Sudan’s El-Fasher under the RSF, destroyed and ‘full of bodies’

When Sudanese nurse Asmaa returned to the Darfur city of El-Fasher, she found only bodies where her neighbours once lived and no sign of the family she had come to save.The Rapid Support Forces, battling Sudan’s military since April 2023, seized the army’s last stronghold in Darfur on October 26 in a bloody offensive marked by executions, atrocities, pillaging and rape.Since then, an RSF-imposed communications blackout has sealed El-Fasher off from the outside world. Little has been known since RSF fighters posted images eight weeks ago showing mass killings that shocked the world.AFP managed to speak to two residents inside the city via satellite internet, collected accounts from two aid groups that gained rare access, and analysed satellite imagery to piece together an image of El-Fasher under the RSF.More than 106,000 people have fled El-Fasher since the takeover, while between 70,000 and 100,000 remain trapped, according to the World Food Programme.Asmaa fled the city on the Sunday it fell to the RSF, but was detained with 11 others near the South Darfur capital Nyala and released only after paying a $3,000 ransom.Instead of escaping for good, she went back to El-Fasher, and has spent five weeks searching for her brothers, brother-in-law and several cousins, amid reports of thousands still detained in the city.”I do not know if they are detained or dead. I just keep looking in shelters, schools, everywhere,” she told AFP.What she has found instead is a city “terrifying and full of bodies”.Her own home has been “completely destroyed”.Asked by a neighbour to check on his family, she entered their house and found “two bodies inside”. She recognised them as his cousins, and ran in terror.”They were still fresh,” she said.Near her home, she saw deep burial pits she says were used to “erase evidence of killings”.Satellite imagery analysed by AFP corroborates her account, revealing an increasing number of what look like graves in a 3,600-square-metre area near UNICEF headquarters.Grave-shaped earth disturbances in the area controlled by the RSF since early October, have continued to increase from September.- ‘Completely empty’ -What little is known about conditions in El-Fasher is “beyond horrific”, the WFP said, citing accounts of burned bodies, abandoned markets and roads littered with mines.A Red Crescent volunteer, speaking to AFP anonymously from the city, said his team entered El-Fasher on December 4 and buried “bodies scattered” across streets and buildings, with new corpses reported daily.Satellite analysis from late November by Yale University’s Humanitarian Research Lab (HRL) revealed “piles of objects consistent with human bodies”, being moved around, buried and burned, with RSF forces present, its director Nathaniel Raymond told AFP.In areas once bustling with activity, streets are now empty.An analysis of recent satellite images by AFP shows no visible activity at four main markets across the city in mid-December, areas that were busy before the war began.Ismail, who returned to El-Fasher from the nearby town of Garni five weeks after the takeover, described a deserted neighbourhood, his home partially damaged and stripped bare.”The area is completely empty. When I go out to get something, I fear for my family,” Ismail told AFP, using a pseudonym for his safety.For 18 months under siege, civilians in El-Fasher eked out a meagre existence on animal feed and cowhide. The UN confirmed famine last month, and the city has received virtually no aid.One of the few groups granted access, Malam Darfur Peace and Development Organisation, told AFP it delivered food and blankets on December 2 but found a severe shortage of water, food and medicine.- Trapped inside -Doctors without Borders (MSF) teams in the refugee town of Tawila, 70 kilometres west, say they have received numerous fresh reports of kidnappings inside El-Fasher and along escape routes.”The RSF wants to keep people inside,” MSF emergency coordinator Myriam Laaroussi told AFP, adding that many attempting to leave recently were forced back.Those who make it recount families paying ransoms, men tortured or shot, parents killed and children left unaccompanied, she said.The RSF has dismissed accusations as “fabricated narratives”, claimed it was investigating and sought to broadcast a different image of El-Fasher under their rule.In videos, they boast “reconstruction” campaigns, a new police station and inspections of the city’s water plant, while urging residents to resume “normal” life.The conflict in Sudan has killed tens of thousands of people, displaced millions more and unleashed a new litany of horrors on the people of Darfur, long-scarred by the atrocities committed in the early 2000s by the RSF’s predecessor, the Janjaweed.

