Le Premier ministre reçoit les syndicats d’un monde agricole où persiste la colère

Nouvelles “mesures” et retour au “bon sens”: le Premier ministre Sébastien Lecornu reçoit lundi et mardi les syndicats d’agriculteurs pour tenter d’écarter la menace d’un troisième hiver de colère paysanne, alors que la mobilisation reprend après une relative trêve pendant les fêtes.Les rencontres démarreront avec les Jeunes agriculteurs (JA) à 15H, puis la Coordination rurale (CR) à 18H, avant des entretiens mardi à 17H30 avec la puissante FNSEA suivie de la Confédération paysanne.Chacun espère un répit face aux crises qui secouent le monde agricole: épizootie de dermatose nodulaire contagieuse (DNC) qui frappe les bovins; faible cours du blé et prix élevé des engrais qui plombent les céréaliers; menace d’une concurrence accrue des pays latino-américains du Mercosur.Dans le Sud-Ouest frondeur, en première ligne de la crise sanitaire, la vaccination des bovins s’accélère – avec 74,7% du cheptel concerné vacciné au 4 janvier – mais les troupeaux sont considérés comme immunisés seulement 21 jours minimum après l’injection. Trois nouveaux foyers de DNC ont été détectés ces derniers jours en Ariège.Plusieurs points de blocage ont été dénombrés par la gendarmerie lundi, notamment sur les autoroutes A75 (Le Buisson, Lozère), A64 (Carbonne, Haute-Garonne), A51 (Roissard, Isère) et sur l’A7 au niveau de l’échangeur de Chanas dans le même département.L’entrée de l’autoroute est bloquée par une quarantaine d’agriculteurs et une vingtaine de tracteurs, selon la préfecture de l’Isère. D’autres voies d’accès à Lyon sont également perturbées.Le gouvernement a promis vendredi d’annoncer “de nombreuses mesures” en faveur des agriculteurs “tout au long du mois de janvier”, selon l’entourage de M. Lecornu. La ministre de l’Agriculture Annie Genevard a annoncé lundi matin sur X que le fonds hydraulique agricole passerait à 60 millions d’euros en 2026. En 2025, 20 millions d’euros étaient destinés à 97 projets.Dimanche, le Premier ministre s’est adressé aux agriculteurs dans une “lettre ouverte”. Rappelant certaines mesures déjà prises,  il promet d’entrer dans une phase “plus offensive”, notamment vis-à-vis de l’Union européenne.  M. Lecornu appelle notamment l’UE à “amplifier rapidement” ses contrôles aux frontières pour tous les produits agricoles qui “ne respecteraient pas les normes sanitaires et phytosanitaires” de l’Union imposées aux producteurs. “Dans cette attente, nous assumons d’agir dès maintenant”, souligne le Premier ministre. Sébastien Lecornu et Annie Genevard ont ainsi confirmé dimanche qu’ils suspendraient par arrêté l’importation de fruits et légumes d’Amérique du Sud contenant des résidus de fongicides et herbicides interdits en Europe – les mancozèbe, glufosinate, thiophanate-méthyl et carbendazime. Attendu mardi au Journal officiel, l’arrêté devra toutefois obtenir un feu vert de Bruxelles. – Promesses “insuffisantes” -“Je ne vous demande pas de croire à des mots: je vous demande de regarder les actes”, exhorte notamment M. Lecornu dans sa lettre. Mais l’opération déminage s’annonce délicate, et pour l’heure, les syndicats jugent tous “insuffisantes” les promesses faites. Dans un communiqué, la FNSEA dénonce une “absence de vision (…) mortifère” et estime qu’aucune des annonces contenues dans la lettre de M. Lecornu “ne permettent d’apporter les réponses concrètes aux problématiques de revenus des agriculteurs”. Le syndicat réclame “une loi d’exception agricole” permettant de s’exempter de certains “verrous réglementaires”, notamment pour “relancer la production” et “mettre fin aux contrôles absurdes”.Après une accalmie relative pendant les fêtes de Noël, les syndicats ont annoncé une reprise massive de la mobilisation.Unanimes dans leur opposition à l’accord de libre-échange UE-Mercosur, qui devrait être signé le 12 janvier, ils divergent cependant dans leur appréciation de la gestion de la dermatose.La Coordination rurale (2e syndicat, adepte des opérations coups de poing et anti-écologiste) et la Confédération paysanne (3e syndicat, classé à gauche) sont en pointe de la contestation: ils réclament la vaccination généralisée du cheptel (près de 16 millions de bovins) et l’arrêt de l’abattage intégral dès le premier cas.La FNSEA de son côté soutient la stratégie gouvernementale d’abattage et de vaccination.Côté CR, la volonté d’en découdre reste palpable. “Si ça se passe mal, il faudra monter à Paris, en tracteurs, en voitures…”, a déclaré à l’AFP José Pérez, président de la CR47, fer de lance des manifestations les plus spectaculaires dans le Sud-Ouest.bur-mca-dfa-meh/ved/cbr

