Sur une plage en Israël, le face-à-face dangereux entre requins et humains

Avec son sable doré et ses eaux bleues, la plage de Hadera, dans le centre d’Israël, ressemble à n’importe quelle autre plage méditerranéenne, mais à y regarder de plus près, quelque chose d’inhabituel émerge des vagues: des ailerons de requins.Glissant élégamment dans les flots, les squales viennent habituellement dans cette zone de novembre à mai, attirés par les rejets d’eau chaude d’une centrale électrique voisine.De quoi créer une cohabitation riche en adrénaline entre des prédateurs toujours plus audacieux et des humains toujours plus curieux, voire imprudents.Fait sans précédent, un homme qui s’était approché d’un peu trop près a été mortellement attaqué en avril sous les cris d’effroi de badauds sur la plage.Il ne restait plus que ses os, ont déclaré des secouristes à l’AFP.Baigneurs, autorités, spécialistes de l’environnement et experts des requins s’interrogent: comment un tel drame a-t-il pu se produire? Et que faire pour éviter qu’il ne se répète?”Les requins sont inoffensifs et n’attaquent jamais en temps normal, sauf s’ils se sentent menacés ou si quelqu’un empiète sur leur territoire”, explique à l’AFP Irene Nurit Cohn, membre de l’unité de plongée de l’organisation de secours Zaka.”Je plonge depuis 1982, j’ai vu beaucoup de requins dans ma vie. C’est une expérience magnifique et impressionnante (…) mais ils ne sont pas dangereux”, ajoute-t-elle.La plongeuse a participé aux recherches lancées pour retrouver Barak Tzach, père de quatre enfants âgé de 45 ans, tué dans l’attaque en avril.Ce sont les humains qui “ne se comportent pas comme ils le devraient” envers les requins, estime-t-elle.”Les gens les touchaient, les dérangeaient”, a-t-elle expliqué, ajoutant que la médiatisation récente sur la présence des squales avait attiré encore plus de curieux.- Respecter l’océan -Immédiatement après cet épisode, les autorités locales ont érigé des clôtures métalliques avec des panneaux “danger” et bloqué la route d’accès à la réserve naturelle adjacente avec une barrière en béton.Mais deux semaines plus tard, tout a été retiré, et la vie a repris son cours.Einav et Carmel, deux adolescentes, disent être venues spécialement pour voir les requins.Ce “sont mes animaux préférés, donc je voulais vraiment les voir, mais nous n’irons pas dans l’eau”, confie Carmel.Matan Ben David, instructeur de chasse sous-marine et de plongée, continue quant à lui d’y entrer, mais insiste sur le respect des règles.”Les requins font partie de la nature, quelque chose que nous devons respecter. Nous devons respecter l’océan, nous ne sommes que des visiteurs ici”, dit-il, déplorant avoir vu des gens entourer les requins pour les prendre en photo.Ce “sont des animaux incroyables, très majestueux, mais ce sont des super-prédateurs”, ajoute-t-il.- “Conflit d’espace” -Comme toutes les plages non surveillées en Israël, celle où s’est produite l’attaque mortelle était interdite à la baignade – une interdiction largement bafouée.Leigh Livine, chercheuse spécialisée dans les requins, étudie depuis quatre ans cette zone où affluent requins gris et requins sombres.Selon elle, les recherches ont montré initialement que “les requins évitaient les conflits directs avec les humains”.Mais, ajoute-t-elle, “il y a une zone très, très restreinte où ce conflit entre les humains et la faune devient vraiment apparent à certaines périodes de l’année”.En Israël, la saison des bains de mer commence habituellement en juin, mais avec le réchauffement climatique, où à la faveur de vagues de chaleur, les baigneurs se jettent à l’eau toujours plus tôt chaque année, quitte à tomber nez à nez avec un de ces prédateurs des mers.Leigh Livine se dit aussi étonnée “qu’un tel drame [l’attaque d’avril, NDLR] ne soit pas survenu plus tôt”.”Cela se résume souvent à un conflit d’espace: ressources alimentaires ou de territoire. Et nous avons vu des humains harceler les requins, les provoquer vraiment”, dit-elle.”Les requins s’habituent à la présence humaine, mais c’est leur habitat. Il est essentiel de leur témoigner le respect qu’ils méritent chez eux”.

