Dans son discours de Noël, Charles III en appelle à la “compassion” et la “réconciliation”

Le roi Charles III a appelé jeudi à “chérir les valeurs de compassion et de réconciliation” dans un monde incertain qui “semble tourner toujours plus vite”, lors de son traditionnel discours de Noël, axé sur le dialogue inter-religieux.Le monarque de 77 ans s’est exprimé dans un message pré-enregistré depuis l’Abbaye de Westminster à Londres, haut …

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Des blocages d’agriculteurs toujours en place dans le Sud-Ouest

Des agriculteurs bloquaient toujours jeudi plusieurs routes et autoroutes du Sud-Ouest pour protester contre la gestion gouvernementale de la dermatose bovine.Dans les Pyrénées-Atlantiques, la préfecture a toutefois annoncé jeudi la réouverture partielle de certaines autoroutes qui avaient été affectées par des barrages levés il y a déjà quelques jours.Il s’agit d’un tronçon de l’A64 couvrant 70 km entre le péage de Peyrehorade (Landes) et la jonction avec l’A65 à l’ouest de Pau, ainsi que d’un autre tronçon sur l’A65.La gendarmerie avait recensé jeudi matin les mêmes points de blocage que la veille, concernant notamment les autoroutes A63 au sud de Bordeaux, A64 sur plusieurs points entre Toulouse et Bayonne, A65 à Thèze (Pyrénées-Atlantiques) et A75 en Lozère et en Aveyron.Une nouvelle messe de Noël était programmée jeudi en fin de journée sur le barrage établi sur l’A63 au sud de Bordeaux, après la messe de minuit et le réveillon “façon auberge espagnole” organisés la veille sous le pont de l’échangeur autoroutier à Cestas, a fait savoir à l’AFP la Coordination rurale (CR) de Gironde.Mais après 12 jours de présence sur le barrage, “la fatigue commence à s’installer”, témoigne Jean-Paul Ayres, porte-parole de la CR33.Du côté du blocage de l’A64 dans les Pyrénées-Atlantiques, la Coordination rurale du département prévoyait pour sa part une parade de tracteurs dans Pau jeudi soir.Sur le barrage de Carbonne, au sud de Toulouse, les “Ultras de l’A64” ont aussi organisé mercredi soir une messe à laquelle ont assisté au moins 300 personnes.Ils ont également offert aux participants des huîtres ou des dindes et un sanglier cuits à la broche, au milieu de sapins décorés de boules et de guirlandes.De nombreux habitants des environs, dont le soutien est constant depuis l’installation du campement, le 12 décembre, ont rejoint encore une fois les agriculteurs.De son côté, le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez a adressé ses “remerciements les plus sincères” aux préfets pour leur “engagement total” depuis “le début du mouvement de contestation agricole” et pour “le dialogue (qui) n’a jamais été rompu” avec les agriculteurs, dans un courrier envoyé mardi et consulté jeudi par l’AFP.Depuis le début de l’épidémie de dermatose nodulaire contagieuse (DNC) en Savoie cet été, l’État tente de contenir la propagation du virus en se basant sur “trois piliers”: l’abattage systématique d’un troupeau dès la détection d’un cas, la vaccination et la restriction de mouvements.Une gestion fortement contestée par une partie des agriculteurs, notamment de la Coordination rurale (deuxième syndicat de la profession) et de la Confédération paysanne (troisième), qui rejettent cette stratégie d’abattage des troupeaux entiers au moindre cas détecté.En Haute-Garonne, 72 vaches ont été abattues mardi après la détection d’un nouveau cas de DNC, dans le village pyrénéen de Juzet-d’Izaut, portant le bilan national à 115 foyers depuis juin. Le dernier cas majeur de DNC remontait au 15 décembre, dans le département voisin de l’Aude.mk-gag-jed-dmc/jco/vk

