Chinese weapons get rare battle test in India-Pakistan fighting

Just over a week after a ceasefire with India was struck, Pakistan’s foreign minister is visiting his country’s largest arms supplier, China, with the performance of the weapons they supplied a matter of burning interest for analysts and governments alike.The most striking claim from four days of fighting earlier this month was Islamabad’s contention its Chinese-supplied jets had shot down six Indian aircraft — including three French-made Rafale fighters — with some observers seeing this as a symbol of Beijing’s rising military might.Experts who spoke to AFP cautioned that a lack of confirmed information and the limited scope of fighting made it difficult to draw solid conclusions about the Chinese equipment’s prowess.Still, “this was a rare opportunity for the international community to gauge Chinese military hardware on the battlefield against Western (Indian) hardware”, said Lyle Morris from the Asia Society Policy Institute.  While China pours hundreds of billions of dollars into defence spending each year, it lags far behind the United States as an arms exporter.China’s drones are used in counter-terrorism operations, and its weapons have been deployed by Saudi Arabia in Yemen and against rebel forces in African countries, Stockholm International Peace Research Institute (SIPRI) senior researcher Siemon Wezeman told AFP.”But this is the first time since the 1980s that a state has used large numbers of Chinese weapons of many types in action against another state,” said Wezeman, referencing the Iran-Iraq war when they were used on both sides.- ‘Primary option’ -Pakistan accounts for around 63 percent of China’s arms exports, according to SIPRI.In the recent fighting, Pakistan used the J10-C Vigorous Dragon and JF-17 Thunder planes, armed with air-to-air missiles.It was the first time the J10-C has been used in active combat, said the Stimson Center’s Yun Sun.Islamabad’s air defences also used Chinese kit — including the HQ-9P long-range surface-to-air missile system — and deployed Chinese radar as well as armed and reconnaissance drones.”This was the first sustained fight where the bulk of Pakistan’s forces used Chinese weapons and, basically, relied on them as their primary option,” said Bilal Khan, founder of the Toronto-based Quwa Defence News & Analysis Group. India has not officially confirmed any of its aircraft were lost, although a senior security source told AFP three jets had crashed on home soil without giving the make or cause.Rafale maker Dassault has also not commented.The Rafale is considered one of Europe’s most high-tech jets, while the J10-C “is not even China’s most advanced”, said James Char from Singapore’s Nanyang Technological University.But if Pakistan’s claims are true, “this should not be surprising… considering that the Rafale is a multirole fighter, whereas the J-10C was built for aerial combat and is also equipped with a stronger radar,” Char said.The Chinese air-defence systems, however, “do not appear to have been as effective as the Pakistan Air Force would have hoped”, said Quwa’s Khan, after India said it had neutralised one near the eastern border city of Lahore.If true, said SIPRI’s Wezeman, that “would be a bigger success and more than balance the loss of some aircraft in the process”.- ‘Significant reorientation’ -In the days after the dogfight reports, J10-C maker Chengdu Aircraft Company’s stock soared over forty percent.”We most likely will see more orders going to Chinese contractors,” said the Stimson Center’s Sun.However, “it will take time and significant reorientation by Chinese arms manufacturers for the country to be a big arms exporter”, said Jennifer Kavanagh from the US think tank Defense Priorities.She noted that China “cannot mass-produce certain key inputs, including aircraft engines”.Wezeman said he thought the stock markets “overreacted”, as “we still have to see how well all the weapons used worked and if it really means much”.Even if more data emerges, the conflict still does not reveal much about the Chinese military’s own capabilities, the analysts said.China’s own systems and weapons are much more advanced than what it exports.And while having high-tech hardware is important, “much more important is how those weapons are used”, said Kavanagh.Brian Hart of CSIS said he would caution against “reading too much” into recent developments.”I don’t think you can make direct comparisons to how these Chinese-made systems would fare in different environments against more advanced adversaries like the United States,” he explained.”Since the number of data points is small and since we don’t know much about the proficiency and training of the personnel on either side, it is hard to draw definitive conclusions,” said Kavanagh.  

