Arab summit presses for end to Gaza ‘bloodshed’

Arab leaders meeting Saturday at a summit in Baghdad urged the international community to press for a Gaza ceasefire, as Israel launched an expanded military offensive in the Palestinian territory.In a joint final statement, Arab League members also called for funding to back their Gaza reconstruction plan, after US President Donald Trump reiterated a proposal to take over the strip.The Arab leaders called “on the international community… to exert pressure to end the bloodshed and ensure that urgent humanitarian aid can enter without obstacles all areas in need in Gaza.”They added that they “firmly” rejected any plans to displace Palestinians. It came hours after Israel’s military launched a new Gaza offensive, saying it was part of “the expansion of the battle in the Gaza Strip” aimed at defeating Palestinian militant group Hamas.Appearing at the summit as a guest, Spanish Prime Minister Pedro Sanchez appealed for increased pressure “to halt the massacre in Gaza”.Egypt’s President Abdel Fattah al-Sisi urged his US counterpart Donald Trump to “apply all necessary efforts… for a ceasefire”.United Nations chief Antonio Guterres told the summit that “we need a permanent ceasefire, now”.Guterres said he was “alarmed by reported plans by Israel to expand ground operations and more”.”We reject the repeated displacement of the Gaza population, along with any question of forced displacement outside of Gaza.”During a press conference, he urged an end to Israel’s aid blockade on Gaza.”A policy of siege and starvation makes a mockery of international law,” Guterres said.- ‘Unacceptable number’ -Sanchez, who has sharply criticised the Israeli offensive, said world leaders should “intensify our pressure on Israel to halt the massacre in Gaza, particularly through the channels afforded to us by international law”.He said his government planned a UN resolution demanding an International Court of Justice ruling on Israel’s war methods.The “unacceptable number” of war victims in Gaza violates the “principle of humanity”, he said.The summit came days after a tour of the Gulf by Trump, who has sparked uproar by declaring the United States could take over Gaza and turn it into the “Riviera of the Middle East”.The scheme that included the proposed displacement of Palestinians was widely condemned, and prompted Arab leaders to come up with an alternative plan to rebuild the territory at a March summit in Cairo.During his visit to the region, Trump reiterated that he wanted the United States to “take” Gaza and turn it into a “freedom zone”.Iraq’s Prime Minister Mohammed Shia al-Sudani told the summit his country backed the creation of an “Arab fund to support reconstruction efforts” after crises in the region.He pledged $20 million to reconstruct Gaza and a similar amount for Lebanon, after an all-out war between Israel and the Iran-backed Hezbollah.Israel has continued to launch strikes on Lebanon despite the November 27 truce.- Syria -Iraq only recently regained a semblance of normality after decades of devastating conflict and turmoil, and its leaders view the summit as an opportunity to project an image of stability.Baghdad last hosted an Arab League summit in 2012, during the early stages of the civil war in neighbouring Syria, which in December entered a new chapter with the overthrow of longtime ruler Bashar al-Assad.In Riyadh this week, Trump met Syria’s interim President Ahmed al-Sharaa, a onetime jihadist whose Islamist group spearheaded the offensive that toppled Assad.He also said he would lift sanctions on Syria, which were mainly imposed during Assad’s rule.Arab leaders welcomed the decision and said the sanctions impacted Syria’s reconstruction efforts.Sharaa, who was imprisoned in Iraq for years after the US-led invasion of 2003 on charges of belonging to Al-Qaeda, missed the Baghdad summit after several powerful Iraqi politicians voiced opposition to his visit.Foreign Minister Asaad al-Shaibani represented Syria, one of many countries to send ministerial-level delegations instead of leaders.

Cannes: un homme “gravement blessé” sur la Croisette par la chute d’un palmier

Un homme marchant sur la Croisette à Cannes a été blessé par la chute d’un palmier balayé par un coup de vent samedi matin alors que le festival de cinéma battait son plein, ont constaté des journalistes de l’AFP.L’homme est “gravement blessé” selon les pompiers, contactés par l’AFP, qui n’ont pas donné d’indication sur son pronostic vital.L’accident a eu lieu en plein Festival de Cannes, qui a débuté mardi, alors que festivaliers et professionnels du cinéma se pressent sur la Croisette, le long de la plage, où sont installés de nombreux bars et restaurants éphémères.”J’étais assise, (…) il y a eu un épouvantable coup de vent, (…) j’ai entendu crier, je me suis retournée et le palmier a été déraciné — un palmier, je dirais, en mauvais état”, a témoigné Marthy Fink, festivalière luxembourgeoise habitant à Lyon. “Il a poussé par terre la personne, qui était gravement atteinte”, a-t-elle poursuivi.”Il y avait foule, il y avait des gens qui descendaient et remontaient la Croisette et c’était quelqu’un qui était visiblement pressé parce qu’il est passé devant moi pour se faufiler un petit passage”, a ajouté Mme Fink, visiblement secouée par l’accident.dac-vxm-mg-agu/pel/vk

