Bangladesh protesters demand arrest of student leader’s killers

Protesters rallied across Bangladesh on Friday for a second straight day calling for the arrest of the gunmen who shot and killed a key figure in last year’s pro-democracy uprising.As news spread that 32-year-old student leader Sharif Osman Hadi died in hospital in Singapore on Thursday, crowds took to the streets in an outpouring of mourning and anger.Several buildings were vandalised including the offices of media outlets deemed to favour India — an old ally of Bangladesh’s ousted leadership.Hadi, a staunch critic of India, was shot by masked gunmen while leaving a mosque in the capital Dhaka last week. He was initially wounded and flown to Singapore for treatment, but eventually succumbed to his wounds.UN rights chief Volker Turk called on Friday for a “prompt, impartial, thorough and transparent” investigation.In Dhaka, protester Sajid Al Adeeb told AFP that “people have gathered here demanding the swift arrest of those who killed Hadi.”The 20-year-old student said the killers were “currently in India” — a claim which New Delhi has not commented on.”I urge the government to take immediate and appropriate steps to arrest those responsible,” he added.”Above all, I want Hadi’s ideals to live on.”Protests were also held in the cities of Gazipur, Sylhet and Chattogram on Friday.Hadi’s remains were brought to Dhaka on Friday evening ahead of a funeral planned for the following day.- ‘Justice’ -The customary funeral prayer will be performed on Saturday in front of the parliament building, the government said.Hadi’s body will then be placed at the central mosque of Dhaka University to allow people to pay their last respects before his burial there.Amir Hossain, Hadi’s brother-in-law, told AFP that the family wanted justice.”We don’t need anything except justice. The perpetrators must be punished,” Hossain said.The UN’s Turk said in a statement that “he was deeply troubled” by Hadi’s killing.”Retaliation and revenge will only deepen divisions and undermine the rights of all,” he said.”I urge the authorities to conduct a prompt, impartial, thorough and transparent investigation into the attack that led to Hadi’s death, and to ensure due process and accountability for those responsible.”Ahead of the funeral, security has been beefed up in the capital with strict restriction on flying drones around the parliament building.The US embassy in Dhaka urged its citizens to remain vigilant and “remember that gatherings intended to be peaceful can turn confrontational and escalate into violence”.Late Thursday, people set fire to several buildings in Dhaka including the offices of leading newspapers Prothom Alo and the Daily Star.Critics accuse the publications of favouring neighbouring India, where Bangladesh’s ousted prime minister Sheikh Hasina has taken refuge since fleeing Dhaka in the wake of the 2024 uprising.- ‘Can’t breathe’ -Staff trapped in the Daily Star newsroom said the building quickly filled with smoke.”I can’t breathe anymore… You are killing me,” reporter Zyma Islam wrote on Facebook, before firefighters managed to bring the blaze under control and rescue the employees.Sajjad Sharif, executive editor at Prothom Alo, called it “an attack on freedom of the press, expression, dissent and diversity of opinion”.The interim government, led by the 85-year-old Nobel Peace Prize laureate Muhammad Yunus, spoke to the editors of the two newspapers on Friday and condemned the vandalism.The government also urged citizens to resist all forms of mob violence which it said was committed by a few “fringe elements”.”This is a critical moment in our nation’s history when we are making a historic democratic transition,” a government statement said.”We cannot and must not allow it to be derailed by those few who thrive on chaos and reject peace.”On Wednesday, before Hadi’s death, protesters demanding Hasina be returned to Bangladesh marched toward the Indian High Commission in Dhaka, in the latest sign of strained ties between the neighbours since the fall of her autocratic government.Hadi, a leader of the student protest group Inqilab Mancha, was running for a parliament seat in the February 2026 national election.Bangladeshi police said they had launched a manhunt for his killers.sa-rtm-abh-bb/ami

A close-up of a stack of newspapers resting on a desk, symbolizing information and media.

