Trump calls Putin in push for Ukraine ceasefire

Donald Trump spoke with Russia’s Vladimir Putin on Monday as the US president seeks a breakthrough to end the grinding conflict triggered by Moscow’s 2022 invasion of Ukraine.Trump is pinning his hopes on a fresh personal appeal to Putin to get the Kremlin leader to agree to a 30-day unconditional ceasefire with Kyiv.A White House official told AFP on condition of anonymity that the call had started.But the White House warned that Trump was “weary and frustrated” with the slow progress in resolving the conflict. The Kremlin said the call between the Russian and US leaders was “important.” Trump is also set to speak to Ukraine’s President Volodymyr Zelensky and NATO officials during the day as he scrambles to find a solution to the three-year-old war.The 78-year-old Republican vowed during his US election campaign to halt the Ukraine war within 24 hours of taking office, but his diplomatic efforts have so far yielded little progress.Vice President JD Vance reiterated that Trump was losing patience.”There’s a bit of an impasse here, and I think the president’s going to say to President Putin, look, are you serious?” Vance told reporters as he left Rome, where he met both Pope Leo XIV and Zelensky.”If Russia is not willing to do that, then we’re eventually just going have to say, this is not our war.” – ‘Weary and frustrated’ -Trump has directed much of his frustration towards Ukraine — including during a blazing Oval Office row with Zelensky in February — while abstaining from extensively criticizing Putin.The White House declined to take sides Monday, with Press Secretary Karoline Leavitt saying the president has “grown weary and frustrated with both sides.”Trump still hoped to meet Putin, she added, after the US president said that face-to-face talks were the only way to end the conflict.Trump had held out the possibility of joining Russia-Ukraine peace talks in Istanbul last week if there was a chance of meeting Putin, but the Russian leader was a no-show.Moscow insisted Monday it would prefer to end the conflict through diplomacy.”It is preferable to achieve our goals through political and diplomatic means, of course,” Kremlin spokesman Dmitry Peskov told state media, adding that Russia “highly valued” Washington’s attempts to end the fighting. Zelensky refreshed his push for a full ceasefire ahead of the call.”Ukraine insists on the need for a full and unconditional ceasefire in order to save human lives and to establish the necessary foundation for diplomacy,” he said on social media.- ‘Bloodbath’ -The Istanbul talks were the first direct negotiations between the sides for three years, with US officials also attending. But the meetings ended without a commitment to a ceasefire.Both sides traded insults, with Ukraine accusing Moscow of sending a “dummy” delegation of low-ranking officials.  After the negotiations, Trump announced that he would speak by phone with Putin in a bid to end the “BLOODBATH” in Ukraine, which has destroyed large swathes of the country and displaced millions of people.Ukraine’s Western allies have since accused Putin of ignoring calls for a truce and pushed for fresh sanctions against Russia.The leaders of Britain, France, Germany and Italy also spoke with Trump on Sunday.”The leaders discussed the need for an unconditional ceasefire and for President Putin to take peace talks seriously,” said a spokesman for British Prime Minister Keir Starmer.On the ground, the Russian army continued its attacks.Moscow claimed its forces had captured two villages in Ukraine’s eastern Sumy and Donetsk regions. Russia also fired 112 drones on Ukraine overnight, 76 of which were repelled, the Ukrainian air force said.In an interview with Russian state TV broadcast on Sunday, Putin said that Moscow’s aim was to “eliminate the causes that triggered this crisis.”Russia’s references to the “root causes” of the conflict typically refer to grievances it used to justify the invasion, including to “de-Nazify” and demilitarise Ukraine, protect Russian speakers in the country’s east and push back against NATO expansion.burs-dk/bgs

