CAN-2025: le Maroc, grand favori, lance “sa” CAN face aux Comores

Le Maroc lance dimanche face aux Comores (20h00) la 35e Coupe d’Afrique des nations, qu’il organise jusqu’au 18 janvier avec une double obligation: remporter un titre qui lui échappe depuis 50 ans et offrir une organisation parfaite avant d’accueillir le Mondial-2030 conjointement avec l’Espagne et le Portugal.”Tout autre résultat que le sacre sera perçu comme une défaite”, a encore affirmé samedi en conférence de presse Walid Regragui, le sélectionneur marocain sur lequel pèse une énorme pression, à la veille du match d’ouverture à Rabat.A ses côtés, Achraf Hakimi, le capitaine des Lions de l’Atlas, érigé en tête de gondole du tournoi, a rassuré tout le royaume sur son état de santé: lancé dans une course contre la montre depuis une sérieuse blessure à une cheville le 4 novembre avec le Paris SG, le défenseur est “prêt à jouer”, mais pourrait être préservé lors du premier match pour parfaire sa condition physique. Face à l’archi-favori de l’épreuve, demi-finaliste de la dernière Coupe du monde en 2022 au Qatar et première nation africaine au classement mondial de la FIFA (11e), se dresse une meute de poursuivants, à commencer par le Sénégal de Sadio Mané, l’Egypte de Mohamed Salah, toujours bien placée lors des CAN tout comme le Cameroun, malgré le chaos qui régne au sein des Lions indomptables.La Côte d’Ivoire, tenante du titre, le Nigeria de Victor Osimhen et l’Algérie qui retrouve du lustre après quelques années de disette peuvent aussi rêver de faire tomber le Maroc chez lui. “J’attends beaucoup du public: s’ils viennent demain pour prendre des selfies ou manger des petits fours, ils ne nous servent à rien”, a prévenu Regragui. “Ils doivent mettre l’ambiance et la pression sur nos adversaires. Je mets aussi la pression sur le public.”- Répétition générale -Le sélectionneur n’est pas le seul soumis à de très fortes attentes. Fouzi Lekjaa, le président de la Fédération marocaine, doit lui aussi rendre une copie parfaite du point de vue de l’organisation. Le pays s’apprête à accueillir des supporters de plusieurs dizaines de pays et plus d’un million de billets pour les rencontres ont déjà été vendus.En 2030, le royaume chérifien sera le deuxième pays africain à accueillir une Coupe du monde, vingt ans après l’Afrique du Sud. Ce sera conjointement avec l’Espagne et le Portugal. Pour cela, il développe ses infrastructures notamment hôtelières, ferroviaires, routières, aéroportuaires et dans le secteur des télécommunications, moyennant plusieurs milliards d’euros d’investissements.La CAN en est une répétition générale et aux abords des neuf stades et six villes de la compétition, on peaufine les derniers réglages. Les ronds-points sont couverts de drapeaux des 24 nations africaines engagées dans le tournoi. Sur les routes et à l’entrée des stades, des ouvriers s’activent, agrafent, ajustent les arches aux couleurs de la CAN. Tout est prêt pour le sacre annoncé. Même Achraf Hakimi. 

