Werenoi, meilleur vendeur d’albums en France, meurt brutalement à 31 ans

Champion des ventes d’albums en France depuis deux ans après une ascension fulgurante, le rappeur Werenoi est mort brutalement à l’âge de 31 ans.”Repose en paix mon frère”, a écrit samedi sur le réseau social X son producteur, connu sous le pseudonyme de Babs, confirmant des informations de presse signalant le décès du rappeur à l’hôpital à Paris, après une détérioration soudaine de sa santé.Les causes de la mort n’ont pas été précisées.Pour sa dernière apparition médiatique mardi, dans une vidéo filmée pour la cérémonie des Flammes, des trophées dédiés au rap et ses courants, Werenoi se montrait avec le bras en écharpe.”Je suis dégoûté, j’ai pas pu être là ce soir. Suite à une grosse blessure. Mais c’est que partie remise”, y affirmait-il. Il recevait alors la Flamme Spotify du meilleur album de l’année pour “Pyramide 2”, son troisième disque, sorti en octobre.Werenoi, Jérémy Bana Owona à l’état civil, s’est imposé comme l’artiste ayant vendu le plus d’albums en France en 2023 comme en 2024, selon les chiffres du Syndicat national de l’édition phonographique (Snep).- Discrétion -Si, malgré ce succès immense, il est assez méconnu en dehors des amateurs de rap, c’est qu’il a cultivé une très grande discrétion médiatique.Werenoi a revendiqué un goût pour la modestie, la réserve et le travail, qui lui aurait été inculqué par sa famille camerounaise de Montreuil (Seine-Saint-Denis).Être l’artiste qui vend le mieux, expliquait-il au Parisien en janvier 2024, “c’est quand même une surprise, mais cela veut dire qu’on a fait du bon travail”. “On ne l’a pas fêté. Il faut garder la tête sur les épaules, dans la vie en général. C’est l’éducation que j’ai reçue”, ajoutait-il.”Le succès est arrivé vite, c’est vrai. C’est dû, je pense, à beaucoup de travail. Je passe quasiment ma vie en studio”, confiait-il, alors que son premier titre, “Guadalajara”, était sorti en 2021.Werenoi s’exposait avec une expression neutre et des lunettes de soleil. L’expression de ses émotions était réservée au public de ses concerts.”La scène rap perd l’un de ses talents”, a affirmé dans un communiqué la ministre de la Culture, Rachida Dati, saluant sa “discrétion (…) à l’heure de la surexposition”.- “La rue, la fierté” -“À travers ses textes, Werenoi racontait la rue, la fierté, les douleurs, les espoirs aussi — ceux d’une jeunesse souvent stigmatisée mais qui ne renonce pas. Il portait haut les couleurs de sa ville”, a écrit sur Instagram le maire de Montreuil, Patrice Bessac.Ne s’étant jamais éloigné de cette ville, il avait évoqué dans le journal municipal ses influences à l’occasion du Festival des cultures urbaines 2024. “Je me suis inspiré du rap français en général. C’est une passion pour moi depuis que je suis tout jeune”, disait-il, citant ses débuts sur une scène libre, Café la Pêche.La critique saluait son talent, entre rap agressif et mélodies entraînantes, pour les airs accrocheurs et le soin accordé à chaque chanson.”Un récital à la hauteur des espérances: à la fois bourré de spleen, de productions ultra-efficaces (par Barbe Noire ou Noxious) et de mélodies scotchées dans le cerveau”, écrivait la Fnac à l’occasion de son quatrième album, “Diamant noir”, paru en avril.Pour RFI, son succès venait d’une capacité hors norme à satisfaire les goûts d’un vaste public dans le rap, pour devenir une “véritable machine à hit”. “Rien de révolutionnaire. Il reprend à sa manière les codes actuels, entrecoupant ses refrains mélodieux et entêtants de couplets nonchalants, sur des beats très bien produits”, estimait la radio.Parmi les hommages des autres rappeurs, SCH a publié une photo de Werenoi sur Instagram, avec pour seul commentaire une colombe.