Patate douce, pois chiches et IA au célèbre Chelsea Flower Show de Londres

Patate douce au milieu des fleurs, pois chiches et arbres maternés par l’intelligence artificielle : le prestigieux Chelsea Flower Show de Londres est résolument tourné cette année vers l’avenir et l’adaptation au changement climatique.Plus de 140.000 visiteurs sont attendus à partir de mardi pour ce salon horticole de cinq jours qui se veut “le summum de l’excellence horticole”, avec des jardins extraordinaires et plus de 400 exposants, où d’élégants VIP en tenue fleurie sont encore parfois accueillis au champagne.Le roi Charles III doit comme chaque année s’y rendre lundi en fin d’après-midi avec la reine Camilla, pour visiter notamment un jardin dessiné avec l’aide d’un chien, et un autre célébrant les forêts pluviales quasi disparues au Royaume-Uni.Une trentaine de jardins sont en compétition cette année. Les températures élevées ces dernières semaines ont été un défi de plus pour les horticulteurs, pour que tout ne fleurisse pas trop tôt.Dans la catégorie la plus prestigieuse des “Show Gardens”, le “Jardin Intelligent” utilise de petits capteurs installés sur les arbres, et l’intelligence artificielle (IA), pour surveiller en temps réel la santé des arbres urbains.Les visiteurs peuvent dialoguer avec les arbres grâce à l’IA, et leur poser des questions en utilisant une application sur leur téléphone.Les arbres sont en ville des “alliés vitaux” de la lutte contre la pollution et le changement climatique, explique Tom Massey, l’un des paysagistes ayant créé ce jardin sponsorisé par Avanade et Microsoft. Mais “30% meurent dans l’année où ils sont plantés et la moitié dans les dix ans”, dit-il à l’AFP. L’IA, entraînée pour devenir experte de chaque arbre, “ne va pas remplacer l’être humain (…)”, précise l’architecte du jardin Je Ahn. Mais les données “nous donnent une idée plus claire de ce qui se passe”.- résilience et entraide – Le “Jardin du futur” raconte lui un avenir où les excès du climat -chaleur, inondations et sécheresse- transforment les vies et où l’adaptation devient clé.On y trouve des patates douces, des pois chiches, des fèves et du millet, au milieu des cistes pourpres, des aubépines et des bettes. Ce jardin “aborde les questions auxquelles nous sommes confrontés avec le changement climatique”, explique Matthew Butler, l’un de ses créateurs. Certaines cultures ont prouvé leur résistance face au changement climatique et leurs vertus nutritives en Afrique. Elles “peuvent toutes pousser ici au Royaume-Uni”, explique à l’AFP Ana Maria Loboguerrero, directrice des systèmes alimentaires adaptatifs et équitables de la Fondation Gates, qui depuis 20 ans travaille avec un réseau d’agriculteurs africains et de scientifiques sur une agriculture résistante au changement climatique. C’est la première fois que la Fondation sponsorise un jardin à Chelsea.”Ce qui est aussi intéressant dans ce jardin, c’est que les fleurs, les arbres, les cultures poussent ensemble, et s’entraident. Par exemple, certains offrent de l’ombre à des plantes qui n’aiment pas beaucoup le soleil”, dit-elle.Le petit bâtiment central est en pisé, et utilise l’énergie solaire. Toutes les eaux usées sont recyclées.Cette année, de nombreux jardins sont inspirés de la nature à l’état sauvage, et le thème de la préservation est omniprésent : un jardin est consacré aux herbes sous-marines en Ecosse, un autre est planté de ronces, haies, et graminés pour aider les oiseaux chanteurs, dont la population a diminué de 50% en deux générations au Royaume-Uni.L’exposition, organisée par la RHS (Royal Horticultural Society) dans le parc de l’hôpital royal de Chelsea, est depuis des années soucieuse de développement durable et de biodiversité. Très respectée au Royaume-Uni, la RHS s’était fixé en 2021 d’interdire la tourbe pour toutes ses opérations d’ici la fin 2025. Cette matière végétale très utilisée en horticulture, vient de l’exploitation des tourbières, puits de carbone naturels dont la formation prend des milliers d’années.Mais fin mars, la RHS a annoncé qu’elle repoussait jusqu’en 2028 cet objectif pour les pépinières vendant dans les expositions horticoles.Elle a expliqué sa décision par l’absence de législation interdisant la tourbe au Royaume-Uni, en dépit de ses efforts, et par son souci de protéger les pépinières britanniques durant leur transition.