Des blocages d’agriculteurs toujours en place dans le Sud-Ouest

Des agriculteurs bloquaient toujours jeudi plusieurs routes et autoroutes du Sud-Ouest pour protester contre la gestion gouvernementale de la dermatose bovine.Dans les Pyrénées-Atlantiques, la préfecture a toutefois annoncé jeudi la réouverture partielle de certaines autoroutes qui avaient été affectées par des barrages levés il y a déjà quelques jours.Il s’agit d’un tronçon de l’A64 couvrant 70 km entre le péage de Peyrehorade (Landes) et la jonction avec l’A65 à l’ouest de Pau, ainsi que d’un autre tronçon sur l’A65.La gendarmerie avait recensé jeudi matin les mêmes points de blocage que la veille, concernant notamment les autoroutes A63 au sud de Bordeaux, A64 sur plusieurs points entre Toulouse et Bayonne, A65 à Thèze (Pyrénées-Atlantiques) et A75 en Lozère et en Aveyron.Une nouvelle messe de Noël était programmée jeudi en fin de journée sur le barrage établi sur l’A63 au sud de Bordeaux, après la messe de minuit et le réveillon “façon auberge espagnole” organisés la veille sous le pont de l’échangeur autoroutier à Cestas, a fait savoir à l’AFP la Coordination rurale (CR) de Gironde.Mais après 12 jours de présence sur le barrage, “la fatigue commence à s’installer”, témoigne Jean-Paul Ayres, porte-parole de la CR33.Du côté du blocage de l’A64 dans les Pyrénées-Atlantiques, la Coordination rurale du département prévoyait pour sa part une parade de tracteurs dans Pau jeudi soir.Sur le barrage de Carbonne, au sud de Toulouse, les “Ultras de l’A64” ont aussi organisé mercredi soir une messe à laquelle ont assisté au moins 300 personnes.Ils ont également offert aux participants des huîtres ou des dindes et un sanglier cuits à la broche, au milieu de sapins décorés de boules et de guirlandes.De nombreux habitants des environs, dont le soutien est constant depuis l’installation du campement, le 12 décembre, ont rejoint encore une fois les agriculteurs.De son côté, le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez a adressé ses “remerciements les plus sincères” aux préfets pour leur “engagement total” depuis “le début du mouvement de contestation agricole” et pour “le dialogue (qui) n’a jamais été rompu” avec les agriculteurs, dans un courrier envoyé mardi et consulté jeudi par l’AFP.Depuis le début de l’épidémie de dermatose nodulaire contagieuse (DNC) en Savoie cet été, l’État tente de contenir la propagation du virus en se basant sur “trois piliers”: l’abattage systématique d’un troupeau dès la détection d’un cas, la vaccination et la restriction de mouvements.Une gestion fortement contestée par une partie des agriculteurs, notamment de la Coordination rurale (deuxième syndicat de la profession) et de la Confédération paysanne (troisième), qui rejettent cette stratégie d’abattage des troupeaux entiers au moindre cas détecté.En Haute-Garonne, 72 vaches ont été abattues mardi après la détection d’un nouveau cas de DNC, dans le village pyrénéen de Juzet-d’Izaut, portant le bilan national à 115 foyers depuis juin. Le dernier cas majeur de DNC remontait au 15 décembre, dans le département voisin de l’Aude.mk-gag-jed-dmc/jco/vk

Enregistrements de conversations de Thomas Legrand: une enquête ouverte, nouvelle plainte du journaliste

