Le créateur Pierpaolo Piccioli nommé directeur artistique de Balenciaga

L’Italien Pierpaolo Piccioli va devenir en juillet directeur artistique de la maison Balenciaga et prendre la suite de Demna, dont le départ chez Gucci, une autre maison du groupe Kering, a été annoncé en mars.Il prendra ses fonctions officiellement le 10 juillet et présentera sa première collection en octobre, indique le groupe de luxe (Saint Laurent, Bottega Veneta…) lundi dans un communiqué.Après 25 ans chez Valentino, dont huit comme directeur artistique, il avait annoncé son départ de la maison italienne en mars 2024. Chez Balenciaga, “il s’appuiera sur les atouts et les succès construits par la maison au cours de la dernière décennie sous la direction créative de Demna, dans la continuité de l’héritage de Cristóbal Balenciaga et de l’histoire de cette maison parisienne emblématique”, affirme Kering.”Sa maîtrise de la haute couture, sa voix créative et sa passion pour le savoir-faire font de lui un choix idéal”, a souligné Francesca Bellettini, directrice générale adjointe de Kering en charge du développement des maisons, saluant également “la vision audacieuse et distinctive” de Demna, qui a façonné “l’identité contemporaine de la maison”.Le départ du provocateur Demna pour Gucci a été annoncé en mars, avec l’ambition de relancer la marque italienne, dont les contre-performances plombent la maison mère Kering.Chez Balenciaga, Pierpaolo Piccioli devra faire oublier les polémiques liées à son prédécesseur, capable aussi aussi bien d’habiller la rappeuse Cardi B que l’actrice Isabelle Huppert, et rendre désirable le “moche”, comme des Crocs à semelles compensées ou des sacs “poubelle”.Au risque d’aller trop loin: en 2021, la tenue noire intégralement masquée de Kim Kardashian au gala du Met, interpelle. L’année suivante, sa campagne publicitaire mettant en scène des enfants avec des accessoires d’inspiration sado-masochiste fait scandale. Demna reconnaît alors un “mauvais choix” et promet de changer. L’année d’après, il présente un défilé sage au Louvre, loin de ses scénographies anxiogènes ou apocalyptiques.Lundi, Pierpaolo Piccioli s’est dit en phase avec les équipes dirigeantes de Kering et prêt à “façonner une nouvelle version de la maison, d’ajouter un nouveau chapitre à son histoire”.”Je suis reconnaissant à François-Henri (Pinault), Francesca (Bellettini) et Gianfranco (Gianangeli, directeur général de Balenciaga, ndlr) de m’accorder leur confiance. Nos visions se sont alignées immédiatement et naturellement, ce qui est la meilleure façon de commencer quelque chose de nouveau”, a-t-il ajouté.

Young Cameroonians face prospect of new bid by 92-year-old leaderMon, 19 May 2025 16:48:04 GMT

Young Cameroonian voters hoping for change in this year’s elections still face the possibility that 92-year-old President Paul Biya could announce a bid to extend his more than four decades in power.Biya, who took the reins in 1982, has remained tight-lipped on whether he plans to stand again in October.But with just a month to …

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Au procès Kardashian, le “cerveau” très fatigué du braquage