Macron aux Emirats pour fêter Noël avec les troupes françaises

Emmanuel Macron a entamé dimanche matin une visite aux Emirats arabes unis pour célébrer Noël avec les forces françaises qui y sont déployées et vanter son partenariat avec ce pays du Golfe, dont Paris espère plus de coopération dans sa lutte contre le narcotrafic.Le président français est arrivé en fin de matinée (en heure locale) à Abou Dhabi, ont constaté des journalistes de l’AFP.    Il a visité le flambant neuf musée national Zayed, accueilli tout en sourire et poignée de main par le président émirati, cheikh Mohammed ben Zayed Al Nahyane, et son prince héritier.Il doit s’entretenir avec Mohammed ben Zayed Al Nahyane afin d’évoquer “le renforcement du partenariat stratégique” entre leurs pays, selon la présidence française, qui souligne leur coopération “en matière de sécurité et de défense”.La France travaille avec les Emirats sur le plan militaire, plus de 900 soldats français y étant déployés sur trois bases.C’est devant eux qu’Emmanuel Macron doit s’exprimer dimanche après-midi, avant de partager un repas de Noël préparé par les chefs cuisiniers de l’Elysée.Selon la tradition, le président français célèbre les fêtes de fin d’année auprès des troupes déployées à l’étranger. Les Emirats ont été choisis cette fois car “la région cristallise un ensemble de crises”, a précisé la présidence française cette semaine.D’autres crises, plus lointaines, restent au premier plan. Le Kremlin a fait savoir dans la nuit que Vladimir Poutine, dont le pays occupe des régions de l’Ukraine depuis bientôt quatre ans, était prêt à parler à Emmanuel Macron, répondant à des déclarations en ce sens du président français.Dimanche, l’Elysée a jugé cela “bienvenu” et dit que ses équipes aviseraient “dans les prochains jours sur la meilleure manière de procéder”. Tout en notant prudemment que tout se ferait “en toute transparence” avec Kiev et les Européens et afin d’aboutir à la paix.- “Guerre” du narco -La France coopère avec les Emirats sur un éventail de domaines allant de l’intelligence artificielle à la culture, en passant bien sûr par le commerce. Le pays pétrolier est son premier client en termes d’exportations au Proche et Moyen Orient, selon la présidence française.Paris veut désormais s’assurer de l’appui des Emirats dans la “guerre” déclarée par le gouvernement français au narcotrafic.D’importants narcotrafiquants y auraient trouvé refuge, notamment à Dubaï, et se sont parfois constitué des patrimoines immobiliers imposants.La délégation française comprend d’ailleurs, en plus du ministre des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot et de la ministre des Armées Catherine Vautrin, le ministre de la Justice Gérald Darmanin, qui avait déjà réclamé en novembre aux Emirats arabes unis l’extradition d’une quinzaine de narcotrafiquants présumés recherchés par la France.Le sujet du narcotrafic est omniprésent en France depuis l’assassinat en novembre de Mehdi Kessaci, le frère d’un militant engagé contre le narcotrafic, abattu en plein jour à Marseille.Mardi, à Marseille, Emmanuel Macron a dit vouloir rechercher la coopération des pays où se trouvent certaines “têtes de réseau”, afin de “pouvoir saisir leurs biens” et obtenir leur arrestation.- Houthis -Certains des soldats français déployés aux Emirats contribuent à la lutte contre le narcotrafic.En 2025, “plus d’une vingtaine de tonnes de drogue” ont déjà été saisies par la marine française dans la zone de l’océan Indien, une valeur marchande de plusieurs centaines de millions d’euros, selon le commandant de frégate Pascal Forissier.Autant de stupéfiants sortis du marché. Mais, reconnaît le militaire, les saisies ne représentent “qu’une petite partie” de toute la drogue en circulation.Les militaires français participent aussi aux opérations Aspides, qui protègent les bateaux contre les frappes des rebelles houthis en mer Rouge, et Chammal, au sein de la coalition contre le groupe Etat islamique.D’après la présidence française, la présence des troupes aux Emirats illustre la volonté de la France de conserver une capacité “d’action autonome dans un contexte international tendu”.Lundi, Emmanuel Macron devrait être aux premières loges pour observer les moyens militaires français dans la zone au cours d’une démonstration organisée pour conclure sa visite.

