L’UE cherche un difficile équilibre entre compétitivité et ambitions climatiques

L’Union européenne a proposé mercredi de mettre un coup de frein à certains de ses projets sur le climat pour donner un peu d’air aux entreprises, soumises à une concurrence féroce venant des Etats-Unis et de la Chine.Sous la pression d’industriels, de Paris et de Berlin, mais au grand dam des ONG, la Commission européenne a proposé la modification de plusieurs textes très ambitieux, dont certains ont été adoptés il y a quelques mois à peine.En faisant cela, l’Europe montre qu’elle “sait se réformer”, a affirmé le commissaire européen Stéphane Séjourné. “Sans tronçonneuse mais avec des hommes et des femmes compétents, qui écoutent les acteurs économiques”, a-t-il lancé, en clin d’oeil à Elon Musk et au président argentin Javier Milei.L’exécutif européen souhaite très concrètement:-  Le report d’un an et la révision du “droit de vigilance” imposé aux industriels. Ce texte exigeait des entreprises qu’elles préviennent et remédient aux violations de droits humains et dommages environnementaux tout au long de leur chaîne de valeur, y compris chez leurs fournisseurs et sous-traitants.- Faire passer de 50.000 à 10.000 le nombre d’entreprises devant se plier à une sorte de comptabilité verte. Le but de cette règle était d’harmoniser la manière dont les entreprises publient leurs données de “durabilité”, mais elle était très critiquée par les lobbies patronaux.La cheffe de l’exécutif européen Ursula von der Leyen avait placé la lutte contre le changement climatique au coeur de son premier mandat. Mais face au risque d’une guerre commerciale avec l’Amérique de Donald Trump, qui menace d’imposer de nouveaux droits de douane au Vieux Continent, elle tourne son attention vers les entreprises.”La France salue le diagnostic clair de la Commission sur les difficultés de l’industrie européenne et les idées novatrices qu’elle propose pour y répondre”, a réagi en soirée le ministère français de l’Economie et des Finances: “le Clean Industrial Deal trace la voie du rebond européen (…) il faut maintenant accélérer son déploiement.”L’organisation patronale française Medef a été moins enthousiaste, qualifiant les annonces d'”insuffisantes”.- Bataille au Parlement – Les propositions de Bruxelles seront soumises à l’approbation du Parlement européen et des Etats membres.Au Parlement, la bataille s’annonce “très difficile”, prédit la centriste Marie-Pierre Vedrenne. Illustration du virage pris par Bruxelles, l’eurodeputée française soutenait il y a encore quelques mois les textes, qu’elle veut aujourd’hui modifier.”Il est vrai qu’en tant qu’élue, quand tu as travaillé pendant cinq ans sur un dossier, ce n’est pas très facile de dire que tu t’es trompée”, confie-t-elle. “Mais je pense que le monde a complètement changé depuis”, assure l’élue.Dans une lettre publiée la semaine dernière, les socialistes ont exhorté la Commission à “revoir” sa copie. Tout comme les ONG environnementales, vent debout contre cette proposition.”C’est du pur délire”, dénonce Amandine Van Den Berghe, de l’ONG ClientEarth. “Changer de cap maintenant pénaliserait fortement les grandes entreprises qui se sont engagées dans la voie du développement durable et qui ont commencé à investir de l’argent et des ressources pour se conformer à la législation”, assure-t-elle.- Mobiliser “jusqu’à 100 milliards d’euros” -L’Europe rétorque qu’elle n’entend pas remettre en cause la lutte contre le changement climatique, ni même son ambition d’atteindre la neutralité carbone d’ici à 2050.”Nos objectifs climatiques et sociaux restent inchangés”, a assuré la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen dans un discours prononcé face à des industriels, réunis à Anvers.C’est d’ailleurs pourquoi elle a également dévoilé mercredi une stratégie pour soutenir la décarbonation de l’industrie européenne, baptisée “Pacte pour une industrie propre”.Dans ce document d’une vingtaine de pages figurent peu de propositions chiffrées, à part l’objectif de “mobiliser jusqu’à 100 milliards d’euros” pour des projets d’industrie propre. Il comprend aussi une ribambelle d’incitations pour investir dans l’énergie verte, avec une emphase sur le “Made in Europe”.L’UE propose aussi des achats groupés de matières premières essentielles pour l’électronique et les technologies propres, un peu à la manière de ce qu’elle a fait avec les vaccins durant la pandémie.Bruxelles pense avoir une carte à jouer dans ce secteur, face au climatoscepticisme de Donald Trump.”Le fait que les Etats-Unis s’éloignent maintenant de leur programme climatique ne signifie pas que nous devrions faire de même. Au contraire. Cela signifie que nous devons aller de l’avant”, veut croire le commissaire européen à l’Energie, Dan Jørgensen.

