Ukraine: Trump annonce qu’il parlera à Poutine pour “mettre fin au bain de sang”

Donald Trump a annoncé qu’il parlerait lundi à son homologue russe pour “mettre fin au bain de sang” en Ukraine, après que la Russie a souligné samedi qu’il n’y aurait pas de rencontre Poutine-Zelensky sans “accords” entre Moscou et Kiev, difficilement envisageables pour l’heure.Au lendemain des premiers pourparlers de paix entre Ukrainiens et Russes depuis 2022, qui n’ont pas abouti à une trêve, l’armée russe a sur le terrain continué à bombarder l’Ukraine, tuant notamment neuf personnes dans le nord, selon les autorités locales.Donald Trump a déclaré samedi qu’il parlerait par téléphone lundi à Vladimir Poutine pour évoquer une fin à la guerre, avant de parler à Volodymyr Zelensky et à plusieurs dirigeants d’Etats membres de l’Otan.Objectif de l’appel entre MM. Trump et Poutine: “Mettre fin au +bain de sang+”, a déclaré le président américain sur sa plateforme Truth Social.Il a ajouté espérer que ce sera “une journée productive”, “qu’un cessez-le-feu aura lieu” et “que cette guerre très violente – une guerre qui n’aurait jamais dû se produire – prenne fin”.”Les Etats-Unis veulent parvenir à une fin durable de la guerre entre la Russie et l’Ukraine”, conformément au “message fort du président Trump”, a un peu plus tard abondé Tammy Bruce, porte-parole du secrétaire d’Etat américain Marco Rubio, depuis Rome où ce dernier va assister dimanche à la messe inaugurale du pape Léon XIV.”Le plan de paix proposé par les Etats-Unis définit la meilleure manière d’aller de l’avant”, a-t-elle insisté, en confirmant que M. Rubio avait eu samedi au téléphone son homologue russe Sergueï Lavrov, comme annoncé un peu plus tôt par Moscou, en saluant également l’accord sur l’échange de prisonniers conclu à Istanbul par l’Ukraine et la Russie.M. Rubio a au passage exprimé sa “reconnaissance” à l’égard du Vatican pour son rôle dans les échanges de prisonniers en Ukraine et son implication pour favoriser le retour d’enfants ukrainiens dans leurs foyers.- Positions inconciliables -Vendredi à Istanbul, les premières discussions directes entre Ukrainiens et Russes depuis le début de la guerre avaient surtout mis en évidence le fossé à combler pour mettre fin au conflit déclenché en février 2022.Côté russe, Sergueï Lavrov a “confirmé la volonté de Moscou de poursuivre la coopération” avec les Américains, ont indiqué ses services dans un communiqué.La veille, la délégation ukrainienne avait principalement réclamé aux Russes un cessez-le-feu “inconditionnel” et une rencontre entre les présidents de leurs deux pays.Elle n’a obtenu qu’un échange de 1.000 prisonniers de chaque camp, comme l’ont confirmé les négociateurs russes.Samedi, le chef du renseignement militaire ukrainien, Kyrylo Boudanov, a dit “espérer” que cet échange ait lieu “la semaine prochaine”.Au sujet d’un éventuel sommet Poutine-Zelensky, le porte-parole de la présidence russe, Dmitri Peskov, a clairement indiqué que la Russie n’accepterait une telle rencontre – qui serait la première depuis 2019 entre les deux hommes – qu’une fois que les deux camps auraient trouvé des “accords” sur le conflit.Or, en l’état, comme l’a montré la réunion de la veille à Istanbul qui a duré moins de deux heures, les positions de Moscou et de Kiev restent inconciliables.Le Kremlin maintient des revendications maximalistes : que l’Ukraine renonce à rejoindre l’Otan, abandonne quatre de ses régions partiellement contrôlées par la Russie, en plus de la Crimée annexée en 2014, et que cessent les livraisons d’armes occidentales.L’Ukraine rejette fermement ces exigences, demandant que l’armée russe, qui occupe toujours près de 20% de son territoire, s’en retire.Pour de nouvelles discussions directes, Dmitri Peskov a souligné samedi qu’elles ne seraient possibles qu’une fois l’échange de prisonniers réalisé. Il a également évoqué l’envoi des conditions de chaque camp à l’autre en vue d’une future trêve.- “Sanctions sévères” -Ces dernières semaines, Moscou a rejeté à plusieurs reprises l’offre ukrainienne de cessez-le-feu, malgré la pression des Européens et des Etats-Unis.Vendredi, le négociateur russe Medinski a cité Napoléon pour expliquer le refus de Moscou: “+La guerre et les négociations doivent être menées simultanément+”, a-t-il dit à la télévision russe.Dans ce contexte, les hostilités se poursuivent sur le terrain.Un drone russe a “frappé” dans la nuit un minibus dans le nord de l’Ukraine, tuant neuf personnes, selon les autorités de la région de Soumy, qui ont diffusé des photos d’une carcasse d’un tel véhicule sur une route.Volodymyr Zelensky a dénoncé “un assassinat délibéré de civils”, précisant que sept personnes avaient en outre été blessées et appelant les Etats-Unis et l’UE à des “sanctions sévères” contre Moscou.Les autorités de la région de Kherson (sud-est) ont, quant à elles, fait état samedi de deux personnes tuées et 13 autres blessées dans des frappes russes.A l’avantage sur le front où elle progresse petit à petit, l’armée russe a revendiqué la prise de la localité d’Alexandropil dans la région ukrainienne de Donetsk (est).Vendredi, le président français Emmanuel Macron ainsi que les chefs des gouvernements allemand, britannique et polonais avaient pris Donald Trump à témoin et menacé la Russie de mesures “massives” à son encontre.”Les propositions de cessez-le-feu, dont je rappelle que c’est une initiative américaine, n’ont pas été respectées par le président Poutine”, a martelé M. Macron samedi. 

