Aide à l’Ukraine: les dirigeants de l’UE sommés de trouver une solution

Les dirigeants européens cherchent comment financer l’effort de guerre de l’Ukraine, son armée et son budget, lors d’un sommet à haut risque à Bruxelles dont l’issue reste incertaine.”(Vladimir) Poutine parie sur notre échec, ne lui offrons pas cela!”, a lancé, à son arrivée, la cheffe de la diplomatie de l’UE Kaja Kallas, Les 27 “ne quitteront pas” la salle sans un accord pour financer l’Ukraine au cours des deux prochaines années, a affirmé en écho la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen.Et rien ne dit qu’ils y parviendront. La majorité d’entre eux, Allemagne en tête, veulent utiliser les avoirs gelés de la banque centrale russe en Europe pour financer un “prêt de réparation” de 90 milliards d’euros en faveur de l’Ukraine. Mais l’essentiel de ces avoirs, soit quelque 210 milliards d’euros, se trouve en Belgique et son Premier ministre Bart De Wever n’est toujours pas prêt à donner son feu vert.”Pour être clair je n’ai jamais vu un texte qui pourrait me séduire et marquer l’accord de la Belgique”, a dit jeudi le conservateur flamand. “J’espère peut-être le voir aujourd’hui, mais je ne l’ai pas encore vu”, a-t-il insisté devant le Parlement belge.- “On saute tous ensemble” -La Belgique continue à refuser d’être “seule” à assumer les risques d’une telle opération, totalement inédite en Europe.”On a besoin d’une parachute avant de sauter. Si on nous demande de sauter, on saute tous ensemble”, a-t-il martelé devant les parlementaires belges.Bart De Wever redoute de subir des représailles russes, jusqu’à “l’éternité”, et réclame une protection solide des intérêts de son pays, y compris en Russie.Une demande jugée disproportionnée par ses partenaires, prêts à apporter leur garantie à un prêt à l’Ukraine, mais pas à signer un “chèque en blanc”, a expliqué un des négociateurs européens.Les Européens se sont engagés à assurer, au cours des deux prochaines années, l’essentiel du soutien financier et militaire à Kiev, après la fermeture du robinet américain décidée par Donald Trump. “Je ne vois pas de meilleure option” que le recours aux avoirs russes, a affirmé jeudi le chancelier allemand Friedrich Merz, à son arrivée à Bruxelles.”Si nous n’arrivons pas à le faire, la capacité d’action de l’Union européenne sera gravement compromise pour des années, et même plus longtemps”, avait-il mis en garde en début de semaine.La décision de recourir aux avoirs russes gelés peut être prise à la majorité qualifiée des Etats membres, donc théoriquement sans la Belgique, mais surtout sans la Hongrie, pays européen le plus proche du Kremlin, totalement opposée à cette option.A Bruxelles, une autre option est aussi officiellement sur la table des chefs d’Etat et de gouvernement de l’UE.  L’UE pourrait emprunter, mais plusieurs pays y sont très réticents, dont l’Allemagne, et au moins un Etat membre, la Hongrie, s’y oppose totalement. Or, une telle décision requiert l’unanimité. Faute d’accord, l’Ukraine risque de se retrouver à court d’argent dès le premier trimestre 2026. “Sans cela (cette décision), il y aura un gros problème pour l’Ukraine”, a déclaré le président Volodymyr Zelensky à des journalistes avant de se rendre au sommet à Bruxelles.Juste avant son arrivée, il a annoncé de nouveaux pourparlers américano-ukrainiens vendredi et samedi aux Etats-Unis.Une rencontre entre émissaires russes et américains est par ailleurs prévue ce week-end à Miami, en Floride, selon un responsable de la Maison Blanche.Près de quatre ans après l’offensive à grande échelle de Moscou, Volodymyr Zelensky ne croit toujours pas à une volonté de paix de la part du Kremlin et dit se préparer à mener une nouvelle “année de guerre, en dépit des pourparlers de paix en cours.

