Rubio debuts as personable, bilingual face of ‘America First’
Making his debut as the top US diplomat, Marco Rubio has conducted most business entirely in Spanish, forging quick bonds with Latin American leaders. After his first stop in Panama, Rubio described his meeting as “respectful” and suggested he quietly worked out solutions to address President Donald Trump’s demands on the Panama Canal.And how did he communicate his supposed diplomatic success? The State Department put out a brusque statement saying Rubio had laid down an ultimatum and later said Panama had agreed to give free passage to US government vessels — triggering a heated denial.So goes the paradox of Rubio. A personable former senator, he has embraced skills he honed over decades in politics, hashing out compromises and relying on friendships with his interlocutors. But he has also learned to speak the language of Trump, brashly trumpeting emerging deals and making threats on social media, sometimes blaring in capital letters.Rubio, the first Hispanic secretary of state, said it was no accident that he was paying his first trip to Latin America, where he visited five countries ending Thursday with the Dominican Republic.A Cuban-American who spoke Spanish before he learned English, Rubio has come to know key players across Latin America, particularly conservatives, over decades as a Miami politician. On taking the job, Rubio said he thought, “Where do you want to go on your first visit?” “I want to go to a place that’s warm,” Rubio said to laughter as he introduced himself to staff at the US embassy in Panama City, as another cold snap was approaching Washington.And, Rubio said: “I want to go to a place where they speak Spanish, because I’m bilingual so that was a great opportunity.”- Embracing Trump agenda -That “great opportunity” means serving an “America First” agenda at odds, at least in tone, with some of Rubio’s earlier beliefs.Early in his Senate career, Rubio told Time magazine that his mother — who made ends meet as a cashier and hotel maid — had pleaded with him, “Don’t mess with the immigrants,” telling him to remember that even undocumented people are humans seeking better lives.Rubio called for a more inclusive vision of the United States — and traded vulgar insults — when he ran against Trump for the Republican presidential nomination in 2016.Now serving at the pleasure of the mercurial Trump, Rubio watched from the tarmac in Panama City as authorities marched out dozens of undocumented migrants, most shabbily dressed and empty handed, being flown back to Colombia. Rubio has defended his push against migration, pointing to the role of human smugglers. “Mass migration is one of the great tragedies of the modern era,” Rubio said in Panama. “It’s not good for anyone. The only people who benefit from mass migration are traffickers.” – Cleaning up for Trump -Much as Trump’s aides did during his first term, Rubio has been forced to clean up some of the president’s more jaw-dropping remarks. After Trump spoke of sending US troops into the Gaza Strip and displacing its Palestinian population, Rubio said Trump was only making a “generous” offer to rebuild.Rubio also insisted he was seeking to reform rather than end US assistance. Hours later, as he was dining with Guatemala’s president, the US Agency for International Development, under pressure from Trump ally Elon Musk, said it was putting on leave virtually the entire staff.But Rubio advanced key Trump priorities, including on reducing the influence of adversary China. Panama, while publicly denying an agreement on vessel fees, said it would exit China’s signature infrastructure-building initiative.Each country he visited offered assistance on ending migration. In El Salvador, President Nayib Bukele made the extraordinary offer to imprison not just foreigners but US citizens, an idea certain to meet massive legal challenges. Rubio also sought to put a human face on Trump’s return. In Panama City, Rubio, a devout Catholic, attended Mass at a centuries-old church and greeted crowds outside. He also engaged with press far more spontaneously than his recent predecessors.”It’s hard to deny that his tough approach has achieved results,” said one diplomat who was observing the trip.”The question is — if you’re winning just because you’re pushing, what happens when another power can push harder?”
