Kiev évoque de “réels progrès” après les discussions avec les Américains sur la fin de la guerre

“De vrais progrès” : c’est ainsi que l’Ukraine a caractérisé lundi deux jours consécutifs de pourparlers avec les Etats-Unis, mais le flou demeure sur le contenu, en particulier l’épineuse question des concessions territoriales voulues par Moscou.Dimanche et lundi, le président ukrainien Volodymyr Zelensky et son négociateur Roustem Oumerov se sont entretenus à Berlin avec les …

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Espagne: Sánchez maintient le cap face aux scandales

Confronté à la double multiplication de scandales sexuels et d’affaires de corruption au sein du Parti socialiste au pouvoir, le Premier ministre espagnol Pedro Sánchez a choisi de ne rien faire, rejetant lundi à la fois des élections anticipées et un remaniement gouvernemental d’ampleur.Ces diverses affaires ont accaparé la totalité de la dernière conférence de …

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“Je ne suis pas un empoisonneur”, clame une dernière fois Frédéric Péchier

“Je ne suis pas un empoisonneur”, a une dernière fois clamé lundi Frédéric Péchier, anesthésiste de Besançon qui encourt la réclusion à perpétuité, avant que la cour d’assises du Doubs ne se retire pour délibérer au terme de trois mois et demi d’un procès éprouvant.”Ca fait huit ans que je me bats contre le fait qu’on me présente comme un empoisonneur”, mais “non, je ne suis pas un empoisonneur”, a déclaré le médecin de 53 ans.Accusé d’avoir empoisonné 30 patients dont 12 sont morts, entre 2008 et 2017, le quinquagénaire assure avoir “toujours respecté” le serment d’Hippocrate.La cour devra en décider.Après 15 semaines d’audience, elle se retire “dans un lieu tenu secret” pour délibérer, a déclaré la présidente Delphine Thibierge en clôture des débats. Le verdict est attendu d’ici à vendredi.Quant à Frédéric Péchier, qui a comparu libre depuis le 8 septembre, il a quitté le palais de justice escorté par les forces de l’ordre. Il devra “rester à la disposition de la justice” et ne pourra pas quitter le logement qu’il occupe à Besançon, a précisé la magistrate.La semaine dernière, au terme d’un réquisitoire intense, les deux avocates générales ont requis la réclusion à perpétuité, assortie d’une période de sûreté maximale de 22 ans, à l’encontre de ce “tueur en série” aux crimes “hautement pervers”.- “Fabriquer un coupable” -Mais pour condamner le médecin, “il faut des preuves”, a martelé son avocat, Randall Schwerdorffer. Or, dans ce dossier, “c’est le néant de la preuve”, selon lui.”Je vous demande d’acquitter purement et simplement Frédéric Péchier”, a-t-il conclu à l’issue de près de cinq heures de plaidoirie.Me Schwerdorffer a établi un parallèle entre Frédéric Péchier et Patrick Dils, qui a passé 15 ans en détention pour les meurtres de deux enfants commis en 1986 près de Metz, avant d’être acquitté en appel.Dans les deux cas, “il fallait que ça aille vite” pour trouver un coupable, a-t-il retracé. Dès le début de l’enquête en mars 2017, les enquêteurs ont été “convaincus de la culpabilité de Frédéric Péchier” et se sont efforcés de la “démontrer”.”Jamais on ne cherchera ailleurs”, a-t-il fustigé. “On a fabriqué un coupable” et “toute la communauté médicale” s’est liguée contre lui. Dès lors, son sort était “scellé”, selon lui.Une comparaison “particulièrement malhonnête et déplacée”, a jugé Frédéric Berna, avocat de nombreuses parties civiles.”On ne peut pas comparer Patrick Dils, qui avait 16 ans à l’époque, qui était assez peu lettré, qui était un garçon très fragile, et qui de surcroît a avoué, avec le Dr Péchier, qui est un homme supérieurement intelligent, qui a 45 ans à l’époque et qui n’a jamais rien avoué”.Pour Me Schwerdorffer, “rien d’hallucinant dans la vie” de son client “ne permet de dire qu’il est dingue”, alors que pour “tuer à répétition de cette façon là, il faut une telle rage, une telle violence”.- “Coïncidences” -Mais “quoi qu’il dise, quoi qu’il fasse, il sera toujours critiqué”, regrette le pénaliste, et “comme Patrick Dils était devenu +le tueur d’enfants, le monstre+, Frédéric Péchier est devenu +l’empoisonneur, le monstre+”.Certes, “il y a bien un empoisonneur à la clinique Saint-Vincent” mais ce n’est pas Frédéric Péchier, a soutenu la défense, appelant les six jurés populaires et les trois magistrats professionnels à l'”impartialité”.Dans ce dossier, “on a fait avec des coïncidences une règle de preuve, mais ce ne sont que des coïncidences”, a estimé Me Schwerdorffer après l’audience.”On a expliqué aux jurés que les coïncidences n’existaient pas et que le hasard n’existait pas”, mais “allez expliquer ça à monsieur Dils – qui s’est trouvé par hasard près du lieu du crime de Francis Heaulme – que le hasard n’existe pas”, a-t-il ajouté.Selon les avocates générales, Frédéric Péchier a pollué des poches de perfusion utilisées pendant les interventions pour déclencher des arrêts cardiaques incompréhensibles pour les soignants.L’ancien anesthésiste, “l’un des plus grands criminels de l’histoire judiciaire française” selon l’accusation, cherchait ainsi à nuire aux collègues avec qui il était en conflit et “nourrir sa soif de puissance”.