Ukraine: Trump annonce qu’il parlera à Poutine pour “mettre fin au bain de sang”

Donald Trump a annoncé qu’il parlerait lundi à son homologue russe pour “mettre fin au bain de sang” en Ukraine, après que la Russie a souligné samedi qu’il n’y aurait pas de rencontre Poutine-Zelensky sans “accords” entre Moscou et Kiev, difficilement envisageables pour l’heure.Au lendemain des premiers pourparlers de paix entre Ukrainiens et Russes depuis 2022, qui n’ont pas abouti à une trêve, l’armée russe a sur le terrain continué à bombarder l’Ukraine, tuant notamment neuf personnes dans le nord, selon les autorités locales.Donald Trump a déclaré samedi qu’il parlerait par téléphone lundi à Vladimir Poutine pour évoquer une fin à la guerre, avant de parler à Volodymyr Zelensky et à plusieurs dirigeants d’Etats membres de l’Otan.Objectif de l’appel entre MM. Trump et Poutine: “Mettre fin au +bain de sang+”, a déclaré le président américain sur sa plateforme Truth Social.Il a ajouté espérer que ce sera “une journée productive”, “qu’un cessez-le-feu aura lieu” et “que cette guerre très violente – une guerre qui n’aurait jamais dû se produire – prenne fin”.”Les Etats-Unis veulent parvenir à une fin durable de la guerre entre la Russie et l’Ukraine”, conformément au “message fort du président Trump”, a un peu plus tard abondé Tammy Bruce, porte-parole du secrétaire d’Etat américain Marco Rubio, depuis Rome où ce dernier va assister dimanche à la messe inaugurale du pape Léon XIV.”Le plan de paix proposé par les Etats-Unis définit la meilleure manière d’aller de l’avant”, a-t-elle insisté, en confirmant que M. Rubio avait eu samedi au téléphone son homologue russe Sergueï Lavrov, comme annoncé un peu plus tôt par Moscou, en saluant également l’accord sur l’échange de prisonniers conclu à Istanbul par l’Ukraine et la Russie.M. Rubio a au passage exprimé sa “reconnaissance” à l’égard du Vatican pour son rôle dans les échanges de prisonniers en Ukraine et son implication pour favoriser le retour d’enfants ukrainiens dans leurs foyers.- Positions inconciliables -Vendredi à Istanbul, les premières discussions directes entre Ukrainiens et Russes depuis le début de la guerre avaient surtout mis en évidence le fossé à combler pour mettre fin au conflit déclenché en février 2022.Côté russe, Sergueï Lavrov a “confirmé la volonté de Moscou de poursuivre la coopération” avec les Américains, ont indiqué ses services dans un communiqué.La veille, la délégation ukrainienne avait principalement réclamé aux Russes un cessez-le-feu “inconditionnel” et une rencontre entre les présidents de leurs deux pays.Elle n’a obtenu qu’un échange de 1.000 prisonniers de chaque camp, comme l’ont confirmé les négociateurs russes.Samedi, le chef du renseignement militaire ukrainien, Kyrylo Boudanov, a dit “espérer” que cet échange ait lieu “la semaine prochaine”.Au sujet d’un éventuel sommet Poutine-Zelensky, le porte-parole de la présidence russe, Dmitri Peskov, a clairement indiqué que la Russie n’accepterait une telle rencontre – qui serait la première depuis 2019 entre les deux hommes – qu’une fois que les deux camps auraient trouvé des “accords” sur le conflit.Or, en l’état, comme l’a montré la réunion de la veille à Istanbul qui a duré moins de deux heures, les positions de Moscou et de Kiev restent inconciliables.Le Kremlin maintient des revendications maximalistes : que l’Ukraine renonce à rejoindre l’Otan, abandonne quatre de ses régions partiellement contrôlées par la Russie, en plus de la Crimée annexée en 2014, et que cessent les livraisons d’armes occidentales.L’Ukraine rejette fermement ces exigences, demandant que l’armée russe, qui occupe toujours près de 20% de son territoire, s’en retire.Pour de nouvelles discussions directes, Dmitri Peskov a souligné samedi qu’elles ne seraient possibles qu’une fois l’échange de prisonniers réalisé. Il a également évoqué l’envoi des conditions de chaque camp à l’autre en vue d’une future trêve.- “Sanctions sévères” -Ces dernières semaines, Moscou a rejeté à plusieurs reprises l’offre ukrainienne de cessez-le-feu, malgré la pression des Européens et des Etats-Unis.Vendredi, le négociateur russe Medinski a cité Napoléon pour expliquer le refus de Moscou: “+La guerre et les négociations doivent être menées simultanément+”, a-t-il dit à la télévision russe.Dans ce contexte, les hostilités se poursuivent sur le terrain.Un drone russe a “frappé” dans la nuit un minibus dans le nord de l’Ukraine, tuant neuf personnes, selon les autorités de la région de Soumy, qui ont diffusé des photos d’une carcasse d’un tel véhicule sur une route.Volodymyr Zelensky a dénoncé “un assassinat délibéré de civils”, précisant que sept personnes avaient en outre été blessées et appelant les Etats-Unis et l’UE à des “sanctions sévères” contre Moscou.Les autorités de la région de Kherson (sud-est) ont, quant à elles, fait état samedi de deux personnes tuées et 13 autres blessées dans des frappes russes.A l’avantage sur le front où elle progresse petit à petit, l’armée russe a revendiqué la prise de la localité d’Alexandropil dans la région ukrainienne de Donetsk (est).Vendredi, le président français Emmanuel Macron ainsi que les chefs des gouvernements allemand, britannique et polonais avaient pris Donald Trump à témoin et menacé la Russie de mesures “massives” à son encontre.”Les propositions de cessez-le-feu, dont je rappelle que c’est une initiative américaine, n’ont pas été respectées par le président Poutine”, a martelé M. Macron samedi. 