En Afghanistan, clap de fin forcé pour un cinéma historique de Kaboul

Il était un des cinémas historiques de Kaboul, un lieu mythique pour des générations d’Afghans. L’Ariana, restauré avec l’aide de cinéastes français après une première destruction durant la guerre des années 1990, a été démoli pour faire place à un centre commercial.Depuis leur retour au pouvoir en 2021 en Afghanistan, les autorités talibanes imposent une version ultra-rigoriste de la loi islamique, et ont banni la musique et les films dans l’espace public.Ce cinéma, comme d’autres, avait dû mettre fin à sa programmation, mais son bâtiment était resté intact, sur une des places du centre de la capitale afghane.Jeudi, un amas de gravats était visible depuis la rue et un panneau sur le chantier annonçait: “un centre commercial moderne va être construit ici”, ont constaté des journalistes de l’AFP tandis qu’un bulldozer poursuivait la démolition.”La nouvelle de la destruction du cinéma Ariana a brisé mon coeur. Nous y avions tant de bons souvenirs (…) Il y avait une vie à l’époque à Kaboul”, a confié à l’AFP une habitante de la ville, âgée de 65 ans, qui y allait souvent avec ses parents dans les années 1970. Elle a préféré taire son nom pour raisons de sécurité.”Actuellement, les gens n’ont plus accès aux cinémas. Il n’y a plus aucune sorte de distraction, ni pour les femmes, ni même pour les hommes”, déplore-t-elle.Construit dans les années 1960, l’Ariana était alors l’un des lieux de prédilection des résidents de la capitale afghane, qui aimaient y voir des films du monde entier.Détruit lors de la guerre civile (1992-1996), pillé, il était resté à l’abandon sous le premier régime des talibans (1996-2001), qui proscrivaient toute forme de loisir.- “Sans âme” -Mais en 2004, le cinéma avait rouvert après une vaste restauration menée par les architectes français Jean-Marc Lalo et Frédéric Namur. L’opération avait été financée grâce à la mobilisation de l’association “Un cinéma pour Kaboul”, présidée par le metteur en scène français Claude Lelouch, Palme d’Or à Cannes pour Un homme et une femme.Le ministre français de la Culture de l’époque, Renaud Donnedieu de Vabres, et plusieurs réalisateurs avaient fait le déplacement pour inaugurer la nouvelle salle de 600 places avec ses fauteuils rouge et ses tapis afghans, le 23 mai 2004. “Un cinéma est toujours une lumière dans la ville”, s’était alors félicité le président français Jacques Chirac.Après la réouverture, certains soirs, quand la salle était pleine, des “centaines de personnes” restaient dans le hall d’entrée pour entendre au moins le son d’un film afghan, se souvient un fan du cinéma.La destruction de l’Ariana, “c’est comme si une pelle mécanique me broyait le coeur. Ce cinéma était un signe d’espoir, d’ouverture”, a réagi auprès de l’AFP l’architecte Jean-Marc Lalo.”Le cinéma Ariana n’était pas une ruine à abattre, mais une mémoire à rouvrir. On l’a déjà détruit une fois par la guerre civile. Cette fois, c’est pire: on l’efface au nom du +moderne+. Le moderne sans âme, sans images, sans silence partagé dans le noir”, a regretté auprès de l’AFP l’écrivain et cinéaste franco-afghan Atiq Rahimi. Il y avait montré son premier film en 2004: “quand on croyait, un instant, que la culture pouvait survivre à la barbarie. Raser un cinéma, ce n’est pas construire l’avenir”, a-t-il ajouté.Un autre cinéma de Kaboul, le Park, a déjà été démoli et doit lui aussi être remplacé par un centre commercial.

Italie: après le fils aîné, le fils cadet d’Ibrahimovic aussi sous contrat avec l’AC Milan

Le fils cadet de Zlatan Ibrahimovic, Vincent, s’est engagé à 17 ans avec l’équipe réserve de l’AC Milan où il évoluera aux côtés de son frère aîné Maximilian, a annoncé le club lombard jeudi soir.”Vincent Zlatan Seger Ibrahimovic a signé son premier contrat professionnel. Le milieu de terrain fera partie de l’équipe Milan Futuro, dédiée à la progression et au développement des jeunes talents”, a expliqué le Milan dans un bref communiqué.Le Milan Futuro évolue en Serie D, la 4e division italienne, et pointe à la 4e place de sa poule.Passé par les équipes de jeunes du Milan, Vincent Ibrahimovic, de nationalité suédoise comme son père, va retrouver dans cette équipe son aîné, 19 ans, qui a de son côté été convoqué cette semaine dans le groupe pro, battu en demi-finales de la Supercoupe d’Italie par Naples (2-0).Depuis qu’il a mis fin à sa carrière de joueur en 2023, avec l’AC Milan, Ibrahimovic a rejoint l’organigramme des Rossoneri comme conseiller du propriétaire américain du club, Gerry Cardinale.L’ancien buteur du Paris SG a marqué 93 buts en 163 matches, toutes compétitions confondues pour l’AC Milan où il a évolué de 2010 à 2012, puis de 2020 à 2023.

