Taïwan affirme être prêt à communiquer avec la Chine d’égal à égal

Le président taïwanais a affirmé mardi que l’archipel était “disposé à communiquer et coopérer avec la Chine” d’égal à égal mais devait dans le même temps “se préparer à la guerre” afin de l’éviter.Lai Ching-te, 65 ans, s’exprimait à l’occasion du premier anniversaire de son investiture. Ardent défenseur de la souveraineté de Taïwan, il est honni par Pékin, qui considère que l’archipel taïwanais fait partie de son territoire, et qui a menacé de recourir à la force pour en prendre le contrôle.”Tant qu’il y aura de la parité et de la dignité, Taïwan sera disposé à communiquer et coopérer avec la Chine, remplacer l’endiguement par la communication, remplacer la confrontation par le dialogue et progresser sur la voie de la paix et de la prospérité”, a déclaré le président Lai face à la presse.La Chine a déjà refusé des propositions similaires d’échanges venant de M. Lai, que Pékin a qualifié de “dangereux séparatiste”.”La paix est inestimable et il ne peut y avoir de vainqueur à l’issue d’une guerre”, a ajouté M. Lai.Mais “nous ne pouvons pas entretenir des illusions”, a lancé le président dont le mandat, d’un an tout juste, a vu se dérouler plusieurs manoeuvres chinoises de grande ampleur aux alentours de l’île principale de Taïwan.”Nous coopérerons (…) activement avec nos alliés internationaux, main dans la main, pour exercer un pouvoir de dissuasion, se préparer à la guerre pour éviter la guerre, et atteindre l’objectif de la paix”, a dit Lai Ching-te, s’engageant à continuer “de renforcer les moyens de notre défense nationale”.- “Franchise et sincérité” -Ces derniers mois, le Parti du Kuomintang, dans l’opposition taïwanaise, a qualifié M. Lai de “dictateur” et l’a accusé de mettre l’archipel sur la voie de la guerre face à Pékin. En retour, le Parti démocrate progressiste, dont est issu M. Lai, a avancé que le Kuomintang était un outil de la Chine et qu’il nuisait à la sécurité taïwanaise.Mardi, le président Lai a affirmé que son gouvernement souhaitait “renforcer la coopération entre les partis politiques” et que son équipe chargée de la sécurité nationale allait commencer à convier l’opposition à des réunions sur la sécurité nationale. “Nous (pourrons) échanger nos points de vue avec franchise et sincérité, discuter des affaires nationales et travailler ensemble pour faire face aux défis du pays”, a déclaré M. Lai.Le Kuomintang a réagi mardi en affirmant que les défis auxquels Taïwan faisait face ne pouvaient “être résolus après la tenue d’une (seule) réunion”, tout en reconnaissant que M. Lai avait “enfin tenté de faire un petit pas” vers la concorde entre les formations politiques.Selon des analystes, les propos du président taïwanais ont été relativement modérés mardi, par rapport à d’autres prises de parole qui ont pu précédemment irrité Pékin.”Lai calme son discours et fait faire profil bas à Taïwan pour éviter que (l’archipel) ne se retrouve dans la ligne de mire de quiconque dans ce contexte géopolitique incertain”, juge ainsi Wen-Ti Sung du Global China Hub de l’Atlantic Council, auprès de l’AFP.Mis sous pression par les Etats-Unis pour y relocaliser sa production de semi-conducteurs, essentiels pour un large éventail d’appareils électroniques, Taïwan ne mettra “pas tous (ses) œufs dans le même panier”, a aussi affirmé M. Lai mardi.Certains craignent que Taïwan qui s’est imposé comme un maillon essentiel des chaînes d’approvisionnement de la planète, ne perde sa position dominante sur le marché, qui agit pour Taïwan comme un “bouclier de silicium”, référence au matériau le plus utilisé dans l’industrie.Ce bouclier est censé protéger l’île d’une invasion ou d’un blocus de la Chine en incitant les Etats-Unis à la défendre pour son secteur des semi-conducteurs.

