A Mayotte, rentrée des élèves en mode dégradé après le cyclone

C’est le jour J pour les quelque 115.000 élèves de Mayotte, qui retournent à l’école à partir de lundi dans des conditions dégradées, par rotation de classes, un mois et demi après les ravages causés par le cyclone Chido.La rentrée des élèves, prévue le 13 janvier dans l’archipel français de l’océan Indien, avait d’abord été décalée au 20, puis au 27, pour faire face aux dégâts causés par Chido, puis par la tempête Dikeledi.Malgré des appels à un nouveau report, l’académie a maintenu son calendrier, invoquant la nécessité de garder le contact avec les élèves et de ne pas compromettre leurs chances aux examens.Mais tout le monde n’est pas de cet avis, et certains parents anticipent un fiasco. Mirelane Miradji, mère de deux enfants scolarisés en CE1 et à la maternelle, estime que “les conditions ne sont pas bonnes”.”L’hygiène dans les sanitaires et dans les locaux délabrés ne sera pas au rendez-vous. J’aurais préféré attendre que les établissements soient en bon état pour les remettre à l’école. C’est un entre-deux qui n’est pas satisfaisant”, a-t-elle témoigné auprès de l’AFP.Les enseignants ont fait leur rentrée lundi dernier, découvrant des établissements parfois très endommagés.Le ministère de l’Education a promis dimanche soir la livraison progressive “dès la rentrée” de cahier, stylos, et autres fournitures mais aussi de tables et de chaises. Dans le premier degré, sur les 221 écoles, 45 ne pourront rouvrir lundi “en raison des dommages trop importants”, indique-t-on de même source. Pour le secondaire, quatre établissements resteront fermés, selon le communiqué.”Tous les autres établissements accueilleront les élèves suivant une organisation adaptée tenant compte des réalités locales”, assure le ministère.- “Saturés” -Avant Chido, le système scolaire de Mayotte, département le plus pauvre de France, où la moitié des habitants a moins de 18 ans et ne parle pas français, était déjà défaillant.En 2022, un rapport de la chambre régionale des comptes (CRC) décrivait des établissements “saturés” et un bâti “dégradé requérant des travaux de rénovation importants”.L’ensemble des établissements de l’archipel sont pourtant classés en réseau d’éducation prioritaire REP ou REP+.”Le manque de locaux a conduit depuis de nombreuses années les communes à instaurer un système de rotation dans les écoles primaires: la moitié des élèves ont classe le matin, l’autre l’après-midi”, relevait la CRC, dressant un état des lieux catastrophique, seuls 8.200 élèves du secondaire sur 48.000 pouvant par exemple bénéficier d’un repas chaud le midi.Jeudi, une manifestation dénonçant le “bricolage” de la rentrée a réuni environ 300 professeurs à Mamoudzou, selon les enseignants.”C’est le flou total, on ne peut pas dire combien d’enfants seront là”, a regretté le même jour Adda Fatihoussoundi, présidente de la Fédération des conseils de parents d’élèves (FCPE) de Mayotte, jugeant que cette rentrée était “prématurée” et les conditions de sécurité pas garanties partout. Le ministre des Outre-mer Manuel Valls a reconnu dans un entretien à Ouest-France publié samedi que la rentrée aurait lieu “dans des conditions qui seront forcément difficiles”. Il est attendu sur place jeudi et vendredi aux côtés de la ministre de l’Education nationale Elisabeth Borne.Certains établissement ont “10% de leur bâti touché, d’autres 80%, mais aucun d’entre eux n’a été totalement épargné”, estime Bruno Dezile, secrétaire départemental de la CGT Educ’action, qui alerte aussi sur les “pillages” et les “nombreuses intrusions” qui ont touché des établissements après la tempête.Selon les plannings diffusés par le rectorat, collégiens et lycéens seront accueillis un à deux jours pendant la semaine de la rentrée.Des cours de français et mathématiques sont par ailleurs diffusés chaque jour sur la chaîne Mayotte la 1ère pour les élèves scolarisés du CE2 jusqu’à la 3e.Les professeurs s’interrogent aussi sur l’état de traumatisme psychologique de leurs élèves et ne savent pas toujours combien d’entre eux ils retrouveront sur les bancs cette semaine.Des cellules d’écoute psychologique ont été mises en place dans trois collèges, tandis qu’un service d’écoute téléphonique est accessible gratuitement 24 heures sur 24.Certains parents ont fait le choix de scolariser leur enfant hors de Mayotte. Cela concerne à ce jour près de 1.200 élèves dont 422 sur l’île de La Réunion, précise le ministère. dje-tbm-hdu-al/bfa/jco

