Le gendre de Donald Trump, pivot de l’équipe présidentielle malgré les questions

Sans titre officiel à la Maison Blanche sinon d’être le gendre du président, Jared Kushner a orchestré un retour au pouvoir remarquable, et parfois contesté, comme membre du premier cercle de Donald Trump.Le président Trump a notamment confié au mari de sa fille ainée Ivanka un rôle clé dans les pourparlers de paix à Gaza …

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Nucléaire: feu vert pour l’exploitation de l’EPR de Flamanville à pleine puissance (ASNR)

L’Autorité de sûreté nucléaire (ASNR) a donné vendredi son feu vert à l’énergéticien EDF pour augmenter au-delà de 80% la puissance du réacteur EPR de Flamanville (Manche), ouvrant la voie à une exploitation à pleine puissance après des années d’attente.L’ASNR a indiqué vendredi sur son site internet n’avoir “pas mis en évidence d’élément susceptible de remettre en cause la possibilité de poursuivre la montée en puissance” du très attendu réacteur “Flamanville 3”, qui avait atteint pour la première fois le seuil de 80% de sa puissance mi-novembre.Le feu vert du gendarme de la sûreté nucléaire “permet à EDF de poursuivre la montée en puissance du réacteur” jusqu’à la puissance maximale et de “terminer le programme d’essais de démarrage”, déclare l’ASNR vendredi. “Les équipes de Flamanville 3 lancent les opérations de montée en puissance”, a réagi vendredi EDF auprès de l’AFP. “Les équipes sont mobilisées pour amener le réacteur à 100% de puissance d’ici la fin de l’automne”, conformément aux annonces faites précédemment.En novembre, l’énergéticien avait aussi annoncé une “visite complète” du site, impliquant l’arrêt complet du réacteur pendant 350 jours à compter du 26 septembre 2026. A cette occasion, le couvercle de la cuve, concerné par des anomalies connues de longue date, sera remplacé, justement à la demande de l’ASNR.Flamanville 3, premier réacteur nucléaire à démarrer depuis 25 ans en France, a été raccordé au réseau électrique le 21 décembre 2024, avec 12 ans de retard par rapport à la date prévue.Ses coûts ont explosé par rapport au devis initial de 3,3 milliards d’euros, estimés désormais par la Cour des Comptes aux alentours de 23,7 milliards d’euros aux conditions de 2023.L’EPR, construit face à la Manche au côté de deux autres réacteurs, est le plus puissant du parc nucléaire français et doit pouvoir alimenter deux millions de foyers. Mais sa puissance théorique d’abord annoncée à 1.620 MW, reste à confirmer.Dans un rapport du 30 septembre, la Commission de régulation de l’énergie (CRE), avait en effet révélé qu’EDF lui avait communiqué une hypothèse de puissance maximale de 1.585 MW. En novembre, EDF a précisé qu’il s’agissait du “bas de la fourchette”, disant espérer atteindre les 1.620 MW. La puissance d’un réacteur, une donnée importante pour estimer sa capacité de production électrique, dépend de facteurs météorologiques influençant la température des eaux de refroidissement, mais aussi de réglages et d’optimisations. 

A close-up of a stack of newspapers resting on a desk, symbolizing information and media.

Nucléaire: feu vert pour l’exploitation de l’EPR de Flamanville à pleine puissance (ASNR)