Taïwan affirme être prêt à communiquer avec la Chine d’égal à égal

Le président taïwanais a affirmé mardi que l’archipel était “disposé à communiquer et coopérer avec la Chine” d’égal à égal mais devait dans le même temps “se préparer à la guerre” afin de l’éviter.Lai Ching-te, 65 ans, s’exprimait à l’occasion du premier anniversaire de son investiture. Ardent défenseur de la souveraineté de Taïwan, il est honni par Pékin, qui considère que l’archipel taïwanais fait partie de son territoire, et qui a menacé de recourir à la force pour en prendre le contrôle.”Tant qu’il y aura de la parité et de la dignité, Taïwan sera disposé à communiquer et coopérer avec la Chine, remplacer l’endiguement par la communication, remplacer la confrontation par le dialogue et progresser sur la voie de la paix et de la prospérité”, a déclaré le président Lai face à la presse.La Chine a déjà refusé des propositions similaires d’échanges venant de M. Lai, que Pékin a qualifié de “dangereux séparatiste”.”La paix est inestimable et il ne peut y avoir de vainqueur à l’issue d’une guerre”, a ajouté M. Lai.Mais “nous ne pouvons pas entretenir des illusions”, a lancé le président dont le mandat, d’un an tout juste, a vu se dérouler plusieurs manoeuvres chinoises de grande ampleur aux alentours de l’île principale de Taïwan.”Nous coopérerons (…) activement avec nos alliés internationaux, main dans la main, pour exercer un pouvoir de dissuasion, se préparer à la guerre pour éviter la guerre, et atteindre l’objectif de la paix”, a dit Lai Ching-te, s’engageant à continuer “de renforcer les moyens de notre défense nationale”.- “Franchise et sincérité” -Ces derniers mois, le Parti du Kuomintang, dans l’opposition taïwanaise, a qualifié M. Lai de “dictateur” et l’a accusé de mettre l’archipel sur la voie de la guerre face à Pékin. En retour, le Parti démocrate progressiste, dont est issu M. Lai, a avancé que le Kuomintang était un outil de la Chine et qu’il nuisait à la sécurité taïwanaise.Mardi, le président Lai a affirmé que son gouvernement souhaitait “renforcer la coopération entre les partis politiques” et que son équipe chargée de la sécurité nationale allait commencer à convier l’opposition à des réunions sur la sécurité nationale. “Nous (pourrons) échanger nos points de vue avec franchise et sincérité, discuter des affaires nationales et travailler ensemble pour faire face aux défis du pays”, a déclaré M. Lai.Le Kuomintang a réagi mardi en affirmant que les défis auxquels Taïwan faisait face ne pouvaient “être résolus après la tenue d’une (seule) réunion”, tout en reconnaissant que M. Lai avait “enfin tenté de faire un petit pas” vers la concorde entre les formations politiques.Selon des analystes, les propos du président taïwanais ont été relativement modérés mardi, par rapport à d’autres prises de parole qui ont pu précédemment irrité Pékin.”Lai calme son discours et fait faire profil bas à Taïwan pour éviter que (l’archipel) ne se retrouve dans la ligne de mire de quiconque dans ce contexte géopolitique incertain”, juge ainsi Wen-Ti Sung du Global China Hub de l’Atlantic Council, auprès de l’AFP.Mis sous pression par les Etats-Unis pour y relocaliser sa production de semi-conducteurs, essentiels pour un large éventail d’appareils électroniques, Taïwan ne mettra “pas tous (ses) œufs dans le même panier”, a aussi affirmé M. Lai mardi.Certains craignent que Taïwan qui s’est imposé comme un maillon essentiel des chaînes d’approvisionnement de la planète, ne perde sa position dominante sur le marché, qui agit pour Taïwan comme un “bouclier de silicium”, référence au matériau le plus utilisé dans l’industrie.Ce bouclier est censé protéger l’île d’une invasion ou d’un blocus de la Chine en incitant les Etats-Unis à la défendre pour son secteur des semi-conducteurs.