Robert Pattinson et Jennifer Lawrence, attractions du jour à Cannes

La température monte encore d’un cran à Cannes samedi avec l’arrivée sur la Croisette de Robert Pattinson et Jennifer Lawrence, mégastars à l’affiche de “Die, My Love”, présenté en compétition en fin de journée.Pattinson en chemise à carreaux fins et blazer gris, Jennifer Lawrence en ensemble blanc, les trentenaires se sont prêtés au jeu des photographes sur la terrasse d’un palace dans l’après-midi.Ils devaient ensuite monter les marches en soirée pour “Die, My Love” (02H00) de la Britannique Lynne Ramsay (prix du scénario à Cannes en 2017 pour “A Beautiful Day”).Très peu d’informations ont filtré sur ce thriller, centré sur l’histoire d’une jeune mère, avant sa projection officielle.Le casting, lui, fait saliver : Pattinson, Britannique découvert dans “Harry Potter” et “Twilight” avant d’incarner Batman, et Jennifer Lawrence, Américaine à l’Oscar de la meilleure actrice en 2013 pour “Happiness Therapy”, sont parmi les stars les plus attendues à Cannes cette année.- “Qu’ils aillent se faire foutre” -En attendant, le festival a entendu l’un des acteurs du néo-western “Eddington” d’Ari Aster, Pedro Pascal, s’exprimer en conférence de presse samedi sur sa participation à ce film qui offre un tableau satirique des démons de l’Amérique contemporaine, du complotisme à l’ultra-violence.La star des séries “The Last of Us” et “Narcos” a appelé le cinéma à ne pas se laisser intimider par Donald Trump et à ne pas avoir peur de le critiquer. “Que ceux qui essaient de vous faire peur aillent se faire foutre !”, a-t-il lancé. “Continuez à raconter des histoires, continuez à vous exprimer et continuez à vous battre pour être qui vous êtes !Sur grand écran, le Britannique Harris Dickinson (“Sans filtre”, Palme d’or 2022, “Babygirl”) a lui été longuement applaudi pour “Urchin”, son très réussi premier film de réalisateur qui suit la tentative de réinsertion d’un jeune SDF.”Je voulais essayer de raconter une histoire centrée sur un personnage qui fait face à un comportement cyclique et lui donner vie avec un peu de légèreté, d’humanité et sans jugement, tenter de montrer une vision complète de cette personne”, a-t-il déclaré à l’AFP à propos de ce long-métrage dans la section Un certain regard.De Pagnol à la Nouvelle VagueCôté compétition, les festivaliers et le jury présidé par Juliette Binoche ont pu découvrir “Renoir”, de la Japonaise Chie Hayakawa. Ce tableau qui emprunte à l’esprit de Kore-eda, en plus sombre et très impressionniste, suit la quête désespérée de lien humain d’une fillette dont le père est en phase terminale de cancer.Suit en début de soirée “Nouvelle Vague”, film français de l’Américain Richard Linklater, également en lice pour la Palme d’or. Le film (01h45, en salles en France le 8 octobre) retrace le tournage d'”A bout de souffle” de Jean-Luc Godard, figure phare de la Nouvelle Vague dans les années 1960.Un autre grand nom du cinéma, et de la littérature, a l’honneur d’un film samedi : Marcel Pagnol (1895-1974), écrivain et cinéaste du midi de la France, auteur de “Manon des sources” ou “Topaze”.L’histoire de celui qui fut président en 1955 du jury cannois qui a remis la toute première Palme d’or de l’Histoire est au coeur d’un film d’animation, “Marcel et Monsieur Pagnol”, signé Sylvain Chomet (“Les triplettes de Belleville”)