Le Premier ministre reçoit les syndicats d’un monde agricole où persiste la colère

Nouvelles “mesures” et retour au “bon sens”: le Premier ministre Sébastien Lecornu reçoit lundi et mardi les syndicats d’agriculteurs pour tenter d’écarter la menace d’un troisième hiver de colère paysanne, alors que la mobilisation reprend après une relative trêve pendant les fêtes.Les rencontres démarreront avec les Jeunes agriculteurs (JA) à 15H, puis la Coordination rurale (CR) à 18H, avant des entretiens mardi à 17H30 avec la puissante FNSEA suivie de la Confédération paysanne.Chacun espère un répit face aux crises qui secouent le monde agricole: épizootie de dermatose nodulaire contagieuse (DNC) qui frappe les bovins; faible cours du blé et prix élevé des engrais qui plombent les céréaliers; menace d’une concurrence accrue des pays latino-américains du Mercosur.Dans le Sud-Ouest frondeur, en première ligne de la crise sanitaire, la vaccination des bovins s’accélère – avec 74,7% du cheptel concerné vacciné au 4 janvier – mais les troupeaux sont considérés comme immunisés seulement 21 jours minimum après l’injection. Trois nouveaux foyers de DNC ont été détectés ces derniers jours en Ariège.Plusieurs points de blocage ont été dénombrés par la gendarmerie lundi, notamment sur les autoroutes A75 (Le Buisson, Lozère), A64 (Carbonne, Haute-Garonne), A51 (Roissard, Isère) et sur l’A7 au niveau de l’échangeur de Chanas dans le même département.L’entrée de l’autoroute est bloquée par une quarantaine d’agriculteurs et une vingtaine de tracteurs, selon la préfecture de l’Isère. D’autres voies d’accès à Lyon sont également perturbées.Le gouvernement a promis vendredi d’annoncer “de nombreuses mesures” en faveur des agriculteurs “tout au long du mois de janvier”, selon l’entourage de M. Lecornu. La ministre de l’Agriculture Annie Genevard a annoncé lundi matin sur X que le fonds hydraulique agricole passerait à 60 millions d’euros en 2026. En 2025, 20 millions d’euros étaient destinés à 97 projets.Dimanche, le Premier ministre s’est adressé aux agriculteurs dans une “lettre ouverte”. Rappelant certaines mesures déjà prises,  il promet d’entrer dans une phase “plus offensive”, notamment vis-à-vis de l’Union européenne.  M. Lecornu appelle notamment l’UE à “amplifier rapidement” ses contrôles aux frontières pour tous les produits agricoles qui “ne respecteraient pas les normes sanitaires et phytosanitaires” de l’Union imposées aux producteurs. “Dans cette attente, nous assumons d’agir dès maintenant”, souligne le Premier ministre. Sébastien Lecornu et Annie Genevard ont ainsi confirmé dimanche qu’ils suspendraient par arrêté l’importation de fruits et légumes d’Amérique du Sud contenant des résidus de fongicides et herbicides interdits en Europe – les mancozèbe, glufosinate, thiophanate-méthyl et carbendazime. Attendu mardi au Journal officiel, l’arrêté devra toutefois obtenir un feu vert de Bruxelles. – Promesses “insuffisantes” -“Je ne vous demande pas de croire à des mots: je vous demande de regarder les actes”, exhorte notamment M. Lecornu dans sa lettre. Mais l’opération déminage s’annonce délicate, et pour l’heure, les syndicats jugent tous “insuffisantes” les promesses faites. Dans un communiqué, la FNSEA dénonce une “absence de vision (…) mortifère” et estime qu’aucune des annonces contenues dans la lettre de M. Lecornu “ne permettent d’apporter les réponses concrètes aux problématiques de revenus des agriculteurs”. Le syndicat réclame “une loi d’exception agricole” permettant de s’exempter de certains “verrous réglementaires”, notamment pour “relancer la production” et “mettre fin aux contrôles absurdes”.Après une accalmie relative pendant les fêtes de Noël, les syndicats ont annoncé une reprise massive de la mobilisation.Unanimes dans leur opposition à l’accord de libre-échange UE-Mercosur, qui devrait être signé le 12 janvier, ils divergent cependant dans leur appréciation de la gestion de la dermatose.La Coordination rurale (2e syndicat, adepte des opérations coups de poing et anti-écologiste) et la Confédération paysanne (3e syndicat, classé à gauche) sont en pointe de la contestation: ils réclament la vaccination généralisée du cheptel (près de 16 millions de bovins) et l’arrêt de l’abattage intégral dès le premier cas.La FNSEA de son côté soutient la stratégie gouvernementale d’abattage et de vaccination.Côté CR, la volonté d’en découdre reste palpable. “Si ça se passe mal, il faudra monter à Paris, en tracteurs, en voitures…”, a déclaré à l’AFP José Pérez, président de la CR47, fer de lance des manifestations les plus spectaculaires dans le Sud-Ouest.bur-mca-dfa-meh/ved/cbr