A Paris, la fermeture d’un centre d’impôts dans un quartier populaire inquiète les habitants

“Il va falloir venir à 4h du matin?”: dans le nord-est de Paris, un plan de réorganisation du fisc va aboutir à la fermeture d’un service d’impôts particulièrement fréquenté, au grand désarroi des usagers.Capuche grise sur la tête et piercing au nez, Abdou Nael Belinga, étudiant de 20 ans en formation de carreleur, patiente adossé aux grilles encore closes d’un centre d’impôts du 19e arrondissement de Paris en pleine période de déclaration des revenus.”Je préfère venir en personne, le site internet ça ne me donne pas trop confiance. Il faut donner ses identifiants bancaires, et je me suis déjà fait avoir avec des arnaques”, justifie le jeune homme qui effectue sa première déclaration.”Internet je n’y arrive pas, c’est des difficultés”, abonde Sadio Sakho, un employé de la restauration de 53 ans qui attend juste devant lui.Situé au coeur d’un quartier populaire de la capitale, au pied des voies désaffectées de la “petite ceinture”, une ancienne ligne de chemin de fer qui faisait le tour de la Paris, les jours du centre d’Argonne sont comptés. Abdou Nael Belinga, documents à la main, assure avoir dû rebrousser chemin à trois reprises, dont l’une à quelques mètres seulement de l’entrée car il était arrivé trop tard. Ce centre, l’un des deux derniers du nord-est de Paris avec un autre site dans le 20e arrondissement, cessera d’accueillir les usagers à compter de 2027 et fermera définitivement ses portes en 2028. D’ici là, les syndicats déplorent que l’accueil soit réduit depuis l’été à 3 matinées par semaine (8h45-12h45), dans un arrondissement qui compte plus de 180.000 habitants.Abdou Nael Belinga est arrivé à 6h du matin: “mais si ça ferme et qu’il faut aller ailleurs, il va falloir venir à 4h!”, se désole-t-il. A 45 minutes de l’ouverture, une longue file d’environ 150 personnes se garnit à vue d’oeil sur une cinquantaine de mètres. – Attente -A l’ouverture des grilles, un agent de sécurité assure un premier filtrage: oriente vers la boîte aux lettres pour les simples dépôts de déclaration, propose des chaises aux personnes âgées pour patienter, vérifie les sacs…   “Je suis arrivé à 8h, je ne pensais pas qu’il y aurait autant de monde”, confesse Maurizio Fernandez, un Mexicain de 36 ans qui effectue sa première déclaration de revenus papier, dont l’échéance est fixée au 20 mai.En France, il y a “beaucoup de formalités administratives (…) et ce n’est pas une bonne chose que les personnes aient moins accès à ce service, surtout quand on ne maitrise pas la langue”, explique ce responsable de la cité universitaire de Paris qui s’exprime en espagnol. “En 15 ans, on a perdu 40% de nos effectifs à Paris”, déplore Grégory Carpentier, de Solidaires Finances publiques. De nombreuses personnes “maitrisent mal la fiscalité, la langue, et c’est toujours plus facile d’avoir quelqu’un en face pour expliquer son problème”, appuie Magali Pougnet, une autre responsable du syndicat.  La Direction générale des finances publiques (DGFiP) justifie la mesure par un nécessaire “regroupement de services”, la “relocalisation de certaines activités au profit des villes moyennes, péri-urbaines ou rurales”, et assure rester présente dans 10 arrondissements “centraux et périphériques”. – “Aiguillage” -Si Maurine Ngassam, n’en est plus à sa première déclaration, elle estime avoir besoin d’un “aiguillage”, elle qui cumule un emploi d’auto-entrepreneur avec ses études de philosophie. “Ils envoient un fascicule pour nous guider, mais je n’y comprends pas grand chose”, reconnait la jeune femme de 23 ans, des feuilles de papier plein les mains.Depuis deux ans “la situation s’est dégradée, c’est vraiment la cata”, juge Manuella Kamdom qui habite le quartier depuis dix ans et accompagne son fils pour sa première déclaration. La fiscalité, “c’est hyper compliqué”, dit-elle. La fermeture: “je vais être grossière, c’est une vacherie”, dénonce Léa, une sexagénaire qui n’a pas donné son nom. “Les gens ont besoin de ça. Ils ont réduit les heures de réception du public, et là il vont fermer? C’est pas une bonne idée. Les petits papis là, est-ce qu’ils savent manipuler internet? Il faut penser à eux. Nous on peut se débrouiller, mais eux?”, interroge l’aide soignante. 

