Kiev et d’autres villes ukrainiennes visées par des attaques russes dans la nuit
Plusieurs villes ukrainiennes dont Kiev, la capitale, ont été la cible d’attaques russes tôt jeudi, à quelques heures de nouvelles discussions américano-ukrainiennes en Suisse pour tenter de mettre fin à la guerre.Plusieurs explosions ont été entendues au cours de la nuit dans le centre de Kiev par une journaliste de l’AFP. D’après le chef de l’administration militaire locale, Tymour Tkatchenko, “des drones d’attaque et des missiles balistiques” ont visé la capitale.Trois districts ont été touchés, a rapporté à l’aube le maire de Kiev, Vitali Klitschko, sur Telegram. Des débris ont notamment endommagé un immeuble d’habitation de neuf étages mais sans faire de blessés, selon la même source.Une multitude d’autres grandes villes ont été ciblées dans la nuit au point que, dans le même temps, la Pologne, voisine de l’Ukraine, a mobilisé son aviation pour sécuriser son espace aérien, ont indiqué ses forces armées sur X.Kharkiv (nord-est) a été visée par des drones et des missiles, a rapporté son maire, Igor Terekhov, évoquant des explosions.Dans cette ville, la deuxième la plus peuplée du pays avant l’invasion russe lancée en février 2022, ainsi que dans un village voisin, 14 personnes au total ont été blessées, parmi lesquelles un enfant de sept ans, selon Oleg Synegoubov, le chef de l’administration militaire locale.A Zaporijjia (sud-est), au moins sept personnes ont été blessées, selon Ivan Fedorov, à la tête de l’administration régionale. Plus de 500 logements sont privés de chauffage et 19 immeubles ont, entre autres, été endommagés, a-t-il précisé.Dans le centre du pays, à Kryvyï Rig, deux personnes ont été blessées lors d’une attaque, d’après le chef de l’administration régionale de Dnipropetrovsk, Oleksandr Ganja.La région de Vinnytsia est aussi la cible d’une “attaque aérienne ennemie massive”, selon son homologue locale Natalia Zabolotna.Les émissaires ukrainien et américains doivent se retrouver jeudi à Genève, en Suisse, pour travailler à de nouvelles discussions trilatérales avec la Russie afin de mettre fin au conflit, entré mardi dans sa cinquième année.
A Genève, de nouveaux pourparlers entre Iran et Etats-Unis
L’Iran et les Etats-Unis se retrouvent jeudi pour une troisième session de pourparlers indirects en Suisse, avec pour objectif de sortir du flou actuel “ni guerre ni paix”, selon les mots du président iranien.Mais quelques heures avant l’ouverture de ces discussions à Genève, le chef de la diplomatie américaine, Marco Rubio, a fait part d'”un gros problème”, accusant Téhéran de refuser de parler de son programme de missiles balistiques – un dossier que souhaite aborder Washington comme la question du nucléaire.Depuis janvier, chaque partie se dit ouverte au dialogue mais aussi prête à l’action militaire, laissant le champ ouvert à tous les scénarios.Le président américain Donald Trump, qui a envoyé dans le Golfe un dispositif militaire massif, répète qu’il préfère une résolution du différend par la diplomatie, mais a accusé mardi Téhéran d’avoir de “sinistres ambitions nucléaires”.L’Iran a “développé des missiles qui peuvent menacer l’Europe et nos bases” militaires et cherche à en concevoir des plus puissants encore, capables “d’atteindre bientôt les Etats-Unis”, a-t-il assuré.”Gros mensonges”, a répondu le ministère iranien des Affaires étrangères, alors que l’Iran affirme avoir limité la portée de ses missiles à 2.000 km.Il dispose d’un large arsenal d’engins conçus localement, notamment des Shahab-3, qui peuvent atteindre Israël, son ennemi juré, et quelques pays d’Europe orientale.