Bruxelles capitale de la colère agricole, l’accord Mercosur dans le viseur

Des milliers d’agriculteurs européens venus pour certains en tracteurs manifestent jeudi à Bruxelles pour protester contre la politique agricole de l’UE, ciblant notamment l’accord de libre-échange avec le Mercosur, accusé de mettre en danger de nombreuses filières.”On est là pour dire non au Mercosur, surtout parce qu’on a l’impression qu’aujourd’hui, Ursula veut passer en force, elle veut imposer sa loi”, a protesté Maxime Mabille, un producteur laitier belge, s’en prenant à la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen.Cette dernière devait rencontrer dans la matinée une délégation d’agriculteurs. En milieu de matinée des dizaines de tracteurs tentaient de converger vers la capitale belge, tandis que d’autres formaient déjà une colonne bloquée par un cordon de police aux abords des institutions de l’UE.    La manifestation est organisée le jour où les chefs d’Etat et de gouvernement des 27 se réunissent en sommet.La Copa-Cogeca, principal lobby agricole européen, a dit attendre au moins 10.000 manifestants venus de plusieurs pays, notamment de nombreux agriculteurs français.La police dénombrait déjà “plusieurs milliers” de manifestants avant que le gros du cortège ne s’élance vers le quartier européen.Mercosur, taxes sur les engrais, réforme de la Politique agricole commune (PAC): les sujets de mécontentement sont nombreux, ont rappelé plusieurs manifestants interrogés par l’AFP.”Les gens en ont ras-le-bol des normes, des contraintes”, a lancé Antoine Delefortrie, un des responsables des Jeunes Agriculteurs (JA) dans le nord de la France, dénonçant aussi le risque d'”une concurrence déloyale” de la part des pays sud-américains du Mercosur.L’exécutif européen et le Brésil – pays qui préside cette alliance l’associant à l’Argentine, au Paraguay et à l’Uruguay – insistent pour parapher avant la fin de la semaine un accord commercial en négociations depuis un quart de siècle, qui créerait la plus grande zone de libre-échange au monde.- “Le compte n’y est pas” -Or, Mme von der Leyen a besoin au préalable de l’aval d’une majorité qualifiée de pays membres, et plusieurs d’entre eux réclament un report de l’accord, dont la France et la Pologne, rejoints mercredi par l’Italie. Au grand dam de l’Espagne et de l’Allemagne, fervents supporteurs du texte.”Nous ne sommes pas prêts, le compte n’y est pas pour signer cet accord”, a affirmé jeudi le président français Emmanuel Macron depuis Bruxelles.L’accord permettrait à l’UE d’exporter davantage de véhicules, de machines, vins et spiritueux vers l’Amérique latine, tout en facilitant l’entrée en Europe de viande bovine, sucre, riz, miel et soja sud-américains, ce qui inquiète les filières concernées.Ces pays sud-américains sont accusés par de nombreux agriculteurs européens de ne pas respecter les réglementations environnementales et sociales auxquelles eux-mêmes sont soumis, avec à la clé l’opportunité de vendre des produits moins chers.”C’est un accord qui est mal monté, malhonnête. Encore une fois ce qui compte c’est la réciprocité, c’est que l’Europe garantisse que les conditions de production soient respectées”, a déclaré le président du syndicat français FNSEA, Arnaud Rousseau, à RMC/BFMTV.Ces inquiétudes s’ajoutent à celles sur la réforme des subventions de la Politique agricole commune (PAC), que la Commission européenne est accusée de vouloir “diluer” dans le budget européen.”L’Union européenne propose une réduction de plus de 20% du budget de la prochaine PAC (sur la période 2028-2034), tout en poursuivant la ratification de l’accord commercial avec le Mercosur. C’est purement inacceptable”, a protesté la Fédération wallonne de l’agriculture (FWA).Pour certains agriculteurs français, la gestion par le gouvernement Lecornu de l’épizootie de la dermatose nodulaire contagieuse (DNC) vient aussi amplifier le mécontentement.André Coupey a quitté dans la nuit sa campagne au sud de Lille pour manifester sa solidarité avec les éleveurs. “On peut comprendre leur désarroi avec l’abattage systématique” du cheptel en cas de maladie en son sein, a-t-il fait valoir.