Roumanie: le nationaliste Simion ferme ses comptes TikTok et Facebook avant le second tour

Le candidat nationaliste à l’élection présidentielle en Roumanie, George Simion, a annoncé samedi avoir décidé de fermer ses comptes sur les réseaux sociaux Facebook et TikTok à la veille du second tour, dans un climat tendu.”Pour respecter cette journée de silence, je ferme mon compte”, a-t-il annoncé sur Facebook. “Celui sur TikTok est déjà fermé (…) et j’appelle tout le monde à faire de même”.Il a cependant gardé le canal X ouvert “pour communiquer si nécessaire”, cette plateforme étant privilégiée pour les messages officiels en Roumanie en particulier à destination d’un public étranger.Le chef du parti nationaliste AUR, âgé de 38 ans, affronte dimanche le maire centriste de Bucarest, Nicusor Dan, 55 ans, pour décrocher le poste suprême, doté du pouvoir de nommer des postes clés et de participer aux sommets de l’UE et de l’Otan.George Simion a largement dominé le vote du 4 mai avec un score de près de 41%, le double de son rival, mais les sondages, pas toujours fiables par le passé, les placent désormais au coude-à-coude.Ce souverainiste, fan de Donald Trump, avait mis en garde vendredi contre des risques de “fraude massive”, des allégations immédiatement rejetées par les autorités roumaines.Les tensions sont fortes dans le pays d’Europe orientale voisin de l’Ukraine, cinq mois après la rarissime annulation d’un premier scrutin.Le 24 novembre, un candidat d’extrême droite quasi-inconnu, Calin Georgescu, avait créé la surprise après une campagne massive sur TikTok entachée de soupçons d’ingérence russe.Cet ex-haut fonctionnaire a depuis été inculpé et exclu de cette nouvelle course, une décision qui a provoqué des manifestations parfois violentes de ses partisans criant au déni de démocratie. Avant que George Simion n’annonce sa décision de fermer ses comptes TikTok et Facebook, où il est suivi par plus de 1,5 million d’abonnés, des internautes ont dénoncé sur les réseaux sociaux le geste de “censure” d’un “système désespéré”.Selon le politologue Sergiu Miscoiu, le député nationaliste “cherche à travers cette manoeuvre à se présenter en politicien respectueux des normes démocratiques”. “En réalité, il y a des milliers de faux comptes sur TikTok et sur d’autres réseaux qui continuent à faire une propagande soutenue en sa faveur”, a-t-il dit à l’AFP, dénonçant “une opération d’enfumage”.

Roumanie: le nationaliste Simion ferme ses comptes TikTok et Facebook avant le second tour

Le candidat nationaliste à l’élection présidentielle en Roumanie, George Simion, a annoncé samedi avoir décidé de fermer ses comptes sur les réseaux sociaux Facebook et TikTok à la veille du second tour, dans un climat tendu.”Pour respecter cette journée de silence, je ferme mon compte”, a-t-il annoncé sur Facebook. “Celui sur TikTok est déjà fermé (…) et j’appelle tout le monde à faire de même”.Il a cependant gardé le canal X ouvert “pour communiquer si nécessaire”, cette plateforme étant privilégiée pour les messages officiels en Roumanie en particulier à destination d’un public étranger.Le chef du parti nationaliste AUR, âgé de 38 ans, affronte dimanche le maire centriste de Bucarest, Nicusor Dan, 55 ans, pour décrocher le poste suprême, doté du pouvoir de nommer des postes clés et de participer aux sommets de l’UE et de l’Otan.George Simion a largement dominé le vote du 4 mai avec un score de près de 41%, le double de son rival, mais les sondages, pas toujours fiables par le passé, les placent désormais au coude-à-coude.Ce souverainiste, fan de Donald Trump, avait mis en garde vendredi contre des risques de “fraude massive”, des allégations immédiatement rejetées par les autorités roumaines.Les tensions sont fortes dans le pays d’Europe orientale voisin de l’Ukraine, cinq mois après la rarissime annulation d’un premier scrutin.Le 24 novembre, un candidat d’extrême droite quasi-inconnu, Calin Georgescu, avait créé la surprise après une campagne massive sur TikTok entachée de soupçons d’ingérence russe.Cet ex-haut fonctionnaire a depuis été inculpé et exclu de cette nouvelle course, une décision qui a provoqué des manifestations parfois violentes de ses partisans criant au déni de démocratie. Avant que George Simion n’annonce sa décision de fermer ses comptes TikTok et Facebook, où il est suivi par plus de 1,5 million d’abonnés, des internautes ont dénoncé sur les réseaux sociaux le geste de “censure” d’un “système désespéré”.Selon le politologue Sergiu Miscoiu, le député nationaliste “cherche à travers cette manoeuvre à se présenter en politicien respectueux des normes démocratiques”. “En réalité, il y a des milliers de faux comptes sur TikTok et sur d’autres réseaux qui continuent à faire une propagande soutenue en sa faveur”, a-t-il dit à l’AFP, dénonçant “une opération d’enfumage”.

