Haute-Garonne, dans l’attente des résultats des tests d’un bovin suspecté d’être infecté, et à Millau, la sous-préfecture de l’Aveyron a été recouverte de lisier, paille et pneus usagés.”On est parti pour passer les fêtes ici”, a pour sa part assuré à l’AFP Cédric Baron, agriculteur-éleveur de bovins à Montoussin (Haute-Garonne), mobilisé depuis vendredi soir sur l’A64 à Carbonne, au sud-ouest de Toulouse, point de départ d’un précédent mouvement de protestation agricole en janvier 2024. – “Aucun foyer actif” -“Quand il y a une bête malade, tout le monde est d’accord pour l’abattre, mais tuer des troupeaux entiers, alors qu’il faut des années pour monter une génétique et monter un troupeau, on est totalement contre”, a expliqué à l’AFP Christophe Guénon, éleveur de vaches et maraîcher en bio, près de Bordeaux.La ministre de l’Agriculture, soutenue sur ce dossier par l’alliance syndicale majoritaire FNSEA-Jeunes Agriculteurs, défend “un protocole qui a très bien fonctionné” depuis l’apparition du premier cas de cette maladie, en juin, en Savoie. “Si on ne fait rien, si on laisse courir la DNC, on perdra 10 % du cheptel français, cela veut dire 1,5 million d’animaux”, a-t-elle averti dans L’Opinion.Alors que M. Venteau redoute “un drame dans moins d’un mois” et que “tout le sud de la Loire soit contaminé”, faute de vaccination immédiate, la ministre assure que “le virus n’est pas aux portes de chaque élevage”.Lundi à Toulouse, Mme Genevard se rendra à la préfecture de Haute-Garonne pour une “réunion de crise sur la situation sanitaire et la campagne vaccinale” qui concerne un million de bêtes supplémentaires, en plus du million déjà vacciné.”Mon devoir est aussi de protéger 125.000 autres éleveurs qui ne veulent pas voir arriver la maladie chez eux, et de préserver 16 millions de bovidés”, a-t-elle fait valoir.- “Dialogue franc” -Le gouvernement est réticent à généraliser la vaccination car elle “placerait la France comme une zone à risque et donc ça ferait peser un risque économique sur toute la filière agricole”, a plaidé dimanche Sébastien Martin, ministre délégué chargé de l’Industrie.La présidente socialiste de la région Occitanie, Carole Delga, a demandé dimanche au Premier ministre Sébastien Lecornu “de garantir, dans les plus brefs délais, un dialogue franc et sincère avec les agriculteurs”.Le dialogue est déjà “permanent”, a soutenu la porte-parole du gouvernement, Maud Bregeon, qui souligne que seulement 3.000 bêtes ont été abattues depuis le début de cette maladie, ce qui ne représente que “0,02 % du cheptel français” et “permet de protéger les autres”. D’autres dossiers brûlants comme la baisse annoncée du budget de la Politique agricole commune (PAC) européenne et le Mercosur alimentent aussi la colère des agriculteurs.Emmanuel Macron a demandé à la présidente de la Commission européenne un “report de l’examen de l’accord” de libre-échange avec le bloc sud-américain, constatant que “le compte n’y est pas pour protéger les agriculteurs français”, selon son entourage .La Commission européenne vise un feu vert des Etats membres de l’UE dans la semaine pour permettre de parapher le texte samedi lors d’un sommet Mercosur au Brésil, avant une adoption au Parlement européen début 2026.kal-mla-gm-chv-vgr-dac-jmi/ak/cbn
Dermatose: les agriculteurs du Sud-Ouest remontés, à la veille d’une visite de Genevard
Routes bloquées ou déversement de lisier dimanche: des éleveurs de bovins ont multiplié les actions dans tout le Sud-Ouest, avant la venue lundi à Toulouse de la ministre de l’Agriculture, Annie Genevard, dont ils contestent la gestion de l’épidémie de dermatose nodulaire contagieuse (DNC).Le ministère de l’Intérieur a recensé 27 actions en fin d’après-midi, rassemblant un peu plus de 1.000 agriculteurs. Dimanche soir vers 22h00, une soixantaine de tracteurs sont encore entrés sur l’autoroute A63 à Cestas, près de Bordeaux, pour bloquer le trafic en provenance de l’Espagne avant d’installer tables et barnums, à l’appel de la section girondine de la Coordination rurale.Le mouvement entamé vendredi soir “continue et se développe”, s’était réjoui dimanche matin Bertrand Venteau, président de ce syndicat très opposé, comme la Confédération paysanne, à l’abattage généralisé des bêtes des foyers affectés et exigeant une large vaccination du cheptel français de 16 millions de bovins contre cette maladie non transmissible à l’homme.Beaucoup de manifestants