“Je ne suis pas un empoisonneur”, clame une dernière fois Frédéric Péchier

“Je ne suis pas un empoisonneur”, a une dernière fois clamé lundi Frédéric Péchier, anesthésiste de Besançon qui encourt la réclusion à perpétuité, avant que la cour d’assises du Doubs ne se retire pour délibérer au terme de trois mois et demi d’un procès éprouvant.”Ca fait huit ans que je me bats contre le fait qu’on me présente comme un empoisonneur”, mais “non, je ne suis pas un empoisonneur”, a déclaré le médecin de 53 ans.Accusé d’avoir empoisonné 30 patients dont 12 sont morts, entre 2008 et 2017, le quinquagénaire assure avoir “toujours respecté” le serment d’Hippocrate.La cour devra en décider.Après 15 semaines d’audience, elle se retire “dans un lieu tenu secret” pour délibérer, a déclaré la présidente Delphine Thibierge en clôture des débats. Le verdict est attendu d’ici à vendredi.Quant à Frédéric Péchier, qui a comparu libre depuis le 8 septembre, il a quitté le palais de justice escorté par les forces de l’ordre. Il devra “rester à la disposition de la justice” et ne pourra pas quitter le logement qu’il occupe à Besançon, a précisé la magistrate.La semaine dernière, au terme d’un réquisitoire intense, les deux avocates générales ont requis la réclusion à perpétuité, assortie d’une période de sûreté maximale de 22 ans, à l’encontre de ce “tueur en série” aux crimes “hautement pervers”.- “Fabriquer un coupable” -Mais pour condamner le médecin, “il faut des preuves”, a martelé son avocat, Randall Schwerdorffer. Or, dans ce dossier, “c’est le néant de la preuve”, selon lui.”Je vous demande d’acquitter purement et simplement Frédéric Péchier”, a-t-il conclu à l’issue de près de cinq heures de plaidoirie.Me Schwerdorffer a établi un parallèle entre Frédéric Péchier et Patrick Dils, qui a passé 15 ans en détention pour les meurtres de deux enfants commis en 1986 près de Metz, avant d’être acquitté en appel.Dans les deux cas, “il fallait que ça aille vite” pour trouver un coupable, a-t-il retracé. Dès le début de l’enquête en mars 2017, les enquêteurs ont été “convaincus de la culpabilité de Frédéric Péchier” et se sont efforcés de la “démontrer”.”Jamais on ne cherchera ailleurs”, a-t-il fustigé. “On a fabriqué un coupable” et “toute la communauté médicale” s’est liguée contre lui. Dès lors, son sort était “scellé”, selon lui.Une comparaison “particulièrement malhonnête et déplacée”, a jugé Frédéric Berna, avocat de nombreuses parties civiles.”On ne peut pas comparer Patrick Dils, qui avait 16 ans à l’époque, qui était assez peu lettré, qui était un garçon très fragile, et qui de surcroît a avoué, avec le Dr Péchier, qui est un homme supérieurement intelligent, qui a 45 ans à l’époque et qui n’a jamais rien avoué”.Pour Me Schwerdorffer, “rien d’hallucinant dans la vie” de son client “ne permet de dire qu’il est dingue”, alors que pour “tuer à répétition de cette façon là, il faut une telle rage, une telle violence”.- “Coïncidences” -Mais “quoi qu’il dise, quoi qu’il fasse, il sera toujours critiqué”, regrette le pénaliste, et “comme Patrick Dils était devenu +le tueur d’enfants, le monstre+, Frédéric Péchier est devenu +l’empoisonneur, le monstre+”.Certes, “il y a bien un empoisonneur à la clinique Saint-Vincent” mais ce n’est pas Frédéric Péchier, a soutenu la défense, appelant les six jurés populaires et les trois magistrats professionnels à l'”impartialité”.Dans ce dossier, “on a fait avec des coïncidences une règle de preuve, mais ce ne sont que des coïncidences”, a estimé Me Schwerdorffer après l’audience.”On a expliqué aux jurés que les coïncidences n’existaient pas et que le hasard n’existait pas”, mais “allez expliquer ça à monsieur Dils – qui s’est trouvé par hasard près du lieu du crime de Francis Heaulme – que le hasard n’existe pas”, a-t-il ajouté.Selon les avocates générales, Frédéric Péchier a pollué des poches de perfusion utilisées pendant les interventions pour déclencher des arrêts cardiaques incompréhensibles pour les soignants.L’ancien anesthésiste, “l’un des plus grands criminels de l’histoire judiciaire française” selon l’accusation, cherchait ainsi à nuire aux collègues avec qui il était en conflit et “nourrir sa soif de puissance”.