Robert Pattinson et Jennifer Lawrence, attractions du jour à Cannes

La température monte encore d’un cran à Cannes samedi avec l’arrivée sur la Croisette de Robert Pattinson et Jennifer Lawrence, mégastars à l’affiche de “Die, My Love”, présenté en compétition en fin de journée.Pattinson en chemise à carreaux fins et blazer gris, Jennifer Lawrence en ensemble blanc, les trentenaires se sont prêtés au jeu des photographes sur la terrasse d’un palace dans l’après-midi.Ils devaient ensuite monter les marches en soirée pour “Die, My Love” (02H00) de la Britannique Lynne Ramsay (prix du scénario à Cannes en 2017 pour “A Beautiful Day”).Très peu d’informations ont filtré sur ce thriller, centré sur l’histoire d’une jeune mère, avant sa projection officielle.Le casting, lui, fait saliver : Pattinson, Britannique découvert dans “Harry Potter” et “Twilight” avant d’incarner Batman, et Jennifer Lawrence, Américaine à l’Oscar de la meilleure actrice en 2013 pour “Happiness Therapy”, sont parmi les stars les plus attendues à Cannes cette année.- “Qu’ils aillent se faire foutre” -En attendant, le festival a entendu l’un des acteurs du néo-western “Eddington” d’Ari Aster, Pedro Pascal, s’exprimer en conférence de presse samedi sur sa participation à ce film qui offre un tableau satirique des démons de l’Amérique contemporaine, du complotisme à l’ultra-violence.La star des séries “The Last of Us” et “Narcos” a appelé le cinéma à ne pas se laisser intimider par Donald Trump et à ne pas avoir peur de le critiquer. “Que ceux qui essaient de vous faire peur aillent se faire foutre !”, a-t-il lancé. “Continuez à raconter des histoires, continuez à vous exprimer et continuez à vous battre pour être qui vous êtes !Sur grand écran, le Britannique Harris Dickinson (“Sans filtre”, Palme d’or 2022, “Babygirl”) a lui été longuement applaudi pour “Urchin”, son très réussi premier film de réalisateur qui suit la tentative de réinsertion d’un jeune SDF.”Je voulais essayer de raconter une histoire centrée sur un personnage qui fait face à un comportement cyclique et lui donner vie avec un peu de légèreté, d’humanité et sans jugement, tenter de montrer une vision complète de cette personne”, a-t-il déclaré à l’AFP à propos de ce long-métrage dans la section Un certain regard.De Pagnol à la Nouvelle VagueCôté compétition, les festivaliers et le jury présidé par Juliette Binoche ont pu découvrir “Renoir”, de la Japonaise Chie Hayakawa. Ce tableau qui emprunte à l’esprit de Kore-eda, en plus sombre et très impressionniste, suit la quête désespérée de lien humain d’une fillette dont le père est en phase terminale de cancer.Suit en début de soirée “Nouvelle Vague”, film français de l’Américain Richard Linklater, également en lice pour la Palme d’or. Le film (01h45, en salles en France le 8 octobre) retrace le tournage d'”A bout de souffle” de Jean-Luc Godard, figure phare de la Nouvelle Vague dans les années 1960.Un autre grand nom du cinéma, et de la littérature, a l’honneur d’un film samedi : Marcel Pagnol (1895-1974), écrivain et cinéaste du midi de la France, auteur de “Manon des sources” ou “Topaze”.L’histoire de celui qui fut président en 1955 du jury cannois qui a remis la toute première Palme d’or de l’Histoire est au coeur d’un film d’animation, “Marcel et Monsieur Pagnol”, signé Sylvain Chomet (“Les triplettes de Belleville”)