se disent “choqués” par l’utilisation de gaz lacrymogènes par les gendarmes en milieu de semaine en Ariège pour disperser les éleveurs qui bloquaient aux vétérinaires l’accès à la ferme touchée par le premier cas de DNC dans cette partie du pays.Dimanche, près de 150 éleveurs et exploitants agricoles occupaient malgré le froid un rond-point et bloquaient la route vers l’Andorre, non loin de cette ferme des Bordes-sur-Arize où 200 vaches ont été abattues, a constaté un journaliste de l’AFP. Plus d’une centaine d’agriculteurs se sont aussi réunis devant une ferme de Haute-Garonne, dans l’attente des résultats des tests d’un bovin suspecté d’être infecté, et à Millau, la sous-préfecture de l’Aveyron a été recouverte de lisier, paille et pneus usagés.”On est parti pour passer les fêtes ici”, a pour sa part assuré à l’AFP Cédric Baron, agriculteur-éleveur de bovins à Montoussin (Haute-Garonne), mobilisé depuis vendredi soir sur l’A64 à Carbonne, au sud-ouest de Toulouse, point de départ d’un précédent mouvement de protestation agricole en janvier 2024. – “Aucun foyer actif” -“Quand il y a une bête malade, tout le monde est d’accord pour l’abattre, mais tuer des troupeaux entiers, alors qu’il faut des années pour monter une génétique et monter un troupeau, on est totalement contre”, a expliqué à l’AFP Christophe Guénon, éleveur de vaches et maraîcher en bio, près de Bordeaux.La ministre de l’Agriculture, soutenue sur ce dossier par l’alliance syndicale majoritaire FNSEA-Jeunes Agriculteurs, défend “un protocole qui a très bien fonctionné” depuis l’apparition du premier cas de cette maladie, en juin, en Savoie. “Si on ne fait rien, si on laisse courir la DNC, on perdra 10 % du cheptel français, cela veut dire 1,5 million d’animaux”, a-t-elle averti dans L’Opinion.Alors que M. Venteau redoute “un drame dans moins d’un mois” et que “tout le sud de la Loire soit contaminé”, faute de vaccination immédiate, la ministre assure que “le virus n’est pas aux portes de chaque élevage”.Lundi à Toulouse, Mme Genevard se rendra à la préfecture de Haute-Garonne pour une “réunion de crise sur la situation sanitaire et la campagne vaccinale” qui concerne un million de bêtes supplémentaires, en plus du million déjà vacciné.”Mon devoir est aussi de protéger 125.000 autres éleveurs qui ne veulent pas voir arriver la maladie chez eux, et de préserver 16 millions de bovidés”, a-t-elle fait valoir.- “Dialogue franc” -Le gouvernement est réticent à généraliser la vaccination car elle “placerait la France comme une zone à risque et donc ça ferait peser un risque économique sur toute la filière agricole”, a plaidé dimanche Sébastien Martin, ministre délégué chargé de l’Industrie.La présidente socialiste de la région Occitanie, Carole Delga, a demandé dimanche au Premier ministre Sébastien Lecornu “de garantir, dans les plus brefs délais, un dialogue franc et sincère avec les agriculteurs”.Le dialogue est déjà “permanent”, a soutenu la porte-parole du gouvernement, Maud Bregeon, qui souligne que seulement 3.000 bêtes ont été abattues depuis le début de cette maladie, ce qui ne représente que “0,02 % du cheptel français” et “permet de protéger les autres”. D’autres dossiers brûlants comme la baisse annoncée du budget de la Politique agricole commune (PAC) européenne et le Mercosur alimentent aussi la colère des agriculteurs.Emmanuel Macron a demandé à la présidente de la Commission européenne un “report de l’examen de l’accord” de libre-échange avec le bloc sud-américain, constatant que “le compte n’y est pas pour protéger les agriculteurs français”, selon son entourage .La Commission européenne vise un feu vert des Etats membres de l’UE dans la semaine pour permettre de parapher le texte samedi lors d’un sommet Mercosur au Brésil, avant une adoption au Parlement européen début 2026.kal-mla-gm-chv-vgr-dac-jmi/ak/cbn
Dermatose: les agriculteurs du Sud-Ouest remontés, à la veille d’une visite de Genevard
