RDC: le groupe armé M23 affirme avoir entamé le retrait de ses troupes d’Uvira

Le groupe armé M23, soutenu par le Rwanda, a affirmé avoir entamé mercredi le retrait de ses troupes d’Uvira, cité stratégique de l’est de la République démocratique du Congo (RDC) conquise début décembre au terme d’une offensive qui a suscité l’ire de Washington. Après s’être emparé des grandes villes congolaises de Goma en janvier puis de …

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Australie: la communauté juive, bouleversée et en colère, enterre “le Rabbin de Bondi”

Dans une synagogue bondée, emplie de cris et de larmes, la communauté juive de Sydney traumatisée a rendu hommage mercredi au rabbin Eli Schlanger, première victime de l’attentat antisémite de la plage de Bondi a être mise en terre.Celui qui était connu sous le nom de “Rabbin de Bondi” a été abattu dimanche sur la plage du même nom, lors de l’attentat le plus meurtrier en Australie depuis des décennies.Les proches et les membres de la communauté ont laissé échapper des sanglots quand le corbillard transportant le corps de M. Schlanger, 41 ans, est arrivé et que son cercueil, recouvert d’un velours noir orné de l’étoile de David, a été déposé.David Deitz, homme d’affaires de 69 ans, qui connaissait M. Schlanger “depuis très, très longtemps”, explique à l’AFP que le rabbin a eu “une influence positive sur beaucoup de gens”.”C’est un choc pour l’Australie de voir un tel événement se produire ici. Ce n’est pas dans la nature des Australiens”, poursuit-il.Une forte présence sécuritaire a été mobilisée lors des obsèques, avec des policiers alignés dans la rue fermée au public.Dans un pays considéré depuis longtemps comme un refuge, et qui abrite environ 2.500 survivants de la Shoah, le massacre de dimanche a instillé le doute quant à la politique de Canberra contre l’antisémitisme.En 2021, le nombre de juifs australiens était estimé à 117.000.- “Ils auraient pu nous écouter” -Jillian Segal, la responsable de la lutte contre l’antisémitisme en Australie, a fustigé cette semaine des préjugés antijuifs “qui s’insinuent dans la société depuis de nombreuses années et contre lesquels nous ne nous sommes pas suffisamment élevés”.Mme Segal a été la première nommée à ce poste après une série d’attaques antisémites à Melbourne et à Sydney, au début de la guerre d’Israël dans la bande de Gaza. Au cours des 12 mois suivant l’attaque du Hamas en Israel du 7 octobre 2023 qui a déclenché cette guerre, les incidents de nature antisémite en Australie ont augmenté de 316%, dépassant les 2.000, dit-elle.”Nous devrions pouvoir être qui nous sommes sans avoir peur”, estime le retraité Danny Ginges.La colère gagne certains membres de la communauté qui estiment que leur cri d’alarme face à la montée de l’antisémitisme depuis le 7-Octobre n’a pas été pris en compte.”Ils auraient pu nous écouter” se désole Brett Ackerman, 37 ans. Pour lui, l’attaque n’était “pas une surprise”. A côté de lui, le rabbin Yossi Friedman acquiesce. “Le message était clair depuis un peu plus de deux ans”, soutient-il. “Est-ce que nous nous sentons en sécurité? Pour être honnête, pas vraiment.” “Nous pensions être en sécurité. Nos grands-parents et arrière-grands-parents étaient des survivants de la Shoah, et beaucoup d’entre eux sont venus ici pour échapper à la haine et au sang versé, aux pogroms, à la persécution (…) et c’est ce qu’on retrouve ici”, observe-t-il.-“Problème de société”-Le Premier ministre Anthony Albanese a dénoncé l’attaque de Bondi comme un acte terroriste antisémite de “pure méchanceté” perpétré par des hommes inspirés par l’idéologie jihadiste du groupe État islamique.Mais il a rejeté les critiques selon lesquelles son gouvernement n’avait pas réagi suffisamment à l’appel de Mme Segal.Le Premier ministre a souligné que son gouvernement avait pénalisé les discours de haine et interdit le salut nazi et les symboles haineux, entre autres.Depuis la fusillade, M. Albanese mène une initiative conjointe entre le gouvernement central et les Etats d’Australie en faveur d’un contrôle plus strict des armes à feu. L’assaillant le plus âgé possédait six armes dûment enregistrées.Mais pour Brett Ackerman, “la réforme des armes à feu est une diversion totale par rapport au vrai problème, qui est la haine, il faut identifier la haine là où elle commence”.Au départ du cercueil, les spectateurs ont entonné des chants en hébreu. Submergés par l’émotion, certains se sont effondrés dans les bras de leurs proches, à peine capables de tenir debout.”Je sens que ces dernières années, les Juifs ont été en état d’alerte maximale”, rapporte M. Ackerman. Cet analyste de données se sent triste et en colère, et fait référence aux “marches de la haine” où il a vu des manifestants porter des drapeaux du Hezbollah.Pour lui, il n’y a pas “beaucoup plus que nous puissions faire” sans le soutien des autorités et d’autres groupes. “L’antisémitisme n’est pas un problème que les Juifs doivent résoudre, c’est un problème de société”.