Dernier adieu à Catherine Laborde, sous le ciel gris de Paris
Téléspectateurs fidèles, personnalités des médias et proches ont dit adieu jeudi à Paris à l’ancienne présentatrice météo Catherine Laborde, décrite comme “un être de lumière”, a constaté une journaliste de l’AFP.Le Premier ministre François Bayrou, qui a été son camarade de classe préparatoire à Bordeaux et était resté un ami, a assisté à la cérémonie en l’église Saint-Roch, dans le centre de la capitale. Il n’a pas pris la parole en public.Figure populaire de TF1 entre 1988 et 2017, Catherine Laborde, décédée le 28 janvier à 73 ans, souffrait depuis 2014 d’une maladie neurodégénérative, la démence à corps de Lewy.”Elle parlait sans honte des symptômes qui l’envahissaient”, a témoigné Philippe de Linares, président de l’association des aidants et malades à corps de Lewy, dans laquelle elle s’était investie.Les figures de la télévision et de la radio étaient présentes en nombre à ce dernier hommage: Evelyne Dhéliat et Louis Bodin, également présentateurs météo, mais aussi Véronique Genest, Sébastien Folin, Jean-Luc Reichmann et encore Claire Chazal.Devant la presse, les présentateurs des JT de TF1 Anne-Claire Coudray et Gilles Bouleau ont rappelé la personnalité “solaire” de Catherine Laborde et aussi son “savoir encyclopédique”.  “Le temps restera couvert” par son absence, a dit durant la cérémonie l’ancien chroniqueur Guy Carlier, qui lui avait écrit une pièce de théâtre.Son conjoint Thomas Stern a rappelé “la grâce cristalline” de sa voix, quand sa soeur, la journaliste Françoise Laborde, a raconté lui avoir suggéré de se présenter pour un remplacement d’été à la météo de TF1, alors qu’elle ne voulait pas renoncer à sa carrière initiale d’actrice. “Tu ne t’attendais pas à ce que la météo t’apporte autant de bonheur et de satisfaction”, ainsi qu'”un tel amour du public”, a-t-elle confié.Catherine Laborde voulait que ses obsèques se tiennent en l’église Saint-Roch, la paroisse des artistes. Son cercueil de bois clair est sorti de l’église sous les applaudissements.Â
Le Panama se retire du projet chinois d’infrastructures des “Nouvelles routes de la soie”
Le président panaméen José Raul Mulino a annoncé jeudi le retrait du Panama du projet d’infrastructures chinois des “Nouvelles routes de la soie”, quelques jours après la visite du Secrétaire d’Etat américain pour contrer l’influence de Pékin sur le canal interocéanique.M. Mulino, qui avait déjà indiqué qu’il ne renouvellerait pas le mémorandum d’accord avec la Chine, a assuré jeudi lors d’une conférence de presse que l’ambassade du Panama à Pékin “a présenté le document” pour “annoncer la sortie (de l’accord) avec 90 jours d’anticipation” tel qu’il était convenu entre les parties.Le projet des Nouvelles routes de la Soie, axe central de la stratégie chinoise pour accroître son influence à l’étranger, vise à sécuriser les approvisionnements de la Chine, tout en réalisant des investissements massifs dans des pays en développement. Plus d’une centaine de pays ont adhéré à l’accord, qui selon ses détracteurs enferme les pays hôtes dans la dette et favorise les entreprises chinoises au détriment des économies locales.Après sa rencontre avec M. Rubio dimanche, le président Mulino avait annoncé attendre l’expiration de l’accord signé par le Panama en 2017 par l’ancien président Juan Carlos Varela (2014-2019).L’accord se renouvelle automatiquement tous les trois ans (la prochaine fois en 2026) et stipule qu’il “peut être résilié par l’une des parties” par une notification trois mois à l’avance.”Je ne sais pas ce qui a motivé à l’époque celui qui a signé cela avec la Chine”, a ajouté Mulino. “Qu’est-ce que cela a apporté pour le Panama au cours de toutes ces années ? Quelles sont les grandes choses ?”, s’est-il interrogé d’un ton dubitatif.Lundi, M. Rubio avait qualifié la décision du Panama de ne pas renouveler le mémorandum d’accord avec la Chine de “grand pas” pour renforcer les relations avec Washington.
Le Panama se retire du projet chinois d’infrastructures des “Nouvelles routes de la soie”
Le président panaméen José Raul Mulino a annoncé jeudi le retrait du Panama du projet d’infrastructures chinois des “Nouvelles routes de la soie”, quelques jours après la visite du Secrétaire d’Etat américain pour contrer l’influence de Pékin sur le canal interocéanique.M. Mulino, qui avait déjà indiqué qu’il ne renouvellerait pas le mémorandum d’accord avec la Chine, a assuré jeudi lors d’une conférence de presse que l’ambassade du Panama à Pékin “a présenté le document” pour “annoncer la sortie (de l’accord) avec 90 jours d’anticipation” tel qu’il était convenu entre les parties.Le projet des Nouvelles routes de la Soie, axe central de la stratégie chinoise pour accroître son influence à l’étranger, vise à sécuriser les approvisionnements de la Chine, tout en réalisant des investissements massifs dans des pays en développement. Plus d’une centaine de pays ont adhéré à l’accord, qui selon ses détracteurs enferme les pays hôtes dans la dette et favorise les entreprises chinoises au détriment des économies locales.Après sa rencontre avec M. Rubio dimanche, le président Mulino avait annoncé attendre l’expiration de l’accord signé par le Panama en 2017 par l’ancien président Juan Carlos Varela (2014-2019).L’accord se renouvelle automatiquement tous les trois ans (la prochaine fois en 2026) et stipule qu’il “peut être résilié par l’une des parties” par une notification trois mois à l’avance.”Je ne sais pas ce qui a motivé à l’époque celui qui a signé cela avec la Chine”, a ajouté Mulino. “Qu’est-ce que cela a apporté pour le Panama au cours de toutes ces années ? Quelles sont les grandes choses ?”, s’est-il interrogé d’un ton dubitatif.Lundi, M. Rubio avait qualifié la décision du Panama de ne pas renouveler le mémorandum d’accord avec la Chine de “grand pas” pour renforcer les relations avec Washington.