L’UE cherche un difficile équilibre entre compétitivité et ambitions climatiques

L’Union européenne a proposé mercredi de mettre un coup de frein à certains de ses projets sur le climat pour donner un peu d’air aux entreprises, soumises à une concurrence féroce venant des Etats-Unis et de la Chine.Sous la pression d’industriels, de Paris et de Berlin, mais au grand dam des ONG, la Commission européenne a proposé la modification de plusieurs textes très ambitieux, dont certains ont été adoptés il y a quelques mois à peine.En faisant cela, l’Europe montre qu’elle “sait se réformer”, a affirmé le commissaire européen Stéphane Séjourné. “Sans tronçonneuse mais avec des hommes et des femmes compétents, qui écoutent les acteurs économiques”, a-t-il lancé, en clin d’oeil à Elon Musk et au président argentin Javier Milei.L’exécutif européen souhaite très concrètement:-  Le report d’un an et la révision du “droit de vigilance” imposé aux industriels. Ce texte exigeait des entreprises qu’elles préviennent et remédient aux violations de droits humains et dommages environnementaux tout au long de leur chaîne de valeur, y compris chez leurs fournisseurs et sous-traitants.- Faire passer de 50.000 à 10.000 le nombre d’entreprises devant se plier à une sorte de comptabilité verte. Le but de cette règle était d’harmoniser la manière dont les entreprises publient leurs données de “durabilité”, mais elle était très critiquée par les lobbies patronaux.La cheffe de l’exécutif européen Ursula von der Leyen avait placé la lutte contre le changement climatique au coeur de son premier mandat. Mais face au risque d’une guerre commerciale avec l’Amérique de Donald Trump, qui menace d’imposer de nouveaux droits de douane au Vieux Continent, elle tourne son attention vers les entreprises.”La France salue le diagnostic clair de la Commission sur les difficultés de l’industrie européenne et les idées novatrices qu’elle propose pour y répondre”, a réagi en soirée le ministère français de l’Economie et des Finances: “le Clean Industrial Deal trace la voie du rebond européen (…) il faut maintenant accélérer son déploiement.”L’organisation patronale française Medef a été moins enthousiaste, qualifiant les annonces d'”insuffisantes”.- Bataille au Parlement – Les propositions de Bruxelles seront soumises à l’approbation du Parlement européen et des Etats membres.Au Parlement, la bataille s’annonce “très difficile”, prédit la centriste Marie-Pierre Vedrenne. Illustration du virage pris par Bruxelles, l’eurodeputée française soutenait il y a encore quelques mois les textes, qu’elle veut aujourd’hui modifier.”Il est vrai qu’en tant qu’élue, quand tu as travaillé pendant cinq ans sur un dossier, ce n’est pas très facile de dire que tu t’es trompée”, confie-t-elle. “Mais je pense que le monde a complètement changé depuis”, assure l’élue.Dans une lettre publiée la semaine dernière, les socialistes ont exhorté la Commission à “revoir” sa copie. Tout comme les ONG environnementales, vent debout contre cette proposition.”C’est du pur délire”, dénonce Amandine Van Den Berghe, de l’ONG ClientEarth. “Changer de cap maintenant pénaliserait fortement les grandes entreprises qui se sont engagées dans la voie du développement durable et qui ont commencé à investir de l’argent et des ressources pour se conformer à la législation”, assure-t-elle.- Mobiliser “jusqu’à 100 milliards d’euros” -L’Europe rétorque qu’elle n’entend pas remettre en cause la lutte contre le changement climatique, ni même son ambition d’atteindre la neutralité carbone d’ici à 2050.”Nos objectifs climatiques et sociaux restent inchangés”, a assuré la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen dans un discours prononcé face à des industriels, réunis à Anvers.C’est d’ailleurs pourquoi elle a également dévoilé mercredi une stratégie pour soutenir la décarbonation de l’industrie européenne, baptisée “Pacte pour une industrie propre”.Dans ce document d’une vingtaine de pages figurent peu de propositions chiffrées, à part l’objectif de “mobiliser jusqu’à 100 milliards d’euros” pour des projets d’industrie propre. Il comprend aussi une ribambelle d’incitations pour investir dans l’énergie verte, avec une emphase sur le “Made in Europe”.L’UE propose aussi des achats groupés de matières premières essentielles pour l’électronique et les technologies propres, un peu à la manière de ce qu’elle a fait avec les vaccins durant la pandémie.Bruxelles pense avoir une carte à jouer dans ce secteur, face au climatoscepticisme de Donald Trump.”Le fait que les Etats-Unis s’éloignent maintenant de leur programme climatique ne signifie pas que nous devrions faire de même. Au contraire. Cela signifie que nous devons aller de l’avant”, veut croire le commissaire européen à l’Energie, Dan Jørgensen.