Werenoi, meilleur vendeur d’albums en France, meurt brutalement à 31 ans

Champion des ventes d’albums en France depuis deux ans après une ascension fulgurante, le rappeur Werenoi est mort brutalement à l’âge de 31 ans.”Repose en paix mon frère”, a écrit samedi sur le réseau social X son producteur, connu sous le pseudonyme de Babs, confirmant des informations de presse signalant le décès du rappeur à l’hôpital à Paris, après une détérioration soudaine de sa santé.Les causes de la mort n’ont pas été précisées.Pour sa dernière apparition médiatique mardi, dans une vidéo filmée pour la cérémonie des Flammes, des trophées dédiés au rap et ses courants, Werenoi se montrait avec le bras en écharpe.”Je suis dégoûté, j’ai pas pu être là ce soir. Suite à une grosse blessure. Mais c’est que partie remise”, y affirmait-il. Il recevait alors la Flamme Spotify du meilleur album de l’année pour “Pyramide 2”, son troisième disque, sorti en octobre.Werenoi, Jérémy Bana Owona à l’état civil, s’est imposé comme l’artiste ayant vendu le plus d’albums en France en 2023 comme en 2024, selon les chiffres du Syndicat national de l’édition phonographique (Snep).- Discrétion -Si, malgré ce succès immense, il est assez méconnu en dehors des amateurs de rap, c’est qu’il a cultivé une très grande discrétion médiatique.Werenoi a revendiqué un goût pour la modestie, la réserve et le travail, qui lui aurait été inculqué par sa famille camerounaise de Montreuil (Seine-Saint-Denis).Être l’artiste qui vend le mieux, expliquait-il au Parisien en janvier 2024, “c’est quand même une surprise, mais cela veut dire qu’on a fait du bon travail”. “On ne l’a pas fêté. Il faut garder la tête sur les épaules, dans la vie en général. C’est l’éducation que j’ai reçue”, ajoutait-il.”Le succès est arrivé vite, c’est vrai. C’est dû, je pense, à beaucoup de travail. Je passe quasiment ma vie en studio”, confiait-il, alors que son premier titre, “Guadalajara”, était sorti en 2021.Werenoi s’exposait avec une expression neutre et des lunettes de soleil. L’expression de ses émotions était réservée au public de ses concerts.”La scène rap perd l’un de ses talents”, a affirmé dans un communiqué la ministre de la Culture, Rachida Dati, saluant sa “discrétion (…) à l’heure de la surexposition”.- “La rue, la fierté” -“À travers ses textes, Werenoi racontait la rue, la fierté, les douleurs, les espoirs aussi — ceux d’une jeunesse souvent stigmatisée mais qui ne renonce pas. Il portait haut les couleurs de sa ville”, a écrit sur Instagram le maire de Montreuil, Patrice Bessac.Ne s’étant jamais éloigné de cette ville, il avait évoqué dans le journal municipal ses influences à l’occasion du Festival des cultures urbaines 2024. “Je me suis inspiré du rap français en général. C’est une passion pour moi depuis que je suis tout jeune”, disait-il, citant ses débuts sur une scène libre, Café la Pêche.La critique saluait son talent, entre rap agressif et mélodies entraînantes, pour les airs accrocheurs et le soin accordé à chaque chanson.”Un récital à la hauteur des espérances: à la fois bourré de spleen, de productions ultra-efficaces (par Barbe Noire ou Noxious) et de mélodies scotchées dans le cerveau”, écrivait la Fnac à l’occasion de son quatrième album, “Diamant noir”, paru en avril.Pour RFI, son succès venait d’une capacité hors norme à satisfaire les goûts d’un vaste public dans le rap, pour devenir une “véritable machine à hit”. “Rien de révolutionnaire. Il reprend à sa manière les codes actuels, entrecoupant ses refrains mélodieux et entêtants de couplets nonchalants, sur des beats très bien produits”, estimait la radio.Parmi les hommages des autres rappeurs, SCH a publié une photo de Werenoi sur Instagram, avec pour seul commentaire une colombe.

