Depuis Londres et sous les menaces, la chaîne Iran International veut “montrer la vérité” sur la répression

Dans un immeuble ultra-sécurisé dans l’ouest de Londres, les journalistes de la chaîne Iran International travaillent sans relâche pour “montrer la vérité” sur la répression sanglante de la contestation dans leur pays, malgré les menaces contre eux et leurs proches.Cette télévision privée en langue persane a été classée organisation terroriste par Téhéran en 2022, tout …

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“Bonjour!” Starmer s’amuse des lunettes de Macron, qui lui répond

Le Premier ministre britannique Keir Starmer s’est amusé des lunettes de soleil portées ces derniers jours par le président français Emmanuel Macron, qui lui a répondu mardi sur le ton de l’humour, le tout en forme de clin d’oeil à Top Gun.”Bonjour!”, a lancé le dirigeant travailliste en enfilant une paire de lunettes d’aviateur, dans …

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La France est en droit d’interdire les réseaux sociaux aux moins de 15 ans, assure Bruxelles

La France a le droit d’interdire les réseaux sociaux aux moins de 15 ans, comme le prévoit une proposition de loi votée en première lecture par les députés français, a assuré mardi la Commission européenne, à qui il incombera cependant de faire appliquer la mesure.”Oui, les autorités françaises ont le droit d’instaurer une majorité numérique …

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What to know about America’s colossal winter storm

A deep freeze is gripping large swaths of the United States after a monster storm killed dozens of people from the Northeast to the Deep South, knocked out power to hundreds of thousands and sent air travel into chaos.Another Arctic blast expected this weekend could deliver record lows and threaten another major storm — even as municipalities are digging out from deep piles of snow and ice.Here’s what to know.- Dozens dead -The storm was linked to at least 31 deaths, according to a compilation of state government and local media reports, with causes including hypothermia as well as accidents related to traffic, sledding, all-terrain vehicles and snowplows.That toll is expected to climb after New York Mayor Zohran Mamdani said Tuesday at least 10 New Yorkers had lost their lives after being found outdoors, though whether all the deaths were from hypothermia has yet to be determined.In Maine, seven people were killed when a small plane crashed while attempting to take off during a snowstorm in Bangor, the Federal Aviation Administration said.Tennessee, Texas, Mississippi and Louisiana were badly impacted by power outages, with more than 550,000 customers without electricity nationwide by midday Tuesday, according to the tracking site Poweroutage.com.Air travel was also severely disrupted. More than 9,000 flights were canceled on Sunday — more than on any day since the Covid pandemic — as the storm paralyzed transportation across the country.- Heavy snowfall – The heaviest snowfall of 31 inches occurred in Bonito Falls, New Mexico — followed by East Napanoch in upstate New York, where 30 inches fell, according to preliminary figures on the National Weather Service’s snowfall reports tool. Many of the hardest-hit areas were in the South, where authorities are less accustomed — and often less equipped — to deal with severe winter weather.- More to come -The National Weather Service warns that much of the northern half of the country will remain continuously below freezing through February 1, with another blast of arctic air expected to bring “the coldest temperature seen in several years for some places and the longest duration of cold in decades.”At the same time, a potentially significant coastal winter storm could spill out of Canada along the East Coast, spreading widespread precipitation as a low-pressure system collides with frigid air. Forecasters say it is still too early to determine the storm’s exact track, or whether it will fall as rain or snow.- Climate change -It may sound counterintuitive, but a growing body of research suggests climate change could be playing a role in disruptions to the polar vortex — a vast region of cold, low-pressure air that normally circulates high above the Arctic.Scientists advancing this theory argue that uneven Arctic warming across Europe and Asia can amplify large atmospheric waves, making it more likely for the polar vortex to wobble and spill south over North America. The science, however, remains contested, and researchers caution that natural climate variability also plays a role.

Gabriel Attal: chez Renaissance, combien de divisions ?