Trump inquiète la Banque d’Angleterre, qui assombrit ses prévisions de croissance
La Banque d’Angleterre (BoE) a sans surprise abaissé jeudi son taux directeur à 4,5%, mais aussi revu fortement à la baisse ses prévisions de croissance, face à une économie britannique déjà à la peine et menacée par les droits de douane américains.”Nous surveillons de très près l’économie britannique et les développements dans le monde et adopterons une approche graduelle et prudente vers de nouvelles réductions de taux”, a indiqué Andrew Bailey, le gouverneur de la BoE dans une déclaration jointe au rapport de politique monétaire.Les économistes s’attendaient à cette décision, destinée à soutenir l’activité et qui signe la troisième baisse d’un quart de point en l’espace de six mois, après celles d’août et de novembre.L’institution monétaire a divisé par deux sa prévision de croissance au Royaume-Uni en 2025 à 0,75%, contre 1,5% auparavant, inquiète des incertitudes sur l’économique mondiale, notamment avec les menaces de droits de douane de Donald Trump, mais aussi d’une baisse de la confiance des entreprises britanniques.Si la révision est moins sévère pour 2024 -à 0,75% contre 1% auparavant- elle tranche avec l’opinion du FMI, qui avait amélioré mi-janvier sa prévision de croissance pour le pays cette année, à 1,6%.- Incertitude commerciale -La BoE souligne que “l’incertitude sur la politique commerciale dans le monde a augmenté de façon significative depuis l’élection présidentielle américaine”, alors que Donald Trump a lancé les hostilités avec la Chine.Le Royaume-Uni n’est pour l’instant pas directement visé par les menaces de droits de douane mais de telles hausses “auraient certainement un effet négatif sur l’activité britannique”, souligne l’institution; et en attendant davantage de clarté, les entreprises pourraient “retarder leurs décisions concernant leurs investissements et leurs embauches”.Par ailleurs, une hausse des taxes américaines sur les exportations de l’Union européenne (UE), qui affaiblirait “la croissance du continent européen mais aussi de l’Irlande”, pourrait pénaliser par ricochet l’économie britannique, estiment les analystes de BNY.La baisse de taux de la BoE s’inscrit dans le contexte d’un ralentissement de l’inflation en décembre au Royaume-Uni, à 2,5% sur un an, après un rebond en octobre et novembre dernier.Deux membres de son comité monétaire sur neuf auraient même voulu, jeudi, réduire davantage le taux directeur.La banque centrale britannique, qui loue des “progrès substantiels sur l’inflation”, largement redescendue de son pic d’environ 11% fin 2022, prévoit cependant que celle-ci remonte cette année, poussée par la hausse des prix de l’énergie.- Chute de la livre -La BoE estime désormais pouvoir atteindre au dernier trimestre 2027 sa cible de 2% d’inflation, quelques mois plus tard que ce qu’elle avait annoncé dans son rapport de novembre.Les hausses massives de cotisations patronales et les emprunts exceptionnels annoncés fin octobre par la ministre des Finances Rachel Reeves présageaient déjà d’une accélération de la hausse des prix.Se disant “fervent partisan du programme de croissance de ce gouvernement”, M. Bailey a estimé jeudi en conférence de presse que “les politiques structurelles prennent du temps à se concrétiser”, évoquant un horizon de deux ou trois ans.De son côté, Mme Reeves a salué “une bonne nouvelle” qui “atténue les pressions sur le coût de la vie ressenties” par les Britanniques “et permet aux entreprises d’emprunter plus facilement”.Mais elle a insisté sur la nécessité de “supprimer les barrières réglementaires inutiles” et d’investir dans “les routes, les voies ferrées et les infrastructures vitales” pour stimuler la croissance.Dans la foulée de l’annonce, vers 14H45 GMT (15H45 à Paris), la devise britannique perd 0,76%, à 1,2410 dollar pour une livre.La BoE “a montré des signes indiquant qu’elle pourrait réduire ses taux plus rapidement et plus fortement”, estime Paul Dales, analyste chez Capital Economics.Malgré les pressions de Donald Trump, qui souhaite réduire le coût de l’emprunt aux Etats-Unis, la Réserve fédérale (Fed) fait de son côté face aux craintes d’un rebond de l’inflation outre-Atlantique en raison des droits de douane.La semaine dernière, elle a choisi de marquer une pause dans son cycle de baisses de taux.La Banque centrale européenne (BCE) prévoit pour sa part de continuer à abaisser ses taux, motivée par la faible croissance de la zone euro.