Allemagne: Dortmund arrache son ticket pour la Ligue des champions, tout comme Francfort

Vainqueur de Kiel (3-0), le Borussia Dortmund a arraché in extremis son ticket pour la prochaine Ligue des champions, grâce à sa 4e place à l’issue de la 34e et dernière journée du championnat d’Allemagne, samedi après-midi.Avec 57 points au compteur, Dortmund termine 4e de la Bundesliga, et accompagnera le Bayern Munich (champion), le Bayer Leverkusen (2e) et l’Eintracht Francfort (3e) en C1 la saison prochaine.Battu par l’Eintracht (3-1) sur sa pelouse samedi après-midi, Fribourg devra se contenter de la Ligue Europa avec sa 5e place, alors que Mayence disputera les barrages de la Ligue Conférence grâce à sa 6e place, décrochée après son match nul samedi contre Leverkusen (2-2).Seulement 7e avec 51 points, le RB Leipzig ne disputera pas de compétition européenne en 2025/26, une première depuis sa première montée en Bundesliga en 2016/17.Dans leur Westfalenstadion, les hommes de Niko Kovac devaient s’imposer par deux buts d’écart pour être sûrs de finir dans le top 4 de la Bundesliga, qui semblait hors d’atteinte à la mi-mars (11e place et 10 points de retard sur la quatrième place).Ils ont vécu dix premières minutes intenses, avec un but sur penalty de Serhou Guirassy dès la 3e minute et un carton rouge pour Kiel à la 9e minute.- Olise meilleur passeur décisif -Inexistants pendant le reste de la première période, les coéquipiers de Julian Brandt ont doublé la mise au retour des vestiaires par l’Autrichien Marcel Sabitzer (47e). Felix Nmecha a inscrit le 3e but de Dortmund à la 72e minute, avant une vingtaine de minutes de fête dans les travées du Westfalenstadion.Dortmund n’avait pas visité le top 4 de la Bundesliga depuis début septembre (3e journée), alors que Francfort n’en est plus sorti depuis début novembre et la 9e journée de Bundesliga.Les hommes de Dino Toppmöller ont toutefois dû attendre l’ultime journée pour valider leur place en Ligue des champions. Menés 1 à 0 à Fribourg, ils ont renversé la rencontre grâce à l’espoir allemand Ansgar Knauff juste avant la pause (45e+4), avant de prendre les commandes à l’heure de jeu par Rasmus Kristensen (61e) et Ellyes Skhiri (63e).Pour le 503e et dernier match de Thomas Müller pour le Bayern en Bundesliga (le 751e de sa carrière sous les couleurs munichoises), les hommes de Vincent Kompany ont corrigé Hoffenheim (4-0) avec un 26e but de Harry Kane, qui finit à nouveau meilleur buteur de Bundesliga, et une nouvelle démonstration de Michael Olise, avec un but et une passe décisive pour la quatrième journée d’affilée, série inédite pour un joueur du championnat allemand depuis Marco Reus en 2014.L’international français conclut ainsi de la plus belle des façons sa première saison avec le Bayern: 17 buts et 21 passes décisives toutes compétitions confondues, et meilleur passeur décisif de Bundesliga (15).