A Mayotte, rentrée des élèves en mode dégradé après le cyclone

C’est le jour J pour les quelque 115.000 élèves de Mayotte, qui retournent à l’école à partir de lundi dans des conditions dégradées, par rotation de classes, un mois et demi après les ravages causés par le cyclone Chido.La rentrée des élèves, prévue le 13 janvier dans l’archipel français de l’océan Indien, avait d’abord été décalée au 20, puis au 27, pour faire face aux dégâts causés par Chido, puis par la tempête Dikeledi.Malgré des appels à un nouveau report, l’académie a maintenu son calendrier, invoquant la nécessité de garder le contact avec les élèves et de ne pas compromettre leurs chances aux examens.Mais tout le monde n’est pas de cet avis, et certains parents anticipent un fiasco. Mirelane Miradji, mère de deux enfants scolarisés en CE1 et à la maternelle, estime que “les conditions ne sont pas bonnes”.”L’hygiène dans les sanitaires et dans les locaux délabrés ne sera pas au rendez-vous. J’aurais préféré attendre que les établissements soient en bon état pour les remettre à l’école. C’est un entre-deux qui n’est pas satisfaisant”, a-t-elle témoigné auprès de l’AFP.Les enseignants ont fait leur rentrée lundi dernier, découvrant des établissements parfois très endommagés.Le ministère de l’Education a promis dimanche soir la livraison progressive “dès la rentrée” de cahier, stylos, et autres fournitures mais aussi de tables et de chaises. Dans le premier degré, sur les 221 écoles, 45 ne pourront rouvrir lundi “en raison des dommages trop importants”, indique-t-on de même source. Pour le secondaire, quatre établissements resteront fermés, selon le communiqué.”Tous les autres établissements accueilleront les élèves suivant une organisation adaptée tenant compte des réalités locales”, assure le ministère.- “Saturés” -Avant Chido, le système scolaire de Mayotte, département le plus pauvre de France, où la moitié des habitants a moins de 18 ans et ne parle pas français, était déjà défaillant.En 2022, un rapport de la chambre régionale des comptes (CRC) décrivait des établissements “saturés” et un bâti “dégradé requérant des travaux de rénovation importants”.L’ensemble des établissements de l’archipel sont pourtant classés en réseau d’éducation prioritaire REP ou REP+.”Le manque de locaux a conduit depuis de nombreuses années les communes à instaurer un système de rotation dans les écoles primaires: la moitié des élèves ont classe le matin, l’autre l’après-midi”, relevait la CRC, dressant un état des lieux catastrophique, seuls 8.200 élèves du secondaire sur 48.000 pouvant par exemple bénéficier d’un repas chaud le midi.Jeudi, une manifestation dénonçant le “bricolage” de la rentrée a réuni environ 300 professeurs à Mamoudzou, selon les enseignants.”C’est le flou total, on ne peut pas dire combien d’enfants seront là”, a regretté le même jour Adda Fatihoussoundi, présidente de la Fédération des conseils de parents d’élèves (FCPE) de Mayotte, jugeant que cette rentrée était “prématurée” et les conditions de sécurité pas garanties partout. Le ministre des Outre-mer Manuel Valls a reconnu dans un entretien à Ouest-France publié samedi que la rentrée aurait lieu “dans des conditions qui seront forcément difficiles”. Il est attendu sur place jeudi et vendredi aux côtés de la ministre de l’Education nationale Elisabeth Borne.Certains établissement ont “10% de leur bâti touché, d’autres 80%, mais aucun d’entre eux n’a été totalement épargné”, estime Bruno Dezile, secrétaire départemental de la CGT Educ’action, qui alerte aussi sur les “pillages” et les “nombreuses intrusions” qui ont touché des établissements après la tempête.Selon les plannings diffusés par le rectorat, collégiens et lycéens seront accueillis un à deux jours pendant la semaine de la rentrée.Des cours de français et mathématiques sont par ailleurs diffusés chaque jour sur la chaîne Mayotte la 1ère pour les élèves scolarisés du CE2 jusqu’à la 3e.Les professeurs s’interrogent aussi sur l’état de traumatisme psychologique de leurs élèves et ne savent pas toujours combien d’entre eux ils retrouveront sur les bancs cette semaine.Des cellules d’écoute psychologique ont été mises en place dans trois collèges, tandis qu’un service d’écoute téléphonique est accessible gratuitement 24 heures sur 24.Certains parents ont fait le choix de scolariser leur enfant hors de Mayotte. Cela concerne à ce jour près de 1.200 élèves dont 422 sur l’île de La Réunion, précise le ministère. dje-tbm-hdu-al/bfa/jco