US Congress ends Syria sanctions

The US Congress on Wednesday permanently ended sanctions imposed on Syria under ousted leader Bashar al-Assad, paving the way for the return of investment to the war-ravaged nation.President Donald Trump had already twice suspended the implementation of sanctions in response to pleas from Saudi Arabia and Turkey, allies of the new government headed by former jihadist Ahmed al-Sharaa.But Sharaa had sought a permanent end to the sanctions, fearing that so long as the measures remained on the books they would deter businesses wary of legal risks in the world’s largest economy.The Senate passed the repeal of the 2019 Caesar Act as part of a sweeping annual defense package. The Senate voted 77 to 20 in favor of the legislation, which was already approved by the House of Representatives and is expected to be signed by Trump.The repeal, broadly backed by lawmakers of both parties, “is a decisive step toward giving the Syrian people a real chance to rebuild after decades of unimaginable suffering,” said Senator Jeanne Shaheen, the top Democrat on the Senate Foreign Relations Committee.Damascus hailed the decision as a turning point. “We express our gratitude and appreciation to the US Senate for its support of the Syrian people and its vote to repeal the Caesar Act,” Syrian Foreign Minister Asaad al-Shaibani said. He described the move as “a positive development that opens new horizons for cooperation and partnership between our country and the world”.The Caesar Act, named after an anonymous photographer who documented atrocities in Assad’s prisons, severely restricted investment and cut off Syria from the international banking system.The law was intended to prevent the influx of foreign businesses to rebuild Syria at a time when it had seemed that Assad had triumphed following more than a decade of brutal civil war that triggered a massive flow of refugees toward Europe and helped spawn the birth of the Islamic State extremist movement.Sharaa’s fighters seized Damascus a year ago in a lightning offensive.Sharaa — now dressed in a business suit and seeking better relations with the West — has impressed Trump, including when they first met during the US leader’s May trip to Riyadh.

Ex-podcaster Dan Bongino stepping down as deputy FBI director

Deputy FBI director Dan Bongino, a former right-wing podcaster, announced on Wednesday that he would step down in January after less than 10 months on the job.The 51-year-old Bongino, in a post on X announcing his resignation, did not give a reason for the move.But President Donald Trump said he believes Bongino wants to return to his popular podcast.”Dan did a great job,” Trump told reporters. “I think he wants to go back to his show.”Bongino had a law enforcement background before joining the Federal Bureau of Investigation — he served as a New York police officer and Secret Service agent — but his appointment was unusual in that the FBI’s number two job is traditionally held by a career employee.His brief tenure at the FBI, which began in March, was marked by reports of tensions with Attorney General Pam Bondi.In his X post, Bongino thanked Trump, Bondi and FBI Director Kash Patel “for the opportunity to serve with purpose.”Bongino’s eponymous podcast had one of the largest audiences in the country and frequently pushed conspiracy theories, including claims the 2020 presidential election was “stolen” from Trump.