L’UE cherche un difficile équilibre entre compétitivité et ambitions climatiques

L’Union européenne a proposé mercredi de mettre un coup de frein à certains de ses projets sur le climat pour donner un peu d’air aux entreprises, soumises à une concurrence féroce venant des Etats-Unis et de la Chine.Sous la pression d’industriels, de Paris et de Berlin, mais au grand dam des ONG, la Commission européenne a proposé la modification de plusieurs textes très ambitieux, dont certains ont été adoptés il y a quelques mois à peine.En faisant cela, l’Europe montre qu’elle “sait se réformer”, a affirmé le commissaire européen Stéphane Séjourné. “Sans tronçonneuse mais avec des hommes et des femmes compétents, qui écoutent les acteurs économiques”, a-t-il lancé, en clin d’oeil à Elon Musk et au président argentin Javier Milei.L’exécutif européen souhaite très concrètement:-  Le report d’un an et la révision du “droit de vigilance” imposé aux industriels. Ce texte exigeait des entreprises qu’elles préviennent et remédient aux violations de droits humains et dommages environnementaux tout au long de leur chaîne de valeur, y compris chez leurs fournisseurs et sous-traitants.- Faire passer de 50.000 à 10.000 le nombre d’entreprises devant se plier à une sorte de comptabilité verte. Le but de cette règle était d’harmoniser la manière dont les entreprises publient leurs données de “durabilité”, mais elle était très critiquée par les lobbies patronaux.La cheffe de l’exécutif européen Ursula von der Leyen avait placé la lutte contre le changement climatique au coeur de son premier mandat. Mais face au risque d’une guerre commerciale avec l’Amérique de Donald Trump, qui menace d’imposer de nouveaux droits de douane au Vieux Continent, elle tourne son attention vers les entreprises.”La France salue le diagnostic clair de la Commission sur les difficultés de l’industrie européenne et les idées novatrices qu’elle propose pour y répondre”, a réagi en soirée le ministère français de l’Economie et des Finances: “le Clean Industrial Deal trace la voie du rebond européen (…) il faut maintenant accélérer son déploiement.”L’organisation patronale française Medef a été moins enthousiaste, qualifiant les annonces d'”insuffisantes”.- Bataille au Parlement – Les propositions de Bruxelles seront soumises à l’approbation du Parlement européen et des Etats membres.Au Parlement, la bataille s’annonce “très difficile”, prédit la centriste Marie-Pierre Vedrenne. Illustration du virage pris par Bruxelles, l’eurodeputée française soutenait il y a encore quelques mois les textes, qu’elle veut aujourd’hui modifier.”Il est vrai qu’en tant qu’élue, quand tu as travaillé pendant cinq ans sur un dossier, ce n’est pas très facile de dire que tu t’es trompée”, confie-t-elle. “Mais je pense que le monde a complètement changé depuis”, assure l’élue.Dans une lettre publiée la semaine dernière, les socialistes ont exhorté la Commission à “revoir” sa copie. Tout comme les ONG environnementales, vent debout contre cette proposition.”C’est du pur délire”, dénonce Amandine Van Den Berghe, de l’ONG ClientEarth. “Changer de cap maintenant pénaliserait fortement les grandes entreprises qui se sont engagées dans la voie du développement durable et qui ont commencé à investir de l’argent et des ressources pour se conformer à la législation”, assure-t-elle.- Mobiliser “jusqu’à 100 milliards d’euros” -L’Europe rétorque qu’elle n’entend pas remettre en cause la lutte contre le changement climatique, ni même son ambition d’atteindre la neutralité carbone d’ici à 2050.”Nos objectifs climatiques et sociaux restent inchangés”, a assuré la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen dans un discours prononcé face à des industriels, réunis à Anvers.C’est d’ailleurs pourquoi elle a également dévoilé mercredi une stratégie pour soutenir la décarbonation de l’industrie européenne, baptisée “Pacte pour une industrie propre”.Dans ce document d’une vingtaine de pages figurent peu de propositions chiffrées, à part l’objectif de “mobiliser jusqu’à 100 milliards d’euros” pour des projets d’industrie propre. Il comprend aussi une ribambelle d’incitations pour investir dans l’énergie verte, avec une emphase sur le “Made in Europe”.L’UE propose aussi des achats groupés de matières premières essentielles pour l’électronique et les technologies propres, un peu à la manière de ce qu’elle a fait avec les vaccins durant la pandémie.Bruxelles pense avoir une carte à jouer dans ce secteur, face au climatoscepticisme de Donald Trump.”Le fait que les Etats-Unis s’éloignent maintenant de leur programme climatique ne signifie pas que nous devrions faire de même. Au contraire. Cela signifie que nous devons aller de l’avant”, veut croire le commissaire européen à l’Energie, Dan Jørgensen.