D’un côté il y a le dossier, qui le désigne comme le “cerveau” du braquage de Kim Kardashian. Et de l’autre, la réalité d’un procès, neuf ans plus tard, où Aomar Aït Khedache, vieil homme tassé dans son siège, semble trop fatigué pour se soucier de son propre sort.Pendant les heures qu’a duré son interrogatoire devant la cour d’assises lundi, on n’a entendu que la voix du président David De Pas. Ses réponses, Aomar Aït Khedache, désormais sourd et quasiment muet, les griffonne au stylo sur un cahier à grands carreaux d’écolier, projeté à l’écran de la salle grâce à un rétroprojecteur.Souvent, elles ne correspondent pas aux questions que l’accusé de 69 ans lit sur son ordinateur grâce à deux sténotypistes retranscrivant tous les débats.”Avez-vous été brusque ou violent avec Mme Kardashian ?”  “Comme je vous l’ai dit j’ai eu beaucoup de mal à suivre ce procès je dors 14 à 16 heures par jour pour fuir mes acouphènes”, écrit très lentement l’accusé dans le silence de la salle.Sur son cahier aussi, il s'”excuse” s’il s’est “endormi” pendant le procès – à cause des “cachets”. Un vrai “papy braqueur”, comme la presse continue à surnommer les accusés – la moyenne d’âge tourne autour de 70 ans – malgré les protestations régulières de l’accusation qui préfère insister sur leur profil de malfrats “chevronnés” et multirécidivistes. Impossible dans ces conditions de tout reprendre à zéro. Le président relit donc des pans entiers de ses déclarations devant les enquêteurs. Pour résumer: Aomar Aït Khedache, confondu par son ADN, a reconnu être l’un des deux hommes montés braquer, ligoter, bâillonner et dépouiller Kim Kardashian de 9 millions d’euros de bijoux dans la nuit du 2 au 3 octobre 2016. “L’idée” viendrait d’une “vieille connaissance”, un ancien codétenu, recroisé par hasard dans un bar. Ce dernier, “X” ou “Ben”, avait un “dossier complet sur elle” : photos de Kim Kardashian avec sa fameuse bague à 4 millions de dollars, “plans” de l’hôtel, etc.- “La peur des représailles” -Aomar Aït Khedache dit “Omar le vieux”, n’avait jamais entendu parler de la star américaine. “Le commanditaire” lui avait sûrement donné le nom mais il n’avait retenu que “femme d’un rappeur”. “Je ne m’intéresse pas à ce milieu, pour moi la téléréalité c’est pour les adolescents”, avait-il expliqué pendant l’enquête.”Ca fait neuf ans et demi, est-ce que vous pouvez dire à la cour qui est ce commanditaire ?”, demande le président.Non. “La peur des représailles”, écrit laconiquement l’accusé, engoncé dans sa parka à grosse capuche qu’il n’a pas quittée depuis le début du procès.Le président rappelle que lui seul avait une ligne dédiée avec chacun des complices. Que c’est lui qui est allé en Belgique revendre le butin.Alors, insiste le magistrat, ce “commanditaire”, “existe-t-il vraiment ou c’est une invention de votre part ?””NON ce n’est pas une INVENTION”, martèle par écrit l’air buté “Omar le vieux”. Et la fameuse bague, “symbole de ce braquage” qui “a fait couler beaucoup d’encre”, qu’est-elle devenue ?”C’est Ben qui s’est occupé de ça”.La cour laisse tomber. Se contente des “Je ne me souviens pas”, “si vous dites que… c’est possible” qui noircissent la page du cahier. Tente une dernière fois sa chance, en le questionnant sur ce nouveau “projet” sur lequel Aomar Aït Khedache et ses complices travaillaient, selon l’accusation, quand ils ont été arrêtés en janvier 2017.Chez lui avait été retrouvée une note manuscrite prévoyant d'”équiper” un fauteuil roulant d’une caméra – pour des repérages en toute discrétion selon les enquêteurs. “Vous prépariez un autre braquage ?””Absolument pas surtout avec le mal au ventre de l’affaire Kardashian”, s’insurge-t-il par écrit. Avant de suspendre l’audience et qu’Aomar Aït Khedache se lève à nouveau de son pas lent rythmé par le cliquetis de sa canne, le président fait diffuser un extrait audio d’une écoute téléphonique de l’époque. On entend l’accusé en pleine conversation, débit rapide, voix vive. Comme pour donner un aperçu de qui était “Omar le vieux” au moment des faits.Les avocats de Kim Kardashian plaideront mardi après-midi.