Ligue Europa: Postecoglou-Amorim, une même galère et une même lumière

Stars défaillantes, blessures en cascade et performances exécrables en Premier League ont plombé la saison de Ruben Amorim et Ange Postecoglou, les entraîneurs de Manchester United et Tottenham, et un seul verra la lumière au bout du tunnel, mercredi en finale de la Ligue Europa.A Bilbao, le Portugais et l’Australien d’origine grecque s’arracheront le billet pour la Ligue des champions promis au vainqueur. Malheur au vaincu!. Amorim, mi-figue mi-raisinLe limogeage en novembre d’Erik ten Hag et l’arrivée d’Amorim, jeune crack venu du Sporting, étaient censés réenchanter Old Trafford, le “théâtre des rêves” au surnom devenu désuet.Mais le souffle d’espoir entourant le technicien de 40 ans est très vite retombé.Son système tactique préférentiel (3-4-3) a semblé inadapté à l’effectif, sa gestion du cas Marcus Rashford (mis de côté puis exfiltré en prêt à Aston Villa) a posé question et sa franchise face caméra a allumé quelques incendies.L’équipe doit s’améliorer “partout” car elle n’est “pas à la hauteur”, répète-t-il souvent. “C’est ma faute, je suis responsable. Si nous ne pouvons pas changer cela rapidement, nous devrions donner notre place à d’autres personnes”, a-t-il même lâché il y a une dizaine de jours.Manchester United devrait toutefois maintenir sa confiance au Portugais, dont le recrutement a coûté plus de dix millions d’euros, même au bout d’une saison désastreuse en Premier League (16e avant la dernière journée).Sous sa direction, le club au maillot rouge a perdu 14 de ses 26 matchs en championnat. En Ligue Europa, en revanche, c’est une autre histoire: son équipe est invaincue en 10 matchs et la machine tourne à plein régime, avec une moyenne de 2,8 buts par match, à mille lieues des pauvres statistiques affichées en championnat.Le dernier trophée continental remporté par Manchester United remonte à 2017, sous José Mourinho, déjà en Ligue Europa.. Postecoglou, à quitte ou doubleSi Amorim a eu son lot de joueurs défaillants (Onana, Hojlund, Zirkzee…) ou blessés (Shaw, Mainoo, Amad, Mount…) en cours de saison, la palme de la malchance revient à Ange Postecoglou.L’entraîneur australien de 59 ans, né à Athènes, a été douché par une pluie de forfaits de longue durée sur toute l’étendue du terrain: le gardien Guglielmo Vicario, les défenseurs centraux Romero-van de Ven, et un paquet d’attaquants (Richarlison, Odobert, Werner…).La malédiction s’étend jusqu’à la finale de Bilbao, que manqueront sur blessure James Maddison, Lucas Bergvall et Dejan Kulusevski. Le capitaine Heung-Min Son est rétabli, mais son rendement décevant cette saison ne gonfle pas d’optimisme les supporters des Spurs.Certains d’entre eux ont commencé à prendre en grippe “Ange”, comme il est appelé en Angleterre, au bout d’une campagne désastreuse en championnat (17e au classement après 21 défaites).Selon la presse britannique, son avenir dans le nord de Londres dépendrait en grande partie du résultat de la finale européenne à venir.En cas de victoire, celui qui est arrivé à l’été 2023 pourrait être élevé au rang de héros local dans un club privé de titre depuis 2008 (Coupe de la Ligue) et dont le dernier trophée européen remonte à 1984 (Coupe de l’UEFA).En septembre dernier, Postecoglou avait été moqué après avoir rappelé qu’il gagnait “toujours quelque chose” à la fin de ses deuxièmes saisons, en club ou en sélection.C’est effectivement ce qu’il a fait avec South Melbourne et Brisbane Roar (championnat d’Australie), l’équipe d’Australie (Coupe d’Asie), Yokohama (championnat du Japon) et le Celtic Glasgow (triplé domestique en Ecosse).Il lui reste un match à gagner pour prolonger la belle série et faire taire ses détracteurs.