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Au Maroc, 37 morts dans les pires inondations de la dernière décennie

“L’eau nous a submergés”: 37 personnes sont mortes dimanche à Safi, sur la côte atlantique du Maroc, à la suite de crues soudaines et d’inondations, le plus lourd bilan de la dernière décennie pour des intempéries de ce type dans le pays.Sept blessés, dont deux en soins intensifs, sont toujours traités à l’hôpital Mohammed V de Safi, a indiqué le directeur de l’établissement à l’agence officielle marocaine MAP. Cette ville portuaire, située à environ 300 kilomètres au sud de Rabat, a été touchée dimanche par de violentes précipitations orageuses ayant “provoqué des écoulements torrentiels exceptionnels” en l’espace “d’une heure”, ont déclaré les autorités locales.”L’eau nous a submergés (…) Nous n’avons pas pu dormir de la nuit, nous avons tout perdu, même les manuels scolaires de mes enfants”, raconte à l’AFP Hanane Nasreddine, la voix tremblante. “La situation est dramatique”, ajoute cette mère de six enfants.Les images circulant sur les réseaux sociaux montrent un torrent d’eau boueuse qui dévale les rues de Safi, emportant sur son passage voitures, poubelles et caisses de marchandises. Sur d’autres, on voit un mausolée à moitié submergé, des embarcations de la Protection civile en intervention pour secourir des résidents ou encore un homme pagayant à bord d’un canoë sur une voie transformée en canal.”37 millimètres de pluie sont tombés en peu de temps et ont touché le marché historique de Bab Chabaa (à Safi), traversé par une rivière, causant la mort d’un certain nombre de commerçants et d’ouvriers qui travaillaient à ce moment-là”, a expliqué lundi dans l’après-midi le chef du gouvernement Aziz Akhannouch devant le Parlement. Le parquet national a de son côté annoncé l’ouverture d’une enquête pour “déterminer les causes de cet incident tragique et en élucider les circonstances”.- “Pertes considérables” -“J’ai perdu tous mes vêtements, ma voisine m’en a donné pour me couvrir. Je n’ai plus rien”, témoigne une autre habitante, Nezha El Meghouari. Lorsque sa maison a été inondée, quelqu’un a crié: “Sors d’ici, tu vas mourir”, raconte-t-elle. “J’ai vu qu’il y avait beaucoup d’eau, je me suis enfuie”.Lundi matin, l’eau avait reflué et les habitants s’affairaient à nettoyer les devantures de leurs logements tandis que les autorités déblayaient les rues des gravats. Les commerçants dressaient un premier bilan des dégâts matériels dans la vieille ville, réputée pour son artisanat et où des centaines d’objets en terre cuite – assiettes, plats à tajine, jarres – gisent brisées ou ensevelies sous la boue.”Les pertes sont considérables. Les bijoutiers ont perdu toute leur marchandise (…), pareil pour les propriétaires des magasins de vêtements”, souligne auprès de l’AFP un commerçant de 55 ans, Abdelkader Mezraoui, qui espère “des indemnisations”.- “Renforcer la vigilance” -L’antenne locale du ministère de l’Education nationale a annoncé que les cours étaient suspendus pour trois jours, par “mesure préventive (…) afin de veiller à la sécurité des élèves”.Au Maroc, l’automne est normalement marqué par une diminution des températures, mais le réchauffement climatique limite désormais cette baisse, tout en maintenant l’évaporation héritée de l’été. Cette combinaison augmente le risque d’averses intenses, selon des experts.La Direction générale de la météorologie (DGM) a annoncé lundi de fortes averses, parfois orageuses, de lundi à mercredi dans plusieurs provinces du pays, notamment à Safi.Les autorités régionales ont appelé à “renforcer la vigilance, adopter les plus grandes précautions et respecter les mesures de sécurité, compte tenu des fluctuations climatiques extrêmes que connaît notre pays”.En septembre 2024, de fortes intempéries avaient provoqué des inondations dans le sud et le sud-est, causant la mort de 18 personnes. En novembre 2014, au moins 32 personnes avaient péri dans le sud à la suite de violentes précipitations ayant provoqué des crues de rivières au pied des montagnes de l’Atlas.Les crues soudaines, provoquées par des pluies torrentielles que le sol asséché ne peut pas absorber, ne sont pas rares. Mais selon la communauté scientifique, le changement climatique provoqué par l’activité humaine a rendu plus fréquents et intenses les événements météorologiques comme les crues, les sécheresses et les canicules.