Justice des mineurs: la réforme Attal aboutit au Parlement après un parcours chaotique

Sortie indemne d’un parcours législatif très chaotique, la proposition de loi de Gabriel Attal pour durcir la justice des mineurs a été définitivement adoptée lundi au Parlement après un ultime vote du Sénat, en attendant le couperet du Conseil constitutionnel sur plusieurs mesures contestées.”Restaurer l’autorité” de la justice, “responsabiliser” les parents et “juger plus vite” les mineurs délinquants récidivistes: l’initiative de l’ancien Premier ministre s’articule autour de ces trois promesses, formulées après les émeutes de l’été 2023, impliquant de nombreux jeunes. Près de deux ans plus tard, celui qui a pris la tête du parti présidentiel Renaissance est parvenu à faire aboutir son initiative, avec 223 sénateurs pour et 112 contre, lors de ce dernier vote qui ne faisait guère de doute dans un hémicycle dominé par une alliance droite-centristes qui soutient globalement le texte. L’Assemblée avait approuvé la proposition de loi à l’identique mardi, par 341 voix pour et 187 contre. Dans les deux chambres, l’ensemble de la gauche s’est opposée au texte, s’indignant à l’unisson des professionnels de la protection judiciaire de la jeunesse (PJJ) de mesures qui remettent en cause selon elle le principe même de la justice des mineurs: primauté de l’éducation sur la répression.Le chef du groupe Ensemble pour la République (EPR) défend au contraire la nécessité de “revenir à des principes simples et clairs” et “d’adapter notre réponse pénale”, car “les jeunes de 2025 ne sont pas les jeunes de 1945”, date de la parution de l’ordonnance fixant les règles de procédure pénale spécifiques aux mineurs en France. – Comparution immédiate -“Le texte ne renverse pas l’équilibre de notre justice des mineurs. Il ne substitue pas la répression à l’éducation. Il les articule pour garantir que la réponse judiciaire soit à la fois rapide, adaptée et efficace”, a justifié devant les sénateurs le ministre des Relations avec le Parlement, Patrick Mignola.La réforme prévoit notamment la création d’une amende civile pour les parents qui ne répondraient pas aux convocations aux audiences, ou encore la création très décriée d’une procédure de comparution immédiate pour les jeunes récidivistes à partir de 16 ans.Autre dispositif phare: l’inversion du principe de “l’excuse de minorité”, selon laquelle un mineur est sanctionné moins sévèrement qu’un majeur. A partir de 16 ans, cela deviendra l’exception qui devra être motivée par le juge et non plus la règle, pour les cas de récidive punis d’au moins cinq ans d’emprisonnement.Pour Gabriel Attal, ce succès parlementaire est bienvenu, près d’un an après une dissolution qui l’a subitement fait passer des projecteurs de Matignon au quotidien moins médiatique de la gestion du groupe parlementaire et de l’organisation du parti.Le député des Hauts-de-Seine, discret ces derniers mois sur le ring de l’Assemblée, revient même de très loin avec son texte de loi. Son examen a en effet été marqué par plusieurs camouflets, et ce, dans les deux chambres du Parlement.- Mesures censurées ? -A l’Assemblée, des mesures phares avaient été supprimées en commission, avant de renaître en séance publique. Même scénario au Sénat, où le rapporteur Francis Szpiner, membre des Républicains alliés à Renaissance dans la coalition gouvernementale, avait exprimé un regard plus que critique sur ce texte, craignant “une loi de circonstance” écrite “sous le coup de l’émotion”, “inutile” et “inapplicable”.Mais l’alliance gouvernementale s’est démenée pour sauver l’initiative et préserver l’essentiel des mesures clés, grâce notamment à la mobilisation du garde des Sceaux Gérald Darmanin, partisan du texte.Cela n’a pas éteint la colère de la gauche, qui s’est unie à la protection judiciaire de la jeunesse (PJJ) pour qualifier ces mesures de “populistes, simplistes, répressives” voire “dangereuses”.Socialistes, écologistes et Insoumis ont d’ailleurs promis de saisir le Conseil constitutionnel sur de nombreuses mesures, espérant les voir censurées au motif, notamment, qu’elles contreviendraient aux droits de l’enfant et aux principes qui fondent la justice des mineurs.Le “seul résultat évident” de ce texte sera “de fragiliser une nouvelle fois notre État de droit”, a regretté la sénatrice socialiste Corinne Narassiguin, dénonçant un “gadget de Monsieur Attal” qui “sali(ra) les principes républicains”.