Chez Renaissance, Gabriel Attal contrôle les instances et le groupe de députés. Il entend en faire “un vrai parti” et dispose de moyens importants pour préparer l’élection présidentielle. Mais sa stratégie ne fait pas l’unanimité, certains ténors critiquant une démarche “personnelle”.Renaissance organisait mardi soir la “Nuit de la Nouvelle République” au Palais Brongniart à Paris. Une soirée de débats dont la teneur tranchait quelque peu avec leurs intitulés iconoclastes (“Faut-il tout péter pour refonder la France ?”, “Ecologie, économie, autorité: tout est foutu ?”).Avec des invités de marque, de Patrick Martin (Medef) et Amir Reza-Tofighi (CPME) à Marylise Léon, ou encore Alain Finkielkraut, un peu bougon de devoir répondre à une question posée par l’animateur de la soirée, une intelligence artificielle baptisée “Nuit”, qui ne s’est pas formalisée des remontrances de l’académicien.”Ce n’est pas un meeting politique”, a expliqué en ouverture Gabriel Attal. Car “dans la période d’affrontements, de doute que traverse notre pays, je veux y voir une forme de parenthèse, loin du tumulte de la vie politique” car “notre pays a besoin d’apaisement”.Peu de membres de Renaissance ont pris la parole. Car l’évènement n’était “pas axé autour d’une personnalité ou d’un parti”, avait fait valoir l’entourage de M. Attal.”Nouvelle République” ? Si le changement de nom n’est pas encore officiel -renvoyé à l’après-municipales-, l’appellation s’affiche déjà au fronton du siège du parti. Cette démarche, l’ancien Premier ministre l’a lancée en septembre à Arras. Lors de cette rentrée du parti, un certain nombre de ténors avaient séché son discours, invoquant malicieusement les Journées du patrimoine, en réalité pour protester contre la tonalité trop émancipée de leur secrétaire général vis-à-vis d’Emmanuel Macron.Parmi eux, Élisabeth Borne, qui a remis une pièce lundi, expliquant qu’elle ne se rendrait pas au Palais Brongniart.”On peut avoir en tête l’échéance présidentielle mais il ne faut pas perdre de vue qu’il y a avant une échéance municipale. Et je crois que c’est important que notre parti, y compris son secrétaire général, s’implique”, a-t-elle lancé, ajoutant qu’un parti devait être “un collectif” et non “un outil d’une communication personnelle”.”Je suis secrétaire général de ce parti. Les militants m’ont élu pour ça, et mon objectif c’est d’en faire un véritable parti, de tout refonder. (…) Pour le reste il y a toujours des commentaires”, a rétorqué Gabriel Attal mardi sur RMC et BFMTV.- “Un après-municipales” -“La politique, c’est une incarnation et des idées. Et Gabriel, depuis un an, il apporte l’incarnation qu’on avait avec le président et qu’on n’avait plus depuis. Et le parti n’a jamais autant travaillé”, défend une dirigeante.M. Attal et ses équipes mettent régulièrement en avant les nombreuses conventions thématiques organisées depuis un an. D’abord sur les questions régaliennes, un “angle mort de ce qu’a été le macronisme”, mais aussi sur l’écologie, l’économie ou encore les retraites.D’autres conventions, sur la santé et l’éducation, livreront leurs conclusions dans les prochaines semaines, qui devraient également voir M. Attal dévoiler des propositions sur les institutions.Le patron de Renaissance a également porté l’interdiction des réseaux sociaux aux moins de 15 ans, votée lundi à l’Assemblée, sur fond de concurrence avec l’Élysée.”Attal doit montrer ce qu’il veut incarner lui, et ses thèmes. Et ensuite, au niveau du parti, recréer une dynamique sur les propositions, comme il l’a fait sur les retraites”, souligne une députée.Faudra-t-il déjà réussir les élections municipales ? Un autre sujet de critiques. “On n’existe nulle part”, fulmine une figure du parti, regrettant l’absence de candidat estampillé Renaissance dans la plupart des plus grandes villes.”La stratégie de 2020 consistant à planter le drapeau partout nous a conduit à ne pas avoir d’élu à Paris, Lyon, Marseille, qui étaient quand même des bastions”, rétorque un proche de M. Attal, qui vante la stratégie “d’implantation locale” retenue pour 2026.Gabriel Attal peaufine sa candidature présidentielle. Sans pour l’heure se déclarer: le projet avant tout. Mais “il y aura un après-municipales”, pronostique un député. “Si c’est le parti d’Attal et de personne d’autre, il y aura un moment de clarification… Sauf s’il s’impose dans les sondages”.