Allemagne: Dortmund arrache son ticket pour la Ligue des champions, tout comme Francfort

Vainqueur de Kiel (3-0), le Borussia Dortmund a arraché in extremis son ticket pour la prochaine Ligue des champions, grâce à sa 4e place à l’issue de la 34e et dernière journée du championnat d’Allemagne, samedi après-midi.Avec 57 points au compteur, Dortmund termine 4e de la Bundesliga, et accompagnera le Bayern Munich (champion), le Bayer Leverkusen (2e) et l’Eintracht Francfort (3e) en C1 la saison prochaine.Battu par l’Eintracht (3-1) sur sa pelouse samedi après-midi, Fribourg devra se contenter de la Ligue Europa avec sa 5e place, alors que Mayence disputera les barrages de la Ligue Conférence grâce à sa 6e place, décrochée après son match nul samedi contre Leverkusen (2-2).Seulement 7e avec 51 points, le RB Leipzig ne disputera pas de compétition européenne en 2025/26, une première depuis sa première montée en Bundesliga en 2016/17.Dans leur Westfalenstadion, les hommes de Niko Kovac devaient s’imposer par deux buts d’écart pour être sûrs de finir dans le top 4 de la Bundesliga, qui semblait hors d’atteinte à la mi-mars (11e place et 10 points de retard sur la quatrième place).Ils ont vécu dix premières minutes intenses, avec un but sur penalty de Serhou Guirassy dès la 3e minute et un carton rouge pour Kiel à la 9e minute.- Olise meilleur passeur décisif -Inexistants pendant le reste de la première période, les coéquipiers de Julian Brandt ont doublé la mise au retour des vestiaires par l’Autrichien Marcel Sabitzer (47e). Felix Nmecha a inscrit le 3e but de Dortmund à la 72e minute, avant une vingtaine de minutes de fête dans les travées du Westfalenstadion.Dortmund n’avait pas visité le top 4 de la Bundesliga depuis début septembre (3e journée), alors que Francfort n’en est plus sorti depuis début novembre et la 9e journée de Bundesliga.Les hommes de Dino Toppmöller ont toutefois dû attendre l’ultime journée pour valider leur place en Ligue des champions. Menés 1 à 0 à Fribourg, ils ont renversé la rencontre grâce à l’espoir allemand Ansgar Knauff juste avant la pause (45e+4), avant de prendre les commandes à l’heure de jeu par Rasmus Kristensen (61e) et Ellyes Skhiri (63e).Pour le 503e et dernier match de Thomas Müller pour le Bayern en Bundesliga (le 751e de sa carrière sous les couleurs munichoises), les hommes de Vincent Kompany ont corrigé Hoffenheim (4-0) avec un 26e but de Harry Kane, qui finit à nouveau meilleur buteur de Bundesliga, et une nouvelle démonstration de Michael Olise, avec un but et une passe décisive pour la quatrième journée d’affilée, série inédite pour un joueur du championnat allemand depuis Marco Reus en 2014.L’international français conclut ainsi de la plus belle des façons sa première saison avec le Bayern: 17 buts et 21 passes décisives toutes compétitions confondues, et meilleur passeur décisif de Bundesliga (15).