Sur une plage en Israël, le face-à-face dangereux entre requins et humains

Avec son sable doré et ses eaux bleues, la plage de Hadera, dans le centre d’Israël, ressemble à n’importe quelle autre plage méditerranéenne, mais à y regarder de plus près, quelque chose d’inhabituel émerge des vagues: des ailerons de requins.Glissant élégamment dans les flots, les squales viennent habituellement dans cette zone de novembre à mai, attirés par les rejets d’eau chaude d’une centrale électrique voisine.De quoi créer une cohabitation riche en adrénaline entre des prédateurs toujours plus audacieux et des humains toujours plus curieux, voire imprudents.Fait sans précédent, un homme qui s’était approché d’un peu trop près a été mortellement attaqué en avril sous les cris d’effroi de badauds sur la plage.Il ne restait plus que ses os, ont déclaré des secouristes à l’AFP.Baigneurs, autorités, spécialistes de l’environnement et experts des requins s’interrogent: comment un tel drame a-t-il pu se produire? Et que faire pour éviter qu’il ne se répète?”Les requins sont inoffensifs et n’attaquent jamais en temps normal, sauf s’ils se sentent menacés ou si quelqu’un empiète sur leur territoire”, explique à l’AFP Irene Nurit Cohn, membre de l’unité de plongée de l’organisation de secours Zaka.”Je plonge depuis 1982, j’ai vu beaucoup de requins dans ma vie. C’est une expérience magnifique et impressionnante (…) mais ils ne sont pas dangereux”, ajoute-t-elle.La plongeuse a participé aux recherches lancées pour retrouver Barak Tzach, père de quatre enfants âgé de 45 ans, tué dans l’attaque en avril.Ce sont les humains qui “ne se comportent pas comme ils le devraient” envers les requins, estime-t-elle.”Les gens les touchaient, les dérangeaient”, a-t-elle expliqué, ajoutant que la médiatisation récente sur la présence des squales avait attiré encore plus de curieux.- Respecter l’océan -Immédiatement après cet épisode, les autorités locales ont érigé des clôtures métalliques avec des panneaux “danger” et bloqué la route d’accès à la réserve naturelle adjacente avec une barrière en béton.Mais deux semaines plus tard, tout a été retiré, et la vie a repris son cours.Einav et Carmel, deux adolescentes, disent être venues spécialement pour voir les requins.Ce “sont mes animaux préférés, donc je voulais vraiment les voir, mais nous n’irons pas dans l’eau”, confie Carmel.Matan Ben David, instructeur de chasse sous-marine et de plongée, continue quant à lui d’y entrer, mais insiste sur le respect des règles.”Les requins font partie de la nature, quelque chose que nous devons respecter. Nous devons respecter l’océan, nous ne sommes que des visiteurs ici”, dit-il, déplorant avoir vu des gens entourer les requins pour les prendre en photo.Ce “sont des animaux incroyables, très majestueux, mais ce sont des super-prédateurs”, ajoute-t-il.- “Conflit d’espace” -Comme toutes les plages non surveillées en Israël, celle où s’est produite l’attaque mortelle était interdite à la baignade – une interdiction largement bafouée.Leigh Livine, chercheuse spécialisée dans les requins, étudie depuis quatre ans cette zone où affluent requins gris et requins sombres.Selon elle, les recherches ont montré initialement que “les requins évitaient les conflits directs avec les humains”.Mais, ajoute-t-elle, “il y a une zone très, très restreinte où ce conflit entre les humains et la faune devient vraiment apparent à certaines périodes de l’année”.En Israël, la saison des bains de mer commence habituellement en juin, mais avec le réchauffement climatique, où à la faveur de vagues de chaleur, les baigneurs se jettent à l’eau toujours plus tôt chaque année, quitte à tomber nez à nez avec un de ces prédateurs des mers.Leigh Livine se dit aussi étonnée “qu’un tel drame [l’attaque d’avril, NDLR] ne soit pas survenu plus tôt”.”Cela se résume souvent à un conflit d’espace: ressources alimentaires ou de territoire. Et nous avons vu des humains harceler les requins, les provoquer vraiment”, dit-elle.”Les requins s’habituent à la présence humaine, mais c’est leur habitat. Il est essentiel de leur témoigner le respect qu’ils méritent chez eux”.

La politique de la ville “ne peut se substituer aux autres politiques nationales”, selon un expert