Ukraine: Zelensky accuse la Russie de “gagner du temps”, après l’appel Trump-Poutine

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a accusé mardi la Russie de “gagner du temps” en faisant traîner les discussions en vue d’un cessez-le-feu afin de “poursuivre” son invasion de l’Ukraine, au lendemain d’un appel entre Vladimir Poutine et Donald Trump sans résultats tangibles.Cet entretien téléphonique de deux heures entre les dirigeants russe et américain, trois jours après les premiers pourparlers de paix russo-ukrainiens depuis 2022, n’a pas abouti à l’annonce d’un cessez-le-feu, pourtant réclamé par Kiev et les Européens.Malgré l’absence d’avancée majeure, Donald Trump, qui pousse la Russie et l’Ukraine à faire taire les armes, a vanté que les deux belligérants allaient “démarrer immédiatement des négociations en vue” d’une trêve.En l’état, aucun calendrier n’a été annoncé et il n’y a aucune garantie que Moscou et Kiev trouvent un accord, au moment où l’armée russe poursuit sa poussée dans l’Est ukrainien face à des troupes de Kiev en difficulté.”Il est évident que la Russie tente de gagner du temps afin de poursuivre sa guerre et son occupation”, a dénoncé mardi Volodymyr Zelensky, qualifiant les conditions de Moscou d'”irréalistes”.Vendredi, les délégations russe et ukrainienne, réunis sous médiation turque à Istanbul, avaient indiqué que chaque partie allait “présenter” prochainement leur “vision” d’une possible trêve, selon les termes du négociateur russe, Vladimir Medinski.Mais il est évident que deux approches s’opposent : Kiev demande un cessez-le-feu “inconditionnel” de 30 jours pour permettre des discussions de paix, tandis que Moscou part du principe que les négociations doivent se faire “simultanément” aux combats, selon M. Medinski.Les principales capitales européennes, fidèles soutiens de Kiev, menacent la Russie de sanctions “massives” faute de cessez-le-feu, mais Vladimir Poutine rejette cette requête, considérant que cela donnerait du temps à l’armée ukrainienne pour se réarmer grâce à l’aide militaire occidentale.- “Memorandum” flou -Dans ce qui ressemble à ce stade à une impasse diplomatique, Donald Trump a toutefois assuré “que des progrès ont été accomplis” lundi.Le ton de Vladimir Poutine était toutefois plus prudent, qualifiant la conversation d'”utile” et estimant que les discussions avec l’Ukraine allaient “dans la bonne voie”.A la presse, il a affirmé que la Russie était prête à travailler avec l’Ukraine sur un “mémorandum”, étape préalable avant un “possible traité de paix”, et a souligné le besoin de “trouver des compromis”.Or, Volodymyr Zelensky a dit lundi soir “ne rien savoir” sur un éventuel “mémorandum”, précisant toutefois être prêt à étudier une offre russe.Depuis qu’il a ordonné à son armée d’envahir l’Ukraine le 24 février 2022, Vladimir Poutine maintient des exigences maximalistes, notamment que l’Ukraine renonce à rejoindre l’Otan et qu’elle abandonne quatre de ses régions partiellement contrôlées par la Russie, en plus de la Crimée annexée en 2014.L’Ukraine rejette fermement ces exigences et demande que l’armée russe, qui occupe près de 20% de son territoire, s’en retire. Ce dont Moscou n’a pas l’intention.- “Victoire tactique” -Pour éviter une nouvelle invasion russe dans le futur, Kiev appelle également à des “garanties de sécurité” solides, notamment des Etats-Unis, son premier soutien depuis plus de trois ans.D’où l’espoir de Volodymyr Zelensky que M. Trump ne finisse par s’agacer. Il a averti lundi que Vladimir Poutine “bénéficierait” d’un éventuel désengagement américain des pourparlers.Cette perspective inquiète également les Européens, qui ont adopé formellement mardi un 17e paquet de sanctions contre Moscou.La cheffe de la diplomatie à Bruxelles, Kaja Kallas, a dit mardi espérer une “réaction forte” de la part de Washington si Moscou campait sur sa position, tandis que le ministre allemand de la Défense, Boris Pistorius, a lui assuré que l’appel Trump-Poutine avait montré que le président russe n’était “pas prêt” à faire des concessions.”Les politiciens occidentaux et les médias déploient des efforts titanesques pour faire échouer le dialogue constructif” russo-américain, a dénoncé, pour sa part, l’émissaire de Vladimir Poutine pour les questions économiques à l’international, Kirill Dmitriev.”C’est une nouvelle victoire tactique pour Poutine”, analyse auprès de l’AFP le politologue indépendant Konstantin Kalatchev, selon qui le statu quo actuel va donner “du temps” à l’armée russe, qui “espère achever cet été la défaite des troupes ukrainiennes”.De son côté, la Chine, proche partenaire du Kremlin, a apporté son soutien mardi à “un dialogue direct” entre Moscou et Kiev.L’invasion russe a fait en plus de trois ans plusieurs dizaines de milliers de morts, civils et militaires, dans les deux camps.A l’avantage sur le front, les forces russes ont revendiqué ces derniers jours une poussée dans la région de Donetsk (est), épicentre des combats.