ICJ backs E.Guinea in spat with Gabon over oil-rich islandsMon, 19 May 2025 15:05:41 GMT

The top United Nations court on Monday sided with Equatorial Guinea in a decades-long dispute with Gabon over three tiny islands in potentially oil-rich waters.The two west African nations have been squabbling over the 30-hectare (74-acre) island of Mbanie and two smaller low-lying islets, Cocotiers and Conga, since the early 1970s.The islands themselves are tiny …

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Le Royaume-Uni et l’UE concluent un “nouveau partenariat stratégique”, cinq ans après le Brexit

Le Royaume-Uni et l’Union européenne ont conclu lundi un “nouveau partenariat stratégique” pour resserrer les liens, en particulier dans la défense, lors d’un sommet inédit depuis le Brexit il y a cinq ans.Ce sommet “marque une nouvelle ère dans notre relation”, a déclaré le Premier ministre Keir Starmer lors d’une conférence de presse conjointe avec la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen et le président du Conseil européen Antonio Costa.L’accord conclu “est gagnant-gagnant”, a-t-il insisté, soulignant qu’avec les accords commerciaux signés la semaine dernière avec l’Iran et les Etats-Unis, “cela signifie des emplois (…) et plus de croissance créée” pour le Royaume-Uni.Après des mois de négociations, Européens et Britanniques ont notamment conclu un partenariat sur la défense et la sécurité, trouvé un compromis pour assouplir certaines barrières commerciales et prolongé un accord sur la pêche.En revanche, les négociations n’ont pas complètement abouti sur la mobilité des jeunes.Le dirigeant travailliste avait salué en ouvrant le sommet un “nouveau partenariat stratégique adapté à notre époque, qui apportera des avantages réels et tangibles en matière de sécurité, d’immigration clandestine, de prix de l’énergie, d’agroalimentaire, de commerce et autres”.La cheffe de l’exécutif européen a salué un “moment historique” entre des partenaires qui “poursuivent les mêmes objectifs” et “partagent les mêmes valeurs”.Après le sommet, les trois dirigeants sont allés déjeuner sur la frégate HMS Sutherland, amarrée au croiseur de la Seconde guerre mondiale HMS Belfast, sur la Tamise, à Londres.A son arrivée au pouvoir en juillet 2024, Keir Starmer avait promis de “relancer” les relations avec l’UE, après des années de tensions entre les 27 et les précédents gouvernements conservateurs liées au Brexit, intervenu le 31 janvier 2020.Depuis, la guerre déclenchée par la Russie contre Ukraine et le risque d’un désengagement américain du continent européen ont conforté Londres et Bruxelles dans leur volonté de rapprochement dans la défense.