Ukraine : les Européens s’affichent avec Trump, contre Poutine

Un front uni avec Trump, contre Poutine : les quatre dirigeants européens à la tête du soutien à l’Ukraine, d’Emmanuel Macron à Keir Starmer, ont à nouveau pris le président américain à témoin vendredi pour dénoncer le “refus” russe d’un cessez-le-feu et augmenter la pression sur Moscou.Six jours après leur visite à Kiev, le président français, le chancelier allemand Friedrich Merz et les Premiers ministres britannique Keir Starmer et polonais Donald Tusk ont récidivé avec le président ukrainien Volodymyr Zelensky à Tirana où se tenait un sommet des dirigeants du continent européen.Comme en Ukraine samedi, au lendemain de la démonstration de force militaire de Vladimir Poutine sur la Place Rouge, ils ont une nouvelle fois appelé Donald Trump alors que les premières discussions directes russo-ukrainiennes depuis 2022 tournaient à l’aigre à Istanbul.Il est “inacceptable, pour une deuxième fois, que la Russie, le président Poutine, ne répondent pas aux demandes qui ont été faites par les Américains, soutenus par l’Ukraine et les Européens”, a lancé Emmanuel Macron.”Pas de rendez-vous à un niveau décisionnel” en Turquie et “pas de réponse à un cessez-le-feu”, a-t-il déploré. “La partie russe n’a fait montre d’aucune bonne volonté”, a renchéri Donald Tusk lors d’une déclaration commune devant les caméras sur la grande place centrale de Tirana.Les Européens se sont une nouvelle fois attachés à arrimer Donald Trump, longtemps jugé proche de Moscou mais plus hésitant dernièrement, de leur côté.- Les Russes “satisfaits” -A Istanbul, “la délégation russe a décidé d’exclure la délégation américaine”, a fait valoir Emmanuel Macron, à l’unisson des Ukrainiens. “La partie russe n’avait pas l’intention de négocier en présence des Américains”, a renchéri le Polonais.A Kiev, les quatre dirigeants avaient déjà appelé samedi la Russie à accepter un cessez-le-feu inconditionnel de 30 jours à compter du lundi suivant, faute de quoi ils menacent de dégainer de nouvelles sanctions “massives” contre la Russie avec les Américains.Le président russe, soupçonné de vouloir avant tout arracher de lourdes concessions territoriales à l’Ukraine et la démilitariser, a alors tenté de faire diversion en appelant à des négociations directes avec Kiev en Turquie.Dans la foulée, Volodymyr Zelensky, le prenant de vitesse, l’a invité à venir le rencontrer à Istanbul. Avant que Donald Trump en personne n’envisage de s’y rendre.Le soufflé est finalement retombé, avec un round de discussions de niveau technique, sans têtes d’affiche, qui a duré moins de deux heures et laissé l’impression d’un rendez-vous manqué à Istanbul.Si le négociateur en chef russe Vladimir Medinski s’est dit “satisfait” et prêt “à poursuivre les contacts”, la partie ukrainienne a, elle, accusé Moscou d’avoir formulé des demandes territoriales “inacceptables”.Dans ce contexte, Les Européens “continuent de préparer des nouvelles sanctions en coordination avec les Etats-Unis d’Amérique” au cas où la nouvelle demande de cessez-le-feu ne trouverait pas de “réponse positive”, a souligné Emmanuel Macron en conférence de presse.Le président Trump “compte organiser des échanges dans les prochaines heures ou les prochains jours avec la partie russe pour clarifier ce qui s’est passé”, a-t-il encore précisé, en faisant état de possibles “contacts téléphoniques” dans un premier temps avec Vladimir Poutine.- Pas sans Trump -Il n’a toutefois pas fixé de date limite à la réponse russe, notant juste que les Ukrainiens attendaient d’abord un “retour dans les prochaines heures” à leurs demandes et que les Européens allaient aussi de nouveau reparler à Donald Trump. Les quatre dirigeants ont martelé leur volonté de garder le président américain à bord, dans un front uni, alors qu’ils entendent augmenter la pression sur Vladimir Poutine. “La balle est entièrement dans le camp des Russes”, a insisté le chancelier allemand.”La mission principale est de maintenir l’unité des Européens et des Américains autour de la cause ukrainienne”, a relevé Donald Tusk. “Nous avons encore des moments très difficiles devant nous”, a-t-il pointé.Tous les regards restent tournés vers Donald Trump qui est finalement rentré aux États-Unis, après une tournée dans le Golfe, sans passer par la Turquie mais a assuré vouloir rencontrer Vladimir Poutine “dès que possible”. “Je crois que rien ne se passera, que vous le vouliez ou non, tant que lui et moi ne serons pas ensemble”, a assuré le locataire de la Maison Blanche.Une rencontre entre Volodymyr Zelensky et Vladimir Poutine doit être “la prochaine étape”, a pour sa part réitéré le principal négociateur ukrainien à Istanbul, le ministre de la Défense Roustem Oumerov.