L’Autorité de sûreté nucléaire (ASNR) a donné vendredi son feu vert à l’énergéticien EDF pour augmenter au-delà de 80% la puissance du réacteur EPR de Flamanville (Manche), ouvrant la voie à une exploitation à pleine puissance après des années d’attente.L’ASNR a indiqué vendredi sur son site internet n’avoir “pas mis en évidence d’élément susceptible de remettre en cause la possibilité de poursuivre la montée en puissance” du très attendu réacteur “Flamanville 3”, qui avait atteint pour la première fois le seuil de 80% de sa puissance mi-novembre.Le feu vert du gendarme de la sûreté nucléaire “permet à EDF de poursuivre la montée en puissance du réacteur” jusqu’à la puissance maximale et de “terminer le programme d’essais de démarrage”, déclare l’ASNR vendredi. “Les équipes de Flamanville 3 lancent les opérations de montée en puissance”, a réagi vendredi EDF auprès de l’AFP. “Les équipes sont mobilisées pour amener le réacteur à 100% de puissance d’ici la fin de l’automne”, conformément aux annonces faites précédemment.En novembre, l’énergéticien avait aussi annoncé une “visite complète” du site, impliquant l’arrêt complet du réacteur pendant 350 jours à compter du 26 septembre 2026. A cette occasion, le couvercle de la cuve, concerné par des anomalies connues de longue date, sera remplacé, justement à la demande de l’ASNR.Flamanville 3, premier réacteur nucléaire à démarrer depuis 25 ans en France, a été raccordé au réseau électrique le 21 décembre 2024, avec 12 ans de retard par rapport à la date prévue.Ses coûts ont explosé par rapport au devis initial de 3,3 milliards d’euros, estimés désormais par la Cour des Comptes aux alentours de 23,7 milliards d’euros aux conditions de 2023.L’EPR, construit face à la Manche au côté de deux autres réacteurs, est le plus puissant du parc nucléaire français et doit pouvoir alimenter deux millions de foyers. Mais sa puissance théorique d’abord annoncée à 1.620 MW, reste à confirmer.Dans un rapport du 30 septembre, la Commission de régulation de l’énergie (CRE), avait en effet révélé qu’EDF lui avait communiqué une hypothèse de puissance maximale de 1.585 MW. En novembre, EDF a précisé qu’il s’agissait du “bas de la fourchette”, disant espérer atteindre les 1.620 MW. La puissance d’un réacteur, une donnée importante pour estimer sa capacité de production électrique, dépend de facteurs météorologiques influençant la température des eaux de refroidissement, mais aussi de réglages et d’optimisations. 

Stocks rally in wake of Fed rate cut

European and Asian stock markets rose Friday as investors tracked a record session on Wall Street in the wake of the Federal Reserve’s latest interest rate cut.The gains came despite renewed concerns about tech valuations after disappointing earnings from sector giants Oracle and Broadcom.”The US tech sell-off was short-lived as Wall Street narrowed losses towards the end of yesterday’s session, helping to lift the broader market mood,” said Dan Coatsworth, head of markets at AJ Bell.London added 0.3 percent in late morning deals, despite official data showing that the UK economy unexpectedly contracted in October in the run-up to Britain’s tax-raising budget.Focus for global investors switches to next week’s release of US jobs data, which could provide an insight into the Federal Reserve’s plans for next year.Partial data released Thursday showed US jobless claims rose more than expected in the week ended December 6, marking their biggest increase for five and a half years and reinforcing the view of a softening labour market.Traders welcomed Fed boss Jerome Powell’s post-meeting comments Wednesday — seen as less hawkish than feared — but the policy board’s statement suggested it could hold off a fourth straight cut in January, supporting the dollar.- AI concerns -Stock markets in Tokyo, Hong Kong, Sydney, Singapore and Seoul climbed more than one percent on Friday, while Shanghai, Wellington, Taipei, Mumbai and Manila also ended higher.Jakarta slipped, while Bangkok was barely moved as investors brushed off news that Thailand’s prime minister had dissolved parliament, paving the way for general elections early next year.The gains came despite worries about an AI-led tech rally that has seen many firms chalk up eye-watering gains, with chip giant Nvidia becoming the first to break a $5 trillion valuation in October.With warnings that the hundreds of billions of dollars pumped into AI may have been overdone — and investors might have to wait some time before seeing any returns — analysts say valuations could be overstretched and a bubble forming.Those worries were compounded Thursday as earnings from chip titan Broadcom failed to meet investors’ lofty expectations and its outlook for AI sales disappointed. Its shares fell more than four percent in after-hours trade.The news came a day after software firm Oracle reported quarterly revenue had fallen short of forecasts and revealed a surge in spending on data centres to boost AI capacity.Shares in Oracle ended down 10.8 percent in New York.In corporate news Friday, tech investment giant SoftBank jumped 3.9 percent, as Bloomberg reported that the firm is looking at more acquisitions including data centre operator Switch as it looks to build its influence in the AI sector.- Key figures at around 1100 GMT -London – FTSE 100: UP 0.3 percent at 9,730.52 pointsParis – CAC 40: UP 0.6 percent at 8,137.78Frankfurt – DAX: UP 0.4 percent at 24,382.37Tokyo – Nikkei 225: UP 1.4 percent at 50,836.55 (close)Hong Kong – Hang Seng Index: UP 1.8 percent at 25,976.79 (close)Shanghai – Composite: UP 0.4 percent at 3,889.35 (close)New York – Dow: UP 1.3 percent at 48,704.01 (close)Dollar/yen: UP at 155.92 yen from 155.58 yen on ThursdayEuro/dollar: DOWN at $1.1728 from $1.1741Pound/dollar: DOWN at $1.3376 from $1.3394Euro/pound: UP at 87.67 pence from 87.65 penceBrent North Sea Crude: DOWN 0.1 percent at $61.20 per barrelWest Texas Intermediate: DOWN 0.1 percent at $57.55 per barrel