Mercosur: fort d’un bref répit, Macron reste prudent pour la suite

Sous pression en France, Emmanuel Macron a remporté à Bruxelles une bataille avec le report à janvier d’un vote sur l’accord commercial avec le Mercosur, grâce au soutien-clé de l’Italie. Un répit fragile qui l’expose dans un mois à une nouvelle flambée de colère agricole.Ce report représente “une avancée mais pas une victoire”, a estimé vendredi la ministre française de l’Agriculture Annie Genevard. C’était “la seule décision raisonnable”, a-t-elle ajouté sur X.Le président français était arrivé jeudi sur la défensive comme rarement, lui qui s’affiche volontiers à l’initiative lors des sommets européens.”Je n’aime pas qu’on balade les gens, donc je ne vais pas balader nos agriculteurs”, avait-il haussé la voix devant la presse, invoquant un “bon sens un peu paysan”.L’heure était grave: la Commission européenne semblait déterminée à arracher d’ici vendredi un feu vert des Vingt-Sept, à la majorité qualifiée, à cet accord de libre échange avec le bloc latino-américain, pour le signer samedi au Brésil. Quitte à passer outre l’opposition française.Avec un allié de poids, l’Allemagne. Le bras de fer entre Emmanuel Macron et le chancelier Friedrich Merz s’étalait ainsi sur la place publique alors qu’ils avaient mis en scène depuis le printemps l’image d’un couple réconcilié et à nouveau moteur en Europe.Le président français demandait lui le “report” de toute décision, sous la pression des agriculteurs qui manifestent en France et dans la capitale belge, conjuguée à celle d’une classe politique française quasi-unanimement opposée à ce texte.”Si aujourd’hui il y a une volonté de passage en force”, “je vous le dis très clairement, la France s’opposera”, “on doit être respectés”, a-t-il martelé jeudi matin.Au bout d’une journée de conciliabules dans les coulisses du sommet bruxellois, il a gagné son pari.- “Opération d’enfumage” -Mais dans la chorégraphie de cette journée cruciale, c’est la Première ministre italienne Giorgia Meloni, souvent présentée comme une rivale d’Emmanuel Macron sur la scène européenne, qui est apparue comme la clé du dénouement.Le président brésilien Lula, pourtant proche de son homologue français, a publiquement déclaré avoir accepté de transmettre à ses partenaires du Mercosur la demande de report d’un mois formulée par la dirigeante italienne lors d’un appel.Cette ouverture a rebattu les cartes.Et dans la soirée, la présidente de la Commission Ursula von der Leyen a annoncé que la signature du traité était reportée à janvier.”Meloni joue très finement, c’est un grand sommet pour elle”, glisse un diplomate européen. Un autre se montre encore plus cinglant: “Macron ne lui dira jamais publiquement merci, et elle ne dira jamais l’avoir fait comme une faveur à son endroit”.En France, la position d’Emmanuel Macron alimente en tout cas les commentaires de ses opposants sur une supposée perte d’influence à seize mois de la fin de son mandat.”Nouvelle opération d’enfumage avec le report de la signature”, a protesté Manon Aubry, eurodéputée du parti de gauche radicale La France insoumise.Les mêmes problèmes risquent d’ailleurs de se poser à nouveau en janvier pour le chef de l’Etat. Comme l’a résumé la FNSEA, premier syndicat agricole français, “le Mercosur, c’est toujours non” pour le monde paysan comme pour la plupart des partis politiques hexagonaux.Emmanuel Macron a jugé à l’issue du sommet, dans la nuit de jeudi à vendredi, qu’il était “trop tôt” pour dire s’il pourra accepter l’accord en janvier, sans toutefois l’exclure.”Je l’espère, parce que ça veut dire qu’on aura obtenu des avancées (…) historiques”, a-t-il expliqué.Pour cela, il demande la concrétisation de ses trois exigences auxquelles Bruxelles a déjà commencé à répondre: une “clause de sauvegarde” en cas de déstabilisation des marchés agricoles, des “clauses miroirs” en matière de normes sanitaires et environnementales, et des contrôles sanitaires accrus à l’importation.Emmanuel Macron, qui sur le fond considère l’accord commercial comme bon pour plusieurs filières, notamment viticole et industrielle, a reconnu jeudi que la réponse européenne à ces “conditions” avançait “dans la bonne direction”.Mais “nous avons besoin d’avoir ces avancées, que le texte change de nature, qu’on parle d’un autre accord”, qui “permette de protéger nos agriculteurs”, a-t-il prévenu dans la nuit.Surtout, il a ouvert un autre front, dans l’espoir de calmer la colère des campagnes: la “bataille” pour maintenir les revenus des agriculteurs dans la future politique agricole commune (PAC), face à de premières propositions européennes jugées insatisfaisantes à Paris.