La Bourse de Paris termine sans entrain après la perte du triple A américain

La Bourse de Paris a terminé à l’équilibre lundi, après une séance dominée par les interrogations des marchés, à la suite de la dégradation de la note de la dette américaine par l’agence Moody’s.L’indice vedette CAC 40 est resté stable (-0,04%), pour s’établir à 7.883,63 points. Vendredi, il avait pris 0,42% à la clôture.”Moody’s a ravivé les inquiétudes quant à la discipline budgétaire des États-Unis”, résume Fawad Razaqzada, analyste chez City Index.Pour la toute première fois, Moody’s a retiré vendredi soir à la dette américaine sa note maximale de Aaa et l’a rétrogradée à Aa1, en y ajoutant une perspective stable. Elle était la dernière des trois grands agences de notation à avoir laissé aux Etats-Unis son précieux “triple A”.L’agence a justifié sa décision par la hausse de l’endettement des États-Unis et de son coût pour le budget fédéral, disant s’attendre au cours de la prochaine décennie à “des déficits encore plus importants”.”Cette annonce met en exergue un certain nombre de problèmes concernant la trajectoire des déficits américains”, explique Alexandre Baradez, responsable de l’analyse marchés chez IG France.Le rapport remet en question “la proposition de loi budgétaire actuellement discutée” au Congrès américain, qui doit concrétiser la prolongation de crédits d’impôt et de nouvelles baisses de taxes, selon Art Hogan, de B. Riley Wealth Management.Selon une commission indépendante du Congrès américain, ces mesures entraîneraient une hausse de plus de 4.800 milliards de dollars du déficit de l’État fédéral au cours de la prochaine décennie.”Il va falloir financer la dette et les baisses d’impôts, alors que les marchés anticipent un ralentissement économique qui réduira les entrées fiscales”, ce que “les droits de douane ne permettront pas de combler”, relève Aurélien Buffault, directeur de gestion obligataire chez Delubac.Sur le marché obligataire, le rendement des emprunts français à dix ans a grimpé au cours de la séance jusqu’à 3,33%, contre 3,26% vendredi en clôture, dans le sillage de leurs équivalents américains. Ils se sont ensuite stabilisés, terminant la journée à 3,26%.Le luxe plombé par la ChineLes titres des géants français du luxe ont reculé à Paris, plombés par la publication de ventes au détail jugées décevantes en avril en Chine, un marché crucial pour le secteur. Cet indicateur de la consommation a progressé de 5,1% sur un an contre 5,8% attendus par Bloomberg.Kering a perdu 1,62% à 175,62 euros, Hermes 0,97% à 2.559,00 euros et LVMH 1,05% à 498,60 euros.

Cairo-set Cannes thriller takes aim at Egypt’s president

Director Tarik Saleh said he decided that, if he was going to address Egyptian politics head-on in his latest film, it needed to include Egypt’s current president.In his explosive political thriller “Eagles of the Republic”, which premiered in Cannes on Monday, the Swedish-Egyptian filmmaker used real footage of President Abdelfattah al-Sisi and even found a lookalike to briefly play him.”I don’t have a choice because he’s a constant. He will sit there until he dies,” the Sweden-based director told AFP ahead of the screening in the Cannes Festival’s main competition.His third Cairo-set feature — after 2017 “The Nile Hilton Incident” and “Cairo Conspiracy” which won best screenplay at Cannes in 2022 — includes a hair-raising twist that Saleh said surprised even him when he wrote it.Shot in Turkey with largely non-Egyptian actors, the film starts off following the fictional George Fahmy, Egypt’s most celebrated actor, who is pressured into starring in a propaganda film about the country’s leader.Fahmy — played by Swedish-Lebanese actor Fares Fares — looks nothing like the general turned president, and is much taller than him, but that does not seem to be a problem.The Egyptian military has for decades held a sizeable stake of the economy, and after Sisi seized power it “took over the film industry within a year”, Saleh said.He said he was inspired to write his film after a television series called “The Choice” came out in Egypt, in which actor Yasser Galal plays Sisi as he rises to power.”Galal, who’s this tall, very handsome actor, plays him. And when I saw that TV series, I was like, this is absurd. I mean, El-Sisi is 1.66″ metres (5ft 4ins) tall, Saleh said.The Egyptian leader was portrayed as “very noble in every interaction”, and the Islamist president he toppled in 2013, Mohamed Morsi, was depicted as “cross-eyed”, he added.- Sisi ‘under pressure’ -Saleh said he asked himself what he would have done if he lived in Egypt and the authorities asked him to direct such a story.The result is “Eagles of the Republic”, in which a filmmaker is also forced against his will to direct the propaganda film.Egypt has been ruled by a president hailing from the military since 1952 — with the exception of Morsi, who was elected after the 2011 Arab Spring uprising.Since the worst-ever Gaza war broke out after Palestinian militant group Hamas attacked Israel on October 7, 2023, Egypt under Sisi has walked a diplomatic tightrope. It has condemned Israel and rejected US President Donald Trump’s proposal to take over Gaza and push its more than two million inhabitants into neighbouring Egypt and Jordan.But it has also mediated in truce talks and kept diplomatic relations with Israel.Sisi is “under pressure because of the conflict”, said Saleh.