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Des milliers de glaciers menacés de disparition chaque année à cause du réchauffement, selon une étude

Des milliers de glaciers disparaîtront chaque année au cours des prochaines décennies et seule une fraction pourrait survivre à la fin du siècle à moins que le réchauffement climatique ne soit freiné, affirme une étude publiée lundi.Les mesures prises par les gouvernements en matière de changement climatique pourraient déterminer si le monde perdra 2.000 ou 4.000 glaciers par an d’ici le milieu du siècle, selon cette étude publiée dans la revue Nature Climate Change et dirigée par le glaciologue Lander Van Tricht.Quelques degrés pourraient faire la différence entre la préservation de près de la moitié des glaciers du monde en 2100 et celle de moins de 10%.”Nos résultats soulignent l’urgence d’une politique climatique ambitieuse”, est-il écrit dans cette étude.Les chercheurs se concentrent généralement sur la perte de masse et de superficie des géants de glace mondiaux, mais M. Van Tricht et ses collègues ont cherché à déterminer combien de glaciers individuels pourraient fondre chaque année au cours de ce siècle.- Tourisme, culture locale -Si la fonte des petits glaciers a moins d’impact sur l’élévation du niveau de la mer que celle des grands glaciers, leur disparition peut nuire considérablement au tourisme ou à la culture locale, selon les scientifiques impliqués dans cette étude.”La disparition de chaque glacier individuel peut avoir des répercussions locales importantes, même si sa contribution à la fonte des eaux est faible”, a affirmé M. Van Tricht, spécialiste de glaciologie à l’école polytechnique fédérale de Zurich (ETH), lors d’un échange avec la presse.”La perte des glaciers dont nous parlons ici est plus qu’une simple préoccupation scientifique. Elle touche vraiment nos coeurs”, a dit Matthias Huss, co-auteur de l’étude et également glaciologue à l’ETH, qui a participé en 2019 à des funérailles symboliques du glacier Pizol dans les Alpes suisses.Les scientifiques ont examiné les contours de 211.490 glaciers à partir d’une base de données satellitaires mondiales afin de déterminer l’année où le plus grand nombre d’entre eux disparaîtra, un concept qu’ils ont baptisé “pic d’extinction des glaciers”.A l’aide de modèles informatiques évaluant plusieurs scénarios de réchauffement qui vont de 1,5°C à 4°C par rapport aux niveaux préindustriels, ils en ont conclu que le rythme actuel de perte de 1.000 glaciers chaque année devrait s’accélérer. Celui-ci atteindrait un pic de 2.000 d’ici 2041, même si le réchauffement était limité à 1,5 °C, le seuil que les pays se sont engagés à respecter dans le cadre de l’accord de Paris afin d’éviter les pires effets du changement climatique, même si mes Nations Unies ont averti que le réchauffement devrait dépasser ce niveau dans les prochaines années.À ce rythme, il ne resterait plus que 95.957 glaciers sur la planète d’ici 2100, soit un peu moins de la moitié.- Pire scénario -Selon les projections actuelles indiquant que les températures augmenteraient de 2,7°C, environ 3.000 glaciers disparaîtraient chaque année entre 2040 et 2060, selon les glaciologues.Et d’ici 2100, seul un glacier sur cinq, soit 43.852, aurait survécu dans un monde où la température aurait augmenté de 2,7 °C.Dans le pire scénario, avec une hausse des températures de 4°C, jusqu’à 4.000 glaciers disparaîtraient chaque année d’ici le milieu des années 2050. Et seuls 9% des glaciers, soit 18.288, subsisteraient à la fin du siècle, indique l’étude.Le moment où la disparition des glaciers atteindra son pic varie selon les régions, en fonction de leur taille et de leur emplacement. Dans les zones où les glaciers sont principalement de petite taille, comme les Alpes et les Andes subtropicales, la moitié pourrait disparaître d’ici deux décennies.Dans les régions du monde où les glaciers sont plus grands, comme le Groenland et la périphérie de l’Antarctique, le pic de disparition des glaciers se produira plus tard dans le siècle.