Le parquet de Paris a confirmé jeudi à l’AFP avoir ouvert une enquête sur l’enregistrement clandestin d’une conversation des journalistes Patrick Cohen et Thomas Legrand, ce dernier ayant par ailleurs déposé une nouvelle plainte, après la divulgation d’informations sur un autre échange privé, avec une ex-patronne de France Inter.Une source proche du dossier avait déjà indiqué qu’une enquête était en cours.Interrogé par l’AFP, le parquet a confirmé que cette enquête, confiée à la brigade de répression de la délinquance contre la personne (BRDP), faisait suite à une plainte des journalistes après la diffusion en septembre par le magazine l’Incorrect d’une vidéo, enregistrée sans autorisation. On y voit une conversation entre des responsables socialistes et MM. Cohen et Legrand. Cette vidéo a ensuite été abondamment commentée dans les médias de la galaxie Bolloré comme CNews, Europe 1 et le JDD, au point de devenir le catalyseur d’une guerre ouverte entre l’audiovisuel public et ces médias.L’enquête a été ouverte pour “atteinte à l’intimité de la vie privée par captation”, “enregistrement des paroles d’une personne, utilisation, conservation ou divulgation d’un document” ou “enregistrement obtenu par une atteinte à l’intimité de la vie privée d’autrui, publication, diffusion, reproduction d’information fausse de nature à troubler la paix publique”, a détaillé le parquet.Selon des informations obtenues de source proche du dossier par l’AFP, le directeur de l’information de l’Incorrect, Arthur de Watrigant, a été entendu dans ce cadre par les enquêteurs.A ce stade, le dossier “est en cours d’analyse” par la section du parquet chargée des dossiers de presse et de libertés publiques, qui n’a pas encore décidé des suites judiciaires à donner, a précisé le ministère public.Le parquet n’avait jeudi pas encore d’informations sur la nouvelle plainte déposée la veille par Thomas Legrand, après la divulgation d’informations sur une conversation privée qu’il a eue avec l’ancienne patronne de France Inter Laurence Bloch.Il s’agit d’une plainte contre X pour “captation illégale” de la conversation, et d’une plainte visant Europe 1 et CNews pour la “conservation, divulgation et utilisation de l’enregistrement obtenu de manière illicite” et la “diffusion de fausses nouvelles”, a précisé à l’AFP son avocat Me Antoine Ricard, confirmant une information du Parisien.S’agissant de ce dernier délit, “l’idée est que, au-delà de la captation illégale, le contenu a été falsifié, travesti”, a-t-il précisé au Parisien.Jeudi dernier, Thomas Legrand avait dénoncé, devant la commission d’enquête de l’Assemblée nationale sur l’audiovisuel public, les affirmations répétées sur Europe 1 puis CNews à propos d’une récente rencontre qu’il avait eue dans un café avec Laurence Bloch.”Notre discussion a été enregistrée à notre insu”, alors qu’il s’agissait d'”un rendez-vous privé entre deux amis”, avait déclaré Thomas Legrand, évoquant un “espionnage”. Contacté, CNews n’a pas souhaité faire de commentaire à ce stade, indiquant à l’AFP n’avoir “pas reçu la plainte”. Europe 1 n’a pas réagi dans l’immédiat.Laurence Bloch a par ailleurs déclaré à Télérama avoir elle aussi porté plainte mercredi, pour “délit d’espionnage audiovisuel de la vie privée”, “exploitation dudit espionnage” et “interception de correspondance”.Radio France et France Télévisions ont par ailleurs séparément assigné en novembre le JDD, Europe 1 et CNews devant le tribunal des activités économiques pour “dénigrement”, en leur reprochant de très multiples diffusions de ces accusations sur leurs antennes pour leur nuire.

La Russie a fait une “proposition” à la France sur le chercheur emprisonné Laurent Vinatier