Vietnam says economy grew 8.0% in 2025 despite US tariffs

Vietnam said on Monday its economy grew 8.0 percent last year, thanks to strong gains in services, construction and exports, including to the United States — despite fresh tariffs taking effect.”GDP in 2025 is projected to grow significantly at an estimated rate of 8.02 percent compared to the previous year,” the General Statistics Office (GSO) said in a statement.Vietnam has long been a success story among Asian economies. Last year’s growth rate was the highest since 2022 when GDP also hit 8.0 percent.Vietnam posted strong growth despite new trade levies from the United States, its largest export market, on a range of products including clothing and shoes.The value of exports to the United States jumped 28 percent, from $119.6 billion in 2024 to $153.2 billion in 2025.The global manufacturing hub’s exports rose 17 percent to $475 billion while imports climbed to $455 billion, up 19 percent from 2024, according to the GSO.China was its largest source of imports, the office said.When US President Donald Trump announced his “Liberation Day” tariffs in April, Vietnam had the third-largest trade surplus with the United States of any country after China and Mexico, and was targeted with one of the highest rates in Trump’s tariff blitz.But by July, Hanoi secured a minimum 20 percent tariff with Washington, down from more than 40 percent, in return for opening its market to US products including cars.”Despite potential downside risks from tariffs imposed by the US, Vietnam has shown resilience through strong domestic consumption, business investment growth and government spending,” said Chad Ovel, a partner at private equity firm Mekong Capital.Its 2025 growth “reflects the continued strong fundamentals of the Vietnamese economy and the government’s pro-private sector direction”, Ovel told AFP on Monday.Vietnam’s industry and construction sector grew nearly nine percent while its services sector rose 8.6 percent from the previous year, according to the GSO.In the fourth quarter of 2025, Vietnam’s year-on-year economic growth was 8.46 percent, “reaching the highest growth rate for a fourth quarter in the 2011-2025 period”, the GSO said.The economy grew just over five percent in 2023 and topped seven percent in 2024.Vietnam aims to grow its economy by at least 10 percent this year, and is vying for “middle-income country” status by 2030.

Un nouveau parquet en France contre les trafics qui “déstabilisent l’ordre social”