CATL, le champion chinois des batteries porté par un patron audacieux

Le géant chinois des batteries CATL, introduit en bourse mardi à Hong Kong, incarne une réussite  portée par un fondateur audacieux et ambitieux, devant composer avec les rivalités technologiques et géopolitiques entre grandes puissances.Le groupe CATL, déjà côté sur la place financière de Shenzhen, a levé plus de 4,6 milliards de dollars lors de son entrée à la Bourse à Hong Kong mardi.Il s’agit jusqu’à présent de la plus importante introduction en Bourse au monde cette année.L’entreprise, basée à Ningde (est), a produit plus d’un tiers des batteries électriques utilisées dans les véhicules électriques en 2023, et collabore avec les plus grands constructeurs automobiles tels que Tesla, Mercedes-Benz, BMW ou encore Volkswagen.Ses batteries sont parmi les plus rapides au monde en matière de recharge, le nerf de la guerre du secteur des voitures électriques: sa batterie Shenxing deuxième génération, dévoilée cette année, permet de rouler 520 kilomètres après seulement cinq minutes de charge, y compris à très basse température, affirme CATL.C’est 30% de plus que la plateforme Super-e de son principal concurrent BYD, qui revendique environ 400 kilomètres d’autonomie pour la même durée de charge.Fondée en 2011, Contemporary Amperex Technology Co., Limited (CATL) a bénéficié du soutien massif de l’Etat-parti chinois, qui a injecté des milliards de yuans dans le développement de nouvelles technologies ces dernières décennies, notamment pour garantir son autonomie, voire sa supériorité, dans certains secteurs technologiques stratégiques.Ses batteries bon marché et ultra-rapides ont également porté l’essor fulgurant du marché chinois des véhicules électriques, aujourd’hui le plus grand au monde.- “Roi des batteries” -Le milliardaire Robin Zeng, fondateur et directeur général de CATL — surnommé un temps le “roi des batteries” en Chine — est aujourd’hui la cinquième fortune du pays et la 45e mondiale, selon Bloomberg.Son parcours est une ascension “classique, de la misère à la richesse”, qui a fait passer sa ville natale, Ningde, d’une “ville de province à un centre mondial des batteries”, écrit l’auteur et investisseur technologique Kevin Xu sur son blog Interconnected.Mais la firme se trouve prise en étau dans la rivalité technologique entre les États-Unis et la Chine.Les deux plus grandes puissances mondiales se disputent la maîtrise des technologies de pointe essentielles au fonctionnement de l’économie moderne, comme les batteries, les semi-conducteurs ou encore l’intelligence artificielle (IA).L’an dernier, un projet de partenariat entre CATL et le constructeur automobile Ford pour une usine de 3,5 milliards de dollars à Marshall (Michigan), aux Etats-Unis, a ainsi soulevé des inquiétudes en matière de sécurité nationale.Et en janvier, le département américain de la Défense a inscrit CATL sur une liste d’entreprises considérées comme liées à l’armée chinoise – une décision dénoncée par le groupe et par Pékin.- “Prospérer sous pression” -Les fonds levés lors de l’introduction en Bourse de mardi pourraient servir à accélérer les projets d’expansion internationale du groupe — en particulier en Europe.CATL construit actuellement sa deuxième usine sur le continent, en Hongrie, après avoir ouvert une première en Allemagne en janvier 2023.En décembre, l’entreprise a également annoncé un partenariat avec le constructeur Stellantis pour produire des batteries de véhicules électriques en Espagne, avec un début de production attendu en fin 2026.Et CATL a même investi plus en amont de la chaîne de valeur, comme en Bolivie ou en République démocratique du Congo, où elle a acheté en 2021 des parts dans une mine détenue par un des plus grands producteurs mondiaux de cobalt.CATL anticipe également l’avenir: le mois dernier, elle a dévoilé une batterie au sodium, présentée comme une alternative moins chère et plus sûre aux batteries lithium-ion, largement utilisées actuellement mais susceptibles de prendre feu en cas de dommage.”CATL est devenue ce qu’elle est grâce à l’aide du gouvernement, mais pas au point de sombrer dans la paresse”, écrit l’investisseur Kevin Xu.L’entreprise est dirigée par quelqu’un “aussi génial qu’intrépide (…), suffisament lucide pour décrypter les signaux politiques de Pékin, et suffisament paranoïaque pour prospérer sous pression”.