L’UE cherche un difficile équilibre entre compétitivité et ambitions climatiques

L’Union européenne a proposé mercredi de mettre un coup de frein à certains de ses projets sur le climat pour donner un peu d’air aux entreprises, soumises à une concurrence féroce venant des Etats-Unis et de la Chine.Sous la pression d’industriels, de Paris et de Berlin, mais au grand dam des ONG, la Commission européenne a proposé la modification de plusieurs textes très ambitieux, dont certains ont été adoptés il y a quelques mois à peine.En faisant cela, l’Europe montre qu’elle “sait se réformer”, a affirmé le commissaire européen Stéphane Séjourné. “Sans tronçonneuse mais avec des hommes et des femmes compétents, qui écoutent les acteurs économiques”, a-t-il lancé, en clin d’oeil à Elon Musk et au président argentin Javier Milei.L’exécutif européen souhaite très concrètement:-  Le report d’un an et la révision du “droit de vigilance” imposé aux industriels. Ce texte exigeait des entreprises qu’elles préviennent et remédient aux violations de droits humains et dommages environnementaux tout au long de leur chaîne de valeur, y compris chez leurs fournisseurs et sous-traitants.- Faire passer de 50.000 à 10.000 le nombre d’entreprises devant se plier à une sorte de comptabilité verte. Le but de cette règle était d’harmoniser la manière dont les entreprises publient leurs données de “durabilité”, mais elle était très critiquée par les lobbies patronaux.La cheffe de l’exécutif européen Ursula von der Leyen avait placé la lutte contre le changement climatique au coeur de son premier mandat. Mais face au risque d’une guerre commerciale avec l’Amérique de Donald Trump, qui menace d’imposer de nouveaux droits de douane au Vieux Continent, elle tourne son attention vers les entreprises.”La France salue le diagnostic clair de la Commission sur les difficultés de l’industrie européenne et les idées novatrices qu’elle propose pour y répondre”, a réagi en soirée le ministère français de l’Economie et des Finances: “le Clean Industrial Deal trace la voie du rebond européen (…) il faut maintenant accélérer son déploiement.”L’organisation patronale française Medef a été moins enthousiaste, qualifiant les annonces d'”insuffisantes”.- Bataille au Parlement – Les propositions de Bruxelles seront soumises à l’approbation du Parlement européen et des Etats membres.Au Parlement, la bataille s’annonce “très difficile”, prédit la centriste Marie-Pierre Vedrenne. Illustration du virage pris par Bruxelles, l’eurodeputée française soutenait il y a encore quelques mois les textes, qu’elle veut aujourd’hui modifier.”Il est vrai qu’en tant qu’élue, quand tu as travaillé pendant cinq ans sur un dossier, ce n’est pas très facile de dire que tu t’es trompée”, confie-t-elle. “Mais je pense que le monde a complètement changé depuis”, assure l’élue.Dans une lettre publiée la semaine dernière, les socialistes ont exhorté la Commission à “revoir” sa copie. Tout comme les ONG environnementales, vent debout contre cette proposition.”C’est du pur délire”, dénonce Amandine Van Den Berghe, de l’ONG ClientEarth. “Changer de cap maintenant pénaliserait fortement les grandes entreprises qui se sont engagées dans la voie du développement durable et qui ont commencé à investir de l’argent et des ressources pour se conformer à la législation”, assure-t-elle.- Mobiliser “jusqu’à 100 milliards d’euros” -L’Europe rétorque qu’elle n’entend pas remettre en cause la lutte contre le changement climatique, ni même son ambition d’atteindre la neutralité carbone d’ici à 2050.”Nos objectifs climatiques et sociaux restent inchangés”, a assuré la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen dans un discours prononcé face à des industriels, réunis à Anvers.C’est d’ailleurs pourquoi elle a également dévoilé mercredi une stratégie pour soutenir la décarbonation de l’industrie européenne, baptisée “Pacte pour une industrie propre”.Dans ce document d’une vingtaine de pages figurent peu de propositions chiffrées, à part l’objectif de “mobiliser jusqu’à 100 milliards d’euros” pour des projets d’industrie propre. Il comprend aussi une ribambelle d’incitations pour investir dans l’énergie verte, avec une emphase sur le “Made in Europe”.L’UE propose aussi des achats groupés de matières premières essentielles pour l’électronique et les technologies propres, un peu à la manière de ce qu’elle a fait avec les vaccins durant la pandémie.Bruxelles pense avoir une carte à jouer dans ce secteur, face au climatoscepticisme de Donald Trump.”Le fait que les Etats-Unis s’éloignent maintenant de leur programme climatique ne signifie pas que nous devrions faire de même. Au contraire. Cela signifie que nous devons aller de l’avant”, veut croire le commissaire européen à l’Energie, Dan Jørgensen.