Brésil: la Cour suprême invalide une loi qui restreint le droit à la terre des indigènes

La Cour suprême du Brésil a jugé jeudi inconstitutionnelle une loi qui impose des restrictions aux droits des peuples indigènes à occuper leurs terres ancestrales.De nombreux scientifiques estiment que les réserves indigènes, protégées par l’Etat, jouent un rôle essentiel dans le combat contre le réchauffement climatique, en tant que remparts face à la déforestation.Les revendications foncières des autochtones dans le plus grand pays d’Amérique latine font l’objet d’un contentieux avec le puissant secteur agricole, très influent au Parlement brésilien.Les juges de la Cour suprême ont rejeté jeudi la thèse du “cadre temporel”, contenue dans la loi adoptée en 2023 par les parlementaires.Selon cette thèse, les peuples autochtones ont droit uniquement aux terres qu’ils occupaient au moment de la promulgation de la Constitution en 1988.Mais les organisations de défense des indigènes argumentent que de nombreux territoires ancestraux n’étaient pas occupés à l’époque car les populations autochtones en avaient été évincées de force, notamment pendant la dictature militaire (1964-1985).De nombreux militants autochtones ont exprimé avec véhémence leur rejet du “cadre temporel” en novembre lors de manifestations en marge de la COP30, conférence de l’ONU sur le Climat, à Belem, dans l’Amazonie brésilienne.La ministre brésilienne des Peuples Indigènes, Sonia Guajajara, avait affirmé à l’AFP que la loi approuvée par le Parlement en 2023 représentait un “obstacle légal” freinant l’homologation des terres attribuées aux autochtones.Depuis le début de son troisième mandat, débuté en janvier 2023, le président de gauche Luiz Inacio Lula da Silva a homologué 20 terres indigènes, tandis que son prédécesseur d’extrême droite Jair Bolsonaro (2019-2022) avait tenu sa promesse “ne pas céder un centimètre de plus” aux autochtones.En 2023, la Cour suprême avait déjà jugé cette thèse inconstitutionnelle.Mais cette décision de la plus haute juridiction du pays avait suscité une réaction du Parlement à forte majorité conservatrice, qui a adopté une loi stipulant que le “cadre temporel” devrait être pris en compte dans l’attribution de terres aux peuples autochtones.Face à cet imbroglio, la Cour suprême a lancé une procédure de “conciliation”.Une vingtaine d’audiences ont été organisées ces derniers mois, avec la participation de représentants des indigènes comme de défenseurs du “cadre temporel”.La décision de jeudi clôt un nouveau chapitre de la bataille judiciaire, mais le Parlement brésilien n’a pas dit son dernier mot : le 10 décembre, un amendement à la Constitution rétablissant le “cadre temporel” a été approuvé au Sénat et soumis prochainement aux députés.

Tirs à l’université Brown: Washington suspend le programme de visas dont a bénéficié le suspect

Washington a annoncé la “suspension” immédiate de la délivrance de visas par tirage au sort, un programme populaire dont avait bénéficié l’homme – de nationalité portugaise – suspecté d’avoir tué deux étudiants à l’université américaine Brown et un professeur du MIT.”Claudio Manuel Neves Valente, l’auteur de la fusillade de l’université Brown, est entré aux États-Unis …

Tirs à l’université Brown: Washington suspend le programme de visas dont a bénéficié le suspect Read More »

“Nous sommes des fantômes”: à la rencontre de travailleurs de nuit immigrés au Royaume-Uni

“Nous sommes des fantômes”, dit Leandro Cristovao, un Angolais qui emballe des produits alimentaires dans un entrepôt de Londres à l’heure où les gens dorment. Les immigrés comme lui représentent une part croissante des travailleurs de nuit, cruciaux pour l’économie britannique.Sur les neuf millions de travailleurs nocturnes au Royaume-Uni, le nombre d’étrangers est passé en …

“Nous sommes des fantômes”: à la rencontre de travailleurs de nuit immigrés au Royaume-Uni Read More »

La veuve du “Commissaire Moulin” demande des comptes au producteur

Quatre ans après la disparition d’Yves Rénier, figure du petit écran, sa veuve est engagée dans un bras de fer judiciaire avec une société de production, qu’elle suspecte de l’avoir flouée pendant des années de diffusion du “Commissaire Moulin”, a appris l’AFP vendredi auprès des deux parties.Depuis 2023, Karin Rénier réclame à Sirius Media Production …

La veuve du “Commissaire Moulin” demande des comptes au producteur Read More »

TikTok signe un accord et échappe à l’interdiction aux Etats-Unis

Le réseau social chinois TikTok a signé un accord avec des groupes proches de l’administration Trump, créant la coentreprise américaine exigée par la loi pour éviter son interdiction aux Etats-Unis, après d’interminables tractations.Tiktok et son propriétaire, le groupe chinois ByteDance, ont signé cet accord avec trois investisseurs – le groupe Oracle du multimillardaire Larry Ellison, …