Trump’s idea to ‘clean out’ Gaza threatens Jordan, Egypt: analysts

US President Donald Trump’s proposal to uproot Gazans to Egypt and Jordan is a “hostile” move against the two US allies and aims to “liquidate the Palestinian cause”, Jordanian analysts told AFP.The US leader on Saturday floated an idea to “clean out” Gaza after more than 15 months of war between Israel and Hamas had reduced the Palestinian territory to a “demolition site”.”I’d rather get involved with some of the Arab nations and build housing at a different location where they can maybe live in peace for a change,” Trump added.He said the displacement of Gazans to neighbouring Egypt and Jordan could be done “temporarily or could be long term”.For Oraib Rantawi, director of the Al Quds Center for Political Studies in Amman, the idea is “a hostile position” by the new US administration towards Palestinians, Jordan and Egypt.Jordan already hosts 2.3 million Palestinian refugees and has repeatedly rejected any project aiming to make the kingdom an “alternative homeland”.”Our rejection of the displacement of Palestinians is firm and will not change. Jordan is for Jordanians and Palestine is for Palestinians,” Foreign Minister Ayman Safadi said on Sunday.Rantawi said the idea was “a threat for the security and stability” of Israel’s two neighbours, seeing a “message of pressure” for Amman and a “poisoned gift” for Cairo.Such a plan would bring closer a wider displacement of Palestinians, particularly from the occupied West Bank, to Jordan and aim to “liquidate the Palestinian cause at the expense of Arab countries”, Rantawi told AFP.For Palestinians, any attempt to move them from Gaza would evoke dark memories of what the Arab world calls the “Nakba” or “catastrophe” — the mass displacement of Palestinians during Israel’s creation in 1948.Trump’s proposal comes after the United States issued a broad freeze on foreign aid except that destined for Egypt and Israel.- ‘Unrealistic’ -Jordanian writer and political analyst Adel Mahmoud called Trump’s idea “unrealistic” and a reflection of “the position of the Israeli far right” made under “a humanitarian pretext”.”Jordan and Egypt will not accept it,” he added.Egypt has previously warned against any “forced displacement” of Palestinians from Gaza into the Sinai desert, and on Sunday rejected any infringement of Palestinians’ “inalienable rights… whether temporarily or long-term”.”According to our experience of the 70 to 80 years of the Israeli-Palestinian conflict, any temporary measure adopted by Israel ends up becoming permanent,” Rantawi said.Saleh al-Armouti, an MP with Jordan’s main opposition Islamic Action Front party, said Trump’s proposal was a “violation of Jordan’s sovereignty” and a “declaration of war”.King Abdullah II has set out red lines including no “judaisation of Jerusalem, no resettlement of Palestinians and no alternative homeland”, he said.

Les Palestiniens autorisés par Israël à revenir dans le nord de Gaza après un accord sur les otages

Israël a annoncé que les déplacés de Gaza pourraient commencer lundi à retourner dans le nord du territoire, après un accord avec le mouvement islamiste palestinien Hamas permettant la libération prochaine d’otages, selon le bureau du Premier ministre Benjamin Netanyahu.Cette entente permet de préserver le fragile cessez-le-feu entre Israël et le Hamas dans la bande de Gaza, dévastée par 15 mois de guerre et dont la quasi-totalité des habitants ont été déplacés.Des “dizaines de milliers” de déplacés, selon la Défense civile, ont été empêchés dimanche par Israël de retourner dans le nord de Gaza via le passage de Netzarim, qui coupe le territoire en deux.Israël avait justifié son refus de les laisser passer par la non-libération d’une civile, Arbel Yehud, et l’absence de liste sur la situation des otages.Dimanche soir, M. Netanyahu a finalement annoncé un déblocage des négociations et que le Hamas libérerait trois otages jeudi dont Arbel Yehud et, comme prévu par la première phase de l’accord de trêve entre Israël et le Hamas, trois autres samedi. “Dans le cadre de ces arrangements”, Israël “autorisera à partir de (lundi) matin le passage des Gazaouis vers le nord de la bande de Gaza, a ajouté le bureau du Premier ministre.”Nous voulons retrouver nos souvenirs et les personnes qui nous sont chères”, a confié à l’AFP Jihad Abou Miri, qui a dit attendre depuis 48 heures.Le Hamas avait de son côté accusé dimanche Israël de “violer” l’accord en empêchant le retour des habitants du nord de Gaza.