Dans “la guerre” au narcotrafic déclarée par les autorités, une unité particulière se mobilise à partir de lundi au tribunal de Paris: le “Pnaco”, un nouveau parquet destiné à combattre la criminalité organisée.”Nous sommes face à des gens très dangereux” avec des modes opératoires qui peuvent se rapprocher “du terrorisme” car ils “déstabilisent l’ordre social”, explique la procureure Vanessa Perrée, à l’occasion du lancement du Parquet national anti-criminalité organisée (Pnaco).Au quotidien, “le trafic gêne de plus en plus les Français”, les traumatise avec “des victimes collatérales”, explique-t-elle dans un entretien accordé à l’AFP. Des victimes comme Mehdi Kessaci, le frère d’un militant associatif engagé contre le narcotrafic assassiné à Marseille le 13 novembre.A l’instar des groupes jihadistes, les trafiquants recrutent “sur les réseaux sociaux des mineurs de plus en plus jeunes”, attirés par “des sommes dérisoires pour prendre une vie humaine”. Comme celle de Nessim Ramdane, chauffeur VTC tué le 4 octobre 2024 à Marseille. Le suspect, bientôt jugé, avait 14 ans.- “Pas de dérive” – La loi narcotrafic créant le Pnaco donne de nouveaux outils aux enquêteurs. Comme un “dossier coffre” (procès-verbal distinct pour ne pas divulguer certaines techniques d’enquête aux mis en cause) ou une possibilité d’activer à distance un téléphone pour des écoutes. Ces moyens inquiètent de nombreux avocats, qui redoutent des atteintes aux droits de la défense.”Il n’y a pas de dérive, nous nous inscrivons dans l’Etat de droit”, balaie Vanessa Perrée. “Ce sont des moyens légaux, avec des contrôles, des débats contradictoires, la nécessité de passer devant un juge.””Alors oui, on a des gardes à vue plus longues, des techniques spéciales d’enquête, mais elles sont à la hauteur des enjeux, des moyens et de la dangerosité” des trafiquants.Leur violence désinhibée s’accompagne d’une complexification des flux financiers pour réinvestir l’argent sale “dans un circuit légal et non traçable”, et d’une capacité à corrompre permise par leur puissance financière.”On a vu des cas de greffiers, d’agents pénitentiaires” corrompus, relève Mme Perrée.Peut-on parler d’une mafia, avec une économie et un monde politique sous emprise ? “On n’a pas un narco-Etat en France”, tempère la magistrate. “On se donne justement les moyens” de s’en prémunir.Mais il faut être vigilant, comme lors des municipales de mars: “On peut s’interroger sur l’influence des trafiquants de drogue dans les quartiers” quand ils tentent “de se substituer aux services de l’Etat pour les citoyens”.Le Pnaco hérite de 170 dossiers en cours: narcotrafic, filières d’immigration clandestine, traite d’êtres humains, proxénétisme, vols à main armée…Lui échoient ainsi les investigations sur l’évasion en 2024 du trafiquant Mohamed Amra, qui a coûté la vie à deux agents pénitentiaires, celles sur le naufrage mortel de 31 migrants dans la Manche en 2021, ou sur une série d’enlèvements en 2025 liés aux cryptomonnaies.- Traquer l’argent -Ces affaires étaient jusque-là dirigées par la Juridiction nationale de lutte contre la criminalité organisée, créée en 2019 avec, déjà, l’ambition d’endiguer cette criminalité. Qu’apporte de plus le Pnaco ? Une “doctrine”, affirme Vanessa Perrée, reposant sur une collaboration renforcée avec les parquets locaux. Et une force de frappe augmentée avec seize magistrats, dont six spécialisés en criminalité organisée “classique” et six en financier. Dix supplémentaires arriveront en septembre.”Sur chaque dossier, on aura un binôme” de procureurs, épaulés d’assistants spécialisés, pour pister le produit stupéfiant mais aussi l’argent, avec une “enquête patrimoniale poussée”. Traquer l’argent “est essentiel”, insiste l’ancienne directrice de l’Agence de gestion et recouvrement des avoirs saisis (Agrasc).Le blanchiment s’opère “dans des sociétés de BTP, sur des comptes familiaux, dans des achats de produits de luxe, l’investissement dans des voitures, des montres, des bijoux…”.Il est communément avancé que le narcotrafic pèserait pour “six milliards d’euros” en France mais il est difficile “de savoir exactement ce que ça rapporte”, avec des “investissements qui prennent de la valeur” et s’effectuent “de plus en plus à l’étranger”, souligne-t-elle.D’où l’importance d’une coopération accrue avec des pays où résident des narcotrafiquants. “Nous avons encore pas mal de travail à faire avec les Émirats”, note Vanessa Perrée, en particulier pour retracer “les achats immobiliers en liquide, en crypto”. La magistrate relève aussi une “nécessaire coopération avec les pays du Maghreb”. Avec, pour le Pnaco, l’objectif de devenir “l’interlocuteur unique” français à l’international pour ces dossiers complexes.Sa mise en place marque “une étape historique dans la lutte contre le narcotrafic”, a salué sur X le garde des Sceaux Gérald Darmanin.

