Israël multiplie les frappes sur l’Iran, qui riposte par de nouveaux tirs de missiles

Israël a multiplié dimanche ses frappes meurtrières à travers l’Iran, visant la capitale, la ville de Machhad à l’extrémité nord-est du pays ainsi que des installations militaires dans l’ouest, auxquelles Téhéran a riposté par de nouveaux tirs de missiles.Au troisième jour de l’offensive aérienne israélienne, le Premier ministre Benjamin Netanyahu a menacé de faire payer à l’Iran “un prix très lourd” après la mort de civils provoquée par les salves de missiles balistiques iraniens tirées en représailles sur Israël, qui ont touché des zones habitées et détruit des immeubles.En Iran, les frappes israéliennes ont fait au moins 224 morts depuis vendredi et plus d’un millier de blessés, a annoncé le ministère de la Santé. Dimanche, une frappe a visé un immeuble d’habitation dans le centre de Téhéran, faisant au moins cinq morts selon la télévision.  Un journaliste de l’AFP sur les lieux a fait état de “deux explosions” à quelques minutes d’intervalle, à proximité du ministère iranien des Communications. Un épais nuage noir de fumée s’est élevé dans le ciel tandis que des badauds “figés par la stupeur, demeuraient sans voix”, selon son témoignage.Pour protéger la population, le gouvernement iranien a décidé que les mosquées, les stations de métro et les écoles allaient servir d’abris dès dimanche soir.En Israël, les sirènes ont retenti dans l’après-midi puis dans la soirée et la population a été appelée à descendre dans les abris, à l’approche de nouvelles attaques de missiles iraniens. A Jérusalem, des journalistes de l’AFP ont vu passer dimanche soir au moins une dizaine de missiles dans le ciel noir, avant d’entendre au loin de violentes explosions. Plusieurs zones ont été touchées, selon l’armée, tandis que les pompiers ont fait état d’un immeuble d’habitation frappé sur la côte méditerranéenne. Huit personnes ont été blessées, dont une femme de 72 ans, selon les secours.Le Magen David Adom, équivalent israélien de la Croix-Rouge, a publié des images d’équipes de secours déployées dans la ville côtière de Haïfa, dans le nord d’Israël, montrant plusieurs voitures en feu et un immeuble d’habitation dont la façade a été arrachée par une explosion.Les attaques iraniennes ont fait dix morts et plus de 200 blessés dans le pays depuis samedi soir, selon les secours et la police, 13 morts au total et 380 blessés depuis vendredi.Israël a lancé vendredi cette attaque d’une ampleur sans précédent avec l’objectif affiché d’empêcher l’Iran de se doter de l’arme nucléaire.Après des décennies de guerre par procuration et d’opérations ponctuelles, c’est la première fois que les deux pays ennemis s’affrontent militairement avec une telle intensité.L’Iran a promis dimanche une “réponse dévastatrice” aux attaques israéliennes et affirmé qu’Israël ne serait bientôt “plus habitable”.- A 2.300 kilomètres d’Israël -Dimanche, l’armée israélienne a annoncé avoir frappé l’aéroport de Machhad, la troisième ville d’Iran, située dans le nord-est du pays à environ 2.300 kilomètres d’Israël.  Il s’agit, selon l’armée, de la frappe la plus lointaine en territoire iranien menée depuis vendredi.L’armée israélienne a également annoncé avoir commencé à frapper “des dizaines” d’installations de missiles sol-sol dans l’ouest de l’Iran.M. Netanyahu a par ailleurs déclaré sur la chaîne américaine Fox News qu’Israël avait “détruit la principale installation” du site d’enrichissement d’uranium de Natanz, dans le centre de l’Iran. Il a laissé entendre que les frappes sur l’Iran pourraient conduire à un changement à la tête du pays. “Ce pourrait certainement être le résultat parce que le régime iranien est très faible”, a-t-il dit. L’Iran a de son côté annoncé dimanche la mort du chef du renseignement des Gardiens de la Révolution, après la mort vendredi des deux plus hauts gradés du pays et de neuf scientifiques du programme nucléaire.Des dizaines de cibles ont été visées dans la capitale, notamment des sites liés au nucléaire et deux dépôts de carburant.La majorité des commerces étaient fermés dimanche tandis que de longues files de voitures se dirigeaient vers les sorties de Téhéran.”Nous n’avons pas pu dormir depuis vendredi à cause du bruit terrible des explosions. Aujourd’hui, ils ont frappé une maison dans notre ruelle et nous avons eu très peur. Nous avons donc décidé de quitter Téhéran”, a raconté Farzaneh, une femme au foyer de 56 ans qui prenait le chemin du nord de l’Iran.Shokouh Razzazi, une femme de 31 ans, a au contraire décidé de rester. “J’ai confiance en mon pays et je ne crois pas qu’il arrivera quelque chose de mauvais”, assure-t-elle.- “Plus rien” -A plus de 1.500 kilomètres de là, des salves de missiles iraniens ont provoqué des destructions la nuit précédente à Bat Yam, au sud de Tel-Aviv, et à Tamra, dans le nord.”Il ne reste plus rien, plus de maison, c’est fini!”, a confié Evguenia Doudka, une habitante de Bat Yam. “L’alerte a retenti et nous sommes allés dans l’abri. Soudain, tout l’abri s’est rempli de poussière, et c’est là que nous avons réalisé qu’une catastrophe venait de se produire”.”L’Iran paiera un prix très lourd pour le meurtre prémédité de civils, femmes et enfants”, a déclaré M. Netanyahu en visite à Bat Yam.Le président américain Donald Trump, allié d’Israël, a appelé dimanche les deux pays à “trouver un accord”. Il a ajouté qu’il est “possible” que les Etats-Unis s’impliquent dans le conflit mais qu’ils ne sont “à cet instant pas impliqués”.Affirmant que l’Iran s’approchait du “point de non-retour” vers la bombe atomique, Israël a lancé vendredi une campagne aérienne massive contre la République islamique en ciblant des centaines de sites militaires et nucléaires.L’Iran est soupçonné par les Occidentaux et par Israël de vouloir se doter de l’arme atomique. Téhéran dément et défend son droit à développer un programme nucléaire civil.”Si l’agression cesse, notre riposte cessera”, a déclaré le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi. Il a accusé Israël de chercher à “faire dérailler” les négociations indirectes sur le nucléaire qui ont commencé en avril entre son pays et les Etats-Unis.