Coupe de la Ligue: Manchester City et Cherki en demies, Newcastle aussi

Manchester City, avec un superbe but de Rayan Cherki, a battu Brentford (2-0) mercredi et s’est qualifié pour les demi-finales de la Coupe de la Ligue anglaise, où il affrontera le tenant du titre Newcastle.Les “Magpies” ont eux obtenu leur billet pour le dernier carré en battant Fulham grâce à un but de la tête de Lewis Miley, 19 ans, sur corner dans le temps additionnel (90e+2, 2-1).L’autre demi-finale opposera Chelsea au vainqueur de l’ultime quart de finale, programmé le 23 décembre entre Arsenal et Crystal Palace.Manchester City n’avait plus atteint ce stade de la compétition depuis 2020-2021, l’année où Pep Guardiola a remporté son quatrième titre consécutif en League Cup.L’entraîneur espagnol n’a conservé mercredi que quatre titulaires du week-end au coup d’envoi, dont Cherki, et c’est le N.10 français qui a débloqué la partie sur un enchaînement délicieux devant la surface de réparation (32e, 1-0).L’ex-Lyonnais a contrôlé de la poitrine un ballon repoussé par la défense, fait un crochet du gauche pour éliminer un adversaire et décroché une frappe puissante et précise du droit près de la lucarne.L’attaquant de 22 ans, désigné homme du match, a célébré son bijou en reprenant à son compte les célébrations d’Erling Haaland (resté sur le banc), en mode robot puis méditation zen.Les Citizens ont creusé l’écart en seconde période en contre-attaque sur un tir de Savinho dévié par Kristoffer Ajer (67e, 2-0).La victoire a été plus tardive à se dessiner pour Newcastle, également devant ses supporters.Les Magpies sont partis pied au plancher grâce à Yoane Wissa, titulaire pour la première fois depuis son transfert estival en provenance de Brentford (10e, 1-0). Mais ils n’ont pas su tenir l’avantage très longtemps: six minutes, jusqu’à l’égalisation de Sasa Lukic de la tête (16e, 1-1).Résultats et programme des quarts de finale de la coupe de la Ligue anglaise:Mardi 16 décembre:Cardiff City (D3) – (+) Chelsea 1 – 3Mercredi 17 décembre:(+) Manchester City – Brentford 2 – 0(+) Newcastle – Fulham 2 – 1Mardi 23 décembre:(21h00) Arsenal – Crystal PalaceLes clubs précédés d’un (+) sont qualifiés pour la phase suivante.Affiches des demi-finales (en format aller-retour):Chelsea – Arsenal ou Crystal PalaceNewcastle – Manchester City

Narcotrafic: le gouvernement promet de nouvelles mesures au premier semestre 2026  