La politique de la ville, lancée à la fin des années 1970 pour répondre aux dysfonctionnements urbains des grands ensembles et à la paupérisation de leurs habitants, “ne peut se substituer aux autres politiques nationales”, observe Michel Didier, président du Comité d’histoire de la politique de la ville.Créé en 2022, le comité ambitionne de raconter les cinquante ans d’une politique méconnue et régulièrement accusée d’être trop dispendieuse ou inefficace, et d’en parler autrement qu’à travers des programmes, des lignes de crédit et des émeutes.”Il faut sortir des fausses représentations selon lesquelles on ne s’occupe pas des quartiers ou on y injecte des milliards en pure perte”, explique Michel Didier dans un entretien à l’AFP. En 1977, les opérations “Habitat et vie sociale” menées dans une centaine de quartiers de HLM dégradés sont considérées comme un des actes fondateurs de cette politique.Une réponse à la détérioration des tours et barres d’immeubles érigées à la hâte après guerre dans un contexte de forte pénurie de logements et de bidonvilles.”On expérimente les principes fondamentaux de cette politique, à savoir le fait d’agir en partenariat avec les maires, de faire travailler ensemble plusieurs ministères, tant sur l’amélioration de l’habitat que sur l’action sociale, et on consulte les habitants”, poursuit l’ex-conseiller à l’Agence nationale de la cohésion des territoires (ANCT).Au même moment, les premiers habitants des grands ensembles commencent à s’installer en pavillon et sont remplacés par des populations plus pauvres et immigrées, elles-mêmes frappées par la crise économique et la désindustrialisation.”On se retrouve avec un problème social important et un problème urbain puisque ces quartiers périphériques n’étaient pas reliés à la ville”, rappelle-t-il.Très médiatisées, les émeutes des banlieues lyonnaises de 1981 entraînent selon lui “une élévation de la réponse publique”, et le rapport du maire de Grenoble Hubert Dubedout introduit l’idée d’une discrimination positive envers les territoires qui cumulent les handicaps (chômage, logement, délinquance), en leur attribuant plus de moyens. Parallèlement, les lois de décentralisation renforcent le pouvoir des maires qui n’avaient pas les moyens d’agir sur leur territoire en matière de logement ou d’aménagement.- Désenclavement -La politique de la ville se structure avec la nomination en 1990 du premier ministre de la ville, le socialiste Michel Delebarre, puis la création des zones urbaines sensibles (ZUS) en 1996.Devenus QPV pour “quartiers prioritaires de la politique de la ville”, ces territoires cibles ont plus que doublé en 2025, avec 1.609 quartiers et six millions d’habitants. Selon l’ANCT, le taux de pauvreté y atteint aujourd’hui 44,3%, contre 14,9% à l’échelle nationale, et la part de familles monoparentales est de 32,8% contre 16,3%.”Aujourd’hui, ces quartiers jouent encore un rôle de sas”, observe Michel Didier. “Les statistiques peuvent laisser penser que la situation n’a pas changé alors qu’on ne parle pas des mêmes gens”, poursuit-il, en rappelant que les moins pauvres laissent inexorablement place à des populations plus pauvres.En 2004, la création de l’agence Anru, dédiée à la transformation des quartiers avec ses spectaculaires opérations de démolition-reconstruction, constitue selon lui “un basculement”. “On a mis des moyens considérables dans la rénovation urbaine”, le désenclavement géographique ainsi que la création d’espaces et d’équipements publics. Vingt ans après, ces opérations ont selon lui autant “changé l’image des quartiers aux yeux de leurs habitants” que “le regard sur ces quartiers”.Conçue comme une politique de rattrapage et de développement, la politique de la ville a néanmoins échoué à changer la situation sociale des quartiers, reconnaît l’expert, même si “on ne peut pas lui faire porter la responsabilité de ce qui relève des politiques publiques”.”Elle intervient avec des moyens limités qui ne peuvent pas se substituer aux autres politiques nationales d’emploi et de lutte contre les discriminations, d’intégration, d’éducation, de sécurité ou de santé”, analyse-t-il.”C’est une limite évidente puisque l’essentiel des moyens a été mis sur l’urbain et non sur le volet social”, résume-t-il, rappelant aussi certaines orientations politiques comme le transfert en 2004 du pilotage de la prévention de la délinquance au ministère de l’Intérieur, ce qui n’a, selon lui, “guère permis de développer les relations entre la police et la population”.Michel Didier pointe également le “rôle des médias”, qui, “en ne parlant de ces quartiers qu’au moment des émeutes donnent le sentiment que les politiques publiques ne servent à rien”.

La politique de la ville “ne peut se substituer aux autres politiques nationales”, selon un expert

La politique de la ville, lancée à la fin des années 1970 pour répondre aux dysfonctionnements urbains des grands ensembles et à la paupérisation de leurs habitants, “ne peut se substituer aux autres politiques nationales”, observe Michel Didier, président du Comité d’histoire de la politique de la ville.Créé en 2022, le comité ambitionne de raconter les cinquante ans d’une politique méconnue et régulièrement accusée d’être trop dispendieuse ou inefficace, et d’en parler autrement qu’à travers des programmes, des lignes de crédit et des émeutes.”Il faut sortir des fausses représentations selon lesquelles on ne s’occupe pas des quartiers ou on y injecte des milliards en pure perte”, explique Michel Didier dans un entretien à l’AFP. En 1977, les opérations “Habitat et vie sociale” menées dans une centaine de quartiers de HLM dégradés sont considérées comme un des actes fondateurs de cette politique.Une réponse à la détérioration des tours et barres d’immeubles érigées à la hâte après guerre dans un contexte de forte pénurie de logements et de bidonvilles.”On expérimente les principes fondamentaux de cette politique, à savoir le fait d’agir en partenariat avec les maires, de faire travailler ensemble plusieurs ministères, tant sur l’amélioration de l’habitat que sur l’action sociale, et on consulte les habitants”, poursuit l’ex-conseiller à l’Agence nationale de la cohésion des territoires (ANCT).Au même moment, les premiers habitants des grands ensembles commencent à s’installer en pavillon et sont remplacés par des populations plus pauvres et immigrées, elles-mêmes frappées par la crise économique et la désindustrialisation.”On se retrouve avec un problème social important et un problème urbain puisque ces quartiers périphériques n’étaient pas reliés à la ville”, rappelle-t-il.Très médiatisées, les émeutes des banlieues lyonnaises de 1981 entraînent selon lui “une élévation de la réponse publique”, et le rapport du maire de Grenoble Hubert Dubedout introduit l’idée d’une discrimination positive envers les territoires qui cumulent les handicaps (chômage, logement, délinquance), en leur attribuant plus de moyens. Parallèlement, les lois de décentralisation renforcent le pouvoir des maires qui n’avaient pas les moyens d’agir sur leur territoire en matière de logement ou d’aménagement.- Désenclavement -La politique de la ville se structure avec la nomination en 1990 du premier ministre de la ville, le socialiste Michel Delebarre, puis la création des zones urbaines sensibles (ZUS) en 1996.Devenus QPV pour “quartiers prioritaires de la politique de la ville”, ces territoires cibles ont plus que doublé en 2025, avec 1.609 quartiers et six millions d’habitants. Selon l’ANCT, le taux de pauvreté y atteint aujourd’hui 44,3%, contre 14,9% à l’échelle nationale, et la part de familles monoparentales est de 32,8% contre 16,3%.”Aujourd’hui, ces quartiers jouent encore un rôle de sas”, observe Michel Didier. “Les statistiques peuvent laisser penser que la situation n’a pas changé alors qu’on ne parle pas des mêmes gens”, poursuit-il, en rappelant que les moins pauvres laissent inexorablement place à des populations plus pauvres.En 2004, la création de l’agence Anru, dédiée à la transformation des quartiers avec ses spectaculaires opérations de démolition-reconstruction, constitue selon lui “un basculement”. “On a mis des moyens considérables dans la rénovation urbaine”, le désenclavement géographique ainsi que la création d’espaces et d’équipements publics. Vingt ans après, ces opérations ont selon lui autant “changé l’image des quartiers aux yeux de leurs habitants” que “le regard sur ces quartiers”.Conçue comme une politique de rattrapage et de développement, la politique de la ville a néanmoins échoué à changer la situation sociale des quartiers, reconnaît l’expert, même si “on ne peut pas lui faire porter la responsabilité de ce qui relève des politiques publiques”.”Elle intervient avec des moyens limités qui ne peuvent pas se substituer aux autres politiques nationales d’emploi et de lutte contre les discriminations, d’intégration, d’éducation, de sécurité ou de santé”, analyse-t-il.”C’est une limite évidente puisque l’essentiel des moyens a été mis sur l’urbain et non sur le volet social”, résume-t-il, rappelant aussi certaines orientations politiques comme le transfert en 2004 du pilotage de la prévention de la délinquance au ministère de l’Intérieur, ce qui n’a, selon lui, “guère permis de développer les relations entre la police et la population”.Michel Didier pointe également le “rôle des médias”, qui, “en ne parlant de ces quartiers qu’au moment des émeutes donnent le sentiment que les politiques publiques ne servent à rien”.