Trois Iraniens inculpés pour espionnage présentés devant la justice au Royaume-Uni

Trois ressortissants iraniens inculpés pour espionnage et préparation d’actes violents au Royaume-Uni au profit de l’Iran ont été présentés devant la justice samedi à Londres, le gouvernement britannique dénonçant les “menaces croissantes émanant d’Etats” sur son sol.Ces hommes de 39 à 55 ans arrêtés il y a deux semaines font l’objet “d’accusations extrêmement graves, portées à l’issue d’une enquête rapide et très complexe”, a déclaré le commandant de l’unité antiterroriste de la police de Londres Dominic Murphy. Leur inculpation pour des “actes susceptibles d’aider un service de renseignement étranger”, commis entre août 2024 et février 2025, a été annoncée samedi matin, suivie de leur comparution devant un tribunal de la capitale britannique.Les trois hommes, vêtus de sweatshirt gris, n’ont pas déclaré s’ils plaidaient coupables ou non. Ils ont été placés en détention provisoire et comparaîtront lors d’une audience préliminaire à la cour criminelle de l’Old Bailey à Londres le 6 juin. “L’Iran doit être tenu responsable de ses actes”, a affirmé la ministre de l’Intérieur Yvette Cooper dans un communiqué.”Nous devons renforcer nos pouvoirs pour protéger notre sécurité nationale, car nous ne tolérerons pas de menaces croissantes émanant d’Etats sur notre sol”, a-t-elle ajouté.Depuis début 2022, le Royaume-Uni a identifié plus de 20 complots soutenus par l’Iran, présentant des menaces potentiellement mortelles pour les citoyens britanniques et les résidents du Royaume-Uni, selon le gouvernement.D’après la BBC, ces hommes prévoyaient de s’en prendre à des journalistes d’Iran International, chaîne de TV privée basée à Londres et classée comme organisation terroriste par Téhéran.En mars 2024, son reporter Pouria Zeraati, avait été agressé au couteau près de son domicile à Londres et a dû être hospitalisé pour une blessure à la jambe.Mostafa Sepahvand, 39 ans, Farhad Javadi Manesh, 44 ans et Shapoor Qalehali Khani Noori, 55 ans, habitants de Londres, ont été interpellés le 3 mai avant de faire l’objet d’un mandat de détention en vertu de la loi de 2023 sur la sécurité nationale.Celle-ci permet à la police d’arrêter des personnes soupçonnées d’être impliquées “dans une activité de menace émanant d’une puissance étrangère”.Mostafa Sepahvand, qui était en fauteuil roulant au tribunal, a été inculpé pour des actes de surveillance ou de reconnaissance “dans l’intention de commettre des actes de violence grave contre une personne au Royaume-Uni”, a indiqué la police.- Complot -Farhad Javadi Manesh et Shapoor Qalehali Khani Noori ont eux été inculpés pour des motifs similaires, mais avec l’intention que ces violences soient “commises par d’autres”.Ils sont tous les trois arrivés sur le sol britannique “par des moyens irréguliers, notamment de petits bateaux”, entre 2016 et 2022, a indiqué le gouvernement.Un quatrième Iranien de 31 ans avait été arrêté le 9 mai, avant d’être relâché sans poursuites jeudi dernier.Le 3 mai, cinq ressortissants iraniens avaient également été arrêtés à Londres, Swindon (ouest de Londres) et dans la région de Manchester dans le cadre d’une autre enquête de la police antiterroriste.Soupçonnés de “préparation d’un acte terroriste”, quatre de ces hommes de 29 à 46 ans font toujours l’objet de mandats de détention jusqu’à une date inconnue, tandis que le cinquième homme a été libéré sous caution en mai.”L’enquête porte sur un complot présumé visant un site spécifique”, avait indiqué la police. Il s’agirait, selon des médias britanniques, de l’ambassade d’Israël à Londres.Téhéran avait rejeté “catégoriquement” toute implication, et le chef de la diplomatie iranienne Abbas Araghchi a affirmé que son pays était “prêt à s’engager pour faire la lumière sur ce qui s’est réellement passé”.Londres a annoncé début mars placer l’Iran, ses services de renseignement et les Gardiens de la Révolution au niveau le plus élevé de son nouveau système gouvernemental “FIRS” de surveillance des “influences étrangères secrètes”.Il a ensuite pris des mesures équivalentes pour toutes les personnes travaillant pour l’Etat russe au Royaume-Uni. Elles devront se faire enregistrer d’ici l’été, faute de quoi elles encourront une peine de prison.Londres a également mandaté un avocat, Jonathan Hall, pour étudier l’adaptation du “cadre (légal) de lutte contre le terrorisme aux menaces étatiques contemporaines”, qui rendra ses conclusions cette semaine, a déclaré Mme Cooper. 