Macron aux Emirats pour fêter Noël avec les troupes françaises

Emmanuel Macron a entamé dimanche matin une visite aux Emirats arabes unis pour célébrer Noël avec les forces françaises qui y sont déployées et vanter son partenariat avec ce pays du Golfe, dont Paris espère plus de coopération dans sa lutte contre le narcotrafic.Le président français est arrivé en fin de matinée (en heure locale) à Abou Dhabi, ont constaté des journalistes de l’AFP.    Il a visité le flambant neuf musée national Zayed, accueilli tout en sourire et poignée de main par le président émirati, cheikh Mohammed ben Zayed Al Nahyane, et son prince héritier.Il doit s’entretenir avec Mohammed ben Zayed Al Nahyane afin d’évoquer “le renforcement du partenariat stratégique” entre leurs pays, selon la présidence française, qui souligne leur coopération “en matière de sécurité et de défense”.La France travaille avec les Emirats sur le plan militaire, plus de 900 soldats français y étant déployés sur trois bases.C’est devant eux qu’Emmanuel Macron doit s’exprimer dimanche après-midi, avant de partager un repas de Noël préparé par les chefs cuisiniers de l’Elysée.Selon la tradition, le président français célèbre les fêtes de fin d’année auprès des troupes déployées à l’étranger. Les Emirats ont été choisis cette fois car “la région cristallise un ensemble de crises”, a précisé la présidence française cette semaine.D’autres crises, plus lointaines, restent au premier plan. Le Kremlin a fait savoir dans la nuit que Vladimir Poutine, dont le pays occupe des régions de l’Ukraine depuis bientôt quatre ans, était prêt à parler à Emmanuel Macron, répondant à des déclarations en ce sens du président français.Dimanche, l’Elysée a jugé cela “bienvenu” et dit que ses équipes aviseraient “dans les prochains jours sur la meilleure manière de procéder”. Tout en notant prudemment que tout se ferait “en toute transparence” avec Kiev et les Européens et afin d’aboutir à la paix.- “Guerre” du narco -La France coopère avec les Emirats sur un éventail de domaines allant de l’intelligence artificielle à la culture, en passant bien sûr par le commerce. Le pays pétrolier est son premier client en termes d’exportations au Proche et Moyen Orient, selon la présidence française.Paris veut désormais s’assurer de l’appui des Emirats dans la “guerre” déclarée par le gouvernement français au narcotrafic.D’importants narcotrafiquants y auraient trouvé refuge, notamment à Dubaï, et se sont parfois constitué des patrimoines immobiliers imposants.La délégation française comprend d’ailleurs, en plus du ministre des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot et de la ministre des Armées Catherine Vautrin, le ministre de la Justice Gérald Darmanin, qui avait déjà réclamé en novembre aux Emirats arabes unis l’extradition d’une quinzaine de narcotrafiquants présumés recherchés par la France.Le sujet du narcotrafic est omniprésent en France depuis l’assassinat en novembre de Mehdi Kessaci, le frère d’un militant engagé contre le narcotrafic, abattu en plein jour à Marseille.Mardi, à Marseille, Emmanuel Macron a dit vouloir rechercher la coopération des pays où se trouvent certaines “têtes de réseau”, afin de “pouvoir saisir leurs biens” et obtenir leur arrestation.- Houthis -Certains des soldats français déployés aux Emirats contribuent à la lutte contre le narcotrafic.En 2025, “plus d’une vingtaine de tonnes de drogue” ont déjà été saisies par la marine française dans la zone de l’océan Indien, une valeur marchande de plusieurs centaines de millions d’euros, selon le commandant de frégate Pascal Forissier.Autant de stupéfiants sortis du marché. Mais, reconnaît le militaire, les saisies ne représentent “qu’une petite partie” de toute la drogue en circulation.Les militaires français participent aussi aux opérations Aspides, qui protègent les bateaux contre les frappes des rebelles houthis en mer Rouge, et Chammal, au sein de la coalition contre le groupe Etat islamique.D’après la présidence française, la présence des troupes aux Emirats illustre la volonté de la France de conserver une capacité “d’action autonome dans un contexte international tendu”.Lundi, Emmanuel Macron devrait être aux premières loges pour observer les moyens militaires français dans la zone au cours d’une démonstration organisée pour conclure sa visite.