La dernière favela du centre de Sao Paulo en plein démantèlement

Cintia Bomfim a vu son fils aîné atteint par deux balles de caoutchouc durant une manifestation cette semaine au Moinho, la dernière favela du centre-ville de Sao Paulo, sur le point de disparaître sur décision des autorités locales.Deux jours plus tard, il a été offert à cette Brésilienne de 39 ans de quoi acheter un nouveau logement pour quitter ce quartier pauvre coincé entre deux voies ferrées.Le gouvernement de l’Etat de Sao Paulo veut le raser dans le cadre de son plan de rénovation du centre de cette mégalopole de 12 millions d’âmes, la plus riche et la plus peuplée d’Amérique latine.L’offre de compensation a été formulée jeudi, après plusieurs jours de manifestations réprimées par une intervention policière musclée, dans ce quartier pauvre où vivent environ 900 familles.Dans le centre-ville, bars et restaurants à la mode cohabitent avec des immeubles populaires, des familles de sans-abris et des zones dominées par des gangs de narcotrafiquants.”Le centre de Sao Paulo est une des zones au mètre carré le plus cher de l’Etat et fait l’objet d’une grande spéculation immobilière, ce qui augmente la pression pour expulser les plus pauvres”, argumente la députée locale de gauche Paula Nunes.Le gouvernement de droite de Sao Paulo compte utiliser ce terrain, d’une superficie équivalente à trois terrains de football, pour construire un parc.- Chiens et gaz lacrymogène -Cintia Bomfim sait qu’elle devra bientôt fermer sa boulangerie installée dans la rue principale de Moinho et abandonner ce quartier où elle vit depuis 18 ans. “S’il faut que je parte, je veux être mieux lotie, car je me suis battue pendant des années pour faire tourner mon commerce, ce n’est pas tombé du ciel”, dit-elle à l’AFP, dans cette favela dont les premiers habitants sont arrivés dans les années 90.En début de semaine, les policiers on tiré des balles de caoutchouc et lancé des bombes de gaz lacrymogènes sur des habitants qui protestaient contre le démantèlement de la favela.Les forces de l’ordre sont également entrées dans des maisons avec des chiens et ont pointé leurs armes sur certaines personnes, a constaté l’AFP.Le gouvernement de Sao Paulo affirme que le “crime organisé” est derrière ces manifestations, une version niée véhément par les habitants.”Je ne suis pas venue vivre ici parce que j’en avais envie. Avant, je vendais des bonbons aux feux rouges et je n’avais pas les moyens de payer un loyer” en dehors de la favela, déclare Cintia Bonfim.Moinho (le moulin, en portugais) est l’ultime favela du centre de Sao Paulo, les autres ayant été progressivement rasées au cours des dernières décennies. La plupart des favelas de la mégalopole se trouvent dans des zones périphériques, et elles sont bien plus étendues que celles qui se trouvaient en centre-ville.- Rivalités politiques -Le gouvernement fédéral et celui de l’Etat de Sao Paulo se sont mis d’accord jeudi pour verser à chaque famille de Moinho 250.000 réais (environ 40.000 euros) destinés à l’achat d’un nouveau logement en contrepartie de leur départ de la favela.”L’attribution de cet apport (pour acheter un logement) est une victoire importante”, estime Yasmin Moja, membre de l’association communautaire locale.L’offre initiale des autorités ne comprenait que des lignes de crédit pour un prêt immobilier, ce que les habitants jugeaient insuffisant.La polémique autour de la favela du Moinho a également pris des contours politiques.L’Etat de Sao Paulo est dirigé par Tarcisio de Freitas, ancien ministre de l’ex-président d’extrême droite Jair Bolsonaro. Ce gouverneur en vue pourrait affronter le chef de l’Etat et leader de la gauche Luiz Inacio Lula da Silva à la présidentielle l’an prochain, si les deux se lancent dans la course.Le terrain de la favela appartient à l’Etat fédéral, qui a accepté de le céder à Sao Paulo, à condition que les habitants aient droit à des logements dignes.Le gouvernement Lula avait menacé de suspendre cette cession en début de semaine, alors que l’intervention policière montait en puissance, avant qu’un accord soit finalement trouvé avec les autorités de Sao Paulo pour subventionner l’achat des logements des habitants délogés.