La Russie a annoncé jeudi avoir fait une “proposition” à la France dans l’affaire du chercheur français Laurent Vinatier, emprisonné en Russie depuis juin 2024, pour la libération duquel Emmanuel Macron s’est dit “pleinement mobilisé”. Moscou a arrêté plusieurs ressortissants occidentaux pour divers motifs depuis le début de la guerre en Ukraine en 2022 et a procédé à des échanges de prisonniers avec les Etats-Unis.Cette annonce surprise intervient alors que Paris et Moscou, dont les relations sont au plus bas, ont récemment manifesté publiquement leur intérêt à un contact direct entre les présidents Vladimir Poutine et Emmanuel Macron.”Une proposition a été faite aux Français concernant Vinatier”, a déclaré le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, lors de son point de presse quotidien auquel participait l’AFP. “La balle est dans le camp de la France maintenant”, a-t-il ajouté, sans autres précisions.Emmanuel Macron suit “avec la plus grande attention” le sort du chercheur “retenu arbitrairement en Russie”, a fait savoir à l’AFP l’entourage du chef de l’Etat, qui “demeure pleinement mobilisé pour obtenir sa libération le plus rapidement possible”. Contacté par l’AFP, l’avocat français de M. Vinatier, Me Frédéric Belot, a indiqué que la famille du chercheur “espère qu’il puisse être libéré pendant les fêtes” de fin d’année d’ici au Noël orthodoxe le 7 janvier. Selon lui, un échange de prisonniers est “envisageable” mais “il convient d’être extrêmement prudent”.”Notre espoir, c’est de revoir notre fils Laurent le plus vite possible”, a déclaré sur BFMTV la mère du chercheur, Brigitte Vinatier, selon laquelle son fils “va bien” et est “résilient”.Le ministère français des Affaires étrangères a indiqué jeudi soir à l’AFP que “l’ensemble des services de l’Etat, à Paris et à Moscou, sont pleinement mobilisés pour obtenir la libération au plus vite de Laurent Vinatier”, et restent” en contact constant avec ses parents et son épouse”. – Solution “positive” -Interrogé par un journaliste français vendredi dernier lors de sa conférence de presse annuelle, le président Vladimir Poutine avait affirmé “ne rien savoir” de l’affaire de Laurent Vinatier et en entendre parler pour la première fois.”Je vous promets que je vais me renseigner. Et s’il y a la moindre chance de résoudre cette question de manière positive, si la loi russe le permet, nous ferons tout notre possible”, a-t-il alors assuré.Laurent Vinatier a été condamné en octobre 2024 par un tribunal russe à trois ans de prison pour ne pas s’être enregistré en tant qu'”agent de l’étranger”, en collectant des “informations militaires” pouvant être “utilisées contre la sécurité” de la Russie.L’intéressé avait reconnu les faits, mais plaidé l’ignorance.En août, il avait comparu devant un tribunal russe pour des accusations d'”espionnage” risquant d’alourdir considérablement sa peine.L’enquête a été prolongée et il pourrait faire l’objet d’un nouveau procès pour espionnage fin février 2026, selon son avocat français.Laurent Vinatier avait déclaré alors en août ne s’attendre “à rien de bien, à rien de positif”. Ce chercheur de 49 ans, spécialiste de l’espace post-soviétique, était employé par le Centre pour le dialogue humanitaire, une ONG suisse qui fait de la médiation dans des conflits hors des circuits diplomatiques officiels, notamment s’agissant de l’Ukraine.- “Utile” de parler -Paris a exigé la libération de son ressortissant, accusant la Russie de chercher à prendre des Occidentaux en otage, alors que les relations entre les deux pays traversent une période de tensions.Une cinquantaine de personnalités, dont les écrivains Emmanuel Carrère et Annie Ernaux, ont jugé dans une tribune publiée par le journal Le Monde qu’il est “prisonnier d’un jeu politique et diplomatique qui le dépasse”.Les relations entre Paris et Moscou ont été glaciales ces dernières années, la France accusant la Russie d’actes de déstabilisation et de désinformation sur son territoire, tandis que Paris se voit reprocher par Moscou son soutien militaire à l’Ukraine ou encore de censurer les médias russes.Fin novembre, trois personnes ont par ailleurs été mises en examen et écrouées à Paris dans le cadre d’une double affaire d’ingérence et d’espionnage économique au profit de Moscou.La semaine dernière, le président français Emmanuel Macron a cependant jugé qu’il allait “redevenir utile” pour les Européens de parler à Vladimir Poutine, plutôt que de laisser seuls les Etats-Unis — qui s’imposent en médiateur principal dans le règlement du conflit ukrainien — à la manoeuvre dans les négociations.Dmitri Peskov a réagi aussitôt en disant que Vladimir Poutine était “prêt au dialogue” avec son homologue français.