Le titre de la firme chinoise CATL s’envole lors de son introduction à Hong Kong

Le titre du géant chinois des batteries pour véhicules électriques CATL s’est envolé lors de son introduction à la Bourse de Hong Kong, considérée comme la plus grosse opération de ce type cette année dans le monde.Dans les heures qui ont suivi l’ouverture du marché à 09H30 (01H30 GMT), le titre a atteint 311.40 dollars de Hong Kong (35,4 euros), soit une hausse de 18,4% par rapport à son prix d’introduction de 263 dollars de Hong Kong. Le titre de l’entreprise a clôturé à 306,20 dollars de Hong Kong (34,69 euros), en hausse de 16%.”Cette cotation signifie notre intégration plus profonde dans les marchés financiers mondiaux et marque une nouvelle étape dans notre mission, qui est de mener l’économie mondiale sans carbone”, a déclaré Robin Zeng, fondateur et président de CATL, lors de la cérémonie de cotation de l’entreprise, mardi.Leader mondial avec plus d’un tiers du marché, CATL fournit des grandes marques comme Tesla, Mercedes-Benz, BMW et Volkswagen.Le fabricant de batteries est déjà coté à la Bourse de Shenzhen. Son projet de cotation secondaire à Hong Kong avait été annoncé en décembre.Selon un prospectus déposé la semaine dernière, le groupe a introduit sur le marché quelque 117,9 millions d’actions, ce qui chiffre le montant de l’opération à plus de 31 milliards de dollars de Hong Kong (3,5 milliards d’euros).Fondée en 2011 dans la ville de Ningde, dans l’Est de la Chine, CATL, de son nom complet Contemporary Amperex Technology Co. Limited, bénéficie de l’engouement croissant pour les véhicules électriques en Chine, premier marché automobile mondial.L’entreprise profite aussi d’un solide soutien financier de Pékin, qui donne la priorité au développement des industries nationales de haute technologie considérées comme stratégiques.- Expansion internationale -CATL a annoncé en décembre la création en Espagne avec Stellantis, pour 4,1 milliards d’euros, d’une vaste usine de batteries dont la production devrait démarrer d’ici fin 2026.Le groupe chinois construit une deuxième usine en Europe, en Hongrie, après avoir ouvert son premier site de production en Allemagne en janvier 2023.A l’heure où les ventes automobiles s’essoufflent, CATL continue d’afficher de solides performances. Son bénéfice net a bondi de 32,9% au premier trimestre pour atteindre près de 14 milliards de yuans (1,68 milliards d’euros).Dans une liste publiée en janvier par le ministère américain de la Défense, CATL a été désignée comme une “entreprise militaire chinoise”.La commission d’enquête de la Chambre des représentants américaine sur le Parti communiste chinois a souligné l’inclusion de CATL dans des lettres adressées à deux banques américaines en avril, les exhortant à se retirer de l’opération d’introduction en Bourse d’une “société chinoise liée à l’armée”.Mais les deux banques en question, JPMorgan et Bank of America, ont maintenu leur participation.Le gouvernement chinois a qualifié la liste du ministère américain de “persécution”, et CATL a nié être impliquée “dans des activités liées à l’armée”.CATL a également déclaré, dans des documents déposés en mai, que l’entreprise “s’engageait de manière proactive” avec le ministère américain de la Défense pour “remédier à la fausse désignation”.- Bourse pour les entreprises chinoises-La Bourse de Hong Kong attend avec impatience le retour des grandes sociétés de Chine continentale dans l’espoir de retrouver son statut de première place mondiale pour les introductions boursières.Hong Kong a connu une baisse constante des nouvelles introductions après un tour de vis réglementaire de Pékin à partir de 2020, qui a conduit plusieurs méga-entreprises de Chine continentale à suspendre leurs projets.Les données de la Bourse de Hong Kong montrent qu’elle traite cette année des dizaines de demandes émanant d’entreprises chinoises. Pour les experts, l’introduction en Bourse de mardi illustre le rôle de Hong Kong comme place où les entreprises chinoises peuvent lever des capitaux.”Nous constatons également une demande croissante de diversification des portefeuilles par rapport aux actifs libellés en dollars américains, soulignée par la récente force du dollar de Hong Kong”, indique à l’AFP Jason Lui, responsable de la stratégie des actions et des produits dérivés pour l’Asie-Pacifique chez BNP Paribas.