Fin de la grève au Louvre, le musée rouvre normalement

Le musée du Louvre a rouvert normalement vendredi après la fin de la grève votée par les agents mobilisés depuis lundi pour de meilleures conditions de travail, a appris l’AFP auprès des syndicats et de la direction.Réunis en assemblée générale dans la matinée, les agents n’ont pas reconduit la grève mais ont maintenu leur préavis faute d'”avancées suffisantes” dans les négociations, ont indiqué la CGT et la CFDT. Entièrement fermé lundi en raison de la mobilisation, le Louvre n’avait ouvert que partiellement depuis et peut désormais accueillir les visiteurs, nombreux en cette période de fin d’année, dans l’ensemble de ses espaces. “Le musée est ouvert normalement”, a indiqué vendredi matin à l’AFP une porte-parole de l’établissement dans la tourmente depuis le cambriolage du 19 octobre.”On n’a pas voté la grève parce qu’on veut donner du souffle aux négociations”, a expliqué à l’AFP Valérie Baud déléguée CFDT, quand son collègue de la CGT Christian Galani assure qu’il reste encore “une marge de manœuvre” dans les discussions avec le ministère de la Culture.En première ligne dans ce dossier, le ministère a notamment promis l’annulation d’une baisse de 5,7 millions d’euros des dotations publiques au Louvre et des recrutements et revalorisations indemnitaires jugés encore insuffisants.Après une nouvelle réunion au ministère jeudi, la cinquième depuis le dépôt du préavis de grève le 8 décembre, les syndicats relevaient des progrès mais pas d'”avancées suffisantes” pour mettre fin à la mobilisation. “On veut maintenir la pression parce qu’on considère qu’ils sont en dessous de ce qu’on demande sur les rémunérations”, indique M. Galani. “Ce n’est pas un mouvement de colère, c’est un mouvement réfléchi et on va continuer”, assure Mme Baud, satisfaite que les négociations soient menées avec le ministère et pas avec la présidente du musée Laurence des Cars.”On n’est plus face à un mur de silence”, estime la déléguée CFDT.Critiquée par les syndicats, Mme des Cars doit également défendre son action à la tête du musée après la mise au jour de dysfonctionnements au Louvre dans le sillage du cambriolage.”Je ne vais pas vous dire que tout va bien”, a-t-elle déclaré mercredi au Sénat. “Nous sommes dans une situation de crise et nous devons rebondir et remettre les choses dans le bon ordre”.

Fin de la grève au Louvre, le musée rouvre normalement

Le musée du Louvre a rouvert normalement vendredi après la fin de la grève votée par les agents mobilisés depuis lundi pour de meilleures conditions de travail, a appris l’AFP auprès des syndicats et de la direction.Réunis en assemblée générale dans la matinée, les agents n’ont pas reconduit la grève mais ont maintenu leur préavis faute d'”avancées suffisantes” dans les négociations, ont indiqué la CGT et la CFDT. Entièrement fermé lundi en raison de la mobilisation, le Louvre n’avait ouvert que partiellement depuis et peut désormais accueillir les visiteurs, nombreux en cette période de fin d’année, dans l’ensemble de ses espaces. “Le musée est ouvert normalement”, a indiqué vendredi matin à l’AFP une porte-parole de l’établissement dans la tourmente depuis le cambriolage du 19 octobre.”On n’a pas voté la grève parce qu’on veut donner du souffle aux négociations”, a expliqué à l’AFP Valérie Baud déléguée CFDT, quand son collègue de la CGT Christian Galani assure qu’il reste encore “une marge de manœuvre” dans les discussions avec le ministère de la Culture.En première ligne dans ce dossier, le ministère a notamment promis l’annulation d’une baisse de 5,7 millions d’euros des dotations publiques au Louvre et des recrutements et revalorisations indemnitaires jugés encore insuffisants.Après une nouvelle réunion au ministère jeudi, la cinquième depuis le dépôt du préavis de grève le 8 décembre, les syndicats relevaient des progrès mais pas d'”avancées suffisantes” pour mettre fin à la mobilisation. “On veut maintenir la pression parce qu’on considère qu’ils sont en dessous de ce qu’on demande sur les rémunérations”, indique M. Galani. “Ce n’est pas un mouvement de colère, c’est un mouvement réfléchi et on va continuer”, assure Mme Baud, satisfaite que les négociations soient menées avec le ministère et pas avec la présidente du musée Laurence des Cars.”On n’est plus face à un mur de silence”, estime la déléguée CFDT.Critiquée par les syndicats, Mme des Cars doit également défendre son action à la tête du musée après la mise au jour de dysfonctionnements au Louvre dans le sillage du cambriolage.”Je ne vais pas vous dire que tout va bien”, a-t-elle déclaré mercredi au Sénat. “Nous sommes dans une situation de crise et nous devons rebondir et remettre les choses dans le bon ordre”.