Darmanin “souhaite” que le protoxyde d’azote soit classé comme stupéfiant

Le ministre de la Justice Gérald Darmanin a dit “souhaiter” vendredi que le protoxyde d’azote soit inscrit sur la liste des produits stupéfiants et confirmé que le gouvernement travaillait à un encadrement strict de cette substance.”Je souhaite que le protoxyde d’azote soit vu comme la drogue” et classé comme produit stupéfiant, a déclaré le garde des Sceaux sur BFMTV/RMC au lendemain de sa rencontre, au côté du ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez, avec la mère de Mathis, 19 ans, mortellement percuté par un automobiliste sous protoxyde d’azote. Utilisé en médecine ou cuisine, la vente de cette substance, surnommée “gaz hilarant”, est en théorie interdite aux mineurs et dans certains lieux depuis 2021, mais sauf arrêtés locaux, elle reste légale. Ce produit a notamment pour effet secondaire la perte de contrôle de ses consommateurs.Laurent Nuñez a évoqué de son côté sur RTL des mesures à mettre en place comme l’interdiction d’avoir un “usage détourné” du protoxyde d’azote, “pour un usage euphorisant, comme une drogue”, rappelant l’existence de propositions de loi sur le sujet au Parlement. S’il n’est “pas classé sur la liste des produits stupéfiants”, le protoxyde d’azote sera “dans certains usages”, “traité comme une drogue”, a affirmé le ministre de l’Intérieur. Il a notamment évoqué la possibilité de “pouvoir fermer des commerces qui le vendent indûment et surtout d’interdire le port et le transport et la consommation sur la voie publique de manière généralisée sur le territoire national”.Le 1er novembre, Mathis a été tué à Lille par un conducteur qui avait consommé du protoxyde d’azote et tentait de fuir la police.Jeudi, ses proches ont notamment appelé le gouvernement à réserver la vente et l’achat de protoxyde d’azote “aux seuls professionnels autorisés par décret, sur présentation de justificatifs, par des revendeurs spécialisés”, selon un communiqué de l’avocat des parents, Me Antoine Régley.Gérald Darmanin s’est par ailleurs déclaré favorable à l’interdiction de consommation du protoxyde d’azote au volant et à la saisie du véhicule en cas de découverte de cette substance dans l’habitacle.”Et je souhaite que ce soit une circonstance aggravante lorsqu’il y a des accidents et lorsqu’il y a des assassinats involontaires”, a poursuivi le ministre, en référence à la loi créant le délit d’homicide routier promulguée en juillet.    Selon une enquête Ipsos de la Fondation Vinci Autoroutes parue en octobre (sur 2.256 personnes), un jeune de moins de 35 ans sur dix a déjà consommé du protoxyde d’azote en soirée, et la moitié d’entre eux l’ont déjà fait en conduisant.