Bangladesh: des manifestants détruisent des bâtiments liés à l’ex-dirigeante renversée
Des centaines de manifestants ont détruit mercredi et jeudi au Bangladesh plusieurs bâtiments liés à l’ex-Première ministre Sheikh Hasina, une série d’incidents dont le gouvernement provisoire a rendu l’ex-maîtresse du pays seule responsable.Sheikh Hasina, qui dirigeait le Bangladesh d’une main de fer depuis 2009, a fui son palais et trouvé refuge en Inde le 5 août dernier, après plusieurs semaines d’émeutes réprimées dans le sang.Inculpée par la justice bangladaise de crimes contre l’humanité, elle fait l’objet de plusieurs mandats d’arrêt internationaux.Mercredi soir, six mois jour pour jour après sa chute, une foule munie de marteaux et de barres de fer a vandalisé et incendié la maison transformée en musée de son père, le premier président du pays Sheikh Mujibur Rahman, dans la capitale Dacca.Le bâtiment a ensuite été totalement détruit par une pelleteuse, sans que les forces de l’ordre n’interviennent, ont constaté des journalistes de l’AFP.Selon des témoins, deux membres du parti de l’ex-cheffe du gouvernement, la Ligue Awami, ont été blessés par la foule pendant l’incident.Emmenés par des étudiants, à la pointe des émeutes de l’été dernier, les manifestants ont visé la maison-musée après avoir appris que Sheikh Hasina devait s’adresser à ses partisans sur les réseaux sociaux.Dans son message, elle a accusé ceux qui ont causé sa chute de “conspiration pour voler les droits du peuple”.Le gouvernement provisoire, dirigé depuis août par le prix Nobel de la paix Muhammad Yunus, a mis en cause l’ex-Première ministre.”La répétition de ces incidents peut être évitée si Sheikh Hasina (…) évite de telles prises de paroles”, a-t-il estimé dans un communiqué, soulignant que l’ancienne dirigeante avait “insulté le peuple qui a sacrifié sa vie en faisant des remarques inutiles, absurdes et haineuses”.Outre la maison de son père, des manifestants ont visé d’autres bâtiments liés à la famille Hasina, dont une maison appartenant à son ex-mari à Dacca et un immeuble à Khulna, dans le sud-ouest du pays, selon la presse locale.L’organisation de défense des droits humains Ain O Salish Kendra (ASK) a condamné ces attaques.”Ces actes peuvent constituer des obstacles sur la route de la restauration de la démocratie”, a regretté Hafizuddin Ahmed, l’un des chefs du Parti nationaliste du Bangladesh (BNP), la principale formation d’opposition sous le régime Hasina.
Trump says Gaza would be ‘turned over’ to US by Israel
President Donald Trump said Thursday that Gaza would be “turned over” by Israel to the United States when the conflict is over, and no soldiers would be needed for his subsequent takeover and redevelopment plan.Trump doubled down on the shock plan he first announced on Tuesday — and on his plan to resettle two million Palestinians elsewhere from Gaza in the Middle East — on his Truth Social network.”The Gaza Strip would be turned over to the United States by Israel at the conclusion of fighting,” Trump said in an early morning post.”No soldiers by the US would be needed! Stability for the region would reign!!!” Trump stunned the world by announcing during a joint press conference with visiting Israeli Prime Minister Benjamin Netanyahu Tuesday that “the US will take over the Gaza Strip.””We will do a job with it, too. We’ll own it,” he said to audible gasps during the press conference, saying the United States would remove unexploded bombs and rubble and rebuild the war-torn enclave.But he offered few details and his administration appeared to backtrack Wednesday after facing a wave of criticism from Palestinians, Arab governments and world leaders. Trump’s Secretary of State Marco Rubio said the idea “was not meant to be hostile,” while the White House said there was no commitment to sending US troops and that any displacement of Palestinians would be “temporary.”The Republican president however showed Thursday that he still wanted to press ahead with the plan as he had originally announced it, including the mass displacement of Palestinians.Trump said that by the time of his planned handover by Israel to the United States Palestinians “would have already been resettled in far safer and more beautiful communities, with new and modern homes, in the region.””They would actually have a chance to be happy, safe, and free,” Trump added.”The U.S., working with great development teams from all over the World, would slowly and carefully begin the construction of what would become one of the greatest and most spectacular developments of its kind on Earth.”Trump had given mixed signals on Tuesday who would inhabit his planned post-war Gaza, saying it would be “the world’s people” but that “also, Palestinians would live there.”The New York Times reported on Thursday that Trump had surprised both his own staff and the Israelis with the “hastily-written” plan for Gaza, with no discussions with the Pentagon or the State Department.Israel’s defense minister meanwhile ordered the army on Thursday to prepare for “voluntary” departures from Gaza, following Trump’s remarks.Â