Iraq negotiates new coalition under US pressure

More than a month after Iraq’s parliamentary elections, the country’s top leaders remain locked in talks to form a government while facing pressure from Washington to exclude Tehran-backed armed groups.Amid seismic changes in the Middle East, where new alliances are forming and old powers waning, Iraqi leaders face a daunting task: navigating relations with US-blacklisted pro-Iranian factions.- What does the US want? -The US has held significant sway over Iraqi politics since leading the 2003 invasion that ousted long-time ruler Saddam Hussein.But another spectre also haunts Iraq’s halls of power: Washington’s arch-foe, Iran.Iraq has long been caught between the two, with successive governments negotiating a delicate balance.Now, after November’s election, Washington has demanded the eventual government must exclude Iran-backed armed groups and instead move to dismantle them, Iraqi officials and diplomats told AFP.A State Department spokesperson, speaking on condition of anonymity, said: “Iraqi leaders well know what is and is not compatible with a strong US-Iraq partnership”.Washington, the spokesperson said, “will continue to speak plainly to the urgency of dismantling Iran-backed militias”.But some of these groups have increased their presence in the new chamber and have joined the Coordination Framework, an alliance of Shiite parties with varying ties to Iran and which holds the majority.For weeks, the Coordination Framework has been embroiled in talks to nominate the next prime minister. “The US has put conditions that armed factions should not be part of the new government,” a senior Iraqi official said. The factions must disarm and “sever ties with Iran’s Revolutionary Guard,” he added.In recent tweets, the US special envoy to Iraq, Mark Savaya said that Iraqi leaders are at a “crossroads”.Their decision “will send a clear and unmistakable signal to the United States… that Iraq is ready to claim its rightful place as a stable and respected nation in the new Middle East.”The alternative is equally clear: economic deterioration, political confusion, and international isolation,” Savaya said.- Which armed groups? -The US has blacklisted as “terrorist organisations” several armed groups from within the Hashed al-Shaabi, a former paramilitary alliance now integrated into the armed forces.They are also part of the Iran-backed so-called “axis of resistance” and have called for the withdrawal of US troops — deployed in Iraq as part of an anti-jihadist coalition — and launched attacks against them.Most of these groups hold seats in parliament and have seen their political and financial clout increase.The Asaib Ahl al-Haq faction, led by Qais al-Khazali, who is a key figure in the Coordination Framework, won 27 seats in the latest election, making it harder to exclude it from the government.A potential compromise is to deny it a key portfolio, as in the current government.”The US has turned a blind eye before, so they might after all engage with the government as a whole but not with ministries held by armed groups,” a former Iraqi official said.Other blacklisted groups are: + Kataeb Hezbollah, one of the most powerful armed groups, supports a parliamentary bloc (six seats).+ Kataeb Sayyid al-Shuhada, Kataeb Imam Ali and Harakat Ansar Allah al-Awfiya.+ The al-Nujaba movement is the only group that has steered clear of elections.- What is at stake? -Iraq has its economic growth to worry about.After decades of turmoil, it has only begun to regain a sense of normalcy in recent years. Washington has already imposed sanctions on several Iraqi entities and banks, accusing them of helping Tehran evade sanctions.But Iraqi leaders hope for greater foreign investments and support partnerships with US companies.The most striking endorsement came from Khazali, an opponent of the US military presence who now argues that it would be in Baghdad’s interest for major US companies to invest.Since the Israel’s war with Hamas in Gaza began in October 2023, Iraq has remained relatively unscathed by the turmoil engulfing the Middle East.Iraqi armed groups did launch attacks on US troops and largely unsuccessful ones on Israel. Washington responded with heavy strikes, and the attacks have long-since halted.Iraq remained the only close regional ally of Iran to stay out of Israel’s crosshairs.So far, the US has acted as a buffer, helping to prevent an Israeli attack, but Iraqis have been warned of  strikes against the armed groups, multiple sources said.But as the presence of American forces dwindles, fears are growing.