Israël élargit son offensive à Gaza, appels croissants à faire taire les armes

Israël a annoncé samedi élargir son offensive pour vaincre le Hamas dans la bande de Gaza, en dépit des appels internationaux croissants à faire taire les armes après 19 mois de guerre dévastatrice.Dans le même temps, un haut responsable du mouvement islamiste palestinien Hamas a déclaré qu’un nouveau cycle de négociations indirectes avec Israël visant à mettre fin à la guerre avait débuté à Doha “sans aucune condition préalable”.De Bagdad, où il participe à un sommet de la Ligue arabe, le patron de l’ONU Antonio Guterres s’est dit “alarmé” par “les plans d’Israël d’étendre ses opérations terrestres”, demandant de nouveau un “cessez-le-feu permanent” et la fin du blocage israélien de l’aide humanitaire à Gaza depuis le 2 mars. La guerre a été déclenchée par une attaque sans précédent contre Israël menée le 7 octobre 2023 par des commandos du Hamas infiltrés depuis la bande de Gaza voisine.En riposte, M. Netanyahu a juré de détruire le Hamas et son armée a lancé une offensive à Gaza qui a fait des dizaines de milliers de morts, poussé les quelque 2,4 millions d’habitants à se déplacer plusieurs fois et provoqué un désastre humanitaire.Au lendemain de la fin d’une tournée dans le Golfe du président américain Donald Trump, l’armée israélienne a annoncé avoir “lancé des frappes d’envergure et transféré des forces pour prendre le contrôle de zones” du territoire palestinien.”Le but de cette expansion de l’offensive est d’atteindre tous les objectifs de la guerre, y compris la libération des otages et la défaite du Hamas”, a-t-elle précisé, en allusion aux otages israéliens enlevés durant l’attaque du 7-Octobre.- “Mourir ensemble” -Après le blocage de négociations et deux mois de trêve, Israël a repris le 18 mars ses opérations à Gaza. Le gouvernement Netanyahu, pour qui seule une pression militaire accrue poussera le Hamas à libérer les otages, a annoncé début mai un plan pour “la conquête” de Gaza prévoyant le déplacement de la plupart des habitants vers l’extrême sud du territoire.En 1967, Israël a occupé la bande de Gaza, la Cisjordanie et Jérusalem-Est. Après 38 ans d’occupation, Israël s’était retiré unilatéralement en 2005 de Gaza et y avait imposé un blocus après la prise du territoire par le Hamas en 2007. Depuis la guerre en octobre 2023, il assiège totalement l’enclave.Après avoir fait état d’au moins 280 morts entre mercredi et vendredi dans les bombardements israéliens à Gaza, la Défense civile locale a affirmé que 10 Palestiniens avaient été tués dans des raids à Jabalia (nord) et Khan Younès (sud) samedi.  A l’hôpital Nasser de Khan Younès, Rim Abou Hachem pleure la perte de sa soeur, son beau-frère et leur fillette, tués dans leur appartement. “Ils avaient tellement peur pour elle qu’ils refusaient de l’envoyer à l’école, préférant rester ensemble pour mourir ensemble”.L’hôpital indonésien de Beit Lahia, près de Jabalia, est submergé de blessés et manque cruellement “d’unités de sang, de médicaments, de fournitures médicales et chirurgicales”, a indiqué à l’AFP son directeur Marwan Sultan, parlant d’une situation “tragique et catastrophique”.De Bagdad, le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi a appelé son homologue américain à “faire pression” pour un cessez-le-feu.  “Nous nous intéressons à Gaza. Et nous allons faire en sorte que cela soit réglé. Beaucoup de gens sont affamés”, a affirmé vendredi M. Trump, appelé dans la foulée par le Hamas à agir pour qu’Israël lève son blocus humanitaire.- “Arrêter le massacre” -Il faut “intensifier notre pression sur Israël pour arrêter le massacre à Gaza” a déclaré au sommet arabe le Premier ministre espagnol, Pedro Sanchez.”Nous devons dire au gouvernement israélien: ça suffit”, a fait écho en Italie le ministre des Affaires étrangères, Antonio Tajani.L’attaque du 7-Octobre a entraîné la mort de 1.218 personnes côté israélien, en majorité des civils, selon un décompte de l’AFP basé sur des données officielles. Sur les 251 personnes alors enlevées, 57 restent retenues à Gaza, dont 34 déclarées mortes par l’armée.Les représailles israéliennes ont tué au moins 53.272 Gazaouis, en majorité des civils, selon les dernières données du ministère de la Santé du Hamas, jugées fiables par l’ONU.Au vu des opérations israéliennes, “il semble y avoir une poussée pour un changement démographique permanent à Gaza” qui “équivaut à un nettoyage ethnique”, a mis en garde vendredi le Haut-Commissaire de l’ONU aux droits de l’Homme Volker Türk. Une ONG soutenue par les Etats-Unis et Israël, la Fondation humanitaire de Gaza, a annoncé se préparer à distribuer de l’aide humanitaire à Gaza fin mai. Mais l’ONU a exclu d’y participer, invoquant des problèmes de “neutralité”.