“Vive la liberté!”, célèbre le journaliste ex-détenu en Turquie à son retour en Suède

Détenu sept semaines en Turquie et condamné pour “insulte” au président turc Recep Tayyip Erdogan, le journaliste suédois Joakim Medin a célébré samedi sa liberté, quelques heures après son retour en Suède.”À peu près à partir du premier jour, j’ai pensé à ce que j’allais dire maintenant : Vive la liberté, la liberté de la presse, la liberté d’expression et la liberté de mouvement”, a-t-il dit lors d’une conférence de presse à Stockholm, où il est apparu soulagé.”C’est tellement bon de pouvoir parler comme je veux, écrire et me déplacer comme je veux”, a-t-il ajouté, après une incarcération, à l’isolement, à la prison de Silivri dans la banlieue d’Istanbul.Sa femme Sofie Axelsson, qui attend leur premier enfant, a raconté avoir reçu jeudi un SMS lui annonçant sa libération.”C’est un soulagement indescriptible, que ce cauchemar soit terminé et que Joakim puisse être à mes côtés quand notre fille naîtra”, a-t-elle dit.La nature exacte des négociations entre Suède et Turquie ne sont pas connues.Un peu plus tôt dans la journée, la cheffe de la diplomatie suédoise Maria Malmer Sternergard avait souligné qu’il n’y avait eu aucun échange.”Il n’y a eu aucun troc, aucune exigence (de la Turquie) n’a été formulée”, a-t-elle insisté.Joakim Medin a estimé que la grossesse avancée de sa femme avait contribué à sa libération, ainsi que le contexte politique en Turquie avec la dissolution du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK).Le reporter du journal suédois Dagens ETC, 40 ans, avait été interpellé le 27 mars à son arrivée à Istanbul, où il venait couvrir les manifestations déclenchées par l’arrestation le 19 mars du maire d’Istanbul Ekrem Imamoglu, principal rival du président Erdogan.Fin avril, il a été condamné à 11 mois de prison avec sursis par un tribunal d’Ankara, pour “insulte au président”. Malgré la condamnation à une peine avec sursis, il restait en prison dans l’attente d’un autre procès pour “appartenance à une organisation terroriste” qui doit s’ouvrir le 25 septembre.Le journaliste nie l’accusation de la justice turque selon laquelle il aurait participé en janvier 2023 à Stockholm à une manifestation du PKK.

“L’incertitude totale” sous Trump pèsera sur les investissements aux Etats-Unis, dit le patron de France 2030