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Un tribunal suédois bloque l’abattage de loups prévu pour 2026

Un tribunal suédois a suspendu lundi l’abattage de loups prévu pour l’année prochaine, estimant que les autorités n’avaient pas réussi à prouver que cette mesure préserverait les niveaux de population.Jusqu’à quarante-huit loups étaient concernés par cet abattage à partir du 2 janvier. Cet arrêt a été rendu après que des organisations environnementales ont fait appel de décisions régionales octroyant les licences de chasse.”Les préfectures (n’ont pas) été en mesure d’apporter la preuve qui leur incombe et de démontrer que la chasse prévue ne compromettrait pas le maintien d’un état de conservation favorable de la population de loups”, a déclaré le tribunal administratif de Lulea dans un communiqué.Le gouvernement suédois avait abaissé la “valeur de référence” nécessaire pour une population de loups en bonne santé de 300 à 170 individus.Selon les critiques, dont la Commission européenne et les défenseurs de l’environnement, cette politique fragilise au contraire les populations. Les agriculteurs et les chasseurs les considèrent comme une menace en raison des attaques contre les moutons et les chiens de chasse, et souhaitent que leur nombre soit contrôlé plus strictement.La cour a jugé “peu clair” le poids de cette valeur de référence, au regard des directives de l’UE protégeant les loups.Ces animaux ont été chassés en Suède jusqu’à leur quasi extinction dans les années 1960, ce qui a incité le pays à les protéger en tant qu’espèce. Ils ont commencé à réapparaître à la fin des années 1970 et dans les années 1980, et leur population a depuis augmenté. La Suède a commencé à autoriser la chasse sous licence en 2010 après que leur nombre a dépassé les 200, en fixant des quotas pour le nombre d’animaux pouvant être abattus pendant une période donnée.