Bangladesh says at least 287 killed during Hasina-era abductions

A Bangladesh commission investigating disappearances during the rule of ousted prime minister Sheikh Hasina said Monday at least 287 people were assumed to have been killed.The commission said some corpses were believed to have been dumped in rivers, including the Buriganga in the capital, Dhaka, or buried in mass graves.The government-appointed commission, formed after Hasina was toppled by a mass uprising in August 2024, said it had investigated 1,569 cases of abductions, with 287 of the victims presumed dead.”We have identified a number of unmarked graves in several places where the bodies were presumably buried,” Nur Khan Liton, a commission member, told AFP.”The commission has recommended that Bangladesh seek cooperation from forensic experts to identify the bodies and collect and preserve DNA samples from family members.”In its final report, submitted to the government on Sunday, the commission said that security forces had acted under the command of Hasina and her top officials.The report said many of those abducted had belonged to the country’s largest Islamist party, Jamaat-e-Islami, or the Bangladesh Nationalist Party (BNP), both in opposition to Hasina.In a separate investigation, police in December began exhuming a mass grave in Dhaka.The grave included at least eight victims of the uprising against Hasina, bodies all found with bullet wounds, according to Criminal Investigation Department (CID) chief Md Sibgat Ullah.The United Nations says up to 1,400 people were killed in crackdowns as Hasina attempted to cling to power.She was sentenced to death in absentia in November for crimes against humanity.”We are grateful for finally being able to know where our brother is buried,” said Mohamed Nabil, whose 28-year-old sibling Sohel Rana was identified as one of the dead in the grave in Dhaka.”But we demand a swift trial for the police officials who shot at the people during the uprising.”

‘That’s enough’: Greenland PM reacts to Trump threats

President Donald Trump’s calls that Greenland should become part of the United States was met with international condemnation Monday as the autonomous Danish territory’s prime minister warned, “That’s enough now”.Washington’s military intervention in Venezuela has reignited fears for Greenland, which Trump has repeatedly said he wants to annex, given its strategic location in the Arctic.While aboard Air Force One en route to Washington, Trump reiterated the goal. “We need Greenland from the standpoint of national security, and Denmark is not going to be able to do it,” he said in response to a reporter’s question.”We’ll worry about Greenland in about two months… let’s talk about Greenland in 20 days.”The territory’s prime minister issued a clear warning: “That’s enough now.””No more pressure. No more insinuations. No more fantasies of annexation,” Jens-Frederik Nielsen said on Facebook. “We are open to dialogue. We are open to discussions. But this must happen through the proper channels and with respect for international law.” Expressing its “solidarity” with Denmark on Monday, France’s foreign ministry spokesman Pascal Confavreux told television channel TF1 that “borders cannot be changed by force”. -‘Disrespectful’ -Trump rattled European leaders by attacking Caracas and grabbing Venezuelan president Nicolas Maduro, who is now being detained in New York.Trump has said the United States will now “run” Venezuela indefinitely and tap its huge oil reserves.Asked in a telephone interview with The Atlantic about the implications of the Venezuela military operation for mineral-rich Greenland, Trump said it was up to others to decide.”They are going to have to view it themselves. I really don’t know,” Trump was quoted as saying.He added: “But we do need Greenland, absolutely. We need it for defence.”Trump last month claimed Russian and Chinese ships were “all over” the territory’s coast. China’s foreign ministry hit back on Monday urging “the US to stop using the so-called China threat as an excuse to seek personal gain.”Finnish President Alexander Stubb said on X: “No one decides for Greenland and Denmark but Greenland and Denmark themselves”, while his Swedish and Norwegian counterparts put out similar messages of support. Former Trump aide Katie Miller, who is also the  wife of the president’s most influential adviser, also drew ire by posting an image of Greenland in the colours of the US flag, captioning it “SOON”.Greenland’s Nielsen called Miller’s post “disrespectful”, writing on X that “our country is not for sale, and our future is not decided by social media posts”.Over the weekend, the Danish prime minister also called on Washington to stop “threatening its historical ally”.”It is absolutely absurd to say that the United States should take control of Greenland,” Prime Minister Mette Frederiksen said in a statement, also noting that Denmark, “and thus Greenland”, was a NATO member protected by the agreement’s security guarantees.- Allies? -Stephen Miller is widely seen as the architect of much of Trump’s policies, guiding the president on his hardline immigration policies and domestic agenda.Denmark’s ambassador to the United States, Jesper Moeller Soerensen, offered a pointed “friendly reminder” in response to Katie Miller’s post that his country has “significantly boosted its Arctic security efforts” and worked together with Washington on that.”We are close allies and should continue to work together as such,” Soerensen wrote.Katie Miller was deputy press secretary under Trump at the Department of Homeland Security during his first term.She later worked as communications director for then-vice president Mike Pence and also acted as his press secretary.