Les investissements aux Etats-Unis ont encore nettement progressé l’an dernier au détriment de l’Europe, mais “l’incertitude totale” créée par la politique de Donald Trump finira par peser sur eux, estime auprès de l’AFP le patron de France 2030 Bruno Bonnell, peu avant l’ouverture du sommet Choose France.M. Trump “est totalement imprévisible, on ne sait absolument pas ce qu’il va décider demain, souligne-t-il, jugeant que “cela s’est quand même pas mal refroidi” aux Etats-Unis, ajoute M. Bonnell.France 2030 est le plan d’investissement sur cinq ans de 54 milliards d’euros en soutien d’entreprises lancé en 2021 par Emmanuel Macron pour “rattraper le retard industriel français”.Dans un but similaire, l’administration Biden a mis en place en 2022 un plan massif baptisé IRA (Inflation Reduction Act) offrant des subventions aux entreprises voulant développer des projets dans les industries d’avenir, et attirant ainsi de nombreux candidats.Selon le baromètre du cabinet EY publié mercredi et se basant sur les chiffres de la Conférence des Nations Unies sur le commerce et le développement (Cnuced), les investissements aux Etats-Unis ont progressé de 20% l’an dernier sur un an, contribuant au recul de l’attractivité européenne.Cependant, dès son accession à la Maison Blanche, le président américain Donald Trump a souhaité remettre en cause le projet de son prédécesseur. Il a préféré annoncer le 2 avril de très fortes hausses des droits de douanes sur les produits importés – 20% pour les produits européens par exemple – qu’il a suspendues la semaine suivante pour trois mois, tout en gardant une hausse-plancher générale de 10%.M. Trump pense attirer les investissements étrangers et les créations d’emplois en imposant ces droits de douane, afin d’encourager les entreprises à s’implanter aux Etats-Unis pour y échapper.Mercredi, le groupe pharmaceutique français Sanofi a annoncé son intention d'”investir au moins 20 milliards de dollars aux Etats-Unis d’ici 2030″, rejoignant dans leurs projets d’investissements américains d’autres grands noms mondiaux de la pharmacie, comme Eli Lilly, Johnson & Johnson, Merck, Roche et Novartis.- “Ce qui se passe dans sa tête” -Cette décision a été jugée comme “un mauvais signal” jeudi par le ministre de l’Economie Eric Lombard, quelques semaines après que le président Macron a appelé les entreprises françaises à geler leurs projets américains pendant les négociations sur les droits de douane entre les Etats-Unis et l’Europe.Selon M. Bonnell, les Etats-Unis ont “attrapé beaucoup d’entreprises, mais par des effets d’aubaine”. Or “l’effet d’aubaine, on sait quand cela commence, on ne sait pas quand cela finit”, observe-t-il, insistant sur “l’incertitude totale sur les décisions que peut prendre aujourd’hui l’administration américaine”.”Certaines entreprises disent qu’elles vont arriver à négocier en tête-à-tête avec M. Trump” sur les droits de douane, “mais en réalité personne ne sait ce qui se passe dans sa tête”, insiste encore Bruno Bonnell dans cet entretien mené juste avant le sommet Choose France.Ce sommet rassemble lundi pour la huitième année des entreprises étrangères autour du président Emmanuel Macron au château de Versailles, alors qu’EY classe la France premier pays européen pour les investissements étrangers pour la sixième année consécutive. L’an dernier, 15 milliards d’euros de projets y avaient été annoncés. Aux entrepreneurs qui seraient attirés par les Etats-Unis, le ministre de l’Economie Eric Lombard a fait remarquer jeudi que “l’Europe est un havre de stabilité politique, réglementaire, avec un état de droit assez constant”.Emmanuel Macron a mené une politique très “pro-business” depuis 2017. Dans ce cadre, près de 40 milliards d’euros du plan France 2030 ont déjà été engagés, dont 61% sur des PME et des Entreprises de taille intermédiaire (ETI), selon M. Bonnell, permettant la création de 200.000 emplois à travers le soutien d’environ 7.500 projets.Dans un récent rapport, la Cour des comptes a cependant invité ce programme à adopter une meilleure évaluation de ses projets, notamment les plus coûteux.

“L’incertitude totale” sous Trump pèsera sur les investissements aux Etats-Unis, dit le patron de France 2030