- “Nous ne quitterons pas Gaza” -Le Hamas tout comme le président palestinien Mahmoud Abbas ont par ailleurs critiqué dimanche la proposition de Donald Trump de déplacer les habitants de Gaza vers l’Egypte et la Jordanie pour, selon lui, “faire le ménage” dans le territoire.Le président américain a comparé samedi le territoire palestinien dévasté à un “site de démolition”.”On parle d’environ 1,5 million de personnes, et on fait tout simplement le ménage là-dedans”, a déclaré M. Trump en suggérant un déplacement “temporaire ou à long terme”. “J’aimerais que l’Egypte accueille des gens. Et j’aimerais que la Jordanie accueille des gens”, a-t-il ajouté.L’immense majorité des 2,4 millions d’habitants de la bande de Gaza ont été déplacés par la guerre à l’intérieur du territoire assiégé.Pour les Palestiniens, toute tentative de déplacement hors de leur territoire évoque le souvenir de la “Nakba”, ou “Catastrophe” en arabe, le nom donné au déplacement de masse qui a suivi la création d’Israël en 1948.”Nous déclarons à Trump et au monde entier: nous ne quitterons pas la Palestine ou Gaza, peu importe ce qui arrive”, a déclaré à l’AFP un déplacé originaire de la ville de Gaza, Rashad al-Naji.Les Palestiniens “feront échouer” la proposition de M. Trump “comme ils ont fait échouer tous les projets de déplacement (…) pendant des décennies”, a réagi dimanche Bassem Naïm, membre du bureau politique du Hamas.Le Jihad islamique, un autre mouvement palestinien armé, a estimé que ces propos encourageaient les “crimes de guerre et crimes contre l’humanité” à Gaza.Rival du Hamas qui avait chassé l’Autorité palestinienne et pris le pouvoir à Gaza en 2007, Mahmoud Abbas a condamné “tout projet” visant à déplacer les Gazaouis.La Jordanie, qui accueille environ 2,3 millions de réfugiés palestiniens, tout comme l’Egypte ont réaffirmé dimanche tout rejet d’un “déplacement forcé” des Palestiniens.La Ligue arabe a mis en garde contre “les tentatives visant à déraciner les Palestiniens de leur terre”, ce qui “ne pourrait être qualifié autrement que comme du nettoyage ethnique”.Le ministre israélien d’extrême droite Bezalel Smotrich a de son côté qualifié la proposition de Donald Trump d'”excellente idée”, affirmant que les Palestiniens pourraient “établir une nouvelle et belle vie ailleurs”.- “Qu’ils ramènent les enfants” -La première phase de l’accord de cessez-le-feu conclu après 15 mois de guerre doit durer six semaines et permettre la libération au total de 33 otages retenus à Gaza contre quelque 1.900 prisonniers palestiniens.Dans le deuxième échange survenu durant cette trêve entrée dans sa deuxième semaine, quatre soldates israéliennes ont été libérées samedi par le mouvement islamiste contre environ 200 prisonniers palestiniens détenus dans des geôles israéliennes.Pendant cette première phase doivent être négociées les modalités de la deuxième, qui doit permettre la libération des derniers otages et la fin définitive de la guerre, avant la dernière étape portant sur la reconstruction de Gaza et la restitution des corps des otages morts en captivité.La guerre a été déclenchée par l’attaque menée le 7 octobre 2023 par le Hamas contre Israël, qui a entraîné la mort de 1.210 personnes du côté israélien, en majorité des civils, selon un décompte de l’AFP basé sur des données officielles israéliennes.Sur 251 personnes enlevées lors de l’attaque, 87 sont toujours otages à Gaza, dont 34 sont mortes selon l’armée.L’offensive lancée en représailles par Israël dans la bande de Gaza a fait au moins 47.306 morts, en majorité des civils, selon les données du ministère de la Santé du gouvernement du Hamas, jugées fiables par l’ONU. En Israël, des proches d’otages enlevés le 7 octobre 2023 mais ne figurant pas sur la liste de ceux devant être libérés en priorité ont fait part dimanche à l’AFP de leur colère.”Nous voulons que l’accord se poursuive et qu’ils ramènent les enfants le plus vite possible et tous en une seule fois”, a affirmé Dani Miran, un homme de 79 ans dont le fils Omri est otage à Gaza.