- Normes phytosanitaires  -Dans le cadre du nouveau partenariat sur la défense et la sécurité, le Royaume-Uni pourra participer à des réunions ministérielles de l’UE et rejoindre certaines missions militaires européennes.Il ouvre également la voie à l’accès des entreprises britanniques au futur programme européen doté de 150 milliards d’euros visant à développer la base industrielle de défense au sein de l’UE. La participation à ce programme exigera toutefois un autre accord ultérieur, ainsi qu’une contribution financière britannique.Les tractations se sont poursuivies jusqu’à la dernière minute pour lever les derniers blocages, notamment sur le dossier épineux de la pêche, particulièrement sensible pour la France.Finalement, Londres et les 27 ont acté la reconduction de l’accès des pêcheurs européens aux eaux britanniques – qui devait expirer en 2026 – jusqu’en 2038, et vice-versa.La ministre française de la Transition écologique Agnès Pannier-Runacher a salué “une excellente nouvelle pour nos pêcheurs”.En contrepartie, les Britanniques pourront exporter plus facilement leurs produits alimentaires vers le marché européen, grâce à un “alignement dynamique et rapide” du Royaume-Uni sur les règles sanitaires européennes.La suppression des formalités administratives et douanières sur la “grande majorité” des produits animaux et végétaux, était une des priorités du gouvernement travailliste pour soutenir la croissance économique. La Cour de justice de l’Union européenne sera l’autorité en dernier ressort, une concession susceptible de braquer les défenseurs du Brexit.Selon Downing Street, les mesures économiques doivent apporter “près de 9 milliards de livres (10,7 milliards d’euros) à l’économie britannique d’ici 2040”.Cet accord est “un soulagement” pour les entreprises, s’est réjouie Rain Newton-Smith, présidente de la principale organisation patronale britannique, la CBI.- “Capitulation” -Les discussions doivent en revanche se poursuivre sur la mobilité des jeunes. Les deux parties se sont à ce stade engagées à avancer vers un programme de visas permettant aux jeunes européens d’étudier ou travailler au Royaume-Uni et vice-versa, et se sont mises d’accord pour discuter d’un éventuel retour du Royaume-Uni au sein du programme d’échange étudiant européen Erasmus.Le sujet est sensible côté britannique, avec la montée en puissance du parti europhobe et anti-immigration Reform UK dirigé par Nigel Farage. Ces dernières semaines, Keir Starmer avait répété ses “lignes rouges” : pas question de revenir dans le marché commun ni dans l’union douanière, pas question de rétablir la libre circulation.Le vice-président de Reform UK Richard Tice a toutefois accusé le gouvernement d’avoir “capitulé” devant l’UE.”Nous redevenons soumis aux règles de Bruxelles”, a dénoncé la cheffe de l’opposition conservatrice Kemi Badenoch.