Ukraine : les Européens s’affichent avec Trump, contre Poutine

Un front uni avec Trump, contre Poutine : les quatre dirigeants européens à la tête du soutien à l’Ukraine, d’Emmanuel Macron à Keir Starmer, ont à nouveau pris le président américain à témoin vendredi pour dénoncer le “refus” russe d’un cessez-le-feu et augmenter la pression sur Moscou.Six jours après leur visite à Kiev, le président français, le chancelier allemand Friedrich Merz et les Premiers ministres britannique Keir Starmer et polonais Donald Tusk ont récidivé avec le président ukrainien Volodymyr Zelensky à Tirana où se tenait un sommet des dirigeants du continent européen.Comme en Ukraine samedi, au lendemain de la démonstration de force militaire de Vladimir Poutine sur la Place Rouge, ils ont une nouvelle fois appelé Donald Trump alors que les premières discussions directes russo-ukrainiennes depuis 2022 tournaient à l’aigre à Istanbul.Il est “inacceptable, pour une deuxième fois, que la Russie, le président Poutine, ne répondent pas aux demandes qui ont été faites par les Américains, soutenus par l’Ukraine et les Européens”, a lancé Emmanuel Macron.”Pas de rendez-vous à un niveau décisionnel” en Turquie et “pas de réponse à un cessez-le-feu”, a-t-il déploré. “La partie russe n’a fait montre d’aucune bonne volonté”, a renchéri Donald Tusk lors d’une déclaration commune devant les caméras sur la grande place centrale de Tirana.Les Européens se sont une nouvelle fois attachés à arrimer Donald Trump, longtemps jugé proche de Moscou mais plus hésitant dernièrement, de leur côté.- Les Russes “satisfaits” -A Istanbul, “la délégation russe a décidé d’exclure la délégation américaine”, a fait valoir Emmanuel Macron, à l’unisson des Ukrainiens. “La partie russe n’avait pas l’intention de négocier en présence des Américains”, a renchéri le Polonais.A Kiev, les quatre dirigeants avaient déjà appelé samedi la Russie à accepter un cessez-le-feu inconditionnel de 30 jours à compter du lundi suivant, faute de quoi ils menacent de dégainer de nouvelles sanctions “massives” contre la Russie avec les Américains.Le président russe, soupçonné de vouloir avant tout arracher de lourdes concessions territoriales à l’Ukraine et la démilitariser, a alors tenté de faire diversion en appelant à des négociations directes avec Kiev en Turquie.Dans la foulée, Volodymyr Zelensky, le prenant de vitesse, l’a invité à venir le rencontrer à Istanbul. Avant que Donald Trump en personne n’envisage de s’y rendre.Le soufflé est finalement retombé, avec un round de discussions de niveau technique, sans têtes d’affiche, qui a duré moins de deux heures et laissé l’impression d’un rendez-vous manqué à Istanbul.Si le négociateur en chef russe Vladimir Medinski s’est dit “satisfait” et prêt “à poursuivre les contacts”, la partie ukrainienne a, elle, accusé Moscou d’avoir formulé des demandes territoriales “inacceptables”.Dans ce contexte, Les Européens “continuent de préparer des nouvelles sanctions en coordination avec les Etats-Unis d’Amérique” au cas où la nouvelle demande de cessez-le-feu ne trouverait pas de “réponse positive”, a souligné Emmanuel Macron en conférence de presse.Le président Trump “compte organiser des échanges dans les prochaines heures ou les prochains jours avec la partie russe pour clarifier ce qui s’est passé”, a-t-il encore précisé, en faisant état de possibles “contacts téléphoniques” dans un premier temps avec Vladimir Poutine.- Pas sans Trump -Il n’a toutefois pas fixé de date limite à la réponse russe, notant juste que les Ukrainiens attendaient d’abord un “retour dans les prochaines heures” à leurs demandes et que les Européens allaient aussi de nouveau reparler à Donald Trump. Les quatre dirigeants ont martelé leur volonté de garder le président américain à bord, dans un front uni, alors qu’ils entendent augmenter la pression sur Vladimir Poutine. “La balle est entièrement dans le camp des Russes”, a insisté le chancelier allemand.”La mission principale est de maintenir l’unité des Européens et des Américains autour de la cause ukrainienne”, a relevé Donald Tusk. “Nous avons encore des moments très difficiles devant nous”, a-t-il pointé.Tous les regards restent tournés vers Donald Trump qui est finalement rentré aux États-Unis, après une tournée dans le Golfe, sans passer par la Turquie mais a assuré vouloir rencontrer Vladimir Poutine “dès que possible”. “Je crois que rien ne se passera, que vous le vouliez ou non, tant que lui et moi ne serons pas ensemble”, a assuré le locataire de la Maison Blanche.Une rencontre entre Volodymyr Zelensky et Vladimir Poutine doit être “la prochaine étape”, a pour sa part réitéré le principal négociateur ukrainien à Istanbul, le ministre de la Défense Roustem Oumerov.