Les Palestiniens autorisés par Israël à revenir dans le nord de Gaza après un accord sur les otages

Israël a annoncé que les déplacés de Gaza pourraient commencer lundi à retourner dans le nord du territoire, après un accord avec le mouvement islamiste palestinien Hamas permettant la libération prochaine d’otages, selon le bureau du Premier ministre Benjamin Netanyahu.Cette entente permet de préserver le fragile cessez-le-feu entre Israël et le Hamas dans la bande de Gaza, dévastée par 15 mois de guerre et dont la quasi-totalité des habitants ont été déplacés.Des “dizaines de milliers” de déplacés, selon la Défense civile, ont été empêchés dimanche par Israël de retourner dans le nord de Gaza via le passage de Netzarim, qui coupe le territoire en deux.Israël avait justifié son refus de les laisser passer par la non-libération d’une civile, Arbel Yehud, et l’absence de liste sur la situation des otages.Dimanche soir, M. Netanyahu a finalement annoncé un déblocage des négociations et que le Hamas libérerait trois otages jeudi dont Arbel Yehud et, comme prévu par la première phase de l’accord de trêve entre Israël et le Hamas, trois autres samedi. “Dans le cadre de ces arrangements”, Israël “autorisera à partir de (lundi) matin le passage des Gazaouis vers le nord de la bande de Gaza, a ajouté le bureau du Premier ministre.”Nous voulons retrouver nos souvenirs et les personnes qui nous sont chères”, a confié à l’AFP Jihad Abou Miri, qui a dit attendre depuis 48 heures.Le Hamas avait de son côté accusé dimanche Israël de “violer” l’accord en empêchant le retour des habitants du nord de Gaza.- “Nous ne quitterons pas Gaza” -Le Hamas tout comme le président palestinien Mahmoud Abbas ont par ailleurs critiqué dimanche la proposition de Donald Trump de déplacer les habitants de Gaza vers l’Egypte et la Jordanie pour, selon lui, “faire le ménage” dans le territoire.Le président américain a comparé samedi le territoire palestinien dévasté à un “site de démolition”.”On parle d’environ 1,5 million de personnes, et on fait tout simplement le ménage là-dedans”, a déclaré M. Trump en suggérant un déplacement “temporaire ou à long terme”. “J’aimerais que l’Egypte accueille des gens. Et j’aimerais que la Jordanie accueille des gens”, a-t-il ajouté.L’immense majorité des 2,4 millions d’habitants de la bande de Gaza ont été déplacés par la guerre à l’intérieur du territoire assiégé.Pour les Palestiniens, toute tentative de déplacement hors de leur territoire évoque le souvenir de la “Nakba”, ou “Catastrophe” en arabe, le nom donné au déplacement de masse qui a suivi la création d’Israël en 1948.”Nous déclarons à Trump et au monde entier: nous ne quitterons pas la Palestine ou Gaza, peu importe ce qui arrive”, a déclaré à l’AFP un déplacé originaire de la ville de Gaza, Rashad al-Naji.Les Palestiniens “feront échouer” la proposition de M. Trump “comme ils ont fait échouer tous les projets de déplacement (…) pendant des décennies”, a réagi dimanche Bassem Naïm, membre du bureau politique du Hamas.Le Jihad islamique, un autre mouvement palestinien armé, a estimé que ces propos encourageaient les “crimes de guerre et crimes contre l’humanité” à Gaza.Rival du Hamas qui avait chassé l’Autorité palestinienne et pris le pouvoir à Gaza en 2007, Mahmoud Abbas a condamné “tout projet” visant à déplacer les Gazaouis.La Jordanie, qui accueille environ 2,3 millions de réfugiés palestiniens, tout comme l’Egypte ont réaffirmé dimanche tout rejet d’un “déplacement forcé” des Palestiniens.La Ligue arabe a mis en garde contre “les tentatives visant à déraciner les Palestiniens de leur terre”, ce qui “ne pourrait être qualifié autrement que comme du nettoyage ethnique”.Le ministre israélien d’extrême droite Bezalel Smotrich a de son côté qualifié la proposition de Donald Trump d'”excellente idée”, affirmant que les Palestiniens pourraient “établir une nouvelle et belle vie ailleurs”.- “Qu’ils ramènent les enfants” -La première phase de l’accord de cessez-le-feu conclu après 15 mois de guerre doit durer six semaines et permettre la libération au total de 33 otages retenus à Gaza contre quelque 1.900 prisonniers palestiniens.Dans le deuxième échange survenu durant cette trêve entrée dans sa deuxième semaine, quatre soldates israéliennes ont été libérées samedi par le mouvement islamiste contre environ 200 prisonniers palestiniens détenus dans des geôles israéliennes.Pendant cette première phase doivent être négociées les modalités de la deuxième, qui doit permettre la libération des derniers otages et la fin définitive de la guerre, avant la dernière étape portant sur la reconstruction de Gaza et la restitution des corps des otages morts en captivité.La guerre a été déclenchée par l’attaque menée le 7 octobre 2023 par le Hamas contre Israël, qui a entraîné la mort de 1.210 personnes du côté israélien, en majorité des civils, selon un décompte de l’AFP basé sur des données officielles israéliennes.Sur 251 personnes enlevées lors de l’attaque, 87 sont toujours otages à Gaza, dont 34 sont mortes selon l’armée.L’offensive lancée en représailles par Israël dans la bande de Gaza a fait au moins 47.306 morts, en majorité des civils, selon les données du ministère de la Santé du gouvernement du Hamas, jugées fiables par l’ONU. En Israël, des proches d’otages enlevés le 7 octobre 2023 mais ne figurant pas sur la liste de ceux devant être libérés en priorité ont fait part dimanche à l’AFP de leur colère.”Nous voulons que l’accord se poursuive et qu’ils ramènent les enfants le plus vite possible et tous en une seule fois”, a affirmé Dani Miran, un homme de 79 ans dont le fils Omri est otage à Gaza.