Israël élargit son offensive à Gaza, appels croissants à faire taire les armes

Israël a annoncé samedi élargir son offensive pour vaincre le Hamas dans la bande de Gaza, en dépit des appels internationaux croissants à faire taire les armes après 19 mois de guerre dévastatrice.Dans le même temps, un haut responsable du mouvement islamiste palestinien Hamas a déclaré qu’un nouveau cycle de négociations indirectes avec Israël visant à mettre fin à la guerre avait débuté à Doha “sans aucune condition préalable”.De Bagdad, où il participe à un sommet de la Ligue arabe, le patron de l’ONU Antonio Guterres s’est dit “alarmé” par “les plans d’Israël d’étendre ses opérations terrestres”, demandant de nouveau un “cessez-le-feu permanent” et la fin du blocage israélien de l’aide humanitaire à Gaza depuis le 2 mars. La guerre a été déclenchée par une attaque sans précédent contre Israël menée le 7 octobre 2023 par des commandos du Hamas infiltrés depuis la bande de Gaza voisine.En riposte, M. Netanyahu a juré de détruire le Hamas et son armée a lancé une offensive à Gaza qui a fait des dizaines de milliers de morts, poussé les quelque 2,4 millions d’habitants à se déplacer plusieurs fois et provoqué un désastre humanitaire.Au lendemain de la fin d’une tournée dans le Golfe du président américain Donald Trump, l’armée israélienne a annoncé avoir “lancé des frappes d’envergure et transféré des forces pour prendre le contrôle de zones” du territoire palestinien.”Le but de cette expansion de l’offensive est d’atteindre tous les objectifs de la guerre, y compris la libération des otages et la défaite du Hamas”, a-t-elle précisé, en allusion aux otages israéliens enlevés durant l’attaque du 7-Octobre.- “Mourir ensemble” -Après le blocage de négociations et deux mois de trêve, Israël a repris le 18 mars ses opérations à Gaza. Le gouvernement Netanyahu, pour qui seule une pression militaire accrue poussera le Hamas à libérer les otages, a annoncé début mai un plan pour “la conquête” de Gaza prévoyant le déplacement de la plupart des habitants vers l’extrême sud du territoire.En 1967, Israël a occupé la bande de Gaza, la Cisjordanie et Jérusalem-Est. Après 38 ans d’occupation, Israël s’était retiré unilatéralement en 2005 de Gaza et y avait imposé un blocus après la prise du territoire par le Hamas en 2007. Depuis la guerre en octobre 2023, il assiège totalement l’enclave.Après avoir fait état d’au moins 280 morts entre mercredi et vendredi dans les bombardements israéliens à Gaza, la Défense civile locale a affirmé que 10 Palestiniens avaient été tués dans des raids à Jabalia (nord) et Khan Younès (sud) samedi.  A l’hôpital Nasser de Khan Younès, Rim Abou Hachem pleure la perte de sa soeur, son beau-frère et leur fillette, tués dans leur appartement. “Ils avaient tellement peur pour elle qu’ils refusaient de l’envoyer à l’école, préférant rester ensemble pour mourir ensemble”.L’hôpital indonésien de Beit Lahia, près de Jabalia, est submergé de blessés et manque cruellement “d’unités de sang, de médicaments, de fournitures médicales et chirurgicales”, a indiqué à l’AFP son directeur Marwan Sultan, parlant d’une situation “tragique et catastrophique”.De Bagdad, le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi a appelé son homologue américain à “faire pression” pour un cessez-le-feu.  “Nous nous intéressons à Gaza. Et nous allons faire en sorte que cela soit réglé. Beaucoup de gens sont affamés”, a affirmé vendredi M. Trump, appelé dans la foulée par le Hamas à agir pour qu’Israël lève son blocus humanitaire.- “Arrêter le massacre” -Il faut “intensifier notre pression sur Israël pour arrêter le massacre à Gaza” a déclaré au sommet arabe le Premier ministre espagnol, Pedro Sanchez.”Nous devons dire au gouvernement israélien: ça suffit”, a fait écho en Italie le ministre des Affaires étrangères, Antonio Tajani.L’attaque du 7-Octobre a entraîné la mort de 1.218 personnes côté israélien, en majorité des civils, selon un décompte de l’AFP basé sur des données officielles. Sur les 251 personnes alors enlevées, 57 restent retenues à Gaza, dont 34 déclarées mortes par l’armée.Les représailles israéliennes ont tué au moins 53.272 Gazaouis, en majorité des civils, selon les dernières données du ministère de la Santé du Hamas, jugées fiables par l’ONU.Au vu des opérations israéliennes, “il semble y avoir une poussée pour un changement démographique permanent à Gaza” qui “équivaut à un nettoyage ethnique”, a mis en garde vendredi le Haut-Commissaire de l’ONU aux droits de l’Homme Volker Türk. Une ONG soutenue par les Etats-Unis et Israël, la Fondation humanitaire de Gaza, a annoncé se préparer à distribuer de l’aide humanitaire à Gaza fin mai. Mais l’ONU a exclu d’y participer, invoquant des problèmes de “neutralité”.