La Russie a fait une “proposition” à la France sur le chercheur emprisonné Laurent Vinatier

La Russie a annoncé jeudi avoir fait une “proposition” à la France dans l’affaire du chercheur français Laurent Vinatier, emprisonné en Russie depuis juin 2024, pour la libération duquel Emmanuel Macron s’est dit “pleinement mobilisé”. Moscou a arrêté plusieurs ressortissants occidentaux pour divers motifs depuis le début de la guerre en Ukraine en 2022 et a procédé à des échanges de prisonniers avec les Etats-Unis.Cette annonce surprise intervient alors que Paris et Moscou, dont les relations sont au plus bas, ont récemment manifesté publiquement leur intérêt à un contact direct entre les présidents Vladimir Poutine et Emmanuel Macron.”Une proposition a été faite aux Français concernant Vinatier”, a déclaré le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, lors de son point de presse quotidien auquel participait l’AFP. “La balle est dans le camp de la France maintenant”, a-t-il ajouté, sans autres précisions.Emmanuel Macron suit “avec la plus grande attention” le sort du chercheur “retenu arbitrairement en Russie”, a fait savoir à l’AFP l’entourage du chef de l’Etat, qui “demeure pleinement mobilisé pour obtenir sa libération le plus rapidement possible”. Contacté par l’AFP, l’avocat français de M. Vinatier, Me Frédéric Belot, a indiqué que la famille du chercheur “espère qu’il puisse être libéré pendant les fêtes” de fin d’année d’ici au Noël orthodoxe le 7 janvier. Selon lui, un échange de prisonniers est “envisageable” mais “il convient d’être extrêmement prudent”.”Notre espoir, c’est de revoir notre fils Laurent le plus vite possible”, a déclaré sur BFMTV la mère du chercheur, Brigitte Vinatier, selon laquelle son fils “va bien” et est “résilient”.Le ministère français des Affaires étrangères a indiqué jeudi soir à l’AFP que “l’ensemble des services de l’Etat, à Paris et à Moscou, sont pleinement mobilisés pour obtenir la libération au plus vite de Laurent Vinatier”, et restent” en contact constant avec ses parents et son épouse”. – Solution “positive” -Interrogé par un journaliste français vendredi dernier lors de sa conférence de presse annuelle, le président Vladimir Poutine avait affirmé “ne rien savoir” de l’affaire de Laurent Vinatier et en entendre parler pour la première fois.”Je vous promets que je vais me renseigner. Et s’il y a la moindre chance de résoudre cette question de manière positive, si la loi russe le permet, nous ferons tout notre possible”, a-t-il alors assuré.Laurent Vinatier a été condamné en octobre 2024 par un tribunal russe à trois ans de prison pour ne pas s’être enregistré en tant qu'”agent de l’étranger”, en collectant des “informations militaires” pouvant être “utilisées contre la sécurité” de la Russie.L’intéressé avait reconnu les faits, mais plaidé l’ignorance.En août, il avait comparu devant un tribunal russe pour des accusations d'”espionnage” risquant d’alourdir considérablement sa peine.L’enquête a été prolongée et il pourrait faire l’objet d’un nouveau procès pour espionnage fin février 2026, selon son avocat français.Laurent Vinatier avait déclaré alors en août ne s’attendre “à rien de bien, à rien de positif”. Ce chercheur de 49 ans, spécialiste de l’espace post-soviétique, était employé par le Centre pour le dialogue humanitaire, une ONG suisse qui fait de la médiation dans des conflits hors des circuits diplomatiques officiels, notamment s’agissant de l’Ukraine.- “Utile” de parler -Paris a exigé la libération de son ressortissant, accusant la Russie de chercher à prendre des Occidentaux en otage, alors que les relations entre les deux pays traversent une période de tensions.Une cinquantaine de personnalités, dont les écrivains Emmanuel Carrère et Annie Ernaux, ont jugé dans une tribune publiée par le journal Le Monde qu’il est “prisonnier d’un jeu politique et diplomatique qui le dépasse”.Les relations entre Paris et Moscou ont été glaciales ces dernières années, la France accusant la Russie d’actes de déstabilisation et de désinformation sur son territoire, tandis que Paris se voit reprocher par Moscou son soutien militaire à l’Ukraine ou encore de censurer les médias russes.Fin novembre, trois personnes ont par ailleurs été mises en examen et écrouées à Paris dans le cadre d’une double affaire d’ingérence et d’espionnage économique au profit de Moscou.La semaine dernière, le président français Emmanuel Macron a cependant jugé qu’il allait “redevenir utile” pour les Européens de parler à Vladimir Poutine, plutôt que de laisser seuls les Etats-Unis — qui s’imposent en médiateur principal dans le règlement du conflit ukrainien — à la manoeuvre dans les négociations.Dmitri Peskov a réagi aussitôt en disant que Vladimir Poutine était “prêt au dialogue” avec son homologue français.