Wall Street hésitante avant Nvidia et face aux droits de douane

La Bourse de New York a terminé en ordre dispersé mercredi, quelque peu froissée par les incertitudes autour des droits de douane, et retenant son souffle avant la publication des résultats du mastodonte Nvidia.Le Dow Jones a perdu 0,43%, l’indice Nasdaq a gagné 0,26% et l’indice élargi S&P 500 a terminé proche de l’équilibre (+0,01%).Les investisseurs évoluent “dans un environnement très incertain”, a observé auprès de l’AFP Art Hogan, de B. Riley Wealth Management.”Ce sont des incertitudes sur ce que les nouvelles politiques de l’administration Trump signifieront pour l’économie” américaine, selon l’analyste.Mercredi, le secrétaire au Commerce Howard Lutnick a déclaré que les surtaxes visant le Mexique et le Canada, annoncés début février, puis suspendus jusqu’au 4 mars, devraient finalement être effectives à compter du 2 avril.Quelques jours plus tôt, le président américain Donald Trump avait pourtant assuré que les États-Unis allaient relever leurs droits de douane contre le Canada et le Mexique “à la date prévue”, en dépit des gages apportés par ces deux pays.Par ailleurs, M. Trump a aussi annoncé mercredi, à l’occasion de la première réunion de son cabinet à la Maison Blanche, que les produits européens feraient l’objet “prochainement” de 25% de droits de douane.”Il est difficile pour les investisseurs de se faire une idée réelle de ce qui est dit et de ce qui va être fait”, commente M. Hogan.Selon l’analyste, ce climat d’intertitudes pousse les acteurs du marché vers la “sécurité” du marché obligataire. Le rendement des emprunts d’Etat américains à dix ans s’est encore détendu, à 4,25% contre 4,29% la veille en clôture. Une semaine plus tôt, il s’établissait autour de 4,53%.Côté indicateurs, Wall Street attend désormais de pied ferme la publication vendredi de l’indice des prix PCE, privilégié par la banque centrale américaine (Fed). Cet indice a récemment progressé (à +2,6% sur un an en décembre). L’objectif de la Fed est de le ramener à 2%.La place américaine a aussi retenu son souffle avant la publication des résultats trimestriels de Nvidia, “le nom le plus important de l’univers de l’intelligence artificielle (IA)”, selon M. Hogan.La deuxième capitalisation boursière mondiale a terminé la journée dans le vert (+3,76%), avant d’annoncer après Bourse qu’elle a de nouveau dépassé les attentes pour les résultats du quatrième trimestre de son exercice décalé, le patron Jensen Huang affirmant que la demande pour sa nouvelle puce Blackwell est “incroyable”Le groupe de Santa Clara (Californie) a enregistré un bénéfice net de 22,1 milliards de dollars, pour les trois mois allant de novembre à janvier, en hausse de 80%, selon un communiqué publié mercredi.En attendant les résultats de Nvidia, les valeurs du secteur des semi-conducteurs ont terminé en hausse, à l’image de Broadcom (+5,06%), AMD (+0,74%), Qualcomm (+0,55%), Micron (+4,82%), ou Intel (+2,35%).Ailleurs, à la cote, le géant américain de l’automobile General Motors a pris de la vitesse (+3,75%) après avoir annoncé l’augmentation de son dividende trimestriel et le lancement d’un nouveau programme de rachat d’actions à hauteur de 6 milliards de dollars.Autre mastodonte du secteur, le groupe Stellantis a perdu du terrain (-5,27%) après avoir publié mercredi un bénéfice net en forte baisse sur l’année 2024, à 5,5 milliards d’euros (-70%), pour une marge opérationnelle de 5,5%. Le groupe s’est notamment attaqué au deuxième semestre à ses difficultés en Amérique du Nord, en réduisant ses stocks via des baisses de prix et des pauses dans la production de ses usines.Le pionnier de l’électrique Tesla continuait de reculer (-3,96%) après son plongeon de la veille, dû à des ventes divisées par deux en Europe à cause d’un changement de gamme et possiblement des prises de position de son patron Elon Musk qui feraient fuir les acheteurs.