Les investissements aux Etats-Unis ont encore nettement progressé l’an dernier au détriment de l’Europe, mais “l’incertitude totale” créée par la politique de Donald Trump finira par peser sur eux, estime auprès de l’AFP le patron de France 2030 Bruno Bonnell, peu avant l’ouverture du sommet Choose France.M. Trump “est totalement imprévisible, on ne sait absolument pas ce qu’il va décider demain, souligne-t-il, jugeant que “cela s’est quand même pas mal refroidi” aux Etats-Unis, ajoute M. Bonnell.France 2030 est le plan d’investissement sur cinq ans de 54 milliards d’euros en soutien d’entreprises lancé en 2021 par Emmanuel Macron pour “rattraper le retard industriel français”.Dans un but similaire, l’administration Biden a mis en place en 2022 un plan massif baptisé IRA (Inflation Reduction Act) offrant des subventions aux entreprises voulant développer des projets dans les industries d’avenir, et attirant ainsi de nombreux candidats.Selon le baromètre du cabinet EY publié mercredi et se basant sur les chiffres de la Conférence des Nations Unies sur le commerce et le développement (Cnuced), les investissements aux Etats-Unis ont progressé de 20% l’an dernier sur un an, contribuant au recul de l’attractivité européenne.Cependant, dès son accession à la Maison Blanche, le président américain Donald Trump a souhaité remettre en cause le projet de son prédécesseur. Il a préféré annoncer le 2 avril de très fortes hausses des droits de douanes sur les produits importés – 20% pour les produits européens par exemple – qu’il a suspendues la semaine suivante pour trois mois, tout en gardant une hausse-plancher générale de 10%.M. Trump pense attirer les investissements étrangers et les créations d’emplois en imposant ces droits de douane, afin d’encourager les entreprises à s’implanter aux Etats-Unis pour y échapper.Mercredi, le groupe pharmaceutique français Sanofi a annoncé son intention d'”investir au moins 20 milliards de dollars aux Etats-Unis d’ici 2030″, rejoignant dans leurs projets d’investissements américains d’autres grands noms mondiaux de la pharmacie, comme Eli Lilly, Johnson & Johnson, Merck, Roche et Novartis.- “Ce qui se passe dans sa tête” -Cette décision a été jugée comme “un mauvais signal” jeudi par le ministre de l’Economie Eric Lombard, quelques semaines après que le président Macron a appelé les entreprises françaises à geler leurs projets américains pendant les négociations sur les droits de douane entre les Etats-Unis et l’Europe.Selon M. Bonnell, les Etats-Unis ont “attrapé beaucoup d’entreprises, mais par des effets d’aubaine”. Or “l’effet d’aubaine, on sait quand cela commence, on ne sait pas quand cela finit”, observe-t-il, insistant sur “l’incertitude totale sur les décisions que peut prendre aujourd’hui l’administration américaine”.”Certaines entreprises disent qu’elles vont arriver à négocier en tête-à-tête avec M. Trump” sur les droits de douane, “mais en réalité personne ne sait ce qui se passe dans sa tête”, insiste encore Bruno Bonnell dans cet entretien mené juste avant le sommet Choose France.Ce sommet rassemble lundi pour la huitième année des entreprises étrangères autour du président Emmanuel Macron au château de Versailles, alors qu’EY classe la France premier pays européen pour les investissements étrangers pour la sixième année consécutive. L’an dernier, 15 milliards d’euros de projets y avaient été annoncés. Aux entrepreneurs qui seraient attirés par les Etats-Unis, le ministre de l’Economie Eric Lombard a fait remarquer jeudi que “l’Europe est un havre de stabilité politique, réglementaire, avec un état de droit assez constant”.Emmanuel Macron a mené une politique très “pro-business” depuis 2017. Dans ce cadre, près de 40 milliards d’euros du plan France 2030 ont déjà été engagés, dont 61% sur des PME et des Entreprises de taille intermédiaire (ETI), selon M. Bonnell, permettant la création de 200.000 emplois à travers le soutien d’environ 7.500 projets.Dans un récent rapport, la Cour des comptes a cependant invité ce programme à adopter une meilleure évaluation de ses projets, notamment les plus coûteux.

At Arab summit, Spain calls for pressure on Israel to end Gaza ‘massacre’

Spanish Prime Minister Pedro Sanchez on Saturday called for increased pressure “to halt the massacre in Gaza”, speaking at an Arab League summit hours after Israel announced an intensified operation in the besieged Palestinian territory.UN chief Antonio Guterres told the Baghdad meeting that “we need a permanent ceasefire, now”, while Egypt’s President Abdel Fattah al-Sisi urged his US counterpart Donald Trump to “apply all necessary efforts… for a ceasefire in the Gaza Strip”.The summit comes straight after a Gulf tour by Trump, who sparked uproar earlier this year by declaring that the United States could take over Gaza and turn it into the “Riviera of the Middle East”.The scheme that included the proposed displacement of Palestinians prompted Arab leaders to come up with an alternative plan to rebuild the territory at a March summit in Cairo.Guterres said that “we reject the repeated displacement of the Gaza population, along with any question of forced displacement outside of Gaza.”The UN secretary-general also said he was “alarmed by reported plans by Israel to expand ground operations and more”.The Israeli military said it had launched “extensive strikes” on Saturday as part of the “initial stages” of a fresh offensive, more than 19 months into the war sparked by Hamas’s October 7, 2023 attack.Sanchez, who has sharply criticised the Israeli offensive, said world leaders should “intensify our pressure on Israel to halt the massacre in Gaza, particularly through the channels afforded to us by international law”.He said his government planned a UN resolution demanding an International Court of Justice ruling on Israel’s war methods.The “unacceptable number” of war victims in Gaza violates the “principle of humanity”, he said.Iraq’s Prime Minister Mohammed Shia al-Sudani told the summit that his country backs the creation of an “Arab fund to support reconstruction efforts” after crises in the region.He pledged $20 million to the reconstruction of Gaza and a similar amount for Lebanon.Foreign Minister Fuad Hussein said the Baghdad meeting would endorse previous Arab League decisions on Gaza’s reconstruction countering Trump’s widely condemned proposal.During his visit to the region this week, Trump reiterated that he wanted the United States to “take” Gaza and turn it into a “freedom zone”.- Syria, Iran -Iraq has only recently regained a semblance of normality after decades of devastating conflict and turmoil, and its leaders view the summit as an opportunity to project an image of stability.Baghdad last hosted an Arab League summit in 2012, during the early stages of the civil war in neighbouring Syria, which in December entered a new chapter with the overthrow of longtime ruler Bashar al-Assad.In Riyadh, Trump met Syria’s interim President Ahmed al-Sharaa, a onetime jihadist whose Islamist group spearheaded the offensive that toppled Assad.Sharaa, who was imprisoned in Iraq for years after the US-led invasion of 2003 on charges of belonging to Al-Qaeda, missed the Baghdad summit after several powerful Iraqi politicians voiced opposition to his visit.Foreign Minister Asaad al-Shaibani represented Damascus instead.The summit also comes amid Iran’s ongoing nuclear talks with the United States.Trump has pursued diplomacy with Iran as he seeks to avert threatened military action by Israel — a desire shared by many of the region’s leaders.On Thursday, Trump said a deal was “getting close”, but by Friday, he warned that “something bad is going to happen” if the Iranians do not move fast.