Libya’s Tripoli back to calm after bout of deadly violence

Flights resumed on Friday at Tripoli airport as businesses and markets reopened after days of deadly fighting between armed groups in the Libyan capital.”Last night, for the first time since Monday, residents of the capital were able to sleep without hearing explosions or gunfire,” an interior ministry official told AFP, speaking on condition of anonymity.After the bout of violence that pitted armed groups aligned with the Tripoli government and rival factions it seeks to dismantle, the official said: “We believe the situation is moving toward a ceasefire.”Security forces were out in force for an anti-government demonstration joined by around 1,000 people from various parts of the capital, AFP journalists reported.But there were no immediate reports of any disturbances.Ahead of the demonstration, the UN Support Mission in Libya, UNSMIL, had underlined “citizens’ right to peaceful protest” and warned against “any escalation of violence”.Authorities have deployed teams to clear the streets of barricades, burned-out vehicles and rubble caused by the violence, the latest outburst in Libya which has remained deeply divided since the 2011 NATO-backed revolt that toppled and killed longtime leader Moamer Kadhafi.The country is split between a UN-recognised government in Tripoli, led by Prime Minister Abdulhamid Dbeibah, and a rival administration in the east controlled by the family of military strongman Khalifa Haftar.The violence in Tripoli was sparked by the killing of Abdelghani al-Kikli, head of the Support and Stability Apparatus (SSA) faction, by the Dbeibah-aligned 444 Brigade.A second wave of clashes pitted the 444 Brigade against another group, the Radaa force, which controls parts of eastern Tripoli and several key state institutions.A string of executive orders had sought to dismantle Radaa and dissolve other Tripoli-based armed groups, excluding the 444 Brigade.UNSMIL said on Thursday there was a “truce” in Tripoli, calling on “parties to take urgent steps to sustain and build upon it through dialogue”.It said that “at least eight civilians” were killed in the clashes, “which drew armed groups from outside the city and subjected heavily populated neighbourhoods to heavy artillery fire”.The interior ministry source said authorities were patrolling key parts in Tripoli, as “armed groups’ vehicles” withdrew from flashpoint areas.”It’s a positive thing, and it indicates good intentions,” said the source.Human rights group Amnesty International demanded that “militia leaders (be) held to account after the outbreak of violence in Tripoli”. It said for years, groups including the SSA “terrorised people in Tripoli through enforced disappearances, torture, and other crimes under international law”. The International Criminal Court announced on Thursday that Libya had recognised its jurisdiction over allegations of war crimes committed in the North African country since 2011. 