Trump rebukes armed protesters after Minnesota shooting

US President Donald Trump said Tuesday that people “can’t walk in with guns” at protests after a second American was killed by federal authorities in Minnesota, aligning himself with an administration stance that has already drawn backlash from gun rights advocates.The comments came after the fatal shooting of Alex Pretti, a 37-year-old intensive care nurse who was legally carrying a handgun when he was wrestled to the ground, disarmed and killed by border agents during a protest in Minneapolis on Saturday. Pretti’s death has left Trump navigating a treacherous political terrain, caught between defending aggressive federal law enforcement tactics and risking a rupture with a gun lobby that has long been one of his most dependable allies.”You can’t have guns, you can’t walk in with guns, you can’t do that, but it’s a very unfortunate incident,” Trump told reporters when asked about Pretti’s death, which came days after an immigration agent killed unarmed activist Renee Good as she was attempting to drive away.The Republican leader’s stance has put him at odds with influential conservative gun groups, which argue that the Second Amendment protects the right to carry firearms while exercising other constitutional rights, including peaceful assembly.Gun rights advocates reacted angrily after senior officials appeared to suggest that Pretti’s lawful possession of a gun justified the agents’ actions. The National Rifle Association said such claims were “dangerous and wrong,” urging public figures to await the outcome of an investigation rather than “demonizing law-abiding citizens.” Gun Owners of America said Americans do not surrender their right to bear arms when they protest.Trump’s remarks also exposed tensions within his own political coalition. The president softened the administration’s tone compared with some aides, rejecting the “assassin” label used baselessly by deputy chief of staff Stephen Miller to describe Pretti.But he did not retreat from the broader argument that armed protesters create an inherent threat to law enforcement. That position has drawn criticism from libertarian-leaning Republicans, including Kentucky Congressman Thomas Massie, who said that “carrying a firearm is not a death sentence.”And the debate risks reviving accusations of hypocrisy from Trump’s critics. The congressional panel investigating the 2021 riot at the US Capitol by Trump’s supporters heard testimony from a senior White House aide that Trump knew some supporters at his rally were armed but demanded security checks be removed to allow them closer — before urging the crowd to march on Congress.The contrast has sharpened Democratic attacks and unsettled parts of Trump’s base, particularly after the administration previously defended armed conservatives such as Kyle Rittenhouse, who was acquitted after killing two people with his AR-15 semi-automatic rifle at a 2020 protest.

Minneapolis: délicate reprise en main de l’opération anti-immigration par un conseiller de Trump