La dernière favela du centre de Sao Paulo en plein démantèlement

Cintia Bomfim a vu son fils aîné atteint par deux balles de caoutchouc durant une manifestation cette semaine au Moinho, la dernière favela du centre-ville de Sao Paulo, sur le point de disparaître sur décision des autorités locales.Deux jours plus tard, il a été offert à cette Brésilienne de 39 ans de quoi acheter un nouveau logement pour quitter ce quartier pauvre coincé entre deux voies ferrées.Le gouvernement de l’Etat de Sao Paulo veut le raser dans le cadre de son plan de rénovation du centre de cette mégalopole de 12 millions d’âmes, la plus riche et la plus peuplée d’Amérique latine.L’offre de compensation a été formulée jeudi, après plusieurs jours de manifestations réprimées par une intervention policière musclée, dans ce quartier pauvre où vivent environ 900 familles.Dans le centre-ville, bars et restaurants à la mode cohabitent avec des immeubles populaires, des familles de sans-abris et des zones dominées par des gangs de narcotrafiquants.”Le centre de Sao Paulo est une des zones au mètre carré le plus cher de l’Etat et fait l’objet d’une grande spéculation immobilière, ce qui augmente la pression pour expulser les plus pauvres”, argumente la députée locale de gauche Paula Nunes.Le gouvernement de droite de Sao Paulo compte utiliser ce terrain, d’une superficie équivalente à trois terrains de football, pour construire un parc.- Chiens et gaz lacrymogène -Cintia Bomfim sait qu’elle devra bientôt fermer sa boulangerie installée dans la rue principale de Moinho et abandonner ce quartier où elle vit depuis 18 ans. “S’il faut que je parte, je veux être mieux lotie, car je me suis battue pendant des années pour faire tourner mon commerce, ce n’est pas tombé du ciel”, dit-elle à l’AFP, dans cette favela dont les premiers habitants sont arrivés dans les années 90.En début de semaine, les policiers on tiré des balles de caoutchouc et lancé des bombes de gaz lacrymogènes sur des habitants qui protestaient contre le démantèlement de la favela.Les forces de l’ordre sont également entrées dans des maisons avec des chiens et ont pointé leurs armes sur certaines personnes, a constaté l’AFP.Le gouvernement de Sao Paulo affirme que le “crime organisé” est derrière ces manifestations, une version niée véhément par les habitants.”Je ne suis pas venue vivre ici parce que j’en avais envie. Avant, je vendais des bonbons aux feux rouges et je n’avais pas les moyens de payer un loyer” en dehors de la favela, déclare Cintia Bonfim.Moinho (le moulin, en portugais) est l’ultime favela du centre de Sao Paulo, les autres ayant été progressivement rasées au cours des dernières décennies. La plupart des favelas de la mégalopole se trouvent dans des zones périphériques, et elles sont bien plus étendues que celles qui se trouvaient en centre-ville.- Rivalités politiques -Le gouvernement fédéral et celui de l’Etat de Sao Paulo se sont mis d’accord jeudi pour verser à chaque famille de Moinho 250.000 réais (environ 40.000 euros) destinés à l’achat d’un nouveau logement en contrepartie de leur départ de la favela.”L’attribution de cet apport (pour acheter un logement) est une victoire importante”, estime Yasmin Moja, membre de l’association communautaire locale.L’offre initiale des autorités ne comprenait que des lignes de crédit pour un prêt immobilier, ce que les habitants jugeaient insuffisant.La polémique autour de la favela du Moinho a également pris des contours politiques.L’Etat de Sao Paulo est dirigé par Tarcisio de Freitas, ancien ministre de l’ex-président d’extrême droite Jair Bolsonaro. Ce gouverneur en vue pourrait affronter le chef de l’Etat et leader de la gauche Luiz Inacio Lula da Silva à la présidentielle l’an prochain, si les deux se lancent dans la course.Le terrain de la favela appartient à l’Etat fédéral, qui a accepté de le céder à Sao Paulo, à condition que les habitants aient droit à des logements dignes.Le gouvernement Lula avait menacé de suspendre cette cession en début de semaine, alors que l’intervention policière montait en puissance, avant qu’un accord soit finalement trouvé avec les autorités de Sao Paulo pour subventionner l’achat des logements des habitants délogés.

Dati appelle producteurs et réalisateurs à se mobiliser pour l’exception culturelle française