Decades of DR Congo atrocities require special court: ICC prosecutorWed, 26 Feb 2025 22:02:49 GMT

International courts have failed to stop three decades of atrocities in conflict-torn eastern Democratic Republic of Congo, showing a special tribunal is needed, the International Criminal Court (ICC) chief prosecutor said Wednesday.The eastern DRC, scene of decades of relentless conflict, has been plunged into fresh turmoil as fighters from the M23 group backed by Rwanda …

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Pour Trump, l’Europe vise à “entuber” les Etats-Unis

Les pères fondateurs de l’Europe ont dû se retourner dans leurs tombes.En assenant mercredi que la construction européenne visait à “entuber” les Etats-Unis, Donald Trump s’en est de nouveau pris à des alliés historiques, tout en les menaçant de droits de douane de 25%.”J’aime les pays d’Europe. J’aime tous ces pays, vraiment, tous différents. Mais l’UE (Union européenne) a été conçue pour entuber les Etats-Unis. C’était l’objectif et ils y sont parvenus”, a lancé le président républicain en réunissant pour la première fois son cabinet à la Maison Blanche.Comme à son habitude, Donald Trump s’embarrasse peu de l’histoire ni des détails, faisant fi par exemple du fait que le projet européen a été historiquement soutenu par Washington ou que la construction européenne a été promue comme une réponse aux deux conflits mondiaux qui ont ravagé le continent.M. Trump a applaudi le Royaume-Uni lorsqu’il a quitté l’Union européenne et a adopté une politique de “l’Amérique d’abord”, s’engageant à poursuivre l’intérêt des Etats-Unis au-dessus de tout autre concept ou partenariat.Le président américain, qui se décrit lui-même comme un pur négociateur, a une approche transactionnelle de la diplomatie et se méfie par principe de tous les formats multilatéraux. Pour lui, l’Union européenne est, avant tout, un adversaire sur le plan commercial.Depuis son retour au pouvoir, il ne cesse d’attaquer les Européens avec une rare virulence.Peu lui importe que le président français Emmanuel Macron se soit rendu lundi à Washington, où il a redoublé d’amabilités, tout en exhortant son homologue à ne pas lancer de guerre commerciale.”Nous avons pris la décision, et nous l’annoncerons prochainement, ce sera 25%”, a assuré le président américain à propos des futurs droits de douane sur les produits européens entrant aux Etats-Unis, soit le niveau auquel les produits canadiens et mexicains devraient également être taxés à partir de début avril.La Commission européenne a aussitôt réagi en affirmant que “l’UE a été une aubaine pour les Etats-Unis”, et qu’elle réagira “fermement et immédiatement” à de nouvelles taxes douanières, selon un communiqué.- Garanties de sécurité -Mi-février à Munich, le vice-président américain JD Vance avait sidéré les Européens en critiquant avec virulence leurs modèles politiques.Il avait en particulier reproché aux pays européens un “recul” de la liberté d’expression et d’avoir un “gros problème d’immigration”, épousant les vues de partis d’extrême droite dans un discours qui avait laissé de côté les menaces liées à la Russie ou à la Chine.Mercredi, Donald Trump a lui répété ses griefs à l’encontre de l’UE, estimant que les Européens “n’acceptaient pas (les) voitures ou (les) produits agricoles” venus des Etats-Unis.Le président américain a aussi une nouvelle fois reproché aux Européens de ne pas avoir suffisamment contribué à l’aide à l’Ukraine, tout en saluant la proposition franco-britannique d’envoi de “forces de maintien de la paix” dans le pays, une fois le conflit avec la Russie terminé. Il a martelé que c’était aux Européens, pas aux Etats-Unis, de fournir des garanties de sécurité à l’Ukraine dans le cadre d’un règlement de la guerre, à l’avant-veille d’une visite à Washington du président Volodymyr Zelensky.”Nous allons demander à l’Europe de le faire parce que, vous savez, l’Europe est leur voisin immédiat, mais nous allons nous assurer que tout se passe bien”, a-t-il dit devant les caméras.A l’ONU lundi, les Etats-Unis s’étaient rangés avec la Russie pour faire adopter une résolution appelant à une fin rapide de la guerre en Ukraine mais sans mention de son intégrité territoriale, s’opposant ainsi aux Européens.Entretemps, la cheffe de la diplomatie de l’UE Kaja Kallas, actuellement en visite à Washington, ne rencontrera finalement pas le secrétaire d’Etat américain Marco Rubio en raison de “problèmes d’agenda”, a indiqué l’UE mercredi.Mme Kallas avait annoncé lundi qu’elle se rendrait aux Etats-Unis “pour rencontrer Marco Rubio et d’autres représentants”, estimant qu’il était important d’avoir “autant d’interactions que possible avec la nouvelle administration américaine”.