Le gouvernement présentera de nouvelles mesures dans un projet de loi examiné “au premier semestre 2026” pour renforcer l’arsenal notamment judiciaire contre le narcotrafic, a annoncé Sébastien Lecornu mercredi.Il s’agit de “mesures législatives pour adapter encore notre arsenal à cette menace, avec notamment l’alignement des réductions de peine et du régime de la libération conditionnelle des narcotrafiquants sur celui des terroristes”, a affirmé le Premier ministre lors d’un débat sur le narcotrafic à l’Assemblée nationale.Ce débat a été suivi d’un vote symbolique, puisque non contraignant, à l’issue duquel les députés ont approuvé la déclaration du gouvernement. Le Sénat en a fait de même à l’unanimité en fin de soirée après un débat similaire. Cette séquence était destinée à favoriser l’adoption du budget pour 2026, qui s’annonce ardue.Les nouvelle mesures sur le narcotrafic figureront dans le projet de loi “Sure” présenté par le garde des Sceaux, Gérald Darmanin, visant à assurer une “sanction utile, rapide et effective”, selon le ministère de la Justice.Le texte doit notamment prohiber les permissions de sortie pour les détenus placés dans les quartiers haute sécurité, qui ne pourront bénéficier d’un aménagement de peine avant les deux tiers.Les réductions de peines ne pourront par ailleurs pas excéder un tiers de celle prononcée.L’exécutif a promis une bataille sans merci contre le narcotrafic. “Nous sommes tous concernés. Nous devons tous mener ce combat collectif”, a insisté le chef du gouvernement. Plusieurs ministres se sont exprimés lors du débat. Gérald Darmanin a précisé qu’un décret sur le statut de “repenti” serait pris “avant la mi-janvier”.Son collègue à l’Intérieur, Laurent Nuñez, a mis en avant “les problèmes d’attractivité” des métiers de la justice, soulignant que cette question “dépend surtout de l’adoption du budget” qui prévoit la création de “700 emplois dans la filière judiciaire, dont 300 qui seront directement affectés au narcotrafic”.”En 2023, 14,6% des adultes de 18 à 64 ans ont déjà consommé au moins une fois une drogue illicite autre que le cannabis, une hausse de 50% par rapport à 2017″, a alerté de son côté la ministre de la Santé Stéphanie Rist, qui prépare une campagne nationale de prévention au premier trimestre 2026.Le narcotrafic est un sujet omniprésent depuis l’assassinat le 13 novembre à Marseille du jeune Mehdi Kessaci, tué sans doute pour intimider son frère Amine, militant anti-drogue.À Marseille mardi, Emmanuel Macron assuré de sa volonté de traquer les têtes de réseaux qui opèrent depuis l’étranger et de sévir plus durement contre les consommateurs de stupéfiants.La députée Horizons Agnès Firmin-Le Bodo a dénoncé des réseaux qui se sont “internationalisés, structurés et développés jusqu’à devenir aujourd’hui (…) une des principales menaces” du pays.Mais “incarcérer toujours plus (…) sans politique de prévention, sans traitement des causes sociales, c’est engorger les prisons” et “renforcer les réseaux” qui recrutent “dans une société où l’ascenseur social est en panne”, a souligné le député GDR de Guyane, Davy Rimane.led-pab-sac-are-sde-ama/bfi

Narcotrafic: le gouvernement promet de nouvelles mesures au premier semestre 2026  

Le gouvernement présentera de nouvelles mesures dans un projet de loi examiné “au premier semestre 2026” pour renforcer l’arsenal notamment judiciaire contre le narcotrafic, a annoncé Sébastien Lecornu mercredi.Il s’agit de “mesures législatives pour adapter encore notre arsenal à cette menace, avec notamment l’alignement des réductions de peine et du régime de la libération conditionnelle des narcotrafiquants sur celui des terroristes”, a affirmé le Premier ministre lors d’un débat sur le narcotrafic à l’Assemblée nationale.Ce débat a été suivi d’un vote symbolique, puisque non contraignant, à l’issue duquel les députés ont approuvé la déclaration du gouvernement. Le Sénat en a fait de même à l’unanimité en fin de soirée après un débat similaire. Cette séquence était destinée à favoriser l’adoption du budget pour 2026, qui s’annonce ardue.Les nouvelle mesures sur le narcotrafic figureront dans le projet de loi “Sure” présenté par le garde des Sceaux, Gérald Darmanin, visant à assurer une “sanction utile, rapide et effective”, selon le ministère de la Justice.Le texte doit notamment prohiber les permissions de sortie pour les détenus placés dans les quartiers haute sécurité, qui ne pourront bénéficier d’un aménagement de peine avant les deux tiers.Les réductions de peines ne pourront par ailleurs pas excéder un tiers de celle prononcée.L’exécutif a promis une bataille sans merci contre le narcotrafic. “Nous sommes tous concernés. Nous devons tous mener ce combat collectif”, a insisté le chef du gouvernement. Plusieurs ministres se sont exprimés lors du débat. Gérald Darmanin a précisé qu’un décret sur le statut de “repenti” serait pris “avant la mi-janvier”.Son collègue à l’Intérieur, Laurent Nuñez, a mis en avant “les problèmes d’attractivité” des métiers de la justice, soulignant que cette question “dépend surtout de l’adoption du budget” qui prévoit la création de “700 emplois dans la filière judiciaire, dont 300 qui seront directement affectés au narcotrafic”.”En 2023, 14,6% des adultes de 18 à 64 ans ont déjà consommé au moins une fois une drogue illicite autre que le cannabis, une hausse de 50% par rapport à 2017″, a alerté de son côté la ministre de la Santé Stéphanie Rist, qui prépare une campagne nationale de prévention au premier trimestre 2026.Le narcotrafic est un sujet omniprésent depuis l’assassinat le 13 novembre à Marseille du jeune Mehdi Kessaci, tué sans doute pour intimider son frère Amine, militant anti-drogue.À Marseille mardi, Emmanuel Macron assuré de sa volonté de traquer les têtes de réseaux qui opèrent depuis l’étranger et de sévir plus durement contre les consommateurs de stupéfiants.La députée Horizons Agnès Firmin-Le Bodo a dénoncé des réseaux qui se sont “internationalisés, structurés et développés jusqu’à devenir aujourd’hui (…) une des principales menaces” du pays.Mais “incarcérer toujours plus (…) sans politique de prévention, sans traitement des causes sociales, c’est engorger les prisons” et “renforcer les réseaux” qui recrutent “dans une société où l’ascenseur social est en panne”, a souligné le député GDR de Guyane, Davy Rimane.led-pab-sac-are-sde-ama/bfi