TikTok signe un accord et échappe à l’interdiction aux Etats-Unis Read More »

CAN-2025: des stars cahin-caha

Achraf Hakimi convalescent, Mohamed Salah dans l’expectative, Sadio Mané invisibilisé: les stars annoncées de la Coupe d’Afrique des nations, qui débute dimanche au Maroc, veulent briller sur leur continent, malgré des états de forme physique et mentale variés.. Hakimi, la course contre la montreConsidéré comme le meilleur latéral droit du monde, 6e du dernier classement du Ballon d’or -et premier défenseur-, meilleur joueur africain, Achraf Hakimi est la star annoncée de la CAN organisée dans son pays.Le capitaine des Lions de l’Atlas, demi-finalistes du Mondial au Qatar en 2022, y est omniprésent, placardé sur de nombreuses publicités à travers le royaume. Avec lui, le second sacre marocain dans une Coupe d’Afrique ne semblait faire guère de doute… Sauf que son tournoi a bien failli s’arrêter avant même d’avoir commencé, le 4 novembre avec le PSG lors d’un match de Ligue des champions, lorsque l’ailier du Bayern Luis Diaz a emporté sa cheville gauche d’un vilain tacle mal contrôlé.Blessé depuis, Hakimi s’est lancé dans une course contre la montre et est actuellement en avance sur les temps de passage pour retrouver les terrains.Son sélectionneur Walid Regragui a assuré que le latéral serait même prêt pour le match d’ouverture le 21 décembre à Rabat face aux Comores. Mais la formule à 24 clubs pourrait lui permettre de prolonger la reprise de son capitaine de deux matches sans compromettre la qualification.. Mohamed Salah, Pharaon dans le rouge Légende de Liverpool et attaquant star de l’Egypte, Mohamed Salah est au cœur d’un imbroglio avec les Reds, dont il a marqué l’histoire mais où il n’est plus tout à fait en odeur de sainteté.Depuis 2017, l’icône égyptienne a remporté une Ligue des champions (2019), deux Premier League (2020, 2025), et a marqué 250 buts toutes compétitions confondues.Moins brillant cette saison, laissé sur le banc à plusieurs reprises par son entraîneur Arne Slot, Salah s’est fendu début décembre d’une déclaration qui a mis le feu aux poudres. “J’ai l’impression que quelqu’un ne veut plus de moi au club”, a-t-il déclaré, ouvrant la porte à un départ anticipé de Liverpool, où il est sous contrat jusqu’en 2027.Même si les derniers jours ont laissé place à une forme d’apaisement, Salah devra faire abstraction de ce contexte tendu lors de la CAN pour porter encore le groupe égyptien, afin de remporter un trophée qui lui a récemment échappé à deux reprises en finale (2017 et 2021).. Mané, invisibilisé en Arabie saoudite, mais toujours fringantDes trois superstars du tournoi, le Sénégalais Sadio Mané, 33 ans, est finalement celui qui se porte le mieux: le partenaire de Cristiano Ronaldo à Al-Nassr, en Arabie saoudite, a inscrit cette saison six buts et offert six passes décisives en 17 matches. Mais depuis son départ du Bayern Munich en 2023 pour le championnat saoudien, l’attaquant n’a plus la même exposition et ses performances passent le plus souvent inaperçues.De quoi en faire une arme secrète pour les Lions de la Teranga? Le meilleur buteur de la sélection se montre toujours aussi décisif. Il a par exemple inscrit un doublé lors de la victoire 4-0 contre la Mauritanie en octobre, permettant au Sénégal de se qualifier pour le Mondial-2026, sa quatrième Coupe du monde d’affilée.Avant de connaître une deuxième Coupe du monde -il était blessé et forfait en 2022 au Qatar-, Mané, à la tête d’un groupe très équilibré mêlant subtilement expérience et jeunesse, va tenter de remporter une deuxième CAN après celle de 2021.. Quid de Mahrez et Osimhen ?Dans la même veine que Mané et l’Algérien Riyad Mahrez, aujourd’hui à Al-Ahli, le Nigerian masqué Victor Osimhen à Galatasaray et l’Ivoirien Sébastien Haller (à Utrecht aux Pays-Bas), autrefois brillants représentants du continent, sont aujourd’hui moins sous les projecteurs.Mahrez a dû déminer lui-même il y a quelques jours sur les réseaux sociaux une polémique sur son supposé manque de forme.Osimhen, toujours décisif avec le club turc et les Super Eagles, va devoir digérer la non-qualification du Nigeria pour le prochain Mondial.