Le titre de la firme chinoise CATL s’envole lors de son introduction à Hong Kong

Le titre du géant chinois des batteries pour véhicules électriques CATL s’est envolé lors de son introduction à la Bourse de Hong Kong, considérée comme la plus grosse opération de ce type cette année dans le monde.Dans les heures qui ont suivi l’ouverture du marché à 09H30 (01H30 GMT), le titre a atteint 311.40 dollars de Hong Kong (35,4 euros), soit une hausse de 18,4% par rapport à son prix d’introduction de 263 dollars de Hong Kong. Le titre de l’entreprise a clôturé à 306,20 dollars de Hong Kong (34,69 euros), en hausse de 16%.”Cette cotation signifie notre intégration plus profonde dans les marchés financiers mondiaux et marque une nouvelle étape dans notre mission, qui est de mener l’économie mondiale sans carbone”, a déclaré Robin Zeng, fondateur et président de CATL, lors de la cérémonie de cotation de l’entreprise, mardi.Leader mondial avec plus d’un tiers du marché, CATL fournit des grandes marques comme Tesla, Mercedes-Benz, BMW et Volkswagen.Le fabricant de batteries est déjà coté à la Bourse de Shenzhen. Son projet de cotation secondaire à Hong Kong avait été annoncé en décembre.Selon un prospectus déposé la semaine dernière, le groupe a introduit sur le marché quelque 117,9 millions d’actions, ce qui chiffre le montant de l’opération à plus de 31 milliards de dollars de Hong Kong (3,5 milliards d’euros).Fondée en 2011 dans la ville de Ningde, dans l’Est de la Chine, CATL, de son nom complet Contemporary Amperex Technology Co. Limited, bénéficie de l’engouement croissant pour les véhicules électriques en Chine, premier marché automobile mondial.L’entreprise profite aussi d’un solide soutien financier de Pékin, qui donne la priorité au développement des industries nationales de haute technologie considérées comme stratégiques.- Expansion internationale -CATL a annoncé en décembre la création en Espagne avec Stellantis, pour 4,1 milliards d’euros, d’une vaste usine de batteries dont la production devrait démarrer d’ici fin 2026.Le groupe chinois construit une deuxième usine en Europe, en Hongrie, après avoir ouvert son premier site de production en Allemagne en janvier 2023.A l’heure où les ventes automobiles s’essoufflent, CATL continue d’afficher de solides performances. Son bénéfice net a bondi de 32,9% au premier trimestre pour atteindre près de 14 milliards de yuans (1,68 milliards d’euros).Dans une liste publiée en janvier par le ministère américain de la Défense, CATL a été désignée comme une “entreprise militaire chinoise”.La commission d’enquête de la Chambre des représentants américaine sur le Parti communiste chinois a souligné l’inclusion de CATL dans des lettres adressées à deux banques américaines en avril, les exhortant à se retirer de l’opération d’introduction en Bourse d’une “société chinoise liée à l’armée”.Mais les deux banques en question, JPMorgan et Bank of America, ont maintenu leur participation.Le gouvernement chinois a qualifié la liste du ministère américain de “persécution”, et CATL a nié être impliquée “dans des activités liées à l’armée”.CATL a également déclaré, dans des documents déposés en mai, que l’entreprise “s’engageait de manière proactive” avec le ministère américain de la Défense pour “remédier à la fausse désignation”.