Ukraine: Zelensky accuse la Russie de “gagner du temps”, après l’appel Trump-Poutine

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a accusé mardi la Russie de “gagner du temps” en faisant traîner les discussions en vue d’un cessez-le-feu afin de “poursuivre” son invasion de l’Ukraine, au lendemain d’un appel entre Vladimir Poutine et Donald Trump sans résultats tangibles.Cet entretien téléphonique de deux heures entre les dirigeants russe et américain, trois jours après les premiers pourparlers de paix russo-ukrainiens depuis 2022, n’a pas abouti à l’annonce d’un cessez-le-feu, pourtant réclamé par Kiev et les Européens.Malgré l’absence d’avancée majeure, Donald Trump, qui pousse la Russie et l’Ukraine à faire taire les armes, a vanté que les deux belligérants allaient “démarrer immédiatement des négociations en vue” d’une trêve.En l’état, aucun calendrier n’a été annoncé et il n’y a aucune garantie que Moscou et Kiev trouvent un accord, au moment où l’armée russe poursuit sa poussée dans l’Est ukrainien face à des troupes de Kiev en difficulté.”Il est évident que la Russie tente de gagner du temps afin de poursuivre sa guerre et son occupation”, a dénoncé mardi Volodymyr Zelensky, qualifiant les conditions de Moscou d'”irréalistes”.Vendredi, les délégations russe et ukrainienne, réunis sous médiation turque à Istanbul, avaient indiqué que chaque partie allait “présenter” prochainement leur “vision” d’une possible trêve, selon les termes du négociateur russe, Vladimir Medinski.Mais il est évident que deux approches s’opposent : Kiev demande un cessez-le-feu “inconditionnel” de 30 jours pour permettre des discussions de paix, tandis que Moscou part du principe que les négociations doivent se faire “simultanément” aux combats, selon M. Medinski.Les principales capitales européennes, fidèles soutiens de Kiev, menacent la Russie de sanctions “massives” faute de cessez-le-feu, mais Vladimir Poutine rejette cette requête, considérant que cela donnerait du temps à l’armée ukrainienne pour se réarmer grâce à l’aide militaire occidentale.- “Memorandum” flou -Dans ce qui ressemble à ce stade à une impasse diplomatique, Donald Trump a toutefois assuré “que des progrès ont été accomplis” lundi.Le ton de Vladimir Poutine était toutefois plus prudent, qualifiant la conversation d'”utile” et estimant que les discussions avec l’Ukraine allaient “dans la bonne voie”.A la presse, il a affirmé que la Russie était prête à travailler avec l’Ukraine sur un “mémorandum”, étape préalable avant un “possible traité de paix”, et a souligné le besoin de “trouver des compromis”.Or, Volodymyr Zelensky a dit lundi soir “ne rien savoir” sur un éventuel “mémorandum”, précisant toutefois être prêt à étudier une offre russe.Depuis qu’il a ordonné à son armée d’envahir l’Ukraine le 24 février 2022, Vladimir Poutine maintient des exigences maximalistes, notamment que l’Ukraine renonce à rejoindre l’Otan et qu’elle abandonne quatre de ses régions partiellement contrôlées par la Russie, en plus de la Crimée annexée en 2014.L’Ukraine rejette fermement ces exigences et demande que l’armée russe, qui occupe près de 20% de son territoire, s’en retire. Ce dont Moscou n’a pas l’intention.- “Victoire tactique” -Pour éviter une nouvelle invasion russe dans le futur, Kiev appelle également à des “garanties de sécurité” solides, notamment des Etats-Unis, son premier soutien depuis plus de trois ans.D’où l’espoir de Volodymyr Zelensky que M. Trump ne finisse par s’agacer. Il a averti lundi que Vladimir Poutine “bénéficierait” d’un éventuel désengagement américain des pourparlers.Cette perspective inquiète également les Européens, qui ont adopé formellement mardi un 17e paquet de sanctions contre Moscou.La cheffe de la diplomatie à Bruxelles, Kaja Kallas, a dit mardi espérer une “réaction forte” de la part de Washington si Moscou campait sur sa position, tandis que le ministre allemand de la Défense, Boris Pistorius, a lui assuré que l’appel Trump-Poutine avait montré que le président russe n’était “pas prêt” à faire des concessions.”Les politiciens occidentaux et les médias déploient des efforts titanesques pour faire échouer le dialogue constructif” russo-américain, a dénoncé, pour sa part, l’émissaire de Vladimir Poutine pour les questions économiques à l’international, Kirill Dmitriev.”C’est une nouvelle victoire tactique pour Poutine”, analyse auprès de l’AFP le politologue indépendant Konstantin Kalatchev, selon qui le statu quo actuel va donner “du temps” à l’armée russe, qui “espère achever cet été la défaite des troupes ukrainiennes”.De son côté, la Chine, proche partenaire du Kremlin, a apporté son soutien mardi à “un dialogue direct” entre Moscou et Kiev.L’invasion russe a fait en plus de trois ans plusieurs dizaines de milliers de morts, civils et militaires, dans les deux camps.A l’avantage sur le front, les forces russes ont revendiqué ces derniers jours une poussée dans la région de Donetsk (est), épicentre des combats.