La ministre de la Culture Rachida Dati, en visite au Festival de Cannes, a invité samedi producteurs et réalisateurs à l’accompagner à Bruxelles pour défendre l’exception culturelle française, bousculée par “l’intelligence artificielle, les tensions géopolitiques et les coups de boutoir de l’administration américaine”.”Toutes sections confondues, parmi les 107 films sélectionnés (à Cannes), 39 sont Français, plus d’un tiers”, a salué Mme Dati en préambule de son discours.”Défendre notre exception culturelle est certes une grande et belle idée, mais il ne faut pas qu’elle reste au stade de l’idée”, a-t-elle aussitôt averti.Rachida Dati a ainsi invité les grands réalisateurs et producteurs à se rendre à la Commission européenne pour défendre le modèle français, et plus largement le cinéma européen.”Nos diplomates, tous ceux qui travaillent à la Commission, nous disent: nous, on se bat pour défendre ce modèle français mais on voit de moins en moins d’artistes” venir soutenir ce combat, a déploré la ministre.”J’ai connu des Claude Berry, des (Bertrand) Tavernier venant défendre ce modèle”, s’est-elle rappelée.”Certains disent +non, on ne veut pas mélanger la politique+, mais on ne vous demande pas de faire des photos avec nous sur une affiche électorale”, a tancé Rachida Dati, qui s’exprimait depuis la tente du Centre national du cinéma et de l’image animée (CNC).”En Europe, le cinéma américain occupe plus de 60% de nos écrans” contre 36% en France, a indiqué Mme Dati. Le cinéma européen ne représente qu’un tiers des entrées en salle sur le Vieux continent, le reste revenant principalement au cinéma américain.Elle est donc revenue sur les deux piliers à défendre pour assurer la pérennité d’une industrie du cinéma dynamique sur le continent européen. Elle a d’abord appelé à défendre la directive européenne SMA (Services de médias audiovisuels) qui encadre le secteur et prévoit des obligations d’investissements dans les créations européennes pour les plateformes comme Netflix.Seconde priorité: “mieux organiser la circulation des oeuvres, renforcer leur visibilité et structurer leur diffusion” en Europe, a insisté Rachida Dati. “Cela suppose aussi de travailler ensemble, de co-produire davantage”, a-t-elle souligné.”Une œuvre européenne co-produite est une œuvre qui circule plus, qui touche un public plus large”, a remarqué Mme Dati.Vendredi, la ministre française et 23 de ses homologues européens ont signé une tribune publiée dans Le Figaro pour appeler à “une Europe de la culture dont le cinéma doit être une composante centrale”.

“Crapule”: Larcher porte plainte contre l’eurodéputée LFI Rima Hassan

Le président du Sénat, Gérard Larcher, a déposé plainte contre l’eurodéputée Rima Hassan (La France Insoumise), qui l’avait qualifié de “crapule” après des déclarations sur la reconnaissance de l’Etat palestinien, a affirmé samedi l’entourage de M. Larcher à l’AFP, confirmant une information du Parisien.Le patron Les Républicains de la chambre haute a “saisi la procureure de Paris” et accuse Rima Hassan de “diffamation et injure”, a confirmé son entourage.L’eurodéputée l’avait qualifié de “crapule” dans un message posté sur X en avril, où elle réagissait à la prise de position de M. Larcher sur la pertinence de reconnaître l’Etat palestinien.”Nous avons toujours des otages dans la bande de Gaza, nous avons toujours des attaques du Hamas, nous avons malheureusement une Autorité palestinienne extrêmement faible”, avait argumenté sur Europe1/Cnews le ténor LR. “Est-ce que les conditions sont réunies pour que nous allions plus loin dans la reconnaissance indispensable à terme de la réalité d’un État de Palestine? Non”, avait-il ajouté. “Traduction : nous utilisons le statu quo dans l’espoir que la faisabilité d’un État palestinien disparaisse, nous entretenons l’illusion d’une solution à deux États en attendant qu’il ne soit plus effectivement possible d’avoir un Etat palestinien. Gérard Larcher est une crapule”, a rétorqué Rima Hassan sur X.”Un propos jugé +offensant+ par le président du Sénat, +en contradiction avec le soutien sincère à une solution fondée sur deux États+ qu’il soutient, écrit Le Parisien, citant un courrier du 16 avril de M. Larcher à la procureure de Paris. 