Ukraine : pour le Kremlin, un sommet Poutine-Zelensky n’est “possible” qu’après des “accords”

Le Kremlin a dit samedi qu’une rencontre entre Vladimir Poutine et Volodymyr Zelensky n’était “possible” qu’après que Moscou et Kiev aient trouvé des “accords”, pourtant difficilement envisageables à l’heure actuelle, au lendemain des premiers pourparlers de paix depuis 2022 qui n’ont pas abouti à une trêve.Sur le terrain, l’armée russe continue d’inlassablement bombarder l’Ukraine, provoquant dans la nuit la mort de neuf personnes dans le nord, selon les autorités ukrainiennes.A l’issue d’une semaine sous haute tension, Ukrainiens et Russes ont eu vendredi à Istanbul, sous médiation turque, leurs premières discussions directes en trois ans, qui ont surtout mis en évidence le fossé à combler pour mettre fin au conflit déclenché en février 2022.Le lendemain, les chefs des diplomaties russe, Sergueï Lavrov, et américaine, Marco Rubio, se sont appelés pour “échanger leurs points de vue sur les résultats” des pourparlers en Turquie, d’après le ministère russe des Affaires étrangères.M. Lavrov a “confirmé la volonté de Moscou de poursuivre la coopération” avec les Américains, a ajouté le ministère dans un communiqué.La veille, la délégation ukrainienne avait principalement réclamé aux Russes un cessez-le-feu “inconditionnel” et une rencontre entre les présidents de leurs deux pays.Elle n’a obtenu qu’un échange de 1.000 prisonniers de chaque camp, comme l’ont confirmé les négociateurs russes.Samedi, le chef du renseignement militaire ukrainien, Kyrylo Boudanov, a dit “espérer” que cet échange ait lieu “la semaine prochaine”.Au sujet d’un éventuel sommet Poutine-Zelensky, le porte-parole de la présidence russe, Dmitri Peskov, a pour sa part été clair : la Russie n’acceptera une telle rencontre – qui serait la première depuis 2019 entre les deux hommes – qu’une fois des “accords” trouvés sur le conflit.”Une telle rencontre (…) est possible. Mais uniquement à la suite d’accords entre les deux camps”, a-t-il martelé.- “Guerre et négociations simultanément” -Or, en l’état, comme l’a montré la réunion de la veille à Istanbul qui a duré moins de deux heures, les positions de Moscou et de Kiev restent inconciliables.Le Kremlin maintient des revendications maximalistes : que l’Ukraine renonce à rejoindre l’Otan, abandonne quatre de ses régions partiellement contrôlées par la Russie, en plus de la Crimée annexée en 2014, et que cessent les livraisons d’armes occidentales.L’Ukraine rejette fermement ces exigences, demandant que l’armée russe, qui occupe toujours près de 20% de son territoire, s’en retire.Pour de nouvelles discussions directes, Dmitri Peskov a souligné samedi qu’elles ne seraient possibles qu’une fois l’échange de prisonniers réalisé.”Il reste à faire ce dont les délégations sont convenues hier”, “avant tout” l'”échange de (prisonniers sur le format) 1.000 contre 1.000″, a-t-il insisté, citant aussi l’envoi des conditions de chaque camp à l’autre partie en vue d’une future trêve.Ces dernières semaines, Moscou a pourtant rejeté à plusieurs reprises l’offre ukrainienne de cessez-le-feu, malgré la pression des Européens et des Etats-Unis.Vendredi, le négociateur russe Medinski a cité Napoléon au moment d’expliquer le refus de Moscou : “+La guerre et les négociations doivent être menées simultanément+”, a-t-il dit à la télévision russe.Malgré l’absence d’avancée majeure, le président turc Recep Tayyip Erdogan a jugé samedi la réunion russo-ukrainienne “extrêmement importante”.- “Sanctions sévères” -Dans ce contexte, les hostilités se poursuivent sur le terrain.Un drone russe a “frappé” un minibus dans le nord de l’Ukraine, causant la mort de neuf personnes, selon les autorités de la région de Soumy, qui ont diffusé des photos d’une carcasse d’un tel véhicule sur une route.Le président Zelensky a dénoncé “un assassinat délibéré de civils”, précisant que sept personnes avaient en outre été blessées et appelant les Etats-Unis et l’UE à des “sanctions sévères” contre Moscou.Les autorités de la région de Kherson (sud-est) ont, quant à elles, fait état samedi de deux personnes tuées et 13 autres blessées dans des frappes russes.A l’avantage sur le front où elle progresse petit à petit, l’armée russe a revendiqué la prise de la localité d’Alexandropil dans la région ukrainienne de Donetsk (est).Vendredi, le président français Emmanuel Macron ainsi que les chefs des gouvernements allemand, britannique et polonais avaient pris Donald Trump à témoin et menacé la Russie de mesures “massives” à son encontre.”Les propositions de cessez-le-feu, dont je rappelle que c’est une initiative américaine, n’ont pas été respectées par le président Poutine”, a martelé M. Macron samedi. Son homologue américain Donald Trump a de son côté dit estimer vendredi que seul un sommet entre lui et M. Poutine permettrait une avancée concernant le règlement du conflit. Une telle rencontre est “certainement nécessaire”, a acquiescé le Kremlin.