Interrogé une ultime fois, Le Scouarnec se dit “responsable” de la mort de deux victimes

Interrogé pour la dernière fois mardi par la cour criminelle du Morbihan à Vannes, l’ex-chirurgien pédocriminel Joël Le Scouarnec a dit être “responsable” de la mort de deux de ses 299 victimes, et assuré ne pas s’imaginer en homme libre à l’issue de son procès.Pull noir surmonté d’un col de chemise couleur moutarde, debout dans son box, l’accusé répond aux questions de la cour avec son habituel ton calme, au phrasé monotone.Dès ses premières déclarations, il confie avoir conservé le souvenir de deux jeunes hommes dont les photos ont été projetées à l’audience: Mathis Vinet, mort d’une overdose en 2021 et dont les proches estiment qu’il s’est suicidé, et d’un autre homme, retrouvé pendu à son domicile en 2020.”(Ils) sont morts: j’en suis responsable”, lâche celui qui avait agressé sexuellement les deux garçons à l’hôpital de Quimperlé (Finistère) alors qu’ils n’avaient que 10 et 12 ans respectivement.”Vous vous projetez dans une vie d’homme libre ?”, lui demande la présidente de la cour, Aude Buresi.”Non”, répond l’accusé de 74 ans, qui risque jusqu’à 20 ans de prison. Puis après un silence, il répète: “non”, plus fermement.- “Une libération” -Il affirme s’être “remis en question”, au cours du procès débuté le 24 février. “Je ne peux plus me regarder de la même façon parce que j’ai devant moi un pédocriminel et un violeur d’enfants.”S’il assure ne plus être la prise de ses “penchants” pédophiles, il n’écarte pas non plus le risque de replonger.”Rien ne permet d’envisager que ce que je peux être dans l’avenir”, admet Joël Le Scouarnec. “Si on considère que cet homme que j’ai été (…) était encore le même homme aujourd’hui, ça serait une condamnation à perpétuité.””La prison a été pour moi une libération”, a répété celui qui purge déjà une peine de 15 ans de réclusion pour des viols sur mineurs après une condamnation à Saintes (Charente-Maritime) en 2020.”Jamais” en tout cas, il ne “côtoiera” à nouveau un enfant, assure-t-il à une avocate des parties civiles. “Non pas parce que j’aurais peur de commettre un nouvel acte mais parce que j’aurais peur que quelqu’un, connaissant mes antécédents, ait des soupçons.”Et, ajoute-t-il, soudain glaçant, “si un enfant était à proximité, je ne me dirais pas +oh celui-là je pourrais le coincer+. Parce que c’est un enfant que je vois maintenant, je ne verrai pas un sexe.” – “Pas une machine” -La colère affleure parfois sous le masque lisse, notamment lorsqu’une avocate des parties civiles insiste pour qu’il “travaille” sur le peu de souvenirs qu’il a de son enfance.”On cherche absolument à déceler chez moi le fait que j’ai été un jour victime. Mais pourquoi, je ne sais pas, je ne comprends pas. Je peux l’affirmer je n’ai jamais été victime”, martèle-t-il.L’agacement revient aussi lorsque les avocats rappellent les expertises des psychiatres et psychologues évoquées au cours des trois mois de procès.”Ça a été la goutte d’eau qui a fait déborder le vase”, se souvient-il. “C’était tellement à charge (…) c’était insupportable. (…) Une dissection, c’est très désagréable”.Tout au long du procès, la sincérité de Joël Le Scouarnec a souvent été remise en cause par les parties civiles à qui il adressait des excuses uniformes, répétées parfois au mot près d’une victime à l’autre.Mais, assure-t-il, “ce n’est pas une machine qui s’exprime, c’est moi, l’être humain.”Un “être humain” qui a de nouveau affirmé “être le seul responsable” exonérant ses proches et ses collègues. “C’est moi qui ai manipulé, caché (…) c’est moi qui ai agressé ces enfants”, dit-il.Qu’est-ce qui aurait pu vous empêcher d’agir ? demande la cour. L’accusé se tait un instant. “Rien”, finit-il par dire.Le 20 mars, Joël Le Scouarnec a reconnu en bloc l’ensemble des faits pour lesquels il est jugé à Vannes, et même d’autres, prescrits ou qui font l’objet d’une nouvelle procédure, comme des violences sexuelles sur sa petite-fille, révélées en pleine audience.”Moi je ne me suis pas pardonné d’avoir commis ces gestes, pourquoi eux-mêmes me pardonneraient-ils d’avoir souillé leur corps ?”Le verdict est attendu le 28 mai.