Nucléaire: l’Iran a tenu des discussions avec les puissances européennes

L’Iran a eu vendredi à Istanbul des discussions avec les puissances européennes sur son programme nucléaire, un dossier sur lequel le président américain Donald Trump a pressé la République islamique de “bouger”. Le trio européen Allemagne, France, Royaume-Uni -connu sous le nom de E3- fait partie des puissances mondiales, avec la Chine, la Russie et les Etats-Unis, qui ont négocié l’accord nucléaire historique de 2015 avec Téhéran, prévoyant un encadrement des activités nucléaires iraniennes en échange d’une levée des sanctions internationales. Le texte est devenu de facto caduc à la suite de la décision unilatérale de Washington de s’en retirer en 2018, sous la première présidence de Donald Trump.La réunion d’Istanbul est intervenue après un 4e cycle de pourparlers sous médiation omanaise dimanche entre l’Iran et les Etats-Unis qui s’opposent à l’enrichissement de l’uranium par Téhéran.Les pourparlers irano-américains visent à conclure un nouvel accord censé empêcher l’Iran de se doter de l’arme atomique, une ambition que Téhéran a toujours niée, en échange d’une levée des sanctions qui paralysent l’économie iranienne.Le vice-ministre iranien des Affaires étrangères, Kazem Gharibabadi, a déclaré que son pays avait discuté avec le trio européen de l’état des négociations irano-américaines, ainsi que de la levée des sanctions.”Si nécessaire, nous nous reverrons pour poursuivre les discussions”, a-t-il ajouté sur X.- “Ils doivent bouger” -Selon le directeur politique du ministère britannique des Affaires étrangères, Christian Turner, les différentes parties à Istanbul ont réaffirmé leur “engagement au dialogue, salué les discussions en cours entre les Etats-Unis et l’Iran et en raison de l’urgence, sont tombés d’accord pour se réunir de nouveau”.Le secrétaire d’Etat américain Marco Rubio a de son côté rencontré à Istanbul des conseillers diplomatiques et à la sécurité, français, britannique et allemand pour parler de l’Iran et l’Ukraine, a indiqué un responsable américain.”Ils (les Iraniens, ndlr) ont une proposition, mais surtout, ils savent qu’ils doivent bouger rapidement ou que quelque chose de mauvais arrivera”, a déclaré vendredi M. Trump au terme de sa tournée dans le Golfe.La veille, il avait dit que Téhéran et Washington se rapprochaient d’un accord.Le même jour, le site d’information américain Axios, citant un responsable américain, a rapporté que l’administration Trump avait remis à l’Iran une “proposition écrite” en vue d’un accord sur le nucléaire.Mais vendredi, le chef de la diplomatie iranienne Abbas Araghchi a indiqué sur X que “l’Iran n’a reçu aucune proposition écrite des Etats-Unis, que ce soit directement ou indirectement”.Les Occidentaux, au premier rang desquels les Etats-Unis, et Israël, soupçonnent l’Iran de chercher à se doter de l’arme atomique, mais ce pays affirme que son programme est destiné uniquement à des fins civiles.- “Rameau d’olivier” -Dans une tribune publiée dimanche sur le site de l’hebdomadaire français Le Point, M. Araghchi a mis en garde les pays européens contre leur “stratégie de confrontation”.Fin avril, son homologue français, Jean-Noël Barrot, a affirmé que le groupe E3 n’hésiterait “pas une seule seconde” à rétablir des sanctions contre Téhéran si la sécurité européenne était menacée par son programme nucléaire.Les diplomates européens font valoir qu’ils disposent de la possibilité d’enclencher le “snapback”, un mécanisme de l’accord de 2015 qui permet de rétablir les sanctions internationales contre Téhéran.Après son retour à la Maison Blanche en janvier, M. Trump a relancé sa politique dite de “pression maximale” sur l’Iran, l’exhortant à négocier un nouvel accord tout en menaçant de le bombarder en cas d’échec de la diplomatie.Mardi à Ryad, M. Trump a indiqué avoir tendu aux dirigeants iraniens un “rameau d’olivier”, ajoutant qu’il s’agissait d’une offre qui ne durerait pas éternellement.Ali Shamkhani, un conseiller du guide suprême iranien Ali Khamenei, a affirmé cette semaine que l’Iran s’engagerait à ne jamais fabriquer d’armes nucléaires, à se débarrasser de ses stocks d’uranium hautement enrichi, à n’enrichir l’uranium qu’aux niveaux nécessaires à un usage civil et à autoriser l’inspection du processus par des experts internationaux, en échange de la levée immédiate de toutes les sanctions économiques.L’Iran enrichit actuellement l’uranium à 60%, bien au-delà de la limite de 3,67% fixée par l’accord nucléaire de 2015, alors qu’un taux de 90% est nécessaire pour un usage militaire. Téhéran insiste sur son droit à poursuivre l’enrichissement de l’uranium, mais souligne qu’il serait ouvert à des réductions temporaires du niveau et du volume de l’enrichissement.

A close-up of a stack of newspapers resting on a desk, symbolizing information and media.