La pride de Bruxelles aux couleurs de celle de Budapest, menacée d’interdiction

“Faites votre boulot!”: des milliers de militants LGBT+ ont exhorté samedi les dirigeants européens à sévir contre le gouvernement de Viktor Orban lors de la marche des fiertés de Bruxelles, organisée en soutien à celle de Budapest, menacée d’interdiction.Parmi les figures de proue de cette édition: Viktoria Radvanyi, présidente de la marche des fiertés de Budapest, invitée d’honneur dans la capitale belge.”Nous sommes venus tirer la sonnette d’alarme”, assure cette militante de 29 ans debout sur une estrade.Au printemps, le Parlement hongrois a adopté une loi visant à interdire la marche des fiertés. Le texte permet notamment aux autorités d’utiliser des logiciels de reconnaissance faciale pour identifier les personnes organisant ou assistant à l’événement.”Ce qui est extrêmement inquiétant, c’est que nous n’avons pas vu la Commission prendre la moindre action légale en deux mois”, déplore Viktoria Radvanyi, un collier arc-en-ciel autour du cou.Bien qu’elle ait rencontré certains de ses représentants vendredi, elle accuse l’exécutif européen d’être, par son inaction, “complice” du Premier ministre hongrois.”Faites-votre boulot!”, exhorte-t-elle en agitant un drapeau hongrois. Un slogan immédiatement repris par la foule, qui brandit des pancartes “Protégez vos enfants d’Orban”.- “Période horrible” -“C’est super important qu’on continue à être présent à chaque pride tant qu’il y a des personnes discriminées dans le monde”, souligne Migiel Moens, croisé par l’AFP dans la foule, un drapeau européen dépassant de son short rose.”Les gens pensent souvent qu’une fois que des droits sont acquis, on ne peut pas vous les reprendre. Ce n’est pas vrai”, abonde Roland Papp. “La marche des fiertés de Budapest était célébrée depuis 30 ans et là nous revoilà de retour dans une période horrible”, déplore ce Hongrois, vêtu d’un t-shirt avec la tête de Viktor Orban recouverte d’un drapeau arc-en-ciel, aux couleurs du mouvement LGBT+.Ce journaliste de 35 ans évoque avec nostalgie les nombreuses pride de Budapest auxquelles il a participé, un “événement festif”, avec “de la super musique” et tous ses amis.Et promet d’être présent dans la capitale hongroise le 28 juin pour l’édition que le gouvernement hongrois cherche à interdire.- Rendez-vous le 28 juin -Après une série de prises de parole, le maire de Budapest, Gergely Karácsony, est accueilli sur scène par deux drag queen et un rugissement de la foule. “Je viens d’un pays qui aime la liberté, parce qu’il a énormément souffert dans le passé pour être libre”, lance l’élu écologiste. “La marche des fiertés de Budapest ne peut pas être interdite, pour la simple raison que l’amour et la liberté ne peuvent être interdits”, affirme l’édile, connu pour être un farouche opposant aux politiques de Viktor Orban. Avant qu’il n’invite les milliers de manifestants à se rendre dans sa ville le 28 juin, pour se mêler à un cortège auquel des dizaines d’eurodéputés ont déjà promis de se mêler.L’objectif: faire de cette pride la “plus grande, la plus colorée et la plus internationale” jamais vue. “On se voit à Budapest!”