Le conseiller envoyé par Donald Trump à Minneapolis dans le but de calmer les tensions autour de l’opération anti-immigration ayant conduit à la mort par balles de deux manifestants américains a rencontré mardi les deux grandes figures démocrates du Minnesota.Principal responsable de la politique d’expulsions massives de migrants voulu par le président américain, Tom Homan a échangé avec le gouverneur de cet Etat, Tim Walz, et le maire de Minneapolis, Jacob Frey.MM. Walz et Homan sont tombés d’accord sur la nécessité d’un “dialogue régulier”, selon un communiqué du bureau du gouverneur, colistier de Kamala Harris à la présidentielle de 2024.”J’entends dire que tout se passe très bien”, a assuré Donald Trump.Moins agressif dans son style et sa communication, Tom Homan prend le relais du chef de la police aux frontières, Greg Bovino, qui doit quitter Minneapolis aux côtés d’une partie des 3.000 agents fédéraux déployés depuis plusieurs semaines.Le gouvernement a toutefois démenti des informations de presse selon lesquelles M. Bovino avait été démis de ses fonctions.De la même manière, la ministre de la Sécurité intérieure Kristi Noem, dont l’opposition appelle à la démission, reste en place car elle fait “un très bon travail”, a expliqué Donald Trump.- “Très triste” -C’est le signe que, même contraint de lâcher du lest, le président américain n’entend pas revoir sa politique en matière d’immigration.La porte-parole de la Maison Blanche, Karoline Leavitt, a d’ailleurs rappelé lundi qu’il continuait d’exiger que les autorités locales coopèrent avec les agences fédérales chargées de l’immigration, une ligne rouge pour les élus locaux démocrates.Cette inflexion intervient à la suite du décès samedi à Minneapolis d’un deuxième manifestant américain, Alex Pretti, tué par des tirs d’agents fédéraux comme Renee Good le 7 janvier.Confronté à des critiques jusque dans son camp sur la position de son gouvernement qui a rejeté la faute sur les deux victimes, leur reprochant d’avoir mis en danger les policiers, Donald Trump a jugé mardi “très triste” la mort de M. Pretti.Il a refusé de qualifier l’infirmier de 37 ans d'”assassin”, comme l’a fait son conseiller Stephen Miller parce que la victime portait -légalement- une arme au moment des faits.”Ceci étant dit, il ne faut pas avoir d’armes, arriver avec une arme” dans une manifestation, a réitéré le milliardaire républicain de 79 ans.Quelques jours après ses prédécesseurs Bill Clinton et Barack Obama, l’ex-président démocrate Joe Biden a, à son tour, condamné ces événements.”La violence et la terreur n’ont pas leur place aux Etats-Unis d’Amérique, particulièrement quand c’est notre propre gouvernement qui cible des citoyens américains”, a fustigé le prédécesseur de Donald Trump, affirmant que ces faits “violent nos valeurs les plus fondamentales en tant qu’Américains”.- “Profondément ignoble” -Plusieurs procédures judiciaires sont en cours concernant la validité de l’action des agences fédérales de l’immigration dans le Minnesota et l’enquête sur la mort d’Alex Pretti. Dans l’une d’elles, un juge a appelé le directeur de la police fédérale de l’immigration (ICE), Todd Lyons, à comparaître “en personne” vendredi.Une juge a par ailleurs promis lundi de rendre une décision rapide concernant la demande du procureur général du Minnesota d’y suspendre l’opération anti-immigration. Au-delà de ce seul Etat, le sénateur démocrate de Géorgie Jon Ossof a publié mardi un rapport recensant “plus de 1000 (cas) crédibles” de violations des droits humains (négligence médicale, violences physiques et sexuelles, privation de nourriture et d’eau, mauvais traitements d’enfants et de femmes enceintes, séparations de familles) au sein du système de détention des migrants depuis le retour au pouvoir de Donald Trump.A Minneapolis, les habitants rendent hommage aux deux manifestants tués.”C’est terrifiant et profondément ignoble de pouvoir exécuter quelqu’un de sang-froid dans la rue, puis le diffamer et mentir sur ce qui s’est passé”, s’est indigné Stephen McLaughlin, un retraité de 68 ans, auprès de l’AFP lundi.Les analyses par l’AFP et d’autres médias des vidéos des deux décès contredisent en effet les versions officielles. 

Trump’s Iowa trip on economy overshadowed by immigration row

US President Donald Trump headed to Iowa Tuesday eager to show voters he cares about affordability — but his trip was overshadowed by anger over the deadly immigration crackdown in the neighboring state of Minnesota.Trump’s visit to the Republican-leaning state — famed as one of the first stops for primary campaigns in US presidential elections — is part of what the White House says will be weekly trips across the country.”I’m going to Iowa and what can I say — the economy’s good, it’s all good, prices are coming way down and we have a lot of positive news,” Trump told reporters as he left the White House.His spokeswoman Karoline Leavitt said Trump would be visiting a local business before giving a speech on “affordability and on the economy.””And I know he very much looks forward to being there, to meeting with the great people of Iowa, but also lawmakers as well,” Leavitt said Monday.White House officials said the speech would also touch on energy, prices of which Trump says are falling.But the 79-year-old president’s attempts to talk up the economy risk being obscured by fallout over the killing of a second protester in Minneapolis this month.Most of the questions Trump faced as he headed for his helicopter concerned the shooting of nurse Alex Pretti by a federal agent just over three hours drive away from the venue of his Iowa speech.Accompanying Trump to Iowa was was deputy chief of staff Stephen Miller, the architect of his immigration policy, who described Pretti without evidence as a “would-be assassin.” – ‘Very sad’ -But Trump has sought to pivot amid the growing backlash, taking a more conciliatory tone, reaching out to the Democratic governor of Minnesota and mayor of Minneapolis, and sending his border czar to the city.He called the shooting a “very sad situation” on Tuesday and refused to back Miller’s “assassin” description — while insisting that under-fire Homeland Security chief Kristi Noem would not step down.The political row over immigration, one of Trump’s core campaign issues, adds to the woes of a president already suffering in the polls on other subjects.The economy is a particular trouble spot for the billionaire property developer.Trump has promised Americans a new “golden age” fueled by tariffs on other countries, but until late last year he dismissed growing voter concerns over what he called the affordability “hoax.”He faced a fresh blow Tuesday as data showed US consumer confidence plunged in January to its lowest level since 2014.In recent weeks, however, the White House has moved to tackle what was rapidly becoming a weak spot for Republicans ahead of November’s crucial midterm elections.Trump will start making weekly pre-midterm trips to sell his agenda around the country while cabinet members will also increase domestic travel, his chief of staff Susie Wiles said last week.Yet many of Trump’s campaign-style speeches have rapidly veered into diatribes about subjects like immigration, and he faces accusations from Democrats of being out of touch on the economy.