Nucléaire: l’Iran a tenu des discussions avec les puissances européennes

L’Iran a eu vendredi à Istanbul des discussions avec les puissances européennes sur son programme nucléaire, un dossier sur lequel le président américain Donald Trump a pressé la République islamique de “bouger”. Le trio européen Allemagne, France, Royaume-Uni -connu sous le nom de E3- fait partie des puissances mondiales, avec la Chine, la Russie et les Etats-Unis, qui ont négocié l’accord nucléaire historique de 2015 avec Téhéran, prévoyant un encadrement des activités nucléaires iraniennes en échange d’une levée des sanctions internationales. Le texte est devenu de facto caduc à la suite de la décision unilatérale de Washington de s’en retirer en 2018, sous la première présidence de Donald Trump.La réunion d’Istanbul est intervenue après un 4e cycle de pourparlers sous médiation omanaise dimanche entre l’Iran et les Etats-Unis qui s’opposent à l’enrichissement de l’uranium par Téhéran.Les pourparlers irano-américains visent à conclure un nouvel accord censé empêcher l’Iran de se doter de l’arme atomique, une ambition que Téhéran a toujours niée, en échange d’une levée des sanctions qui paralysent l’économie iranienne.Le vice-ministre iranien des Affaires étrangères, Kazem Gharibabadi, a déclaré que son pays avait discuté avec le trio européen de l’état des négociations irano-américaines, ainsi que de la levée des sanctions.”Si nécessaire, nous nous reverrons pour poursuivre les discussions”, a-t-il ajouté sur X.- “Ils doivent bouger” -Selon le directeur politique du ministère britannique des Affaires étrangères, Christian Turner, les différentes parties à Istanbul ont réaffirmé leur “engagement au dialogue, salué les discussions en cours entre les Etats-Unis et l’Iran et en raison de l’urgence, sont tombés d’accord pour se réunir de nouveau”.Le secrétaire d’Etat américain Marco Rubio a de son côté rencontré à Istanbul des conseillers diplomatiques et à la sécurité, français, britannique et allemand pour parler de l’Iran et l’Ukraine, a indiqué un responsable américain.”Ils (les Iraniens, ndlr) ont une proposition, mais surtout, ils savent qu’ils doivent bouger rapidement ou que quelque chose de mauvais arrivera”, a déclaré vendredi M. Trump au terme de sa tournée dans le Golfe.La veille, il avait dit que Téhéran et Washington se rapprochaient d’un accord.Le même jour, le site d’information américain Axios, citant un responsable américain, a rapporté que l’administration Trump avait remis à l’Iran une “proposition écrite” en vue d’un accord sur le nucléaire.Mais vendredi, le chef de la diplomatie iranienne Abbas Araghchi a indiqué sur X que “l’Iran n’a reçu aucune proposition écrite des Etats-Unis, que ce soit directement ou indirectement”.Les Occidentaux, au premier rang desquels les Etats-Unis, et Israël, soupçonnent l’Iran de chercher à se doter de l’arme atomique, mais ce pays affirme que son programme est destiné uniquement à des fins civiles.- “Rameau d’olivier” -Dans une tribune publiée dimanche sur le site de l’hebdomadaire français Le Point, M. Araghchi a mis en garde les pays européens contre leur “stratégie de confrontation”.Fin avril, son homologue français, Jean-Noël Barrot, a affirmé que le groupe E3 n’hésiterait “pas une seule seconde” à rétablir des sanctions contre Téhéran si la sécurité européenne était menacée par son programme nucléaire.Les diplomates européens font valoir qu’ils disposent de la possibilité d’enclencher le “snapback”, un mécanisme de l’accord de 2015 qui permet de rétablir les sanctions internationales contre Téhéran.Après son retour à la Maison Blanche en janvier, M. Trump a relancé sa politique dite de “pression maximale” sur l’Iran, l’exhortant à négocier un nouvel accord tout en menaçant de le bombarder en cas d’échec de la diplomatie.Mardi à Ryad, M. Trump a indiqué avoir tendu aux dirigeants iraniens un “rameau d’olivier”, ajoutant qu’il s’agissait d’une offre qui ne durerait pas éternellement.Ali Shamkhani, un conseiller du guide suprême iranien Ali Khamenei, a affirmé cette semaine que l’Iran s’engagerait à ne jamais fabriquer d’armes nucléaires, à se débarrasser de ses stocks d’uranium hautement enrichi, à n’enrichir l’uranium qu’aux niveaux nécessaires à un usage civil et à autoriser l’inspection du processus par des experts internationaux, en échange de la levée immédiate de toutes les sanctions économiques.L’Iran enrichit actuellement l’uranium à 60%, bien au-delà de la limite de 3,67% fixée par l’accord nucléaire de 2015, alors qu’un taux de 90% est nécessaire pour un usage militaire. Téhéran insiste sur son droit à poursuivre l’enrichissement de l’uranium, mais souligne qu’il serait ouvert à des réductions temporaires du niveau et du volume de l’enrichissement.