Municipales à Paris: alliance historique à gauche dès le premier tour, sans les Insoumis

Du jamais vu à Paris: socialistes, écologistes et communistes partiront unis au premier tour des municipales, derrière le socialiste Emmanuel Grégoire, selon un accord arraché au terme de négociations délicates, mais réclamé sur le terrain face à la droite offensive de Rachida Dati.”C’est un moment historique”, a salué mercredi soir Emmanuel Grégoire, ex-premier adjoint de la maire sortante, Anne Hidalgo, qui mènera la liste d’union le 15 mars 2026 aux côtés des chefs de file des écologistes David Belliard et des communistes Ian Brossat. Leur soutien “m’honore et m’oblige pour la bataille à venir”, a déclaré le député de Paris dans un communiqué. Si socialistes et écologistes gouvernent ensemble la capitale depuis 2001, ils n’avaient encore jamais mené campagne commune dès le premier tour.L’accord a été approuvé dans la soirée par le conseil fédéral des socialistes parisiens, à 85%, et par plus de 70% des militants écologistes de la capitale, dont le vote était décisif.David Belliard a salué sur Instagram “un vote de responsabilité, pour faire gagner l’écologie sociale et populaire” face à “une droite trumpiste, anti-pauvres, affairiste et climatosceptique”, incarnée selon lui par la candidate LR Rachida Dati.Selon l’accord consulté par l’AFP, les partenaires s’engagent “à tout faire pour qu’il n’y ait qu’une seule liste de gauche au second tour”, excluant toute alliance avec le candidat Horizons soutenu par Renaissance Pierre-Yves Bournazel.Mais sans fermer explicitement la porte aux Insoumis menés par Sophia Chikirou, même si Emmanuel Grégoire a répété qu’il ne discuterait pas avec LFI, au premier comme au second tour.- “Un effet vote utile” -Initialement annoncée pour octobre, cette alliance, qui associe également le parti de Raphaël Glucksmann Place publique et L’Après (ex-LFI), est le fruit de plus de trois mois de tractations serrées.”Avec cette liste d’union il y aura un effet vote utile. Ca va forcément ouvrir une dynamique”, espère une source à gauche.Mais l’accord a un coût pour le PS qui dirige la capitale depuis 25 ans. “C’est difficile et parfois douloureux car cela implique que certains sortent des listes”, glisse une source socialiste.Les discussions achoppaient notamment sur la place des écologistes en lice pour le Conseil de Paris dans un contexte de changement de mode de scrutin. Selon l’accord, 36 écologistes seraient éligibles contre 28 élus actuellement.Source de profondes crispations chez les militants socialistes, les écologistes ont également obtenu que David Belliard soit tête de liste dans le XIe arrondissement, où fut élu Léon Blum et où l’est l’actuelle maire socialiste, Anne Hidalgo. Une troisième mairie verte en plus de celles du XIIe et du XIVe qu’ils administrent déjà.Revendiquant leur rôle central dans la transformation de l’espace public, de l’essor des pistes cyclables aux “rues aux écoles”, les écologistes conditionnaient leur retrait à l’obtention de concessions significatives.Parmi les “marqueurs communs” figurent la revalorisation du périscolaire, un service de garde d’enfant universel, l’objectif de 40% de logement public (dont 30% de logement social), ou encore la poursuite de la piétonnisation et du verdissement de la ville.Ainsi que la gratuité des bus proposée par David Belliard. Parmi les points de divergence, l’avenir du Parc des Princes.- “Guère d’autre choix” -“Au final, l’accord est assez favorable pour les Ecologistes, et ne l’aurait peut-être pas été à ce point dans une négociation de second tour”, analyse Anne-France Taiclet, enseignante chercheuse en sciences politiques à l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne “Les écologistes parisiens n’avaient guère d’autre choix, d’autant que le parti de Marine Tondelier est en difficulté dans plusieurs villes. Mais le PS a aussi besoin des écologistes pour essayer de concurrencer LFI dans les quartiers où vivent des jeunes et des diplômés de gauche qui ne veulent pas voter socialiste”, décrypte la chercheuse pour l’AFP.A l’instar de Paris, la plupart des grandes villes dirigées par la gauche ont franchi le pas d’une alliance rose-verte dès le premier tour.Le jeu politique parisien est plus ouvert que jamais. Samedi, un sondage Ipsos pour Le Parisien créditait de 32% des voix au premier tour la gauche unie, hors LFI, derrière Emmanuel Grégoire, talonnée par Rachida Dati (27%), soutenue par le MoDem.Pierre-Yves Bournazel est lui estimé à 14%, contre 13% pour Sophia Chikirou (LFI).A l’extrême droite, la liste du RN de Thierry Mariani est créditée de 7%, ex-aequo avec celle de Sarah Knafo, candidate potentielle.