Much talk, little action at Gaza truce coordination centre

Launched after the Israel-Hamas ceasefire to monitor the truce and facilitate the flow of humanitarian aid, the Civil-Military Coordination Center for Gaza is struggling to live up to its promises.The CMCC, a US initiative, is meant to set the stage for the next steps of President Donald Trump’s peace plan for the Palestinian territory following more than two years of devastating war.”At first nobody knew what it was but everyone wanted in,” one European diplomat told AFP.”Now people are a bit disillusioned, because we feel like nothing is moving, but we have no choice… it’s either that or speaking with Israelis informally,” the diplomat added.”There are times when you think we’ve hit rock bottom, but we keep digging,” quipped a humanitarian source who has been to the centre several times to discuss shelters for the hundreds of thousands of Gazans displaced by Israel’s military campaign.The CMCC — based in a large warehouse in the southern Israeli city of Kiryat Gat — was presented to stakeholders such as NGOs, UN agencies and diplomats, as a generator of novel ideas for post-war Gaza. “When we opened it, we made clear that it’s focused really on two things. One is facilitating the flow of humanitarian, logistical and security assistance into Gaza. And two, helping monitor in real time, implementation of the ceasefire agreement,” Captain Tim Hawkins, a spokesman for the US Central Command (CENTCOM), told AFP.Frustrated by challenges with the Israeli authorities, many countries and humanitarian actors said they threw themselves into the project, eager to gain a new conversation partner that claimed to be inclined to find solutions: the United States.- ‘Nothing has changed’ -Two months after the CMCC’S launch, many humanitarians contacted by AFP said they felt the US capacity — or willingness — to pressure Israel is limited.”At the beginning, the Americans told us they were discovering that Israel was banning a whole range of items from entering Gaza — the notorious dual-use list. They seemed shocked, and we thought we’d finally get past that obstacle,” said one humanitarian engineer. “But the fact is that absolutely nothing has changed.”Those visiting the site described to AFP a large hangar where numerous, mainly American and Israeli, military personnel meet with humanitarians, diplomats and consultants.The first floor is for Israeli staff and the third is for US troops. Both are out of bounds to visitors.The second, lined with astroturf, is a meet and greet open space where diplomats and UN agency personnel meet.”It feels like a co-working space, but with people in uniform”, one diplomat said, noting that GIs sip on beers. Others saw a whiteboard scrawled with the question “What is Hamas?””There are roundtables on everything, from water and food distribution to security,” said a humanitarian source.But “this isn’t where decisions are actually made”, one diplomat said, citing parallel discussion channels, including a team supervised by Aryeh Lightstone, an associate of US Middle East envoy Steve Witkoff, in Tel Aviv.- ‘Lost compass of law’ -Several diplomats and humanitarian sources lamented the absence of Palestinian voices and the fact that they were generally consulted for their field expertise, but not for their opinion on the best route forward.Another issue lies in the emergence of concepts largely rejected by the international community, notably the creation of Alternative Safe Communities (ASC) in Gaza.The idea would see “vetted” non-Hamas affiliated Gazans grouped into communities built from scratch with basic services in Gaza’s “green zone” under Israel’s military control.”We have lost the moral compass of the law,” one diplomat said.”There is a very clear tension between the idea that one might be allowed to do almost anything — that creativity is required — and the nature of international humanitarian law itself, which is deliberately fixed and immutable.”The most frequent criticism is that political questions such as who should rule Gaza and who should be in charge of its security are left out, and debates are steered towards practical questions of how.”They’re looking at where to put the wastewater treatment plants. They are not looking at who is going to operate the wastewater treatment plants and who is paying the guys who are operating the wastewater treatment plants,” a diplomat said.Ultimately, several humanitarian and diplomatic sources lamented that the CMCC was absorbing their time for few results.CENTCOM’s Captain Hawkins acknowledged some “frictions and challenges” without elaborating, but highlighted successes such as the opening of more crossings for aid into Gaza.”We are making progress,” he told AFP, “while fully recognising that there is more work ahead.”