Le budget adopté au Sénat, place aux tractations lors d’une semaine décisive

Le projet de budget de l’Etat 2026 a été adopté lundi par le Sénat, donnant le coup d’envoi d’une semaine d’intenses tractations pour le Premier ministre Sébastien Lecornu, toujours convaincu de pouvoir aboutir à un compromis au Parlement avant le 31 décembre malgré de grandes incertitudes.Après une vingtaine de jours et de nuits de débats, les sénateurs ont voté par 187 voix contre 109 un projet de loi de finances (PLF) pour 2026 nettement remanié par la majorité sénatoriale, une alliance entre la droite et les centristes. L’Assemblée nationale n’ayant pas pu s’accorder sur ce texte, la copie des sénateurs sera la base des discussions en commission mixte paritaire (CMP), qui doit réunir vendredi sept députés et sept sénateurs chargés de trouver un accord sur ce si sensible budget. S’ils n’y parviennent pas, il faudra probablement poursuivre les débats budgétaires en janvier, et voter d’ici là une loi spéciale pour permettre la continuité de l’Etat.La semaine est donc décisive pour le chef du gouvernement, qui a promis une nouvelle méthode au début de l’automne pour faire adopter les budgets sans recourir au 49.3, malgré son absence de majorité à l’Assemblée nationale, et s’en tient pour l’instant à cette ligne.Le pari est presque réussi sur le budget de la Sécurité sociale, adopté à l’Assemblée nationale la semaine passée à une courte majorité. Un ultime vote des députés est prévu mardi après-midi sur ce texte qui accorde de nombreuses concessions à la gauche.- Déficit à 5,3% -Mais l’attention du gouvernement est focalisée sur le PLF et la CMP à venir, à l’issue très incertaine. Ce conciliabule réuni à l’Assemblée aura du travail pour atteindre l’objectif du gouvernement de ramener le déficit public sous les 5% du PIB en 2026: dans l’état actuel des discussions, la copie est à 5,3%, contre 5,4% en 2025, a annoncé le gouvernement devant les sénateurs.Ce chiffrage tire notamment les conséquences du compromis trouvé sur le budget de la Sécurité sociale, qui ponctionne plusieurs milliards d’euros au budget de l’Etat. Mais également des votes du Sénat, qui s’est opposé à de nombreux prélèvements nouveaux comme la surtaxe sur les bénéfices des grandes entreprises, qui devait rapporter quatre milliards d’euros.”Il faut qu’on trouve une manière de se sortir de cette ornière (…) Je suis persuadé qu’on peut le faire, mais on va avoir besoin des efforts de tout le monde”, a lancé le ministre de l’Economie Roland Lescure, jugeant “inacceptable” un déficit final à 5,3% et appelant le Sénat à “faire des concessions”.La droite se dit prête au compromis, mais pas à n’importe quel prix. “Nous ne pourrons pas apporter nos voix à une CMP qui viendrait augmenter la pression fiscale”, a lancé la sénatrice Les Républicains Christine Lavarde, fustigeant une copie gouvernementale initiale “ni responsable ni digne de confiance”.La position ferme de LR et de son patron Bruno Retailleau, voix prépondérante au Sénat, se heurte actuellement aux demandes des socialistes, en quête d’une concession sur la taxation des entreprises ou des hauts patrimoines. “La droite sénatoriale a +karchérisé+ les apports de l’Assemblée nationale. Ce n’est pas avec cela qu’on réussira à aboutir à un accord”, s’est désolé le président des sénateurs socialistes, Patrick Kanner.- Equation insoluble -En CMP, l’ancien socle commun sera majoritaire, ce qui pourrait présager, en théorie, d’un accord possible. Mais cela ne servira à rien si le texte de compromis n’est pas ensuite adopté la semaine prochaine au Palais Bourbon.Equation quasiment insoluble, alors que les socialistes promettent au mieux de s’abstenir et que les écologistes devraient voter contre, selon leur cheffe Marine Tondelier.”Il faut que cette séquence budgétaire s’arrête. Si le compromis est possible, alors il faut qu’il ait lieu maintenant”, veut croire auprès de l’AFP un négociateur du PS, plutôt optimiste.De nombreux responsables plaident pour le retour du 49.3, comme l’ancienne Première ministre, Elisabeth Borne, et le président du Sénat, Gérard Larcher. Mais cela ne permettrait pas au Premier ministre de faire l’économie d’un accord avec le PS. “Si le gouvernement l’utilise sans compromis préalable, il s’expose à une censure immédiate”, a prévenu le patron des socialistes, Olivier Faure.La porte-parole du gouvernement, Maud Bregeon, a quoi qu’il en soit de nouveau écarté cette piste dimanche.