Israël multiplie les frappes sur l’Iran, qui riposte par de nouveaux tirs de missiles

Israël a multiplié dimanche ses frappes meurtrières à travers l’Iran, visant la capitale, la ville de Machhad à l’extrémité nord-est du pays ainsi que des installations militaires dans l’ouest, auxquelles Téhéran a riposté par de nouveaux tirs de missiles.Au troisième jour de l’offensive aérienne israélienne, le Premier ministre Benjamin Netanyahu a menacé de faire payer à l’Iran “un prix très lourd” après la mort de civils provoquée par les salves de missiles balistiques iraniens tirées en représailles sur Israël, qui ont touché des zones habitées et détruit des immeubles.En Iran, les frappes israéliennes ont fait au moins 224 morts depuis vendredi et plus d’un millier de blessés, a annoncé le ministère de la Santé. Dimanche, une frappe a visé un immeuble d’habitation dans le centre de Téhéran, faisant au moins cinq morts selon la télévision.  Un journaliste de l’AFP sur les lieux a fait état de “deux explosions” à quelques minutes d’intervalle, à proximité du ministère iranien des Communications. Un épais nuage noir de fumée s’est élevé dans le ciel tandis que des badauds “figés par la stupeur, demeuraient sans voix”, selon son témoignage.Pour protéger la population, le gouvernement iranien a décidé que les mosquées, les stations de métro et les écoles allaient servir d’abris dès dimanche soir.En Israël, les sirènes ont retenti dans l’après-midi puis dans la soirée et la population a été appelée à descendre dans les abris, à l’approche de nouvelles attaques de missiles iraniens. A Jérusalem, des journalistes de l’AFP ont vu passer dimanche soir au moins une dizaine de missiles dans le ciel noir, avant d’entendre au loin de violentes explosions. Plusieurs zones ont été touchées, selon l’armée, tandis que les pompiers ont fait état d’un immeuble d’habitation frappé sur la côte méditerranéenne. Huit personnes ont été blessées, dont une femme de 72 ans, selon les secours.Le Magen David Adom, équivalent israélien de la Croix-Rouge, a publié des images d’équipes de secours déployées dans la ville côtière de Haïfa, dans le nord d’Israël, montrant plusieurs voitures en feu et un immeuble d’habitation dont la façade a été arrachée par une explosion.Les attaques iraniennes ont fait dix morts et plus de 200 blessés dans le pays depuis samedi soir, selon les secours et la police, 13 morts au total et 380 blessés depuis vendredi.Israël a lancé vendredi cette attaque d’une ampleur sans précédent avec l’objectif affiché d’empêcher l’Iran de se doter de l’arme nucléaire.Après des décennies de guerre par procuration et d’opérations ponctuelles, c’est la première fois que les deux pays ennemis s’affrontent militairement avec une telle intensité.L’Iran a promis dimanche une “réponse dévastatrice” aux attaques israéliennes et affirmé qu’Israël ne serait bientôt “plus habitable”.- A 2.300 kilomètres d’Israël -Dimanche, l’armée israélienne a annoncé avoir frappé l’aéroport de Machhad, la troisième ville d’Iran, située dans le nord-est du pays à environ 2.300 kilomètres d’Israël.  Il s’agit, selon l’armée, de la frappe la plus lointaine en territoire iranien menée depuis vendredi.L’armée israélienne a également annoncé avoir commencé à frapper “des dizaines” d’installations de missiles sol-sol dans l’ouest de l’Iran.M. Netanyahu a par ailleurs déclaré sur la chaîne américaine Fox News qu’Israël avait “détruit la principale installation” du site d’enrichissement d’uranium de Natanz, dans le centre de l’Iran. Il a laissé entendre que les frappes sur l’Iran pourraient conduire à un changement à la tête du pays. “Ce pourrait certainement être le résultat parce que le régime iranien est très faible”, a-t-il dit. L’Iran a de son côté annoncé dimanche la mort du chef du renseignement des Gardiens de la Révolution, après la mort vendredi des deux plus hauts gradés du pays et de neuf scientifiques du programme nucléaire.Des dizaines de cibles ont été visées dans la capitale, notamment des sites liés au nucléaire et deux dépôts de carburant.La majorité des commerces étaient fermés dimanche tandis que de longues files de voitures se dirigeaient vers les sorties de Téhéran.”Nous n’avons pas pu dormir depuis vendredi à cause du bruit terrible des explosions. Aujourd’hui, ils ont frappé une maison dans notre ruelle et nous avons eu très peur. Nous avons donc décidé de quitter Téhéran”, a raconté Farzaneh, une femme au foyer de 56 ans qui prenait le chemin du nord de l’Iran.Shokouh Razzazi, une femme de 31 ans, a au contraire décidé de rester. “J’ai confiance en mon pays et je ne crois pas qu’il arrivera quelque chose de mauvais”, assure-t-elle.- “Plus rien” -A plus de 1.500 kilomètres de là, des salves de missiles iraniens ont provoqué des destructions la nuit précédente à Bat Yam, au sud de Tel-Aviv, et à Tamra, dans le nord.”Il ne reste plus rien, plus de maison, c’est fini!”, a confié Evguenia Doudka, une habitante de Bat Yam. “L’alerte a retenti et nous sommes allés dans l’abri. Soudain, tout l’abri s’est rempli de poussière, et c’est là que nous avons réalisé qu’une catastrophe venait de se produire”.”L’Iran paiera un prix très lourd pour le meurtre prémédité de civils, femmes et enfants”, a déclaré M. Netanyahu en visite à Bat Yam.Le président américain Donald Trump, allié d’Israël, a appelé dimanche les deux pays à “trouver un accord”. Il a ajouté qu’il est “possible” que les Etats-Unis s’impliquent dans le conflit mais qu’ils ne sont “à cet instant pas impliqués”.Affirmant que l’Iran s’approchait du “point de non-retour” vers la bombe atomique, Israël a lancé vendredi une campagne aérienne massive contre la République islamique en ciblant des centaines de sites militaires et nucléaires.L’Iran est soupçonné par les Occidentaux et par Israël de vouloir se doter de l’arme atomique. Téhéran dément et défend son droit à développer un programme nucléaire civil.”Si l’agression cesse, notre riposte cessera”, a déclaré le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi. Il a accusé Israël de chercher à “faire dérailler” les négociations indirectes sur le nucléaire qui ont commencé en avril entre son pays et les Etats-Unis.