Dermatose: extension de la vaccination en Occitanie, sur fond de colère agricole

Le gouvernement a étendu vendredi les zones de vaccination obligatoire en Occitanie face “à la dégradation soudaine de la situation sanitaire”, dans un contexte de colère d’éleveurs contre la stratégie d’abattage de troupeaux jusqu’ici déployée.Alors que les manifestants réclament une vaccination préventive élargie du cheptel, le ministre du Commerce Serge Papin a estimé vendredi que “la solution, c’est le vaccin””On ne résoudra que par la vaccination”, a-t-il affirmé sur Europe 1. “Tout le monde est de bonne foi dans cette affaire. L’Etat doit prendre une décision et protéger l’essentiel”, a-t-il dit.Mardi, un cas de dermatose nodulaire contagieuse a été détecté en Ariège. Le lendemain, un autre l’a été dans les Hautes-Pyrénées. Ce sont les premiers recensés dans ces départements depuis la détection du premier foyer en Savoie fin juin.”Face à la dégradation soudaine de la situation sanitaire, le ministère chargé de l’Agriculture a décidé d’étendre le dispositif de lutte en instaurant une zone vaccinale couvrant les départements de l’Aude, de la Haute-Garonne, du Gers, des Pyrénées-Atlantiques (à l’exception des communes déjà situées en zone règlementée)”, a annoncé le ministère de l’Agriculture dans un communiqué de presse vendredi.Désormais, la vaccination de tous les bovins y est obligatoire et ils ne peuvent sortir de la zone vaccinale, sauf vers un abattoir, précise le ministère.Dans un communiqué séparé, le préfet des Pyrénées-Atlantiques cite aussi le département des Landes parmi ceux qui font l’objet de l’extension de la zone vaccinale.En Ariège, les agriculteurs sont toujours mobilisés contre la décision d’abattre un troupeau de vaches de la ferme où un cas de DNC a été détecté.La stratégie mise en place depuis l’apparition de la DNC en juin implique l’abattage de toutes les bêtes des foyers affectés, des restrictions de mouvements des troupeaux et une “vaccination d’urgence” de tous les bovins dans la zone concernée.Mais les opposants à cette stratégie, soutenus par la Coordination rurale et la Confédération paysanne, dénoncent un protocole “injuste et inefficace” et réclament une vaccination élargie.Le puissant syndicat FNSEA, qui a jusqu’ici soutenu le choix gouvernemental, redoutant qu’une vaccination prive la France de son statut “indemne” et donc de sa capacité à exporter, a semblé jeudi infléchir cette position.Son président Arnaud Rousseau a annoncé jeudi soir dans une vidéo à ses adhérents avoir demandé à Mme Genevard une “extension de la zone vaccinale au-delà des zones règlementées”.Lors d’un comité spécial rassemblant tous les acteurs du dossier, le gouvernement a lancé mardi la “réflexion” sur la stratégie vaccinale à adopter en 2026.Apparue en juin en France, la dermatose nodulaire contagieuse (DNC) est non transmissible à l’humain mais peut entraîner la mort des animaux.Le ministère estime que la situation est “stabilisée” dans la région Auvergne-Rhône-Alpes.