Bittersweet return for Syrians with killed, missing relatives

Wafa Mustafa had long dreamed of returning to Syria but the absence of her father tarnished her homecoming more than a decade after he disappeared in Bashar al-Assad’s jails.Her father Ali, an activist, is among the tens of thousands killed or missing in Syria’s notorious prison system, and whose relatives have flocked home in search of answers after Assad’s toppling last month by Islamist-led rebels.”From December 8 until today, I have not felt any joy,” said Mustafa, 35, who returned from Berlin.”I thought that once I got to Syria, everything would be better, but in reality everything here is so very painful,” she said. “I walk down the street and remember that I had passed by that same corner with my dad” years before.Since reaching Damascus she has scoured defunct security service branches, prisons, morgues and hospitals, hoping to glean any information about her long-lost father.”You can see the fatigue on people’s faces” everywhere, said Mustafa, who works as a communications manager for the Syria Campaign, a rights group.In 2021, she was invited to testify at the United Nations about the fate of Syria’s disappeared.The rebels who toppled Assad freed thousands of detainees nearly 14 years into a civil war that killed more than 500,000 people and displaced millions.Mustafa returned to Branch 215, one of Syria’s most notorious prisons run by military intelligence, where she herself had been detained simply for participating in pro-democracy protests in 2011.She found documents there mentioning her father. “That’s already a start,” Mustafa said. Now, she “wants the truth” and plans to continue searching for answers in Syria.”I only dream of a grave, of having a place to go to in the morning to talk to my father,” she said. “Graves have become our biggest dream”.- A demand for justice -In Damascus, Mustafa took part in a protest demanding justice for the disappeared and answers about their fate.Youssef Sammawi, 29, was there too. He held up a picture of his cousin, whose arrest and beating in 2012 prompted Sammawi to flee for Germany.A few years later, he identified his cousin’s corpse among the 55,000 images by a former military photographer codenamed “Caesar”, who defected and made the images public.The photos taken between 2011 and 2013, authenticated by experts, show thousands of bodies tortured and starved to death in Syrian prisons.”The joy I felt gave way to pain when I returned home, without being able to see my cousin,” Sammawi said.He said his uncle had also been arrested and then executed after he went to see his son in the hospital.”When I returned, it was the first time I truly realised that they were no longer there,” he said with sadness in his voice.”My relatives had gotten used to their absence, but not me,” he added. “We demand that justice be served, to alleviate our suffering.”While Assad’s fall allowed many to end their exile and seek answers, others are hesitant.Fadwa Mahmoud, 70, told AFP she has had no news of her son and her husband, both opponents of the Assad government arrested upon arrival at Damascus airport in 2012.She fled to Germany a year later and co-founded the Families For Freedom human rights group.She said she has no plans to return to Syria just yet.”No one really knows what might happen, so I prefer to stay cautious,” she said.Mahmoud said she was disappointed that Syria’s new authorities, who pledged justice for victims of atrocities under Assad’s rule, “are not yet taking these cases seriously”.She said Syria’s new leader Ahmed al-Sharaa “has yet to do anything for missing Syrians”, yet “met Austin Tice’s mother two hours” after she arrived in the Syrian capital.Tice is an American journalist missing in Syria since 2012.Sharaa “did not respond” to requests from relatives of missing Syrians to meet him, Mahmoud said.”The revolution would not have succeeded without the sacrifices of our detainees,” she said.

Israel says Gazans can return home as more hostage releases agreed

Israel said Palestinians could begin returning to the north of the war-battered Gaza Strip on Monday after a deal was reached with Hamas for the release of another six hostages, according to Prime Minister Benjamin Netanyahu’s office.The breakthrough preserves a fragile ceasefire in the Israel-Hamas war, which has devastated the Gaza Strip and displaced nearly all its residents, paving the way for more hostage-prisoner swaps under a deal aimed at ending the more than 15-month conflict.Israel had been preventing vast crowds of Palestinians from using a coastal road to return to northern Gaza, accusing Hamas of violating the truce agreement by failing to release civilian women hostages.”Hamas has backtracked and will carry out an additional phase of releasing hostages this Thursday,” Netanyahu’s office said in a statement, adding that three hostages would be released that day, with another three captives set for release on Saturday.Palestinian leaders meanwhile slammed a plan floated by US President Donald Trump to “clean out” Gaza, vowing to resist any effort to forcibly displace residents of the war-battered territory.Trump said Gaza had become a “demolition site”, adding he had spoken to Jordan’s King Abdullah II about moving Palestinians out.”I’d like Egypt to take people. And I’d like Jordan to take people,” Trump told reporters.Palestinian leader Mahmud Abbas, who is based in the Israeli-occupied West Bank, “expressed strong rejection and condemnation of any projects” aimed at displacing Palestinians from Gaza, his office said.Bassem Naim, a member of Hamas’s political bureau, told AFP that Palestinians would “foil such projects”, as they have done to similar plans “for displacement and alternative homelands over the decades”.Islamic Jihad, which has fought alongside Hamas in Gaza, called Trump’s idea “deplorable”. For Palestinians, any attempt to move them from Gaza would evoke dark memories of what the Arab world calls the “Nakba”, or catastrophe — the mass displacement of Palestinians during Israel’s creation in 1948.”We say to Trump and the whole world: we will not leave Palestine or Gaza, no matter what happens,” said displaced Gaza resident Rashad al-Naji.- Jordan, Egypt reject displacement -Trump floated the idea to reporters Saturday aboard Air Force One: “You’re talking about probably a million and half people, and we just clean out that whole thing.”Moving Gaza’s roughly 2.4 million inhabitants could be done “temporarily or could be long term”, he said.Israel’s far-right Finance Minister Bezalel Smotrich — who opposed the truce deal and has voiced support for re-establishing Israeli settlements in Gaza — called Trump’s suggestion of “a great idea”. The Arab League rejected the idea, warning against “attempts to uproot the Palestinian people from their land”.”The forced displacement and eviction of people from their land can only be called ethnic cleansing”, the league said in a statement.Jordanian Foreign Minister Ayman Safadi said “our rejection of the displacement of Palestinians is firm and will not change. Jordan is for Jordanians and Palestine is for Palestinians.”Egypt’s foreign ministry said it rejected any infringement of Palestinians’ “inalienable rights”.In Gaza, cars and carts loaded with belongings jammed a road near the Netzarim Corridor that Israel has blocked, preventing the expected return of hundreds of thousands of people to northern Gaza.Israel had said it would prevent Palestinians’ passage until the release of Arbel Yehud, a civilian woman hostage. She is among those slated for return on Thursday, according to Netanyahu’s office.Hamas said that blocking returns to the north also amounted to a truce violation, adding it had provided “all the necessary guarantees” for Yehud’s release.Israeli army spokesman Avichay Adraee said Monday that residents would be allowed to return on foot starting at 07:00 am (0500 GMT) and by car at 9:00 am.- ‘Dire’ humanitarian situation -During the first phase of the Gaza truce, 33 hostages are supposed to be freed in staggered releases over six weeks in exchange for around 1,900 Palestinians held in Israeli jails.The most recent swap saw four Israeli women hostages, all soldiers, and 200 prisoners, nearly all Palestinian, released Saturday — the second such exchange during the fragile truce entering its second week.Dani Miran, whose hostage son Omri is not slated for release during the first phase, demonstrated outside Netanyahu’s office in Jerusalem on Sunday.”We want the agreement to continue and for them to bring our children back as quickly as possible — and all at once,” he said.The truce has brought a surge of food, fuel, medicines and other aid into rubble-strewn Gaza, but the UN says “the humanitarian situation remains dire”.Of the 251 hostages seized during Hamas’s October 7, 2023 attack that ignited the war, 87 remain in Gaza, including 34 the military says are dead.The Hamas attack resulted in the deaths of 1,210 people, mostly civilians, according to an AFP tally based on official Israeli figures.Israel’s retaliatory offensive has killed at least 47,306 people in Gaza, the majority civilians, according to figures from the Hamas-run territory’s health ministry that the United Nations considers reliable.burs-tym/rsc