Le Royaume-Uni et l’UE concluent un “nouveau partenariat stratégique”, cinq ans après le Brexit

Le Royaume-Uni et l’Union européenne ont conclu lundi un “nouveau partenariat stratégique” pour resserrer les liens, en particulier dans la défense, lors d’un sommet inédit depuis le Brexit il y a cinq ans.Ce sommet “marque une nouvelle ère dans notre relation”, a déclaré le Premier ministre Keir Starmer lors d’une conférence de presse conjointe avec la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen et le président du Conseil européen Antonio Costa.L’accord conclu “est gagnant-gagnant”, a-t-il insisté, soulignant qu’avec les accords commerciaux signés la semaine dernière avec l’Iran et les Etats-Unis, “cela signifie des emplois (…) et plus de croissance créée” pour le Royaume-Uni.Après des mois de négociations, Européens et Britanniques ont notamment conclu un partenariat sur la défense et la sécurité, trouvé un compromis pour assouplir certaines barrières commerciales et prolongé un accord sur la pêche.En revanche, les négociations n’ont pas complètement abouti sur la mobilité des jeunes.Le dirigeant travailliste avait salué en ouvrant le sommet un “nouveau partenariat stratégique adapté à notre époque, qui apportera des avantages réels et tangibles en matière de sécurité, d’immigration clandestine, de prix de l’énergie, d’agroalimentaire, de commerce et autres”.La cheffe de l’exécutif européen a salué un “moment historique” entre des partenaires qui “poursuivent les mêmes objectifs” et “partagent les mêmes valeurs”.Après le sommet, les trois dirigeants sont allés déjeuner sur la frégate HMS Sutherland, amarrée au croiseur de la Seconde guerre mondiale HMS Belfast, sur la Tamise, à Londres.A son arrivée au pouvoir en juillet 2024, Keir Starmer avait promis de “relancer” les relations avec l’UE, après des années de tensions entre les 27 et les précédents gouvernements conservateurs liées au Brexit, intervenu le 31 janvier 2020.Depuis, la guerre déclenchée par la Russie contre Ukraine et le risque d’un désengagement américain du continent européen ont conforté Londres et Bruxelles dans leur volonté de rapprochement dans la défense.- Normes phytosanitaires  -Dans le cadre du nouveau partenariat sur la défense et la sécurité, le Royaume-Uni pourra participer à des réunions ministérielles de l’UE et rejoindre certaines missions militaires européennes.Il ouvre également la voie à l’accès des entreprises britanniques au futur programme européen doté de 150 milliards d’euros visant à développer la base industrielle de défense au sein de l’UE. La participation à ce programme exigera toutefois un autre accord ultérieur, ainsi qu’une contribution financière britannique.Les tractations se sont poursuivies jusqu’à la dernière minute pour lever les derniers blocages, notamment sur le dossier épineux de la pêche, particulièrement sensible pour la France.Finalement, Londres et les 27 ont acté la reconduction de l’accès des pêcheurs européens aux eaux britanniques – qui devait expirer en 2026 – jusqu’en 2038, et vice-versa.La ministre française de la Transition écologique Agnès Pannier-Runacher a salué “une excellente nouvelle pour nos pêcheurs”.En contrepartie, les Britanniques pourront exporter plus facilement leurs produits alimentaires vers le marché européen, grâce à un “alignement dynamique et rapide” du Royaume-Uni sur les règles sanitaires européennes.La suppression des formalités administratives et douanières sur la “grande majorité” des produits animaux et végétaux, était une des priorités du gouvernement travailliste pour soutenir la croissance économique. La Cour de justice de l’Union européenne sera l’autorité en dernier ressort, une concession susceptible de braquer les défenseurs du Brexit.Selon Downing Street, les mesures économiques doivent apporter “près de 9 milliards de livres (10,7 milliards d’euros) à l’économie britannique d’ici 2040”.Cet accord est “un soulagement” pour les entreprises, s’est réjouie Rain Newton-Smith, présidente de la principale organisation patronale britannique, la CBI.- “Capitulation” -Les discussions doivent en revanche se poursuivre sur la mobilité des jeunes. Les deux parties se sont à ce stade engagées à avancer vers un programme de visas permettant aux jeunes européens d’étudier ou travailler au Royaume-Uni et vice-versa, et se sont mises d’accord pour discuter d’un éventuel retour du Royaume-Uni au sein du programme d’échange étudiant européen Erasmus.Le sujet est sensible côté britannique, avec la montée en puissance du parti europhobe et anti-immigration Reform UK dirigé par Nigel Farage. Ces dernières semaines, Keir Starmer avait répété ses “lignes rouges” : pas question de revenir dans le marché commun ni dans l’union douanière, pas question de rétablir la libre circulation.Le vice-président de Reform UK Richard Tice a toutefois accusé le gouvernement d’avoir “capitulé” devant l’UE.”Nous redevenons soumis aux règles de Bruxelles”, a dénoncé la cheffe de l’opposition conservatrice Kemi Badenoch.