Thaïlande: dissolution du Parlement en plein conflit frontalier avec le Cambodge

Le Premier ministre thaïlandais Anutin Charnvirakul a dissous le Parlement vendredi, trois mois après son arrivée au pouvoir, une décision qui intervient plus tôt que prévu, en plein conflit meurtrier à la frontière avec le Cambodge.Des centaines de milliers de Thaïlandais contraints de fuir les combats, qui ont fait au moins 20 morts de part et d’autre depuis le début de la semaine, dorment toujours sous des tentes, des abris en béton ou dans des centres d’hébergement d’urgence. A Bangkok, loin de la frontière contestée avec le voisin cambodgien, la vie politique locale n’est pas pour autant à l’arrêt et son instabilité chronique a refait surface.C’est par un bref message sur Facebook — “Je voudrais rendre le pouvoir au peuple” — qu’Anutin Charnvirakul a laissé entendre jeudi soir qu’il avait l’intention de dissoudre le Parlement. Une manoeuvre confirmée vendredi matin par un décret publié dans la Gazette royale, le journal officiel du pays, qui ouvre la voie à la tenue d’élections législatives dans un délai de 45 à 60 jours, soit d’ici début février.”Etant donné que le gouvernement est minoritaire et que la situation politique intérieure est marquée par de multiples défis, le gouvernement n’est pas en mesure de gérer les affaires de l’Etat de manière continue, efficace et stable”, indique la Gazette. – Conservateur pro-cannabis -Anutin Charnvirakul, du parti conservateur Bhumjaithai, est arrivé au pouvoir en septembre après la destitution de la Première ministre Paetongtarn Shinawatra, fille du magnat et ancien Premier ministre Thaksin Shinawatra.Il s’était engagé à dissoudre la chambre basse et à organiser un scrutin début 2026, mais les observateurs s’attendaient plutôt à une dissolution après Noël. “J’ai préparé le projet de décret de dissolution de la chambre dès le premier jour de ma nomination”, a-t-il déclaré vendredi devant la presse.Selon l’analyste Stithorn Thananithichot, de la faculté de sciences politiques de l’Université Chulalongkorn, “une dissolution anticipée pourrait jouer en faveur” de son parti conservateur, “avec un sentiment devenu nationaliste au milieu de la querelle frontalière”.Grand artisan de la dépénalisation du cannabis dans le pays en 2022, Anutin Charnvirakul était autrefois un allié puissant du clan Shinawatra, qui a longtemps dominé la scène politique thaïlandaise mais dont l’influence décline.En trois mois, le dirigeant de 59 ans a dû notamment composer avec la mort de l’ancienne reine Sirikit, des inondations dévastatrices dans le sud et des tensions croissantes avec le Cambodge, jusqu’à la reprise des affrontements armés dimanche.- Sixième jour -Les combats sont entrés vendredi dans leur sixième jour, soit un de plus qu’en juillet, lorsqu’un premier épisode de violences avait fait 43 morts et poussé environ 300.000 personnes à évacuer.Dans les centres d’hébergement d’urgence, les déplacés commencent à trouver le temps long et se préoccupent moins des soubresauts politiques que de savoir comment améliorer leur quotidien.”Je veux simplement que le nouveau dirigeant, quel qu’il soit, soit quelqu’un qui aide les agriculteurs ordinaires comme nous”, témoigne Somrak Suebsoontorn, 68 ans, dans la province thaïlandaise de Surin.La Thaïlande et le Cambodge, qui se disputent des morceaux de territoire le long de leur frontière tracée pendant la période coloniale française, avaient cosigné le 26 octobre un accord de cessez-le-feu avec le président américain Donald Trump.Mais la Thaïlande l’a suspendu quelques semaines plus tard après l’explosion d’une mine terrestre ayant blessé plusieurs de ses soldats.Donald Trump a affirmé cette semaine qu’il comptait appeler les dirigeants des deux voisins d’Asie du Sud-Est pour leur demander de cesser les hostilités.Anutin Charnvirakul, qui continue de gérer les affaires courantes du pays jusqu’aux élections, a fait savoir que l’appel était prévu à 21H20 heure locale (14H20 GMT). 