Ukraine: le Kremlin dit un sommet Poutine-Zelensky “possible” qu’après des “accords”

Le Kremlin a dit samedi qu’une rencontre entre Vladimir Poutine et Volodymyr Zelensky était “possible” à la condition toutefois que Moscou et Kiev aient trouvé des “accords” au préalable, difficilement envisageables à ce stade, au lendemain des premiers pourparlers de paix depuis 2022 qui n’ont pas abouti à une trêve.Sur le terrain, l’armée russe continue de bombarder inlassablement les villes et villages d’Ukraine, comme depuis février 2022, tuant dans la nuit neuf personnes dans le nord du pays, selon Kiev.A l’issue d’une semaine sous haute tension, Kiev et Moscou ont tenu vendredi à Istanbul, sous médiation turque, leurs premières discussions directes depuis trois ans, qui ont surtout mis en évidence le fossé à combler pour mettre fin au conflit.La délégation ukrainienne a réclamé principalement aux Russes un cessez-le-feu “inconditionnel” et une rencontre Zelensky-Poutine.Elle n’a obtenu qu’un échange de 1.000 prisonniers de chaque camp, comme l’a confirmé la délégation russe.De son côté, Vladimir Medinski, un conseiller de second plan de Vladimir Poutine et négociateur en chef côté russe, a simplement assuré que Moscou avait “pris note” de la demande de Kiev d’un sommet entre les deux dirigeants.Samedi, le porte-parole de la présidence russe, Dmitri Peskov, a été encore plus clair: la Russie n’acceptera une telle rencontre – qui serait la première depuis 2019 entre MM. Poutine et Zelensky – qu’une fois des “accords” trouvés sur le conflit.”Une telle rencontre, fruit du travail des deux parties et de la conclusion d’accords, est possible. Mais uniquement à la suite d’accords entre les deux camps”, a-t-il martelé.- “Guerre et négociations simultanément” -Or en l’état, comme l’a montré la réunion bilatérale de la veille à Istanbul qui a duré moins de deux heures, les positions de Moscou et Kiev restent inconciliables.Le Kremlin maintient des revendications maximalistes : que l’Ukraine renonce à rejoindre l’Otan, abandonne quatre de ses régions partiellement contrôlées par la Russie, en plus de la Crimée annexée en 2014, et que cessent les livraisons d’armes occidentales.L’Ukraine et ses alliés européens rejettent fermement ces revendications, en affirmant que l’armée russe, qui occupe toujours près de 20% du territoire ukrainien, mène un conflit de type impérialiste dans cette ex-république soviétique.Le président ukrainien a répété à multiples reprises réclamer que les forces russes quittent purement et simplement le territoire ukrainien.Pour de nouvelles discussions directes, Dmitri Peskov a indiqué samedi qu’elles ne seraient possibles qu’une fois l’échange de prisonniers réalisé.”Il reste à faire ce dont les délégations sont convenues hier. Il s’agit bien sûr avant tout de procéder à l’échange de (prisonniers sur le format) 1.000 contre 1.000″, a-t-il insisté, citant aussi “l’échange” des conditions de chaque camp en vue d’une trêve.Ces dernières semaines, Moscou a pourtant rejeté à plusieurs reprises l’offre ukrainienne de cessez-le-feu, malgré la pression des Européens et des Etats-Unis.Vendredi, le négociateur russe Medinski a cité Napoléon au moment d’expliquer le refus de Moscou: “La guerre et les négociations doivent être menées simultanément”, a-t-il dit à la télévision russe.- Frappe russe meurtrière de drone -Dans ce contexte où l’Ukraine accuse la Russie de gagner du temps, les hostilités se poursuivent sur le terrain en Ukraine.”Un drone ennemi a frappé un bus près de Bilopillia, tuant neuf personnes”, ont indiqué sur Telegram les autorités régionales, publiant des photos d’une carcasse de minibus sur une route.Volodymyr Zelensky a dénonce “un assassinat délibéré de civils”, précisant que sept personnes étaient également blessées et appelant l’Etats-Unis et l’UE à des “sanctions sévères”.”Poutine continue de mener une guerre contre les civils”, a dénoncé pour sa part sur X le chef de la diplomatie ukrainienne, Andriï Sybiga.Les autorités de la région de Kherson (sud-est) ont, elles, fait état samedi de deux personnes tuées et 13 autres blessées par des frappes russes sur un quartier résidentiel et un camion transportant de l’aide humanitaire. A l’avantage sur le front où elle progresse petit à petit, l’armée russe a, elle revendiqué la prise de la localité d’Alexandropil dans la région ukrainienne orientale de Donetsk.Vendredi, le président français Emmanuel Macron, le chancelier allemand Friedrich Merz et les Premiers ministres britannique Keir Starmer et polonais Donald Tusk avaient pris Donald Trump à témoin et menacé la Russie de sanctions “massives”.”Les propositions de cesser-le-feu, dont je rappelle que c’est une initiative américaine, n’ont pas été respectées par le président Poutine et ses armées”, a martelé M. Macron samedi. Le président américain Donald Trump a lui dit estimer vendredi que seul un sommet entre lui et M. Poutine permettrait une avancée concernant le règlement du conflit.Une telle rencontre est “certainement nécessaire”, a abondé le Kremlin.