Bétharram: le collectif de victimes produit un document qui contredit Bayrou

Un surveillant condamné pour violences sur un élève de Notre-Dame-de-Bétharram en 1996 faisait toujours partie de l’établissement en 1997-1998, selon un document produit lundi par le collectif des victimes, contredisant les propos de François Bayrou ayant évoqué son licenciement lors de son audition à l’Assemblée.Interrogé sous serment mercredi par les députés membres de la commission d’enquête sur les violences dans les établissements scolaires, le Premier ministre, qui était ministre de l’Éducation (1993-1997) à l’époque des faits, a présenté un courrier mentionnant le renvoi de ce surveillant, quelques mois après une inspection diligentée par ses soins à Bétharram (Pyrénées-Atlantiques).Mais le collectif des victimes de cette vaste affaires de violences physiques et sexuelles a publié lundi un document issu de la revue de l’établissement catholique: en 1997-1998, ce surveillant figure dans l’organigramme au poste de conseiller principal d’éducation (CPE) pour les élèves d’âge moyen et pour l’internat.”En 1997-1998, l’auteur de la gifle (…) est toujours présent à Bétharram, ayant même obtenu une promotion étant CPE”, a fait valoir Alain Esquerre, porte-parole du collectif des victimes.”Il n’a été nullement licencié comme a pu le dire le Premier ministre”, a-t-il ajouté.Ce surveillant, surnommé “Sanglier” par les élèves, avait été poursuivi après une gifle assénée en 1995 à un élève qui lui avait perforé le tympan. Il avait été condamné en juin 1996 pour “coups et blessures” à 5.000 francs (environ 750 euros) d’amende avec sursis par le tribunal de Pau.A l’appui de ses propos, François Bayrou s’est prévalu mercredi d’un courrier adressé au rectorat “au mois de novembre 1996″.”J’ai un document qui le prouve. En novembre, le supérieur ou le directeur de Bétharram adresse au recteur un suivi du rapport (d’inspection) dans lequel il lui indique que le surveillant a été licencié”, a assuré le Premier ministre.Cette déclaration a fait bondir Jean-François Lacoste-Séris, père de l’élève blessé en 1995.”Il n’a pas été viré après sa condamnation, il a été promu”, avait déclaré dès mercredi soir M. Lacoste-Séris à l’AFP, estimant que le Premier ministre avait “menti” ou était “mal documenté” sur ce point.Dans ce dossier, François Bayrou est notamment accusé par la gauche d’avoir été au courant dans le passé, des agissements dénoncés aujourd’hui, et d’être intervenu dans une affaire judiciaire impliquant un religieux de Bétharram.Le Premier ministre a démenti fermement à plusieurs reprises, dénonçant encore mercredi une “instrumentalisation” politique.

Le pape a reçu le vice-président américain JD Vance

Le pape Léon XIV a reçu lundi matin en audience au Vatican le vice-président américain JD Vance, qui a donné au souverain pontife une lettre écrite par Donald Trump pour l’inviter à Washington, selon une porte-parole de la Maison Blanche.”Ce fut une bonne rencontre, une rencontre productive”, a déclaré Karoline Leavitt lors d’un point presse. La porte-parole a précisé que Donald Trump espérait voir Léon XIV à Washington “dès qu’il pourra venir”.Le Vatican avait publié avant cela une photo du pape natif de Chicago recevant JD Vance et le secrétaire d’Etat Marco Rubio, au lendemain de leur participation à la messe inaugurale du souverain pontife.Le vice-président américain a rencontré par la suite également Mgr Paul Richard Gallagher, “ministre des Affaires étrangères” du pape, indique un communiqué du Vatican.Les deux hommes se sont félicités des “bonnes relations bilatérales” et ont procédé à un échange de vues concernant des sujets “d’actualité internationale, souhaitant que dans les zones de conflit, le droit humanitaire et le droit international soient respectés et une solution négociée” trouvée “entre les parties impliquées”, selon la même source.JD Vance et Marco Rubio, aux côtés de dizaines de responsables politiques et têtes couronnées, ainsi qu’environ 200.000 fidèles, ont assisté dimanche sur la place Saint-Pierre à la messe marquant officiellement le début du pontificat de Léon XIV.Avant de devenir pape, Léon XIV avait republié sur son compte personnel X des critiques à l’encontre du gouvernement du président américain Donald Trump concernant sa politique migratoire, et avait également formulé des reproches à l’égard de M. Vance.Mais le vice-président américain a insisté dimanche sur le fait que les États-Unis étaient “très fiers” du pape.”Nos prières l’accompagnent avec certitude alors qu’il entame cette mission très importante”, a déclaré M. Vance lors d’une réunion dimanche après-midi avec la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen et la Première ministre italienne Giorgia Meloni.