Somalis vote in Mogadishu’s first local election in decadesThu, 25 Dec 2025 19:02:16 GMT

Somali authorities imposed tight security Thursday for the first direct elections held in the Mogadishu region for nearly 60 years which were boycotted by opposition leaders.Some 10,000 security forces were mobilised and the city airport was closed for the election seen as a test ahead of a presidential ballot next year in a country struggling …

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Macron “pleinement mobilisé” pour obtenir la libération de Laurent Vinatier “le plus rapidement possible”

Le président français Emmanuel Macron est “pleinement mobilisé” pour obtenir la libération “le plus rapidement possible” du chercheur Laurent Vinatier, emprisonné en Russie depuis juin 2024, a fait savoir son entourage jeudi.”Le président de la République suit avec la plus grande attention la situation de notre compatriote Laurent Vinatier, arrêté, condamné et retenu arbitrairement en Russie”, a-t-on indiqué. “Il demeure pleinement mobilisé pour obtenir sa libération le plus rapidement possible, avec l’appui des services de l’Etat concernés”, a-t-on ajouté.Moscou a annoncé plus tôt dans la journée avoir fait une “proposition” à la France concernant ce chercheur qui est menacé d’un procès pour “espionnage” en Russie.Cette offre de Moscou, dont les détails n’ont pas été divulgués, intervient alors que Paris et Moscou, dont les relations sont au plus bas du fait de la guerre en Ukraine, ont récemment manifesté publiquement leur intérêt à un contact direct entre les présidents Vladimir Poutine et Emmanuel Macron.Le ministère français des Affaires étrangères a également indiqué jeudi soir que “l’ensemble des services de l’Etat, à Paris et à Moscou, sont pleinement mobilisés pour obtenir la libération au plus vite de Laurent Vinatier et son retour en France auprès de ses proches”. “Le Centre de crise et de soutien du ministère de l’Europe et des Affaires étrangères est en contact constant avec ses parents et son épouse. Notre consulat général à Moscou exerce la protection consulaire en lui rendant visite aussi souvent que les autorités pénitentiaires russes l’autorisent”, a déclaré le quai d’Orsay à l’AFP.Le chercheur de 49 ans, spécialiste de l’espace post-soviétique, était employé par le Centre pour le dialogue humanitaire, une ONG suisse qui fait de la médiation dans des conflits hors des circuits diplomatiques officiels, notamment s’agissant de l’Ukraine.

Somalie: Mogadiscio a voté pour la première fois en près de 60 ans, sans violences