Pourparlers à Miami: une réunion Etats-Unis/Russie/Ukraine pas à l’ordre du jour selon Moscou

Le Kremlin a affirmé dimanche qu’une rencontre entre les émissaires américains, ukrainiens et russes n’était “pas en préparation”, alors que des discussions séparées ont lieu depuis vendredi à Miami (États-Unis) sur une possible sortie du conflit en Ukraine.”Pour l’instant, personne n’a parlé sérieusement de cette initiative, et elle n’est pas en cours de préparation, à ma connaissance”, a déclaré à la presse le conseiller diplomatique de la présidence russe, Iouri Ouchakov, cité par des agences de presse russes.Le président ukrainien Volodymyr Zelensky avait affirmé samedi que Washington avait proposé d’organiser une rencontre trilatérale, citant Roustem Oumerov, l’un des négociateurs clé de Kiev qui s’est rendu vendredi à Miami.Cette ville de Floride abrite les pourparlers menés par Steve Witkoff, l’envoyé spécial de Donald Trump, et Jared Kushner, le gendre du président américain, avec les envoyés ukrainiens et européens d’une part, et l’émissaire russe Kirill Dmitriev, arrivé samedi, d’autre part.M. Dmitriev a affirmé que “les discussions se déroulent de manière constructive” avec MM. Witkoff et Kushner et continueront dimanche, selon les agences de presse russe.Si une table ronde réunissant toutes ces parties n’était pas initialement prévue, le président ukrainien a évoqué samedi la possibilité de négociations directes entre l’Ukraine et la Russie, proposées selon lui par les États-Unis.Il s’agirait d’une première depuis six mois.- Pression -Il a cependant ajouté qu’il n’était “pas sûr que quoi que ce soit de nouveau n’en émerge”, alors que de précédentes rencontres en Turquie cet été n’avaient abouti qu’à des échanges de prisonniers.L’inclusion directe des Européens constitue une nouveauté par rapport aux précédentes réunions qui avaient eu lieu récemment entre Ukrainiens et Américains à Genève, Miami et Berlin.Samedi, M. Zelensky avait appelé Washington à accentuer la pression sur la Russie. “Les États-Unis doivent dire clairement: s’il n’y a pas de voie diplomatique, alors il y aura une pression totale”, a-t-il déclaré à la presse à Kiev.Vladimir “Poutine ne sent pas encore le genre de pression qui devrait être mise en œuvre”, a-t-il poursuivi, jugeant que seuls les Américains étaient capables de persuader la Russie d’arrêter le conflit en Ukraine, qui dure depuis près de quatre ans.”Je pense que les États-Unis et le président (américain Donald) Trump ont cette force. Et je pense que nous ne devrions pas chercher d’alternatives aux États-Unis”, a martelé M. Zelensky.- “Prêt au dialogue” -Dimanche, la présidence française a salué les propos de Vladimir Poutine, qui s’est dit “prêt au dialogue” avec son homologue français Emmanuel Macron, selon le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, cité par l’agence russe RIA Novosti.”Il est bienvenu que le Kremlin donne un accord public à cette démarche. Nous aviserons dans les prochains jours sur la meilleure manière de procéder”, a estimé l’Élysée.Les pourparlers pour mettre fin au conflit se sont accélérés ces dernières semaines.Volodymyr Zelensky a à cet égard mentionné des “progrès” dans les discussions entre Kiev et Washington sur le plan proposé il y a plus d’un mois par les États-Unis. Ce texte initial, perçu comme étant largement favorable au Kremlin, a depuis été remanié à la suite de consultations avec les Ukrainiens.Les détails de la nouvelle mouture ne sont pas connus mais, selon le président ukrainien, elle implique des concessions territoriales de la part de l’Ukraine en échange de garanties de sécurité occidentales.Le chef de la diplomatie américaine Marco Rubio a promis qu’aucun accord ne serait imposé aux Ukrainiens ni aux Russes.Tandis que les tractations diplomatiques se poursuivent, l’armée russe continue de frapper l’Ukraine, où elle a provoqué samedi un important incendie dans le plus grand terminal d’huile végétale du pays, à Odessa, faisant un mort.”Au cours de la semaine dernière, la Russie a lancé environ 1.300 drones d’attaque, près de 1.200 bombes aériennes guidées et 9 missiles de différents types contre l’Ukraine”, la région d’Odessa et le sud du pays ayant été “particulièrement touchés”, a précisé dimanche sur X Volodymyr Zelensky.Samedi, Moscou a affirmé avoir pris deux villages dans les régions de Soumy (nord) et Donetsk (est). L’Ukraine a quant à elle fait état de la destruction de deux avions de combat russes sur un aérodrome situé dans la péninsule de Crimée occupée.burx-lb/bds/cha/phs/dsa/lrb