Israel pounds Iran from west to east, Tehran hits back with missiles

Israel unleashed a punishing wave of strikes across the breadth of Iran on Sunday and Tehran hit back with fresh missile barrages, as both sides threatened more devastation in a conflict that appeared to be intensifying.After decades of enmity and a prolonged shadow war fought through proxies and covert operations, the latest conflict marks the first time the arch-enemies have traded fire with such intensity, triggering fears of a lengthy conflict that could engulf the entire Middle East.Israeli authorities told citizens to head to shelters in advance of incoming missiles Sunday, while Iran said it would begin opening mosques, metro stations and schools to serve as makeshift refuges as Israel kept up its withering strikes.Israel says its attacks have hit military and nuclear facilities, and killed top officers and atomic scientists, but a senior US official said Sunday that President Donald Trump had told Israel to back down from a plan to kill supreme leader Ayatollah Ali Khamenei.Meanwhile, residential areas in both countries have suffered deadly strikes since the hostilities broke out two days ago, with Netanyahu on Sunday slamming Iran for allegedly targeting civilians.”Iran will pay a very heavy price for the premeditated murder of civilians, women and children,” he said during a visit to the site of a missile strike on a residential building in the coastal city of Bat Yam, near Tel Aviv.The remarks came hours after overnight Iranian missile fire killed at least 10 people, according to authorities, pushing the death toll in Israel up to 13 since Iran began its retaliatory strikes Friday.More missiles followed over the course of the day, with the Israeli military saying in the evening that search and rescue teams were dispatched to “several” sites that were hit.Iranian state television, meanwhile, reported at least five people killed Sunday by an Israeli strike that hit a residential building in downtown Iran.Colonel Reza Sayyad, a spokesman for Iran’s armed forces, threatened a “devastating response” to Israel’s attacks.”Leave the occupied territories (Israel) because they will certainly no longer be habitable in the future,” he warned in a televised address, adding shelters will “not guarantee security”.Iran’s health ministry reported at least 224 people killed and more than 1,200 wounded in Israeli attacks since Friday.On Sunday, Israel’s military said its air force hit Mashhad airport in Iran’s far east, making it the longest-range strike of the conflict, with the target “approximately 2,300 kilometres (1,430 miles) from Israel”.An Israeli strike also killed the intelligence chief of Iran’s Revolutionary Guards, Mohammed Kazemi, along with two other officers, Iran’s official IRNA news agency reported.- ‘I will not leave’ -A heavy cloud of smoke hung above Tehran after Israeli aircraft struck two fuel depots there. Local media also reported an Israeli strike on the police headquarters in the city centre.”We haven’t been able to sleep since Friday because of the terrible noise,” said a Tehran resident who gave her name as Farzaneh. “Today they hit a house in our alley, and we were very scared. So we decided to leave Tehran and head to the north of the country.”Some residents, however, were determined to stay put. “It is natural that war has its own stress, but I will not leave my city,” Shokouh Razzazi, 31, told AFP.AFP images from the Israeli city of Haifa, meanwhile, also showed a column of smoke rising on Sunday evening following an Iranian missile barrage.The military said rescue teams “have been dispatched to several hit sites in Israel”, while the fire services reported rescuers heading to a building on the coast that sustained a “direct hit”.Earlier in the day, in Bat Yam, first responders wearing helmets and headlamps picked through a bombed-out building after a deadly overnight strike.”There was an explosion and I thought the whole house had collapsed,” said Bat Yam resident Shahar Ben Zion.”It was a miracle we survived.”- ‘Make a deal’ -Trump said Washington “had nothing to do” with Israel’s bombing campaign.But he also threatened to unleash “the full strength and might” of the US military if Iran attacked American interests, later urging the two foes to “make a deal”.A senior US official told AFP on Sunday that Trump had urged Israel to drop a plan to assassinate Khamenei.”We found out that the Israelis had plans to hit Iran’s supreme leader. President Trump was against it and we told the Israelis not to,” said the US official, speaking on condition of anonymity.Asked in an interview with Fox News whether regime change in Iran was one of the objectives of Israel’s strikes, Netanyahu said that “it certainly could be the result, because the Iran regime is very weak”. Iran’s top diplomat Abbas Araghchi maintained Tehran had “solid proof” that US forces had supported Israel in its attacks.He also told a meeting of foreign diplomats that Iran’s actions were a “response to aggression”.”If the aggression stops, naturally our responses will also stop,” he added. Iran scrapped nuclear talks with the United States planned for Sunday, saying it was “meaningless” to negotiate while under fire.Iranian media reported Sunday that police had arrested two suspects over alleged links to Israel’s Mossad spy agency.Israel, in turn, said it had taken two individuals into custody over alleged links to Iranian intelligence.burs/ds/smw/rlp