Interrogé une ultime fois, Le Scouarnec se dit “responsable” de la mort de deux victimes

Interrogé pour la dernière fois mardi par la cour criminelle du Morbihan à Vannes, l’ex-chirurgien pédocriminel Joël Le Scouarnec a dit être “responsable” de la mort de deux de ses 299 victimes, et assuré ne pas s’imaginer en homme libre à l’issue de son procès.Pull noir surmonté d’un col de chemise couleur moutarde, debout dans son box, l’accusé répond aux questions de la cour avec son habituel ton calme, au phrasé monotone.Dès ses premières déclarations, il confie avoir conservé le souvenir de deux jeunes hommes dont les photos ont été projetées à l’audience: Mathis Vinet, mort d’une overdose en 2021 et dont les proches estiment qu’il s’est suicidé, et d’un autre homme, retrouvé pendu à son domicile en 2020.”(Ils) sont morts: j’en suis responsable”, lâche celui qui avait agressé sexuellement les deux garçons à l’hôpital de Quimperlé (Finistère) alors qu’ils n’avaient que 10 et 12 ans respectivement.”Vous vous projetez dans une vie d’homme libre ?”, lui demande la présidente de la cour, Aude Buresi.”Non”, répond l’accusé de 74 ans, qui risque jusqu’à 20 ans de prison. Puis après un silence, il répète: “non”, plus fermement.- “Une libération” -Il affirme s’être “remis en question”, au cours du procès débuté le 24 février. “Je ne peux plus me regarder de la même façon parce que j’ai devant moi un pédocriminel et un violeur d’enfants.”S’il assure ne plus être la prise de ses “penchants” pédophiles, il n’écarte pas non plus le risque de replonger.”Rien ne permet d’envisager que ce que je peux être dans l’avenir”, admet Joël Le Scouarnec. “Si on considère que cet homme que j’ai été (…) était encore le même homme aujourd’hui, ça serait une condamnation à perpétuité.””La prison a été pour moi une libération”, a répété celui qui purge déjà une peine de 15 ans de réclusion pour des viols sur mineurs après une condamnation à Saintes (Charente-Maritime) en 2020.”Jamais” en tout cas, il ne “côtoiera” à nouveau un enfant, assure-t-il à une avocate des parties civiles. “Non pas parce que j’aurais peur de commettre un nouvel acte mais parce que j’aurais peur que quelqu’un, connaissant mes antécédents, ait des soupçons.”Et, ajoute-t-il, soudain glaçant, “si un enfant était à proximité, je ne me dirais pas +oh celui-là je pourrais le coincer+. Parce que c’est un enfant que je vois maintenant, je ne verrai pas un sexe.” – “Pas une machine” -La colère affleure parfois sous le masque lisse, notamment lorsqu’une avocate des parties civiles insiste pour qu’il “travaille” sur le peu de souvenirs qu’il a de son enfance.”On cherche absolument à déceler chez moi le fait que j’ai été un jour victime. Mais pourquoi, je ne sais pas, je ne comprends pas. Je peux l’affirmer je n’ai jamais été victime”, martèle-t-il.L’agacement revient aussi lorsque les avocats rappellent les expertises des psychiatres et psychologues évoquées au cours des trois mois de procès.”Ça a été la goutte d’eau qui a fait déborder le vase”, se souvient-il. “C’était tellement à charge (…) c’était insupportable. (…) Une dissection, c’est très désagréable”.Tout au long du procès, la sincérité de Joël Le Scouarnec a souvent été remise en cause par les parties civiles à qui il adressait des excuses uniformes, répétées parfois au mot près d’une victime à l’autre.Mais, assure-t-il, “ce n’est pas une machine qui s’exprime, c’est moi, l’être humain.”Un “être humain” qui a de nouveau affirmé “être le seul responsable” exonérant ses proches et ses collègues. “C’est moi qui ai manipulé, caché (…) c’est moi qui ai agressé ces enfants”, dit-il.Qu’est-ce qui aurait pu vous empêcher d’agir ? demande la cour. L’accusé se tait un instant. “Rien”, finit-il par dire.Le 20 mars, Joël Le Scouarnec a reconnu en bloc l’ensemble des faits pour lesquels il est jugé à Vannes, et même d’autres, prescrits ou qui font l’objet d’une nouvelle procédure, comme des violences sexuelles sur sa petite-fille, révélées en pleine audience.”Moi je ne me suis pas pardonné d’avoir commis ces gestes, pourquoi eux-mêmes me pardonneraient-ils d’avoir souillé leur corps ?”Le verdict est attendu le 28 mai.