Ukraine: le Kremlin dit un sommet Poutine-Zelensky “possible” qu’après des “accords”

Le Kremlin a dit samedi qu’une rencontre entre Vladimir Poutine et Volodymyr Zelensky était “possible” à la condition toutefois que Moscou et Kiev aient trouvé des “accords” au préalable, difficilement envisageables à ce stade, au lendemain des premiers pourparlers de paix depuis 2022 qui n’ont pas abouti à une trêve.Sur le terrain, l’armée russe continue de bombarder inlassablement les villes et villages d’Ukraine, comme depuis février 2022, tuant dans la nuit neuf personnes dans le nord du pays, selon Kiev.A l’issue d’une semaine sous haute tension, Kiev et Moscou ont tenu vendredi à Istanbul, sous médiation turque, leurs premières discussions directes depuis trois ans, qui ont surtout mis en évidence le fossé à combler pour mettre fin au conflit.La délégation ukrainienne a réclamé principalement aux Russes un cessez-le-feu “inconditionnel” et une rencontre Zelensky-Poutine.Elle n’a obtenu qu’un échange de 1.000 prisonniers de chaque camp, comme l’a confirmé la délégation russe.De son côté, Vladimir Medinski, un conseiller de second plan de Vladimir Poutine et négociateur en chef côté russe, a simplement assuré que Moscou avait “pris note” de la demande de Kiev d’un sommet entre les deux dirigeants.Samedi, le porte-parole de la présidence russe, Dmitri Peskov, a été encore plus clair: la Russie n’acceptera une telle rencontre – qui serait la première depuis 2019 entre MM. Poutine et Zelensky – qu’une fois des “accords” trouvés sur le conflit.”Une telle rencontre, fruit du travail des deux parties et de la conclusion d’accords, est possible. Mais uniquement à la suite d’accords entre les deux camps”, a-t-il martelé.- “Guerre et négociations simultanément” -Or en l’état, comme l’a montré la réunion bilatérale de la veille à Istanbul qui a duré moins de deux heures, les positions de Moscou et Kiev restent inconciliables.Le Kremlin maintient des revendications maximalistes : que l’Ukraine renonce à rejoindre l’Otan, abandonne quatre de ses régions partiellement contrôlées par la Russie, en plus de la Crimée annexée en 2014, et que cessent les livraisons d’armes occidentales.L’Ukraine et ses alliés européens rejettent fermement ces revendications, en affirmant que l’armée russe, qui occupe toujours près de 20% du territoire ukrainien, mène un conflit de type impérialiste dans cette ex-république soviétique.Le président ukrainien a répété à multiples reprises réclamer que les forces russes quittent purement et simplement le territoire ukrainien.Pour de nouvelles discussions directes, Dmitri Peskov a indiqué samedi qu’elles ne seraient possibles qu’une fois l’échange de prisonniers réalisé.”Il reste à faire ce dont les délégations sont convenues hier. Il s’agit bien sûr avant tout de procéder à l’échange de (prisonniers sur le format) 1.000 contre 1.000″, a-t-il insisté, citant aussi “l’échange” des conditions de chaque camp en vue d’une trêve.Ces dernières semaines, Moscou a pourtant rejeté à plusieurs reprises l’offre ukrainienne de cessez-le-feu, malgré la pression des Européens et des Etats-Unis.Vendredi, le négociateur russe Medinski a cité Napoléon au moment d’expliquer le refus de Moscou: “La guerre et les négociations doivent être menées simultanément”, a-t-il dit à la télévision russe.- Frappe russe meurtrière de drone -Dans ce contexte où l’Ukraine accuse la Russie de gagner du temps, les hostilités se poursuivent sur le terrain en Ukraine.”Un drone ennemi a frappé un bus près de Bilopillia, tuant neuf personnes”, ont indiqué sur Telegram les autorités régionales, publiant des photos d’une carcasse de minibus sur une route.Volodymyr Zelensky a dénonce “un assassinat délibéré de civils”, précisant que sept personnes étaient également blessées et appelant l’Etats-Unis et l’UE à des “sanctions sévères”.”Poutine continue de mener une guerre contre les civils”, a dénoncé pour sa part sur X le chef de la diplomatie ukrainienne, Andriï Sybiga.Les autorités de la région de Kherson (sud-est) ont, elles, fait état samedi de deux personnes tuées et 13 autres blessées par des frappes russes sur un quartier résidentiel et un camion transportant de l’aide humanitaire. A l’avantage sur le front où elle progresse petit à petit, l’armée russe a, elle revendiqué la prise de la localité d’Alexandropil dans la région ukrainienne orientale de Donetsk.Vendredi, le président français Emmanuel Macron, le chancelier allemand Friedrich Merz et les Premiers ministres britannique Keir Starmer et polonais Donald Tusk avaient pris Donald Trump à témoin et menacé la Russie de sanctions “massives”.”Les propositions de cesser-le-feu, dont je rappelle que c’est une initiative américaine, n’ont pas été respectées par le président Poutine et ses armées”, a martelé M. Macron samedi. Le président américain Donald Trump a lui dit estimer vendredi que seul un sommet entre lui et M. Poutine permettrait une avancée concernant le règlement du conflit.Une telle rencontre est “certainement nécessaire”, a abondé le Kremlin.