Le budget adopté au Sénat, place aux tractations lors d’une semaine décisive

Le projet de budget de l’Etat 2026 a été adopté lundi par le Sénat, donnant le coup d’envoi d’une semaine d’intenses tractations pour le Premier ministre Sébastien Lecornu, toujours convaincu de pouvoir aboutir à un compromis au Parlement avant le 31 décembre malgré de grandes incertitudes.Après une vingtaine de jours et de nuits de débats, les sénateurs ont voté par 187 voix contre 109 un projet de loi de finances (PLF) pour 2026 nettement remanié par la majorité sénatoriale, une alliance entre la droite et les centristes. L’Assemblée nationale n’ayant pas pu s’accorder sur ce texte, la copie des sénateurs sera la base des discussions en commission mixte paritaire (CMP), qui doit réunir vendredi sept députés et sept sénateurs chargés de trouver un accord sur ce si sensible budget. S’ils n’y parviennent pas, il faudra probablement poursuivre les débats budgétaires en janvier, et voter d’ici là une loi spéciale pour permettre la continuité de l’Etat.La semaine est donc décisive pour le chef du gouvernement, qui a promis une nouvelle méthode au début de l’automne pour faire adopter les budgets sans recourir au 49.3, malgré son absence de majorité à l’Assemblée nationale, et s’en tient pour l’instant à cette ligne.Le pari est presque réussi sur le budget de la Sécurité sociale, adopté à l’Assemblée nationale la semaine passée à une courte majorité. Un ultime vote des députés est prévu mardi après-midi sur ce texte qui accorde de nombreuses concessions à la gauche.- Déficit à 5,3% -Mais l’attention du gouvernement est focalisée sur le PLF et la CMP à venir, à l’issue très incertaine. Ce conciliabule réuni à l’Assemblée aura du travail pour atteindre l’objectif du gouvernement de ramener le déficit public sous les 5% du PIB en 2026: dans l’état actuel des discussions, la copie est à 5,3%, contre 5,4% en 2025, a annoncé le gouvernement devant les sénateurs.Ce chiffrage tire notamment les conséquences du compromis trouvé sur le budget de la Sécurité sociale, qui ponctionne plusieurs milliards d’euros au budget de l’Etat. Mais également des votes du Sénat, qui s’est opposé à de nombreux prélèvements nouveaux comme la surtaxe sur les bénéfices des grandes entreprises, qui devait rapporter quatre milliards d’euros.”Il faut qu’on trouve une manière de se sortir de cette ornière (…) Je suis persuadé qu’on peut le faire, mais on va avoir besoin des efforts de tout le monde”, a lancé le ministre de l’Economie Roland Lescure, jugeant “inacceptable” un déficit final à 5,3% et appelant le Sénat à “faire des concessions”.La droite se dit prête au compromis, mais pas à n’importe quel prix. “Nous ne pourrons pas apporter nos voix à une CMP qui viendrait augmenter la pression fiscale”, a lancé la sénatrice Les Républicains Christine Lavarde, fustigeant une copie gouvernementale initiale “ni responsable ni digne de confiance”.La position ferme de LR et de son patron Bruno Retailleau, voix prépondérante au Sénat, se heurte actuellement aux demandes des socialistes, en quête d’une concession sur la taxation des entreprises ou des hauts patrimoines. “La droite sénatoriale a +karchérisé+ les apports de l’Assemblée nationale. Ce n’est pas avec cela qu’on réussira à aboutir à un accord”, s’est désolé le président des sénateurs socialistes, Patrick Kanner.- Equation insoluble -En CMP, l’ancien socle commun sera majoritaire, ce qui pourrait présager, en théorie, d’un accord possible. Mais cela ne servira à rien si le texte de compromis n’est pas ensuite adopté la semaine prochaine au Palais Bourbon.Equation quasiment insoluble, alors que les socialistes promettent au mieux de s’abstenir et que les écologistes devraient voter contre, selon leur cheffe Marine Tondelier.”Il faut que cette séquence budgétaire s’arrête. Si le compromis est possible, alors il faut qu’il ait lieu maintenant”, veut croire auprès de l’AFP un négociateur du PS, plutôt optimiste.De nombreux responsables plaident pour le retour du 49.3, comme l’ancienne Première ministre, Elisabeth Borne, et le président du Sénat, Gérard Larcher. Mais cela ne permettrait pas au Premier ministre de faire l’économie d’un accord avec le PS. “Si le gouvernement l’utilise sans compromis préalable, il s’expose à une censure immédiate”, a prévenu le patron des socialistes, Olivier Faure.La porte-parole du gouvernement, Maud Bregeon, a quoi qu’il en soit de nouveau écarté cette piste dimanche.