12 points ou moins, l’Eurovision entre en finale

Les 26 chansons en finale de l’Eurovision samedi vont conduire les téléspectateurs à choisir entre l’humour d’une ode au sauna, le regret d’un amour dilapidé, la promesse d’une aube nouvelle après l’horreur, l’apologie de la jouissance ou encore le souvenir d’une maman.Le concours de la chanson a 69 ans et c’est le plus grand télé-crochet du monde. Musique, kitsch, compétition, mur LED haute définition et beaucoup de pyrotechnie se disputent l’attention et les votes de quelque 160 millions de téléspectateurs en Europe et au-delà. Le concours reste une grande fête populaire. Quelque 500.000 visiteurs sont venus pendant la semaine à Bâle, selon la ville suisse. Et si la Sankt Jakobshalle ne peut accueillir que 6.500 spectateurs, ils seront 36.000 à suivre la finale depuis le stade du FC Bâle de l’autre côté de la rue.”Nous avons commencé tout ça avec l’espoir de rétablir un sentiment d’unité, de calme et de solidarité dans un monde compliqué”, confie Martin Green, le patron du concours, les larmes aux yeux. “Je suis tout simplement bouche bée que (l’Eurovision) transmette un message aussi profond et magnifique au reste du monde”.Les organisateurs ont craint que la participation israélienne n’attire les foules que l’on a vu l’année dernière à Malmö marcher contre la guerre à Gaza, au moment où Israël intensifie son offensive dans le territoire palestinien.Mais la mobilisation a été faible jusque-là. Un rassemblement est encore prévu samedi à 19H00 (17H00 GMT), peu avant le début de la compétition à 21H00.  – Et le vainqueur… -La Suède reste la favorite des parieurs avec l’ode du trio comique KAJ et son entêtant et entraînant “Bara Bada Bastu”, qui évoque les joies d’un sauna. En total contraste mais sur les talons du trio, le contre-ténor JJ a ébloui pour l’Autriche avec “Wasted Love” sur l’amour dilapidé, avec une interprétation mise en valeur par un noir et blanc de studio Harcourt. Louane, pour la France, était sélectionnée d’office pour la finale, mais sa chanson “maman” hommage à sa mère disparue, intensément interprétée et une scénographie toute en retenue symbolisant le temps qui passe dans un sablier, lui ont permis de se hisser à la troisième place des bookmakers. – Adrénaline -Le Norvégien Kyle Alessandro ouvrira le spectacle dans une explosion de flammes, suivi par la Luxembourgeoise Laura Thorn et “la poupée monte le son”. Une possible surprise.Sur un ton léger et en français, la chanteuse dénonce le patriarcat en invoquant “Poupée de cire, poupée de son”, écrit par Serge Gainsbourg et dont l’interprétation par France Gall avait donné la victoire au Luxembourg il y a 60 ans. L’Albanie sera la dernière à se produire avant une longue séquence qui mènera à l’annonce du résultat, la remise du trophée en cristal et une vie bouleversée.  Les concurrents seront départagés par des votes : celui du jury et celui séparé des téléspectateurs de chacun des 37 pays participants, avec un poids égal. S’y ajoute le vote des spectateurs du reste du monde. “La course au vainqueur s’annonce serrée”, dit Thomas Niedermeyer, le maître des votes de l’Eurovision.  – Espoir et désir-Sur fond d’appels au boycott d’Israël à l’Eurovision, la chanteuse israélienne et survivante de l’attaque du 7-Octobre, Yuval Raphael a vu sa cote augmenter au fil des semaines et son interprétation de “New Day Will Rise” (Un jour nouveau se lèvera) lui a offert un ticket en finale. La jeune femme de 24 ans qui a survécu en faisant la morte sous un tas de cadavres pendant le massacre perpétré par le Hamas, veut lancer un message universel “d’espoir et de solidarité”.La Finlandaise Erika Vikman, célèbre aussi la vie, mais à sa façon. Body de cuir clouté, cuissardes, chantant à tue-tête “Ich Komme” (je jouis), la chanteuse s’envole dans les airs sur un micro géant d’où jaillissent des gerbes d’étincelles.C’est la seule dont le public a scandé “Erika”, “Erika, Erika”, reflétant l’enthousiasme grandissant pour celle qui a dû cacher des fesses que l’Eurovision ne saurait voir. Et il y a le mystère qui devient une obsession pour les médias et les fans présents à Bâle : Céline Dion, qui souffre d’une grave maladie,  participera-t-elle à la finale samedi, 37 ans après avoir remporté le prix ? “Le Père Noël existe, et il faudra attendre et voir” ce qui va se passer, répond Martin Green, le patron du concours.