- “Opportunité historique” -Le sujet est au cœur de la discorde entre les deux pays ennemis: Washington veut inclure le programme de missiles balistiques dans les discussions, mais aussi la question du soutien de Téhéran à des groupes armés hostiles à Israël, ce que l’Iran refuse. La République islamique souhaite en effet limiter les négociations au volet nucléaire et exige la levée des sanctions qui étranglent son économie.”Le président souhaite des solutions diplomatiques. Il les préfère, il les préfère largement. Je ne qualifierais donc pas la journée de demain (jeudi) autrement que comme une série de discussions, qui, je l’espère, seront productives, mais au final, vous savez, nous devrons discuter d’autres sujets que le seul programme nucléaire”, a déclaré Marco Rubio lors d’une conférence de presse à Saint-Kitts-et-Nevis.Malgré ces divergences, l’Iran assure qu’un accord est “à portée de main”, selon le chef de la diplomatie Abbas Araghchi, qui mène la délégation aux négociations, invoquant une “opportunité historique”.Le président Massoud Pezeshkian a pour sa part évoqué une “perspective favorable”, disant espérer sortir de “cette situation +ni guerre ni paix”+.Mais “le succès de ces négociations dépend du sérieux de l’autre partie et de sa capacité à éviter les comportements et les positions contradictoires”, a souligné M. Araghchi dans un communiqué tôt jeudi.Les Etats-Unis sont représentés par l’émissaire Steve Witkoff et le gendre du président américain, Jared Kushner, qui en parallèle doivent mener des pourparlers avec l’Ukraine, également à genève jeudi.L’Iran et les Etats-Unis ont repris le dialogue début février à Oman, pays médiateur, puis se sont retrouvées une première fois en Suisse le 17.- “Appréhension” régionale -Un précédent cycle de négociations avait été stoppé net au printemps 2025 par la guerre déclenchée par Israël contre l’Iran.Washington avait à cette occasion frappé des sites nucléaires en Iran et Donald Trump avait assuré avoir “anéanti” son programme nucléaire, même si l’étendue exacte des dégâts n’est pas connue.Les Occidentaux et Israël craignent que l’Iran ne cherche à se doter de la bombe atomique, tandis que Téhéran met en avant son droit au nucléaire civil, en vertu du Traité de non-prolifération (TNP) dont il est signataire.Les nouvelles tensions entre Washington et Téhéran sont apparues après la répression dans le sang en janvier d’un vaste mouvement de contestation en Iran. Donald Trump avait alors promis de venir “en aide” au peuple iranien.”On a vu en janvier un grand effort d’un certain nombre d’Etats au Moyen-Orient pour convaincre les Etats-Unis” de ne pas frapper l’Iran, relève Emile Hokayem, de l’Institut international d’études stratégiques (IISS), établi à Londres.”Mais il y a beaucoup d’appréhension à l’heure actuelle car on s’attend à ce que ce soit (une guerre) plus importante” qu’en juin 2025 avec “des Iraniens qui se battront davantage”, poursuit-il.Tayebeh, femme au foyer de Téhéran âgée de 60 ans a dit s’inquiéter des conséquences d’une offensive américaine, mais aussi vouloir sortir de l’incertitude.”Trump a déclaré que la guerre serait très mauvaise pour l’Iran (…) La population souffrirait énormément”, a-t-elle dit à l’AFP sous couvert d’anonymat. “Les gens souffrent déjà aujourd’hui, mais au moins, avec la guerre, notre sort serait clair.”