- Bourse pour les entreprises chinoises-La Bourse de Hong Kong attend avec impatience le retour des grandes sociétés de Chine continentale dans l’espoir de retrouver son statut de première place mondiale pour les introductions boursières.Hong Kong a connu une baisse constante des nouvelles introductions après un tour de vis réglementaire de Pékin à partir de 2020, qui a conduit plusieurs méga-entreprises de Chine continentale à suspendre leurs projets.Les données de la Bourse de Hong Kong montrent qu’elle traite cette année des dizaines de demandes émanant d’entreprises chinoises. Pour les experts, l’introduction en Bourse de mardi illustre le rôle de Hong Kong comme place où les entreprises chinoises peuvent lever des capitaux.”Nous constatons également une demande croissante de diversification des portefeuilles par rapport aux actifs libellés en dollars américains, soulignée par la récente force du dollar de Hong Kong”, indique à l’AFP Jason Lui, responsable de la stratégie des actions et des produits dérivés pour l’Asie-Pacifique chez BNP Paribas.

Au Sri Lanka, encore un éléphant sauvage tué par un train

Un train de passagers a déraillé mardi dans l’est du Sri Lanka après avoir percuté et tué un éléphant sauvage qui circulait sur les voies, trois mois après un accident similaire qui avait causé la mort de sept pachydermes.Le jeune éléphant tué près de Harabana, à 180 km à l’est de la capitale Colombo, a été percuté par le train qui avait été impliqué dans la collision du 20 février, ont indiqué les autorités locales.Aucun des passagers n’a été blessé dans l’accident survenu mardi avant l’aube, ont-elles précisé.Le trafic de la ligne Colombo-Batticaloa a été interrompu en attendant la remise du train accidenté sur les rails.Après la collision meurtrière de février, les chemins de fer srilankais avaient annoncé la mise en place d’une série de mesures pour tenter de prévenir ce type d’accidents.Elle avait ainsi adapté les horaires de circulation de ses trains aux mouvements des éléphants et promis des aménagements pour faciliter la détection des animaux par ses machinistes.Selon les chiffres du département de la faune sauvage du Sri Lanka, 138 éléphants ont été tués depuis dix-sept ans dans l’île à l’occasion de collisions avec des trains.De 2015 à 2024, un total de 1.195 personnes et 3.484 éléphants ont été tués dans l’île lors d’accidents impliquant humains et pachydermes, selon ces mêmes statistiques publiées en février.Au Sri Lanka, les pachydermes – environ 7.000 selon les estimations – sont protégés par la loi et considérés comme sacrés.