Un projet de loi en préparation pour sanctionner davantage les rodéos urbains, annonce Nuñez

Le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez a annoncé préparer un projet de loi sur la sécurité du quotidien “avec des sanctions renforcées” pour les auteurs de rodéos urbains, dans une interview au Journal du dimanche.”Nous préparons un projet de loi, avec des sanctions renforcées, contre les mortiers, contre les rodéos urbains, avec suspension immédiate du permis de conduire et saisie du véhicule, et contre les rave-parties, qui pourrissent la vie de nos concitoyens”, a-t-il détaillé.”J’ai aussi repris un certain nombre de mesures sur lesquelles mon prédécesseur a travaillé” dans ce projet de loi sur la sécurité du quotidien, l’une de ses priorités, a souligné le ministre.Concernant les refus d’obtempérer, “j’ai demandé que les poursuites soient systématiquement envisagées”, a assuré Laurent Nuñez.”Par ailleurs, un texte de loi passera devant le Parlement en février afin de donner plus de prérogatives aux policiers municipaux, les premiers acteurs de la sécurité du quotidien”, a-t-il ajouté.Un “Beauvau des polices municipales” avait été lancé en avril 2024 après les émeutes en réaction à la mort d’un adolescent de 17 ans, Nahel Merzouk, tué par un policier en juin 2023 dans les Hauts-de-Seine.Pour les festivités du 31 décembre, le ministre a rappelé avoir “donné des instructions extrêmement claires à ce sujet: tolérance zéro pour les violences urbaines”. Laurent Nuñez a également donné comme “instruction de multiplier les contrôles de certains commerces ou épiceries” qui vendent des mortiers d’artifice “malgré l’interdiction”. “En coopération avec la douane, les contrôles vont se multiplier aux frontières, afin de limiter l’arrivée de produits commandés sur internet, en provenance de Pologne ou de République tchèque”, a-t-il poursuivi.Certains mortiers sont utilisés “contre les policiers”, ce qui “n’est pas tolérable”, a-t-il dit.”Les parties communes de nombreux immeubles” seront inspectées en amont du 31 décembre “afin de saisir de potentiels projectiles, des mortiers d’artifice notamment”, a prévenu le ministre.

Un projet de loi en préparation pour sanctionner davantage les rodéos urbains, annonce Nuñez

Le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez a annoncé préparer un projet de loi sur la sécurité du quotidien “avec des sanctions renforcées” pour les auteurs de rodéos urbains, dans une interview au Journal du dimanche.”Nous préparons un projet de loi, avec des sanctions renforcées, contre les mortiers, contre les rodéos urbains, avec suspension immédiate du permis de conduire et saisie du véhicule, et contre les rave-parties, qui pourrissent la vie de nos concitoyens”, a-t-il détaillé.”J’ai aussi repris un certain nombre de mesures sur lesquelles mon prédécesseur a travaillé” dans ce projet de loi sur la sécurité du quotidien, l’une de ses priorités, a souligné le ministre.Concernant les refus d’obtempérer, “j’ai demandé que les poursuites soient systématiquement envisagées”, a assuré Laurent Nuñez.”Par ailleurs, un texte de loi passera devant le Parlement en février afin de donner plus de prérogatives aux policiers municipaux, les premiers acteurs de la sécurité du quotidien”, a-t-il ajouté.Un “Beauvau des polices municipales” avait été lancé en avril 2024 après les émeutes en réaction à la mort d’un adolescent de 17 ans, Nahel Merzouk, tué par un policier en juin 2023 dans les Hauts-de-Seine.Pour les festivités du 31 décembre, le ministre a rappelé avoir “donné des instructions extrêmement claires à ce sujet: tolérance zéro pour les violences urbaines”. Laurent Nuñez a également donné comme “instruction de multiplier les contrôles de certains commerces ou épiceries” qui vendent des mortiers d’artifice “malgré l’interdiction”. “En coopération avec la douane, les contrôles vont se multiplier aux frontières, afin de limiter l’arrivée de produits commandés sur internet, en provenance de Pologne ou de République tchèque”, a-t-il poursuivi.Certains mortiers sont utilisés “contre les policiers”, ce qui “n’est pas tolérable”, a-t-il dit.”Les parties communes de nombreux immeubles” seront inspectées en amont du 31 décembre “afin de saisir de potentiels projectiles, des mortiers d’artifice notamment”, a prévenu le ministre.