Trump due in Canada as G7 confronts Israel-Iran crisis

Group of Seven leaders including US President Donald Trump began arriving Sunday in the Canadian Rockies for a summit where they will consider whether to take a common stance as violence intensifies between Israel and Iran.The three-day gathering in the mountain town of Kananaskis marks the return to the international diplomatic calendar of Trump, who in his second term has been even more emboldened to shatter norms.Canadian Prime Minister Mark Carney had designed an agenda aimed at minimizing disagreements within the club of wealthy industrial democracies — Britain, Canada, France, Germany, Italy, Japan and the United States.But Canada is now sounding out countries about making a joint call for “de-escalation” between Israel and Iran, a diplomat said.Two days before the summit began, Israel stunned the world with a massive military campaign that it says is aimed at destroying Iran’s nuclear program and has targeted officials, scientists and security sites.Iran has fired back with drones and missiles at Israel, with senior officials from both countries threatening massive destruction.Both sides say civilians have been killed in the strikes. G7 leaders could see divisions over the crisis.Trump has praised Israel’s strikes, noting it used US weapons, even though Prime Minister Benjamin Netanyahu defied his public calls to hold off as the United States sought a negotiated solution with Iran on the cleric-run state’s contested nuclear work.European powers have been cautious and refrained from criticizing Israel.French President Emmanuel Macron has called for restraint and urged Iran to re-enter talks with the United States, while blaming Tehran for escalating tensions over its nuclear program.Japan, which historically has maintained cordial ties with Iran, made a forceful break with allies in the United States and Europe when it denounced Israel’s strikes as “deeply regrettable.”- Flying to ’51st state’ -Trump is visiting Canada despite his mockery of the United States’ northern neighbor, which he has said would be better off as the 51st state.Tensions have eased since Carney, a former central banker known more for his competence than pizzazz, took over in March from Justin Trudeau, an erstwhile star on the global stage whom Trump made no secret of disliking.When Trump last visited Canada for a G7 summit in 2018, he bolted out early and from Air Force One tweeted insults about Trudeau, disassociating the United States from the final statement.Carney plans to meet early Monday with Trump, a Canadian official said. Carney met in Ottawa on Sunday with British Prime Minister Keir Starmer ahead of the summit.The ongoing Ukraine-Russia war will also be up for discussion at the G7.Ukrainian President Volodymyr Zelensky is among the invited guests and hopes to speak to Trump, who publicly derided him when they met at the White House on February 28.Trump had hoped to force Ukraine into a quick deal with Russia but he has grown frustrated after President Vladimir Putin refused US-led appeals for at least a temporary truce.Trump spoke by telephone with Putin on Saturday, both about the Israel-Iran conflict and Ukraine.French President Macron, however, cast doubt on Putin serving as a Middle East mediator and said he wanted to see if Trump would be willing to impose future sanctions on Russia.Macron headed to Kananaskis after stopping in Greenland, where he denounced Trump’s threats to seize the Danish autonomous territory.”That’s not what allies do,” he said.Trump for his part will arrive at the summit after attending a military parade in Washington that coincided with his birthday, prompting nationwide protests over steps seen as increasingly authoritarian.- Trade deadline looms -European Commission President Ursula von der Leyen also spoke by telephone Saturday with Trump and called for pressure on Russia over the Ukraine invasion.She again voiced hope for progress in trade talks. Trump, seeking a radical transformation of a global economic order centered on free trade, has vowed to slap sweeping tariffs on US friends and foes alike on July 9, a deadline he postponed once.Other leaders invited to the summit include Indian Prime Minister Narendra Modi as Canada hopes to reset ties.Trudeau had accused Modi’s government of masterminding the assassination of a Sikh separatist in Canada, which expelled the Indian ambassador, prompting New Delhi to take punitive action of its own.

Macron au Groenland exprime la solidarité européenne et critique les visées de Trump