Trump dégaine une série de sanctions contre la Colombie pour avoir refoulé des vols militaires d’immigrés expulsés

Le président américain Donald Trump a annoncé dimanche une série de sanctions contre la Colombie, une escalade spectaculaire en représailles à la décision de Bogota de refouler des avions militaires transportant des immigrés expulsés par les Etats-Unis.Ces sanctions américaines font suite à la décision du président de gauche colombien Gustavo Petro. “Un migrant n’est pas un criminel et doit être traité avec la dignité qu’un être humain mérite”, a déclaré M. Petro sur X. “Nous accueillerons nos ressortissants dans des avions civils, sans les traiter comme des criminels”, a-t-il ajouté.Washington va notamment imposer des droits de douane de 25% sur tous les biens colombiens entrant aux Etats-Unis, qui seront portés à 50% dans une semaine, a détaillé le président Donald Trump sur sa plateforme Truth Social, malgré l’accord de libre-échange entre les deux pays.Les Etats-Unis ont également suspendu dimanche la délivrance de visas dans leur ambassade à Bogota, selon un communiqué du secrétaire d’Etat américain Marco Rubio.”Ces mesures ne sont que le commencement”, a prévenu Donald Trump, accusant le gouvernement colombien de se dérober à ses “obligations juridiques d’accepter le retour des criminels qu’ils ont forcé les Etats-Unis à accueillir”.- Réponse de Bogota -Le président colombien Gustavo Petro a réagi dans la soirée en annonçant à son tour sur X avoir donné ordre à son ministre du Commerce extérieur de “relever à 25% les droits de douane sur les importations provenant des Etats-Unis”.M. Petro a en outre exhorté les plus de 15.600 Américains sans papiers vivant dans son pays à “régulariser leur situation”, tout en excluant les raids visant à les arrêter et les expulser.Le train de sanctions américaines comporte également une interdiction d’entrée aux Etats-Unis et une révocation des visas pour les responsables du gouvernement colombien, ses alliés et ses partisans ainsi que des “inspections renforcées” à l’entrée pour tous les ressortissants colombiens et les marchandises en provenance de ce pays, a précisé Donald Trump.La présidence colombienne a également annoncé qu’elle allait envoyer son avion “pour faciliter le retour dans la dignité des ressortissants qui devaient arriver dans le pays ce matin, par des vols d’expulsion”.Une source à la présidence colombienne a assuré à l’AFP que les Etats-Unis n’avaient pas suivi “la procédure régulière suivie dans ces cas entre les deux pays”. Le chef de la diplomatie américaine Marco Rubio a déclaré dans un communiqué que M. Petro avait commencé par approuver les vols, mais qu’il avait ensuite “annulé son autorisation lorsque les avions étaient en vol”.- Menottes – Donald Trump a promis de lancer “le plus grand programme d’expulsions de l’histoire américaine”, et la Maison Blanche s’est targuée cette semaine de l’arrestation de centaines de “migrants criminels illégaux”, soulignant qu’ils avaient été expulsés par avions militaires plutôt que civils, comme c’était le cas précédemment.Depuis son investiture le 20 janvier, les Etats-Unis n’avaient pas encore effectué d’expulsions vers la Colombie, mais l’ont déjà fait vers le Guatemala et le Brésil.Le responsable de la politique américaine d’expulsions massives d’immigrés en situation irrégulière, Tom Homan, a affirmé dimanche sur la chaîne ABC que les migrants pourraient être expulsés vers un pays tiers si leur pays d’origine refusait de les accueillir.Samedi, c’est le Brésil qui avait exigé des explications à Washington pour le “traitement dégradant” de migrants illégaux brésiliens expulsés par les Etats-Unis, à bord d’un vol arrivé la veille à Manaus (nord).Selon Brasilia, 88 Brésiliens se trouvaient dans l’avion.A son bord, “ils ne nous ont pas donné d’eau, nous étions pieds et poings liés, et ils ne nous laissaient même pas aller aux toilettes”, a déclaré à l’AFP Edgar Da Silva Moura, un informaticien de 31 ans, arrivé au Brésil par ce vol après sept mois de détention aux Etats-Unis.”Il faisait trop chaud, certains se sont évanouis”, a-t-il relaté.Selon la ministre brésilienne chargée des Droits humains Macaé Evaristo, l’avion transportait également “des enfants autistes, ou souffrant d’un handicap, qui ont vécu des situations très graves”.Le ministère brésilien de la Justice a ordonné aux autorités américaines de “retirer immédiatement les menottes” lorsque l’avion a atterri, dénonçant le “mépris flagrant des droits fondamentaux” de ses citoyens.Une source gouvernementale brésilienne avait souligné vendredi à l’AFP que cette expulsion n’avait “pas de relation directe” avec l’opération contre les clandestins lancée par la nouvelle administration Trump, mais s’inscrivait dans le cadre d’un accord bilatéral entre le Brésil et les Etats-Unis, de 2017.