Routes bloquées ou déversement de lisier dimanche: des éleveurs de bovins ont multiplié les actions dans tout le Sud-Ouest, avant la venue lundi à Toulouse de la ministre de l’Agriculture, Annie Genevard, dont ils contestent la gestion de l’épidémie de dermatose nodulaire contagieuse (DNC).Le ministère de l’Intérieur a recensé 27 actions en fin d’après-midi, rassemblant un peu plus de 1.000 agriculteurs. Dimanche soir vers 22h00, une soixantaine de tracteurs sont encore entrés sur l’autoroute A63 à Cestas, près de Bordeaux, pour bloquer le trafic en provenance de l’Espagne avant d’installer tables et barnums, à l’appel de la section girondine de la Coordination rurale.Le mouvement entamé vendredi soir “continue et se développe”, s’était réjoui dimanche matin Bertrand Venteau, président de ce syndicat très opposé, comme la Confédération paysanne, à l’abattage généralisé des bêtes des foyers affectés et exigeant une large vaccination du cheptel français de 16 millions de bovins contre cette maladie non transmissible à l’homme.Beaucoup de manifestants se disent “choqués” par l’utilisation de gaz lacrymogènes par les gendarmes en milieu de semaine en Ariège pour disperser les éleveurs qui bloquaient aux vétérinaires l’accès à la ferme touchée par le premier cas de DNC dans cette partie du pays.Dimanche, près de 150 éleveurs et exploitants agricoles occupaient malgré le froid un rond-point et bloquaient la route vers l’Andorre, non loin de cette ferme des Bordes-sur-Arize où 200 vaches ont été abattues, a constaté un journaliste de l’AFP. Plus d’une centaine d’agriculteurs se sont aussi réunis devant une ferme de Haute-Garonne, dans l’attente des résultats des tests d’un bovin suspecté d’être infecté, et à Millau, la sous-préfecture de l’Aveyron a été recouverte de lisier, paille et pneus usagés.”On est parti pour passer les fêtes ici”, a pour sa part assuré à l’AFP Cédric Baron, agriculteur-éleveur de bovins à Montoussin (Haute-Garonne), mobilisé depuis vendredi soir sur l’A64 à Carbonne, au sud-ouest de Toulouse, point de départ d’un précédent mouvement de protestation agricole en janvier 2024. – “Aucun foyer actif” -“Quand il y a une bête malade, tout le monde est d’accord pour l’abattre, mais tuer des troupeaux entiers, alors qu’il faut des années pour monter une génétique et monter un troupeau, on est totalement contre”, a expliqué à l’AFP Christophe Guénon, éleveur de vaches et maraîcher en bio, près de Bordeaux.La ministre de l’Agriculture, soutenue sur ce dossier par l’alliance syndicale majoritaire FNSEA-Jeunes Agriculteurs, défend “un protocole qui a très bien fonctionné” depuis l’apparition du premier cas de cette maladie, en juin, en Savoie. “Si on ne fait rien, si on laisse courir la DNC, on perdra 10 % du cheptel français, cela veut dire 1,5 million d’animaux”, a-t-elle averti dans L’Opinion.Alors que M. Venteau redoute “un drame dans moins d’un mois” et que “tout le sud de la Loire soit contaminé”, faute de vaccination immédiate, la ministre assure que “le virus n’est pas aux portes de chaque élevage”.Lundi à Toulouse, Mme Genevard se rendra à la préfecture de Haute-Garonne pour une “réunion de crise sur la situation sanitaire et la campagne vaccinale” qui concerne un million de bêtes supplémentaires, en plus du million déjà vacciné.”Mon devoir est aussi de protéger 125.000 autres éleveurs qui ne veulent pas voir arriver la maladie chez eux, et de préserver 16 millions de bovidés”, a-t-elle fait valoir.- “Dialogue franc” -Le gouvernement est réticent à généraliser la vaccination car elle “placerait la France comme une zone à risque et donc ça ferait peser un risque économique sur toute la filière agricole”, a plaidé dimanche Sébastien Martin, ministre délégué chargé de l’Industrie.La présidente socialiste de la région Occitanie, Carole Delga, a demandé dimanche au Premier ministre Sébastien Lecornu “de garantir, dans les plus brefs délais, un dialogue franc et sincère avec les agriculteurs”.Le dialogue est déjà “permanent”, a soutenu la porte-parole du gouvernement, Maud Bregeon, qui souligne que seulement 3.000 bêtes ont été abattues depuis le début de cette maladie, ce qui ne représente que “0,02 % du cheptel français” et “permet de protéger les autres”. D’autres dossiers brûlants comme la baisse annoncée du budget de la Politique agricole commune (PAC) européenne et le Mercosur alimentent aussi la colère des agriculteurs.Emmanuel Macron a demandé à la présidente de la Commission européenne un “report de l’examen de l’accord” de libre-échange avec le bloc sud-américain, constatant que “le compte n’y est pas pour protéger les agriculteurs français”, selon son entourage .La Commission européenne vise un feu vert des Etats membres de l’UE dans la semaine pour permettre de parapher le texte samedi lors d’un sommet Mercosur au Brésil, avant une adoption au Parlement européen début 2026.kal-mla-gm-chv-vgr-dac-jmi/ak/cbn