Birmanie: les croyances mystiques s’invitent dans des élections incertaines

Que deviendra la Birmanie après les élections? La réponse se cache dans l’alignement des étoiles, la géométrie sacrée ou les flammes occultes des rituels de magie noire, à en croire les devins du pays, où le surnaturel est encore profondément ancré.Depuis que la junte militaire au pouvoir a annoncé la tenue de législatives, à partir du 28 décembre, de nombreux clients de l’astrologue Linn Nhyo Taryar partagent les mêmes doutes.”La question que la plupart des gens posent est claire: quand les choses iront-elles mieux en Birmanie?”, dit-il à l’AFP.L’armée présente le scrutin à venir comme une tentative de réconciliation dans un pays miné par la guerre civile depuis son coup d’Etat en 2021. Mais les observateurs internationaux y voient une manoeuvre pour légitimer le régime militaire.Le verdict des urnes, attendu pour fin janvier, est incertain. Et sera peut-être influencé par le “Yadaya”, un ensemble de rituels censés orienter le destin.”Les gens en difficulté se tournent vers la divination et le Yadaya pour y puiser force et  croyance”, avance Linn Nhyo Taryar. “Ce que les gens veulent vraiment, c’est un avenir sûr et serein”.- Bougies et couteaux -Le parcours de l’astrologue de 30 ans n’a lui jamais été tout à fait sûr ni serein.Lorsque des manifestations ont éclaté après le coup d’Etat — qu’il affirme avoir prévu –, il a lancé une malédiction contre le chef militaire Min Aung Hlaing, et appelé sur les réseaux sociaux d’autres confrères à en faire de même.Un rituel pratiqué à l’aide de bougies et de couteaux disposés en étoile lui a valu deux ans dans la tristement célèbre prison d’Insein à Rangoun.Il vit depuis sa sortie en exil à Bangkok, en Thaïlande, et communique en ligne avec ses clients restés en Birmanie, dont la culture est profondément influencée par un surnaturel teinté de bouddhisme.Les chiromanciens sont nombreux autour des pagodes, des apprentis alchimistes tentent de transformer le mercure en or et des compagnies de téléphonie font la publicité de voyants joignables par téléphone.”Ils traitent une multitude de problèmes”, explique Thomas Patton, enseignant à l’Union College de l’Etat de New York, qui a étudié le mysticisme birman. “Je pense que c’est lié au manque de développement du pays. Il n’y a pas grand-chose d’autre sur quoi s’appuyer”.”Vous avez d’un côté tout un paysage d’incertitude et de vulnérabilité, et de l’autre cette combinaison millénaire de sorts, de remèdes et de savoir occulte, qui s’est infiltrée dans la conscience birmane”, poursuit-il.- Riz au beurre -La politique n’échappe pas aux croyances ancestrales. L’ancien dirigeant militaire Ne Win a décidé, sur des conseils astrologiques potentiellement mal interprétés, que le sens de circulation passerait de gauche à droite. Numérologue passionné, il a émis en 1987 une nouvelle monnaie en coupures de neuf, un chiffre considéré comme porte-bonheur, mais déroutant pour les consommateurs.L’actuel leader Min Aung Hlaing, qui pourrait le rester à l’issue des élections, sous un régime civil, a lui aussi la réputation de suivre des superstitions secrètes.L’horoscope le plus populaire du pays prédit que les personnes nées un mardi sous le signe du lion — comme Min Aung Hlaing et l’ancienne dirigeante emprisonnée Aung San Suu Kyi — prospèreront dans l’adversité.”Ils devraient être en bonne santé et obtenir des privilèges”, indique l’horoscope, qui conseille de déposer du riz au beurre sur un autel dédié au Bouddha.”Le potentiel de la Birmanie est intéressant pour l’année à venir”, affirme de son côté Min Thein Kyaw depuis Rangoun en s’appuyant sur des cartes d’astrologie gitane.”Mais pour qu’une prédiction réussisse pleinement, trois facteurs doivent s’aligner: le temps, le lieu et l’individu”, nuance le septuagénaire face à la “période difficile” que connaît le pays.burs-jts/sdu/lgo