12 points ou moins, l’Eurovision entre en finale

Les 26 chansons en finale de l’Eurovision samedi vont conduire les téléspectateurs à choisir entre l’humour d’une ode au sauna, le regret d’un amour dilapidé, la promesse d’une aube nouvelle après l’horreur, l’apologie de la jouissance ou encore le souvenir d’une maman.Le concours de la chanson a 69 ans et c’est le plus grand télé-crochet du monde. Musique, kitsch, compétition, mur LED haute définition et beaucoup de pyrotechnie se disputent l’attention et les votes de quelque 160 millions de téléspectateurs en Europe et au-delà. Le concours reste une grande fête populaire. Quelque 500.000 visiteurs sont venus pendant la semaine à Bâle, selon la ville suisse. Et si la Sankt Jakobshalle ne peut accueillir que 6.500 spectateurs, ils seront 36.000 à suivre la finale depuis le stade du FC Bâle de l’autre côté de la rue.”Nous avons commencé tout ça avec l’espoir de rétablir un sentiment d’unité, de calme et de solidarité dans un monde compliqué”, confie Martin Green, le patron du concours, les larmes aux yeux. “Je suis tout simplement bouche bée que (l’Eurovision) transmette un message aussi profond et magnifique au reste du monde”.Les organisateurs ont craint que la participation israélienne n’attire les foules que l’on a vu l’année dernière à Malmö marcher contre la guerre à Gaza, au moment où Israël intensifie son offensive dans le territoire palestinien.Mais la mobilisation a été faible jusque-là. Un rassemblement est encore prévu samedi à 19H00 (17H00 GMT), peu avant le début de la compétition à 21H00.  – Et le vainqueur… -La Suède reste la favorite des parieurs avec l’ode du trio comique KAJ et son entêtant et entraînant “Bara Bada Bastu”, qui évoque les joies d’un sauna. En total contraste mais sur les talons du trio, le contre-ténor JJ a ébloui pour l’Autriche avec “Wasted Love” sur l’amour dilapidé, avec une interprétation mise en valeur par un noir et blanc de studio Harcourt. Louane, pour la France, était sélectionnée d’office pour la finale, mais sa chanson “maman” hommage à sa mère disparue, intensément interprétée et une scénographie toute en retenue symbolisant le temps qui passe dans un sablier, lui ont permis de se hisser à la troisième place des bookmakers. – Adrénaline -Le Norvégien Kyle Alessandro ouvrira le spectacle dans une explosion de flammes, suivi par la Luxembourgeoise Laura Thorn et “la poupée monte le son”. Une possible surprise.Sur un ton léger et en français, la chanteuse dénonce le patriarcat en invoquant “Poupée de cire, poupée de son”, écrit par Serge Gainsbourg et dont l’interprétation par France Gall avait donné la victoire au Luxembourg il y a 60 ans. L’Albanie sera la dernière à se produire avant une longue séquence qui mènera à l’annonce du résultat, la remise du trophée en cristal et une vie bouleversée.  Les concurrents seront départagés par des votes : celui du jury et celui séparé des téléspectateurs de chacun des 37 pays participants, avec un poids égal. S’y ajoute le vote des spectateurs du reste du monde. “La course au vainqueur s’annonce serrée”, dit Thomas Niedermeyer, le maître des votes de l’Eurovision.  – Espoir et désir-Sur fond d’appels au boycott d’Israël à l’Eurovision, la chanteuse israélienne et survivante de l’attaque du 7-Octobre, Yuval Raphael a vu sa cote augmenter au fil des semaines et son interprétation de “New Day Will Rise” (Un jour nouveau se lèvera) lui a offert un ticket en finale. La jeune femme de 24 ans qui a survécu en faisant la morte sous un tas de cadavres pendant le massacre perpétré par le Hamas, veut lancer un message universel “d’espoir et de solidarité”.La Finlandaise Erika Vikman, célèbre aussi la vie, mais à sa façon. Body de cuir clouté, cuissardes, chantant à tue-tête “Ich Komme” (je jouis), la chanteuse s’envole dans les airs sur un micro géant d’où jaillissent des gerbes d’étincelles.C’est la seule dont le public a scandé “Erika”, “Erika, Erika”, reflétant l’enthousiasme grandissant pour celle qui a dû cacher des fesses que l’Eurovision ne saurait voir. Et il y a le mystère qui devient une obsession pour les médias et les fans présents à Bâle : Céline Dion, qui souffre d’une grave maladie,  participera-t-elle à la finale samedi, 37 ans après avoir remporté le prix ? “Le Père Noël existe, et il faudra attendre et voir” ce qui va se passer, répond Martin Green, le patron du concours.