Ukraine : pour le Kremlin, un sommet Poutine-Zelensky n’est “possible” qu’après des “accords”

Le Kremlin a dit samedi qu’une rencontre entre Vladimir Poutine et Volodymyr Zelensky n’était “possible” qu’après que Moscou et Kiev aient trouvé des “accords”, pourtant difficilement envisageables à l’heure actuelle, au lendemain des premiers pourparlers de paix depuis 2022 qui n’ont pas abouti à une trêve.Sur le terrain, l’armée russe continue d’inlassablement bombarder l’Ukraine, provoquant dans la nuit la mort de neuf personnes dans le nord, selon les autorités ukrainiennes.A l’issue d’une semaine sous haute tension, Ukrainiens et Russes ont eu vendredi à Istanbul, sous médiation turque, leurs premières discussions directes en trois ans, qui ont surtout mis en évidence le fossé à combler pour mettre fin au conflit déclenché en février 2022.Le lendemain, les chefs des diplomaties russe, Sergueï Lavrov, et américaine, Marco Rubio, se sont appelés pour “échanger leurs points de vue sur les résultats” des pourparlers en Turquie, d’après le ministère russe des Affaires étrangères.M. Lavrov a “confirmé la volonté de Moscou de poursuivre la coopération” avec les Américains, a ajouté le ministère dans un communiqué.La veille, la délégation ukrainienne avait principalement réclamé aux Russes un cessez-le-feu “inconditionnel” et une rencontre entre les présidents de leurs deux pays.Elle n’a obtenu qu’un échange de 1.000 prisonniers de chaque camp, comme l’ont confirmé les négociateurs russes.Samedi, le chef du renseignement militaire ukrainien, Kyrylo Boudanov, a dit “espérer” que cet échange ait lieu “la semaine prochaine”.Au sujet d’un éventuel sommet Poutine-Zelensky, le porte-parole de la présidence russe, Dmitri Peskov, a pour sa part été clair : la Russie n’acceptera une telle rencontre – qui serait la première depuis 2019 entre les deux hommes – qu’une fois des “accords” trouvés sur le conflit.”Une telle rencontre (…) est possible. Mais uniquement à la suite d’accords entre les deux camps”, a-t-il martelé.- “Guerre et négociations simultanément” -Or, en l’état, comme l’a montré la réunion de la veille à Istanbul qui a duré moins de deux heures, les positions de Moscou et de Kiev restent inconciliables.Le Kremlin maintient des revendications maximalistes : que l’Ukraine renonce à rejoindre l’Otan, abandonne quatre de ses régions partiellement contrôlées par la Russie, en plus de la Crimée annexée en 2014, et que cessent les livraisons d’armes occidentales.L’Ukraine rejette fermement ces exigences, demandant que l’armée russe, qui occupe toujours près de 20% de son territoire, s’en retire.Pour de nouvelles discussions directes, Dmitri Peskov a souligné samedi qu’elles ne seraient possibles qu’une fois l’échange de prisonniers réalisé.”Il reste à faire ce dont les délégations sont convenues hier”, “avant tout” l'”échange de (prisonniers sur le format) 1.000 contre 1.000″, a-t-il insisté, citant aussi l’envoi des conditions de chaque camp à l’autre partie en vue d’une future trêve.Ces dernières semaines, Moscou a pourtant rejeté à plusieurs reprises l’offre ukrainienne de cessez-le-feu, malgré la pression des Européens et des Etats-Unis.Vendredi, le négociateur russe Medinski a cité Napoléon au moment d’expliquer le refus de Moscou : “+La guerre et les négociations doivent être menées simultanément+”, a-t-il dit à la télévision russe.Malgré l’absence d’avancée majeure, le président turc Recep Tayyip Erdogan a jugé samedi la réunion russo-ukrainienne “extrêmement importante”.- “Sanctions sévères” -Dans ce contexte, les hostilités se poursuivent sur le terrain.Un drone russe a “frappé” un minibus dans le nord de l’Ukraine, causant la mort de neuf personnes, selon les autorités de la région de Soumy, qui ont diffusé des photos d’une carcasse d’un tel véhicule sur une route.Le président Zelensky a dénoncé “un assassinat délibéré de civils”, précisant que sept personnes avaient en outre été blessées et appelant les Etats-Unis et l’UE à des “sanctions sévères” contre Moscou.Les autorités de la région de Kherson (sud-est) ont, quant à elles, fait état samedi de deux personnes tuées et 13 autres blessées dans des frappes russes.A l’avantage sur le front où elle progresse petit à petit, l’armée russe a revendiqué la prise de la localité d’Alexandropil dans la région ukrainienne de Donetsk (est).Vendredi, le président français Emmanuel Macron ainsi que les chefs des gouvernements allemand, britannique et polonais avaient pris Donald Trump à témoin et menacé la Russie de mesures “massives” à son encontre.”Les propositions de cessez-le-feu, dont je rappelle que c’est une initiative américaine, n’ont pas été respectées par le président Poutine”, a martelé M. Macron samedi. Son homologue américain Donald Trump a de son côté dit estimer vendredi que seul un sommet entre lui et M. Poutine permettrait une avancée concernant le règlement du conflit. Une telle rencontre est “certainement nécessaire”, a acquiescé le Kremlin.