Afrique du Sud: des hommes armés tuent neuf personnes dans l’attaque d’un bar

Des hommes armés ont ouvert le feu dans un bar près de Johannesburg, tuant neuf personnes et faisant 10 blessés, a annoncé dimanche la police sud-africaine, la seconde tuerie de ce genre dans le pays ce mois-ci.La fusillade a eu lieu dimanche vers 01H00 (samedi vers 23H00 GMT) dans une “taverne” – un bar clandestin – puis en pleine rue à Bekkersdal, un township pauvre situé dans une zone minière aurifère à quelque 40 kilomètres au sud-ouest de Johannesburg, la capitale économique de l’Afrique du Sud.Ce drame fait suite à une fusillade similaire le 6 décembre, lorsque des hommes armés avaient pris d’assaut un foyer de travailleurs à Pretoria, tuant 11 personnes dont un enfant de trois ans dans un lieu qui, selon la police, accueillait un autre bar informel.A Bekkersdal, “certaines victimes ont été abattues au hasard dans la rue par des hommes armés non identifiés”, a écrit dans un communiqué la police, qui a d’abord évoqué 10 personnes tuées avant de réviser son bilan à neuf morts.La plupart des assaillants étaient armés de pistolets et l’un d’eux portait un fusil-mitrailleur AK-47, a déclaré sur les lieux le commissaire-adjoint de la police provinciale, Fred Kekana, à la chaîne de télévision SABC.”Ils sont entrés dans le bar et ont ouvert le feu au hasard sur les clients”, a-t-il précisé. – Tués puis volés -Trois personnes ont été tuées à l’intérieur de l’établissement et d’autres ont été blessées en tentant de s’échapper, les assaillants continuant de leur tirer dessus pendant qu’elles fuyaient, a-t-il ajouté.”Il semblerait également qu’après avoir tiré sur les victimes, ils les aient fouillées. Ils leur ont volé leurs objets de valeur, notamment leurs téléphones portables”, a précisé M. Kekana.Parmi les tués figure un chauffeur de VTC qui passait en voiture devant le bar.”C’est de la criminalité pure et simple”, a déploré M. Kekana. La police a lancé une chasse à l’homme pour retrouver les agresseurs et demandé l’aide de la population.L’Afrique du Sud, pays le plus industrialisé du continent, est aux prises avec une criminalité et une corruption endémiques, alimentées par des réseaux organisés et des gangs.Le pays regorge d’armes à feu, légales et surtout illégales, et les fusillades sont fréquentes, souvent alimentées par la rivalité entre gangs et la concurrence entre entreprises informelles.- Tueries en série -Le bar visé par une attaque à Pretoria au début du mois était un établissement clandestin situé dans un foyer pour travailleurs migrants du township de Saulsville. Parmi les victimes figuraient des enfants âgés de 3, 12 et 16 ans.Le pays a également été choqué par l’assassinat, le 16 décembre en plein jour, dans le centre de Johannesburg, d’un ancien animateur radio populaire, Warris Stock, connu sous le nom de DJ Warras, abattu devant un immeuble où il s’était rendu dans le cadre de son travail pour une société de sécurité privée. Autre meurtre très médiatisé, un témoin dans une enquête pour corruption a été tué par balle devant sa famille le 5 décembre, quelques semaines après avoir témoigné contre un chef de police municipale. Le meurtre de Marius Van der Merwe, 41 ans, a relancé un débat sur le ciblage des lanceurs d’alerte qui fournissent des informations sur la criminalité et la corruption, y compris dans le secteur public et les affaires impliquant des responsables gouvernementaux.L’Afrique du Sud a un des taux d’homicides les plus élevés au monde. Entre avril et septembre, environ 63 personnes ont été tuées chaque jour dans le pays de 63 millions d’habitants, selon les données de la police sud-africaine.En septembre 2024, dans une des fusillades récentes les plus meurtrières, 18 membres d’une même famille avaient été abattus dans une ferme isolée de la province du Cap-Oriental. Les victimes, réunies pour une cérémonie traditionnelle, étaient âgées de 14 à 64 ans, dont 15 femmes. Plusieurs hommes ont été arrêtés. 