Le président français Emmanuel Macron a critiqué dimanche la volonté de Donald Trump d’annexer le Groenland et exprimé la “solidarité européenne” pour ce territoire autonome danois lors de sa visite de l’île arctique.Premier président français à se rendre dans le territoire arctique, M. Macron est resté six heures au Groenland avant de se rendre au sommet du G7 au Canada.Personne en Europe ne pense que le Groenland est “à vendre ou à prendre”, a-t-il déclaré, en référence aux déclarations du président américain, lors d’une conférence de presse, sous les applaudissements du public à Nuuk.M. Macron est le premier chef d’État étranger à mettre le pied sur ce territoire, grand comme quatre fois la France et couvert à 80% de glace, depuis les menaces d’annexion de Donald Trump.Un peu plus tôt dans la journée, Emmanuel Macron avait affirmé venir “dire la solidarité de la France et de l’Union européenne pour la souveraineté et l’intégrité territoriale de ce territoire”.Invoquant des raisons de “sécurité internationale”, le président américain ambitionne de mettre la main sur cette île, la plus grande du monde, riche en métaux rares, par tous les moyens, y compris militaires s’il le faut.Emmanuel Macron s’est entretenu avec la Première ministre danoise Mette Frederiksen et le chef de l’exécutif groenlandais Jens Frederik Nielsen à bord d’une frégate danoise. Face à la presse, Mme Frederiksen s’est félicitée de l’opportunité, offerte par cette visite, de discuter des défis de la sécurité dans l’Arctique, soulignant sa “volonté de prendre une plus grande responsabilité pour (la) sécurité dans le grand Nord, avec nos bons alliés de l’Otan”.La France est également prête à organiser “des exercices conjoints” avec les autres pays du sud de l’Arctique pour renforcer la sécurité de la région, mais également dans le cadre de l’Otan, a souligné le président français.- “Pas du bon travail” -L’accueil chaleureux réservé au président Macron tranche avec celui réservé au vice-président américain JD Vance le 28 mars. Ce dernier avait dû se cantonner à la base militaire américaine de Pituffik, sur la côte nord-ouest du Groenland, face au tollé suscité par sa venue.La population – 57.000 habitants -, majoritairement inuite, rejette toute perspective de devenir américaine. JD Vance avait accusé lors de sa visite le Danemark de n’avoir “pas fait du bon travail pour le peuple du Groenland”, notamment en matière économique, et “pas bien assuré sa sécurité”.La base de Pituffik, qui se situe sur la trajectoire la plus courte des missiles entre la Russie et les États-Unis, constitue un maillon crucial de la défense antimissile américaine.L’Arctique devient aussi un enjeu de sécurité dans la course aux terres rares et aux nouvelles routes maritimes rendues possibles par le réchauffement climatique.Face aux visées de tous bords, le Danemark a annoncé qu’il allait consacrer deux milliards d’euros au renforcement de la sécurité dans l’Arctique.L’Otan va de son côté installer un Centre de commandement et de contrôle des opérations aériennes (Caoc) en Norvège, au-dessus du cercle polaire, alors que la Russie cherche à conforter sa puissance militaire dans la région.Sur les ressources en minéraux, le président français a affirmé que les Européens voulaient “accélérer la mise en œuvre” du partenariat avec le Groenland sur les métaux stratégiques.Vingt-cinq minéraux sont considérés par l’Union européenne comme des matières premières critiques, notamment les terres rares et le graphite se trouvent au Groenland.- Fonte des glaciers -Quelques jours avant la visite présidentielle, deux bâtiments de la marine française ont longé le Groenland en direction du grand nord afin de se familiariser avec les opérations en zone arctique.Emmanuel Macron, qui a annoncé vouloir ouvrir à Nuuk un consulat-général pour “être plus proches (des Groenlandais) et à (leurs) côtés”, s’est rendu compte par lui-même de l’impact grandissant du réchauffement climatique sur un glacier du mont Nunatarsuaq, à une trentaine de kilomètres de Nuuk.Depuis l’hélicoptère, il a pu voir une mer de glace fissurée et fondant à perte de vue. Il a ensuite parcouru une étendue de roche dénudée et grise remplaçant la glace, une vision qui affecte les communautés locales, lui a expliqué le Premier ministre groenlandais.Avec une superficie de 9.000 kilomètres carrés, le système de fjords de Nuuk (sud-ouest) est l’un des plus grands au monde.La glace a fondu 17 fois plus vite que la moyenne historique entre le 15 et le 21 mai au Groenland, résultat d’une vague de chaleur record.La France entend “réinvestir massivement dans les connaissances de ces écosystèmes”, dans la tradition de l’explorateur Paul-Emile Victor, qui effectua de multiples expéditions sur l’île, souligne l’Elysée. 

Macron au Groenland exprime la solidarité européenne et critique les visées de Trump