Le milliardaire Stérin sèche encore une convocation à l’Assemblée, qui va saisir la justice

Pour la deuxième fois en moins d’une semaine, le milliardaire Pierre-Edouard Stérin ne s’est pas présenté mardi à l’Assemblée devant la commission d’enquête sur “l’organisation des élections en France”, dont le président a par conséquent annoncé qu’il saisirait la justice.Sa chaise est encore restée vide. Reconvoqué après une première absence remarquée le 14 mai, l’homme d’affaires conservateur a de nouveau laissé les députés sur leur faim.M. Stérin, devenu milliardaire avec son entreprise de coffrets cadeaux Smartbox, est initiateur d’un projet politique baptisé “Périclès”. Cette commission d’enquête porte sur “l’organisation des élections en France”, et se penche entre autres sur les problèmes d’inscriptions des citoyens sur les listes électorales et d’éventuelles défaillances des instituts de sondage pendant les campagnes.”Nous constatons ce matin qu’il n’est pas parmi nous”, a déclaré Thomas Cazenave, président de cette commission d’enquête. “Il est par contre sur les chaînes de télévision, semble-t-il”, a ajouté l’élu Renaissance.Le milliardaire était en effet intervenu un peu plus tôt sur Cnews, en visio depuis son domicile, pour y affirmer entre autres que sa convocation n’était qu’un “prétexte” pour des députés qui “ont juste envie de faire les marioles devant les caméras”.L’homme d’affaires, qui réside en Belgique, a également fait valoir qu’il avait “reçu des dizaines de menaces de mort” – pour lesquelles il a d’ailleurs déposé lundi une plainte contre X au tribunal judiciaire de Paris, a appris l’AFP mardi auprès de son avocat.”Le ministère de l’Intérieur était prêt a assurer (sa) sécurité”, a rétorqué M. Cazenave, qui a annoncé qu’il “adresserait dès cet après-midi un courrier au procureur de la République de Paris pour constater le fait qu’il ne respecte pas les obligations qui lui sont faites”.En l’occurrence, le refus de comparaître devant une commission d’enquête est passible de deux ans d’emprisonnement et 7.500 euros d’amende.”Rien ne justifie que M. Stérin se place au-dessus des lois de la République. Rien ne justifie que M. Stérin méprise l’Assemblée nationale et ses représentants”, a insisté M. Cazenave.Son collègue LFI Antoine Léaument, rapporteur de la commission d’enquête, a pour sa part estimé que le milliardaire “essaie de jouer la montre, puisqu’il sait que cette commission d’enquête est bornée dans le temps, donc il cherche à se dérober à ses obligations”.

Dutch museum removes ‘priceless’ Benin Bronzes for return to NigeriaTue, 20 May 2025 10:09:44 GMT

Clad in protective blue surgical gloves, a Dutch museum worker gingerly unhooks a precious decorative artefact before gently laying it down on a pillow and wrapping it in dozens of layers of special paper.The artefact is a “Benin Bronze”, a priceless cultural object looted from modern-day Nigeria more than 120 years ago, now being removed …

Dutch museum removes ‘priceless’ Benin Bronzes for return to NigeriaTue, 20 May 2025 10:09:44 GMT Read More »