L’Assemblée adopte le budget de l’Etat, qui va être transmis au Sénat

L’Assemblée nationale a de nouveau repoussé mardi deux motions de censure déposées contre le gouvernement de Sébastien Lecornu, permettant l’adoption en nouvelle lecture du budget de l’Etat pour 2026, qui après un bref passage au Sénat devrait être adopté définitivement en début de semaine prochaine.Le débat a été l’occasion pour le Premier ministre, disant engager sa responsabilité “devant l’Histoire”, de défendre un budget de “sursaut”, qui permettra d’augmenter les crédits de la défense de 6,5 milliards d’euros – occasion aussi pour lui de distribuer quelques coups de griffe et d’inviter à regarder “plus loin” que 2026.La motion de censure commune des groupes Insoumis, écologiste et GDR (communistes et ultra-marins) a été approuvée par 267 députés, alors que 289 voix étaient nécessaires pour faire tomber le gouvernement.Celle du RN et de son allié le groupe ciottiste UDR a recueilli seulement 140 voix.Les uns et les autres ont une nouvelle fois dénoncé sur le plan de la méthode le choix du Premier ministre de recourir à l’article 49 alinéa 3 de la Constitution, qui permet de faire passer un texte sans vote, en rupture avec la promesse faite en octobre devant le Parlement d’y renoncer.Sur le fond, l’oratrice écologiste Christine Arrighi a fustigé un budget qui relègue l’écologie “au tout dernier rang”, pointant notamment l'”effondrement” du budget alloué au Fonds vert: dédié à accompagner localement la transition écologique, celui-ci a, selon elle, vu ses crédits fondre de 2,5 milliards d’euros en 2024 à 850 millions d’euros en 2026.Pour le RN, Jean-Philippe Tanguy a critiqué un budget qui va alourdir les impôts “d’au moins 9 milliards d’euros”, tout en creusant la dette.Comme déjà vendredi, le PS et LR ont refusé de s’associer à ces motions, au nom de la “stabilité” et de la nécessité de doter la France d’un budget.- Impôts et économies “imaginaires” -Le député LR Corentin Le Fur, saluant l'”humilité” et l'”écoute” de Sébastien Lecornu durant les débats, n’a cependant pas manqué d’égratigner un budget qui reste “largement imparfait”, dans la mesure où il évite de s’attaquer suffisamment “au chantier fondamental de la réduction de notre dépense publique”.Prenant la parole après tous les orateurs, le Premier ministre a répondu sur un ton particulièrement offensif.S’en prenant à tous ceux, à droite comme à gauche, qui “parlent d’un autre budget, mais sans jamais dire lequel”, et font surgir des impôts ou des économies “imaginaires”, l’ancien élu de la chambre haute n’a pas épargné la droite sénatoriale, qui se prétend “plus rigoureuse”, mais in fine a voté “un budget à 5,3% de déficit”. “Pour la première fois depuis longtemps, les chiffres disent une chose claire: la dépense ralentit réellement”, a-t-il défendu, tout en affirmant la nécessité dans le futur de mener des “réformes de structures profondes” et de recentrer l’Etat sur “l’essentiel”.Invitant à “regard(er) plus loin”, il a souhaité que les crédits militaires puissent atteindre “des niveaux proches de 90 à 100 milliards d’euros par an”, contre 57 en 2026, alors que “nous changeons de monde”.Le Sénat, qui examinera le texte jeudi, devrait le rejeter d’emblée, permettant son retour rapide à l’Assemblée pour une lecture définitive.Le Premier ministre pourrait ainsi engager la responsabilité de son gouvernement une troisième fois dès vendredi, s’exposant à deux dernières motions de censure, qui pourraient être rejetées le 2 ou le 3 février, fermant quatre mois de débats parlementaires sur le budget.