Bangladesh: nouvelles manifestations après la mort d’un leader étudiant assassiné

Des manifestants en colère se sont à nouveau rassemblés vendredi à Dacca au lendemain de violentes émeutes provoquées par la mort d’une des figures de la révolte de 2024 assassiné en début de semaine, à deux mois d’élections législatives.Des milliers de protestataires, brandissant des drapeaux et des pancartes, sont descendus dans les rues, scandant des slogans et réclamant l’arrestation des assaillants masqués qui ont tiré lundi sur Sharif Osman Hadi, 32 ans. Des manifestations ont également eu lieu à Gazipur, dans la banlieue nord de Dacca, à Sylhet (nord) et à Chattogram (sud-est) où la résidence d’un ancien ministre a été attaquée jeudi soir.Le chef du gouvernement provisoire, le prix Nobel de la paix Muhammad Yunus, 85 ans, a lancé un appel au calme tandis que des prières spéciales en hommage au leader étudiant étaient organisées dans les mosquées et la journée de samedi décrétée deuil national.M. Yunus a exhorté la population à résister à toutes les formes de violence, évoquant dans un communiqué “un moment crucial de l’histoire de notre pays au moment où nous opérons une transition démocratique historique”.”Nous ne pouvons pas, et ne devons pas, permettre que cela soit saboté par ceux qui prospèrent dans le chaos et rejettent la paix”, a ajouté M. Yunus à moins de deux mois des premières élections législatives depuis la chute du gouvernement autocratique de Sheikh Hasina en août 2024.Le Haut-Commissaire de l’ONU aux droits de l’homme Volker Türk a réclamé vendredi l’ouverture d’une “enquête impartiale”. “J’exhorte les autorités à mener une enquête rapide, impartiale, approfondie et transparente sur l’attaque qui a entraîné la mort de (Sharif Osman) Hadi”, a déclaré M. Türk dans un communiqué, appelant à ce que les responsables rendent des comptes.- Bâtiments incendiés et vandalisés -M. Hadi, figure du mouvement étudiant Inqilab Mancha, était aussi connu pour ses critiques virulentes à l’égard de l’Inde, pays voisin du Bangladesh et soutien du régime de Mme Hasina qui vit aujourd’hui en exil à New Delhi.Candidat aux législatives du 12 février prochain, il avait été grièvement blessé lundi et évacué à Singapour pour être soigné. À l’annonce de sa mort, des protestataires ont envahi les rues, vandalisant et incendiant plusieurs bâtiments, notamment ceux des principaux journaux Prothom Alo et The Daily Star.Des salariés du Daily Star ont été pris au piège dans leur salle de rédaction, et 27 ont dû être secourus par les pompiers en pleine nuit, a indiqué à l’AFP Kamal Ahmed, rédacteur en chef.”Je n’arrive plus à respirer. Il y a trop de fumée. Je suis à l’intérieur. Vous êtes en train de me tuer”, a alerté la journaliste Zyma Islam sur sa page Facebook. “Pour la première fois de l’histoire du journal, la publication a dû être interrompue”, a déploré auprès de l’AFP Kamal Ahmed. Sajjad Sharif, directeur de la rédaction de Prothom Alo, s’est dit “profondément attristé” que son quotidien ne puisse pas paraître. Il a dénoncé “une attaque contre la liberté de la presse, d’expression, de dissidence et la diversité des opinions”. Ces deux journaux, les plus importants au Bangladesh, sont accusés par leurs détracteurs d’être favorables à l’Inde voisine. M. Yunus, qui s’est entretenu avec leurs rédacteurs en chef, a condamné une attaque “odieuse”.Dans un communiqué, le Comité de protection des journalistes (CPJ) s’est dit inquiet et demandé “les autorités à garantir la sécurité des organes de presse et des journalistes, et à traduire les responsables en justice”. Des photos de deux suspects ont été publiées par la police qui a aussi offert une récompense de cinq millions de takas (environ 35.000 euros) pour toute information permettant leur arrestation.