Le président français Emmanuel Macron a critiqué dimanche la volonté de Donald Trump d’annexer le Groenland et exprimé la “solidarité européenne” pour ce territoire autonome danois lors de sa visite de l’île arctique.Premier président français à se rendre dans le territoire arctique, M. Macron est resté six heures au Groenland avant de se rendre au sommet du G7 au Canada.Personne en Europe ne pense que le Groenland est “à vendre ou à prendre”, a-t-il déclaré, en référence aux déclarations du président américain, lors d’une conférence de presse, sous les applaudissements du public à Nuuk.M. Macron est le premier chef d’État étranger à mettre le pied sur ce territoire, grand comme quatre fois la France et couvert à 80% de glace, depuis les menaces d’annexion de Donald Trump.Un peu plus tôt dans la journée, Emmanuel Macron avait affirmé venir “dire la solidarité de la France et de l’Union européenne pour la souveraineté et l’intégrité territoriale de ce territoire”.Invoquant des raisons de “sécurité internationale”, le président américain ambitionne de mettre la main sur cette île, la plus grande du monde, riche en métaux rares, par tous les moyens, y compris militaires s’il le faut.Emmanuel Macron s’est entretenu avec la Première ministre danoise Mette Frederiksen et le chef de l’exécutif groenlandais Jens Frederik Nielsen à bord d’une frégate danoise. Face à la presse, Mme Frederiksen s’est félicitée de l’opportunité, offerte par cette visite, de discuter des défis de la sécurité dans l’Arctique, soulignant sa “volonté de prendre une plus grande responsabilité pour (la) sécurité dans le grand Nord, avec nos bons alliés de l’Otan”.La France est également prête à organiser “des exercices conjoints” avec les autres pays du sud de l’Arctique pour renforcer la sécurité de la région, mais également dans le cadre de l’Otan, a souligné le président français.- “Pas du bon travail” -L’accueil chaleureux réservé au président Macron tranche avec celui réservé au vice-président américain JD Vance le 28 mars. Ce dernier avait dû se cantonner à la base militaire américaine de Pituffik, sur la côte nord-ouest du Groenland, face au tollé suscité par sa venue.La population – 57.000 habitants -, majoritairement inuite, rejette toute perspective de devenir américaine. JD Vance avait accusé lors de sa visite le Danemark de n’avoir “pas fait du bon travail pour le peuple du Groenland”, notamment en matière économique, et “pas bien assuré sa sécurité”.La base de Pituffik, qui se situe sur la trajectoire la plus courte des missiles entre la Russie et les États-Unis, constitue un maillon crucial de la défense antimissile américaine.L’Arctique devient aussi un enjeu de sécurité dans la course aux terres rares et aux nouvelles routes maritimes rendues possibles par le réchauffement climatique.Face aux visées de tous bords, le Danemark a annoncé qu’il allait consacrer deux milliards d’euros au renforcement de la sécurité dans l’Arctique.L’Otan va de son côté installer un Centre de commandement et de contrôle des opérations aériennes (Caoc) en Norvège, au-dessus du cercle polaire, alors que la Russie cherche à conforter sa puissance militaire dans la région.Sur les ressources en minéraux, le président français a affirmé que les Européens voulaient “accélérer la mise en œuvre” du partenariat avec le Groenland sur les métaux stratégiques.Vingt-cinq minéraux sont considérés par l’Union européenne comme des matières premières critiques, notamment les terres rares et le graphite se trouvent au Groenland.- Fonte des glaciers -Quelques jours avant la visite présidentielle, deux bâtiments de la marine française ont longé le Groenland en direction du grand nord afin de se familiariser avec les opérations en zone arctique.Emmanuel Macron, qui a annoncé vouloir ouvrir à Nuuk un consulat-général pour “être plus proches (des Groenlandais) et à (leurs) côtés”, s’est rendu compte par lui-même de l’impact grandissant du réchauffement climatique sur un glacier du mont Nunatarsuaq, à une trentaine de kilomètres de Nuuk.Depuis l’hélicoptère, il a pu voir une mer de glace fissurée et fondant à perte de vue. Il a ensuite parcouru une étendue de roche dénudée et grise remplaçant la glace, une vision qui affecte les communautés locales, lui a expliqué le Premier ministre groenlandais.Avec une superficie de 9.000 kilomètres carrés, le système de fjords de Nuuk (sud-ouest) est l’un des plus grands au monde.La glace a fondu 17 fois plus vite que la moyenne historique entre le 15 et le 21 mai au Groenland, résultat d’une vague de chaleur record.La France entend “réinvestir massivement dans les connaissances de ces écosystèmes”, dans la tradition de l’explorateur Paul-Emile Victor, qui effectua de multiples expéditions sur l’île, souligne l’Elysée. 

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Macron au Groenland exprime la solidarité européenne et critique les visées de Trump

Le président français Emmanuel Macron a critiqué dimanche la volonté de Donald Trump d’annexer le Groenland et exprimé la “solidarité européenne” pour ce territoire autonome danois lors de sa visite de l’île arctique.Premier président français à se rendre dans le territoire arctique, M. Macron est resté six heures au Groenland avant de se rendre au sommet du G7 au Canada.Personne en Europe ne pense que le Groenland est “à vendre ou à prendre”, a-t-il déclaré, en référence aux déclarations du président américain, lors d’une conférence de presse, sous les applaudissements du public à Nuuk.M. Macron est le premier chef d’État étranger à mettre le pied sur ce territoire, grand comme quatre fois la France et couvert à 80% de glace, depuis les menaces d’annexion de Donald Trump.Un peu plus tôt dans la journée, Emmanuel Macron avait affirmé venir “dire la solidarité de la France et de l’Union européenne pour la souveraineté et l’intégrité territoriale de ce territoire”.Invoquant des raisons de “sécurité internationale”, le président américain ambitionne de mettre la main sur cette île, la plus grande du monde, riche en métaux rares, par tous les moyens, y compris militaires s’il le faut.Emmanuel Macron s’est entretenu avec la Première ministre danoise Mette Frederiksen et le chef de l’exécutif groenlandais Jens Frederik Nielsen à bord d’une frégate danoise. Face à la presse, Mme Frederiksen s’est félicitée de l’opportunité, offerte par cette visite, de discuter des défis de la sécurité dans l’Arctique, soulignant sa “volonté de prendre une plus grande responsabilité pour (la) sécurité dans le grand Nord, avec nos bons alliés de l’Otan”.La France est également prête à organiser “des exercices conjoints” avec les autres pays du sud de l’Arctique pour renforcer la sécurité de la région, mais également dans le cadre de l’Otan, a souligné le président français.- “Pas du bon travail” -L’accueil chaleureux réservé au président Macron tranche avec celui réservé au vice-président américain JD Vance le 28 mars. Ce dernier avait dû se cantonner à la base militaire américaine de Pituffik, sur la côte nord-ouest du Groenland, face au tollé suscité par sa venue.La population – 57.000 habitants -, majoritairement inuite, rejette toute perspective de devenir américaine. JD Vance avait accusé lors de sa visite le Danemark de n’avoir “pas fait du bon travail pour le peuple du Groenland”, notamment en matière économique, et “pas bien assuré sa sécurité”.La base de Pituffik, qui se situe sur la trajectoire la plus courte des missiles entre la Russie et les États-Unis, constitue un maillon crucial de la défense antimissile américaine.L’Arctique devient aussi un enjeu de sécurité dans la course aux terres rares et aux nouvelles routes maritimes rendues possibles par le réchauffement climatique.Face aux visées de tous bords, le Danemark a annoncé qu’il allait consacrer deux milliards d’euros au renforcement de la sécurité dans l’Arctique.L’Otan va de son côté installer un Centre de commandement et de contrôle des opérations aériennes (Caoc) en Norvège, au-dessus du cercle polaire, alors que la Russie cherche à conforter sa puissance militaire dans la région.Sur les ressources en minéraux, le président français a affirmé que les Européens voulaient “accélérer la mise en œuvre” du partenariat avec le Groenland sur les métaux stratégiques.Vingt-cinq minéraux sont considérés par l’Union européenne comme des matières premières critiques, notamment les terres rares et le graphite se trouvent au Groenland.- Fonte des glaciers -Quelques jours avant la visite présidentielle, deux bâtiments de la marine française ont longé le Groenland en direction du grand nord afin de se familiariser avec les opérations en zone arctique.Emmanuel Macron, qui a annoncé vouloir ouvrir à Nuuk un consulat-général pour “être plus proches (des Groenlandais) et à (leurs) côtés”, s’est rendu compte par lui-même de l’impact grandissant du réchauffement climatique sur un glacier du mont Nunatarsuaq, à une trentaine de kilomètres de Nuuk.Depuis l’hélicoptère, il a pu voir une mer de glace fissurée et fondant à perte de vue. Il a ensuite parcouru une étendue de roche dénudée et grise remplaçant la glace, une vision qui affecte les communautés locales, lui a expliqué le Premier ministre groenlandais.Avec une superficie de 9.000 kilomètres carrés, le système de fjords de Nuuk (sud-ouest) est l’un des plus grands au monde.La glace a fondu 17 fois plus vite que la moyenne historique entre le 15 et le 21 mai au Groenland, résultat d’une vague de chaleur record.La France entend “réinvestir massivement dans les connaissances de ces écosystèmes”, dans la tradition de l’explorateur Paul-Emile Victor, qui effectua de multiples expéditions sur l’île, souligne l’Elysée. 