La France se dote d’un mémorial aux victimes homosexuelles de la déportation

Un mémorial en hommage aux victimes homosexuelles de la déportation et aux victimes LGBT+ “à travers l’Histoire” a été inauguré samedi à Paris à l’occasion de la journée internationale de lutte contre les LGBTphobies.”Reconnaître, c’est dire +cela s’est produit+ et dire +nous ne voulons pas que cela se reproduise+”, a déclaré la maire socialiste de Paris Anne Hidalgo lors de l’inauguration. “Il y a l’obligation de lutter contre la négation ou l’atténuation.”Ce travail est d’autant plus “fort qu’il “y a aujourd’hui des vents contraires, puissants, extrêmement dangereux qui voudraient nier cette diversité-là”, a-t-elle ajouté. Conçu par l’artiste Jean-Luc Verna, le mémorial – une immense étoile noire en acier de plus de trois tonnes – a été installé dans les jardins du port de l’Arsenal près de la place de la Bastille.”La face noire de l’étoile ce sont les corps qui ont été calcinés, c’est le deuil, c’est aussi une ombre qui nous dit que les choses peuvent arriver de nouveau”, a expliqué l’artiste. “Et l’autre face, le miroir, c’est le présent, avec les couleurs du temps qui passe et le ciel de Paris qui change aussi vite que l’opinion publique peut se retourner”. Contrairement à Sydney, Barcelone ou Amsterdam, le choix d’un monument en forme de triangle rose – symbole cousu par les nazis sur les uniformes des détenus homosexuels dans les camps – n’a pas été retenu dans un souci d’inclure les victimes actuelles. “C’est important que ce mémorial ne soit pas un simple hommage symbolique mais un outil de transmission, un acte de reconnaissance publique et un espace de questionnement sur les discriminations passées mais aussi sur celles qui perdurent aujourd’hui”, a insisté le président de l’association “Les Oublié.es de la mémoire”, Jean-Baptiste Trieu. Cet espace doit nous “rappeler que les droits ne sont jamais définitivement acquis, que les haines savent se réinventer et que notre responsabilité est de rester debout ensemble.”Selon les estimations, entre 5.000 et 15.000 personnes ont été déportées à l’échelle européenne par le régime nazi pendant la Seconde Guerre mondiale en raison de leur homosexualité. Pour la France, les chiffres des associations et des historiens varient entre une soixantaine et 200 personnes homosexuelles déportées. L’inauguration de ce mémorial constitue la dernière étape en date dans le processus de reconnaissance de ce pan de l’Histoire pendant longtemps méconnu ou passé sous silence avant les prises de parole officielles de Lionel Jospin, alors Premier ministre, en 2001, puis du président Jacques Chirac en 2005.