Au Kazakhstan, l’essor des “Nouvelles routes de la soie” chinoises

Avec un immense chariot élévateur, Jandos Nourmagambetov empile des conteneurs sur les wagons d’un train prêt à filer à travers la steppe du Kazakhstan sur un nouveau chemin de fer crucial pour le commerce Chine-Europe via l’Asie centrale.”Un train de 39 wagons mesure environ 900 mètres. Nous effectuons cette opération en 40 minutes”, explique à l’AFP le grutier dans ce terminal balayé par les vents à Dostyk, une petite ville kazakhe frontalière avec la Chine.”Nous réceptionnons et expédions des marchandises provenant principalement d’Europe, d’Asie et de Russie”, dit M. Nourmagambetov, saisissant des caissons métalliques d’une vingtaine de tonnes avec les inscriptions “Xian” ou “Zhengzhou”, centres logistiques majeurs en Chine.Située dans les portes de Djoungarie, rare passage plat donnant accès au Xinjiang chinois, Dostyk est proche du pôle mondial d’inaccessibilité terrestre: la mer ouverte la plus proche, dans l’Arctique, est à environ 2.500 km.Malgré cet enclavement, les bourrasques et les tempêtes de poussière, Dostyk — “amitié” en kazakh– et sa ville-miroir chinoise Alachankou sont d’une importance stratégique pour le commerce ferroviaire sino-européen, passant à 85% par le Kazakhstan, neuvième plus grand pays du monde.Pour le fret, “Dostyk est la plus grande gare du Kazakhstan, c’est un noeud d’échanges à l’exportation et à l’importation”, dit Janat Outegoulov, l’un des responsables régionaux de la Kazakhstan Temir Joly, les chemins de fer kazakhs.- Corridor transcaspien -Les conteneurs partant de Dostyk/Alachankou mais aussi de Khorgos/Altynkol, plus au sud, peuvent relier l’Europe via la Russie, parcours traditionnel, ou désormais emprunter le Corridor médian à travers la mer Caspienne (TITR en anglais).Cette voie alternative soutenue par les Européens pour contourner la Russie fait l’objet d’un “intérêt accru depuis l’invasion russe de l’Ukraine”, note la Banque mondiale: les volumes ont augmenté de 668% entre 2021 et 2024, d’après les données officielles.A Dostyk, l’ouverture à l’automne d’une double voie doit multiplier le fret par cinq, avec le passage de 12 à 60 paires de trains quotidiens.Cette modernisation est nécessaire pour cette ex-république soviétique enclavée, grande comme cinq fois la France, qui espère s’imposer comme “un pont d’or entre la Chine et l’Europe”, selon son président Kassym-Jomart Tokaïev.”En 1991 avec l’indépendance, il était nécessaire d’établir des relations avec la Chine. Les premiers trains ont commencé à circuler”, raconte M. Outegoulov, après trois décennies de fermeture dues à la crise sino-soviétique des années 1960.D’après le responsable, “les premiers trains de conteneurs ont commencé à circuler en 2013, conformément aux accords sur le transport de fret entre la Chine et l’Europe via notre territoire”.En clair, le lancement des “Nouvelles routes de la soie”, plaçant l’Asie centrale au coeur de ce gigantesque projet d’infrastructures cher au dirigeant chinois Xi Jinping.Traverser cette immense région grande comme l’Union européenne réduit les temps de livraison et évite des itinéraires plus risqués – maritime via la mer Rouge et le canal de Suez encombré, ou terrestre par la Russie, compliqué par les sanctions occidentales.Sur le quai de la gare de Dostyk en reconstruction, une stèle portera le slogan “Une ceinture, une route”, nom chinois des Routes de la soie, où la ceinture représente les voies ferrées.- “Volume augmente” -Mais augmenter la cadence nécessite des ajustements techniques dans cette bourgade longtemps délaissée, à 165 kilomètres de la première ville kazakhe.”A Dostyk, nous avons deux types de voies: large de 1.520 millimètres (utilisée par les ex-républiques soviétiques) et étroite de 1.435 millimètres”, explique Erlan Kajibekov, aiguilleur du rail.Devant lui, un immense tableau où des lumières rouges jaunes et vertes s’allument pour coordonner le flux de trains, “dont le volume augmente”.”Le tronçon Alachankou–Dostyk est stratégique: des trains arrivent de la Chine vers l’Europe. Nous les transférons sur la voie large, les répartissons sur les rails et les envoyons, pareil pour les trains arrivant d’Europe”, explique le technicien.Serik Naïmanchalov, conducteur ayant connu le Dostyk endormi des années 1990, multiplie les allers-retours en Chine.”Grâce au développement du chemin de fer et à la construction de la double voie ferrée, nous voyageons souvent”, abonde-t-il.”Arrivés à Alachankou, nous remettons les documents de la cargaison. Nous dételons la locomotive et laissons la cargaison. D’autres wagons nous sont remis pour repartir au Kazakhstan”.Le président Tokaïev a déjà prévenu de “ne pas se reposer sur ses lauriers”. Pour éviter les embouteillages à Dostyk et Khorgos, l’ouverture d’un nouveau poste ferroviaire frontalier plus au nord est prévue pour 2027.