Pour Trump, l’Europe vise à “entuber” les Etats-Unis

Les pères fondateurs de l’Europe ont dû se retourner dans leurs tombes.En assenant mercredi que la construction européenne visait à “entuber” les Etats-Unis, Donald Trump s’en est de nouveau pris à des alliés historiques, tout en les menaçant de droits de douane de 25%.”J’aime les pays d’Europe. J’aime tous ces pays, vraiment, tous différents. Mais l’UE (Union européenne) a été conçue pour entuber les Etats-Unis. C’était l’objectif et ils y sont parvenus”, a lancé le président républicain en réunissant pour la première fois son cabinet à la Maison Blanche.Comme à son habitude, Donald Trump s’embarrasse peu de l’histoire ni des détails, faisant fi par exemple du fait que le projet européen a été historiquement soutenu par Washington ou que la construction européenne a été promue comme une réponse aux deux conflits mondiaux qui ont ravagé le continent.M. Trump a applaudi le Royaume-Uni lorsqu’il a quitté l’Union européenne et a adopté une politique de “l’Amérique d’abord”, s’engageant à poursuivre l’intérêt des Etats-Unis au-dessus de tout autre concept ou partenariat.Le président américain, qui se décrit lui-même comme un pur négociateur, a une approche transactionnelle de la diplomatie et se méfie par principe de tous les formats multilatéraux. Pour lui, l’Union européenne est, avant tout, un adversaire sur le plan commercial.Depuis son retour au pouvoir, il ne cesse d’attaquer les Européens avec une rare virulence.Peu lui importe que le président français Emmanuel Macron se soit rendu lundi à Washington, où il a redoublé d’amabilités, tout en exhortant son homologue à ne pas lancer de guerre commerciale.”Nous avons pris la décision, et nous l’annoncerons prochainement, ce sera 25%”, a assuré le président américain à propos des futurs droits de douane sur les produits européens entrant aux Etats-Unis, soit le niveau auquel les produits canadiens et mexicains devraient également être taxés à partir de début avril.La Commission européenne a aussitôt réagi en affirmant que “l’UE a été une aubaine pour les Etats-Unis”, et qu’elle réagira “fermement et immédiatement” à de nouvelles taxes douanières, selon un communiqué.- Garanties de sécurité -Mi-février à Munich, le vice-président américain JD Vance avait sidéré les Européens en critiquant avec virulence leurs modèles politiques.Il avait en particulier reproché aux pays européens un “recul” de la liberté d’expression et d’avoir un “gros problème d’immigration”, épousant les vues de partis d’extrême droite dans un discours qui avait laissé de côté les menaces liées à la Russie ou à la Chine.Mercredi, Donald Trump a lui répété ses griefs à l’encontre de l’UE, estimant que les Européens “n’acceptaient pas (les) voitures ou (les) produits agricoles” venus des Etats-Unis.Le président américain a aussi une nouvelle fois reproché aux Européens de ne pas avoir suffisamment contribué à l’aide à l’Ukraine, tout en saluant la proposition franco-britannique d’envoi de “forces de maintien de la paix” dans le pays, une fois le conflit avec la Russie terminé. Il a martelé que c’était aux Européens, pas aux Etats-Unis, de fournir des garanties de sécurité à l’Ukraine dans le cadre d’un règlement de la guerre, à l’avant-veille d’une visite à Washington du président Volodymyr Zelensky.”Nous allons demander à l’Europe de le faire parce que, vous savez, l’Europe est leur voisin immédiat, mais nous allons nous assurer que tout se passe bien”, a-t-il dit devant les caméras.A l’ONU lundi, les Etats-Unis s’étaient rangés avec la Russie pour faire adopter une résolution appelant à une fin rapide de la guerre en Ukraine mais sans mention de son intégrité territoriale, s’opposant ainsi aux Européens.Entretemps, la cheffe de la diplomatie de l’UE Kaja Kallas, actuellement en visite à Washington, ne rencontrera finalement pas le secrétaire d’Etat américain Marco Rubio en raison de “problèmes d’agenda”, a indiqué l’UE mercredi.Mme Kallas avait annoncé lundi qu’elle se rendrait aux Etats-Unis “pour rencontrer Marco Rubio et d’autres représentants”, estimant qu’il était important d’avoir “autant d’interactions que possible avec la nouvelle administration américaine”.