Ligue des champions féminine: le Barça donne la leçon au PFC, qui verra les barrages

Le miracle n’a pas eu lieu: face à l’ogre barcelonais, le Paris FC a concédé une défaite logique mercredi à Jean-Bouin (2-0) lors de la 6e et dernière journée de la Ligue des champions féminine, et devra donc disputer les barrages.Face aux Catalanes, lauréates des éditions 2021, 2023 et 2024 et finalistes malheureuses en 2022 et 2025, les Parisiennes ont fait preuve de courage, mais n’ont pas su exploiter les rares failles laissées par leurs adversaires en première période.Faute d’une qualification directe pour les quarts qui aurait relevé d’un improbable concours de circonstance, les Parisiennes se contenteront donc d’un match de gala, et des barrages qu’elles disputeront mi février, et dont le tirage au sort se déroulera jeudi.Devant les plus de 15.000 spectateurs de Jean-Bouin, nouveau record pour l’équipe féminine du Paris FC, les joueuses de Sandrine Soubeyrand n’ont pas pu renverser les pronostics, même si le Barça état privé de plusieurs de ses stars, dont la plus grande, la triple Ballon d’Or Aitana Bonmati, opérée d’une fracture du péroné début décembre.Bien plus consistantes que lors de leur lourde défaite contre Chelsea (4-0) mi octobre, les joueuses du PFC ont bousculé les Espagnoles en première période.L’attaquante internationale française Clara Mateao, qui faisait son retour après être sortie sur blessure la semaine passée en Norvège, a ainsi buté plusieurs fois sur la gardienne catalane Cata Coll (4e, 8e), tout comme la milieu slovène Kaja Korosec (16e), qui n’a pas su concrétiser une belle action collective.Les Barcelonaises n’ont elles eu pas besoin de multiplier les occasions, la jeune Vicky Lopez se chargeant d’ouvrir le score (22e) après une feinte de frappe dans la surface parisienne.Malgré le poteau trouvé par Maëlle Garbino peu après (24e), les Françaises ont peu peu baissé de rythme, étouffées par la domination catalane.Dans une seconde période à sens unique, le Barça a doublé la mise, la Norvégienne Caroline Graham Hansen (49e) profitant d’une défense bien trop passive pour tromper la gardienne Mylène Chavas.Acculées, les Parisiennes ont failli encaisser un troisième but de la double Ballon d’Or Alexia Putellas (90e+3), finalement refusé pour hors-jeu.