European stocks rise before central bank decisions on rates

Europe’s main stock markets rose Thursday ahead of interest-rate decisions from the Bank of England and European Central Bank.The BoE is widely expected to cut its main rate by a quarter point to 3.75 percent as UK inflation has fallen faster than expected. In a later decision Thursday, the ECB is forecast to keep eurozone borrowing costs unchanged.”Risk sentiment is stabilising as we move towards the end of a week that is packed with policy risks and three central bank meetings,” noted Kathleen Brooks, research director at trading group XTB, as traders awaited also Friday’s rate decision from the Bank of Japan.The British pound and euro were both down against the dollar awaiting the central bank updates in Europe. Investors will pore over also US inflation data due Thursday for clues on the outlook for Federal Reserve interest rates.Asian stock markets mostly sank Thursday after Wednesday’s sell-off on Wall Street as worries over the tech sector’s colossal spending on artificial intelligence continued to dog investor sentiment.Hopes for an end-of-year rally have been dealt a blow after the Fed last week hinted that it could pause its rate cuts next month while more questions are being asked about the cash pumped into AI.Those worries were compounded Wednesday by a report that private capital group Blue Owl had pulled out of market giant Oracle’s $10 billion data centre, putting the project in doubt.That came after Oracle and chip giant Broadcom last week unveiled disappointing earnings reports.Oracle’s share price plunged more than five percent Wednesday, while Broadcom and other sector heavyweights — including Nvidia, Alphabet and Advanced Micro Devices — also tumbled.In Europe, shares in BP rose slightly in late morning deals Thursday after the British energy giant appointed a new chief executive and as oil prices flattened.- Key figures at around 1045 GMT -London – FTSE 100: UP 0.3 percent at 9,798.77 pointsParis – CAC 40: UP 0.4 percent at 8,115.00Frankfurt – DAX: UP 0.2 percent at 24,010.31Tokyo – Nikkei 225: DOWN 1.0 percent at 49,001.50 (close)Hong Kong – Hang Seng Index: DOWN 0.1 percent at 25,447.44 (close)Shanghai – Composite: UP 0.2 percent at 3,876.37 (close)New York – Dow: DOWN 0.5 percent at 47,885.97 (close)Euro/dollar: DOWN at $1.1727 from $1.1743 on WednesdayPound/dollar: DOWN at $1.3352 from $1.3379Dollar/yen: UP at 155.89 yen from 155.70Euro/pound: UP at 87.86 pence from 87.77Brent North Sea Crude: FLAT at $59.69 per barrelWest Texas Intermediate: UP 0.1 percent at $55.86 per barrel

Indignation de magistrats après le “soutien” exprimé par Darmanin pour un élu condamné en appel

Deux syndicats de magistrats s’indignent jeudi des propos de Gérald Darmanin, qui a assuré de son “soutien” un élu du Nord condamné par la cour d’appel de Douai à 18 mois de prison avec sursis et deux ans d’inéligibilité pour détournement de fonds.”Il nous semble institutionnellement problématique, pour un garde des Sceaux en exercice, d’apporter un +soutien+ public à quelque justiciable que ce soit à l’issue d’une décision de justice”, écrit l’Union syndicale des magistrats (USM, majoritaire), dans une lettre ouverte dont l’AFP a eu connaissance jeudi.”Sans commenter d’aucune manière une décision de justice, j’ai une pensée plus qu’amicale pour Damien Castelain, qui est un grand Président de la Métropole de Lille, et un maire passionné de Péronne-en-Mélantois”, a écrit mardi sur X le ministre de la Justice, l’assurant de son “soutien dans ce moment difficile”.Dans sa lettre, l’USM dit avoir pris connaissance “avec consternation” de ce message.”Ce positionnement est tout simplement incompréhensible pour la plupart des magistrats et fonctionnaires de votre ministère qui œuvrent au quotidien, dans des conditions difficiles et sous le feu de critiques souvent partisanes et injustes, pour rendre la justice et appliquer les lois votées par la représentation nationale”, estime-t-il, jugeant ce “mélange des genre (…) démocratiquement dangereux”.Pour le Syndicat de la magistrature (SM, classé à gauche), le “premier” des devoirs du garde des Sceaux “est de faire respecter et donc de respecter lui-même la séparation des pouvoirs”. Or, M. Darmanin “détourne ostensiblement sa fonction ministérielle au gré de ses préférences et au profit de ses amitiés personnelles et politiques”, estime le SM. “Le clientélisme, le favoritisme, le copinage n’ont pas leur place dans notre pays. Ils abîment la confiance, déjà fragile, que les citoyens ont dans leurs institutions”.Sollicité par l’AFP, l’entourage du ministre n’a pas souhaité faire de commentaire.Ce n’est pas la première fois que M. Darmanin s’exprime après une décision de justice.Après la condamnation le 25 septembre de Nicolas Sarkozy à cinq ans de prison dans l’affaire du financement libyen, il avait confié sa “tristesse”. Il s’était rendu à la prison de la Santé où l’ex-président a été incarcéré vingt jours, une visite qui avait suscité des critiques. Nicolas Sarkozy a depuis l’interdiction, dans le cadre de son contrôle judiciaire imposé après sa sortie de prison, de rencontrer M. Darmanin.