Trump and Fox News locked in ‘invigorated’ marriage of convenience

Since being sworn in as president of the world’s most powerful nation, Donald Trump has been sure to lavish the standard bearer of the conservative right Fox News with scoops, favors and an exclusive interview.Everything might appear to be rosy in the post-inaugural honeymoon period, but the relationship — a political marriage of convenience — between the two sides has not always been so smooth.”We’re back to work. We’re not collecting checks in our pajamas anymore,” said one of the channel’s star anchors Jesse Watters, host of “The Five” talk-show, taking aim at the Biden administration.”It’s fun to watch the Democrats and the media completely broken and just getting ruled over. Thank God. Look at what this government is capable of. I’m just, I’m invigorated.”Since Trump’s return to the White House Monday, the most popular news channel has been the big winner on the broadcast battlefield.Owned by media mogul Rupert Murdoch, Fox News scored the first TV interview with the 47th president in the Oval Office.The task was entrusted to network stalwart Sean Hannity who was seen as so close to Trump during his first term that he was dubbed his “shadow chief-of-staff.”The White House press corps are being reminded of the privileged status enjoyed by their competitor, being brushed off by spokeswoman Karoline Leavitt when journalists asked about Elon Musk’s apparent criticism of an investment announced by Trump.Leavitt told them she had already addressed the spat on Fox News, while it was one of the channel’s journalists who revealed the contents of the letter left by Biden for Trump.During the day, the channel focuses on news, with its journalists reporting from the field. But in the evening, the channel is transformed and its stars fete the president between ads for his $110 “Save America” coffee table book and a Trump wine to honor his stints as the 45th and 47th president.- ‘Extreme tendencies’ -“The Trump administration wants an outlet to reach their constituency, and the ‘MAGA’ (Make America Great Again) crowd — and that’s where they happen to look at a lot of their news,” said Jeffrey McCall, a communication professor at DePauw University, explaining the enduring influence of Fox News.The White House is also “probably looking for the most sympathetic interviewers”.The channel points to its blockbuster ratings, pulling 71 percent of primetime news channel viewers — having extended its lead over closest competitors CNN and MSNBC since the election.It even claims first place among Democrats and Independents who watched the inauguration on a cable news channel.While podcasts, social media and viral digital content have eroded the influence of legacy media, 78-year-old Trump remains a loyal consumer of traditional news.”Fox News, in contrast to the podcasting world, has a lot of clout with congressional elites,” said Reece Peck, author of “Fox Populism.”Speculation abounds in media circles about just how long the honeymoon between Trump and Fox News can last.”Trump has not had the best relationship with Fox News,” said McCall, reflecting the sometimes turbulent ties between Murdoch and Trump.The Republican has frequently condemned the channel like on the evening of the 2020 presidential election when it called the key swing state of Arizona for Biden, and when he subsequently attacked the channel for being too soft on Kamala Harris.Some Fox News commentators also distanced themselves from Trump after the violent attack on the Capitol by his supporters in 2021, almost all of whom were pardoned or had sentences commuted by the new president this week.”I don’t think anyone can really predict how the relationship between Trump and the media is going to play out said Mark Lukasiewicz of Hofstra University’s communications school. The only given is that “the second Trump administration is much more empowered and emboldened than the first… to the extent there were traditional guardrails, whether it was in the media or in Congress who were resisting some of Donald Trump’s more extreme tendencies — those seem to have largely disappeared.””The line has moved,” he said. “It remains to be seen how far it moves.