Macron au Groenland exprime la solidarité européenne et critique les visées de Trump

Le président français Emmanuel Macron a critiqué dimanche la volonté de Donald Trump d’annexer le Groenland et exprimé la “solidarité européenne” pour ce territoire autonome danois lors de sa visite de l’île arctique.Premier président français à se rendre dans le territoire arctique, M. Macron est resté six heures au Groenland avant de se rendre au sommet du G7 au Canada.Personne en Europe ne pense que le Groenland est “à vendre ou à prendre”, a-t-il déclaré, en référence aux déclarations du président américain, lors d’une conférence de presse, sous les applaudissements du public à Nuuk.M. Macron est le premier chef d’État étranger à mettre le pied sur ce territoire, grand comme quatre fois la France et couvert à 80% de glace, depuis les menaces d’annexion de Donald Trump.Un peu plus tôt dans la journée, Emmanuel Macron avait affirmé venir “dire la solidarité de la France et de l’Union européenne pour la souveraineté et l’intégrité territoriale de ce territoire”.Invoquant des raisons de “sécurité internationale”, le président américain ambitionne de mettre la main sur cette île, la plus grande du monde, riche en métaux rares, par tous les moyens, y compris militaires s’il le faut.Emmanuel Macron s’est entretenu avec la Première ministre danoise Mette Frederiksen et le chef de l’exécutif groenlandais Jens Frederik Nielsen à bord d’une frégate danoise. Face à la presse, Mme Frederiksen s’est félicitée de l’opportunité, offerte par cette visite, de discuter des défis de la sécurité dans l’Arctique, soulignant sa “volonté de prendre une plus grande responsabilité pour (la) sécurité dans le grand Nord, avec nos bons alliés de l’Otan”.La France est également prête à organiser “des exercices conjoints” avec les autres pays du sud de l’Arctique pour renforcer la sécurité de la région, mais également dans le cadre de l’Otan, a souligné le président français.- “Pas du bon travail” -L’accueil chaleureux réservé au président Macron tranche avec celui réservé au vice-président américain JD Vance le 28 mars. Ce dernier avait dû se cantonner à la base militaire américaine de Pituffik, sur la côte nord-ouest du Groenland, face au tollé suscité par sa venue.La population – 57.000 habitants -, majoritairement inuite, rejette toute perspective de devenir américaine. JD Vance avait accusé lors de sa visite le Danemark de n’avoir “pas fait du bon travail pour le peuple du Groenland”, notamment en matière économique, et “pas bien assuré sa sécurité”.La base de Pituffik, qui se situe sur la trajectoire la plus courte des missiles entre la Russie et les États-Unis, constitue un maillon crucial de la défense antimissile américaine.L’Arctique devient aussi un enjeu de sécurité dans la course aux terres rares et aux nouvelles routes maritimes rendues possibles par le réchauffement climatique.Face aux visées de tous bords, le Danemark a annoncé qu’il allait consacrer deux milliards d’euros au renforcement de la sécurité dans l’Arctique.L’Otan va de son côté installer un Centre de commandement et de contrôle des opérations aériennes (Caoc) en Norvège, au-dessus du cercle polaire, alors que la Russie cherche à conforter sa puissance militaire dans la région.Sur les ressources en minéraux, le président français a affirmé que les Européens voulaient “accélérer la mise en œuvre” du partenariat avec le Groenland sur les métaux stratégiques.Vingt-cinq minéraux sont considérés par l’Union européenne comme des matières premières critiques, notamment les terres rares et le graphite se trouvent au Groenland.- Fonte des glaciers -Quelques jours avant la visite présidentielle, deux bâtiments de la marine française ont longé le Groenland en direction du grand nord afin de se familiariser avec les opérations en zone arctique.Emmanuel Macron, qui a annoncé vouloir ouvrir à Nuuk un consulat-général pour “être plus proches (des Groenlandais) et à (leurs) côtés”, s’est rendu compte par lui-même de l’impact grandissant du réchauffement climatique sur un glacier du mont Nunatarsuaq, à une trentaine de kilomètres de Nuuk.Depuis l’hélicoptère, il a pu voir une mer de glace fissurée et fondant à perte de vue. Il a ensuite parcouru une étendue de roche dénudée et grise remplaçant la glace, une vision qui affecte les communautés locales, lui a expliqué le Premier ministre groenlandais.Avec une superficie de 9.000 kilomètres carrés, le système de fjords de Nuuk (sud-ouest) est l’un des plus grands au monde.La glace a fondu 17 fois plus vite que la moyenne historique entre le 15 et le 21 mai au Groenland, résultat d’une vague de chaleur record.La France entend “réinvestir massivement dans les connaissances de ces écosystèmes”, dans la tradition de l’explorateur Paul-Emile Victor, qui effectua de multiples expéditions sur l’île, souligne l’Elysée. 