Indignation de magistrats après le “soutien” exprimé par Darmanin pour un élu condamné en appel

Deux syndicats de magistrats s’indignent jeudi des propos de Gérald Darmanin, qui a assuré de son “soutien” un élu du Nord condamné par la cour d’appel de Douai à 18 mois de prison avec sursis et deux ans d’inéligibilité pour détournement de fonds.”Il nous semble institutionnellement problématique, pour un garde des Sceaux en exercice, d’apporter un +soutien+ public à quelque justiciable que ce soit à l’issue d’une décision de justice”, écrit l’Union syndicale des magistrats (USM, majoritaire), dans une lettre ouverte dont l’AFP a eu connaissance jeudi.”Sans commenter d’aucune manière une décision de justice, j’ai une pensée plus qu’amicale pour Damien Castelain, qui est un grand Président de la Métropole de Lille, et un maire passionné de Péronne-en-Mélantois”, a écrit mardi sur X le ministre de la Justice, l’assurant de son “soutien dans ce moment difficile”.Dans sa lettre, l’USM dit avoir pris connaissance “avec consternation” de ce message.”Ce positionnement est tout simplement incompréhensible pour la plupart des magistrats et fonctionnaires de votre ministère qui œuvrent au quotidien, dans des conditions difficiles et sous le feu de critiques souvent partisanes et injustes, pour rendre la justice et appliquer les lois votées par la représentation nationale”, estime-t-il, jugeant ce “mélange des genre (…) démocratiquement dangereux”.Pour le Syndicat de la magistrature (SM, classé à gauche), le “premier” des devoirs du garde des Sceaux “est de faire respecter et donc de respecter lui-même la séparation des pouvoirs”. Or, M. Darmanin “détourne ostensiblement sa fonction ministérielle au gré de ses préférences et au profit de ses amitiés personnelles et politiques”, estime le SM. “Le clientélisme, le favoritisme, le copinage n’ont pas leur place dans notre pays. Ils abîment la confiance, déjà fragile, que les citoyens ont dans leurs institutions”.Sollicité par l’AFP, l’entourage du ministre n’a pas souhaité faire de commentaire.Ce n’est pas la première fois que M. Darmanin s’exprime après une décision de justice.Après la condamnation le 25 septembre de Nicolas Sarkozy à cinq ans de prison dans l’affaire du financement libyen, il avait confié sa “tristesse”. Il s’était rendu à la prison de la Santé où l’ex-président a été incarcéré vingt jours, une visite qui avait suscité des critiques. Nicolas Sarkozy a depuis l’interdiction, dans le cadre de son contrôle judiciaire imposé après sa sortie de prison, de rencontrer M. Darmanin.

Nepal’s ousted PM Oli re-elected as party leader

Members of ousted Nepali prime minister KP Sharma Oli’s political party voted for him to retain leadership of the organisation on Thursday, meaning he will oversee its preparations for national elections next year.Members of the Communist Party of Nepal – Unified Marxist Leninist (CPN-UML) cast their ballots during a two-day general convention in the capital Kathmandu, which Oli won by a landslide. The 73-year-old political veteran’s success comes after he stepped down as prime minister during a September youth-led uprising that toppled his government. Nepal will hold elections in March with a caretaker administration running the country in the meantime. Oli bagged nearly three times more votes than his nearest competitor, Ishwar Pokhrel, securing 1,663 votes compared to Pokhrel’s 564, Rajendra Gautam, the head of the party’s publicity department, told AFP.Oli, often known by his initials “KP”, has carefully crafted an image as his party’s supreme leader, with life-size cutouts and banners of “KP Ba (father), we love you” seen at some of his rallies.”I am happy he won,” Tara Maya Thapa Magar, 45, who came from Gandaki province in western Nepal to participate in the convention, told AFP.”He is the need of the hour for the nation.” – ‘Make the country prosperous’ -The four-time prime minister quit office shortly after angry protesters set fire to his house and hundreds of other buildings, including the parliament and courts, during the September protests.Oli wrote in his resignation letter that he hoped him stepping down would help “towards a political solution and resolution of the problems”.At least 77 people were killed during the unrest that was triggered by anger over a brief government ban on social media, building on public frustration after years of economic stagnation and allegations of entrenched political corruption.”The incident that occurred is due to international interference. It is only through Oli’s leadership that we can overcome this setback and make the country prosperous,” said Magar.After Oli’s ouster, 73-year-old former chief justice Sushila Karki was appointed interim prime minister to lead the Himalayan nation until the March 5 elections. The government has imposed a travel ban on Oli, as well as several other former top officials, as a government commission investigates his role in the deadly crackdown on protesters. Nepal’s political future remains uncertain, with deep public distrust of established parties posing a major challenge to holding credible elections.Karki has promised to create a “fair and fear-free” environment for the polls.