Les manifestations agricoles refluent, hormis dans le Sud-Ouest

La mobilisation des agriculteurs, opposés notamment à la politique gouvernementale d’abattage massif des bovins en cas de dermatose nodulaire contagieuse (DNC), a reflué après une semaine de manifestations, avec moins d’une dizaine de barrages maintenus dimanche selon la gendarmerie, essentiellement dans le Sud-Ouest.Huit axes routiers ou autoroutiers restaient bloqués dimanche matin, dont l’A63 près de Bordeaux, l’A64 entre Toulouse et Bayonne, l’A65 entre Pau et Bordeaux ou l’A75 en Lozère, selon les gendarmes.La veille, 50 actions mobilisant 1.619 personnes avaient été comptabilisées par le ministère de l’Intérieur dans toute la France, contre 93 actions vendredi, 110 jeudi et 80 mercredi.À Cestas, au sud de Bordeaux, la Coordination rurale de Gironde (CR33) a rouvert samedi une bretelle de l’A63 pour permettre aux vacanciers d’enjamber le barrage, établi depuis dimanche dernier et maintenu dans le sens Sud-Nord.”On reste, peut-être jusqu’à lundi ou mardi, on ne sait pas”, a déclaré dimanche à l’AFP Ludovic Ducloux, coprésident de la CR33, malgré les appels du gouvernement à une “trêve de Noël”.”On va tenir. Après, parmi ceux qui lèvent le camp, il y en a qui viennent nous rejoindre”, assure le viticulteur, promettant “d’autres blocages”.À Carbonne (Haute-Garonne), le barrage de l’A64 a entamé son dixième jour. “Le moral est toujours là”, a déclaré à l’AFP Benjamin Roquebert, éleveur à Capens, qui a passé la nuit sur place.”Il n’a pas fait trop froid, on a des petits chauffages, c’est largement supportable”, a souligné l’agriculteur de 37 ans, disant pouvoir “tenir longtemps”.La Coordination rurale et la Confédération paysanne, opposées à la stratégie mêlant abattages massifs et vaccination contre la dermatose, n’ont pas appelé à la levée des blocages. Les sections départementales sont libres de continuer le mouvement, selon la CR.Dans La Tribune Dimanche, quatre anciens ministres de l’Agriculture, Michel Barnier, Marc Fesneau, Stéphane Travert et Julien Denormandie, ont pour leur part affirmé leur soutien à l’abattage total dès la détection d’un cas, avertissant contre la “division” ou des mesures guidées par “l’émotion”.Le Premier ministre Sébastien Lecornu a assuré samedi soir qu’environ 50% du cheptel ariégeois était désormais vacciné contre la dermatose, 70% dans l’Aude et 100% dans les Pyrénées-Orientales.Ces trois départements ayant recensé des cas, ils sont donc prioritaires pour la vaccination. Selon les chiffres du Premier ministre, à peine une vache sur cinq a été vaccinée sur les dix départements concernés dans le Sud-Ouest.