Macron au Groenland exprime la solidarité européenne et critique les visées de Trump

Le président français Emmanuel Macron a critiqué dimanche la volonté de Donald Trump d’annexer le Groenland et exprimé la “solidarité européenne” pour ce territoire autonome danois lors de sa visite de l’île arctique.Premier président français à se rendre dans le territoire arctique, M. Macron est resté six heures au Groenland avant de se rendre au sommet du G7 au Canada.Personne en Europe ne pense que le Groenland est “à vendre ou à prendre”, a-t-il déclaré, en référence aux déclarations du président américain, lors d’une conférence de presse, sous les applaudissements du public à Nuuk.M. Macron est le premier chef d’État étranger à mettre le pied sur ce territoire, grand comme quatre fois la France et couvert à 80% de glace, depuis les menaces d’annexion de Donald Trump.Un peu plus tôt dans la journée, Emmanuel Macron avait affirmé venir “dire la solidarité de la France et de l’Union européenne pour la souveraineté et l’intégrité territoriale de ce territoire”.Invoquant des raisons de “sécurité internationale”, le président américain ambitionne de mettre la main sur cette île, la plus grande du monde, riche en métaux rares, par tous les moyens, y compris militaires s’il le faut.Emmanuel Macron s’est entretenu avec la Première ministre danoise Mette Frederiksen et le chef de l’exécutif groenlandais Jens Frederik Nielsen à bord d’une frégate danoise. Face à la presse, Mme Frederiksen s’est félicitée de l’opportunité, offerte par cette visite, de discuter des défis de la sécurité dans l’Arctique, soulignant sa “volonté de prendre une plus grande responsabilité pour (la) sécurité dans le grand Nord, avec nos bons alliés de l’Otan”.La France est également prête à organiser “des exercices conjoints” avec les autres pays du sud de l’Arctique pour renforcer la sécurité de la région, mais également dans le cadre de l’Otan, a souligné le président français.- “Pas du bon travail” -L’accueil chaleureux réservé au président Macron tranche avec celui réservé au vice-président américain JD Vance le 28 mars. Ce dernier avait dû se cantonner à la base militaire américaine de Pituffik, sur la côte nord-ouest du Groenland, face au tollé suscité par sa venue.La population – 57.000 habitants -, majoritairement inuite, rejette toute perspective de devenir américaine. JD Vance avait accusé lors de sa visite le Danemark de n’avoir “pas fait du bon travail pour le peuple du Groenland”, notamment en matière économique, et “pas bien assuré sa sécurité”.La base de Pituffik, qui se situe sur la trajectoire la plus courte des missiles entre la Russie et les États-Unis, constitue un maillon crucial de la défense antimissile américaine.L’Arctique devient aussi un enjeu de sécurité dans la course aux terres rares et aux nouvelles routes maritimes rendues possibles par le réchauffement climatique.Face aux visées de tous bords, le Danemark a annoncé qu’il allait consacrer deux milliards d’euros au renforcement de la sécurité dans l’Arctique.L’Otan va de son côté installer un Centre de commandement et de contrôle des opérations aériennes (Caoc) en Norvège, au-dessus du cercle polaire, alors que la Russie cherche à conforter sa puissance militaire dans la région.Sur les ressources en minéraux, le président français a affirmé que les Européens voulaient “accélérer la mise en œuvre” du partenariat avec le Groenland sur les métaux stratégiques.Vingt-cinq minéraux sont considérés par l’Union européenne comme des matières premières critiques, notamment les terres rares et le graphite se trouvent au Groenland.- Fonte des glaciers -Quelques jours avant la visite présidentielle, deux bâtiments de la marine française ont longé le Groenland en direction du grand nord afin de se familiariser avec les opérations en zone arctique.Emmanuel Macron, qui a annoncé vouloir ouvrir à Nuuk un consulat-général pour “être plus proches (des Groenlandais) et à (leurs) côtés”, s’est rendu compte par lui-même de l’impact grandissant du réchauffement climatique sur un glacier du mont Nunatarsuaq, à une trentaine de kilomètres de Nuuk.Depuis l’hélicoptère, il a pu voir une mer de glace fissurée et fondant à perte de vue. Il a ensuite parcouru une étendue de roche dénudée et grise remplaçant la glace, une vision qui affecte les communautés locales, lui a expliqué le Premier ministre groenlandais.Avec une superficie de 9.000 kilomètres carrés, le système de fjords de Nuuk (sud-ouest) est l’un des plus grands au monde.La glace a fondu 17 fois plus vite que la moyenne historique entre le 15 et le 21 mai au Groenland, résultat d’une vague de chaleur record.La France entend “réinvestir massivement dans les connaissances de ces écosystèmes”, dans la tradition de l’explorateur Paul-Emile Victor, qui effectua de multiples expéditions sur l’île, souligne l’Elysée.