CAN-2025: des stars cahin-caha

Achraf Hakimi convalescent, Mohamed Salah dans l’expectative, Sadio Mané invisibilisé: les stars annoncées de la Coupe d’Afrique des nations, qui débute dimanche au Maroc, veulent briller sur leur continent, malgré des états de forme physique et mentale variés.. Hakimi, la course contre la montreConsidéré comme le meilleur latéral droit du monde, 6e du dernier classement du Ballon d’or -et premier défenseur-, meilleur joueur africain, Achraf Hakimi est la star annoncée de la CAN organisée dans son pays.Le capitaine des Lions de l’Atlas, demi-finalistes du Mondial au Qatar en 2022, y est omniprésent, placardé sur de nombreuses publicités à travers le royaume. Avec lui, le second sacre marocain dans une Coupe d’Afrique ne semblait faire guère de doute… Sauf que son tournoi a bien failli s’arrêter avant même d’avoir commencé, le 4 novembre avec le PSG lors d’un match de Ligue des champions, lorsque l’ailier du Bayern Luis Diaz a emporté sa cheville gauche d’un vilain tacle mal contrôlé.Blessé depuis, Hakimi s’est lancé dans une course contre la montre et est actuellement en avance sur les temps de passage pour retrouver les terrains.Son sélectionneur Walid Regragui a assuré que le latéral serait même prêt pour le match d’ouverture le 21 décembre à Rabat face aux Comores. Mais la formule à 24 clubs pourrait lui permettre de prolonger la reprise de son capitaine de deux matches sans compromettre la qualification.. Mohamed Salah, Pharaon dans le rouge Légende de Liverpool et attaquant star de l’Egypte, Mohamed Salah est au cœur d’un imbroglio avec les Reds, dont il a marqué l’histoire mais où il n’est plus tout à fait en odeur de sainteté.Depuis 2017, l’icône égyptienne a remporté une Ligue des champions (2019), deux Premier League (2020, 2025), et a marqué 250 buts toutes compétitions confondues.Moins brillant cette saison, laissé sur le banc à plusieurs reprises par son entraîneur Arne Slot, Salah s’est fendu début décembre d’une déclaration qui a mis le feu aux poudres. “J’ai l’impression que quelqu’un ne veut plus de moi au club”, a-t-il déclaré, ouvrant la porte à un départ anticipé de Liverpool, où il est sous contrat jusqu’en 2027.Même si les derniers jours ont laissé place à une forme d’apaisement, Salah devra faire abstraction de ce contexte tendu lors de la CAN pour porter encore le groupe égyptien, afin de remporter un trophée qui lui a récemment échappé à deux reprises en finale (2017 et 2021).. Mané, invisibilisé en Arabie saoudite, mais toujours fringantDes trois superstars du tournoi, le Sénégalais Sadio Mané, 33 ans, est finalement celui qui se porte le mieux: le partenaire de Cristiano Ronaldo à Al-Nassr, en Arabie saoudite, a inscrit cette saison six buts et offert six passes décisives en 17 matches. Mais depuis son départ du Bayern Munich en 2023 pour le championnat saoudien, l’attaquant n’a plus la même exposition et ses performances passent le plus souvent inaperçues.De quoi en faire une arme secrète pour les Lions de la Teranga? Le meilleur buteur de la sélection se montre toujours aussi décisif. Il a par exemple inscrit un doublé lors de la victoire 4-0 contre la Mauritanie en octobre, permettant au Sénégal de se qualifier pour le Mondial-2026, sa quatrième Coupe du monde d’affilée.Avant de connaître une deuxième Coupe du monde -il était blessé et forfait en 2022 au Qatar-, Mané, à la tête d’un groupe très équilibré mêlant subtilement expérience et jeunesse, va tenter de remporter une deuxième CAN après celle de 2021.. Quid de Mahrez, Osimhen, Haller?Dans la même veine que Mané et l’Algérien Riyad Mahrez, aujourd’hui à Al-Ahli, le Nigerian masqué Victor Osimhen à Galatasaray et l’Ivoirien Sébastien Haller (à Utrecht aux Pays-Bas), autrefois brillants représentants du continent, sont aujourd’hui moins sous les projecteurs.Mahrez a dû déminer lui-même il y a quelques jours sur les réseaux sociaux une polémique sur son supposé manque de forme.Osimhen, toujours décisif avec le club turc et les Super Eagles, va devoir digérer la non-qualification du Nigeria pour le prochain Mondial.Haller, héros du sacre ivoirien à domicile en 2023, ne sait pas encore s’il va disputer la CAN: il s’est blessé à une cuisse à une semaine du tournoi lors de la 16e journée du championnat des Pays-Bas.