Dans le Nord, les agriculteurs bloquent à nouveau des autoroutes

Des agriculteurs ont bloqué des autoroutes dans le Nord pour réclamer l’assouplissement de réglementations qu’ils jugent trop contraignantes, à quelques jours de l’examen d’une proposition de loi prévoyant notamment de faciliter le stockage d’eau et l’accès aux pesticides.L’autoroute A1 entre Lille et Paris est fermée dans les deux sens à Seclin depuis le milieu d’après-midi par plusieurs dizaines de tracteurs, dont certains arborent des écriteaux “Macron trahison”, “ras le bol des normes” ou encore “laissez-nous travailler librement “. L’autoroute A2 ralliant Bruxelles est également fermée dans les deux sens au niveau de Marly, près de Valenciennes (Nord), ainsi que l’A25 reliant Lille à Dunkerque, a indiqué la préfecture, recommandant “très fortement” de reporter ses déplacements routiers.”On fait l’agriculture la plus saine du monde et malgré ça, on nous met encore plus de contraintes”, a affirmé Christophe Catteau, venu de Wattrelos, dans la métropole lilloise, à l’appel de la FDSEA. “L’an dernier, il y avait de l’écoute et du bon sens” mais avec le changement de gouvernement “tout a été détricoté. On vit ça comme une trahison”, a t-il ajouté. Le président de la FNSEA Arnaud Rousseau a appelé mi-mai à “de nouvelles actions” à partir du 26 mai, jour où doit débuter à l’Assemblée l’examen de la proposition de loi des sénateurs LR Laurent Duplomb et Union centriste Franck Menonville censée lever certains “contraintes” pesant sur les agriculteurs. Le texte prévoit notamment de faciliter le stockage de l’eau, l’accès aux pesticides ou l’agrandissement des élevages, mais certaines propositions ont été retoquées en commission.Les nombreux amendements au texte, “au lieu de simplifier, comme ça avait été promis, vont complexifier les choses, pire qu’avant”, estime Bérengère Chombart, agricultrice à Fournes-en-Weppes, où elle produit betteraves, pommes de terre, blé ou petits pois, venue manifester sans attendre le 26 mai. “On ne peut pas accepter ça.”Elle critique notamment les mesures encadrant le stockage d’eau, alors que le Nord est en vigilance sécheresse depuis vendredi. D’autres s’inquiètent d’un agrandissement de la zone de non-traitement dans laquelle les produits phytosanitaires sont interdits à proximité des habitations.”On est motivés parce qu’on a vraiment été pris, pour être franche, pour des cons, par rapport aux manifestations qu’on avait faites l’année dernière”, explique la secrétaire général FDSEA 59, Caroline Delepierre.Les décideurs “ne se rendent pas compte de tous les sacrifices qu’on fait à longueur d’année pour répondre aux chartes, aux protocoles (…), les normes”, lance Sébastien de Conninck, maraîcher de 33 ans produisant fraises et endives à Beuvry-la-Forêt (Nord), affirmant: “On nous en met toujours plus”.