US federal agencies ordered to prepare major job cuts

US federal agencies have been directed to prepare sweeping workforce reduction plans as part of President Donald Trump’s Department of Government Efficiency initiative, according to a memo issued Wednesday by top administration officials.The document, signed by Office of Management and Budget Director Russell Vought and seen by AFP, outlines a two-phase approach for implementing “large-scale reductions in force” across the federal government as ordered by Trump.”The federal government is costly, inefficient, and deeply in debt,” Vought said in the memo.”Tax dollars are being siphoned off to fund unproductive and unnecessary programs that benefit radical interest groups while hurting hardworking American citizens.”The memo directed agencies to “collaborate with their Department of Government Efficiency (or DOGE) team leads within the agency.”These are the representatives of the Elon Musk-run department that has been given unfettered authority by Trump to find ways to slash spending and overhaul government.Musk, the world’s richest person, has repeatedly warned that the United States would go “bankrupt” without cuts.For now, most of Trump administration’s job cuts have targeted probationary staff — the term used for freshly hired or promoted civil servants who had fewer protections than rank-and-file civil servants.Employees were also given an offer, now elapsed, to leave with eight months’ pay or risk being fired in future culls.The White House said more than 65,000 federal employees have signed on to the buyout offer from the Office of Personnel Management.The memo from Vought, a hard-right nationalist who sees federal public servants as political operators beholden to Democrats, begins the formal process of expanding the cuts to the more than two million federal workers.According to the memo, federal agencies must submit initial reduction plans by March 13, followed by more comprehensive reorganization proposals by April 14.The directive implements Trump’s February 11 executive order that called for a “critical transformation of the Federal bureaucracy.”Agencies were told to consolidate duplicative organizational units, reduce management layers, close or merge regional offices, and decrease reliance on contractors.Among the suggested methods for cutting employees was looking at “positions not typically designated as essential” during government shutdowns caused by the failure to pass budgets in Congress.Law enforcement, national security, military and postal service roles are exempt, as are all political appointees and the White House.

Foot: Longoria (Marseille) suspendu 15 matches pour avoir mis en cause l’arbitrage

Le président de l’Olympique de Marseille Pablo Longoria a été suspendu 15 matches ferme pour avoir violemment mis en cause l’arbitrage lors de la défaite de son équipe à Auxerre, a annoncé mercredi le président de la commission de discipline de la Ligue de football professionnel (LFP).Le conseiller sportif et institutionnel Fabrizio Ravanelli a pour sa part été suspendu trois matches, a précisé Sébastien Deneux à la sortie de l’audition.Selon lui, les “propos injurieux et (le) comportement” de M. Longoria sont “un manquement à la charte de l’éthique qui porte atteinte à l’image du football”.En conséquence, Longoria a été suspendu pour “quinze matches de suspension ferme de toutes fonctions officielles et d’accès au banc de touche, aux vestiaires des joueurs et des officiels, au terrain et à l’ensemble des couloirs menant à ces zones”, a précisé la LFP dans un communiqué.La sanction contre le président de l’OM prend effet immédiatement, il sera donc suspendu dimanche contre Nantes comptant pour la 24e journée de L1, jusqu’au début de la saison prochaine, puisqu’il reste 11 matches.La sanction contre Ravanelli ne prend effet qu’à partir de mardi, a ajouté la commission.Très en colère contre l’arbitrage du match Auxerre-Marseille (3-0) samedi, Longoria avait notamment parlé de “corruption” après le match, avant de “regretter” ce propos dans un entretien accordé à l’AFP ce lundi.Il s’était également emporté devant les caméras, qualifiant la Ligue de “championnat de merde” et répétant de nombreuses fois ce mot de “corruption”.A la sortie de son audition mercredi, accompagné de son avocat Olivier Martin, il a seulement dit: “J’attends la décision, j’ai pu m’expliquer”, avant de s’engouffrer dans un taxi.”Je tiens à dire qu’il n’y a pas de corruption dans le foot français”, a-t-il admis lors de l’entretien à l’AFP, affirmant que la forme de son accès de colère samedi “n’était pas appropriée” mais s’expliquait par “beaucoup de décisions arbitrales sur lesquelles (il) considère que l’OM a été défavorisé”.