Dati appelle producteurs et réalisateurs à se mobiliser pour l’exception culturelle française

La ministre de la Culture Rachida Dati, en visite au Festival de Cannes, a invité samedi producteurs et réalisateurs à l’accompagner à Bruxelles pour défendre l’exception culturelle française, bousculée par “l’intelligence artificielle, les tensions géopolitiques et les coups de boutoir de l’administration américaine”.”Toutes sections confondues, parmi les 107 films sélectionnés (à Cannes), 39 sont Français, plus d’un tiers”, a salué Mme Dati en préambule de son discours.”Défendre notre exception culturelle est certes une grande et belle idée, mais il ne faut pas qu’elle reste au stade de l’idée”, a-t-elle aussitôt averti.Rachida Dati a ainsi invité les grands réalisateurs et producteurs à se rendre à la Commission européenne pour défendre le modèle français, et plus largement le cinéma européen.”Nos diplomates, tous ceux qui travaillent à la Commission, nous disent: nous, on se bat pour défendre ce modèle français mais on voit de moins en moins d’artistes” venir soutenir ce combat, a déploré la ministre.”J’ai connu des Claude Berry, des (Bertrand) Tavernier venant défendre ce modèle”, s’est-elle rappelée.”Certains disent +non, on ne veut pas mélanger la politique+, mais on ne vous demande pas de faire des photos avec nous sur une affiche électorale”, a tancé Rachida Dati, qui s’exprimait depuis la tente du Centre national du cinéma et de l’image animée (CNC).”En Europe, le cinéma américain occupe plus de 60% de nos écrans” contre 36% en France, a indiqué Mme Dati. Le cinéma européen ne représente qu’un tiers des entrées en salle sur le Vieux continent, le reste revenant principalement au cinéma américain.Elle est donc revenue sur les deux piliers à défendre pour assurer la pérennité d’une industrie du cinéma dynamique sur le continent européen. Elle a d’abord appelé à défendre la directive européenne SMA (Services de médias audiovisuels) qui encadre le secteur et prévoit des obligations d’investissements dans les créations européennes pour les plateformes comme Netflix.Seconde priorité: “mieux organiser la circulation des oeuvres, renforcer leur visibilité et structurer leur diffusion” en Europe, a insisté Rachida Dati. “Cela suppose aussi de travailler ensemble, de co-produire davantage”, a-t-elle souligné.”Une œuvre européenne co-produite est une œuvre qui circule plus, qui touche un public plus large”, a remarqué Mme Dati.Vendredi, la ministre française et 23 de ses homologues européens ont signé une tribune publiée dans Le Figaro pour appeler à “une Europe de la culture dont le cinéma doit être une composante centrale”.