La Corée du Nord prête à “bien s’entendre” avec Washington, rejette les avances de Séoul
Le dirigeant nord-coréen Kim Jong Un a estimé que Pyongyang pourrait “bien s’entendre” avec les Etats-Unis, sous condition que soit reconnu son statut nucléaire, tout en repoussant les tentatives de dialogue de Séoul, a rapporté jeudi l’agence officielle après la clôture du congrès du parti unique. Lors du précédent congrès en 2021, Kim Jong Un avait …
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Rubio appelle à un “changement radical” à Cuba, asphyxiée
Le chef de la diplomatie américaine, Marco Rubio, a déclaré mercredi que Cuba devait “changer radicalement”, au moment où les Etats-Unis ont infléchi, à des fins humanitaires, leurs restrictions à l’exportation de pétrole à l’île communiste, où sévit une grave crise économique.”Cuba doit changer radicalement, car c’est sa seule chance d’améliorer la qualité de vie …
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Epstein files reveal links to cash, women, power in Africa
Jeffrey Epstein built close ties with powerful figures in Senegal and Ivory Coast, files released by the US government last month show, detailing the late sex offender’s influence network across Africa. Emails, scheduled meetings, investment projects, and loans reviewed by AFP attest to the disgraced New York financier’s close relationship with Karim Wade, son of former Senegalese president Abdoulaye Wade.They also reveal his ties to Nina Keita, niece of Ivorian president Alassane Ouattara. Wade and Epstein met in 2010 through Emirati businessman Sultan Ahmed bin Sulayem, who recently resigned as CEO of port giant DP World after mounting pressure over his close friendship with Epstein. The pair quickly struck up a rapport.”Thanks for coming. I think there are many things to consider… I feel confident that we will have fun,” Epstein wrote to Wade on November 15, 2010 after their first meeting in Paris.”Have a safe trip back to your paradise Island,” Wade replied.While Wade’s exchanges show no link to Epstein-related sex trafficking crimes, they do reveal conversations on potential business ventures in various sectors, such as finance and energy.Nicknamed the “Minister of Heaven and Earth” for the multiple portfolios he held including international cooperation, energy, and air transport, Wade was a powerful figure in Senegal until April 2012, when his father’s bid for a third term sparked deadly riots. Epstein saw him as “one of the most important players in africa” and invited him to meet close contacts such as Ehud Barak, then Israel’s defence minister.He also put him in touch with Chinese businessman Desmond Shum to discuss “offshore banking.” The US Department of Justice documents show Shum and Wade met in Beijing on May 9, 2011. That same month, Wade planned an African tour through Senegal, Mali, and Gabon for Epstein. – ‘You will not suffer’ -Epstein and Wade’s relationship became even more apparent after the latter’s fortunes reversed when his father left office in 2012.That autumn, Epstein proposed that his “friend” — under the Dakar authorities’ scrutiny over his assets — use his house in Florida. “You and your family are welcome to use my house in palm beach, staff is there, pool etc. you will not suffer,” Epstein wrote. “Txs a lot Brother for the advise,” Wade replied a few weeks later to another email, in which Epstein urged him to “stay mentally strong”.Numerous files suggest Epstein became financially involved on Karim Wade’s behalf after his arrest in 2013 and his 2015 sentencing to six years in prison for corruption. Karim Wade’s lawyer, Mohamed Seydou Diagne, sent two invoices in May 2014 and July 2015 of $500,000 to one of Epstein’s companies.Contacted by AFP on Monday, Diagne said he “did not consider it useful to comment”.Other archives suggest that Epstein covered at least $50,000 in fees for the US lobbying firm Nelson Mullins, hired by Wade’s entourage to secure his release.Epstein regularly exchanged emails with Robert Crowe, a partner at the firm who kept him informed of their efforts in the US and Senegal. In a June 16, 2016 email thread where Epstein and Crowe discussed whether then Senegalese president Macky Sall would pardon Wade, Crowe writes: “He has told my friends high up at State that he was going to do it. They have been putting pressure on him!”Karim Wade was released from prison eight days later, on June 24, and went into exile in Qatar, which he credited for efforts toward his release.Jeffrey Epstein was told by Sultan Ahmed bin Sulayem and Nina Keita.- ‘A very interesting person!’-The DOJ documents show Nina Keita was close to both Epstein and Karim Wade and that she acted as a regular intermediary while Wade was in prison. Keita also helped put Epstein in contact with her uncle, president of Ivory Coast since May 2011, and his team.”He thought you were a very interesting person! … they were all very happy to have you here,” she wrote on January 20, 2012, after the financier’s visit to Abidjan.She had booked him the “ministerial suite” of the luxury Hotel Ivoire for that trip.Ahead of the visit, Epstein had said he hoped to see “very pretty girls there, as well as interesting places”.”You will!” Keita replied. Emails show Keita, a former model, at least once sent photos and the phone number of a young woman to Epstein.He then met this woman at the Ritz hotel in Paris on August 31, 2011. “ask sadia to send pictures of her sister. i prefer under 25,” Epstein wrote to Keita after the meeting.Now the deputy general director of Ivorian petroleum stocks company GESTOCI, Keita also appears in a February 2019 will in which Epstein requested that debts owed to him by a number of people be cancelled upon his death.AFP received no response to its requests for comment from both Keita and the Ivorian presidency, or from Karim Wade, who was contacted through his entourage. The mere mention of a person’s name in the Epstein files does not in itself imply wrongdoing.