Iran’s Panahi pokes fun at Iran’s jailers in Cannes comeback

Dissident Iranian filmmaker Jafar Panahi makes his first appearance at an international film festival in 15 years at Cannes on Tuesday, with a story about political prisoners trying to get back at their jailers.Panahi was banned from making films and has been repeatedly detained since 2009 over his gritty, social dramas, considered subversive by the Islamic republic’s regime.His new film, “It Was Just An Accident” — which is in the running for Cannes’s top prize — uses humour to point out injustice.Critics clapped at the end — a rare occurrence in press screenings.The director said his own time in prison helped colour the wry tale.Panahi, 64, told Screen magazine: “One of the characteristics of the Iranian people is their humour. This regime has been trying for over four decades now to impose on Iranians tragedy, tears and suffering but the Iranians always come up with humour and jokes.”The acclaimed director has repeatedly skirted the ban on him by shooting in secret, including 2022’s “No Bears”, which screened at the Venice film festival and won a special jury prize there while he was in jail.”Although I am not banned any more, it didn’t really change my actual situation. I still had to work illegally,” he told Screen.A source close to the filmmaker, who asked not to be named, said Panahi’s latest film had been shot in secret and had no government funding. Cannes has a long history of supporting independent Iranian filmmakers, who often face legal problems and intimidation from Iranian authorities.- Assange appears -A second Iranian film is competing in the top Cannes competition this year — “Mother and Child” by Saeed Roustaee.Roustaee was sentenced to six months in prison for the screening of his film “Leila’s Brothers” in Cannes in 2022 but his latest production has drawn criticism from some exiled directors.The film’s screening in Cannes has been hailed by Iranian state media, including the state news agency IRNA. Fellow Iranian Cannes favourite Mohammad Rasoulof, who fled the country last year under the threat of an eight-year jail sentence, defended Roustaee, telling Variety there was a “clear distinction between the propaganda films of the Islamic republic and the films that are made under the constraints of censorship”.Wikileaks founder Julian Assange — who spent five years in prison over his leak of classified US files — is also in Cannes for the premiere on Wednesday of a documentary about him, “The Six Billion Dollar Man”. Its American director, Eugene Jarecki, was awarded the first ever Golden Globe for documentary at Cannes on Monday for his previous work, including his 2018 film about Elvis, “The King”. – Denzel’s up and down night -Panahi and Assange’s presence comes at one of the most political Cannes for many years, dominated by protest over the war in Gaza, sexual politics and US President Donald Trump’s threat to impose tariffs on movies from “foreign lands”.Tensions have even spilled over onto the red carpet with a ban on too-revealing “naked dresses” and “voluminous” trains that take up too much space.And on Monday night a tense exchange with a photographer took some of the joy from Hollywood star Denzel Washington’s lifetime achievement award.The surprise honorary Palme d’Or was handed to Washington, 70, at the premiere of his latest film with New York director Spike Lee, “Highest 2 Lowest” — the first time the actor has appeared at the festival.”It’s a total surprise. I’m so emotional,” Washington said, according to a member of the audience.The photographer had earlier appeared to grab the actor by the arm as he posed in front of a bank of cameras. Washington shook him off and then pointed his finger at him and appeared to say “Stop it” a number of times, videos showed.But despite the awkward incident, Washington’s mood was no doubt lifted by the rave reviews of his and Lee’s film.Loosely adapted from a Japanese master Akira Kurosawa’s 1963 classic, “High and Low”, the Hollywood Reporter said the film had “wit, high style and kinetic energy to burn”.The Guardian praised Washington’s “magnificent form” in the movie, saying he played a music mogul with “grinning monarchical assurance”. The Cannes film festival runs until Saturday.