Les Somaliens du grand Mogadiscio ont voté jeudi pour des élections locales, les premières au suffrage direct depuis près de 60 ans dans la capitale de ce pays instable, un scrutin qui s’est déroulé sans violences, un important dispositif de sécurité ayant été déployé contre d’éventuelles attaques.Plus de 10.000 membres des forces de sécurité étaient mobilisées dans la capitale, selon le gouvernement, qui se bat depuis 2006 contre les islamistes shebab, liés à Al-Qaïda.”Tous les bureaux de vote ont pu fermer en toute sécurité à 18H00 (15H00 GMT)”, a déclaré le président de la commission électorale, Abdikarin Ahmed Hassan, dans un communiqué. “Conformément à la loi, le dépouillement des bulletins va commencer très bientôt. Nous ne savons pas combien de temps cela prendra, mais nous espérons le conclure dans les plus brefs délais”, a-t-il poursuivi.Si la guerre fait encore aujourd’hui rage à 60 kilomètres de Mogadiscio, la sécurité s’est nettement améliorée dans la capitale. Ce qui n’a pas empêché, en moins d’un an, un attentat raté contre le convoi présidentiel, des tirs d’obus près de l’aéroport – fermé par précaution jeudi – et l’assaut d’un centre de détention. Un correspondant de l’AFP a constaté que les longues files d’électeurs du jeudi matin, où l’excitation à l’idée de voter pour la première fois, s’étaient fortement rétrécies dans l’après-midi.”J’ai fait la queue pendant des heures avant de pouvoir mettre mon bulletin dans l’urne. J’étais tellement heureux de faire partie de tout ça”, s’est réjoui Ali Salad, 51 ans.”C’est un grand jour”, a commenté Guhad Ali, 37 ans, en montrant l’un de ses auriculaires taché d’encre, prouvant qu’il a voté.Le scrutin est considéré comme un test avant la présidentielle prévue en 2026, à la fin du mandat de Hassan Sheikh Mohamud.”Ceci est le futur du peuple somalien qui va dans la bonne direction”, a lancé celui-ci, juste après avoir voté au théâtre national, appelant chaque citoyen à emprunter “le chemin de la démocratie”. Les principaux partis d’opposition ont cependant boycotté l’élection. La coalition pour le futur de la Somalie a notamment affirmé via l’un de ses cadres, l’ancien Premier ministre Hassan Ali Kheire, ne pas la considérer “légitime”, ni son résultat.- “Pas inclusif” -“Il s’agit d’une élection orchestrée par un parti pour tenter de prétendre organiser un scrutin, afin d’obtenir une prolongation de mandat qui ne sera pas acceptée”, a-t-il encore lancé.Un son de cloche qu’a pu entendre l’AFP en s’entretenant avec des Somaliens ayant boudé le scrutin. “Je ne suis pas allé voter et je sais que le processus n’est pas inclusif”, a notamment déclaré Mohamed Yare. Près de 400.000 électeurs inscrits – sur plus de 2 millions d’habitants de cette région – étaient attendus aux urnes, selon la commission électorale. Ils devaient départager 1.600 candidats pour 390 sièges locaux. Le vote direct en Somalie avait été aboli après l’arrivée au pouvoir du dictateur Siad Barre en 1969. Depuis sa chute en 1991, le système politique dans la plupart du pays s’est articulé autour de la myriade de clans et sous-clans qui composent la société. Le suffrage universel est cependant déjà en place dans la région séparatiste du Somaliland, qui a déclaré son indépendance en 1991 mais n’a jamais été reconnue au niveau international.En mai 2023, l’Etat semi-autonome du Puntland (Nord) avait organisé des élections locales au suffrage universel, mais y avait ensuite renoncé.Le gouvernement fédéral a approuvé en août 2024 le retour au suffrage direct – une volonté cependant largement perçue comme une stratégie du président Hassan Sheikh Mohamud pour prolonger son règne.Le scrutin pilote de jeudi, organisé selon le principe “un homme, une voix”, avait été reporté à trois reprises cette année.Selon une note de l’International Crisis Group datant de septembre, la situation actuelle en Somalie évoque la crise politique de Mohamed Abdullahi “Farmajo”. Des affrontements entre factions claniques avaient eu lieu en 2021 à la suite de son incapacité à organiser des élections législatives et présidentielle avant l’expiration de son mandat.  Alors que l’échéance se rapproche, aucun consensus n’a été trouvé sur la manière dont se déroulera le scrutin législatif et présidentiel de 2026, l’opposition menaçant d’organiser un processus parallèle si le gouvernement fédéral insiste pour un vote direct.