Réunion des argentiers du G7: Ukraine et droits de douane au menu

Les grands argentiers du G7 se réunissent à compter de mardi au Canada avec Kiev en invité spécial, augurant de discussions autour de la guerre avec la Russie, alors qu’un autre conflit – commercial celui-là – est dans toutes les têtes.C’est dans l’ouest canadien, dans l’écrin du parc national de Banff, que se retrouvent jusqu’à vendredi les ministres des Finances des grandes démocraties industrialisées (Etats-Unis, Japon, Allemagne, Royaume-Uni, France, Italie et Canada).Derrière les sourires de circonstance, la photo de famille des membres du G7 risque d’être ternie par l’augmentation des motifs de division depuis le retour au pouvoir de Donald Trump en janvier.Le président américain a provoqué une onde de choc à travers le monde début avril en instituant des nouveaux droits de douane sur la plupart des produits entrant aux Etats-Unis.Depuis, il a en partie fait marche arrière et scellé un accord commercial vanté comme “historique” avec Londres.Les taxes sur les produits importés restent toutefois nettement plus élevées qu’avant son retour à la Maison Blanche, faisant craindre un ralentissement économique généralisé.”Ce sera un G7 inhabituel” car les surtaxes ont jeté un froid entre ces pays alliés, estime auprès de l’AFP Ananya Kumar, chercheuse au centre de réflexion Atlantic Council.Les membres du G7 cherchent désormais à convaincre Donald Trump de revenir sur ses droits de douane et devraient se presser pendant la rencontre autour de son ministre Scott Bessent. Le secrétaire au Trésor a semblé, à plusieurs reprises, infléchir les positions présidentielles. Il a aussi récemment négocié avec Pékin une détente après que les droits de douane eurent atteint un niveau exorbitant des deux côtés. Au sein du gouvernement Trump, “il a montré qu’il pouvait être la figure raisonnable”, note Carl Weinberg, chef économiste au cabinet d’analyses High Frequency Economics.Le ministre reste toutefois “sous pression pour dérouler les promesses” du président, ajoute-t-il.- “Déséquilibres” -Selon un porte-parole de son ministère, Scott Bessent plaidera pour que le G7 “revienne à ses fondamentaux et se concentre sur la résolution des déséquilibres (commerciaux) et des pratiques déloyales au sein et à l’extérieur du G7”.Une source au fait des intentions de la délégation américaine a indiqué que celle-ci attendait une condamnation commune des surcapacités de production en Chine, comme source de déstabilisation des industries des autres pays. Les réunions du G7 sont présidées cette année par le Canada – une des cibles favorites du président Trump.Le ministre canadien des Finances François-Philippe Champagne – dans cette fonction seulement depuis mars – a invité son homologue ukrainien Sergii Marchenko.Les deux hommes tiendront une conférence de presse juste avant le lancement officiel de la rencontre des grands argentiers du G7.Kiev veut convaincre Washington d’imposer de nouvelles sanctions à la Russie.Or Donald Trump a opéré un rapprochement spectaculaire avec Moscou, même s’il est apparu ces derniers temps moins conciliant.A l’issue d’un entretien lundi avec son homologue Vladimir Poutine, le président américain a rapporté lui avoir demandé quand il comptait “mettre fin au bain de sang”.Pour les Européens, une des priorités à Banff sera de faire en sorte que le G7 affiche son soutien “sans équivoque” à l’Ukraine, a indiqué une source diplomatique à l’AFP. “Nous ne pourrons pas accepter un langage qui serait complètement édulcoré” dans un éventuel texte final issu de cette réunion sur lequel travaille la présidence canadienne, a dit mardi à des journalistes le ministère français de l’Economie, à l’heure où les Etats-Unis ont pris des distances avec le multilatéralisme.Il y a un an, une réunion du G7 Finances avait permis d’avancer vers un accord pour utiliser les intérêts générés par les avoirs souverains russes qui ont été gelés en représailles de l’invasion par la Russie de l’Ukraine en février 2022. 

La chaîne T18, lancée le 6 juin avec Ruquier, sera tournée vers la culture et le documentaire

La chaîne T18, qui se lancera le 6 juin sur la TNT avec Laurent Ruquier, fera la part belle aux documentaires et à la culture, avec l’ambition d’être “la télé qui s’amuse à réfléchir”, a indiqué mardi à l’AFP son président Christopher Baldelli.L’ex-star de France 2 donnera le coup d’envoi de la nouvelle chaîne du canal 18 à 19H45, pour une présentation de son offre. Suivront le film “Yves Saint-Laurent” de Jalil Lespert avec Pierre Niney, puis l’émission de débats d’actualité “Pour tout dire”, animée par Matthieu Croissandeau, venu de BFMTV.Propriété du groupe CMI France du milliardaire tchèque Daniel Kretinsky, T18 s’affiche comme “la télé qui s’amuse à réfléchir” pour son arrivée sur la télévision numérique terrestre. “Nous voulons faire une télévision de qualité, faire réfléchir mais pas seulement”, explique le président de la chaîne privée généraliste, Christopher Baldelli.En rythme de croisière, Laurent Ruquier présentera à partir du 14 juin chaque samedi à 20H00 une émission culturelle hebdomadaire d’une heure, où il exposera ses découvertes et coups de coeur. Le rendez-vous a été baptisé “Chez Ruquier”.L’émission de Matthieu Croissandeau sera elle diffusée du lundi au vendredi à 22H30. Le créneau a été choisi car peu de “talks” y sont proposés, contrairement à la tranche embouteillée autour de 20H00.Une troisième émission maison sera proposée les lundis soirs, “(En)quête de sens”, avec un documentaire suivi d’échanges pilotés par Ava Djamshidi, rédactrice en chef du magazine Elle. Le premier numéro, le 9 juin, portera sur “la charge mentale”.Les autres soirées seront consacrées au cinéma, au spectacle vivant (25 représentations retransmises par an) et aux documentaires historiques.Le reste de la grille mêlera des documentaires sociétaux, sur le patrimoine ou encore la nature (3.000 heures par an) ainsi que des magazines, notamment consacrés au “lifestyle” (modes de vie). D’autres nouveautés s’ajouteront à la rentrée de septembre. T18 et une autre nouvelle chaîne que le groupe Ouest-France lancera en septembre, NOVO19, remplacent C8 et NRJ12.Ces deux dernières ont cessé d’émettre fin février, conséquence d’une décision inédite de l’Arcom, le régulateur de l’audiovisuel, qui n’a pas renouvelé leur fréquence.